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Nouvelles

Excellence en milieu scolaire: Les meilleurs élèves aux examens nationaux formés
Un atelier de formation sur le leadership et a été lancé, ce samedi 11 septembre 2021 à Cotonou. Y ont pris part, les meilleurs élèves aux différents examens nationaux de l’année scolaire 2020-2021 des départements de l’Atlantique et du Littoral. Former vingt meilleurs candidats au Cep, Bepc et Bac des départements de l’Atlantique et du Littoral aux examens nationaux en leadership et entrepreneuriat, c’est le but de l’Atelier inclusif de leadership et d’entrepreuneurship (Aile). « L’objectif, c’est de leur permettre d’acquérir d’autres compétences en dehors de tout ce qu’on nous apprend de façon classique à l’école, notamment les valeurs d’un leader, comment choisir sa profession et comment développer son intelligence émotionnelle», a fait savoir Lhys Dègla, chargée de communication de la fondation Build Africa. Il est question de permettre aux élèves qui ont déjà la capacité intellectuelle nécessaire de la combiner avec la capacité émotionnelle afin de mieux affronter la vie active. Car, « il est scientifiquement démontré que ceux qui réussissent le plus ne sont pas ceux qui ont un quotient intellectuel très élevé mais c’est ceux qui ont un bon quotient émotionnel. Il faut donc pouvoir amener ces jeunes à concilier quotient intellectuel et quotient émotionnel pour mieux s’en sortir dans la vie active » a précisé Lhys Dègla.l’entrepreneuriat Trois thématiques ont meublé cet atelier. La première met l’accent sur le développement des valeurs d’un leader visionnaire. La deuxième porte sur l’orientation professionnelle et la troisième met en exergue l’intelligence émotionnelle, c’est-à-dire les valeurs à développer pour nouer de bonnes relations avec les autres en société. « Cet atelier a été très enrichissant pour chacun de nous. Il permettra, à nous bacheliers, d’être mieux orientés pour la suite de nos études universitaires », a précisé Josué Fréjus Godémé, premier du Bénin toutes séries confondues au Bac 2020-2021. Après l’atelier, les récipiendaires ont reçu leurs prix au cours de la soirée de l’excellence académique organisée pour la circonstance. Ils ont eu droit à des livres, des kits scolaires, des bons de formation au numérique, au digital, au stylisme, des produits cosmétiques naturels, etc. Lhys Dègla a tenu à préciser que les autres départements n’ont pas été exclus. « L’ambition aurait été de couvrir les douze départements, mais c’est un budget colossal que nous n’avons pas. Nous avons donc décidé de le faire de façon rotative, c’est-à-dire deux départements à la fois. Pour la prochaine édition, nous espérons avoir des appuis conséquents pour être en mesure de couvrir deux autres départements », a-t-elle conclu. Par Ulrich AKPOVO (Stag.) Société 13 sept. 2021


Préliminaires aller de la Ligue des Champions de la Caf : Loto-Popo Fc contraint au partage des points à Cotonou
Loto-Popo Football Club de la Loterie nationale du Bénin a été tenu en échec, samedi 11 septembre dernier, par Nouadhibou Fc de la Mauritanie à Cotonou. Mohamed Mtchangama a ouvert le score à la 17e minute pour les visiteurs tandis que Faizou Kpara a permis aux parieurs d’égaliser à la 68e minute. Les joueurs de Nouadhibou, très en verve en début de partie, ont assiégé le camp de Loto-Popo. Ces premières options offensives de Nouadhibou Fc vont contraindre le gardien de Loto-Popo, Batori Douyèmè à sortir la grande classe pour annihiter les velléités des visiteurs. En témoigne, l’action menée par le capitaine du club mauritanien Hemeya Tandji à la 8e minute de jeu. Perdus dans le match, les coéquipiers de Patrick Sèdjamè vont tenter de réagir à la pression de la formation adverse. Rodrigue Fassinou va servir Faisal Bashir sur le côté gauche de la défense de Nouadhibou mais ce dernier se verra déposséder de la balle par Oumar Mangane de Nouadhibou. A la 13e minute, l’équipe de la Loterie nationale du Bénin va bénéficier de son premier corner de la partie mais personne n’était à la réception du coup de pied de Mohamed Sacca. Les poulains de Mathias Déguénon absent du banc de touche pour défaut de licence Caf A, vont multiplier les erreurs en milieu de terrain et en défense. Toutes choses qui vont profiter aux Mauritaniens. A la 17e minute, servi par son capitaine Hemeya Tandji, Mohamed Mtchangama ouvre le score pour les visiteurs. A 0-1, Nouadhibou Fc prend de l’ascendance dans le match et va dominer les protégés de Gaston Zossou dans tous les compartiments de jeu. Dépositaire du jeu des Mauritaniens, Hemeya Tandji va créer beaucoup de problèmes à la défense béninoise réunie autour d’Olympe Gantin et Imourane Ibrahim. Alors qu’il allait porter l’estocade à la 21e minute, il a été arrêté dans son élan par Kader Touré. Cinq minutes plus tard, n’eût été le pied d’Imrane Ibrahim sur la ligne de but, Loto-Popo aurait encaissé le deuxième but suite à une action offensive rudement menée par Khalil Moulay Ahmed, Hemeya Tandji et Mohamed Mtchangama. Il faut attendre la 30e minute de jeu pour voir une légère réaction de la formation béninoise. Rodrigue Fassinou réussit une belle descente sur le flanc droit de l’attaque mauritanienne mais Moussa Gary rate son contrôle et la balle retourne.

