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Nouvelles

« Pim-Pim Tché » de Jean Odoutan: Un succès cinématographique revisité
Le cinéma béninois a fait parler de lui un peu partout courant 2010-2011 grâce à Jean Odoutan. Le réalisateur du film «Pim-Pim Tché » venait ainsi de s’illustrer à travers son coup de génie qui fera date dans l’histoire cinématographique de son pays. Grâce au projet « Wà Cinéma » du centre de Lobozounkpa, il était à l’honneur il y a quelques jours. « Pim-Pim Tché, Toast de vie » est le cinquième long métrage de Jean Odoutan et son deuxième entièrement tourné au Bénin après Barbecue Pejo. Cette chronique est centrée sur Chimène (Aïcha Ouattara), jolie fille bien charpentée de 17 ans surnommée Pim-Pim Tché, « ma sale garce». Autour de cette comédie qui dure un peu moins de quatre-vingt-dix minutes, le réalisateur embarque le cinéphile dans l’aventure de Aïcha, petite perle, prête à toute arnaque sentimentale pour passer en classe de quatrième et bénéficier d’une bourse scolaire. Elle tourne autour de trois hommes et cela fera l’objet d’un film. Film que le projet « Wà Cinéma » porté depuis quelques mois par le centre de Lobozounkpa a proposé aux cinéphiles il y a quelques jours. Le cadre et le contexte choisis pour projeter « Pim-Pim Tché » semblent d’ailleurs bien étudiés. Par ces temps de vacances faits de toutes sortes de caprices, une petite projection pour conscientiser les élèves avant le retour en classe n’est pas mal. Ceux qui ont fait le déplacement pour cette projection en sont repartis satisfaits. De quoi faire la joie des organisateurs qui ont eu le génie de prévoir une petite causerie avec le réalisateur autour de la projection. Et c’est bien cette épice de plus qui a donné une saveur originale à cette soirée cinéma, devenue tradition à Lobozounkpa et environs. Sans être accro de salle noire, Annick Nobimè a fini par s’abonner à ce rendez-vous cinématographique mensuel. Son premier contact avec « Pim-Pim Tché » ne la laisse pas indifférente. « Le comportement de l’héroïne du film m’a permis de comprendre qu’en tant que jeune fille, nous devons bien nous comporter et ne pas compter sur nos atouts physiques pour réussir », fait savoir la jeune élève de 16 ans. Tourné en pellicule au Bénin courant 2008, « Pim-Pim Tché» se déroule à Ouidah, terre d’origine de son géniteur. On y découvre Aïcha Ouattara dans le rôle de Chimène, une petite garce à qui l’arnaque sentimentale marche bien. A dix-sept ans, « Pim-Pim Tché », entendez « ma sale petite garce » porte bien son surnom. Pour bénéficier d’une bourse et passer en classe supérieure, elle est prête à tout. Elle parvient même à voler de ses propres ailes, multipliant les petits boulots et les arnaques pour subvenir aux besoins de ses parents. Ruse et espièglerie soit avec son professeur, soit avec d’autres hommes, s’enchaînent. Au charme de la jeune fille s’allie un personnage adorable, amusant, ambitieux, mais pourtant très sympathique, et on peut logiquement se poser la question de savoir pourquoi elle passe pour une « sale petite garce », si elle ne l’est que dans l’imaginaire des hommes qui lui tournent autour et qui entendent profiter avec parfois beaucoup d'inventivité et à coup d’argent de son corps. L’histoire qu’évoque ce film est intéressante à maints égards et c’est bien là le mérite du projet « Wà Cinéma » qui aura réussi deux grands coups. Le premier, c’est d’avoir ramené à la mémoire collective, un film qui n’a certainement pas été assez vu au Bénin, surtout par des populations d’un milieu défavorisé comme Lobozounkpa. Le second mérite, c’est l’aspect sensibilisateur de ce film qui, on ne sait par quelle magie, a mobilisé une belle brochette de vacanciers qui ont dû tirer leur propre conclusion avec l’histoire de Chimène. Culture 17 août 2021


Douane béninoise: Des réformes significatives pour l’amélioration du climat des affaires
L’ambition du gouvernement du président Patrice Talon est de faire de l’administration des douanes, l’une des plus modernes de la sous-région à l’horizon 2022, du port de Cotonou le plus grand hub, vu sa position stratégique et de lutter efficacement contre la fraude douanière et la corruption. Ces dernières années, plusieurs actions sont engagées dans ce sens pour améliorer le climat des affaires au Bénin. Lentement mais sûrement, le Bénin poursuit son chemin vers la modernisation de son administration douanière. Depuis 2016, des réformes courageuses ont été opérées en vue de hisser le port de Cotonou parmi les meilleurs de la sous-région. Ces actions concernent entre autres, la mise en œuvre du Programme de vérification des importations piloté par le partenaire technique Benin control avec comme tâches principales : la maîtrise de la valeur en douane des marchandises, le tracking des marchandises en transit, l’inspection pour la certification des poids et des valeurs des marchandises importées en vrac au port de Cotonou et via les frontières terrestres. Y figurent aussi le suivi électronique des véhicules d’occasion en transit, le contrôle des cargaisons à l’aide de scanners à rayon X pour accroître