La Nation Bénin...
Nouvelles

Le 55e anniversaire de la fête de l’indépendance a été marqué dans le Mono par un programme riche en animations. Le clou des festivités a été le défilé militaire et civil.
L’édition 2015 de la commémoration de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale a commencé à Lokossa par le dépôt de gerbe à la Place de l’indépendance. Après s’être acquitté de ce premier acte, le préfet des départements du Mono-Couffo, Corentin Kohoué suivi de son homologue du Moyen-Mono au Togo puis des responsables en charge de la sécurité, a salué les couleurs nationales. A pied, il a ensuite, avec tout son groupe d’officiels, passé en revue les détachements militaires et paramilitaires en position pour le défilé. Lequel sera ouvert par le capitaine Sambiéni Teffa.
Au bout du compte, il y a eu le passage de cinq pelotons dont la Douane qui fait son entrée dans la célébration de la fête de l’indépendance à Lokossa. A leur suite, quelques véhicules d’opération sont passés lors de la phase de défilé motorisé avant que les civils n’entrent en scène.
Ouverte par les scouts, cette seconde phase du défilé a enregistré le passage des sportifs, des travailleurs de la Compagnie béninoise des textiles et des associations d’artisans. L’attraction à ce niveau, a été la démonstration d’une vingtaine de conductrices de motos à deux roues communément appelées «Djènanan». Elles se réclament toutes membres du Réseau des organisations des femmes pour le développement des arrondissements de Lokossa (ROFDAL) dirigé par Marcelline Tella. Cette dernière renseigne que les engins sont des dons de la direction départementale en charge des Relations avec les Institutions. «Nous avons assisté à un beau défilé et nous saluons le travail du comité d’organisation», a déclaré le préfet du Mono-Couffo, en clôturant le programme officiel de la commémoration.
Après la Place de l’indépendance, l’autorité préfectorale a convié ses invités a sa résidence pour une partie de réjouissance. Le reste des animations de la journée a été fait de démonstrations des adeptes de certaines divinités et surtout de kermesses organiséés sur des places publiques. Sur le terrain de sports de l’Institut universitaire de technologie de Lokossa, un match amical de football a opposé les anciens joueurs de la ville à une sélection du Togo. La confrontation s’est soldée par l’unique but encaissé par les anciens suite à une erreur défensive que les Togolais ont su exploiter dans les cinq dernières minutes du temps réglementaire.
Un réveillon sans la retraite aux flambeaux
La ville de Lokossa n’a presque pas connu d’ambiance de réveillon le 31 juillet dernier. En effet, au moment où des communes voisines comme celle d’Athiémé vibraient aux rythmes de la retraite aux flambeaux, les populations des arrondissements de Lokossa ont été laissées pour compte. La mairie qui devrait exécuter cette partition bien inscrite dans le programme des manifestations du 1er août 2015 est restée muette. Au point où las d’attendre, le détachement des Forces de sécurité déployé pour encadrer la manifestation a fini par se replier aux environs de 23 heures.
La seule consolation pour les mélomanes en quête d’attraction a été la soirée culturelle organisée dans l’enceinte du stade des sports de mains de Lokossa. Sur le podium de circonstance qui y a été dressé, des comédiens et des groupes musicaux ont pu tenir en haleine des noctambules avec des tubes des années 1960. Dans le répertoire, les interprétations des morceaux tels que «Indépendance Tcha tcha» et «Anjo» ont été, bien appréciées tant par des organisateurs que par des spectateurs.
Athiémé a fêté autour du député Basile Ahossi
Le maire réélu Joseph Amanvi et le Conseil communal d’Athiémé ont mis les petits plats dans les grands pour que leurs mandants ne soient pas du reste. De ce côté, on a enregistré aussi le défilé dominé par le passage des civils. Mais ce qui aura le plus marqué les populations est le discours prononcé par le maire qui a repris la gouvernance de la commune en main pour les cinq prochaines années.
Au cours de ce mandat, Joseph Amanvi entend enclencher «véritablement le décollage» de sa commune. Avec le collège des conseillers et le soutien du député Basile Ahossi, ressortissant d’Athiémé, le maire s’engage à améliorer l’accès au foncier, la fourniture de l’eau puis celle de l’énergie sans occulter les préoccupations liées au logement. Aussi, a-t-il promis de se pencher davantage sur le système sanitaire et l’éducation en faveur des populations.
En somme la boussole de développement d’Athiémé, selon Joseph Amanvi et le conseil qu’il préside, passe par la paix, la dynamisation de l’économie locale pour parvenir au développement durable qui préserve l’environnement d’Athiémé.

Le Bénin vient de bénéficier d’un accord de prêt de 11 milliards de francs CFA du Fonds koweitien au profit de la commune de Tchaourou. Vendredi dernier, le directeur général adjoint du Fonds koweitien, Hamad S. Omar et le ministre d’Etat chargé des Finances, de l’Economie et des Programmes de dénationalisation, Komi Koutché ont procédé à la signature de l’accord de prêt.
Un accord de prêt de 11 milliards de F CFA au profit de de Tchaourou. Ce fonds que le Bénin vient de bénéficier servira à construire un hôpital de zone et cinq autres centres de santé dans les arrondissements de cette commune.
Pour le directeur général adjoint du Fonds koweitien Hamad S. Omar, le fonds alloué au Bénin permettra de renforcer le système sanitaire au Bénin. Aussi a-t-il souligné que les relations bilatérales qui existent entre les deux pays datent de 1972 et sont toujours au beau fixe. Et c’est pour cette raison que le Koweït ne ménagera aucun effort pour soutenir autant qu’il le faut tous les projets prioritaires que le Bénin lui soumettra. «Nous attendons que le Bénin nous soumette d’autres projets prioritaires», a-t-il déclaré.
