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Nouvelles

7e rapport d’activités du médiateur de la République : 236 recours reçus et traités en 2014 contre 215 en 2013

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun a présenté à la presse hier mardi 12 mai, son rapport d’activités au titre de l’année 2014. Lequel rapport renseigne que l’institution a reçu et traité l’année dernière, 236 recours et réclamations des citoyens contre 215 en 2013. La cérémonie de présentation s’est déroulée au siège du médiateur de la République à Porto-Novo.

Et de sept pour le médiateur de la République ! L’institution a publié hier mardi 12 mai, son rapport d’activités pour le compte de l’année 2014. Joseph Gnonlonfoun et ses cadres ont respecté une nouvelle fois les dispositions de la loi instituant le médiateur de la République. Cette loi fait obligation à l’institution d’établir chaque année son rapport d’activités en dehors des rapports spéciaux qu’elle peut rédiger et adresser au chef de l’Etat. C’est donc à cet exercice que Joseph Gnonlonfoun s’est livré hier pour la 7è fois consécutive depuis 2007. Pour lui d’ailleurs, la publication du rapport d’activités donne à son institution la possibilité d’une introspection qui permet d’évaluer le chemin parcouru et de définir d’autres défis pour aller loin.
Joseph Gnonlonfoun se réjouit qu’au cours de l’année 2014, son institution a réalisé un certain nombre d’activités phares qui ont renforcé sa visibilité. Il cite entre autres, l’organisation de l’édition 2014 des audiences foraines, la préparation de la session du médiateur de la République, les activités de renforcement et de dynamisation de la coopération interinstitutionnelle et la commémoration du 25è anniversaire de la Convention des Nations Unies relative aux droits des enfants.
S’agissant de la prise en compte des requêtes des citoyens contre l’administration, l’une des activités fondamentales du médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun a souligné que l’institution a enregistré et traité en 2014, 236 recours contre 215 en 2013. Ce qui porte à 3963 le nombre de recours reçus et traités par l’institution depuis sa création.
Comme les autres années, les recours portent sur le quotidien des citoyens, notamment les litiges domaniaux, la carrière des agents, les affaires sociales, les créances des entreprises privées sur l’Etat, les différends avec les sociétés d’Etat et les établissements publics souvent relatifs aux factures d’électricité et la délivrance d’équivalence de diplômes. Certaines des médiations ont abouti mais d’autres ne l’ont pas été. Le médiateur de la République a buté contre un mur de silence de certains ministères ou structures d’Etat qui n’ont pas répondu aux différentes requêtes de l’institution, a déploré Joseph Gnonlonfoun.

Quelques recommandations

L’ampleur des dysfonctionnements constatés par le médiateur de la République lors du traitement des plaintes et réclamations des citoyens contre l’administration amène ce dernier à faire quelques recommandations. Il suggère la vulgarisation au plus tôt de la loi portant Code foncier et sa quinzaine de décrets d’application et la promotion des bonnes pratiques en matière de gestion foncière et domaniale au niveau des collectivités locales. «La vulgarisation de ce texte complexe et rébarbatif pour le commun des citoyens est une nécessité», insiste Joseph Gnonlonfoun. Aussi, recommande-t-il, la vulgarisation des critères d’éligibilité aux bourses d’entrée des nouveaux bacheliers dans les écoles professionnelles pour éviter des suspicions, l’instauration d’un mécanisme transparent de vérification du reversement par les employeurs des cotisations sociales des travailleurs affiliés à la CNSS et l’amélioration des délais de traitement des actes des agents dont la gestion de la carrière relève de leur ministère de tutelle souvent pénalisés à cause de la lenteur administrative.
Le médiateur de la République a saisi l’occasion de cette présentation pour préciser une fois encore la mission de son institution qui n’est pas une structure qui juge et qui condamne, mais un acteur qui aide, assiste et propose en équité des solutions pour aller plus loin dans le développement.

Actualités 13 mai 2015


Utilisation abusive des moyens roulants de l‘Etat : 7 véhicules épinglés sur les 50 contrôlés à Bohicon

Des équipes de la Direction générale du Matériel et de la Logistique (DGML) dont émane le Garage central administratif du ministère de l’Economie et des Finances, ont effectué un contrôle inopiné aux principaux carrefours d’accès et de sortie de la ville de Bohicon samedi et dimanche derniers. Sur 50 véhicules administratifs arrêtés, seuls 7 étaient en situation irrégulière.

