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Nouvelles

Trois questions à Michael Derus, ambassadeur d’Allemagne au Bénin: « La formation technique et professionnelle sera ma touche particulière »
Michael Derus est le nouvel ambassadeur d’Allemagne près le Bénin. Sa touche personnelle sera, dit-il, la poursuite des actions retenues ensemble avec le Bénin dans le secteur de la formation technique et professionnelle. Comment appréciez-vous les relations entre le Bénin et l’Allemagne ? Michael Derus : Je suis arrivé le 25 juillet 2021, et j’ai eu le privilège de présenter mes lettres de créance au président de la République, seulement deux jours après. C’était vraiment une réception chaleureuse qui, je crois, témoigne de la qualité de nos relations diplomatiques, de notre engagement de coopération dont les programmes sont évalués à un montant global de plus de 450 millions d’Euros pour le Bénin dans divers domaines et secteurs. Entre autres, il y a le domaine de l’environnement et la protection contre les effets néfastes des changements climatiques, l’agriculture, etc. A présent, nous démarrons, ensemble avec le Bénin, un programme de formation technique et professionnelle. Ce qui à mon avis relève d’une autre dimension en matière de coopération bilatérale, parce que dispenser une formation technique et professionnelle fera des personnes cibles des créateurs de richesse. Cela crée aussi les conditions préalables pour des investissements étrangers, régionaux et même domestiques directs. Comment ces programmes sont-ils retenus et mis en œuvre ? La Giz est la structure qui met en œuvre les programmes commissionnés par le gouvernement fédéral d’Allemagne. La Giz intervient dans la mise en œuvre parce que cela nécessite une expertise technique. Le rôle de l’ambassade, c’est l’engagement politique et le contrôle avec le gouvernement de la République du Bénin. Tout ce que nous faisons ici est basé sur des accords bilatéraux, c’est-à-dire sur des partenariats. Ce n’est pas l’Allemagne qui dit : on fait ci, on fait ça, et on passe à l’action. Non! On procède à des consultations et des négociations avec nos partenaires béninois pour connaitre les besoins, les nécessités, les priorités du pays pour ensuite voir nos capacités, ce que nous pouvons faire pour satisfaire ces besoins. Et cela fait l’objet d’un accord bilatéral à la fin. Quelle sera votre touche particulière dans la mise en œuvre des programmes communs ? Le service est continu à l’ambassade. Il n’y a pas de changement de politique, même avec le changement d’ambassadeur. Néanmoins, ma touche personnelle sera la poursuite des actions retenues ensemble avec le gouvernement du Bénin dans le cadre de la formation technique et professionnelle, parce que je trouve que cela apporte une plus-value, une touche particulière à notre coopération, et je sais aussi que le président Patrice Talon est beaucoup attaché à la mise en œuvre de ce programme. Ce que nous voulons faire n’est pas académique. C’est la formation et le renforcement des capacités pratiques et professionnelles. Je vous donne un exemple. Vous voyez les techniciens (mécaniciens) automobiles de la Mercedes, la plupart n’ont jamais fait l’université ou n’ont jamais appris le métier à l’université. Ils ont une formation pratique de très haut niveau parce qu’aujourd’hui, les choses ont évolué et les programmes de production et d’assemblage ne sont plus manuels mais numériques. Pour en arriver là, cela demande une formation à la hauteur des défis actuels, une formation digne du 21e siècle. C’est ce que nous voulons faire avec le gouvernement béninois dans le secteur de la formation technique et professionnelle. Cela permettra de relever le niveau de compétitivité dans le secteur, de créer des emplois et de construire un futur meilleur à la jeunesse béninoise. Education 31 août 2021


Risques de catastrophe et changement climatique: La Plateforme départementale de l’Ouémé en état d’alerte
