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Nouvelles

20e session de formation continue du Cifaf: Cinq jours de renforcement de capacités au profit des avocats
Du lundi 26 au vendredi 30 juillet, Cotonou abrite la vingtième session de formation continue organisée par le Centre international de formation en Afrique des avocats francophones. Comme il est de coutume, les avocats stagiaires participant à cette session de renforcement des capacités seront édifiés sur plusieurs thématiques d’actualité et de grand intérêt. La technique de cassation, la préparation et les techniques de rédaction des contrats d'affaires, le référé-liberté, l’arbitrage et la sûreté, la défense de la défense, les notions de base du contentieux des élections, la gestion du contentieux des élections, la déontologie de l'avocat aujourd’hui, le contentieux des assurances, le contentieux de la saisie immobilière… Ce sont les thématiques au cœur de la vingtième session de formation continue organisée par le Centre international de formation en Afrique des avocats francophones. Ouverte hier par Me Séverin Maxime Quenum, ministre de la Justice et de la Législation, en présence du président de la Cour constitutionnelle et de divers représentants de la famille judiciaire, cette édition a été baptisée « Formation Cifaf Cotonou promotion Brice Hervé Tohoungba ». Au lancement des travaux, Me Prosper Ahounou, bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin, a salué l’engagement constant du Cifaf et de son président le bâtonnier Jacques Migan pour le renforcement des capacités des avocats d’une part et l’Organisation internationale de la francophonie pour son soutien à l’initiative d’autre part. « C'est un honneur pour le Bénin d’être la terre d’accueil de cette rencontre internationale francophone ; une activité phare de l’Oif devenue une tradition depuis deux décennies », va ajouter Professeur Adolphe Codjo Kpatchavi, secrétaire général de la Commission nationale permanente de la francophonie. Le président du Cifaf, Me Jacques Migan, insiste sur le fait que le respect des gestes barrières doit faire force de loi lors de la session. A l’en croire, c’est pour aider les avocats à mieux remplir leurs engagements que le Cifaf tient annuellement cette session de formation. Il est question de se former pour mieux répondre aux sollicitations des clients. Parrain de l’événement, Séverin Maxime Quenum, Garde des sceaux, affirme : « Le ministère de la Justice et de la Législation ne peut que s’associer à toute initiative qui a pour finalité l’amélioration des services offerts aux justiciables ». Cette session de formation, précise-t-il, a l’avantage d’offrir un enseignement de qualité, dispensé par des professionnels aguerris sur un large éventail de problématiques qui se posent à l’avocat dans sa pratique quotidienne. « Les temps changent et changent si vite que force est de concéder que la pratique de l’avocat doit évoluer face à une clientèle plus exigeante dans un contexte où le droit devient un bien de consommation comme tout autre, soumis au diktat des lois du marché. Ne vous y méprenez pas, il faut vous armer de science jusqu'aux dents pour espérer affronter victorieusement les défis présents et futurs de l’avocat du 21e siècle», a conseillé le ministre Séverin Maxime Quenum. La formation continue : une obligation « La compétence constitue l'une des exigences fondamentales de notre profession. Or, la science du droit n'est pas une science infuse. Elle s’enseigne au travers des études universitaires, s’adapte à la pratique et se ressource tout au long de la carrière… », fait observer Me Prosper Ahounou, bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin. La formation universitaire et la formation continue se complètent et constituent, selon lui, une urgence et une nécessité. C’est pourquoi, l'avocat se doit tout au long de sa carrière d’entretenir son savoir, de le mettre sans cesse à jour, de l’ouvrir aux nouvelles matières… Pour expliquer l’importance de la formation continue, le ministre Séverin Maxime Quenum évoque un enseignement du regretté Me Maurice Garçon : « Écrire, lire, réciter sont les trois conditions techniques essentielles à la vocation d'avocat » ; il appuie avec une citation de Boileau : «Il faut se hâter lentement, et sans perdre courage, vingt fois sur le métier, émettre l’ouvrage, le polir, le repolir sans cesse, agiter quelquefois et souvent effacer ». Puis il conclut avec une assertion de Me Prosper Ahounou : « Le ministère que nous avons choisi d’embrasser est ainsi fait qu’on ne finit jamais de s’y former si l’on veut rester performant et utile ». « Les pères fondateurs du Cifaf étaient donc visionnaires en créant dès la fin des années 90, une université d’été des jeunes avocats francophones », apprécie le ministre Séverin Maxime Quenum qui salue l’intrépidité du bâtonnier Jacques Migan. Avocats hier, avocats pour toujours, le Garde des Sceaux et le président de la Cour constitutionnelle ont toujours soutenu et honoré les initiatives qui contribuent au rehaussement de la profession. C’est ce que reconnaît Me Prosper