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Nouvelles

Restitution de 26 œuvres des trésors royaux d’Abomey : le parcours à Paris retracé   
La Semaine culturelle béninoise organisée en prélude à la restitution de 26 œuvres des trésors royaux d’Abomey a été l’occasion pour le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, de présenter les différentes étapes de la dynamique en cours.
Le ministre béninois des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, a saisi de la Semaine culturelle béninoise à Paris pour passer en revue le parcours ayant conduit à la restitution de 26 œuvres des trésors royaux d’Abomey. Face au président Emmanuel Macron et à son auditoire, ce mercredi 27 octobre, au Musée du Quai Branly-Jacques Chirac, il s’est dit fier tout comme le peuple béninois de l’aboutissement du processus de restitution des œuvres. « Le Bénin est heureux de marquer l’histoire aux côtés de la France qui a bien voulu faire droit à sa demande de restitution signée le 26 août 2016 à Cotonou», a déclaré Aurélien Agbénonci. Il précise que le 26 août 2016, sur instruction du président Patrice Talon, le Bénin avait adressé au gouvernement français une demande officielle de restitution des biens culturels, qui a essuyé une fin de non-recevoir. « Nul ne pouvait prédire l’aboutissement heureux de cette démarche, tant les obstacles étaient nombreux, comme l’attestait la fin de non-recevoir qui a été opposée à cette demande par le gouvernement français en décembre 2016 », explique l’émissaire de Patrice Talon.
L’élection de Macron, le déclic
Il aura fallu l’élection du président Emmanuel Macron et une persévérance de la partie béninoise pour voir bouger les lignes, notamment avec le discours prononcé à l’Université Ki-Zerbo de Ouagadougou, le 28 novembre 2017, par le chef d’Etat français, suivi de la mise sur pied par ses soins, d’une mission de réflexion sur la restitution du patrimoine africain, conduite par Felwine  culturel Sarr et Bénédicte Savoy. Sur la base du rapport transmis par les experts le 23 novembre 2018, la décision historique de la restitution aux autorités béninoises des 26 œuvres des trésors royaux d’Abomey conservées au musée du Quai Branly-Jacques Chirac, a été prise. Depuis lors, les diligences nécessaires à la restitution effective de ces biens par la France et à leur accueil dans de bonnes conditions au Bénin sont accomplies de part et d’autres.
Les prochaines étapes
L’une des prochaines étapes sera la signature relative au transfert de propriété des 26 œuvres en présence des présidents Patrice Talon et Emmanuel Macron, avant le départ des œuvres pour le Bénin. Il s’agira également de l’élaboration par les autorités compétentes des deux pays de répertoire leur permettant d’assurer l’identification, la description, la provenance et l’histoire de l’ensemble des pièces et objets culturels d’origine béninoise, conservés au sein des institutions muséales françaises. La circulation des œuvres culturelles entre les deux pays sous la forme de prêt et d’exposition conjointe figure également dans cet agenda.
Mais en prélude à cette phase ultime du retour des 26 œuvres, qui est imminente, le gouvernement béninois a investi depuis 2016, plus d’un milliard d’euros pour la rénovation et la construction d’infrastructures muséales, culturelles et touristiques, répondant aux normes et standards internationaux. Selon le président Patrice Talon dans un discours prononcé au siège de l’Unesco, le 1er juin 2018, «la restitution, le prêt et la circulation des biens culturels sont désormais pour le Bénin, un facteur de lutte contre la pauvreté, un facteur de création d’emplois et de richesse, un outil de développement socio-économique ». Au titre donc des investissements conséquents en vue de cette restitution, le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci a relevé la rénovation du Fort Portugais de Ouidah qui accueillera en exposition temporaire, les 26 œuvres restituées dès leur retour au Bénin. Aussi, quatre chantiers de construction de nouveaux musées sont lancés à savoir, le musée international de la mémoire et de l’esclavage à Ouidah, celui de l’épopée des amazones et des rois du Dahomey, destination finale des 26 œuvres restituées, le musée du Vaudou à Porto-Novo et le musée des arts contemporains à Cotonou. Parallèlement, d’importants investissements sont consentis pour le renforcement des capacités des professionnels du patrimoine au Bénin afin de garantir la bonne conservation des œuvres restituées et au-delà, de l’ensemble du patrimoine culturel béninois qui fait actuellement l’objet d’un inventaire intégral. Le Bénin s’est également doté le 14 octobre dernier d’une nouvelle loi portant protection du patrimoine culturel qui actualise et enrichit le cadre juridique de protection et de valorisation des biens culturels sur toute l’étendue du territoire national. Aussi, un décret sera pris pour intégrer immédiatement les œuvres restituées dans le patrimoine national. « Au total, par son approche cohérente et pragmatique, le Bénin a laissé peu de doute sur les fondements et les objectifs de sa demande de restitution. Loin de s’inscrire dans une logique revendicatrice frontale, le Bénin a plutôt fait de la restitution des œuvres culturelles, un enjeu de développement mais aussi de renforcement de son partenariat culturel avec la France », fait observer Aurélien Agbénonci.