Les membres de la Plateforme départementale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique de l’Ouémé sont plus que par le passé mobilisés pour mieux assurer leur mission surtout en ces temps de montée des eaux fluviales et de resurgence de la grippe aviaire dans nombre de communes du département. Mener des réflexions pour la prévention de tout risque de catastrophe dans le département de l’Ouémé, traiter les informations collectées auprès des différentes plateformes communales et en faire la synthèse et identifier les besoins en formation des acteurs. Telles sont, entre autres, les missions assignées aux membres de la Plateforme départementale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique de l’Ouémé dont la troisième session ordinaire au titre de l’année 202 a été close, vendredi 27 août dernier. Il s’agissait également pour les participants de réfléchir aux autres volets de leurs attributions à savoir préparer les autorités administratives départementales de même que les populations à pouvoir faire face aux risques majeurs, centraliser et coordonner les secours à apporter aux populations sinistrées et surveiller les sites ou endroits à risque du département. La plateforme doit se pencher sur les voies et moyens pour son bon fonctionnement et son efficacité afin de combler les attentes des uns et des autres. La cérémonie d’ouverture a été placée sous l’égide du préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou. L’autorité préfectorale a insisté sur la nécessité de tout mettre en œuvre pour le bon fonctionnement dudit creuset au profit des populations. « Le fonctionnement de la plateforme est un problème crucial. Il faut que nous montrions notre capacité en tant qu’acteurs et membres de la plateforme départementale. C’est à nous-mêmes de donner du souffle à notre plateforme », a souligné le préfet de l’Ouémé. Marie Akpotrossou a exhorté la Plateforme à inscrire parmi ses priorités la situation des eaux du fleuve Ouémé dans plusieurs communes du département et celle relative à la résurgence de la grippe aviaire à Tohouè dans la commune de Sèmè-Podji. A cet effet, les maires ont été conviés à faire parvenir à la préfecture de Porto-Novo leurs plans de contingence actualisés pour une gestion efficace des éventuels risques de catastrophe dans le département. Société 30 août 2021


Assurance des catastrophes naturelles au Bénin: Des alternatives pour renforcer la résilience de l’Etat
Les catastrophes naturelles occasionnent bien souvent des dégâts matériels de grande ampleur non couverts par l’assurance classique. Face aux conséquences drastiques de ces phénomènes, l’Etat peine à venir promptement en aide à ses citoyens. Dans son livre « Le défi de l’assurance des catastrophes naturelles au Bénin », le spécialiste de l’environnement Rémy Akpovi propose des mécanismes pour renforcer la résilience des Etats et des communautés. Pour faire face aux dégâts importants engendrés par les catastrophes naturelles, l’Etat a la possibilité de s’affilier aux mécanismes international et régional. C’est entre autres, ce que Rémy Akpovi, spécialiste de l’environnement, des catastrophes et des situations d’urgence, met en exergue dans son ouvrage « Le défi de l’assurance des catastrophes naturelles au Bénin ». Au plan international, l’Etat peut recourir au Programme de financement et d’assurance des risques de catastrophe (Disaster Risk Financing and Insurance Program). C’est un programme de la Banque mondiale et de la Facilité mondiale pour la réduction des catastrophes et le relèvement (Gfdrr). Conçu en 2010, il vise à amortir les effets socio-économiques des catastrophes naturelles pour accélérer la relance de l’économie. En effet, les catastrophes naturelles engendrent des dégâts matériels dont la remise en état est indispensable pour la reprise du cours normal de la vie et la relance des activités socio-économiques. Ce Programme aide alors les gouvernants au plan national et local, les propriétaires, les entreprises, les producteurs agricoles et les populations à faible revenu à renforcer leur capacité à réagir plus rapidement et de manière résiliente aux catastrophes. Les opérations de couvertures permettent aux Etats de s’assurer contre les séismes, les ouragans ou la sécheresse sur la base d’un partenariat tripartite entre la Banque mondiale, les Etats et les sociétés d’assurance. «La Banque mondiale a créé une plateforme qui met en place les conditions nécessaires à des émissions mondiales d’obligations catastrophes », explique Rémy Akpovi. Outre ce mécanisme au plan international, il y a deux programmes régionaux de mutualisation des risques