Très tôt le samedi dernier et tard le lendemain dimanche, des équipes du Garage central administratif appuyées par des éléments de la Police nationale en poste au Commissariat central de Bohicon ont pris position sur des carrefours et axes routiers de Bohicon et environs pour le contrôle des véhicules administratifs en situation irrégulière donc roulant sans ordre de mission. Ainsi, la ville a été quadrillée sur ses quatre entrées et sorties. Il s’agit des carrefours Avogbana, Zakpo, Sodohomé, Dako et Adja-Sogon. L’objectif pour les différentes équipes est de traquer les fonctionnaires qui utilisent abusivement des véhicules du parc automobile de l’Etat en week-end et sans ordre de mission.
Ainsi, au total, 7 véhicules administratifs ont été interpellés sur les 50 contrôlés par les équipes du ministère de l’Economie et des Finances. Parmi ces véhicules, il y a un véhicule Pik-Up de la direction départementale Zou-Collines du ministère des Travaux publics immatriculée AF 5608 RB. Son conducteur était sans ordre de mission (OM). Pris au carrefour Dako, le véhicule a été purement et simplement conduit au Commissariat de Bohicon. Une autre voiture dont le numéro est AV 8314 RB appartenant à la Circonscription scolaire de Dogbo, a été aussi prise au carrefour Adja-Sogon pour défaut d’Ordre de mission. Pareil pour le véhicule N°AV 6306 RB de la Circonscription scolaire de Zagnanado qui était aussi en circulation sans ordre de mission. Le Pik-Up IPZ 9529 RB de l’Agence nationale de protection civile au ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes et le bus du ministère de la Jeunesse et des Sports et Loisirs, AD 8025 RB étaient aussi utilisés par des agents sans aucun ordre de mission.
Par rapport au nombre de véhicules arrêtés sur les 50 contrôlés, un constat se dégage. C’est que les usagers des véhicules administratifs prennent de plus en plus les précautions administratives nécessaires avant de prendre la route le week-end.
Pour les membres des équipes de contrôle, il faut qu’on en arrive un jour à zéro véhicule administratif pris pour défaut d’ordre de mission. Toutefois, avec les 7 sur 50 pris ce week-end, ils ont bon espoir que les choses vont s’améliorer un jour. Cette opération de contrôle du ministère en charge de l’Economie a été conduite par le directeur général du Matériel et de la Logistique (DGML), Alfred Sama assisté du directeur du Garage central, Thomas Akomedi.
A l’issue de l’opération le dimanche dernier, ils n’ont pas caché leurs sentiments par rapport au nombre relativement faible soit 7 sur 50 véhicules administratifs épinglés par leurs équipes à Bohicon. «C’est la preuve qu’avec le temps, la sensibilisation et les contrôles porteront leurs fruits sur l’usage abusif des moyens roulants de l’Etat». Toutefois, suggèrent-ils, il faut poursuivre dans ce sens afin que l’Etat parvienne effectivement à préserver son parc automobile.

Actualités 12 mai 2015


Audiences à la présidence de la République : Pascal Irénée Koupaki reçu par Boni Yayi

L’ancien Premier ministre, Pascal Irénée Koupaki était, vendredi 8 mai dernier, au cabinet du président de la République. Au menu des discussions, la situation politique nationale.

Les moments de turbulences qu’a connus la ville de Cotonou, ces derniers jours, étaient au cœur des échanges que le président de la République a eus avec l’ancien Premier ministre, Pascal Irénée Koupaki. «Je suis un ancien collaborateur du chef de l'Etat. Je suis venu lui faire part de mes sentiments sur ce que j'ai vu, ce que j'ai entendu. Donc ce tour d'horizon nous a permis de relever qu'il y a un progrès à faire en termes de démocratie apaisée, de comportement et de conscience », a confié ce dernier à sa sortie d’audience. Pascal Irénée Koupaki indique que sa visite s’inscrit dans le cadre des démarches qu’il a entreprises pour la décrispation de la situation politique nationale. «Personnellement, je n'ai jamais vu ça dans mon pays. Il faut panser les plaies, les cicatriser. Il faut prendre certainement de nouvelles options, et donc tracer de nouveaux sillons pour qu’on puisse planter des valeurs et semer davantage de tolérance », conclut-il.
Le président de la République s’est également entretenu avec Christian Adovèlandé, président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD). Les deux personnalités ont fait un tour d’horizon de la coopération entre le Bénin et l’institution financière régionale. Christian Adovèlandé indique avoir surtout fait le point des projets en instruction au sein de la Banque, notamment les dossiers d’assainissement et de pavage des villes de Bantè, Glazoué, Covè et Djidja.