Ahounou qui a salué leur accompagnement constant. «Par votre présence, vous manifestez encore la preuve de votre attachement à cette profession commune et à tout ce qui participe à son rayonnement », a soutenu le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin. Professeur Adolphe Codjo Kpatchavi, secrétaire général de la Commission nationale permanente de la francophonie, rappelle que cette formation est soutenue depuis son origine par l’Oif dans le cadre de la promotion de la paix, des droits de l’homme et de la démocratie. Il espère voir le Bénin garder ce flambeau du pays de référence en matière de démocratie en Afrique? Hommage à Me Brice Hervé Tohoungba « Me Brice Hervé Tohoungba était jeune, trop jeune pour nous quitter. Passionné de droit fiscal, il intervenait au Cifaf et aurait dû partager avec nous, ce jour, son savoir sur le thème de la fiscalité et les obligations de l’avocat, sujet plus actuel pour nous, avec la numérisation du système fiscal», fait savoir le président du Cifaf, le bâtonnier Jacques Migan. Puis il explique : « Afin que le nom de notre confrère Me Brice Hervé Tohoungba perdure au Bénin et auprès des confrères francophones avec qui il partageait ses connaissances, le conseil d’administration du Cifaf a décidé de baptiser la présente session de formation continue : Formation Cifaf Cotonou Promotion Me Brice Hervé Tohoungba, dans le but d’immortaliser son nom ». Pour Me Prosper Ahounou, bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin, placer cette promotion sous la mémoire de Me Brice Hervé Tohoungba, avocat fiscaliste décédé il y a moins d’un an, est un vibrant hommage pour le professionnel dévoué que le disparu a été et pour son action au service du droit et de la formation continue. Toute la famille judiciaire reconnaît en l’avocat disparu, un homme brillant, doté de grandes qualités humaines. « Il était un concentré de ce que doit être l’avocat : affable, bienveillant et humble. Les confrères et les autres auxiliaires en témoignent. Je forme le souhait que ces qualités inspirent les auditeurs de cette promotion du Cifaf », conclut le ministre Séverin Maxime Quenum. Actualités 28 juil. 2021


Préparatifs pour la campagne africaine: Du renfort pour l’effectif du Loto-Popo Fc
Appelée à représenter le Bénin à la Ligue africaine des clubs champions, l’équipe du Loto-Popo Fc se prépare activement. Elle vient de s’attacher les services des joueurs Sanni Mama Bah-Yèrè et Olympe Gantin. La signature de leurs contrats a eu lieu, vendredi 23 juillet dernier à Cotonou. Dans la perspective de sa campagne africaine, Loto-Popo Fc procède au renforcement de son effectif. Evoluant tous au poste de défenseur, ce sont les joueurs Sanni Mama Bah-Yèrè et Olympe Gantin qui ont rejoint ses rangs, depuis vendredi 23 juillet dernier. En effet, champion du Bénin, saison 2011-2012, avec les Buffles Fc du Borgou dont il était sociétaire et capitaine, Sanni Mama Bah-Yèrè a paraphé un contrat de deux ans avec Loto-Popo Fc. Agé de 29 ans, il a eu à évoluer dans les championnats du Nigeria et du Congo Brazzaville. Rentré au pays tout récemment, ce joueur qui évolue au poste de latéral gauche a fait quelques apparitions avec Aspac Fc. « Je connais les ambitions du club. Nous avons un défi. Déjà, garder notre titre de champion et ensuite représenter dignement Loto-Popo lors de la Ligue des champions de la Caf », a-t-il indiqué, lors de la signature de son contrat. C’est donc un nouveau challenge qui se présente à ce joueur pétri d’expériences. Quant à Olympe Gantin, il est également âgé de 29 ans et évolue au poste de défenseur central ou milieu offensif. Ancien joueur de Asfa-Yénenga du Burkina Faso, il a également pris par le Sénégal et l’Afrique du Sud. Son contrat court jusqu’en 2023. « Je remercie tout le staff et le président de Loto-Popo Fc. C’est avec une grande joie que je signe ici. Le club est champion. Nous avons la Ligue africaine des champions à disputer. Je vais aider l’équipe. Je peux vous dire qu’on ne fera pas piètre figure au cours de cette compétition », a-t-il laissé entendre. Sports 26 juil. 2021


Formation sur la rédaction des recours: Amnesty outille une vingtaine de jeunes
Du vendredi 23 au samedi 24 juillet dernier, Amnesty International Bénin a organisé à Cotonou, la 3e édition de la formation sur la rédaction des recours. Cette formation vise essentiellement à outiller les jeunes afin de les amener à participer activement à la création d’un monde où chacun peut jouir de ses droits humains. Faire des jeunes des citoyens engagés et véritablement actifs pour la cause de la protection et de la défense des droits humains ; tel est l’objectif de la formation annuelle sur la rédaction des recours et pétitions. Ainsi, en deux jours d’apprentissage, une vingtaine de jeunes âgés de 18 à 24 ans ont bénéficié de plusieurs communications sur les mécanismes de protection des droits humains et leurs procédures de saisine, puis les règles de rédaction des recours et quelques jurisprudences. Sélectionnés sur appel à candidatures, les participants sont issus des mouvements et associations de