de catastrophes, notamment la Mutuelle panafricaine de gestion des risques de catastrophes (African Risk Capacity) et le Programme de financement contre les risques de catastrophe en Afrique (Africa Disaster Risk Financing). Créée en 2012 par l’Union africaine avec le soutien du Programme alimentaire mondial, la Mutuelle panafricaine de gestion des risques de catastrophes supplée aux insuffisances du programme de la Banque mondiale qui dans sa forme n’est pas assez rapide et équitable. La Mutuelle panafricaine permet aux pays membres de faire face collectivement aux risques et d’assurer une bonne gestion financière afin de pouvoir réagir face à des risques probables mais incertains. « Les paiements de la Mutuelle panafricaine sont versés au Trésor public du pays concerné dans les deux à quatre semaines suivant une récolte, de sorte que l’aide commence à être acheminée auprès des ménages qui en ont besoin dans les 120 jours, soit le délai dans lequel leurs ressources commencent à s’épuiser », précise le spécialiste de l’environnement, des catastrophes et des situations d’urgence. Lancé en octobre 2018, le Programme de financement contre les risques de catastrophe en Afrique est élaboré pour renforcer la résilience des 54 pays d’Afrique et les aider à faire face aux catastrophes naturelles. Ce programme fournit aux pays membres un financement pour une réponse rapide, y compris le décaissement de fonds d’urgence, pour faire face aux catastrophes d’origine climatique aux niveaux national et local. Mais dans le secteur privé, cette forme de mutualisation est confrontée au caractère inassurable des catastrophes naturelles. Dans son approche de solution à cette barrière, Rémy Akpovi propose aux Etats et en l’occurrence aux gouvernants béninois, l’instauration d’une assurance obligatoire catastrophes naturelles qui sera prise en compte dans les contrats d’assurance, la création d’une caisse nationale de réassurance basée sur le partenariat public-privé, la mise en place d’une assurance indicielle avec la création d’une compagnie d’assurance agricole ; et l’adoption d’une loi sur l’assurance des catastrophes naturelles qui va consacrer les trois premières recommandations. Sur le fondement de cette approche, Rémy Akpovi élabore dans son ouvrage un prototype du régime de l’assurance des catastrophes naturelles dans la législation béninoise notamment le fonctionnement de l’assurance et le mécanisme d’indemnisation. L’assurance catastrophe : une nécessité Les catastrophes naturelles sont généralement dites inassurables à cause des dégâts hors proportion qu’elles occasionnent. L’ampleur de ces dégâts matériels ne répond pas aux critères ordinaires d’assurabilité des risques. Ces dernières années, cette situation a beaucoup évolué. Bon nombre de pays ont déjà développé l’assurance des catastrophes naturelles avec des nuances ; cependant beaucoup de pays n’ont pas encore adopté une approche dans ce sens. Les pays en plein développement comme le Bénin, doivent intégrer cette approche car les catastrophes naturelles n’épargnent aucun Etat et plombent bien souvent l’élan des pays qui ne sont pas assez résilients. Rémy Akpovi dans son ouvrage intitulé « Le défi de l’assurance des catastrophes naturelles au Bénin», rappelle que les inondations de l’année 2010 au Bénin ont occasionné des pertes considérables au plan social (santé et éducation) avec la destruction d’écoles, de centres de santé, et dans les secteurs des infrastructures (transport, énergie, eau et assainissement) la dégradation de plusieurs pistes rurales. « 284 écoles et salles avaient été démolies. Le coût global de ces pertes et dommages était évalué à 127 milliards 088 millions 200 mille francs Cfa. Comment les Etats déjà confrontés au sempiternel problème budgétaire pourront-ils financer le relèvement s’il n’y a pas de dispositions prises dans ce sens ? », s’interroge-t-il. D’où la nécessité pour l’Etat de contracter une assurance catastrophe. Dans la préface du livre, Agoligan Avoha, président de la Croix-Rouge Bénin, soutient: « Le coût humain et matériel des catastrophes naturelles et l’obligation constitutionnelle pour les Etats de protéger leurs populations, appellent à une action urgente pour donner les chances d’une reprise rapide aux Etats et communautés affectés. Dès lors, la mutualisation des catastrophes naturelles s’offre comme l’une des actions les mieux indiquées ». Société 27 août 2021