Quant au ministre d’Etat chargé des Finances, de l’Economie et des Programmes de la dénationalisation, Komi Koutché, il a remercié, le Fonds koweitien pour son attachement au Bénin. Il reconnait aussi comme le directeur général adjoint du Fonds koweitien, que le partenariat bénino-koweitien remonte depuis longtemps, avant de souligner que beaucoup d’accords ont été signés dans plusieurs autres domaines. «Le dernier remonte à 2014 et nous voici ce jour vendredi 31 juillet 2015, la veille de l’indépendance de notre pays, à signer un autre accord où la commune de Tchaourou vient de bénéficier d’une aide financière d’un montant de 11 milliards FCFA du Fonds koweitien qui servira à la doter d’un hôpital de zone», a-t-il indiqué. La sécurité humaine est capitale, a dit Komi Koutché qui estime que sans l’homme, rien n’est possible. Et l’homme, c’est d’abord la santé et il ne faudrait pas attendre les pandémies telles que la maladie à virus Ebola avant de prendre des dispositions idoines pour le mieux-être de son peuple.
Le ministre d’Etat chargé des Finances et de l’Economie, Komi Koutché est convaincu de ce que le Fonds koweitien s’apprête déjà à octroyer d’autres prêts pour le bien-être des populations béninoises.
Tout heureux de l'attention dont sa commune vient de bénéficier Kabassi Kassimou, président de l’Association de développement des jeunes de Tchaourou, remercie le chef de l’Etat et le ministre d’Etat chargé des Finances et de l’Economie qui ont œuvré à l’aboutissement de cet accord de prêt.

A l’instar de toutes les communes, Natitingou a célébré le 55e anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté nationale et internationale. Occasion pour les populations de manifester tout leur enthousiasme quant à la solennité de cet évènement.
Massées autour de la tranche de la RNIE 3 consacrée à la manifestation, les populations ont tôt pris d’assaut les lieux pour éviter les surprises de dernière minute. Elles assistent au déploiement des Forces de sécurité devant assurer le défilé militaire consacrant la célébration du 55e anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté nationale et internationale. Et puis, toutes impatientes, elles vont vivre ces moments solennels que peu de personnes manquent. Devant et derrière la tribune officielle et tout autour, elles applaudiront les différents acteurs du jour.
Tout d’abord, c’est le préfet des départements de l’Atacora et de la Donga, Gervais N’dah Sékou qui recevra les honneurs dus à son rang passant en revue la troupe sous l’égide du délégué militaire départemental. A pas mesurés, ils sacrifient à cet exercice devant tous ces neuf pelotons constitués d’éléments du 6e Bataillon interarmes, de la gendarmerie, du groupement des sapeurs-pompiers ainsi que de la police. Le préfet quelques minutes plus tôt, a procédé au dépôt de gerbes à la Place de l’indépendance.
Suite à son intervention, le public très enthousiaste va saluer dans une ferveur générale la cavalcade des différents hommes en uniforme.
La tenue impeccable, le buste droit et les pas martelant dans un mouvement coordonné la chaussée, chacun des détachements défile et suscite autant que par son jeu et la maîtrise de ses gestuelles, toute l’admiration de la foule.
Les officiels ne sont pas du reste, émus par tant de prestance et d’énergie. Le passage des femmes tout autant que celui de la gent masculine est aussi insolite. Les mêmes qualités sauf qu’ici une certaine grâce et candeur se notaient sur les visages. Joviales, elles le sont aussi quoique l’allure soit grave.
Un beau défilé en somme qui aura connu quelques fausses notes au niveau de la sonorisation, déroutant quelque peu les détachements mobilisés. Mais loin de toute critique, le défilé militaire a été vécu dans toute sa splendeur. L’éclat de la fête sera rehaussé également par le défilé civil où diverses catégories socioprofessionnelles ont montré leur savoir-faire en exhibant les activités qu’elles mènent.
De l’association des vendeuses de la bière locale aux maçons, le public ne s’est pas ennuyé de ces fantaisies dont ont été maîtres tous ces acteurs grâce à qui la commune tient son rang dans les départements de l’Atacora et de la Donga.

A l’instar des 76 autres communes du Bénin, Djougou a commémoré, samedi 1er août dernier, le 55e anniversaire de l’accession du pays à la souveraineté internationale. Au menu des manifestations qui se sont déroulées en présence du maire Michael Bachabi Djara et une foule impressionnante, un défilé , le dépôt de gerbes, une série de jeux puis un match de football à guichet fermé au stade Atchoucouma de Djougou.
Pour célébrer le 55e anniversaire du Bénin, Djougou s’est rendu belle depuis plusieurs jours. Les artères, les ruelles ainsi que les places publiques et les arbres sont décorés aux couleurs nationales. Le drapeau tricolore a pris d’assaut les carrefours stratégiques et les alentours de la cité des Kpétoni. Tôt le matin ce samedi 1er août, le maire Michael Bachabi Djara a fait le dépôt de gerbes en présence des Forces armées béninoises, du commissaire de la ville, du chef de la brigade territoriale, du chef de la base des Eaux, Forêts et des Chasses de Djougou et une foule immense à la Place de l’indépendance. «A chaque fois que nous célébrons les indépendances, nous devons nous souvenir de ceux qui sont morts pour la nation», a déclaré le maire après le dépôt de gerbes au pied du monument aux morts. En compagnie des responsables des Forces de sécurité publique et des hauts gradés de la base militaire de Djougou, il s’est rendu sur l’emprise de la voie inter-Etat Djougou-Parakou à la hauteur de l’école urbaine centre, lieu des manifestations officielles.