Un nul moins rassurant !

L’arbitre Salisu Basheer sanctionne la charge de Faouz Faidine Ali sur Faisal Bashir. Il va renvoyer les deux équipes aux vestiaires sur ce score de 0-1. A la reprise, les visiteurs reviennent avec l’intention de corser la note mais Patrick Sèdjamè et ses coéquipiers vont mieux s’organiser, bénéficiant du coup de quelques occasions de but. A la 58e minute, David Cosmos est descendu à la lisière de la surface de réparation mauritanienne. Le coup franc est exécuté et dans la foulée, Faizou Kpara envoie une balle qui percute la barre transversale. Face à cette avancée de la défense béninoise, les Mauritaniens vont procéder par des contres. Ainsi, à la 61e minute, Batori Bouyèmè sauve Loto-Popo à la suite d’un face-à-face avec le capitaine de Nouadhibou Fc. Mais, six minutes plus tard Loto-Popo va revenir dans la partie. Bien servi depuis la base arrière, Faisal Bashir se passe de la défense de Nouadhibou et envoie la balle sur la ligne de but. Dans le cafouillage, Faizou Kpara, égalise pour Loto-Popo. 1-1, le score reste inchangé en dépit de la domination des visiteurs jusqu’à la fin de la partie. Tenus en échec à domicile, les joueurs de Loto-Popo devront batailler dur au match retour pour espérer se qualifier le 18 septembre prochain pour le tour suivant ?
Sports 13 sept. 2021


Préliminaires aller de la Ligue des Champions de la Caf : Loto-Popo Fc prêt, Gaston Zossou optimiste
Loto-Popo Football Club accueille, samedi 11 septembre prochain, Nouadhibou Fc de la Mauritanie au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou. A 72 heures de cette rencontre, Gaston Zossou, président de Loto-Popo Football Club a, au cours d’une conférence de presse, mercredi 8 septembre, présenté sa vision et ses ambitions non seulement pour cette campagne africaine mais aussi pour le prochain championnat national de football. Champion du Bénin en titre, Loto-Popo Football Club ambitionne d’inscrire son nom dans les annales du football africain lors des prochaines compétitions interclubs de la Confédération africaine de Football (Caf). Au cours d’une conférence, mercredi 8 septembre à Cotonou, le président de Loto-Popo Football Club a exprimé son souhait de voir le club de la Loterie nationale du Bénin remporter le match aller à domicile avec une bonne marge pour s’assurer de passer le premier tour de ces préliminaires. « Notre bonne intention, c’est de battre cette formation de Nouadhibou de façon confortable samedi prochain à Cotonou et d’aborder la phase retour avec sérénité », a-t-il déclaré. Pour lui, ses protégés n’ont aucun intérêt à faire piètre figure, au contraire, ambitionnent de passer les préliminaires. Le président de Loto-popo Fc, en bon manager, a mis les moyens et ne demande qu’au staff technique et ses poulains de jouer leur partition. « Le coach sait que c’est une entrée en scène qui doit être franche et propre et je veux sentir une inégalité de force visible et palpable pendant les vingt premières minutes », a-t-il martelé. A 72 Heures de cette rencontre, il pense que sa formation est prête et surtout déterminée. «En termes d’organisation, de logistique et de stratégie, nous sommes prêts nous avons l’intention de nous faire remarquer et de nous faire distinguer », a-t-il poursuivi. Décidé à atteindre ses objectifs, Gaston Zossou, directeur général de la Loterie nationale du Bénin annonce des jours heureux pour Loto-Popo et pour le football béninois. Il compte sur son effectif constitué de talentueux joueurs locaux et étrangers pour aller loin. « Nous investissons beaucoup actuellement mais sachez que dans deux ans, nous aurons nos Sadio Mané, nos Drogba, nos Essien et autres », projette-t-il. S’il n’y a pas Loto-Popo sur les maillots, je ne serai pas au stade. Nous avons fait des matchs amicaux qu’on n’a pas gagnés. Lors des matchs nous avons fait tourner notre effectif, mais les autres travaillaient à battre le champion. On concède aux concurrents de nous challenger. Loto-Popo y croit ! Gaston Zossou se réjouit que son équipe ait remporté le premier championnat professionnel suite aux réformes dans le secteur. « En nous engageant dans le championnat, nous avons résolu notre cœur à être champion et Dieu l’a accordé », a-t-il rappelé. Il veut continuer à donner l’exemple aux sociétés d’Etat qui tergiversent pour la concrétisation des réformes du gouvernement dans le secteur du sport en général et du football en particulier. Selon lui, la professionnalisation du sport avec des impacts notables sur la construction d’infrastructures sportives engage aussi bien les citoyens que les entreprises publiques. « Nous considérons que c’est un projet national et avons décidé d’y contribuer de toute notre énergie, de tout notre cœur et de toute notre volonté», a-t-il confié. Le président de Loto-Popo n’entend d’ailleurs pas s’arrêter en si bon chemin. «En étant champion, notre bonne intention serait de chercher à conserver le titre et c’est à nos concurrents de se battre pour nous l’arracher », lance-t-il comme défi. A l’en croire, c’est sa manière de susciter de l’émulation afin de contribuer à relever le niveau du football béninois au plan africain et international. « Nous avons la conviction que nous sommes au service de l’Etat et nous travaillerons autant que possible pour le rayonnement de notre pays », a-t-il fait remarquer. L’ambition de Loto-Popo est d’égaler les grandes nations de football en termes d’organisation et de structuration, selon Gaston Zossou. « On se donnera les moyens de science et de technique pour atteindre les autres », ajoute-t-il. Disposant déjà d’une équipe U17, le club travaille à se doter d’une formation féminine de football dans les mois à venir. « Nous disposons d’un vivier de jeunes joueurs et nous envisageons aussi de nous associer à un club féminin existant pour concrétiser notre rêve », a-t-il conclu. Sports 09 sept. 2021