Actualités 11 mai 2015


Supposé ralliement aux FCBE: Mohamed Affo Obo Tidjani de l’alliance ABT dément formellement

Le tout nouveau député élu dans la 14e circonscription électorale sur la liste Alliance pour un Bénin triomphant (ABT), Mohamed Affo Obo Tidjani a donné le samedi 9 mai dernier à Cotonou une conférence de presse. A l’occasion, il a apporté un démenti formel à son supposé ralliement à l’alliance Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) dans la perspective de l’élection du Bureau de l’Assemblée nationale pour le compte de la 7e législature.

Depuis quelques jours et suite à la proclamation des résultats provisoires par la Cour constitutionnelle des législatives du 26 avril dernier, une rumeur fait état de ce que Mohamed Affo Obo Tidjani aurait reçu la somme de 100 millions F CFA afin de rejoindre le camp présidentiel. De plus, sur les réseaux sociaux, il lui est reproché d’avoir signé une procuration en vue d’accorder son soutien aux Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) pour la formation du prochain bureau de l’Assemblée nationale. Samedi dernier devant micros et caméras, le député élu dans la 14e circonscription électorale lors des dernières législatives sur la liste ABT, a rejeté catégoriquement ces accusations qui, selon lui, sont totalement fausses.

Entouré à l’occasion, de plusieurs cadres de l’alliance ABT, dont entre autres l’ancien député Assan Seibou, l’avocat Raymond Dossa et le député réélu de Djougou Wallys Mamoudou Zoumarou, Mohamed Affo Obo Tidjani a rejeté d’emblée les accusations dont il est l’objet sur Internet et dans certains organes de presse. «Je tiens à dire haut et fort que cette rumeur est infondée sinon qu’elle est fondée sur la volonté malsaine de certaines personnalités politiques de jeter de l’opprobre et de discréditer auprès de l’opinion», a expliqué l’élu. «J’ai reçu et discuté avec des émissaires des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et bien d’autres partis politiques mais je n’ai pas rencontré le président Boni Yayi. Je reste fidèle à l’alliance ABT et à son président Abdoulaye Bio Tchané. Je repars bientôt sur le terrain pour de nouveaux combats», a lâché Mohamed Affo Obo Tidjani. Il a précisé qu’il n’a noué aucune alliance ni avec le chef de l’Etat, ni avec ses proches.
«Etant très attaché au principe de discipline de groupe et de démocratie interne, je me soumettrai en son temps à la décision de l’alliance ABT et son président, lorsque le moment sera venu de désigner les membres du prochain bureau de l’Assemblée nationale», a-t-il indiqué.

Politique 11 mai 2015


70e anniversaire de la seconde guerre mondiale: La communauté russe au Bénin célèbre l’événement

La communauté russe au Bénin a célébré hier, jeudi 7 mai, le 70e anniversaire de la seconde guerre mondiale. A cet effet, elle a organisé à Cotonou, une exposition de photos suivie d'une projection de film qui retrace les moments forts de cet évènement.