Actualités 28 oct. 2021


Bonne gestion des 26 trésors royaux : 60 médiateurs culturels formés à Abomey, Ouidah et Porto-Novo   
Une première vague de formations au profit de 60 médiateurs culturels initiée par le gouvernement dans le cadre de la préparation des ressources humaines en prélude à la restitution des biens culturels par la France s’est achevée, vendredi 22 octobre dernier. La cérémonie officielle de clôture a eu lieu à l’Ecole du patrimoine africain (Epa) à Porto-Novo.
Le Bénin met actuellement les petits plats dans les grands pour bien accueillir et gérer ses biens culturels en instance de restitution par la France. C’est dans cette optique que le gouvernement a organisé une première vague de formations en faveur des médiateurs culturels. Ils sont au total 60 professionnels béninois en médiation culturelle à avoir renforcé leurs capacités du 13 septembre au 22 octobre dernier, à Abomey, Ouidah et Porto-Novo, à raison de 20 spécialistes par site. La formation a été assurée avec l’appui financier de la France à travers le Fonds de solidarité pour les projets innovants (Fspi) et l’Ecole du patrimoine africain (Epa).
Le directeur de cabinet du ministre en charge de la Culture, Eric Totah, clôturant officiellement les travaux, a dit toute la satisfaction du ministère pour cette session de formation. Car, cela permettra de disposer d’un vivier de professionnels capables de prendre en charge la médiation culturelle sur les différents sites patrimoniaux. «Le gouvernement voudrait désormais compter sur vous (participants, ndlr). Vous avez été choisis parmi tant d’autres pour bénéficier de cette formation qui ne fait que commencer. Tâchez donc de jouer votre partition en conjuguant professionnalisme, rigueur et disponibilité »,  a indiqué le directeur de cabinet du ministre en charge de la Culture. Le représentant du ministre a remercié l’ambassadeur de France près le Bénin, Marc Vizy, pour son dynamisme et la qualité de son leadership qui a permis le financement rapide de cette formation.
Il rappelle que la culture et le tourisme constituent un levier majeur du développement du Bénin auquel le gouvernement accorde une grande priorité. C’est dans ce cadre, précise-t-il, que le président Patrice Talon a lancé une vaste campagne d’identification et de mise en valeur du patrimoine culturel national. Cette vision a conduit à la formulation en août 2016, de la demande de restitution des biens culturels béninois se retrouvant illicitement sur le sol français. Il loue l’accueil favorable réservé à la demande par le président français Emmanuel Macron en permettant la restitution en cours de 26 œuvres du trésor royal de Béhanzin. Ce processus s’accompagne du projet d’aménagement d’importantes infrastructures muséales et patrimoniales avec le soutien de la France, informe le directeur de cabinet du ministre en charge de la Culture.
Le dynamisme du directeur de l’Epa, Franck Ogou, a été aussi salué par les uns et les autres. Surtout pour le rôle important que ce dernier a joué dans la mise en œuvre de ce programme. Toutes choses qui viennent rehausser la notoriété, la richesse et la qualité des programmes de cette école de référence au Bénin.