Eaux, forêts et chasse : 32 officiers conservateurs portent de nouveaux galons
L’administration forestière accueille de nouveaux officiers conservateurs de grades plus élevés. L’Etat attend beaucoup de ces trente-deux agents promus qui ont porté fièrement leurs attributs ce mercredi 8 septembre 2021. Aux Eaux, forêts et chasse, les réformes portent leurs fruits. Au titre des années 2019 et 2020, trente-deux nouveaux officiers conservateurs sont promus et portent, depuis ce mercredi, leurs galons suivant leurs grades. L’administration forestière amorce ainsi un nouveau tournant en matière de gestion de la carrière du personnel. En effet, depuis décembre 2017, le processus d’avancement des agents des Eaux, forêts et chasse a connu des réformes qui, selon le Colonel Rémi Hêfoumê, directeur général des Eaux, forêts et chasse, ont nécessité l’introduction de plusieurs textes réglementaires. Tout ceci a permis l’inscription des agents au tableau d’avancement et leur nomination. Ainsi, conformément à la volonté du chef de l’Etat, le Conseil des ministres du 21 juillet 2021 a décidé de la promotion à divers grades de 32 officiers conservateurs des Eaux, forêts et chasse. Au total, ce sont dix-neuf conservateurs de deuxième classe et treize conservateurs adjoints de deuxième classe qui ont été respectivement promus aux grades supérieurs de conservateurs de première classe et de conservateurs de deuxième classe. « Les agents qui viennent d’arborer les nouveaux attributs ont tous été proposés au mérite. C’est donc pour eux un motif supplémentaire pour servir l’Etat avec abnégation et professionnalisme. A travers cette cérémonie de port de galons, les diverses unités des Eaux, forêts et chasse sont donc dotées de ressources humaines plus compétitives pour une gestion durable des ressources naturelles », fait savoir le colonel Rémi Hêfoumê. À l’occasion, il exhorte les récipiendaires à donner l’exemple d’un changement de comportement à l’égard des usagers, à la discipline et à la responsabilité par rapport à la gouvernance des ressources naturelles. Des attentes et un engagement citoyen La cérémonie de port de galons aux officiers conservateurs des Eaux, forêts et chasse a connu la présence du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato. Ce dernier a invité les nouveaux promus à un engagement citoyen. La loi n° 2020-18 du 03 juillet 2020 portant statut spécial des fonctionnaires des Eaux, forêts et chasse impose une mise à jour des connaissances techniques. « Cette exigence s’inscrit dans le processus d’une meilleure conservation des ressources naturelles sur toute l’étendue du territoire national conformément à la politique forestière et au regard des enjeux environnementaux actuels », déclare le ministre Tonato. Pour lui, ce renforcement des capacités permet aussi de faire efficacement face aux impératifs. « J’espère de vous une volonté et une détermination inébranlables. Un engagement citoyen inconditionnel à inverser durablement la tendance de la dégradation actuelle des massifs forestiers par l’augmentation rapide et significative de la couverture forestière et la préservation des ressources naturelles », précise-t-il. Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable espère également des récipiendaires une persévérance dans la lutte contre la criminalité faunique, la désertification et les effets néfastes du changement climatique afin de réduire le rythme de l’érosion et pour la sauvegarde de la diversité biologique au Bénin. Ils sont également attendus sur le front de la gestion rationnelle des aires protégées. « Vous servirez et défendrez non seulement le cadre de vie et l’environnement mais aussi vous représenterez la loi et l’autorité, car vous incarnez désormais avant tout un service public à visage humain dont les caractéristiques majeures sont: proximité, probité, rigueur, ouverture d’esprit, exemplarité et intégrité vis-à-vis de la nation», martèle-t-il.   Par Ulrich AKPOVO (Stag.) Actualités 09 sept. 2021