l’efficacité de l’administration des douanes, la dématérialisation des procédures de dédouanement via l’installation d’un portail électronique pour toutes les formalités afférentes aux transactions du commerce extérieur sur toute l’étendue du territoire national (Guichet unique de commerce extérieur Guce) via l’assistance du partenaire technique Webb Fontaine. S'y ajoutent la migration de toutes les unités douanières vers le Sydonia world, sans oublier la gestion de l’agrément des commissionnaires en douane avec comme action phare la gestion automatisée des cautions à travers des notifications, la délivrance d’agréments définitifs aux sociétés. Plus encore En plus de toutes ces réformes, on peut citer la comptabilité matière dans les entrepôts en cours de finalisation avec comme effets la gestion automatisée de la comptabilité matière dans les Mad mae, les entrepôts de stockage, les entrepôts spéciaux et industriels, l’instauration du comité valeur qui permet une introduction des abattements automatiques dans le Sydonia par type de produit. Rappelons également qu’au niveau de la recette des douanes ‘’Cotonou hydrocarbure et du Guichet unique du commerce extérieur (Guce)’’, les opérations de pré-dédouanement et de dédouanement sont entièrement fonctionnelles depuis novembre 2020. En ce qui concerne le commerce extérieur, plusieurs autres réformes sont engagées dont la création du Guichet unique du commerce extérieur. Ce guichet qui est un portail unique pour toutes les opérations du Commerce extérieur vise entre autres, la dématérialisation totale des opérations par la sécurisation des recettes de l’État grâce au paiement électronique et l’amélioration du Climat des Affaires. La mise en place de toutes ces réformes a connu une réussite grâce à la détermination et au pragmatisme du gouvernement. En 2017, le Bénin avait été classé 1er dans l’espace Uemoa par ‘’l’Observatoire des pratiques anormales’’, comme détenant les corridors les plus fluides en matière de facilitation des échanges. En plus de cela, dans le rapport de la Task force Cedeao publié lors de la 55e session des chefs d’Etat tenue à Abuja en juin 2019, le Bénin est classé premier dans la zone Cedeao en matière de facilitation des échanges et de libre circulation des personnes et des biens. Société 17 août 2021


Rapport du Giec sur le dérèglement climatique: Une alerte rouge qui force la prise de conscience
Dans son rapport publié le 9 août 2021, le Groupe d’experts Climat de l’Onu annonce un réchauffement climatique plus fort que ce que l’on craignait. Au Bénin, pour les acteurs de protection de l’environnement, c’est le moment de prendre conscience. Péremptoire. Le rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) n’en est pas moins. Il intervient dans un contexte où les inondations, incendies, sècheresses, cyclones, et tant d’autres calamités se succèdent, comme pour dévaster la Terre. Selon ledit rapport dévoilé lundi dernier, la planète pourrait se réchauffer de 1,5 °C d’ici 2030. Président de l’Association internationale de Climatologie, Expédit Vissin n’est pas étonné. Au contraire, l’hydro climatologue craint pour la suite, même pour le Bénin. « Nous allons assister à l’amplification des extrêmes. Nous avons déjà des signes annonciateurs du bouleversement du climat. Je peux vous assurer que le dérèglement est observé au Bénin. Si nous ne prenons pas garde, nous allons assister à un changement global du climat du Bénin », confie-t-il. Code rouge Le document publié expose des prévisions climatiques angoissantes, à quelques pas de la 26e Conférence des parties sur le climat (Cop26). Selon le Giec, la température à la surface du globe a augmenté de 1,09 °C au cours de la décennie 2011-2020 par rapport à la décennie 1850-1900. Les cinq dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées depuis 1850. Le niveau de la mer ne cesse d'augmenter. L’Onu parle de « code rouge ». Mais pour Dr Edmond Sossoukpè, responsable de la section Bénin du Lobby climatique citoyen, l’alerte était déjà au rouge, au point de forcer l’accord de Paris. « Mais rapidement, cet élan est tombé du fait de la course des pays pour le classement économique mondial. Cela a conduit certains à mettre en veilleuse leurs engagements et à reprendre avec l’utilisation massive des énergies fossiles. Même si le Giec ne parlait pas d’alerte rouge, le niveau de calamités et de catastrophes tel qu’on le vit depuis quelques semaines pouvait donner à chacun l’idée que quelque chose de grave se réalise », déplore ce responsable du Lobby climatique citoyen. Un rapport qui éveille… L’humanité a le dos au mur. Les menaces sont telles que même les climato-sceptiques doivent se réveiller. Le Lobby climatique citoyen, mouvement associatif indépendant, veut inciter les autorités à réaliser une politique climatique efficace et ambitieuse dans le monde. « Cela doit déclencher de la part des pays, la prise d’engagements fermes allant dans le sens de la limitation considérable et de la réduction sensible du niveau d’émission des gaz à effet de serre », souligne Dr Edmond Sossoukpè. Pour lui, il faut revoir