Un défilé court mais riche en couleurs
Ici, le maire a effectué la revue des troupes avant d’aller prendre place aux côtés du roi Kpétoni Koda II de la ville, des hauts gradés de l’Armée, des conseillers communaux et des notables, entre autres, pour le défilé. Les spectateurs ont eu droit au défilé militaire pédestre, motorisé et civil. C’est la section musique menée par le sergent de l’escadron musical de Parakou qui a lancé les hostilités suivie du drapeau et de sa garde dirigée par le porte-drapeau, le lieutenant Kouagou Ba Npota, commandant le détachement de toutes les troupes du défilé militaire. Sur un fond musical de la fanfare de la gendarmerie et avec un commentaire du caporal Jacques Coco, chef protocole de la section militaire, une série de peletons a défilé devant la foule immense et les officiels. La Police nationale, la Gendarmerie nationale, les agents du huitième Bataillon interarmes (BIA) ont d’abord effectué en six peletons la marche française, suivie de celle prussienne. La marche du personnel féminin des Forces armées en service au huitième BIA de Djougou ainsi que la fameuse marche des troupes aéroportées ont particulièrement suscité des applaudissements du public. Le défilé motorisé a été bref. Un pick-up de la Police nationale, deux de la Gendarmerie, un des Eaux et Forêts ont été suivis de deux véhicules muni d'autres trophées, d’une arme de calibre 14,5 millimètres.
Grande mobilisation des filles et fils de Djougou
Le défilé civil a connu le passage de l'association des artistes de la commune, celle des ressortissants de l’Atacora, l’orchestre Dorossi de Sagniha ainsi que les conducteurs de taxis-motos, des pratiquants d’arts martiaux qui ont émerveillé les populations par leurs démonstrations.
Après les défilés militaire et civil, les populations ont été conviés à la Place de l’indépendance à des jeux de cache-cache, à la pétanque et aux arts martiaux avec à la clé des lots à gagner.
Dans l’après-midi, les populations se sont régalées du beau football. Piment FC de l’arrondissement de Bougou et Dynamique FC de Lemam Farani, se sont affrontés à guichet fermé dans un Stade Atchoukouma de Djougou plein comme un œuf. Au terme des 90 minutes de jeu, c’est la vaillante équipe de Bougou qui l’a emporté par le score de 1 but à zéro.
Pour le maire Michael Bachabi Djara, le 1er août est une fête qui rassemble. Il s’est dit impressionné «par les artisans héroïques de l’émancipation nationale, et tous ceux qui partout sur le territoire ont donné sans compter leurs forces, leurs privations, leurs souffrances et même leurs vies pour que se réalise le rêve audacieux d’un Bénin libre et indépendant». Dans son intervention, il a rappelé les grands défis relevés sous la mandature passée qui ont trait entre autres, à la construction d’un bloc de caserne des sapeurs-pompiers, la réalisation du système d’analyse financière de la commune, la réhabilitation de la Place de l’indépendance. Parmi les défis que compte relever le premier responsable de la ville de Djougou à l'avenir, il y a, entre autres, la construction de la maternité, d’ouvrages d’assainissement, de 92 pompes à motricité humains, des magasins de stockage dans plusieurs localités de la commune.

C’est un banc des accusés désespérément inoccupé qui a fait écho à l’appel du président de la Cour de céans, vendredi 31 juillet dernier. Oluwafèmi A. Ogounlase, Francis Gounou Kpérou et Sahadatou Mama Gahou, accusés du crime d’association de malfaiteurs et de recel de choses volées, n’y étaient pas. Fallait-il les juger par défaut ? Renvoyer la cause à une autre session de la Cour d’assises ? Les débats ont été vifs, sous la direction du président Nicolas Biao, qu’assistaient Michel Adjaka et Ismaël Sanoussi, Me Angeline Soarès assurant la mémoire de l’audience.
Constatant l’absence des accusés, Christian Attayi, représentant du ministère public, assure la Cour que toutes les diligences ont été accomplies par le parquet général pour les retrouver et leur signifier l’ordonnance de renvoi, et requiert de la Cour qu’elle les juge donc par défaut.
Les conseils des accusés, eux, ne croient pas que toutes les formalités ont été bien accomplies. Ils préfèrent que le parquet prenne le temps de bien s’acquitter de ses diligences. Et plaident le renvoi du dossier à une session ultérieure de la Cour. Car, il est curieux, relèvent-ils, qu’aucun des trois accusés n’ait pu être retrouvé, la signification ayant été délaissée au parquet pour deux d’entre eux et à une sœur pour le troisième d’après les pièces au dossier. Pourtant, dame Sahadatou au moment des faits, résidait au Burkina Faso indique son avocat Me Romain Dossou, qui se demande à quelle adresse l’on a bien pu lui délaisser l’ordonnance de renvoi. Sans doute donc, conclut-il, que rien n’est encore véritablement fait dans ce dossier.