Résurgence du virus de la grippe aviaire: Les mesures de biosécurité renforcées dans le Borgou
Depuis le 25 août dernier, l’heure est à la résurgence du virus de la grippe aviaire dans certaines localités du Bénin. Pour le moment, les communes du Borgou ne sont pas touchées. Malgré cela, les agents en service à la direction de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche au niveau du département sont présents sur le terrain pour mener des actions de sensibilisation afin de limiter sa propagation, s’il se manifestait. Il vaut mieux prévenir que guérir. Conscients de cela, le directeur départemental de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche du Borgou, Damien Hounkpèvi et ses collaborateurs ont, depuis quelques jours, investi le terrain pour procéder à la sensibilisation et à la prise de mesures contre la propagation du virus de la grippe aviaire. Leur démarche fait suite aux instructions qu’ils ont reçues de leur ministre de tutelle. Il leur a été demandé de veiller au renforcement des mesures de biosécurité au niveau des agriculteurs et éleveurs de volailles du département, puis la surveillance surtout aux frontières. Dans le Borgou, informe le directeur Damien Hounkpèvi, des sites infectés n’ont pas été enregistrés jusqu’à présent. « La semaine dernière, il y a eu des mortalités dans un élevage à Kalalé. Ce qui a été signalé immédiatement. Nous avons ensuite porté l’information au niveau national, puis procédé à des prélèvements qu’on a envoyés au laboratoire. Les analyses effectuées se sont révélées négatives. Ce n’était pas la grippe aviaire. Mais dans cet élevage, la vaccination n’avait pas été faite comme cela se doit », a-t-il expliqué. « Il n’y a donc pas encore de foyer de grippe aviaire à déplorer dans le Borgou », a insisté le directeur départemental. « Toutefois, nous restons en alerte générale », a poursuivi Damien Hounkpèvi. Installés au niveau des communes frontalières du département comme Tchaourou, Nikki, Kalalé et Pèrèrè, des agents de contrôle de la direction départementale veillent également au grain. Ils surveillent et empêchent les entrées de volailles et leurs dérivés sur le territoire national. D’une commune à une autre, il n’est également plus facile de faire déplacer ces produits de l’aviculture. Sur les différents marchés de volailles du département, le contrôle a également été renforcé. Les populations sont invitées à signaler les cas de mortalités massives de volailles constatés. Société 09 sept. 2021


Une délégation des Forra au cabinet de Joseph Djogbénou: Les questions relatives à la paix au cœur des échanges
Le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou, a reçu en audience, vendredi 3 septembre 2021, une délégation les Forces royales pour la paix et la réconciliation en Afrique (Forra). Il s’gissait pour la délégation d’échanger avec le président de la Cour sur des questions relatives à la paix et à la réconciliation au Bénin. Les questions relatives à la paix et à la réconciliation au Bénin ont fait l’objet des échanges qui ont eu lieu, vendredi 3 septembre 2021, entre le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou et une délégation les Forces royales pour la paix et la réconciliation en Afrique (Forra). « Nous sommes venus voir le président de la Cour constitutionnelle pour lui exposer les objectifs les Forra et notre vision pour accompagner le président de la République dans cette démarche qu’il mène pour qu’il y ait la paix au Bénin », a souligné Sa Majesté Dada Agbodandé III, roi de Toffo et porte-parole de la délégation, à leur sortir d’audience. A en croire le porte-parole de la délégation, le président de la haute juridiction s’est dit satisfait de leur démarche et en a profité pour leur prodiguer de sages conseils et apporter sa pierre à l’édifice. « Le président nous a conseillés et il nous a accompagnés avec des idées qui vont nous aider à atteindre nos objectifs », a-t-il fait savoir. Sa Majesté Dada Agbodandé III a profité de l’occasion pour remercier, au nom les Forra et de toutes les têtes couronnées du Bénin, le président de la République pour tout ce qu’il fait pour le pays, pour la chefferie traditionnelle et pour la paix. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Actualités 08 sept. 2021