les techniques culturales cesser de recourir à certains gaz des réfrigérants qui contribuent au réchauffement climatique. « Le recours aux énergies renouvelables devient un impératif. Nous ne pourrons plus nous cacher derrière la nécessité de redresser l’économie ou de nous positionner à un niveau donné du classement mondial pour continuer à recourir massivement aux énergies fossiles », ajoute-t-il. C’est le moment de prendre les mesures qu’il faut pour atténuer les effets à défaut du miracle, pour inverser la tendance. « Nous avons tout ce qu’il faut pour faire face à ces dérèglements, si nous changeons d’habitude et de comportements vis-à-vis de l’environnement. L’atmosphère est la même pour tous. Ce qui est fait ailleurs peut influencer le Bénin. Une action individuelle est importante. Mais une synergie d’actions des pays est encore plus importante », insiste le président de l’Association internationale de Climatologie. L’heure n’est plus aux sensibilisations. La nature force l’humanité à se rendre compte de ce qui change. Il ne reste qu’à agir ou périr. Environnement 16 août 2021


Bilan de la participation du Bénin aux JO, Tokyo 2020: Des performances améliorées à défaut de médailles remportées
Le rideau est tombé, dimanche 8 août dernier, sur les Jeux Olympiques Tokyo 2020, commencés vendredi 23 juillet. Son rêve de voir un de ses représentants remporter enfin une médaille, le Bénin s’est vu dans l’obligation de le remettre à une autre fois. Et à nouveau, les membres de la délégation béninoise sont rentrés au bercail, sur la pointe des pieds. Paris 2024 étant déjà là, il n’y a donc plus de temps à perdre pour la préparation. Le continent africain s’en sort, au terme de la 32e édition des Jeux Olympiques Tokyo 2020, avec un total de 37 médailles, or, argent et bronze confondus. Moins que les 45 décrochées en 2016 à Rio de Janeiro, au Brésil, elles ne sont l’œuvre que de 13 de ses pays parmi lesquels, le Burkina Faso qui, pour la première fois dans l’histoire de son sport, a remporté une médaille de bronze aux JO, prenant la 77e place au classement. Le Bénin n’a pas connu cet honneur. A Tokyo, il était à sa 12e participation à ces jeux. C’est depuis 1972 qu’il court derrière sa première médaille olympique. La présente édition sur laquelle le rideau est tombé dimanche 8 août dernier, n’aura une fois de plus pas été la bonne. C’est à croire que, pendant que les athlètes de certains pays viennent à ces jeux avec l’objectif de remporter des médailles, ceux du Bénin n’ont comme souci que d’améliorer leurs performances. En témoignent les résultats de leurs différentes sorties. A chacun ses objectifs En effet, éliminé au 1er tour, le skateur Privel Hinkati a été retenu pour la finale E des repêchages en aviron. Sur 32 athlètes participants, il a occupé le 27e rang avec un chrono de 7’38’’58, sa meilleure performance de tous les temps. Viennent ensuite Marc Pierre Pascal Dansou et Nafissath Abéké Radji, tous les deux au 50 m nage libre, en natation. Une seule course dans le bassin olympique et pour les deux, la compétition était finie. Le premier, sur les 73 participants alignés au niveau de sa discipline, s’est contenté de la 53e place. Avant les jeux, le record du Bénin qu’il détenait était de 25’’32. Mais à Tokyo, il a parcouru les 50 m en nage libre avec un temps de 24’’99. Quant à Nafissath Abéké Radji, elle a été 6e dans sa série sur 8 nageurs. Au classement général, elle s’est retrouvée à la 69e place sur 81 nageurs dans sa catégorie. Elle a amélioré sa performance qui était de 30’’04, avant les jeux. A Tokyo, elle a fait les 50 m en 29’’99. En atlhétisme, le sprinteur au 100 m, Didier Kiki, s’en est sorti à Tokyo avec un temps de 10’’69 au lieu des 10’’77 réalisées lors du dernier championnat à Porto-Novo, il y a quelques mois. Noélie Yarigo, la spécialiste du 800 m, a réédité son exploit aux JO de Rio, en se qualifiant une nouvelle fois pour les demi-finales. C’est avec un chrono de 2’00’’11, sa meilleure performance de l’année. Mais diminuée par une blessure, elle a couru sa demi-finale en 2’01’’41, se contentant de la 7e place sur 8. Avec ses contre-performances enregistrées au javelot et au 800 m, Odile Ahouanwannou, 5e au terme de la 1re journée en heptathlon, n’a pas su maintenir le cap. Elle a cumulé 6 186 points. Au classement général, elle a occupé le 15e rang sur les 24 atlètes alignés. Contrairement à Rio où, après avoir éliminé le Portugais, Célio Dias, au cours de son premier combat, il a été battu par le Suédois Marcus Nyman en huitième de finale, Celtus Williams Abiola Dossou-Yovo, en judo hommes, 90 kg, n’a pas fait mieux à Tokyo. Exempté du 1er tour, il n’a pas tenu devant un adversaire russe, double champion d’Europe en titre. Dans leur ensemble, les sept représentants béninois ont, au regard de leurs différentes prestations, essayé de tirer leur épingle du jeu. A leur actif, il existe de réels motifs de satisfaction. Presque tous ont réussi à améliorer leur record personnel, puis faire tomber celui du Bénin au niveau de leur discipline sportive. Si tel est l’objectif qui leur a été fixé, ils ont donc