La commémoration des 70 ans de la seconde guerre mondiale n’est pas passée inaperçue au Bénin. Elle a été célébrée avec les étudiants de l’Ecole supérieure de Génie civil Verechaguine dans l’enceinte de ladite école à Cotonou. Cette initiative de la communauté russe vivant au Bénin vise à faire découvrir aux étudiants, ce qui s’est réellement passé au cours de cette guerre qui a duré de 1939 à 1945. L’URSS en est sortie victorieuse. D’entrée, c’est au professeur Gérard Aïssé Gbaguidi, directeur de l’établissement qu’est revenu l’honneur de se prononcer. Pour lui, les étudiants sont fiers du choix porté sur leur établissement pour accueillir cette célébration. C’est un événement d’envergure mondiale qui, selon lui, a laissé des séquelles et des souvenirs pour les pays et alliés engagés. Cette guerre a fait des millions de victimes.
Pour sa part, Margarita Itina, attachée de l’ambassade de la République fédérale de Russie au Bénin, représentant pour la circonstance son ambassadeur, a d’abord fait observer une minute de silence en la mémoire de toutes les victimes de la seconde guerre mondiale. Elle a ensuite fait un bref aperçu sur les temps forts de cet événement au cours duquel l’Allemagne nazie est sortie perdante et l’URSS victorieuse. Pour elle, aucune nation n’est gagnante au regard des nombreux désastres occasionnés. Elle a également souligné qu’il est difficile de retrouver en Russie des familles qui ne portent pas des séquelles de cette guerre malgré la victoire. Pour corroborer tout cela, Margarita Itina salue l’initiative de l’Organisation des Nations Unies qui a institué le 9 mai de chaque année, la Journée internationale de la réconciliation.
Après ces différentes allocutions, place fut donnée à la projection des images qui retracent les moments forts de la seconde guerre mondiale. Ces images montrent les scènes d’horreur qui ont eu lieu, l’état des différents champs de bataille, les victimes, les différents moyens utilisés pour ne citer que ceux-là. Bref, tout ce qui peut amener les participants à revivre cette guerre. Suite à cette projection, approchés, les étudiants tous émus n’ont pas manqué de dire toute leur satisfaction. Pour eux, cette initiative est à encourager et leur a permis de voir ce qui s’est passé et ce contrairement à ce qui leur est enseigné au collège. Ils souhaitent que l’initiative soit étendue aux autres universités de la place.

Société 08 mai 2015


Suite à la marche pacifique d'hier: Les FCBE se désolent des «souffrances inutilement imposées au peuple»

Des membres du gouvernement et des responsables des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), famille politique du chef de l’Etat ont réagi dans la soirée d’hier à Cotonou, aux manifestations organisées un peu plus tôt dans la journée par leurs adversaires politiques.

C’est le ministre d’Etat François Abiola et le coordonateur national de l’alliance FCBE, Eugène Azatassou qui ont conduit en personne les échanges lors de la rencontre organisée dans la soirée d’hier avec les médias. L’heure était à un appel au calme dans leur rang. Et avant la déclaration lue par le coordonnateur des FCBE, le ministre d’Etat en a particulièrement appelé à la responsabilité des acteurs politiques, lançant par ailleurs un appel au calme et à la tempérance. Ceci en présence de certains de ses collègues dont Barthélémy Kassa et Naomie Azaria.
La déclaration des FCBE dont lecture sera donnée par la suite par Eugène Azatassou mentionne que « le lundi 4 mai 2015, à partir d’une simple remise de convocation à un homme politique suite à une procédure judiciaire, une incitation de groupuscules au soulèvement a abouti à des actes de vandalisme et de troubles à l’ordre public. Ainsi, des embouteillages et des désagréments de tous genres ont été essuyés par nos compatriotes ». Après analyse de cette situation, l’Alliance «se désole pour toutes ces souffrances inutilement imposées» au peuple et «salue la clairvoyance et l’esprit de responsabilité élevé dont a fait montre le président de la République qui a retiré sa plainte pour éviter à notre pays davantage de souffrance ».

Rendre hommage...

Constatant qu’en dépit de «ce geste de paix et d’amour …, une certaine classe politique a encore organisé une marche dont l’objectif est la déstabilisation de notre pays et de ses institutions». L’alliance Forces cauris pour un Bénin émergent, a décidé de se prononcer pour «rendre hommage à nos compatriotes qui ont démontré une fois encore leur attachement à la République, à la démocratie et à la paix, féliciter nos forces de sécurité et de défense pour avoir fait preuve de professionnalisme et d’esprit de responsabilité, réaffirmer notre foi aux principes démocratiques qui régissent le régime politique dans notre pays depuis l’historique conférence nationale des forces vives de février 1990 et notre attachement à l’alternance politique par les urnes et réaffirmer notre soutien à la vision et aux actions de développement de notre leader charismatique, le docteur Boni Yayi». Elle a aussi appelé « la classe politique béninoise et la Société civile dans toutes leurs composantes à rechercher et à sauvegarder à tout prix la paix et la cohésion sociale qui ont toujours régné dans notre nation», tout en invitant les « populations à garder leur calme et leur sérénité».

Actualités 07 mai 2015


Les FCBE crient à la récupération politique avec déstabilisation du pouvoir

Au lendemain de la tentative d’arrestation du député Candide Azannaï, les déclarations des partis politiques se font de plus en plus persistantes. Les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) ont, dans celle présentée hier mardi 5 mai à Cotonou, par leurs responsables, regretté les embouteillages et autres désagréments que cette situation fait subir aux populations depuis plus de 48 heures.