Actualités 27 oct. 2021


Cop 26 : Les négociateurs sous pressions
L'Organisation météorologique mondiale a dévoilé le 25 octobre 2021 un rapport catastrophique concernant le réchauffement climatique. C’est un message fort pour la Cop 26 qui s’ouvre dans quelques jours. La Cop 26 sera confrontée à la réalité des bouleversements climatiques. Les négociateurs devront en tenir compte avec l’avalanche de rapports qui dévoilent des signaux rouges. C’est le cas de celui publié ce lundi 25 octobre par l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Une fois encore, la quantité de gaz à effet de serre qui piège la chaleur dans l’atmosphère a atteint un sommet l’an dernier et le taux d’augmentation annuel a dépassé la moyenne de la période 2011-2020. La tendance s’est poursuivie en 2021. En effet, le forçage radiatif causé par les gaz à effet de serre persistants, qui réchauffe le système climatique, s’est accru de 47% entre 1990 et 2020. Le CO2 y a contribué à hauteur de 80% environ. La concentration de dioxyde de carbone (CO2), le plus important gaz à effet de serre, s’est établie à 149% du niveau préindustriel. Le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O) se situaient respectivement à 262% et à 123% des niveaux de 1750, quand les activités humaines ont commencé à perturber l’équilibre naturel de la Terre. « Le Bulletin sur les gaz à effet de serre adresse un message scientifique fort aux négociateurs de la Cop 26 sur le climat », a déclaré le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas. La quantité de CO2 dans l’atmosphère a franchi la barre de 400 parties par million en 2015. À peine cinq ans plus tard, nous dépassions 410 ppm. Il ne s’agit pas juste d’une formule chimique et de chiffres sur un graphique. Cela a des répercussions massives sur notre vie quotidienne et notre bien-être, sur l’état de la planète et sur l’avenir de nos enfants et petits-enfants. Environnement 26 oct. 2021


Assemblée nationale : l’administration territoriale désormais réformée
L’Assemblée nationale a approuvé, jeudi 21 octobre dernier, à l’unanimité des députés présents et représentés, la loi n°2021-14 portant Code de l’administration territoriale. Ce texte vient sonner le glas des tares de gouvernance et autres qui minent le développement des communes. Composée de 566 articles regroupés en neuf titres, la loi n°2021-14 portant Code de l’administration territoriale adoptée, jeudi 21 octobre dernier, par les députés, vise à réformer la gestion des collectivités locales. Cela, sur le fondement d’un certain nombre de principes tels que le renforcement de la séparation des fonctions politique et technique pour améliorer la reddition de comptes et lutter plus efficacement contre l’impunité ; la mise en place d’un dispositif opérationnel de relais des services publics entre les niveaux central, communal et infra-communal ; l’amélioration des mécanismes de financement des investissements communaux et la création de synergie d’actions entre la commune et les arrondissements. Le texte examiné et adopté rassemble en un code les dispositions de six lois relatives à la décentralisation actuellement en vigueur au Bénin en veillant à supprimer les contradictions et redondances et en intégrant les dispositions du projet de loi portant régime financier des collectivités locales en étude à l’Assemblée nationale. Plus précisément, il aborde l’organisation de l’administration territoriale ; l’organisation et le fonctionnement des départements ; la compétence, l’organisation et le fonctionnement des collectivités territoriales ; l’organisation et le fonctionnement des communes, la gestion du patrimoine des communes, la tutelle administrative des communes et des établissements publics de coopération inter-communale, les dispositions diverses et transitoires et finales. Lors du débat général qui a précédé l’examen et le vote du projet de loi, les députés qui sont intervenus ont trouvé ces motivations en phase avec les options faites en 1990. Lesquelles motivations, selon eux, n’enlèvent aucune compétence aux communes. Ainsi, au sens du Code, le maire, première autorité politique et administrative de la commune, n’est plus ordonnateur du budget communal. Il n’a plus sous sa direction l’administration de la commune. Bonne gouvernance locale Ces fonctions relèvent désormais des attributions du secrétaire exécutif qui procède d’une mutation de la fonction de secrétaire général de la mairie. Cette nouvelle fonction de secrétaire exécutif de la mairie est déclinée dans les arrondissements en secrétaire administratif d’arrondissement avec des profils clairement définis. La réforme prévoit par ailleurs la création d’un nouvel organe de supervision qu’est le conseil de supervision procédant du souci d’efficacité et de bonne gouvernance. Le ministre en charge de la Décentralisation, Raphaël Akotègnon, représentant le gouvernement, a expliqué toute la justesse de la réforme initiée par le gouvernement et