Assurance pour le renforcement du capital humain: Un projet porteur d’espoir pour les pauvres
Ces dernières années, le gouvernement du président Patrice Talon s’évertue à accroître la capacité et l’accès aux services sociaux de base ainsi qu’aux opportunités économiques de façon durable et équitable aux Béninois, notamment les plus démunis. Il revient donc aux bénéficiaires de se l’approprier pour jouir des retombées. Le projet d’Assurance pour le renforcement du capital humain apporte un grand espoir aux populations, notamment les plus démunies. D’un montant de 94,818 milliards F Cfa, soit environ 172,5 millions Usd, il est soutenu par le budget national à hauteur de 1 milliard F Cfa et par les partenaires techniques et financiers (Crédit suisse, Banque mondiale, Usaid et Unicef) pour un montant de 93,818 milliards F Cfa. L’ambition du gouvernement, à travers ce projet, est d’améliorer l’accès aux services de santé pour toute la population, de fournir aux acteurs démunis du secteur informel (agriculteurs, commerçants, transporteurs, artisans et artistes) des formations opérationnelles, de faciliter ou d’améliorer l’accès aux crédits aux différents acteurs susvisés et leur assurer une pension de retraite. Des résultats significatifs Depuis sa mise en œuvre, plusieurs actions ont été menées et des résultats significatifs ont été atteints. Au niveau du ciblage et de l’identification des pauvres, l’identification communautaire des ménages pauvres à 100 % a été réalisée globalement dans les 77 communes de même que l’identification de 541 748 ménages pauvres (extrêmes et non extrêmes). En ce qui concerne le volet assurance maladie, l’accent a été mis sur l’identification du panier de soins de base et de la liste des médicaments remboursables. Le gouvernement a lancé aussi la phase pilote de l’assurance maladie dans 7 communes pour 105 000 bénéficiaires, la distribution des cartes biométriques aux bénéficiaires, la signature de convention de partenariat avec l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) pour l’établissement des cartes au profit des nouvelles cibles identifiées, soit environ 1 million de bénéficiaires et enfin le lancement de la phase de généralisation de l’assurance maladie. Sur ce point, 5 175 bénéficiaires ont été pris en charge pour un montant de 16 548 633 F Cfa. Par rapport au volet formation, il a été procédé à la mise en place d’un comité interministériel du volet Arch-Formation. L’autre action menée est la validation des documents d’opérationnalisation et l’élaboration du manuel de procédures de Arch-formation. Le lancement de la phase pilote du volet formation dans huit communes dont Abomey-Calavi, Porto-Novo, Parakou, Abomey, Djakotomey, Djougou et Lokossa font aussi partie des priorités du gouvernement. Il s’est agi également de passer à la sélection des six premières formations à mettre en place dans chacune des communes pilotes (boulangerie-pâtisserie, mécanique automobile et diesel, électricité automobile, menuiserie bois, électricité-bâtiment et énergies renouvelables). S’agissant du volet crédit et du volet retraite, le Fonds national de microfinance (Fnm) a activé la phase pilote du crédit digital au profit des commerçants. Les nombreuses autres réformes menées dans ce domaine concernent la préparation de l’extension du crédit aux artisans, l’élaboration de la fiche de crédit aux artisans et la conception d’un produit d’assurance retraite Arch au profit des acteurs du secteur informel. Pour les années à venir, les perspectives regroupent la généralisation du volet assurance maladie à 1,2 million de personnes y compris l’extension du volet crédit à tous les secteurs d’activités pour un montant de 10 milliards de F Cfa sans oublier le volet retraite Arch. Société 27 août 2021


Amélioration des services sociaux de base: Des Ong renforcent leurs capacités