honoré leur engagement. Mais était-on en droit d’espérer mieux d’eux ? En effet, le sport de haut niveau a ses exigences en termes de disponibilité de matériel de travail, d’encadrement, d’organisation et de moyens financiers. Ce que le Bénin ne peut actuellement se permettre, malgré tous les efforts que le gouvernement ne cesse de consentir. Seules les nations qui ont toujours privilégié la préparation de leurs athlètes sur la durée et en fonction des disciplines susceptibles de leur apporter plus de chances de médailles, se sont illustrées au cours des JO. Le Bénin bien souvent à sa place Ainsi, avec ses représentants qui ont souvent été très loin des standards recommandés sur le plan international, le Bénin a toujours occupé la place qui lui revenait de droit. Celle de ceux qui admettent avec le Baron Pierre de Coubertin, que l’essentiel est d’y participer. Les athlètes béninois évoluent dans des disciplines sportives qui ne leur permettent pas d’espérer des médailles, puis de réaliser des performances minimales pouvant les qualifier directement. En dehors de Noélie Yarigo et Odile Ahouanwannou qui doivent leur qualification à leur ranking, le skateur Privel Hinkati, en aviron, était aussi à Tokyo après l’avoir obtenue. Il en est de même pour Celtus Williams Abiola Dossou-Yovo,en judo. Quant à Didier Kiki, il était présent à ces jeux grâce au principe de l’universalité tout comme Marc Pierre Pascal Dansou et Nafissatou Abéké Radji, en natation. Pour le reste, le Bénin doit son salut au mouvement olympique qui permet à ses représentants de se préparer quand même dans des conditions acceptables. La majorité de ses représentants à Tokyo sont à l’extérieur, grâce aux bourses dont ils bénéficient. Sports 11 août 2021


Fonds national des retraites du Bénin: La protection sociale des agents de l’Etat renforcée
La politique de gestion des pensions au niveau du Fonds national des retraites du Bénin (Fnrb), sur la période 2022-2024, sera axée sur la protection sociale efficace des agents de l’État ainsi que de leurs familles. LÉtat, à travers le Fonds national des retraites du Bénin, entend faire un diagnostic actualisé du régime de retraite, réaliser une étude de la mise en place d’une retraite complémentaire au profit des agents de l’État et moderniser la gestion du régime par la refonte du système d’information et la dématérialisation du processus de gestion des pensions. Au plan financier, renseigne le document de programmation budgétaire et économique pluriannuel 2022-2024, les perspectives seront impactées aussi bien par les départs à la retraite que par les recrutements de nouveaux agents. Sur les trois prochaines années, 6 725 agents devraient partir à la retraite, pour une incidence financière totale de 6,4 milliards F Cfa et une perte de ressources totale de l’ordre de 2,7 milliards F Cfa. Sur cette base, le déficit du Fonds devrait se maintenir, avec toutefois une amélioration progressive. En effet, les produits passeraient de 55,5 milliards F Cfa en 2022 à 60,7 milliards F Cfa en 2024, soit une progression de 9,4 %. S’agissant des charges, elles ressortiraient à 96,9 milliards F Cfa contre 95,1 milliards F Cfa en 2022, affichant ainsi une augmentation de 1,9 % et reflétant les incidences des départs à la retraite. De l’évolution des produits et des charges, il se dégage un résultat négatif de 36,2 milliards F Cfa en 2024 contre 39,6 milliards F Cfa en 2022. Actualités 10 août 2021


Lutte contre les hépatites virales: De fortes initiatives pour l’élimination du mal à l’horizon 2030
L'Alliance Afrique francophone contre les hépatites (Aafhe) accompagne les Etats et les Organisations de la société civile à prendre des initiatives fortes pour l’élimination de l’hépatite à l’horizon 2030. Ceci dans le cadre du Projet d’appui à l’intensification des initiatives de lutte contre les hépatites virales en Afrique francophone (Pailhevaf) qui a connu l’adhésion des parlementaires béninois à la faveur d’un atelier tenu, jeudi 5 août dernier à Cotonou. Une nouvelle dynamique est impulsée à la lutte contre les hépatites virales en Afrique francophone. A travers le projet d'appui à l'intensification des initiatives de lutte contre les hépatites virales en Afrique francophone (Pailhevaf), l'Alliance Afrique francophone contre les hépatites (Aafhe) entend associer toutes les parties prenantes en vue d'engager une croisade contre les hépatites virales dans la région francophone. C'est en accompagnant les Etats et les Organisations de la Société civile (Osc) à prendre des initiatives fortes pour l'élimination des hépatites à l'horizon 2030. A la faveur d’un atelier tenu, jeudi 5 août dernier à Cotonou, les parlementaires béninois se sont engagés dans cette bataille. Nicolas Kodjoh, président de l’Alliance béninoise des Organisations de la Société civile contre les hépatites (Aboschvi), dans sa communication, au cours des travaux, a mis un accent particulier sur la prévention des hépatites. Les virus B et C déterminent, selon lui, les cas les plus graves, car ils peuvent durer plus de six mois et devenir chroniques, aboutir à des complications