visant la bonne gestion des collectivités locales, le développement accéléré à la base, la dépolitisation de l’administration locale sans remettre en cause les options fondamentales de la Constitution béninoise. Selon lui, cette réforme fait suite au diagnostic qui a été fait après près de vingt années d’expérimentation de la décentralisation. La réforme promeut la mise à la disposition des communes des ressources humaines de qualité et le transfert des moyens financiers. « Le maire devient pratiquement le surveillant du secrétaire exécutif qui est un salarié de la mairie, qui doit rendre compte à tout moment et qui est aussi révocable pour insuffisance de résultat », précise le ministre Raphaël Akotègnon. Le gouvernement, à travers ce modèle de gestion, a juste voulu mettre fin à certaines mauvaises pratiques dans les mairies à savoir notamment les copinages dans la passation des marchés publics, les recrutements par népotisme, par complaisance et parfois même sous pression politique, a conclu le ministre en charge de la Décentralisation. Actualités 25 oct. 2021


Protection de la femme au Bénin : Retour sur les réformes opérées
La marginalisation dont faisait l’objet la gent féminine n’a plus droit de cité en République du Bénin. Son image est désormais  restaurée grâce aux nombreuses réformes opérées ces derniers jours. Après la mise en place de l’Institut national de la femme, plusieurs autres réformes ont été opérées ces derniers jours afin de redonner à la gent féminine la place qui lui revient dans la société. Ces réformes ont permis la prise de plusieurs textes de lois. Il s’agit, certes de lois révolutionnaires mais destinées uniquement à améliorer les pratiques sociétales, surtout à l’égard de la femme. Il est normal que ces lois soulèvent des passions et des incompréhensions de la part des conservateurs mais il est indiqué d’aller au-delà des humeurs pour faire comprendre le bien-fondé de ces réformes qui ne visent nullement à déstructurer la société béninoise. Bien au contraire, elles tendent à consolider les bases en tenant compte des évolutions sociétales observées. En premier lieu, le parlement a procédé au vote de la loi modifiant et complétant la loi n° 2003-04 du mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction. Ainsi, la santé sexuelle et reproductive est un levier social de première importance à prendre en compte pour la réduction de la mortalité maternelle et infantile. Au regard des données récentes sur le sujet, il s’est avéré important de procéder à une révision du dispositif législatif actuellement en vigueur. En effet, les enquêtes démographiques et de santé révèlent qu’il s’observe de plus en plus une précocité des rapports sexuels chez les jeunes femmes. Entre 2017 et 2018, la proportion des  femmes ayant eu leurs premiers rapports sexuels avant l’âge de 18 ans est de 59 %. Une telle situation, associée à l’absence ou à l’irrégularité de l’utilisation des méthodes contraceptives expliquent les grossesses précoces et non désirées qui conduisent souvent à des avortements clandestins, la plupart du temps dans des conditions sanitaires inadéquates et non sécurisées. Ces pratiques font que les adolescentes représentent 20 % des décès maternels enregistrés dans notre pays. Pour remédier à cette situation déplorable, la nouvelle loi modifiant la loi n°2003-04 du 3 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction est plus explicite en ce qui concerne l’interruption volontaire de grossesse. Elle prévoit les cas exceptionnels dans lesquels l’avortement peut être autorisé et les conditions requises pour les interventions y relatives, afin de réduire substantiellement les risques de décès. La responsabilité du médecin pratiquant est également encadrée et un agrément sera requis pour les formations sanitaires susceptibles d’intervenir à cette fin. Ainsi, après le vote et la promulgation de ce texte, l’Interruption volontaire de grossesse sera autorisée sur prescription médicale ou à la demande de la femme, dans les conditions prévues par la loi. Ceci ne pourra, par exemple, jamais intervenir après la douzième semaine d’aménorrhée. Toutefois, lorsque la femme enceinte est âgée de moins de 18 ans, l’interruption volontaire de grossesse ne peut être pratiquée que sur autorisation de ses parents ou de son tuteur. Par ailleurs, aux termes du projet de loi, en cas de choix d’une méthode contraceptive irréversible, les époux se doivent des informations préalables. Renforcer la protection de la femme La modification de la loi 2002-07 du 24 août 2004 portant Code des personnes et de la famille en République du Bénin entre dans le cadre de la volonté du gouvernement d’assurer une plus grande protection de la femme au Bénin. Elle vise notamment à mettre en  conformité le droit positif béninois avec la Constitution ainsi qu’avec les engagements internationaux pris en matière de promotion de l’égalité entre l’homme et la femme. Elle vise aussi à favoriser