jeunes y compris des jeunes d’Amnesty International Bénin. Dieudonné Dagbéto, directeur exécutif de Amnesty International Bénin, a salué la forte présence féminine à l’occasion de l’ouverture des travaux. Ensuite, pour renforcer le courage et la volonté des participants, place a été donnée, dès l’entame de la session, aux témoignages des étudiants de l’édition précédente. « Le recours n’est pas chose facile mais avec persévérance on y arrive », va encourager Nestline Boko, une parmi les meilleurs retenus par Amnesty International Bénin lors de la 2e édition. Après présentation des acquis de cette édition, le juriste Armand Bognon a, dans sa conférence inaugurale, renseigné les jeunes sur l’importance des mécanismes de protection dans la défense des droits de l’homme. Puis, sous l’égide du formateur chevronné Serge Prince Agbodjan, les jeunes participants ont été aguerris sur les procédures spécifiques de saisine des mécanismes, le droit de pétition, la rédaction pratique de recours et de pétitions. Quelques cas pratiques ont permis aux bénéficiaires de maîtriser la formulation des recours adressés à la Cour constitutionnelle en matière de violation des droits de l’homme. Ces compétences acquises leur permettront de restituer la formation à au moins 10 jeunes de leur association de provenance et d’exercer concrètement des voies de recours en cas de nécessité. A l’issue de cette formation, chaque jeune a tiré bon profit du coaching du formateur et d’Amnesty International Bénin. Par Estelle Vodounnou (Stag.) Actualités 26 juil. 2021


Coopération Sud-Sud: Le renforcement de l’axe Bénin-Rwanda en question
Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a reçu en audience, jeudi 22 juillet dernier, Alsa Kirabo Kacyira, nouvelle ambassadrice du Rwanda près le Bénin. Au menu des échanges, le renforcement des liens de coopération entre les deux pays dans plusieurs secteurs. Suite à la présentation de ses lettres de créance au chef de l’Etat, Patrice Talon, jeudi 22 juillet dernier, la nouvelle ambassadrice du Rwanda près le Bénin avec résidence à Accra, Alsa Kirabo Kacyira, a échangé dans la même journée avec le patron de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci. Occasion pour les deux personnalités d’examiner les voies et moyens pour renforcer la coopération bilatérale entre les deux pays. « Je suis très honorée et heureuse pour l’accueil au Bénin. Déjà ce matin, j’ai reçu un accueil très chaleureux de la part du président de la République, Patrice Talon et je viens d’avoir une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères », a-t-elle déclaré à sa sortie d’audience. Elle note que le Bénin et le Rwanda ont mis en place un cadre de partenariat qu’il urge de passer en revue afin d’évaluer sa mise en œuvre. « La dernière séance d’évaluation de ce cadre de partenariat remonte à 2016 et je crois qu’il est temps de faire le bilan de la coopération pour voir comment aller de l’avant», a-t-elle fait comprendre. Secteurs prioritaires Alsa Kirabo Kacyira précise que le premier secteur prioritaire de coopération entre le Bénin et le Rwanda est le secteur de l’éducation. « Au cours de nos échanges, le ministre m’a fait part de l’intérêt particulier que le gouvernement du Bénin accorde à l’enseignement technique et la formation professionnelle dont l’objectif est de doter les citoyens béninois de compétences pratiques dans la perspective de développement du Bénin», fait-t-elle savoir. Elle souligne que le Rwanda a aussi investi énormément dans le secteur de l’éducation afin de pouvoir développer le pays. Le Rwanda, selon elle, est disposé à partager ses expériences dans le domaine éducatif avec le Bénin. Le deuxième secteur abordé par les deux personnalités est le tourisme. Où il y a beaucoup d’opportunités à explorer ainsi que des possibilités de collaboration et de partage d’expériences. Le troisième secteur, selon l’ambassadrice, est celui de l’économie numérique. « C’est un secteur dans lequel il existe déjà un partenariat très avancé entre le Bénin et le Rwanda », a-t-elle rappelé. Concernant ce secteur, elle note que le Rwanda a appuyé le Bénin dans le cadre de la mise en œuvre des différents projets du numérique, notammanet la dématérialisation de l’administration publique. Et le dernier secteur de coopération sur lequel les deux diplomates se sont penchés est le secteur agricole. « Nous avons vu qu’il y a des potentialités énormes dans le cadre de la culture du coton et du cajou au Bénin. Concernant le coton, le Bénin est passé du 4e rang au premier rang en l’espace de quatre ans sur le continent africain. Ce qui veut dire qu’il y a des opportunités dans ce secteur », a-t-elle apprécié. Elle poursuit qu’au Rwanda, l’accent est mis sur la productivité et le pays est passé en l’espace d’un temps réduit de la pénurie à l’abondance grâce au développement des systèmes de productivité. Actualités 26 juil. 2021


Suivi des plants de la forêt classée de Goungoun: Les riverains du site de Baffo sensibilisés