Un atelier de Formation des formateurs sur le Bulletin communautaire de performance des Objectifs de développement durable (Bcp-Odd) a démarré, mardi 24 août dernier à Parakou. Cette rencontre qui prend fin ce jeudi 26 août, s’inscrit dans le cadre du plan de travail annuel 2021 du Réseau des Organisations non gouvernementales pour les Objectifs de développement durable (Rodd). Renforcer les capacités de 33 Ong des six départements du Centre et du Nord Bénin afin qu’elles soient en mesure de conduire les membres de la communauté, les usagers et les prestataires de services publics, à faire une vérification, concevoir et élaborer un Bulletin communautaire de performance des Odd, pour l’amélioration de la prestation des services de base.Tel est l’objectif visé par le Réseau des Organisations non gouvernementales pour les Objectifs de développement durable (Rodd), en organisant du 24 au 26 août, à leur intention un atelier avec l’appui financier du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud). La formation permettra de faire le suivi et d’ajuster les Odd dans les Pdc. Sa tenue se justifie par le fait que le Bulletin communautaire de performance (Bcp) est perçu comme un outil pour améliorer la redevabilité et la réactivité des prestataires de services, un instrument puissant d’autonomisation communautaire. De façon plus spécifique, il s’agira pour les participants de s’approprier le rapport national de spatialisation des cibles Odd et de s’approprier les cibles spatialisées au niveau de chaque commune. Procédant au lancement des travaux, le directeur de cabinet du ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Noël A. Gankpé, a indiqué que l’atelier entre dans la droite ligne des stratégies pour la promotion de la culture de la bonne gouvernance locale et des valeurs citoyennes, puis l’amélioration des indices de perception de la gouvernance, de redevabilité, de participation et des droits humains au Bénin. Selon lui, nul ne serait de trop dans l’atteinte des Odd. Les Organisations de la Société civile (Osc) étant une partie prenante de ce processus d’épanouissement général de la population, il estime, qu’elles ont un rôle important à jouer dans la formulation de bons projets à fort impact Odd. « L’atelier de ce jour nous facilitera la disponibilité au niveau local des compétences adéquates pour assurer non seulement une prise en compte effective des cibles priorisées mais aussi la conduite par la communauté du processus d’élaboration du Bcp-Odd », a déclaré la présidente du Conseil d’administration du Rodd, Carmen Gaba. L’objectif, a-t-elle assuré, est que chaque commune dispose de son Bcp-Odd afin de concevoir et de mettre en œuvre un Plan conjoint d’amélioration des services sociaux de base en faveur de ces cibles prioritaires Odd. Société 26 août 2021


Ecole Data science: La 2e promotion se renforce à l’Imsp de Dangbo
Les stagiaires de la deuxième promotion de l’école Data science du Centre d’excellence d’Afrique en sciences mathématiques, informatiques et applications (Cea-Smia) sont en formation à l’Institut de mathématiques et de sciences physiques (Imsp) de Dangbo depuis lundi 23 août dernier. Ils vont se familiariser avec les outils technologiques de la donnée massive et l’intelligence artificielle. La Data science est un mot clé dans le domaine de l’informatique. Elle présente des atouts énormes pour les utilisateurs de la donnée massive, c’est-à-dire des chiffres denses. Elle est une matière à forte valeur ajoutée par exemple pour les entreprises de grande taille qui peuvent utiliser les outils technologiques de la donnée notamment pour gagner des marchés ou innover dans leur gestion. C’est tout l’intérêt de la deuxième édition de l’école Data science qui se tient, depuis lundi 23 août dernier à l’Institut de mathématiques et de sciences physiques (Imsp) de Dangbo à l’initiative du Centre d’excellence d’Afrique en sciences mathématiques, informatiques et applications (Cea-Smia). La formation qui dure cinq jours regroupe plusieurs dizaines de participants dont des doctorants venus notamment de l’Imsp du Bénin, des universités du Nigeria et du Togo ainsi que d’autres professionnels s’intéressant à l’informatique. Le directeur adjoint de l’Imsp et coordonnateur adjoint du Cea-Smia, Carlos Ogouyandjou, ouvrant les travaux, a rappelé le contexte de création de cette filière Data science au Bénin. Elle a été proposée, informe-t-il, suite à des rencontres périodiques qu’organise l’institut avec ses partenaires et des entreprises en vue d’une mise à jour de ses offres de formation. Carlos Ogouyandjou souligne que la