Réforme curriculaire en français et en mathématiques aux Ci et Cp: Salimane Karimou fait le point aux acteurs de l’école
Le ministre des Enseignements maternel et primaire (Memp), Salimane Karimou, a fait aux acteurs de son sous-secteur, notamment les cadres de l’administration, Partenaires techniques et financiers, syndicats et Ong, le point de la réforme curriculaire en français et en mathématiques dans les Cours d’initiation (Ci) et Cours préparatoire (Cp). C’était vendredi 3 septembre dernier, à Porto-Novo. Les programmes d’enseignement du français et de mathématiques du Cours d’initiation (Ci) changent désormais avec l’introduction de nouveaux documents dont des cahiers d’activités et des manuels scolaires. Ils seront généralisés dans toutes les écoles dès la rentrée scolaire du 20 septembre prochain, après une phase pilote qui s’est révélée concluante à l’évaluation. C’est du moins ce qu’il faut retenir du point fait par le ministre des Enseignements maternel et primaire (Memp), Salimane Karimou, aux acteurs de son sous-secteur à la faveur d’une rencontre d’échanges, vendredi 3 septembre dernier, à Porto-Novo. Selon lui, cette réforme curriculaire était nécessaire pour corriger les difficultés qu’éprouvent les écoliers du Ci et du Cp en français et en mathématiques. Notamment, ces apprenants ne savent ni lire, ni écrire ni compter. Toutes les évaluations à l’interne comme à l’externe ont révélé que le problème se situe à plusieurs niveaux, mais beaucoup plus à travers les curricula en termes de contenu des formations. Les programmes d’études basés sur les compétences, précise l’autorité ministérielle, n’ont pas été remis en cause dans les écoles primaires mais plutôt le contenu des formations en français et en Mathématiques jugé trop complexe, trop ambitieux pour le niveau 1 du primaire. Le contenu des formations, poursuit Salimane Karimou, était à la fois complexe pour les apprenants que pour les enseignants qui n’étaient pas suffisamment outillés et ne pouvaient pas enseigner efficacement tout le contenu tel qu’il est présenté jusque-là (Pse 2018-2030). Il fallait donc agir pour corriger le tir. La révision curriculaire a donc été initiée pour effectuer cette correction, avec l’appui de la Banque mondiale à travers le Partenariat mondial de l’éducation phase 3 (Pme3) et le budget national. Deux consultants dont un international ont été recrutés et mis à la disposition du Bénin pour accompagner les experts nationaux dans cette réforme, explique le ministre. Les produits de cette révision sont là, se réjouit-il. Les écoles privées prises en compte Salimane Karimou a expliqué que le processus a suivi trois étapes. Le premier niveau a concerné l’état des lieux où il a fallu mettre en place le dispositif requis pour apporter les corrections nécessaires aux différents documents, notamment le programme d’études. Il y a eu ensuite la phase expérimentale qui a permis de voir si ce qui est fait, correspond aux besoins à la fois des apprenants et des enseignants. Dans ce cadre, 36 écoles pilotes ont abrité la mise à l’essai des différents documents pédagogiques révisés au cours de l’année scolaire 2020-2021. Pour une comparaison objective et intelligente, il a été mis en place 36 autres écoles témoins qui ne sont pas dans le bassin expérimental pour voir si la voie choisie est meilleure à celle qui existe. Cette évaluation, à en croire le ministre, a montré une nette progression des apprenants des écoles pilotes dans les deux matières en cause par rapport à ceux des écoles témoins ciblées dans les mêmes contextes. Le processus est actuellement en train de franchir la troisième étape, celle de la généralisation. Ainsi, informe le ministre, à partir de l’année scolaire 2021-2022, les apprenants du Ci auront de nouveaux programmes en français et en mathématiques avec de nouveaux outils (manuels et cahiers d’activités). En ce qui concerne le Cp, le processus expérimental est déjà avancé. La phase expérimentale va se dérouler dès la rentrée prochaine dans les mêmes conditions que celle du Ci avec 36 classes pilotes l’année scolaire écoulée, indique le conférencier. Selon Salimane Karimou, comme changements fondamentaux dans les classes du Ci, les programmes qui étaient complexes en français et en mathématiques sont simplifiés à la fois pour les apprenants que pour les enseignants. Les manuels et cahiers d’activités seront donnés gratuitement à chaque apprenant, tant dans les écoles publiques que privées. L’écolier a la possibilité de rentrer chez lui avec le manuel et de continuer à s’exercer à la maison. Ce qui n’était pas le cas jusqu’ici où il y avait un manuel pour deux apprenants, lequel est retiré aux enfants par l’enseignant après le cours. Le ministre rassure que tous les enseignants concernés seront formés à l’usage des nouveaux outils pédagogiques aussi bien en français qu’en mathématiques. La série de formations a déjà démarré avec 600 inspecteurs et conseillers pédagogiques. Ils seront des super-formateurs qui iront à leur tour outiller 22 000 directeurs d’écoles et 150 000 enseignants du Ci des écoles publiques et privées. L’impression des livres est en cours avec une imprimerie retenue suite à un appel d’offres international. Les ouvrages seront disponibles d’ici à là, assure le ministre avant d’informer que toutes les dispositions sont prises pour leur distribution. Une agence sera recrutée pour assurer l’opération sous la houlette du ministère afin que les livres soient mis en place dans toutes les écoles publiques et privées au même moment. Education 06 sept. 2021


Choix de filières sur la plateforme apresmonbac.bj: Les bacheliers alertés sur la date limite des inscriptions
A la date du 1er septembre, 32 802 bacheliers ont satisfait au choix de leur filière sur la plateforme apresmonbac.bj sur un total de 51 668 attendus, soit un taux de 63,49 %. Et seulement 70,43 % ont activé leur compte sur ladite plateforme. Dans la matinée du mardi 31 août, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a tiré la sonnette d’alarme. La date limite pour cette phase d’inscription et de choix de filière est fixée au dimanche 5 septembre prochain. Le ministère rappelle donc aux nouveaux bacheliers que la plateforme sera définitivement fermée ce dimanche à minuit. A juste titre, le ministre Eléonore Yayi Ladékan invite ceux qui sont encore à la traîne à se rendre sur cet outil, car aucun prolongement de délai ne sera accordé. Après le Bac, « On ne vient pas à l’université n’importe comment. Il faut s’inscrire. Avant de s’inscrire, il faut faire son choix », avait prévenu la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Eléonore Yayi Ladékan. En effet, cette plateforme vise à permettre aux nouveaux bacheliers de compléter l’étape de choix des formations dans les institutions publiques d’enseignement supérieur au Bénin. Désormais le temps presse pour les retardataires. Ils sont appelés à se rendre au plus vite sur la plateforme apresmonbac.bj muni de leur numéro de table à l’examen du Bac et d’une adresse mail valide.   Education 03 sept. 2021