La salle de réunion du bureau d’arrondissement de Guéné a servi de cadre, dimanche 18 juillet dernier, à une séance de sensibilisation des populations riveraines à l’entretien et au suivi des plants à mettre en terre, samedi 24 juillet prochain, dans la forêt classée de Goungoun, au niveau du site de Baffo. La commune de Malanville prend une part active dans la réhabilitation et la sauvegarde de la forêt classée de Goungoun. Dans la perspective de la mise en terre des plants au niveau du site de Baffo, samedi 24 juillet prochain, elle a entretenu, dimanche 18 juillet dernier à la salle de réunion du bureau d’arrondissement de Guéné, les populations riveraines sur leur meilleur entretien et suivi. En effet, comme la plupart des autres forêts classées du Bénin, celle de Goungoun est également menacée de disparition. Du fait de sa destruction, elle voit sa superficie réduite de plus en plus. Malheureusement, les efforts fournis chaque année pour procéder à son reboisement sont souvent réduits à néant. D’où l’importance de cette séance de sensibilisation organisée au profit des populations bénéficiaires du reboisement initié, l’année dernière, au niveau du village de Baffo situé dans la forêt classée de Goungoun, arrondissement de Guéné. Ceci suite à la destruction des plants qui avaient été mis en terre. « Nous avons constaté que les plants mis en terre ont été complètement détruits par les animaux. C’est pourquoi, nous avons décidé, avant l’édition de cette année, de passer à la sensibilisation des différents acteurs impliqués, notamment les élus communaux et locaux, les forestiers, les éleveurs, les agents des structures de cogestion de la forêt classée de Goungoun, le commissaire de Guéné, à l’entretien et au suivi de ces plants », a indiqué le maire de la commune, Gado Guidami. Au cours de ladite séance, le principe du suivi et de l’entretien des plants attendus sur le site a été acquis. Pour la réussite de l’opération, un comité a été mis en place. C’est pour que ces plants ne connaissent pas le même sort que ceux mis en terre l’année dernière. Société 22 juil. 2021


Retour de l’étranger et retraite confortable: Le Pri s’offre aux Béninois de la diaspora
Le Plan de retraite et d’investissement (Pri) est une épargne rentable destinée à la mise en œuvre de projets de construction ou de retour confortable pour les Béninois de l’extérieur qui rêvent de revenir s’installer dans leur pays. Ce produit est une innovation de la société Destination Bénin soutenue par l’Africaine vie Bénin. Il a été présenté au public, vendredi 16 juillet dernier, à Cotonou. Citoyens béninois de l’étranger, vous avez un projet de construction ou rêvez d’une retraite paisible et confortable sur la terre de vos ancêtres mais vous ne savez pas comment procéder et à qui confier vos ressources pour la réalisation de vos projets. Ne vous cassez plus la tête. La solution clé en main, pour vous, c’est le Plan de retraite et investissement (Pri) de la société Destination Bénin. Il s’agit d’une cotisation minimale d’un million F Cfa par an sur une durée d’au moins cinq ans en vue de constituer une épargne rentable auprès de l’Africaine vie Bénin pour l’exécution des projets. Cette offre est née d’un constat : les pleures de la diaspora béninoise qui se plaint souvent d’avoir envoyé de l’argent à un proche, au pays, pour des projets qui ne sont pas réalisés ou achevés. Pis encore, il leur est difficile de recouvrer la totalité des fonds envoyés ou restants au cas où le projet serait inachevé. Le Pri est donc un filet de protection qui sécurise les fonds cotisés par le souscripteur. Comme avantages, ce service s’adapte parfaitement aux besoins des expatriés, sécurise les fonds cotisés avec un taux d’intérêt alléchant. De plus, Destination Bénin et son partenaire l’Africaine vie Bénin font un suivi permanent du contrat. Les conditions d’adhésion sont simples : il faut être de la diaspora béninoise, avoir 18 ans au moins, s’engager à payer au minimum un million par an sur une période de cinq ans au moins, avoir sa pièce d’identité à jour, et fournir la preuve de son lieu de résidence. Innovant et fiable A l’occasion du lancement officiel du Pri, Valère Olaitan Ogouyemi, directeur général de Destination Bénin, et Hervé Tchiakpè, directeur général de l’Africaine vie Bénin, sont respectivement revenus sur le bien-fondé de ce produit tout en invitant la cible, la diaspora béninoise partout en Afrique et sur les autres continents, à saisir cette belle opportunité pour préparer la retraite ou investir au pays. Une projection Powerpoint sur le Pri et sur le processus d’adhésion a permis aux invités de mieux s’imprégner des avantages du produit et d’apprécier ce service à sa juste valeur. La souscription au Pri se fait en ligne sur la plateforme www.destination-benin.com (ou via www.lafricaineviebenin.com). Une fois sur la plateforme (vers le bas), le potentiel adhérent peut cliquer sur « Faire une estimation » et compléter les cases vides puis valider, afin de voir le montant total de son épargne au terme du contrat. Il a ensuite la possibilité de demander plus de détails sur le devis avant de souscrire à l’offre. Le dépôt des fonds est possible par virement