Aucun acte de procédure accompli
D’ailleurs, les accusés mis en détention le 23 novembre 2005 ont bénéficié d’une mesure de mise en liberté provisoire en 2006, soit depuis près de 10 ans. Aussi souligne-t-il que depuis cette date, aucun acte de procédure n’a été accompli. Or, ces accusés ont payé une caution pour garantir leur représentation et ne sauraient donc, s’ils avaient été joints, se dérober. Procéder à un jugement par défaut, c’est empêcher les avocats mobilisés pour la défense des accusés, de révéler des choses, c’est protéger les véritables auteurs des faits qui courent toujours, appuie Me Théodore Zinflou, avocat de Francis Gounou Kpérou, le seul des trois accusés qui se trouvait au Bénin au moment des faits. Au total, ceux qui ont fabriqué ce dossier devraient être interpellés, soutient Me Zinflou qui, porté par son expérience et sa voix de stentor, mobilise l’attention de la Cour. Même logique de la part de Me Moustapha Waïdi, pour le compte d’Oluwafèmi A. Ogounlasè. Il rappelle que son client vit au Nigeria et que si signification il y a eu, elle aurait dû être faite à Lagos.
Puis, s’agissant de caution, les avocats s’étonnent que dans un dossier pareil, pour une caution fixée au départ à 1.000.000FCFA, l’on ait finalement fait payer 50.000 FCFA seulement à chacun des mis en cause moins d’un an après. Pour s’interroger sur les tenants et aboutissants de ce dossier, de son caractère suspect…, convaincus que les accusés sont des victimes, les vrais auteurs des faits restant à épingler. Et, raison supplémentaire pour la Cour de ne pas prendre ce dossier en l’état, l’absence de pièces fondamentales comme l’enquête de moralité et le rapport d’expertise médico-psychiatrique, enfoncent les avocats de la défense.
Pas de cet avis, l’avocat général, Christian Attayi révèle que dame Sahadatou vit au carré 277 à Sègbèya Cotonou, et que seul Oluwafèmi a indiqué comme résidence Lagos mais précisé que son adresse à Cotonou est auprès du sieur Francis Mama Gounou Kpérou. Répartie de la défense. Certes, il a été précisé au départ que dame Sahadatou vivait au carré 277 Sègbèya, mais au moment de son arrestation, elle vivait déjà au Burkina Faso et n’était à Cotonou que dans le cadre de ses activités, étant partie de Sègbèya suite à des problèmes avec son oncle Gounou Kpérou.
Partie délibérer, la Cour retient que les formalités n’ont pas été accomplies conformément aux normes et que les enquêtes de moralité, autant que les rapports d’expertise médicale absents au dossier, impliquent que l’affaire n’est pas en état d’être jugée. En conséquence, la Cour la renvoie à une session ultérieure de la Cour d’assises. Jubilation de la défense.
De quoi auraient-ils dû répondre ?
Les faits pour lesquels les accusés étaient attendus à la barre vendredi dernier, présentés par la Cour, suggèrent que le dimanche 13 novembre 2005, les nommés Oluwafèmi Adegbeminiyi Ogounlasè et Sahadatou Mama Gahou ont été interpellés par la police à Allada alors qu’ils circulaient à bord d’un véhicule de marque Mercedes Benz 4X4, suspecté d’être un véhicule volé. Selon les informations reçues par les services de la police béninoise, les susnommés seraient membres d’un réseau de voleurs de véhicules en provenance du Nigeria et que la Mercedes Benz à bord de laquelle ils étaient serait en voie d’être envoyée au Burkina Faso pour y être vendue. L’enquête diligentée par les agents de police a permis de découvrir l’existence, au Nigeria, d’un réseau de braqueurs qui sont en liaison avec les nommés Oluwafèmi A. Ogounlasè, Francis Gounou Kpérou et Sahadatou Mama Gahou. Le mode opératoire du réseau consiste pour ses membres se trouvant au Nigeria, à braquer des personnes, à les déposséder de leurs biens dont des véhicules haut de gamme. Ces véhicules sont ensuite acheminés au Bénin par l’intermédiaire d’autres membres du réseau basés aux frontières, réseau à la tête duquel se trouve le nommé Oluwafèmi A. Ogounlasè. A Cotonou, ces véhicules volés sont confiés aux nommés Francis Gounou Kpérou et Sahadatou Mama Gahou qui sont chargés de les envoyer ou de trouver des acheteurs dans les pays voisins tels que le Mali, la Côte d’Ivoire ou le Burkina Faso.
Un braquage perpétré au Nigeria
Les investigations des enquêteurs ont permis de découvrir que le véhicule de l’espèce, à bord duquel se trouvaient les accusés, provenait d’un braquage perpétré au Nigeria dont la victime est la nommée Virginia Ifèyinwa Moses de nationalité nigériane. Interpellés, les nommés Oluwafèmi, Francis et Sahadatou ont été inculpés d’association de malfaiteurs et de recel de véhicules volés et placés sous mandat de dépôt le 23 novembre 2005. A l’enquête préliminaire, ils ont tous reconnus les faits qui leur sont reprochés avant de se rétracter devant le juge d’instruction. Au cours de son interrogatoire, l’accusé Ogounlasè a cité les nommés Toundji, Youssef Ahmed et Adé comme faisant partie de ceux qui mettent les véhicules à la disposition de Sahadatou.
Les accusés bénéficient de la mesure de mise en liberté provisoire depuis le 1’ Juillet 2006 pour Sahadatou, le 20 octobre 2006 pour Ogounlasè et sans précision de date Francis. Seuls les bulletins N°1 d’Ogounlasè et de Francis sont versés au dossier et ne portent mention d’aucune condamnation antérieure. L’expertise médico-psychologique et psychiatrique de Francis figure au dossier et fait état de ce qu’au moment des faits, l’inculpé ne semble pas présenter un trouble mental pouvant altérer ou abolir son discernement.