Brice Sinsin : une espèce rare des forêts
Depuis qu’il a découvert, dans son jeune âge, les forêts, Brice Sinsin en a fait son terrain de jeu pour y percer les mystères. A trois ans de sa retraite, le meilleur scientifique africain de l’année 2017 n’est pas prêt à céder cet espace de liberté. Ôter les forêts de la vie de Brice Sinsin, c’est lui couper le souffle. Il vient de passer une quinzaine de jours en forêt, de Samiondji dans le Zou à la Pendjari, avec une virée à Nikki où il a conduit ses travaux de thèse sur le pastoralisme. Entre lui et la nature, c’est une idylle qu’il n’arrive pas à expliquer. « C’est comme vous aimez une fille. On aime c’est tout », lâche-t-il avec sourire. C’est en ces lieux qu’il se recharge pour entretenir la passion qui brûle en lui pour après se vider, avec conviction, sans arrière-pensée. Cette dernière soirée d’août 2021 a été singulière dans un jardin à Grand-Popo. En fond sonore, se faisaient entendre le bruit des vagues, le frémissement des feuilles, les cris d’oiseaux qu’il reconnaît, même de loin. « Là, c’est un bulbul qui est en train de crier, un oiseau qu’on qualifie de mangeur de piment », nous apprend-il. C’est en réalité là, dans ce monde qu’il naquit en 1959. Professeur titulaire depuis 16 ans, Brice Sinsin est un herbier humain qui garde en mémoire, sans être botaniste, plus de 1 500 espèces végétales des 2 807 dont regorge la flore béninoise. Pourtant, rien ne le prédestinait à devenir agronome, excepté sa passion pour les mathématiques et les sciences physiques. En réalité, cette histoire intime entre lui et la biodiversité s’est mise en place progressivement. Enfant, l’actuel directeur du Laboratoire d’Ecologie appliquée ambitionnait d’enfiler une blouse et de prêter le serment d'Hippocrate. «Je devrais aller en médecine ». Le pensionnaire du Lycée Houffon d’Abomey n’aurait pas fait fausse route avec une bonne dose de biologie. Sa rigueur qu’on lui connaît, son principe, « travailler jusqu’à ce que mort s’ensuive » qu’il répète d’ailleurs sans cesse et son attachement à la vie l’auraient rendu peut-être bien meilleur. Mais c’est plutôt en Agronomie qu’il atterrit en 1980, une fois le Bac en poche pour dit-il, «continuer à vivre les maths et la physique ».

Epoux de la nature

Ingénieur agronome, il a très tôt pris goût à l’aventure, peu importe le relief. La consigne d'Adolphe Biaou, ministre du Développement rural à l’époque, lui fera du bien : « Tous les ingénieurs sur le terrain!». De là, il va se retrouver dans les forêts classées de Tchaourou, les réserves de l’Ouémé supérieur, les plantations de teck à Tchatchou et d’anacarde à Agramarou. Le destin a voulu faire de lui un ange gardien de la biodiversité. Il le deviendra d’ailleurs pour de vrai. «Lorsque vous êtes dans la nature, vous vivez de plaisantes anecdotes par-ci, par-là, de braconniers, de la confrérie de chasseurs ». Pourtant, ce ne fut pas non plus si simple. Très jeune, ingénieur forestier, tous ses agents avaient au minimum 12 ans d’expérience sur lui. C’était un élément nouveau dans le système. « Il y avait un peu de résistance. Mais à force de montrer ce que je sais faire, je les ai entrainés dans des habitudes nouvelles et empreintes de science, parvenant ainsi à mobiliser la troupe autour de moi ». Et la mayonnaise prendra très vite. C’est son adjoint, un adjudant-chef qui tenait toute la paperasse. Cela lui permet de passer du temps avec sa brigade forestière à Bétérou. « J’allais carrément vivre avec les membres de la brigade, apprendre de leurs expériences. Le fief du braconnage était à l’époque à Wari Maro. Le chef des chasseurs m’a beaucoup estimé. Jusqu’à maintenant, j’ai gardé contact avec lui », témoigne le forestier. Mais le chef section forestière basé à Tchaourou en 1986 a fini par déposer les armes. Il alla voir le chef d’État-major d’alors pour lui faire l’annonce de quitter le statut de forestier de l’armée populaire pour celui d’enseignant du supérieur. « Il a tenté de me persuader. J’ai dit non. Je devrais faire partie de la première promotion des officiers forestiers. On m’a fait appel pour la visite technique. J’ai refusé. Mon job, c’est maintenant de former ceux qui doivent aller sur le terrain ».

Sinsin le Peul

Beaucoup ne lui connaissent pas cette expertise : le pastoralisme. Il en est arrivé là par curiosité. Parce que les éleveurs tombaient très fréquemment dans les mailles du jeune forestier dans les réserves sous sa protection, il décida d’aller en immersion pour décoder cette communauté. Sa hiérarchie lui en donna l’autorisation pour 45 jours de transhumance. « Pendant deux semaines, j’avoue, je faisais une diarrhée d’adaptation. Le chef peul voulait me retourner et je m’y suis opposé. J’ai fait le reste du temps avec eux pour comprendre leur vie. Ils m’ont ensuite confié 25 bovins que j’ai appris à guider. C’est ce qui m’a conduit à faire ma thèse sur le pastoralisme le 4 février 1993 au lieu de la faire sur la faune sauvage », raconte l’ancien président de l’Association béninoise de Pastoralisme (Abepa). C’est donc avec un œil de sachant que ce scientifique analyse la situation, dit-il, chaotique dans laquelle est plongée la transhumance au Bénin et dans la sous-région. « C’était prévu. Tout le monde se dit qu’il y a d’espace mais ces transhumants n’ont de terre que ce que les agriculteurs ne leur ont pas encore arraché. Or, l’infini est devenu fini depuis longtemps déjà ». Ce qui l’irrite davantage, c’est la manière avec laquelle les débats se font. « Au Bénin, on discute de l’effet et on refuse de raisonner sur la cause. On va difficilement s’en sortir ainsi. Les scientifiques du pastoralisme doivent réfléchir et établir les faits sur le sujet et les politiques vont intervenir et décider ensuite. Mais chacun utilise ses acquis d’expérience, croyant que c’est par là que viendra la solution nourrie de passion et de parti pris d’avance », fustige le chercheur.