bancaire, payement direct ou carte bancaire. Destination Bénin est une entreprise installée à Cotonou, qui constitue un moyen sûr et fiable pour les expatriés béninois de contribuer au développement de leur pays en investissant dans des projets viables. Entre autres, elle assiste sa cible dans l’élaboration d’un plan d’épargne, l’immobilier, les courses et la conciergerie, l’intermédiation d’affaires et le référencement. La société est créée en raison des difficultés que rencontrent les étrangers et les expatriés béninois en matière d’investissements (transactions financières et/ou immobilières) au Bénin, depuis leurs lieux de résidence. Elle se veut alors un canal sûr pour les détenteurs de capitaux qui souhaitent investir sur le sol béninois. Société 19 juil. 2021


Education et formation:Des priorités absolues pour les jeunes
Environ 40 % des jeunes migrants et déplacés voient l’éducation et les programmes d’acquisition de compétences comme des priorités absolues. C’est ce que révèle un nouveau sondage de l’Unicef présenté la veille de la Journée mondiale des compétences des jeunes. Lire le communiqué de presse… Communiqué de presse New York, le 14 juillet 2021 – Un nouveau sondage de l’Unicef présenté la veille de la Journée mondiale des compétences des jeunes révèle qu’environ 40 % des jeunes migrants et déplacés voient l’éducation et les programmes d’acquisition de compétences comme des priorités absolues (contre 30 % s’agissant des perspectives d’emploi). Près de 70 % des jeunes interrogés ont également déclaré que des ressources financières limitées les empêchaient d’avoir accès à des possibilités d’apprentissage. Environ 40 % d’entre eux ont désigné le manque d’emplois comme le plus gros obstacle à la perception d’un revenu. Ces résultats ont été révélés via un sondage organisé sur U-Report qui a mobilisé plus de 26 000 personnes, dont presque 9 000 jeunes âgés de 14 à 24 ans, à travers 119 pays. Dans le cadre du sondage, mené du 6 mai au 1er juin 2021, des questions ont été posées aux répondants concernant leurs aspirations quant à l’apprentissage et à la perception d’un revenu. L’enquête s’est également intéressée aux obstacles spécifiques que ces personnes rencontrent, notamment les filles et les réfugiés, lorsqu’elles cherchent à accéder au marché de l’emploi avec ou sans statut juridique. Les conclusions tirées du sondage ainsi que des récits recueillis auprès de jeunes migrants et déplacés sont inclus dans le rapport « Talent on the Move » récemment publié par l’Unicef. Le sondage a également révélé que la majorité des jeunes en situation de déplacement souhaitent acquérir en priorité des compétences professionnelles (par exemple dans les domaines du droit, de la gestion, du commerce ou de l’éducation), avant de développer des compétences en langues et en technologie. Près de 90 % des répondants ont indiqué avoir le sentiment qu’ils pouvaient mettre leurs visions, leurs compétences et leurs talents au service de leur communauté. « Les enfants et les jeunes en situation de déplacement sont en train de dire au monde entier qu’ils ont de grands rêves et de grandes aspirations concernant leurs vies », a déclaré Henrietta Fore, Directrice générale de l’Unicef. « Et pourtant, nombreux sont ceux qui manquent des possibilités d’apprentissage ou d’emploi en raison de leur situation migratoire ou de ressources financières et de mécanismes d’aide insuffisants. Il est temps pour la communauté internationale de les aider à réaliser leurs rêves et ambitions, et de leur offrir de nouvelles perspectives pour qu’ils puissent apprendre, gagner un revenu et s’épanouir». Le rapport montre comment les jeunes représentent un vivier unique, mais malheureusement largement inexploité, de talents et d’idées, assortis d’un fort esprit d’entreprise. Malgré un potentiel qui permettrait d’aider à relever certains des plus grands défis posés au monde, les jeunes réfugiés, migrants et déplacés, lorsqu’ils doivent partir et s’installer dans de nouveaux endroits, se retrouvent souvent sans qualifications reconnues, réseaux sociaux, mentors, ou soutien de leurs pairs. Les études de cas présentées dans le rapport démontrent clairement qu’avec une aide adéquate permettant de renforcer leurs compétences et de gagner un revenu en démarrant une activité professionnelle, des millions de jeunes migrants ou réfugiés peuvent devenir de grands innovateurs, des créateurs d’emploi et des piliers pour des familles et des communautés partout dans le monde. Ces exemples sont un appel à l’action pour faire reconnaître le talent et le potentiel des jeunes. Le rapport souligne la nécessité d’investir dans des solutions déployables à grande échelle et proposant aux jeunes en situation de déplacement des parcours d’apprentissage vers l’activité professionnelle qui soient transférables, flexibles, personnalisés, adaptables et inclusifs. Il est également crucial de leur permettre d’avoir un impact social positif et concret dans leurs communautés, réseaux et foyers. Sans engagements, investissements et actions concrets, le Pacte mondial pour les migrations, le Pacte mondial pour les réfugiés et le Programme de développement durable ne parviendront pas à atteindre leurs objectifs en faveur des jeunes en situation de déplacement. À l’occasion de la publication de ce rapport, l’Unicef exhorte les gouvernements et les décideurs politiques à adopter des recommandations spécifiques, et notamment à : 1. Reconnaître les jeunes en situation de déplacement comme des détenteurs de droits possédant des atouts uniques. 