C’est un banc des accusés désespérément inoccupé qui a fait écho à l’appel du président de la Cour de céans, vendredi 31 juillet dernier. Oluwafèmi A. Ogounlase, Francis Gounou Kpérou et Sahadatou Mama Gahou, accusés du crime d’association de malfaiteurs et de recel de choses volées, n’y étaient pas. Fallait-il les juger par défaut ? Renvoyer la cause à une autre session de la Cour d’assises ? Les débats ont été vifs, sous la direction du président Nicolas Biao, qu’assistaient Michel Adjaka et Ismaël Sanoussi, Me Angeline Soarès assurant la mémoire de l’audience.
Constatant l’absence des accusés, Christian Attayi, représentant du ministère public, assure la Cour que toutes les diligences ont été accomplies par le parquet général pour les retrouver et leur signifier l’ordonnance de renvoi, et requiert de la Cour qu’elle les juge donc par défaut.
Les conseils des accusés, eux, ne croient pas que toutes les formalités ont été bien accomplies. Ils préfèrent que le parquet prenne le temps de bien s’acquitter de ses diligences. Et plaident le renvoi du dossier à une session ultérieure de la Cour. Car, il est curieux, relèvent-ils, qu’aucun des trois accusés n’ait pu être retrouvé, la signification ayant été délaissée au parquet pour deux d’entre eux et à une sœur pour le troisième d’après les pièces au dossier. Pourtant, dame Sahadatou au moment des faits, résidait au Burkina Faso indique son avocat Me Romain Dossou, qui se demande à quelle adresse l’on a bien pu lui délaisser l’ordonnance de renvoi. Sans doute donc, conclut-il, que rien n’est encore véritablement fait dans ce dossier.
Aucun acte de procédure accompli
D’ailleurs, les accusés mis en détention le 23 novembre 2005 ont bénéficié d’une mesure de mise en liberté provisoire en 2006, soit depuis près de 10 ans. Aussi souligne-t-il que depuis cette date, aucun acte de procédure n’a été accompli. Or, ces accusés ont payé une caution pour garantir leur représentation et ne sauraient donc, s’ils avaient été joints, se dérober. Procéder à un jugement par défaut, c’est empêcher les avocats mobilisés pour la défense des accusés, de révéler des choses, c’est protéger les véritables auteurs des faits qui courent toujours, appuie Me Théodore Zinflou, avocat de Francis Gounou Kpérou, le seul des trois accusés qui se trouvait au Bénin au moment des faits. Au total, ceux qui ont fabriqué ce dossier devraient être interpellés, soutient Me Zinflou qui, porté par son expérience et sa voix de stentor, mobilise l’attention de la Cour. Même logique de la part de Me Moustapha Waïdi, pour le compte d’Oluwafèmi A. Ogounlasè. Il rappelle que son client vit au Nigeria et que si signification il y a eu, elle aurait dû être faite à Lagos.
Puis, s’agissant de caution, les avocats s’étonnent que dans un dossier pareil, pour une caution fixée au départ à 1.000.000FCFA, l’on ait finalement fait payer 50.000 FCFA seulement à chacun des mis en cause moins d’un an après. Pour s’interroger sur les tenants et aboutissants de ce dossier, de son caractère suspect…, convaincus que les accusés sont des victimes, les vrais auteurs des faits restant à épingler. Et, raison supplémentaire pour la Cour de ne pas prendre ce dossier en l’état, l’absence de pièces fondamentales comme l’enquête de moralité et le rapport d’expertise médico-psychiatrique, enfoncent les avocats de la défense.
Pas de cet avis, l’avocat général, Christian Attayi révèle que dame Sahadatou vit au carré 277 à Sègbèya Cotonou, et que seul Oluwafèmi a indiqué comme résidence Lagos mais précisé que son adresse à Cotonou est auprès du sieur Francis Mama Gounou Kpérou. Répartie de la défense. Certes, il a été précisé au départ que dame Sahadatou vivait au carré 277 Sègbèya, mais au moment de son arrestation, elle vivait déjà au Burkina Faso et n’était à Cotonou que dans le cadre de ses activités, étant partie de Sègbèya suite à des problèmes avec son oncle Gounou Kpérou.
Partie délibérer, la Cour retient que les formalités n’ont pas été accomplies conformément aux normes et que les enquêtes de moralité, autant que les rapports d’expertise médicale absents au dossier, impliquent que l’affaire n’est pas en état d’être jugée. En conséquence, la Cour la renvoie à une session ultérieure de la Cour d’assises. Jubilation de la défense.
De quoi auraient-ils dû répondre ?
Les faits pour lesquels les accusés étaient attendus à la barre vendredi dernier, présentés par la Cour, suggèrent que le dimanche 13 novembre 2005, les nommés Oluwafèmi Adegbeminiyi Ogounlasè et Sahadatou Mama Gahou ont été interpellés par la police à Allada alors qu’ils circulaient à bord d’un véhicule de marque Mercedes Benz 4X4, suspecté d’être un véhicule volé. Selon les informations reçues par les services de la police béninoise, les susnommés seraient membres d’un réseau de voleurs de véhicules en provenance du Nigeria et que la Mercedes Benz à bord de laquelle ils étaient serait en voie d’être envoyée au Burkina Faso pour y être vendue. L’enquête diligentée par les agents de police a permis de découvrir l’existence, au Nigeria, d’un réseau de braqueurs qui sont en liaison avec les nommés Oluwafèmi A. Ogounlasè, Francis Gounou Kpérou et Sahadatou Mama Gahou. Le mode opératoire du réseau consiste pour ses membres se trouvant au Nigeria, à braquer des personnes, à les déposséder de leurs biens dont des véhicules haut de gamme. Ces véhicules sont ensuite acheminés au Bénin par l’intermédiaire d’autres membres du réseau basés aux frontières, réseau à la tête duquel se trouve le nommé Oluwafèmi A. Ogounlasè. A Cotonou, ces véhicules volés sont confiés aux nommés Francis Gounou Kpérou et Sahadatou Mama Gahou qui sont chargés de les envoyer ou de trouver des acheteurs dans les pays voisins tels que le Mali, la Côte d’Ivoire ou le Burkina Faso.