mortelles (cirrhose et cancer du foie) et la majorité des personnes malades (80 %) ne présente aucun signe apparent. Il précise que les hépatites virales posent un problème majeur de santé publique au Bénin, et les complications ont un impact négatif sur le développement, motif pour lequel il est important de vulgariser les moyens efficaces de contrôle et de traitement, car les hépatites B et C sont évitables. Partition des parlementaires L'hépatite ne doit plus être une cause de mortalité au Bénin. Pour y arriver, Nicolas Kodjoh propose de mettre en place un système de renforcement des connaissances sur la maladie, la promotion des actions de prévention, du dépistage et de la vaccination, la prise en charge des gestantes séropositives, et sensibiliser pour limiter les modes de transmission et les facteurs à risque. « L'hépatite ne peut plus attendre ! Il est temps d'agir pour sauver des vies », a-t-il martelé. Romuald Djivoessoun, secrétaire permanent de l'Affhe, quant à lui, a animé une communication sur le thème "Rôle et engagement des parlementaires béninois pour intensifier les actions de lutte". Il explique qu’au regard du contexte actuel, avec l'hépatite virale qui représente l'une des menaces les plus graves auxquelles l'Afrique est confrontée, le rôle des parlementaires dans la riposte est majeur. Après un bref rappel des rôles traditionnels reconnus aux parlementaires, le communicateur a dressé en quatre points la responsabilité déterminante des élus du peuple dans ce combat, à savoir : porter les préoccupations des populations, des Osc et des malades de l'hépatite à travers des questions au gouvernement, s'assurer, avant le vote du budget général de l'État, que des ressources suffisantes sont prévues pour la prévention, les soins et le traitement de l'hépatite et saisir toutes les opportunités pour plaider auprès des Partenaires techniques et financiers à accompagner le Bénin dans sa volonté d’éliminer l'hépatite à l'horizon 2030. Il s’agira aussi d’organiser des missions parlementaires pour évaluer les politiques et décisions prises par l'Exécutif en ce qui concerne la vaccination des nouveau-nés dès la naissance et de planifier des initiatives et actions parlementaires pour un suivi des interventions visant l'élimination de l'hépatite. « La voix des parlementaires doit faire échos dans les débats nationaux, régionaux et internationaux sur les hépatites, et ils doivent veiller au respect des engagements pris par les autorités en matière de lutte contre les hépatites virales», a-t-il fait savoir. Pour finir, il a indiqué qu'avec l’avènement du Réseau des parlementaires de l’Afrique francophone contre les hépatites et l’engagement remarquable de ses membres, l'Afrique francophone en général et le Bénin en particulier ont de fortes chances d’être hissés au rang des pays ayant fait de progrès remarquables pour l’élimination de l’hépatite d’ici 2030, mais pour qu'il en soit ainsi, chaque parlementaire a un rôle déterminant à jouer. Au terme des travaux, des recommandations ont été formulées et un appel à l’action des parlementaires a été lancé pour une mobilisation politique, un renforcement des politiques de prévention, une stratégie active de dépistage, un accès aux traitements pour tous, une intensification des efforts de recherche pour la guérison de l’hépatite B et un renforcement des politiques d’information des citoyens, de respect des personnes et de formation des professionnels. Santé 10 août 2021


Gouvernance des Pme dans un contexte de réformes fiscales: La comptabilité, une fonction à automatiser
Fini le temps où les chefs d’entreprises ont leur comptabilité dans la poche. Dans un contexte de réformes fiscales et pour la viabilité des unités de production et de services, la traçabilité devient une exigence. Par conséquent, un comptable a un grand rôle à jouer. Par-delà les clichés, le poste de comptable n’est pas un poste subsidiaire. Henock Gnanga, manager d’entreprise, l’a bien compris et fait autant que possible la part des choses. « Le fait de disposer d’une comptabilité me permet d’avoir une idée précise de la santé de l’entreprise. Ça aide à mieux assumer les charges qu’on a vis-à-vis des employés et de l’Etat. Si vous ne disposez pas d’une comptabilité, parfois vous avez l’impression que tout va bien alors que c’est de votre poche que sort l’argent », insiste-t-il. C’est donc un secret de polichinelle que la performance, voire la survie, d’une entreprise dépend beaucoup plus du mode de gouvernance. Dr Pierre Claver Agbédé, chercheur en sciences économiques, trouve qu’il y a des raisons de tenir rigueur à la fonction comptable dans une Pme. « Avec les exigences en matière comptable dans notre espace, le dirigeant d’entreprise ne pourra plus tenir sa comptabilité s’il n’était pas spécialiste des sciences de gestion et formé par rapport aux nouvelles normes. Pour assurer la viabilité des Pme aujourd’hui, tout en limitant le risque de dépendance totale envers les cabinets d’expertise comptable, il est important d’avoir un comptable dans l’entreprise qui puisse mettre à jour les documents. C’est-à-dire