2. Mettre en place des systèmes éducatifs et professionnels plus pertinents, plus durables et plus efficaces au service des jeunes en situation de déplacement, qui reconnaissent leurs droits et leur capacité d’action. 3. Veiller à ce que les systèmes éducatifs s’adaptent à l’évolution des marchés du travail et de la demande, en permettant aux jeunes en situation de déplacement d’acquérir des compétences cruciales pour leur employabilité (par exemple, des compétences non techniques, une pensée critique ou des capacités d’adaptation). 4. Créer des possibilités en matière d’emploi et de moyens de subsistance en ligne et hors ligne, et les mettre à la disposition des jeunes en situation de déplacement, tout en renforçant leurs aptitudes pour qu’ils puissent relever les défis du marché local et remédier aux pénuries de talents. 5. Faire participer les jeunes en situation de déplacement à tous les niveaux dans les processus décisionnels qui auront une incidence sur leur vie. 6. S’associer aux jeunes en situation de déplacement pour construire un monde meilleur et plus résilient pour toutes les générations, et tirer parti de leurs talents pour, conjointement, mettre en place des solutions. 7. Investir dans le renforcement des capacités et la participation des jeunes en situation de déplacement. À l’heure actuelle, le monde compte 281 millions de migrants internationaux. Un migrant sur cinq est un jeune ; 36 millions de migrants sont des enfants. À l’échelle du globe, plus de quatre personnes déplacées de force sur dix ont moins de 18 ans, et 33 millions d’enfants sont en situation de déplacement forcé au sein de leur propre pays ou à l’étranger. En 2020, les catastrophes climatiques ont entraîné à elles-seules le déplacement de 26 000 enfants supplémentaires chaque jour. Education 19 juil. 2021


Développement de la filière mangue: La transformation et la réorganisation du secteur comme atouts
La filière mangue connaît un essor considérable à cause de la vision affichée du gouvernement de valoriser ce produit à l’instar des filières coton, anacarde et l’ananas. Les acteurs qui s'y investissent, se mobilisent pour produire des dérivés de la mangue, grâce à une procédure de transformation que les citoyens de Natitingou dans le nord du Bénin découvrent à la faveur d’un festival de la mangue à l’initiative de la coopérative Yétanri. Le développement de la filière mangue et son organisation préoccupent. À travers divers mécanismes mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, il est à remarquer que cette filière émergente a beaucoup d’avenir, selon Crésius Adisso, directeur de programme au niveau de l’Agence territoriale de développement agricole (Atda) pôle 5. « La filière mangue est une filière émergente qui a un meilleur avenir, mais il y a des défis à relever », affirme-t-il au festival de la mangue de la coopérative Yétanri, un groupement de transformateurs de la mangue basé à Natitingou. Il souligne, entre autres, la lutte contre la mouche des fruits, un grand ravageur qui fait déprécier la qualité des mangues, l’exportation de la mangue sur le marché international, la mise en place d’un plant de qualité à haut rendement, un système d’irrigation à mettre en place dans les plantations de manguier pour produire la mangue tout au long de l’année. Car, indique-t-il, la mangue déclenche sa floraison grâce à un stress hydrique, donc avec cette technique le Bénin peut maîtriser la production de la mangue. « L’autre défi, c’est la transformation de la mangue en plusieurs dérivés. Nous sommes à un festival de la mangue où la question de la transformation a été abordée. Nous avons l’intention de diversifier les produits de la mangue pour qu’un jour on puisse exporter et vendre nos produits de la mangue à l’extérieur », suggère le directeur de programme à Atda pôle 5. C’est ce à quoi s’attellent Angèle Tawari et les membres de sa coopérative des transformateurs de la mangue à Natitingou. « Nous contribuons à la valorisation de la mangue, pour permettre à la population de connaître une autre vue, d’avoir d’autres informations, de découvrir d’autres produits qu’on peut faire avec la mangue. Elle intervient à tous les niveaux de notre consommation, depuis le petit déjeuner jusqu’au dessert en passant par le déjeuner et le dîner », a-t-elle affirmé. Satisfaite de faire savourer des produits comme des beignets de mangue au fonio, des gâteaux de mangue au fonio, des amuse-bouches, des boissons à base de la mangue, des brochettes et des sojas assaisonnés à la mangue, la sauce faite à base de la mangue… à la population. « C’est une manière pour nous de contribuer à la réduction des pertes