première promotion de cette école date de l’année universitaire 2019-2020. L’école en est donc à sa deuxième édition cette année avec pour ambition d’outiller les stagiaires sur les notions informatiques de la donnée massive et aussi l’intelligence artificielle. La formation est animée par des formateurs venus des pays étrangers dont la France. L’intelligence artificielle, une matière transversale Carlos Ogouyandjou se réjouit de cette vision de l’Imsp et du Cea-Smia qui s’appuie sur des applications directes et des partenariats avec d’autres écoles spécialisées pour atteindre son objectif, celui d’être davantage utile au développement du Bénin. Car, selon lui, l’intelligence artificielle est aujourd’hui transversale à tous les domaines de la science. Il est nécessaire que le Bénin se mette au pas de cette révolution technologique pour booster son développement, a insisté le directeur adjoint de l’Ismp et coordonnateur adjoint du Cea-Smia. Dr Habib Aladé Bah Sidi, l’un des formateurs, fait savoir que l’accent sera mis de façon concrète, pendant les cinq jours de cours, sur les outils d’exploitation de la donnée ; l’analyse ainsi que l’acquisition de la donnée. Il loue aussi l’organisation de cette école Data science qui, espère-t-il, va permettre aux stagiaires de valoriser les données disponibles au niveau de leurs entreprises et d’innover pour plus d’efficacité dans leur rendement. Lucien Comlan, économiste de formation, dit avoir déjà beaucoup gagné au cours des trois premiers jours de travaux. Il se réjouit de maîtriser de nouveaux logiciels informatiques devant lui permettre de faire dorénavant facilement face aux gigantesques bases de données de son entreprise. Lucien Comlan promet de partager les notions reçues avec ses responsables et collègues. Il faut signaler que le projet Cea-Smia est cofinancé par l’Agence française pour le développement (Afd) et la Banque mondiale au Bénin et au Nigeria. D’un montant de quatre millions de dollars, il a pour mission le renforcement des capacités en sciences mathématiques, informatiques et applications au Bénin et dans la sous-région sur la période allant de 2020 à 2024. Société 26 août 2021


Sélection et classement des nouveaux bacheliers: La plateforme apresmonbac.bj opérationnelle
Le portail web consacré au choix de trois filières de formation par les nouveaux bacheliers qui souhaitent étudier dans les universités publiques, est fonctionnel, depuis lundi 23 août dernier. Apresmonbac.bj est l’unique canal via lequel les titulaires d’un Bac classique 2021 vont opérer leurs choix. Apresmonbac.bj. C’est la plateforme d’orientation exclusivement dédiée aux nouveaux bacheliers pour recenser leurs choix de filières dans les universités publiques. « Cette première phase de recueil des trois choix de filières est réservée à tous les bacheliers de 2021, titulaires d’un Bac classique (…) en vue de leur sélection et de leur classement à titre de boursiers, de formation partiellement payante et d’aides universitaires », précise Rogatien M. Tossou, directeur de cabinet de la ministre en charge de l’Enseignement supérieur, dans un communiqué en date du 20 août dernier. En clair, apresmonbac.bj oriente les nouveaux bacheliers sur les filières disponibles dans les universités publiques et met à leur disposition des informations et statistiques y relatives. Après la délibération, le bachelier pourra revenir sur la plateforme pour consulter son résultat définitif. L’outil vient ainsi corriger la situation d’indisponibilité de places constatée dans les années antérieures au niveau des universités publiques et rend la procédure beaucoup plus transparente, note la ministre Eléonore Y. Ladékan à l’occasion de la présentation de la plateforme. Apresmonbac.bj est fonctionnel du 23 août au 05 septembre prochain à minuit. C’est le seul canal à partir duquel les nouveaux bacheliers vont opérer le choix des formations dans les universités publiques. « Aucun dossier physique ne sera reçu au ministère ni dans les universités publiques du Bénin. Tout se fera via la plateforme. », martèle le directeur de cabinet. Pour opérer son choix, le bachelier accède à la plateforme via l’adresse: https://apresmonbac.bj/. Il active son compte en saisissant son numéro de table du Bac dans le champ dédié à cet effet, clique sur le bouton ok, et suit les instructions qui suivront. Après activation du compte, il opère ses trois choix, et les soumet. Un message de confirmation s’affichera à l’écran. En cas d’erreur, il a la possibilité de modifier ses choix et de les enregistrer à nouveau. Actualités 25 août 2021