Chasseur de financements

Si Brice Sinsin n’est pas en forêt, c’est qu’il est au Laboratoire d’Ecologie appliquée (Lea) qu’il a créé en 1994. C’est là qu’il construira toute sa vie de chercheur, aujourd’hui auteur de plus de 350 publications scientifiques. « C’est au sein de mon laboratoire que je suis le plus épanoui. C’est une suite continue, sans rupture depuis 1993 où je suis rentré dans cette université en tant qu’assistant. C’est un monde passionnant. On dirait qu’il y a une sagaie dans votre dos. Je lisais autour de 7 000 pages d’articles par an, maintenant je dois tourner autour de 2 000. Ma tête ne fait que mettre beaucoup de choses en hypothèses », confie-t-il. Ce qui particularise ce manager, c’est sa capacité à mobiliser des financements pour la recherche. Lui et son équipe en gagnaient tellement à l’échelle mondiale au point de forcer l’escale d’un directeur de programme de la Fao à Cotonou. « Il ne comprend pas qu’un pays inexistant sur la carte mondiale gagne trois fois le prix Vavilov. Il m’a reçu dans le jardin de l’hôtel Sheraton et m’a dit que c’est simplement pour me connaître. Il a juste fait escale pour voir si c’est une réalité avant d’aller à son rendez-vous en Afrique du Sud. Il croyait qu’on faisait du vodoun. Je lui ai fait comprendre que nous sommes un laboratoire qui s’entraîne et s’entraide. Le jeune qui vient au Lea de l’Uac, on lui apprend à rédiger des projets et à chercher des bourses de recherche », relate-t-il. Recteur « par mission » Brice Sinsin était parti pour être un politicien, depuis le collège puis durant ses cinq années d’études agronomiques à la Fsa/Unb. Sous la révolution, il éprouvait du plaisir à diriger ses collègues. Mais sa rencontre amoureuse avec la recherche va l’éloigner de ce monde. Cependant, à l’ère de la démocratisation de l’Université d’Abomey-Calavi, il va devoir revivre autrement cette expérience politique pour 11 ans. « Je suis devenu vice-recteur puis recteur pour accomplir une mission. Ce sont des collègues qui me l’ont demandé très franchement. Ils ont trouvé que le rayonnement que connaissait mon laboratoire pouvait être partagé. C’est ainsi qu’ils ont fait de moi vice-recteur chargé de la recherche et ensuite recteur », Il décida de mener cette expérience avec rigueur. Promptitude et pragmatisme, ce sont les mots qui sans doute le qualifient le mieux. Des coups d’œil sur une montre, on ne manque pas de le faire quand on a rendez-vous avec lui, en forêt, au laboratoire, au rectorat, ou en amphithéâtre. C’est un homme « réglo» pour qui « l’heure, c’est l’heure ». Et il n’hésitait pas à démarrer des cérémonies officielles si l’autorité de tutelle devait venir en retard. «L’empêchement du ministre ne peut pas m’empêcher de rester dans le temps. Quand il vient après, on suspend et il fait son discours. Le temps c’est le temps », martèle-t-il. Son ambition était de faire de l’Uac une université citoyenne. L’expérience n’aura pas été facile. « Quand ça n’allait pas, il fallait prendre des décisions. Je n’aime pas m’éterniser sur des discussions démocratiques. C’est une perte de temps ». Les coups bas ne manquaient pas non plus. Mais le recteur n’y voyait pas un obstacle. « Où que vous posiez les pieds, vous aurez quelques remontées de poussière. Si vous devez vous éterniser à entendre ce que chaque chat apporte comme miaulement, vous n’allez pas avancer. Je n’ai jamais passé une mauvaise nuit quand j’étais recteur ». Pour beaucoup, son second mandat a été de trop. Mais l’enseignant d’écologie ne voit pas les choses de la même manière. « J’ai fait plus de réalisations au second mandat. C’était beaucoup plus pour l’insertion des étudiants. C’est pour ça qu’on a créé le service des volontaires, puis notre incubateur. Nous étions l’une des premières dans le monde francophone africain à en avoir créé. Les trois ans, ça passe vite. J’ai terminé ».

Pourchassé de toutes parts !