post-récolte que nous observons chaque année dans nos départements. Les communes de l’Atacora regorgent des meilleures qualités de mangues que nous avons au Bénin, qui sont également recherchées à l’international », a expliqué Angèle Tawari. De multiples opportunités À travers la coopérative, elle veut organiser tous les acteurs qui œuvrent dans la transformation de la mangue, mais aussi mettre en place un maillon qui permettra de facilement affronter les difficultés auxquelles les transformateurs font face, notamment celles liées à l’approvisionnement en matière première de bonne qualité. Selon ses explications, du fait de la quête de gain facile, les producteurs bradent la mangue cueillie de façon précoce au point où elle perd de sa qualité. Elle regrette la détérioration des mangues en lien avec l’absence de moyens techniques pour les mettre en valeur. « À la coopérative Yétanri, nous avons pour objectif de transformer d’obtenir au moins une tonne de mangue séchée, mais nous n’avons pas réussi. Le matériel que nous avons est dépendant de la nature. Ce sont des séchoirs, des déshydrateurs solaires et la production est détruite quand il pleut ou quand il n’y a pas le soleil », souligne-t-elle. Angèle Tawari plaide pour l’appui des partenaires et du Maep afin d’améliorer la production et aussi pour se perfectionner et contribuer à l’économie nationale. Le directeur de programme Atda 5 a rassuré de la volonté politique du gouvernement du président Patrice Talon qui a positionné la filière mangue comme une filière émergente. Il a confirmé que le chef de l’État veut la hisser au même niveau que le coton, l’anacarde, l’ananas. « Cette volonté politique est déjà une opportunité pour les producteurs. Nous avons également le marché international qui existe et qui est demandeur de ces produits. Sur le marché international, la demande ne fait qu’augmenter au jour le jour, d’année en année », confirme Crésius Adisso. Les conditions climatiques idéales pour un développement de la filière mangue au Bénin et l’appui des partenaires qui financent la filière sont des atouts pour amorcer le décollage de la filière. Ainsi, toutes les variétés de mangue sont adaptées au Bénin, mais il y a la variété que le gouvernement est en train de promouvoir pour l’exportation. C’est la variété Kent qui est demandée au plan international. Par Alexis METON A/R Atacora-Donga Société 15 juil. 2021


Atelier régional d’information sur les chantiers de l’Uemoa: Des journalistes s’imprègnent des projets d’intégration
Des journalistes spécialisés en économie des huit pays de l’Uemoa s’imprègnent des projets et réformes communautaires pour mieux informer les populations. C’est à la faveur d’un atelier régional d’information et de sensibilisation qui se tient du 12 au 14 juillet à Ouagadougou au Burkina Faso. L’état des lieux et les grands chantiers de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) sont au cœur d’un atelier régional d’information et de sensibilisation au profit des journalistes des huit Etats membres. Initiée par la Commission de l’Uemoa, cette rencontre ouverte ce lundi pour durer trois jours, vise à outiller les hommes des médias sur les organes, le fonctionnement et les actions de l’Union en termes d’intégration régionale en vue de mieux informer les populations, indique Aminata Mbodj, directrice de la Communication de l’Uemoa. Ahio Augustin Niango, secrétaire général de la Présidence de la Commission de l’Uemoa, insiste sur le rôle essentiel des médias dans les grandes mutations du monde et la prise de conscience des populations face aux défis contemporains. La Commission de l’Union en est consciente et accorde une place à la communication dans la mise en œuvre des chantiers, assure-t-il. Elle est nécessaire non seulement pour informer mais aussi et surtout pour sensibiliser les populations sur ce que l’Union fait à l’effet d’assurer une meilleure participation des communautés au processus d’intégration entamé depuis sa création en 1994, souligne M. Niango. L’atelier permet de partager avec les participants les informations sur ce que la Commission entreprend au quotidien pour faire de l’Uemoa un espace de solidarité et donc de prospérité partagée. Les communications portent, entre autres, sur la présentation de l’Uemoa, le mécanisme de la surveillance multilatérale, les échanges intracommunautaires, le cadre juridique et institutionnel. L’agriculture et la sécurité alimentaire, l’Initiative régionale pour l’amélioration du climat des affaires (Irca), l’Observatoire des pratiques anormales (Opa), l’approche d’intégration régionale pour l’enseignement supérieur, la problématique de la paix et de la sécurité dans l’espace communautaire seront également développés au cours de cet atelier qui prend fin demain. Par Claude Urbain PLAGBETO (depuis Ouagadougou) Economie 13 juil. 2021


Lutte contre la malnutrition: Les acquis du projet Fortimoringa dévoilés