Suite à la tentative d’arrestation du député Candide Azannaï pour outrage au chef de l’Etat, la journée du lundi 4 mai dernier a été très difficile pour la majorité des populations de la ville de Cotonou et ses environs. Ne pouvant rester insensibles face à ce qui s’est passé, les FCBE à travers la coordination du Littoral ont, par la voix du conseiller municipal de Cotonou, Jacques Hounkpè, assisté du coordonnateur national, Eugène Azatassou, fait une déclaration hier mardi 5 mai à leur siège à Cotonou.
Expliquant l’origine des souffrances auxquelles les populations de Cotonou et de ses environs ont été soumises, surtout le lundi 4 mai dernier, Jacques Hounkpè a indiqué qu’il s’agit en réalité d’une simple remise de convocation et non d’une tentative d’arrestation encore moins d’un enlèvement du député Candide Azannaï. Selon lui, «ce n’est qu’une affaire de justice qui a été dramatisée avec une récupération politique dans le but d’en faire un moyen de déstabilisation du pouvoir d’Etat.» Aussi, a-t-il qualifié de suspect le fait que tous les leaders politiques se soient rapidement retrouvés au domicile du mis en cause. Pour le coordonnateur FCBE du Littoral, ils auraient fait œuvre utile à la nation, s’ils avaient appelé les populations au calme.
Pour Jacques Hounkpè, « dans un régime démocratique comme le Bénin, le principe de la séparation des pouvoirs continue d’être respecté». Et c’est dans ce contexte, explique-t-il, que la justice a décidé d’écouter le citoyen Candide Azannaï. En réalité, poursuit-il, il ne devrait pas avoir opposition assortie de soulèvements.
Face à cette situation, la coordination FCBE du Littoral a appelé le peuple à la sérénité, au calme et à la vigilance afin que la paix légendaire reconnue au Bénin, continue de régner pour le renforcement de sa démocratie et de son développement harmonieux. Il a, par ailleurs, remercié le chef de l’Etat pour son esprit d’apaisement et d’écoute de son peuple.

Candide Azannaï n’était plus au Parquet

Après le communiqué du gouvernement lu par son secrétaire général, Alassani Tigri, qui visait à expliquer les tenants et aboutissants du dossier à l’opinion publique, il y a eu tard dans la nuit, l’intervention du Procureur général, Gilles Sodonon. Il a annoncé la suspension de l’examen de la plainte portée par le président de la République contre Candide Azannaï. Par conséquent, il a annulé sa convocation pour hier mardi 5 mai dans l’après-midi pour être écouté. La preuve, le député ne s’est plus présenté au tribunal. M.G

Actualités 06 mai 2015


Investiture des nouveaux députés: La balle dans le camp du doyen d’âge de la 7e législature

Après la proclamation des résultats des élections législatives du 26 avril dernier par la Cour constitutionnelle, sous réserve du contentieux électoral, les regards sont à présent tournés vers l’installation officielle des 83 nouveaux députés. Cette mission met au devant de la scène le doyen d’âge de cette législature qui doit jouer les premiers rôles jusqu’à la formation du bureau de l’Assemblée nationale, 7e législature.

Le mandat des députés de la sixième législature s’achève le 15 mai prochain. Il sera éteint définitivement pour céder la place à la septième législature dont les 83 députés membres sont connus depuis le dimanche 3 mai dernier avec les résultats des élections législatives du 26 avril dernier proclamés par la Cour constitutionnnelle. Et ceci sous réserve du contentieux électoral.