Formation à la certification Icdl: Les capacités de 105 enseignants renforcées
Cent cinq enseignants points focaux des salles de classe numériques, des lycées d’excellence et d’amitié sino-béninoise d’Abomey et Grand-Popo ont bénéficié, du 2 au 13 août dernier, simultanément dans les villes de Ouidah, Comè, Pobè, Bohicon, Parakou et Natitingou d’une formation devant leur permettre d’obtenir la certification Icdl (International Computer Driving Licence). Ils ont été entretenus sur trois thématiques à savoir : Essentiel de l’ordinateur, de la communication et du web ; traitement de texte et tableur. Initié par l’Agence béninoise du Service universel des Communications électroniques et de la Poste (Absu-Cep), ce renforcement de capacités s’inscrit dans la volonté du gouvernement de mettre des compétences à la disposition des salles de classe numériques des établissements. Devenue un Centre de test accrédité (Cta) Icdl, depuis février 2020, l’Absu-Cep contribue à ce titre à la mise en œuvre du mémorandum d’entente signé en 2018 entre Icdl Africa et le ministère de l’Economie numérique et de la Digitalisation pour offrir aux citoyens la possibilité d’obtenir la certification Icdl. Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de formation aux compétences numériques et de certification Icdl au profit du personnel de l’administration publique béninoise, le Bénin s’est doté du Centre de test accrédité Icdl dont l’objectif est de former et de certifier aux standards de l’Icdl, les compétences numériques du personnel de l’administration béninoise, les enseignants et élèves, les artisans et commerçants. Cette session de renforcement des capacités des enseignants au niveau des Cta/Icdl de l’Absu-Cep fait suite à celle organisée au profit de 30 cadres de la Société béninoise d’Energie électrique (Sbee) du 7 juin au 16 juillet dernier Société 24 août 2021


Fédération béninoise de Tir à l’arc: Des entraineurs de niveau 1 formés et dotés de matériels modernes
Une quinzaine d’entraîneurs de niveau 1 international de tir à l’arc ont bénéficié du 18 au 20 juillet dernier à Cotonou d’une formation sur la fabrication des accessoires des matériels modernes et locaux. Au terme des trois jours de formation, Paul Zinsou, président de la Fédération béninoise de Tir à l’Arc a doté les participants de matériels. Au cours de la cérémonie de clôture de la formation des entraîneurs de niveau 1 international de tir à l’arc, vendredi 20 août dernier à Cotonou, Paul Zinsou, président de la Fédération béninoise de Tir à l’arc a procédé à la remise de matériels aux clubs et aux ligues. Il a affirmé que cette session de formation a permis d’outiller les encadreurs , pour préparer les archers à faire face aux matériels modernes lors des prochaines compétitions nationales et internationales. Pour Paul Zinsou, c’est une révolution qui est amorcée et qui permettra aux athlètes de passer un nouveau cap. « Par le passé, nous avons développé l’arc local et on fabriquait nos arcs et nos flèches avec du bambou mais aujourd’hui, nous passons à l’arc standard », a-t-il déclaré. A l’en croire, les archers vont se familiariser désormais avec les flèches modernes afin que le matériel ne leur soit plus étranger lors des compétitions internationales. C’est pourquoi, il annonce l’usage de ces matériels modernes lors des prochains championnats nationaux. « Seuls ceux qui sont de la catégorie minime vont utiliser l’arc local, les encadreurs sont aguerris pour permettre aux archers cadets, juniors et seniors d’utiliser le matériel moderne lors des prochains championnats. Au nom des participants, Daniel Mikpon a salué la fédération pour avoir initié cette formation au profit des entraineurs de niveau 1. Fier d'avoir bénéficié des notions pouvant leur permettre de fabriquer les accessoires de leurs matériels modernes et locaux, il pense que cette session de formation marque le début d’une autre aventure professionnelle et personnelle pour les participants. « Depuis trois jours nous sommes engagés dans cette formation avec détermination, endurance et force et les connaissances acquises ne sont plus à démontrer », a-t-il déclaré. Daniel Mikpon promet qu’un bon usage sera fait des matériels offerts par la fédération béninoise de tir à l’arc au niveau des différentes ligues et des clubs actifs pour le bonheur des archers béninois. « Nous sommes plus que jamais prêts et disposés pour le travail afin de combler les attentes de la fédération », a-t-il conclu. Sports 23 août 2021