une évolution du code par la suppression de toutes formes de discriminations basées sur le genre. Il s’agira de renforcer l’égalité entre les hommes et les femmes dans l’exercice de l’autorité parentale, de réduire l’hégémonie de l’homme en matière de transmission de nom de famille, des fiançailles et du mariage, de clarifier le régime juridique de ces fiançailles ainsi que les effets du divorce et du remariage. Concernant le vote de la loi portant répression des infractions commises à raison du sexe, il est souligné qu’elle délimite le champ et les caractéristiques de certaines infractions et organise leur meilleure répression au Bénin. Ainsi, le harcèlement, le viol, les mutilations génitales féminines, le mariage précoce et le mariage forcé sont visés. Pour rappel, cette loi vise à renforcer l’arsenal juridique destiné à promouvoir et protéger la femme contre les violences à raison de son sexe. Elle se justifie par la persistance, voire la prolifération de situations de violences physiques et morales intolérables. Le nouveau texte de loi prévoit donc des réponses juridiques et judiciaires appropriées. Il définit les mécanismes de prévention, de détection et de répression des infractions visées. Ces réformes visent particulièrement l’introduction dans ces textes de dispositions favorables à l’écoute judiciaire des victimes, à leur prise en charge et leur protection.  Elles instaurent, par ailleurs, la mise en place d’un fichier national des personnes condamnées pour des infractions commises à raison du sexe. Ces nouvelles dispositions sont également destinées, en vue de répression efficace, à rendre ces infractions passibles de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme et à y créer une chambre de jugement desdites infractions. Société 25 oct. 2021


En visite sur le continent cette semaine : la vision de Erdogan pour l’Afrique
A deux mois du sommet Afrique-Turquie, le président turc a posé ses valises depuis le 17 octobre 2021 sur le continent. De l’Angola au Nigeria, Recep Tayyip Erdogan confesse sa foi en l’avenir de l’Afrique et promet « un partenariat gagnant-gagnant ». Vis-à-vis de l’Afrique, sa foi est inébranlable : «le rôle du continent sera déterminant au 21e siècle ». Au nom de cette conviction, Recep Tayyip Erdogan a repris son bâton de pèlerin pour faire bouger les lignes avec l’Afrique, sur le principe, dit-il, d’un partenariat stratégique et gagnant-gagnant. « Nous ne sommes pas de ceux qui cherchent à poursuivre leur ancien ordre colonial par des nouvelles voies et méthodes. Nous souhaitons réussir et marcher ensemble avec nos frères et sœurs africains », a martelé le président turc, à l’aéroport d’Atatürk avant de commencer sa tournée qui l’a conduit en Angola, au Togo et au Nigeria. En effet, la Turquie travaille à être un partenaire stratégique de l’Afrique, avec son large réseau diplomatique. Depuis 2003, le volume des échanges entre la Turquie et l’Afrique a quintuplé, passant de 5 à 25 milliards de dollars. Les investissements turcs sur le continent ont aussi explosé. Quasi inexistants en 2003, les investissements montent maintenant à 6,5 milliards de dollars. Ankara est présente sur le continent avec une quarantaine d’ambassades et accueille de plus en plus de représentations diplomatiques de pays africains. Sa politique ascendante est illustrée aussi par l'implantation de mosquées, le développement d’œuvres caritatives et ses écoles. « Les activités de nos institutions comme les écoles de la Fondation Maarif, les centres culturels Yunus Emre, le Croissant-Rouge turc, Ytb et Tika consolident nos ponts de cœur avec nos frères et sœurs africains », a-t-il précisé. Après l’Est et la Corne de l’Afrique, Recep Tayyip Erdogan jette son dévolu sur l'Afrique de l'Ouest, où il visite le Nigeria et le Togo, après l’Angola en Afrique australe. À travers sa tournée, Recep Tayyip Erdogan semble préparer le terrain pour deux grands rendez-vous. En effet, le 3e forum d’affaires Turquie-Afrique aura lieu les 21 et 22 octobre 2021 et réunira 54 pays. Ensuite, ce sera le 3e sommet de partenariat Turquie-Afrique les 17 et 18 décembre à Istanbul, avec une quarantaine de chefs d'État africains. Des traits complémentaires En Angola, le président turc a discuté des relations économiques et commerciales entre les deux pays. Il a surtout salué la volonté dont les autorités font preuve pour porter les relations turco-angolaises au niveau désiré, dans tous les domaines. Cependant, il a mis un accent sur le commerce et l’investissement. « Nous avons confirmé que la Turquie et l’Angola avaient des traits complémentaires et nous avons constaté que nous avions des opportunités de coopération dans de nombreux domaines. Je crois que les décisions que nous avons prises avec M. le président avanceront davantage l’amitié entre nos pays », a-t-il laissé entendre en Angola. De son côté, la Première Dame Emine Erdogan a participé à un événement organisé par l'Agence turque de