assurer les fonctions élémentaires», fait remarquer le chercheur. Indispensable ! Les résultats de l'enquête Itc sur la compétitivité des Pme au Bénin publiés en novembre 2020, montrent que presque 70 % d’entre elles enregistrent toutes leurs données comptables: recettes et dépenses, ainsi que les actifs et passifs. Ce sont de bonnes pratiques que recommande d’ailleurs Alexandre Houédjoklounon, directeur général de l’Agence nationale des petites et moyennes entreprises (Anpme). A l’en croire, quand les entreprises sont assujetties à la Taxe professionnelle synthétique (Tps), ça nécessite une comptabilité légère que le promoteur lui-même peut faire. Mais lorsque l’entreprise est beaucoup plus assise avec beaucoup d’activités qui ont différents frais générateurs, le régime fiscal n’est plus le même. Il y a un certain nombre d’impôts à prendre en compte. « Avec les réformes fiscales, il y a un certain nombre de dispositions qui profitent aux Pme. Et avec la facture normalisée, le recours à un comptable pourrait être un peu plus intéressant, si l’entreprise est d’une certaine taille. C’est au cas par cas. Un seul comptable peut assurer la comptabilité de deux, trois ou quatre entreprises. Ça peut leur faire une économie d’échelle substantielle. Le coût à fixer pour un seul comptable d’une entreprise peut être partagé par plusieurs unités qui se trouvent en réseau, si la matière n’est pas importante », souligne Alexandre Houédjoklounon. Un couvert contre les risques C'est un impératif pour les Pme de conserver leurs données comptables afin de gérer leurs liquidités et d’exécuter les paiements de manière fiable. Pourtant, pour diverses raisons, une frange non moins négligeable ne se met pas au pas. Plus on s’éloigne de la capitale économique, plus le fossé s’élargit. Selon l’enquête Itc, les entreprises situées dans les régions du sud et du centre tendent à davantage conserver leurs données comptables que leurs homologues du nord (Parakou et Natitingou). Par exemple, seuls 25 % des répondants basés dans la région de Parakou conservent une trace de leurs ressources financières, contre 90 % de ceux de la région de Cotonou. C’est une attitude que Dr Pierre Claver Agbédé tente d’expliquer : « Il se pose un problème de moyens de façon générale, surtout quand il est question de recruter des comptables en permanence dans la structure ou de recourir à un cabinet d’expertise comptable». Néanmoins, il n’est pas question de s’abstenir au risque de subir les revers. Veiller à la traçabilité du mémoire comptable permet de se protéger des redressements fiscaux. « Il est souhaité d’adopter l’une des deux formes d’externalisation de la fonction comptable (totale ou partielle), selon leurs moyens. Cela éviterait les difficultés de la tenue de la comptabilité suivant les normes en vigueur, les redressements fiscaux énormes. Ça permet de se couvrir de façon juridique contre les sanctions qui en découlent », recommande Dr Pierre Claver Agbédé. Le chercheur propose aux managers des entreprises de petite taille de se concentrer sur le cœur de leur métier en ne conservant que les fonctions qui contribuent à la création de valeur. In fine, la transparence ne permet pas seulement d’être à l’abri du risque. C’est un atout pour accéder à des crédits bancaires et autres financements. Economie 09 août 2021


Réforme de la décentralisation: Les acteurs de la gouvernance locale apprécient
La réforme de la gouvernance locale est favorablement accueillie par les acteurs de ce secteur. Faire les réformes avec méthode et minutie. C’est le mode opératoire du gouvernement de la Rupture, dans chacun des domaines de la vie publique. Le président Patrice Talon vient d’annoncer les couleurs en ce qui concerne la décentralisation. Il envisage une « réforme ambitieuse de la gouvernance locale », en collaboration avec l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb). Vieille de 18 ans, la décentralisation nécessitait bien d’être réaménagée. A l’unanimité, experts et élus communaux approuvent ce choix du gouvernement. « Je suis totalement d’accord avec la vision du chef de l’Etat de réformer la gouvernance locale. Les mairies sont très importantes dans le processus de développement. Après avoir expérimenté la décentralisation pendant un certain temps, il est normal de revoir les textes pour son amélioration. Je suis certain que la réforme annoncée apportera un mieux-être aussi bien aux populations qu’aux conseils communaux », apprécie Antoine Djédou, maire de la commune d’Abomey. Des fleurs, l’initiative de Patrice Talon en a reçues également de la part de Christian Houétchénou, maire de la commune de Ouidah. Pour cette autorité qui est aussi secrétaire chargé de l'Economie et des Finances locales à l’Association nationale des communes du Bénin, « la réforme de la gouvernance locale est opportune et importante ». A en croire ces acteurs, le changement de paradigme en matière de gouvernance locale était très attendu. L’hymne de la réforme entonné par le gouvernement ne pouvait donc que recevoir leur assentiment et adhésion pour le rayonnement des 77 communes du