« Pim-Pim Tché » de Jean Odoutan: Un succès cinématographique revisité
Le cinéma béninois a fait parler de lui un peu partout courant 2010-2011 grâce à Jean Odoutan. Le réalisateur du film «Pim-Pim Tché » venait ainsi de s’illustrer à travers son coup de génie qui fera date dans l’histoire cinématographique de son pays. Grâce au projet « Wà Cinéma » du centre de Lobozounkpa, il était à l’honneur il y a quelques jours. « Pim-Pim Tché, Toast de vie » est le cinquième long métrage de Jean Odoutan et son deuxième entièrement tourné au Bénin après Barbecue Pejo. Cette chronique est centrée sur Chimène (Aïcha Ouattara), jolie fille bien charpentée de 17 ans surnommée Pim-Pim Tché, « ma sale garce». Autour de cette comédie qui dure un peu moins de quatre-vingt-dix minutes, le réalisateur embarque le cinéphile dans l’aventure de Aïcha, petite perle, prête à toute arnaque sentimentale pour passer en classe de quatrième et bénéficier d’une bourse scolaire. Elle tourne autour de trois hommes et cela fera l’objet d’un film. Film que le projet « Wà Cinéma » porté depuis quelques mois par le centre de Lobozounkpa a proposé aux cinéphiles il y a quelques jours. Le cadre et le contexte choisis pour projeter « Pim-Pim Tché » semblent d’ailleurs bien étudiés. Par ces temps de vacances faits de toutes sortes de caprices, une petite projection pour conscientiser les élèves avant le retour en classe n’est pas mal. Ceux qui ont fait le déplacement pour cette projection en sont repartis satisfaits. De quoi faire la joie des organisateurs qui ont eu le génie de prévoir une petite causerie avec le réalisateur autour de la projection. Et c’est bien cette épice de plus qui a donné une saveur originale à cette soirée cinéma, devenue tradition à Lobozounkpa et environs. Sans être accro de salle noire, Annick Nobimè a fini par s’abonner à ce rendez-vous cinématographique mensuel. Son premier contact avec « Pim-Pim Tché » ne la laisse pas indifférente. « Le comportement de l’héroïne du film m’a permis de comprendre qu’en tant que jeune fille, nous devons bien nous comporter et ne pas compter sur nos atouts physiques pour réussir », fait savoir la jeune élève de 16 ans. Tourné en pellicule au Bénin courant 2008, « Pim-Pim Tché» se déroule à Ouidah, terre d’origine de son géniteur. On y découvre Aïcha Ouattara dans le rôle de Chimène, une petite garce à qui l’arnaque sentimentale marche bien. A dix-sept ans, « Pim-Pim Tché », entendez « ma sale petite garce » porte bien son surnom. Pour bénéficier d’une bourse et passer en classe supérieure, elle est prête à tout. Elle parvient même à voler de ses propres ailes, multipliant les petits boulots et les arnaques pour subvenir aux besoins de ses parents. Ruse et espièglerie soit avec son professeur, soit avec d’autres hommes, s’enchaînent. Au charme de la jeune fille s’allie un personnage adorable, amusant, ambitieux, mais pourtant très sympathique, et on peut logiquement se poser la question de savoir pourquoi elle passe pour une « sale petite garce », si elle ne l’est que dans l’imaginaire des hommes qui lui tournent autour et qui entendent profiter avec parfois beaucoup d'inventivité et à coup d’argent de son corps. L’histoire qu’évoque ce film est intéressante à maints égards et c’est bien là le mérite du projet « Wà Cinéma » qui aura réussi deux grands coups. Le premier, c’est d’avoir ramené à la mémoire collective, un film qui n’a certainement pas été assez vu au Bénin, surtout par des populations d’un milieu défavorisé comme Lobozounkpa. Le second mérite, c’est l’aspect sensibilisateur de ce film qui, on ne sait par quelle magie, a mobilisé une belle brochette de vacanciers qui ont dû tirer leur propre conclusion avec l’histoire de Chimène. Culture 17 août 2021


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