Rôle dévolu à la doyenne d'âge

La sixième législature conjuguée au passé, les regards sont maintenant tournés vers l’installation des députés de la septième législature. Celle-ci doit être effective le 16 mai prochain pour ne pas plonger l’institution parlementaire dans un vide juridique. Vu que le 16 mai prochain tombe sur un samedi, un jour non ouvrable, d’aucuns se demandent si cette date sera retenue pour la tenue de cette première plénière des nouveaux députés consacrant leur investiture. En cette matière, l’administration parlementaire est suspendue aux lèvres du doyen d’âge. C'est-à-dire le plus âgé des députés de la septième législature. C’est en effet à ce dernier assisté des deux plus jeunes députés que l’article 6 et suivants du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, a dévolu cette mission. C’est au bureau d’âge que la loi a confié la gestion des premiers rôles de cette nouvelle législature. Le choix de la date de cette plénière solennelle incombe au doyen d’âge qui pourrait être encore Rosine Vieyra Soglo âgée aujourd’hui de 81 ans.
Depuis la troisième législature (1999) jusqu’à la sixième législature du renouveau démocratique(2011), c’est celle que tout le monde appelle affectueusement "Maman" qui a toujours joué ce rôle parce que plus âgée que ses autres collègues. C’est en cette qualité que la dame de fer du parti La Renaissance du Bénin (RB) a présidé l’élection du bureau des quatre dernières législatures. Réélue député pour la sixième fois consécutive depuis 1995, Rosine Vieyra Soglo a toutes les chances d’être encore le plus âgé de la septième législature.
A cet effet, apprend-on de sources proches du Parlement, les dispositions administratives ont été déjà prises pour déterminer le doyen d’âge de la prochaine législature. C’est ainsi que l’administration parlementaire a écrit à la Commission électorale nationale autonome (CENA) lui demandant de mettre à sa disposition les âges des 83 nouveaux députés déclarés élus par la Cour constitutionnelle sous réserve du contentieux électoral. Elle attend toujours la réponse de l’institution qui a eu la gestion des élections législatives du 26 avril dernier.

Date du 16 mai retenue ?

L’administration parlementaire, une fois en possession des âges des députés, pourra former le bureau d’âge en tenant compte du plus âgé et des deux plus jeunes qui joueront le rôle de secrétaire. Ce n’est qu’après cette étape qu’elle se déplacera vers le doyen d’âge pour retenir la date de l’installation des députés de la septième législature. Selon des sources, l’administration parlementaire a retenu le samedi 16 mai prochain pour la continuité de l’Assemblée nationale vu que le mandat de la sixième mandature expire le vendredi 15 mai prochain à minuit. Il reste à savoir si cette date sera agréée par le doyen d’âge.
Les regards sont donc tournés vers la CENA et l’administration parlementaire pour la détermination des trois députés devant composer le bureau d’âge de la septième législature.
Il faut souligner que le bureau d’âge a une mission essentielle, celle de diriger l’élection du bureau de la nouvelle législature. L’article 7 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale précise d’ailleurs en cette matière qu’«à l’exception des questions urgentes d’intérêt immédiat et de celles relatives à l’élection du bureau, aux vacances, à l’admission et à l’invalidation des députés, aucun débat ne peut avoir lieu sous la présidence du doyen d’âge». Une autre attribution du doyen d’âge est qu’à l’ouverture de la première séance de la législature, il notifie à l’Assemblée nationale la communication des noms des personnes élues qui lui a été faite par l’autorité compétente. Il en ordonne l’affichage immédiat et la publication à la suite du compte rendu intégral de séance.

Actualités 06 mai 2015


Affrontement entre populations de Baréi et de Dangoussar à Djougou: Deux morts, des blessés graves et des maisons incendiées

Suite au blocage des opérations de vote du dimanche 26 avril dernier à Dangoussar dans la commune de Djougou par des populations réclamant l’électrification de leur localité, celles de Baréi, à 5km, sont allées sonner la vendetta. Pour une révolte d’humeur, hier lundi 27 avril, le bilan est bien lourd : deux morts, plusieurs blessés et des maisons détruites et incendiées.