Un braquage perpétré au Nigeria
Les investigations des enquêteurs ont permis de découvrir que le véhicule de l’espèce, à bord duquel se trouvaient les accusés, provenait d’un braquage perpétré au Nigeria dont la victime est la nommée Virginia Ifèyinwa Moses de nationalité nigériane. Interpellés, les nommés Oluwafèmi, Francis et Sahadatou ont été inculpés d’association de malfaiteurs et de recel de véhicules volés et placés sous mandat de dépôt le 23 novembre 2005. A l’enquête préliminaire, ils ont tous reconnus les faits qui leur sont reprochés avant de se rétracter devant le juge d’instruction. Au cours de son interrogatoire, l’accusé Ogounlasè a cité les nommés Toundji, Youssef Ahmed et Adé comme faisant partie de ceux qui mettent les véhicules à la disposition de Sahadatou.
Les accusés bénéficient de la mesure de mise en liberté provisoire depuis le 1’ Juillet 2006 pour Sahadatou, le 20 octobre 2006 pour Ogounlasè et sans précision de date Francis. Seuls les bulletins N°1 d’Ogounlasè et de Francis sont versés au dossier et ne portent mention d’aucune condamnation antérieure. L’expertise médico-psychologique et psychiatrique de Francis figure au dossier et fait état de ce qu’au moment des faits, l’inculpé ne semble pas présenter un trouble mental pouvant altérer ou abolir son discernement.

Ouvert le 27 juillet, le séminaire de renforcement de capacités organisé par la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB) grâce à son partenariat avec la Société wallonnaise des Eaux (Swde) de la Belgique, au profit de ses techniciens de laboratoire, a pris fin vendredi 31 juillet dernier. Il s’est déroulé au Centre de formation aux métiers de l’eau (CFME) et a porté sur « Management de laboratoire et approche de certification iso selon la norme 17025».
La SONEB a déjà entamé la démarche qualité pour la certification iso 9001. C’est la raison pour laquelle elle veille à la qualité de l’eau au niveau de ses laboratoires. D’où l’intérêt de la formation qu’elle a organisée du 27 au 31 juillet dernier au CFME à Cotonou, au profit des techniciens de tous ses laboratoires sur l’ensemble du territoire national. Elle a été animée par l’expert belge de la Swde, Sébastien Ronkart.
Les participants ont eu droit à la présentation de l’environnement et du contenu de la norme iso. Ils ont aussi été entretenus sur le système documentaire dans un laboratoire accrédité iso 17025 doté de manuels de qualité, de procédures, de méthodes d’essais, d’instructions de travail, des enregistrements et autres. La formation a également insisté sur la qualification conformément aux méthodes normalisées, du personnel des laboratoires d’une société comme la SONEB qui produit et commercialise de l’eau, la qualité des équipements mis à leur disposition ainsi que des infrastructures qui les abritent.
De nombreuses retombées attendues
Faisant la restitution de la formation qu’ils ont suivie pendant cinq jours, le porte-parole des participants, Hermione Adanho, n’a pas caché leur satisfaction. L’objectif général visé, a-t-elle précisé, est de permettre à ses bénéficiaires de s’imprégner du système du management iso 17025 qui conduira à l’accréditation des laboratoires de la SONEB. Il ne s’agit pas de leur certification, laquelle est plutôt utilisée pour les entreprises et sociétés, mais de la reconnaissance à l’échelle internationale de leurs compétences par rapport à leurs méthodes d’analyse et la qualité des résultats qu’ils fournissent.
«J’ai pu directement m’apercevoir à tous les niveaux de la société, du préleveur au technicien jusqu’à la direction générale, une volonté d’amélioration de la qualité des résultats obtenus par le laboratoire. Je pense qu’il n’y aucune ambiguïté vis-à-vis de cela. Tout le monde est concerné par cette approche d’amélioration continue », s’est réjoui l’expert belge, Sébastien Ronkart, faisant part de ses observations après les cinq jours de formation. A sa suite, c’est au directeur général de la SONEB que l’honneur est revenu de clôturer la semaine de formation. Pour David Babalola, les participants doivent désormais se comporter sur le terrain, comme «des experts de la qualité de l’eau». « L’eau, ce liquide précieux qui est un produit irremplaçable et constitue une source de vie. Mais ce qui est source de vie peut malheureusement devenir une source de mort. Lorsque l’eau n’est pas potable, elle peut effectivement devenir une source de mort. Ainsi, cette formation s’inscrit dans la juste vision de la SONEB. Celle d’aller vers la démarche qualité », a-t-il fait remarquer. Selon lui, la qualité commence d’abord par celle du produit proposé. « Pour avoir un bon produit, il faut aussi avoir des hommes de bonnes qualités. Je suppose que de formation en formation, de sensibilisation en sensibilisation, vous finirez par devenir effectivement des spécialistes et des experts de la qualité de l’eau», a confié le directeur général David Babalola, à l’adresse des participants. Tout en remerciant le formateur Sébastien Ronkart, il a, à travers lui, témoigné la reconnaissance de la SONEB à la Swde de la Belgique. «L’eau, oui. L’eau en quantité, oui. Mais l’eau de bonne qualité, c’est encore mieux», a-t-il insisté par rapport aux clients dont les plaintes les plus récurrentes portent souvent sur la quantité et la qualité de l’eau qui leur est servie. «Le contrat de la SONEB vis-à-vis de la clientèle, est de mettre à sa disposition de l’eau potable qui ne l’est que grâce à vous techniciens de ses laboratoires», a poursuivi David Babalola. Il a demandé aux participants de mettre en pratique tout ce qu’ils ont appris au cours de la formation.