Le recteur a terminé cette mission et est retourné dans son laboratoire. Cependant, c’est sans compter avec les nombreuses sollicitations pour diriger des universités sur le continent. « J’avais donné une conférence en Chine où j’ai présenté comment sans ressources étatiques, nous avons réussi à monter un programme de recherche universitaire digne du nom. La ministre sud-africaine de l’Enseignement supérieur m’a embrassé sur le podium comme si on était des amoureux. Elle a dit vouloir envoyer ses recteurs se faire former au Bénin. Beaucoup de pays m’ont pourchassé pour partager l’expérience de l’Uac du Bénin. J’ai dit non. La direction des universités, c’est terminé. J’ai fini ma carrière de recteur ». A trois ans de sa retraite, Brice Sinsin ne rêve pas d’un poste politique. Pour qui le connait, c’est un chercheur qui tient à son espace de liberté et qui n’hésite pas à poser ses conditions. «Si je ne peux pas être dans un environnement où je vais donner le meilleur de moi-même, ce n’est pas la peine. Il y a une bonne partie de ce que j’ai fait quand j’ai eu le commandement de l’Uac qu’on aurait pu faire quand j’étais vice-recteur. Mais c’est impossible. Je ne vais plus travailler dans ces conditions. Qu’est-ce qu’on me donnera comme politicien à la solde si ce n’est un salaire ou des primes ». En 2016, une perche lui a été tendue pour être candidat à l'élection présidentielle. Sans aucune surprise, le chercheur n'a pas mordu à cet hameçon politique. « C’est mal connaître Sinsin. Je ne suis pas prêt pour ça. Je n’arrive pas à faire la transition entre ma passion pour la recherche et aller haranguer la foule. Pour ma petite expérience en politique, ce n’est pas un jeu de pions isolés. N’y allez pas parce qu’il y a quelques bons de carburant ou des véhicules aux plaques bleues ».

A la vie, à la mort !

C’est un chercheur qui aime se surpasser. En forêt, il ne se donne pas de limites. C’est ainsi qu’il se comportait lors de son stage dans les Alpes en France. « Je ne prenais jamais le chemin tortueux dans les montagnes. J’allais toujours à la verticale. Je voulais faire un sommet un jour et ça faisait 480 m d’altitude. Je croyais que les souches d’arbustes étaient bien rapprochées les unes des autres mais arrivé dans les 50 derniers mètres les souches étaient plutôt distantes de deux mètres l’une de l’autre. Je devrais finir écrasé et je suis encore devant vous aujourd’hui. Imaginez la suite. C’est la plus grande frayeur de ma vie ». Comme forestier, l’ancien recteur a traversé beaucoup d’épreuves et de frayeurs au point de ne plus craindre la mort. «J’ai toujours été curieux de savoir pourquoi les gens craignent la mort. Les chrétiens disent Dieu a donné, Dieu a repris, mais pourquoi quand il veut reprendre vous vous acharnez à lui résister coûte que coûte ! J’adore tous les risques du monde. Je dis toujours à mes enfants, je meurs ici, enterrez-moi. N’allez même pas chercher la cause. C’est ma fin ». Mais à 62 ans, ce n’est pas encore la fin pour Brice Sinsin, ce non croyant dont la vie ne peut se résumer à quelques pages?
Environnement 03 sept. 2021


Gestion des forêts en Afrique: Défis pressants face aux changements climatiques
Une étude réalisée dans 15 pays africains dont le Bénin dévoile les efforts à faire pour améliorer la gouvernance forestière. Les résultats ont été présentés le 30 août dernier à l’atelier régional organisé par African Forest Forum. Priorité aux approches intégrées. C’est la voie à suivre pour une gestion durable des forêts. Elle a été recommandée par l’étude approfondie menée sur la gouvernance forestière dans 15 pays d’Afrique centrale et occidentale, dont le Bénin. « D’après l’étude, la gouvernance forestière est en général partiellement bonne dans les pays concernés. Des problèmes peuvent survenir au niveau de la prise de décision opérationnelle où la coordination est insuffisante. Aussi, malgré des efforts considérables, il est nécessaire de renforcer les efforts par des approches intégrées. La plupart des documents relatifs aux politiques forestières accordent peu d’attention au changement climatique », soulignent les auteurs. Le diagnostic ainsi que les solutions proposées ont été débattus à l’atelier régional sur les « réponses nationales à l’Accord de Paris et la promotion des gommes et résines en Afrique pour la résilience au climat ». En effet, l’objectif de cette session est de partager les leçons issues de ces travaux menés par l’African Forest Forum (Aff) ces deux dernières années sur la gestion des forêts et le rôle qu’elles jouent face au changement climatique. « L’Aff a travaillé dur pour jeter un pont entre les connaissances scientifiques et des politiques solides qui pourraient soutenir la gestion durable et l’utilisation judicieuse de ces ressources au profit du présent et de l’avenir », a souligné le Professeur Godwin Kowero, secrétaire exécutif de l’Aff. Cette étude fournit donc des informations clés aux décideurs politiques ainsi qu’à d’autres acteurs qui interviennent dans le secteur des forêts et du climat dans la sous-région. Cela permettra à ces derniers d’élaborer et de mettre en œuvre des politiques, des plans et des programmes visant à promouvoir la bonne gouvernance forestière et d’autres initiatives liées au changement climatique. Il est surtout attendu l’actualisation de la loi sur le régime des forêts pour être en phase avec les exigences de l’Accord de Paris. A l’occasion, Dr Ben Chikamai, secrétaire exécutif du Network for Gums and Resins in Africa (Ngara), a expliqué combien une gestion durable des forêts constitue une réponse efficace aux chocs climatiques surtout dans les régions arides et semi-arides. Pour lui, les études menées montrent la capacité actuelle du continent à renforcer les chaînes de valeur des gommes et résines naturelles dans le but de renforcer la résilience des communautés. Le Bénin est présent à cet atelier avec une dizaine de participants, issus du monde scientifique, de la société civile, des médias et du ministère du Cadre de vie. Environnement 01 sept. 2021


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