Deux morts et plusieurs blessés graves et des maisons détruites et incendiées dans le village de Dangoussar. Le bilan de l’affrontement entre les populations de l’arrondissement de Barei et celles du village de Dangoussar, hier lundi, dans la commune de Djougou, est bien lourd. Pour une révolte d’humeur c’était l’apocalypse dans le petit village de Dangoussar victime de la vendetta des populations de Baréi, arrondissement qui l’abrite. Ces dernières qui n’ont pas accepté que le vote ait été perturbé dimanche dernier par des manifestants réclamant l’électrification de leur localité. Ce mouvement de protestation avait contraint la gendarmerie, les sages et notables du village de Dangoussar à négocier le déroulement des opérations de vote bloquées tôt le matin dimanche dernier. Bien que le scrutin ait commencé au-delà de douze heures, cette marche aurait empêché certains électeurs de Baréi dont les noms figurent sur les listes du centre de vote de Dangoussar, d’accomplir leur devoir civique. Et c’est le motif qui justifie l’expédition punitive organisée sur le village de Dangoussar. Ainsi tôt le matin, selon les témoignages recueillis sur place, certains habitants de Baréi auraient fait leur incursion dans le village de Dangoussar et passé à tabac ses habitants.
Baboukari Djibril, charpentier, sexagénaire à Dangoussar, a été tué à coups de machette. Un jeune homme de Baréi qui a reçu en pleine poitrine une balle de fusil artisanal, a succombé à l’hôpital de l’Ordre de Malte de Djougou. Par ailleurs un autre blessé du côté de Dangoussar, dans un état critique après avoir reçu un coup de machette, est sous soins intensifs toujours, dans cet hôpital.
Le corps du vieil homme tué a été dans la journée remis à sa famille sur instruction du procureur du Tribunal de Djougou, après un examen clinique effectué par Raïmi Yérima, infirmier chef du poste de Barei.
En dépit de la présence des Forces de l’ordre et de sécurité publique alertées par le délégué du village de Dangoussar, le pire n’a pas été évité.
Si la situation a été quelques heures plus tard sous contrôle, il faut noter que les affrontements ont repris de plus belle avec une chasse à l’homme dans le village de Dangoussar. Les habitants ont dû fuir vers le village d’Anoum, à 7 km de leur village pour éviter cette vague de violences qui a ensanglanté la localité. Le village a été déserté par les populations autochtones mais assiégé par les habitants de Baréi. Des instructions ont été données aux élèves du Collège d’enseignement général de Baréi provenant de Dangoussar, d’arrêter pour le moment les cours.

Société 28 avr. 2015


14è circonscription électorale: Le mano à mano ‘’ABT’’ et ‘’FCBE-Amana’’

A quelques heures de la fin de la campagne électorale, les différentes listes aux législatives du 26 avril prochain se neutralisent à travers leurs assauts répétés sur les électeurs. Dans la 14ème circonscription électorale, fief naturel du leader de l’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT), le duel se corse entre les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) en alliance avec Amana.

Dans les arrondissements de Badjoudè, Tchalinga, Ouaké, Komdè et Sèmèrè, Abdoulaye Bio Tchané s’est fait, sans être candidat aux législatives, le porte-voix de l’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT), multipliant ses apparitions dans les meetings et autres rencontres à huis clos. A Ouaké, commune dont il est natif, le probable candidat à la présidentielle de 2016 est allé à la rencontre des potentiels électeurs des candidats de son alliance aux législatives du 26 avril prochain. Galvanisant sa troupe et rassurant d’un ton tempéré les populations. Il entame son discours avec ce même plaidoyer pour la préservation de la paix et cette volonté à contribuer au mieux-être des Béninois en proposant au peuple des élus capables de légiférer des lois à leur profit. Bis répétita à Bassila et à Copargo avec les têtes de liste Ahmed Affo Owobo et Assane Séibou où il s’est donné du plaisir à apprendre aux populations le nouveau slogan de l’alliance. Une géniale trouvaille, dit-il, des membres et autres sympathisants de l’alliance.

Une belle offensive que redoute bien l’alliance rivale constituée des FCBE et du parti Amana, l’aile dissidente de l’ex-regroupement G13 aujourd’hui dispersé en plusieurs forces dont l’Alliance Soleil aussi engagée sérieusement dans la 14è circonscription.
Pour Malawé Mama Moumoun, 2ème adjoint au maire de Ouaké, aujourd’hui membre du parti Amana, l’adversaire qui semble ébranler le plus la quiétude de l’alliance FCBE-Amana a pour nom ‘’ABT’’. Si naturellement Ouaké reste la région natale du leader de l’Alliance pour un Bénin triomphant, il n’en demeure pas moins qu’elle est constituée également d’anciens membres de l’alliance G13 qui l’aident à ratisser large au sein de l’électorat de la commune de Ouaké.

En dépit du fait que l’alliance FCBE-Amana rehausse les chances de succès pour les candidats en lice sur cette liste, Ouaké reste selon le 2ème adjoint au maire de la commune « le pays natal du premier adversaire de FCBE-Amana qui est ABT ». Et fort de cela, la bataille ne sera pas aussi facile qu’on le pense, avoue-t-il. « La conquête du terrain reste une lutte très serrée et chaque formation développe sa stratégie pour avoir le dessus ». Mais à voir les actions développées par son alliance sur le terrain et la stratégie du porte-à-porte mise en branle il estime que la victoire choisira leur camp.

Politique 23 avr. 2015


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