Bénin. Un diagnostic partagé « La décentralisation, effective depuis bientôt 20 ans, connaît des faiblesses qui impactent négativement le développement des communes », indiquait le communiqué du Conseil des ministres du 2 juin 2021. Selon des experts sur les questions de décentralisation, il y a des problèmes politiques au niveau des collectivités locales qui ne favorisent pas le développement. A cela s’ajoutent les problèmes de ressources humaines. « Les recrutements de personnels ne tiennent pas souvent compte de la compétence ni des besoins réels des mairies. Ainsi, en général, nos communes ne disposent pas de cadres ayant des compétences en adéquation avec les exigences techniques des postes qu’ils occupent », relevait le même Conseil des ministres. L’autre difficulté que pose le mode actuel de gouvernance locale et que soulignent les acteurs, c’est celle liée aux ressources financières. Selon les maires, la réforme doit aussi impacter les rémunérations des autorités communales. « Aujourd’hui, un maire n’a pas de salaire, mais des indemnités », clame Christian Houétchénou. Cette situation ne peut qu’impacter négativement la gouvernance locale. Administrateur de la planification du développement local, Moïse Dossoumou estime que « si on veut obtenir des résultats probants de la décentralisation, il est nécessaire de corriger la politisation à outrance qui y règne ». Le consultant indépendant « insiste également sur la participation citoyenne et le contrôle qui doit en découler. Car des communautés éveillées et conscientes de leurs droits et obligations exigeront plus de résultats de leurs élus». Quant à l’Etat central, l’expert pense qu’il doit davantage mettre les ressources financières à la disposition des collectivités. Des orientations essentielles Le gouvernement est bien déterminé à faire aboutir avec célérité la réforme. Selon le Conseil des ministres du 2 juin 2021, « l’instauration d’un nouveau cadre législatif et institutionnel au niveau de la gouvernance locale doit suivre quatre principes directeurs ». D’abord, il est nécessaire de renforcer la séparation des fonctions politiques et techniques pour améliorer la reddition de comptes et lutter plus efficacement contre l’impunité. La deuxième directive consiste à mettre en place un dispositif opérationnel de relai des services publics entre les niveaux central, communal et infra-communal. Quant à la troisième, elle vise l’amélioration des mécanismes de financement des investissements communaux. La quatrième directive conduira à des synergies d’actions entre le conseil communal, ses démembrements, les associations de développement et les Ong. Sur la base de ces orientations essentielles, le gouvernement a mis en place un comité de réforme appuyé de deux experts nationaux et un international.   Actualités 04 août 2021


Percée du Bénin dans le rapport « Global Cybersecurity index »: Les clés de la performance dévoilées
Le Bénin est classé 56e sur 194 pays au niveau mondial et 6e sur le plan continental, selon le dernier rapport «Global Cybersecurity Index » de l’Union internationale des Télécommunications (Uit). Au cours du premier rendez-vous média «Et si on parlait numérique?», Ouanilo Médégan Fagla, directeur général de l’Agence nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (Anssi Bénin), a entretenu les professionnels des médias béninois sur les clés de cette percée du pays dans le classement de l’Uit afin de favoriser une meilleure vulgarisation auprès du grand public. Conférencier principal du premier rendez-vous média « Et si on parlait numérique ?», Ouanilo Médégan Fagla, directeur général de l’Agence nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (Anssi Bénin), a échangé avec les journalistes sur les clés de la percée du Bénin dans le dernier rapport « Global Cybersecurity Index » de l’Union internationale des télécommunications (Uit). Grâce au thème : « Les piliers de l’enracinement de la cybersécurité au Bénin », les professionnels des médias ont compris les progrès réalisés par le Bénin en matière de cybersécurité. Selon le conférencier, en passant de la 149e place en 2017 à la 80e place en 2018 puis la 56e en 2020 au plan mondial et du 33e au 6e rang au niveau africain, le Bénin a fait un bond exceptionnel dans ce rapport qui sert à analyser l’engagement des Etats en faveur de la cybersécurité et de la sensibilisation de leurs populations. Cette performance est le fruit des réformes et des actions déployées par le gouvernement sous la supervision du ministère du Numérique et de la Digitalisation. A l’en croire, c’est la volonté politique qui a permis au gouvernement de doter le pays d’une stratégie nationale de sécurité du numérique en mai 2020. « Avant cette action majeure, il y a eu le vote du Code du numérique, la création de l’Agence nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (Anssi), le Bjcsirt, l’équipe de réponse aux incidents de sécurité informatique, » a-t-il confié. Ouanilo Fagla Médégan soutient que le Bénin se démarque de beaucoup de pays africains par son Code du numérique. « Cet arsenal juridique constitue un outil