coopération et de coordination (Tika) dans la capitale angolaise Luanda dans le cadre du projet de soutien au centre de formation professionnelle des femmes de Rangel. Pour elle, le développement n’est possible qu’avec la participation des femmes à la vie sociale et économique. Ce sera, dit-elle, les femmes qui forgeront l’avenir de l’Afrique. Après l’Angola, Recep Tayyip Erdogan a posé ses valises à Lomé. Ankara et Lomé ont passé en revue leur partenariat ainsi que les perspectives de coopération. Au cœur des échanges, il y a la lutte contre les menaces sécuritaires en Afrique et la gestion de la pandémie du coronavirus. Plusieurs accords devraient être signés dans les secteurs du commerce, de l’agriculture, de l’industrie et de la défense. « Ces derniers temps, il y a eu un renforcement important de la coopération entre la Turquie et le Togo. Sur le plan économique, nous avions signé plusieurs accords. Nous sommes en train de diversifier les accords commerciaux avec certains de nos partenaires traditionnels et la venue du président turc doit permettre de faciliter les flux d'investissements de la Turquie vers le Togo », a souligné Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères. L’étape de Lomé a été marquée par la présence de deux autres chefs d’État d’Afrique. Il s’agit notamment de ceux du Libéria, George Weah, et du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Après Lomé, la dernière escale, tout aussi importante, est le Nigeria. Actualités 20 oct. 2021


Impôts et développement à la base : Ebauche de réformes sur la fiscalité locale
Le colloque scientifique international sur les impôts et le développement local qui s’est déroulé, les 14 et 15 octobre derniers à Cotonou, a exploré des pistes d’amélioration de la fiscalité locale au profit des collectivités territoriales. Si des avancées et des bonnes pratiques sont à mettre à l’actif de la décentralisation au Bénin, les communes éprouvent des difficultés à mobiliser des ressources notamment fiscales. Les impôts locaux collectés font moins de 30 % des recettes des collectivités territoriales. De fait, les communes dépendent encore fortement des transferts de ressources de l’Etat pour couvrir leurs charges et réaliser leurs investissements, malgré la reconnaissance d’une certaine autonomie et du pouvoir de décision prévus par les textes. Prégnante après deux décennies de décentralisation au Bénin, cette problématique de la fiscalité locale était au cœur d’un colloque scientifique international, tenu les 14 et 15 octobre derniers à Cotonou sur le thème « Impôts locaux et développement local ». Fruit de la coopération entre la Direction générale des Impôts (Dgi) et le Centre d’études et de recherches sur l’administration et les finances (Ceraf) de l’université d’Abomey-Calavi, le colloque a servi de cadre de réflexions entre praticiens et théoriciens sur les stratégies à mettre en place, les réformes nécessaires à opérer sur la fiscalité locale. Il est question de réduire l’écart entre le potentiel fiscal et les recettes mobilisées par les collectivités territoriales afin d’amorcer le développement local, indique le professeur Nicaise Mèdé, directeur du Ceraf. La rencontre a mobilisé quelque 200 participants dont des administrateurs des impôts, du trésor, des finances, des avocats, des économistes, des experts-comptables, des diplomates, ainsi que des universitaires. Ils proviennent de huit pays : Bénin, Togo, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Sénégal, République démocratique du Congo, France, Belgique et Suisse. Vingt-trois communications scientifiques ont meublé les travaux qui se sont déroulés en présentiel et en visioconférence, précise le professeur Magloire Lanha, rapporteur général du colloque. Elles sont regroupées en quatre panels intitulés : état des lieux de la fiscalité locale au Bénin, les défis de mobilisation des recettes fiscales locales, les outils d’administration de l’impôt au niveau local et la gouvernance fiscale au niveau local. Difficultés et solutions Insuffisance d’évaluation des normes fiscales, multiplicité des régimes d’imposition ainsi que des taxes locales pouvant être synthétisées, retard ou défaut dans l’édition et l’émission des avis d’imposition, non-respect des protocoles d’accord ou conventions entre les communes et la Dgi, subjectivité dans l’évaluation de la valeur locative des propriétés foncières, insuffisance des ressources humaines dédiées à la tâche…Ce sont autant de problèmes identifiés par les acteurs comme freins à la mobilisation des ressources fiscales par les communes. Pour y remédier, les communicateurs insistent sur la définition d’une politique fiscale transparente et crédible, le renforcement de l’autonomie et la libre administration des collectivités territoriales, la mise en place des approches d’évaluation des normes fiscales, rapporte Magloire Lanha. Ils préconisent aussi le renforcement de la télé-déclaration et du télépaiement des