Société 02 août 2015

Ouvert le 27 juillet, le séminaire de renforcement de capacités organisé par la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB) grâce à son partenariat avec la Société wallonnaise des Eaux (Swde) de la Belgique, au profit de ses techniciens de laboratoire, a pris fin vendredi 31 juillet dernier. Il s’est déroulé au Centre de formation aux métiers de l’eau (CFME) et a porté sur « Management de laboratoire et approche de certification iso selon la norme 17025».
La SONEB a déjà entamé la démarche qualité pour la certification iso 9001. C’est la raison pour laquelle elle veille à la qualité de l’eau au niveau de ses laboratoires. D’où l’intérêt de la formation qu’elle a organisée du 27 au 31 juillet dernier au CFME à Cotonou, au profit des techniciens de tous ses laboratoires sur l’ensemble du territoire national. Elle a été animée par l’expert belge de la Swde, Sébastien Ronkart.
Les participants ont eu droit à la présentation de l’environnement et du contenu de la norme iso. Ils ont aussi été entretenus sur le système documentaire dans un laboratoire accrédité iso 17025 doté de manuels de qualité, de procédures, de méthodes d’essais, d’instructions de travail, des enregistrements et autres. La formation a également insisté sur la qualification conformément aux méthodes normalisées, du personnel des laboratoires d’une société comme la SONEB qui produit et commercialise de l’eau, la qualité des équipements mis à leur disposition ainsi que des infrastructures qui les abritent.
De nombreuses retombées attendues
Faisant la restitution de la formation qu’ils ont suivie pendant cinq jours, le porte-parole des participants, Hermione Adanho, n’a pas caché leur satisfaction. L’objectif général visé, a-t-elle précisé, est de permettre à ses bénéficiaires de s’imprégner du système du management iso 17025 qui conduira à l’accréditation des laboratoires de la SONEB. Il ne s’agit pas de leur certification, laquelle est plutôt utilisée pour les entreprises et sociétés, mais de la reconnaissance à l’échelle internationale de leurs compétences par rapport à leurs méthodes d’analyse et la qualité des résultats qu’ils fournissent.
«J’ai pu directement m’apercevoir à tous les niveaux de la société, du préleveur au technicien jusqu’à la direction générale, une volonté d’amélioration de la qualité des résultats obtenus par le laboratoire. Je pense qu’il n’y aucune ambiguïté vis-à-vis de cela. Tout le monde est concerné par cette approche d’amélioration continue », s’est réjoui l’expert belge, Sébastien Ronkart, faisant part de ses observations après les cinq jours de formation. A sa suite, c’est au directeur général de la SONEB que l’honneur est revenu de clôturer la semaine de formation. Pour David Babalola, les participants doivent désormais se comporter sur le terrain, comme «des experts de la qualité de l’eau». « L’eau, ce liquide précieux qui est un produit irremplaçable et constitue une source de vie. Mais ce qui est source de vie peut malheureusement devenir une source de mort. Lorsque l’eau n’est pas potable, elle peut effectivement devenir une source de mort. Ainsi, cette formation s’inscrit dans la juste vision de la SONEB. Celle d’aller vers la démarche qualité », a-t-il fait remarquer. Selon lui, la qualité commence d’abord par celle du produit proposé. « Pour avoir un bon produit, il faut aussi avoir des hommes de bonnes qualités. Je suppose que de formation en formation, de sensibilisation en sensibilisation, vous finirez par devenir effectivement des spécialistes et des experts de la qualité de l’eau», a confié le directeur général David Babalola, à l’adresse des participants. Tout en remerciant le formateur Sébastien Ronkart, il a, à travers lui, témoigné la reconnaissance de la SONEB à la Swde de la Belgique. «L’eau, oui. L’eau en quantité, oui. Mais l’eau de bonne qualité, c’est encore mieux», a-t-il insisté par rapport aux clients dont les plaintes les plus récurrentes portent souvent sur la quantité et la qualité de l’eau qui leur est servie. «Le contrat de la SONEB vis-à-vis de la clientèle, est de mettre à sa disposition de l’eau potable qui ne l’est que grâce à vous techniciens de ses laboratoires», a poursuivi David Babalola. Il a demandé aux participants de mettre en pratique tout ce qu’ils ont appris au cours de la formation.
Société 02 août 2015

A l’occasion de la célébration du 55e anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale, la sélection départementale du Borgou-Alibori a remporté, samedi 1er août dernier au stade de l’Amitié à Kouhounou, la finale de football de la Coupe de l’indépendance. C’est après la fatidique séance des tirs au but, qu’elle est arrivée à bout de son homologue de l’Atacora-Donga. La finale s’est jouée en présence du Premier ministre, Lionel Zinsou et du ministre d’Etat, chargé de l’Enseignement secondaire, Alassane Soumanou.