qui permet de nous distinguer de beaucoup de pays dans la sous-région », insiste-t-il. Ce faisant, le gouvernement s’est donné les moyens de répondre aux enjeux de la cybersécurité. Fidèle à sa vision de créer un cyberespace sécurisé et attrayant pour une économie numérique florissante, le gouvernement travaille à assurer la protection des systèmes d’information des entreprises et des citoyens. « Notre stratégie prend surtout en compte la protection des systèmes d’information et des infrastructures critiques», fait-il savoir. Le conférencier pense que beaucoup d’actions sont menées actuellement pour combattre la cybercriminalité sous toutes ses formes. A travers des initiatives comme la formation des magistrats et des policiers sur la conservation de la preuve, la mise en place des infrastructures de confiance numérique, la transformation digitale des structures de l’Etat et le développement des compétences, l’Anssi avec son équipe constituée de jeunes dynamiques travaille à assainir le cyberespace béninois. Actualités 30 juil. 2021


Promotion des arts à l’international: Une plateforme pour plus de visibilité du monde culturel
Les acteurs culturels béninois auront moins de difficultés à se faire repérer sur la toile avec le lancement de la plateforme senjayer.bj. Cet outil du numérique a été conçu pour leur donner plus de visibilité et leur permettre d’interagir plus facilement avec le reste du monde. Les informations sur la carrière, le parcours, le profil et les prestations des acteurs culturels béninois en un seul clic. C’est ce que propose la plateforme senjayer.bj qui, depuis peu, retient l’attention de nombreux acteurs culturels béninois. Les premiers à l’avoir adopté témoignent de la multitude d’opportunités qui s’y nichent. Le lancement officiel, vendredi 16 juillet dernier à Cotonou, a donné l’occasion à bien d’autres de la découvrir et d’y faire leurs premiers pas. « Cette plateforme vous ressemble et nous ressemble », confie d’entrée, Aubin Noutéhou, ingénieur de son vivant à l’étranger, mais aussi initiateur et concepteur du projet. Confronté à de nombreuses difficultés sur son parcours d’acteur culturel et pour aider les artistes de son pays, il s’est résolu à entreprendre un projet dont le produit final séduit plus d’un. « La réalité des technologies nouvelles a transformé de manière significative le secteur culturel avec l’émergence de services culturels en phase avec les nouvelles opportunités qui sont créées. Le monde de l’évènementiel s’est déployé et présente au public des offres variées », indique-t-il. Et comme le Bénin ne peut être en marge de cette marche, surtout que le pays aspire à devenir le quartier numérique de l’Afrique, Aubin Noutéhou a voulu apporter sa touche. Il présente senjayer.bj comme un espace qui permettrait la mise en lien des acteurs des spectacles vivants, une plateforme sous forme d’annuaire pour valoriser leur musique et leur faire franchir plus facilement les frontières. Une telle offre, on le devine bien, ne peut que séduire le ministère en charge de la Culture. Florent Couao-Zotti, représentant du ministre au lancement trouve à travers senjayer.bj, « une plateforme si particulière qui rend service à toute la population». Il ajoute que «personne aujourd’hui n’est exclu des offres que propose Internet et c’est fort de la pertinence de cette possibilité que l’équipe a décidé de mettre à la disposition du monde culturel, cet outil absolument performant qui propose plusieurs services». Senjayer est venu proposer certains services liés au spectacle, à un annuaire à l’intérieur duquel on aura toutes les informations concernant les artistes, leur actualité, la sortie de livres, la production d’albums et la possibilité de vendre des billets pour des spectacles… explique Florent Couao-Zotti qui ne s’est pas empêché d’aller surfer sur le site. « Je me suis rendu compte que cette manière d’être au plus près des internautes témoigne de la modernité dans laquelle les initiateurs de cette entreprise ont décidé d’installer les Béninois », fait-il savoir. Le rêve du Bénin de devenir un quartier numérique, prend autrement corps, ont convenu ces intervenants. Claude Balogoun, un autre acteur culturel, se félicite de l’avènement de ce joyau. Avec cette plateforme, il n’est plus possible de soutenir que le Bénin culturel n’existe pas sur la toile et que l’artiste béninois n’est pas facile à dénicher sur la toile et sur le plan international. « Il est question ici de présenter aux Béninois et au monde une plateforme de cette envergure. Comment être présent si nous n’avons pas des répertoires bien fournis, des plateformes qui renseignent sur ce que nous faisons, sur ce que nous apportons à travers notre culture», soutient Claude Balogoun qui pour finir, invite tous les acteurs culturels, les artistes, les producteurs, organisateurs d’évènements, les acteurs de l’ingénierie culturelle, les managers, tous ceux qui interviennent dans la chaine de la production culturelle à suivre son exemple en allant s’inscrire sur senjayer.bj. Culture 28 juil. 2021


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