impôts, l’élargissement de l’assiette fiscale de la Taxe professionnelle synthétique (Tps), l’accélération de la mise en place du cadastre et de l’adressage, le renforcement de la transparence fiscale et de la reddition de comptes des élus locaux vis-à-vis des contribuables. Des suggestions appréciées par Nicolas Yènoussi, directeur général des Impôts, qui espère que les prochains projets sur la mobilisation des ressources au profit des collectivités locales rencontreront l’adhésion totale des acteurs. Pour ce faire, il souhaite que les outils mis à la disposition des participants fassent l’objet de restitution au sein de leurs structures respectives de façon à enrichir la réflexion. Les actes du colloque seront édités et publiés en janvier 2022. Actualités 19 oct. 2021


Trafic de l’héroïne : Six policiers et forestiers en service à l’aéroport de Cotonou incarcérés
Le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), Mario Mètonou, est monté au créneau, ce lundi 18 octobre, pour informer sur les nouvelles procédures relatives au trafic de drogue et autres stupéfiants pendantes devant la juridiction dont la dernière en date porte sur la découverte de 10,5 kg d’héroïne impliquant six fonctionnaires de Police républicaines et des Eaux et Forêts en service à l’aéroport international de Cotonou. Six fonctionnaires de Police républicaines et des Eaux et Forêts en service à l’aéroport international de Cotonou ont été inculpés par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) dans une affaire de trafic de 10,500 kg d’héroïne. Ils ont été arrêtés à la suite de quatre autres personnes dont le sieur Abdel Kader Touré, toutes  interpellées par l’Office central de répression du trafic illicite de drogue et précurseurs (Ocertid), mardi 12 octobre  dernier, au quartier de Tokplégbé dans le 1er arrondissement  de Cotonou. L’information a été révélée par le procureur spécial près la Criet, Mario Mètonou, qui a rendu public ce lundi 18 octobre, un communiqué de presse pour éclairer l’opinion publique sur la procédure. Selon lui, le pot-aux-roses a été découvert suite à l’interpellation du sieur Abdel Kader Touré. Ce dernier est arrivé à Cotonou par le vol RwandAir en provenance d’Afrique du Sud. Il était porteur d’une valise qu’il remettait au nommé Okey Maduka lorsqu’il a été mis aux arrêts. La fouille de cette valise, détaille le procureur spécial près la Criet, a permis de découvrir sept emballages d’une poudre blanchâtre d’un poids total de 10 kg 500 grammes, cachés dans les différentes parois. A l’analyse, cette substance s’est révélée être de l’héroïne. Les deux suspects sont passés aux aveux. Des déclarations de ces derniers et de l’exploitation des différents éléments de preuve collectés, il est apparu que ceux-ci ont bénéficié de la complicité des six fonctionnaires de police et des Eaux et Forêts en service à l’aéroport international de Cotonou. Les six agents de l’Etat ont curieusement déserté leurs postes de travail à l’atterrissage du vol RwandAir, mardi 12 octobre dernier, dénonce Mario Mètonou. « Au total, dix personnes impliquées dans ce trafic ont été inculpées sachant que le destinataire final du produit ainsi que les autres membres de ce qui apparaît comme un réseau organisé ont été d’ores et déjà identifiés et font l’objet d’une recherche active », assure-t-il. 15 ans de prison ferme Le procureur spécial près la Criet rappelle qu’avant cette dernière procédure, il y a eu deux autres dont celle intervenue il y a deux semaines avec la saisie record de 2 tonnes 500 kilogrammes de cocaïne dans un entrepôt sis au PK10 à Ekpè dans la commune de Sèmè-Podji et pour laquelle douze personnes dont des membres très influents d’un cartel utilisant l’Afrique de l’Ouest comme point d’expédition de grandes quantités de drogues vers l’Europe ont été inculpées et placées en détention provisoire. Mario Mètonou rappelle également une autre procédure en date de 18 mai dernier, portant sur la saisie de 145,5 kg de cocaïne au Port de Cotonou. Dans cette procédure quatorze individus sont poursuivis et des mandats d’arrêt ont été émis contre d’autres personnes sur qui pèsent des soupçons de participation au trafic. Au nombre de celles-ci, figure le sieur Hubert Albert Bernard Gouthay qui a été récemment interpellé à l’aéroport Mohammed V de Casablanca au Maroc en exécution d’un mandat d’arrêt émis par la Commission d’instruction de la Criet. Pour le procureur spécial de la Criet, ces différentes interpellations traduisent l’efficacité des services en charge de la lutte contre le trafic de drogue. Lesquels services donnent ainsi la preuve de ce qu’ils sont de plus en plus aguerris et appliquent sans retenue la politique pénale du gouvernement tendant à une tolérance zéro face aux trafics de stupéfiants. Mario Mètonou rappelle qu’aux termes des articles 967 et suivants du code pénal  béninois, le trafic de stupéfiants est puni d’une peine d’emprisonnement de quinze ans.     Actualités 18 oct. 2021