La sélection départementale de football du Borgou-Alibori a remporté, samedi 1er août dernier au stade de l’Amitié à Kouhounou, à Cotonou, la finale de la coupe de l’indépendance, après la séance des tirs au but (4 à 3) face à son homologue de l’Atacora-Donga. Quand bien-même, l’entrée au stade était gratuite avec des portes grandement ouvertes, à peine 700 personnes ont assisté à la rencontre d’un niveau équilibré, mais pauvre sur les plans tactique et technique. Toujours est-il, qu’il n’y aura pas grands choses à retenir de l’édition 2015 de la finale de la Coupe de l’indépendance. Certes, les deux formations se sont créés des occasions de part et d’autre, mais ont livré un match terne, sans rythmes et indigeste.
La rencontre s’est jouée telle une formalité à laquelle, le ministère des Sports, après avoir retiré l’agrément à la Fédération béninoise de football, a voulu remplir. Ainsi, au lieu de se faire représenter par le Premier ministre, Lionel Zinsou, d’aucuns auraient bien voulu voir le chef de l’Etat, Boni Yayi, en personne, au stade.
En effet, par rapport à la qualité du jeu produit, on ne va pas exiger plus des joueurs privés de championnats depuis longtemps. Sinon que, fatigués des intrigues dont le football béninois est victime, les spectateurs ont brillé par leur absence. C’est la preuve, s’il en est encore une, que ce football vit une situation de déconfiture totale. Non seulement, il n’intéresse et n’attire plus personne mais ne vaut plus tripette.
A qui la faute si aujourd’hui, le football béninois ne vit encore que de nom ? Certainement au ministère de la Jeunesse, des Sports et Loisirs où il n’existe aucune politique de développement du sport en général, puis aux responsables qui plutôt que de le diriger, ont œuvré à l’éloigner de ses fanatiques.
Les deux sélections n’ont pas pu se séparer au terme du temps réglementaire. Elles se sont tenues en respect (0-0). Il ne pouvait en être autrement, puisqu’elles se connaissent parfaitement, pour s’être déjà rencontrées au début de la compétition. A l’époque, c’est l’Atacora-Donga qui avait réussi l’exploit, en allant humilier le Borgou-Alibori (5-1) à Parakou. Samedi dernier en finale, leurs retrouvailles avaient donc valeur de revanche et de confirmation pour l’une et l’autre des deux sélections. D’où le match a-t-il été âprement disputé avec Kingbo Liamidi et ses coéquipiers de l’Atacora-Donga et Razack Koto et les siens du Borgou-Alibori. Aucune des deux sélections ne réussira donc à trouver la faille, jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre central Gustave, Tohouégnon.
C’est finalement aux tirs au but que, après avoir transformé trois penalties sur cinq tirés, l’Atacora/Donga va perdre face au Borgou-Alibori qui a réussi quatre de ses cinq tirs.
Avant le coup d’envoi du match, le maigre public qui a effectué le déplacement, a eu droit à une démonstration faite de mouvements d’ensemble de la part des majorettes.

Le président de la République fédérale du Nigeria, Muhammadu Buhari a choisi le jour de la fête nationale pour effectuer sa première visite au Bénin. Sa présence au défilé militaire a révélé quelques surprises.
C’est devenu pratiquement une tradition de voir un président de la République fédérale du Nigeria, assisté de façon régulière, à la célébration de la fête de l’Indépendance du Bénin. Mais l’arrivée de Muhammadu Buhari à Cotonou dans le cadre du 55è anniversaire du pays à la souveraineté internationale revêt un cachet particulier, d’autant que cette visite constitue la première descente du leader nigérian depuis son élection en mai dernier. « J’ai tenu à participer à cette célébration parce que le Bénin est un partenaire important pour nous. Je tenais surtout à remercier le gouvernement pour avoir mis un contingent à la disposition du régiment mixte de lutte contre la secte Boko Haram. Et surtout remercier le président de la République pour tout ce qu’il fait pour la paix et la sécurité dans notre sous-région », confie le chef de l’Exécutif nigérian à sa descente à l’aéroport international Bernadin Cardinal Gantin de Cotonou.
Pour faire assister l’illustre hôte au défilé militaire, les autorités béninoises ont réellement mis les petits plats dans les grands. Chose exceptionnelle, Muhammadi Buhari a eu l’honneur d’assister aux côtés de son homologue béninois au cérémonial de dépôt de gerbe aux monuments aux morts de Xwlacondji et surtout d’effectuer une revue conjointe des troupes des forces de sécurité et de défense ayant animé le défilé.
Le président de la République fédérale du Nigeria n’a pas fait qu’assister au défilé du 1er août. Sa présence à Cotonou a été mise à profit pour faire une revue de la coopération bilatérale entre les deux pays. Les deux personnalités ont ainsi échangé en tête-à-tête au cours duquel des questions essentielles liant le Bénin et le Géant voisin ont été passées au peigne fin. Le défi sécuritaire, en l’occurrence la lutte contre le terrorisme, est une priorité pour Muhammadu Buhari, dont le pays continue de subir des attentats ciblés de la part de la secte islamiste Boko Haram. En guise de solidarité à ce partenaire du voisinage, le président de la République a annoncé vendredi 31 juillet dernier, dans son message à la nation, la décision de son gouvernement d’envoyer un contingent de 800 hommes pour renforcer la force multinationale mixte, en constitution au sein de la Commission du Bassin du Lac Tchad composée du Nigeria, du Niger, du Cameroun et du Tchad, prioritairement concernés par les menaces et exactions de Boko Haram. «Notre détermination pour soutenir le Nigeria est inébranlable car ce qui touche le Nigeria touche le Bénin. La question de la lutte contre Boko Haram est une priorité et nous devons tout faire pour vaincre ce groupe islamiste », insiste Boni Yayi, lors du point de presse ayant clôturé le séjour de Buhari à Cotonou.