Le projet Fortimoringa est arrivé à son terme. Un atelier de clôture a été organisé dans ce cadre, vendredi 9 juillet dernier à Cotonou, afin de restituer les résultats, d’évaluer les acquis et d’envisager les perspectives. C’est une initiative de Hunger project en collaboration avec l’Université d’Abomey-Calavi et celle de Wageningen, qui promeut l’utilisation des feuilles de Moringa oleifera pour une meilleure nutrition maternelle et infantile au Bénin. Le projet Fortimoringa vient de boucler trois ans avec à la clé des prouesses. Après plus de trente-six mois de mise en œuvre, l’heure est à la restitution des résultats. Occasion pour Polycarpe Kayodé, professeur à la Faculté des sciences agronomiques de l’Université d’Abomey-Calavi de relever les exploits réalisés : « Du point de vue de la culture du Moringa, nous avons pu définir les conditions optimales de production et avoir des rendements très élevés. L’étape de transformation nous a permis de mieux apprécier le mode de séchage de la feuille. La farine de qualité supérieure a permis de sauver les enfants malnutris ». Sa restitution a permis de définir les ingrédients à mélanger avec la feuille de Moringa oleifera dans une proportion de 10 % afin de faire efficacement face à la question de la malnutrition. Elle met en lumière le profil nutritionnel et sanitaire de la poudre des feuilles de Moringa oleifera produites au Bénin, les conditions de stabilisation de sa poudre, la formulation et la caractérisation de farines infantiles à base de la poudre desdites feuilles. Le projet Fortimoringa vise à relever le défi de la malnutrition en général et celle de la mère et de l’enfant en particulier tout en œuvrant à adresser des solutions pertinentes au paradoxe que constitue la malnutrition. « Paradoxe en ce sens que nous parlons de malnutrition dans un contexte où les ressources à hautes valeurs nutritives disponibles dans notre pays ne sont pas valorisées. Nous parlons de pauvreté dans un contexte où des ressources qui peuvent générer des revenus pour les communautés pauvres en particulier les femmes ne sont pas valorisées », s’offusque Pascal Djohossou, directeur régional de Hunger project. La feuille de Moringa oleifera est si nutritive qu’elle traverse les frontières béninoises. « La restitution des résultats dans le cadre de la phase terminale du projet intervient dans un contexte où nous parlons de sommet mondial de l’alimentation et où la question majeure est comment transformer les systèmes alimentaires pour qu’ils soient à même de servir les communautés et rester dans une dynamique d’efficience et d’efficacité au profit des populations pauvres», explique-t-il. Produit miracle A l’heure du bilan, les témoignages confortent les acteurs. « Si ce projet n’avait pas existé, il aurait fallu l’inventer au regard de la qualité des résultats de recherches qui ont abouti à un produit miracle et à partir desquelles, on a pu produire une farine infantile enrichie aux feuilles de Moringa respectant les normes et permettant de lutter contre la malnutrition », apprécie Yécy Peggy Tohinlo, secrétaire exécutive de la société civile pour l’intensification de la nutrition au Bénin. Le projet Fortimoringa doit son succès à un trio : Hunger Project, qui en a assuré la coordination administrative, l’Uac à travers la Fsa, qui a coordonné le volet scientifique et l’Université de Wageningen, à travers la mobilisation des ressources. Cette feuille fera davantage de merveilles au Bénin et dans le monde si les vœux des acteurs du projet sont exaucés. « Je voudrais souhaiter que les résultats issus de la présente restitution puissent permettre de relever le défi de la malnutrition, d’améliorer les revenus des communautés pauvres, d’initier des entreprises viables au sein des communautés et d’inciter à la création de modèle entrepreneurial aux niveaux national et international »,espère Pascal Djohossou. D’où ces recommandations du professeur Polycarpe Kayodé, qui indiquent les étapes à suivre pour la valorisation du produit : « Il importe que les acteurs en charge de la nutrition au niveau communautaire s’approprient ces résultats. L’Uac dispose d’une unité pilote pour produire cette farine en quantité afin de permettre aux gens d’essayer sur des échantillons larges au niveau local. Il serait également bien que les petites et moyennes entreprises s’approprient ces résultats afin de produire en quantité pour le bien-être des populations. Les politiques doivent saisir cette opportunité pour régler la question de la malnutrition». Ses consignes sont valables aussi pour les producteurs et transformateurs. Tout commence depuis le champ. « Il faut récolter dans des conditions optimales. Il faut que les gens évitent de faire leurs besoins dans les champs de Moringa. Il faut procéder au lavage après la récolte dans l’unité de transformation, l’égoutter et passer au séchage », conseille-t-il. L’emballage aussi doit répondre à certains critères. « C’est bien d’emballer le produit dans un sachet en aluminium. Les emballages vides peuvent aussi prolonger la durée de vie du produit », recommande-t-il. Le projet Fortimoringa pourra traverser les époques si ces différentes mesures sont prises en compte. Société 12 juil. 2021


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