Rentrée Sportive 2021-2022 : les footballeuses de Naja Fc pour de nouveaux défis
L’Association Omnisports Naja Fc a effectué sa rentrée sportive 2021-2022, samedi 9 octobre dernier à Cotonou. Le comité exécutif du club a entretenu les footballeuses sur les nouveaux défis du club avant de les galvaniser pour les prochaines compétitions. A quelques jours du lancement de la saison 2021-2022, les footballeuses de l’Association Omnisports Naja Fc de Cotonou ont retrouvé le chemin du terrain d’entrainement, samedi 9 octobre dernier à Agla. Heureuses de pouvoir s’adonner à leur passion après des mois de vacances, elles sont prêtes à mouiller de nouveau le maillot. Après deux heures d’horloge de séance d’entrainement fait d’échauffement et d’échanges avec leur coach, Junior Awoudou, les joueuses ont été entretenues par Euloge Nanga, président de l’Association Ominisports Naja Fc de Cotonou et les membres de son comité exécutif. C’est le lieu pour lui de féliciter les filles pour les efforts consentis la saison dernière lors du championnat. Selon lui, les footballeuses ont fait l’essentiel pour que le club soit maintenu en première division. « Nous sommes restés en championnat d’élite et nous allons doubler d’ardeur pour jouer les play-offs cette saison», a-t-il déclaré. Invitant les filles à ne pas privilégier le sport-roi au détriment de leurs études, il a insisté sur l’intérêt pour les footballeuses d’être aussi bien meilleures en classe que sur le terrain. « Une joueuse qui s’exprime bien sur le terrain et en classe est un potentiel vecteur pour la promotion du foot féminin », a-t-il ajouté. En ce qui concerne, le partenariat avec un club masculin en vue de la nouvelle saison, Euloge Nanga annonce de belles perspectives. « Les discussions vont bon train pour permettre à Nanja Fc de s’allier à un club professionnel», a-t-il fait savoir. Conscient de la tâche à abattre, l’entraîneur Junior Awoudou et son staff s’engagent à donner le meilleur d’eux-mêmes afin que Naja Fc de Cotonou figure parmi les têtes de file du championnat d’élite la saison prochaine. Il a annoncé la présence de trois nouvelles joueuses dont deux attaquantes dans son effectif? Sports 15 oct. 2021


Covid-19 : Les troubles dépressifs en forte augmentation
Les premières estimations mondiales de l'impact de la pandémie de Covid-19 sur la santé mentale en 2020 révèlent que 53 millions de cas supplémentaires de trouble dépressif majeur étaient dus à la pandémie. Les résultats proviennent d’une étude réalisée par The Lancet dans plus de 200 pays et territoires. La Covid-19 n’a pas fini de dévoiler ses effets sur la santé et l’économie. Selon une étude publiée, la semaine dernière par The Lancet, 53 millions de cas supplémentaires de trouble dépressif majeur et 76 millions de cas de troubles anxieux dans le monde étaient dus à la pandémie en 2020. Les cas de troubles dépressifs majeurs et de troubles anxieux ont augmenté de plus d'un quart dans le monde en 2020 en raison de la pandémie de Covid-19. « En 2020, les cas de troubles dépressifs majeurs et de troubles anxieux ont augmenté respectivement de 28 % et 26 %. Les femmes étaient plus touchées que les hommes et les plus jeunes étaient plus touchés que les groupes plus âgés. Les pays avec des taux d'infection élevés au Covid-19 et des réductions importantes des mouvements de personnes - une conséquence de mesures telles que les fermetures d'écoles et les fermetures d'écoles - ont connu les plus fortes augmentations de la prévalence des troubles dépressifs majeurs et des troubles anxieux », précisent les auteurs. Selon l'auteur principal, Dr Damian Santomauro, du Queensland Center for Mental Health Research, School of Public Health, même avant la pandémie, les systèmes de soins de santé mentale de la plupart des pays manquaient de ressources et étaient désorganisés dans leur prestation de services. Jusqu'à présent, aucune étude n'avait analysé l'impact mondial de la pandémie de Covid-19 sur la prévalence des troubles dépressifs majeurs et des troubles anxieux en 2020. L’étude a pris en compte 204 pays et territoires en 2020. La Covid-19 a exacerbé de nombreuses inégalités existantes et les déterminants sociaux de la maladie mentale. Malheureusement, pour de nombreuses raisons, les femmes étaient toujours plus susceptibles d'être plus touchées par les conséquences sociales et économiques de la pandémie. Des responsabilités supplémentaires en matière de soins et de ménage ont tendance à incomber aux femmes, et parce que les femmes sont plus susceptibles d'être victimes de violence domestique, qui a augmenté à différents stades de la pandémie. Les auteurs reconnaissent que leur étude a été limitée par un manque de données de haute qualité sur les effets de la pandémie de Covid-19 sur la santé mentale dans de nombreuses régions du monde, en particulier les pays à revenu faible et intermédiaire.   Santé 12 oct. 2021


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