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Nouvelles

Amélioration des performances du ministère du Travail: Une feuille de route élaborée
Le ministère du Travail et de la Fonction publique (Mtfp) dispose d’une feuille de route dont la mise en œuvre lui permettra non seulement d’atteindre des niveaux de performances considérables mais aussi et surtout de combler les attentes du chef de l’Etat en termes d’administration moderne et intelligente. Cette feuille de route est le fruit de la retraite stratégique des cadres dudit ministère, tenue les 18 et 19 juin derniers, à Abomey-Calavi. Nouveaux défis, nouvelles stratégies d’actions. Le ministère du Travail et de la Fonction publique (Mtfp) dispose d’une nouvelle feuille de route retraçant les axes prioritaires de ses interventions à l’échelle de toutes ses structures, afin d’atteindre les nouvelles ambitions du gouvernement pour le quinquennat 2021-2026. Une feuille de route élaborée au cours de la retraite stratégique des cadres dudit ministère, à l’initiative de la première responsable de ce département, Adidjatou A. Mathys. Du diagnostic qu’elle a présenté au début des travaux, il ressort que malgré les grandes avancées réalisées par le Mtfp ces cinq dernières années, certaines habitudes perturbent toujours la mise en œuvre efficiente des activités. Manque de professionnalisme, lenteur dans le traitement des dossiers, manque d’anticipation et d’innovation pour accompagner les initiatives du gouvernement, manque de complémentarité et de solidarité entre les services, etc., gangrènent encore le fonctionnement du ministère du Travail et de la Fonction publique. C’est donc pour corriger ces maux que la première responsable du ministère a jugé utile d’initier la retraite stratégique qui a permis aux participants de partir des enseignements tirés du passé pour identifier d’une part de nouvelles pistes susceptibles d’apporter des réponses plus appropriées aux insuffisances relevées et d’autre part, d’identifier des perspectives pour une amélioration constante de la qualité des services aux usagers/clients. « Nous devons dorénavant mieux nous organiser, impulser le changement organisationnel au sein de nos structures en innovant, en redoublant d’ardeur au travail, en faisant montre d’exemplarité en matière de déontologie et d’éthique, toutes choses qui nous garantiront de meilleurs résultats possibles, dans le contexte actuel de gouvernance au sommet de l’Etat », insiste la ministre Adidjatou A. Mathys à l’ouverture des travaux. Pour parvenir à l’élaboration de la feuille de route, les cadres venus de toutes les structures du ministère, se sont penchés sur quatre thèmes qui ont permis d’aborder de façon globale, toutes les préoccupations liées à l’amélioration des performances du ministère. Le premier thème porte sur le bilan des actions menées et des résultats obtenus de 2016 à 2021, le deuxième aborde les défis de la modernisation de l’administration publique pour un meilleur service aux usagers/clients, le troisième thème traite du diagnostic des capacités de pilotage des interventions, et le dernier revient sur le processus d’élaboration du Plan de travail annuel du ministère et ses outils d’opérationnalisation. Après avoir exposé brièvement la procédure de travail à suivre pour chacun de ces thèmes, la ministre du Travail et de la Fonction publique fait constater que la vision est holistique et qu’il ne s’agit guère de solutionner tous les dysfonctionnements mais de rendre disponible une feuille de route qui énumère les axes prioritaires des interventions du ministère sur l’ensemble du territoire et ce, en cohérence avec les nouvelles ambitions du gouvernement. « Nos réflexions devront donc nous amener à explorer des pistes nouvelles (…) pour un changement de paradigme conduisant à plus de motivation, d’engagement, de créativité, de réactivité et de proactivité pour réaliser les performances attendues pour le compte de notre département ministériel », indique Adidjatou A. Mathys. Victorin Honvoh, son directeur de cabinet, au nom des participants, s’est dit prêt à relever le challenge. La ministre du Travail et de la Fonction publique prend l’engagement de s’évertuer, dans la limite des ressources disponibles, à mettre en place les conditions minimales de travail et de motivation de tous, pour l’atteinte des objectifs escomptés. Société 21 juin 2021


Forum sur la réconciliation et cohésion sociale: Restaurer l’image de paix et de tolérance à Tchaourou
Tchaourou a servi de cadre, samedi 19 juin dernier, à un forum sur la réconciliation et la cohésion sociale. Conviés à cette rencontre, les participants ont ensemble tenu à restaurer l’image de paix, de tolérance et d’hospitalité légendaire de cette commune suite aux violences enregistrées lors de la présidentielle d’avril dernier. La commune de Tchaourou est sortie des dernières élections, surtout les législatives et la présidentielle, avec une image profondément écornée. En témoignent les violences électorales qui y ont été enregistrées. Une situation qui a mis à mal l’harmonie entre certains de ses fils et filles. C’est la raison pour laquelle les forces vives de cette commune ont décidé de se regarder en face, de se dire la vérité afin de changer de cap. D’où le forum sur la réconciliation et la cohésion sociale qu’ils ont organisé, samedi 19 juin dernier, à leur maison des jeunes. Aux côtés du ministre Karim Dramane, un natif de la localité qui a initié et dirigé la rencontre, il y avait l'ambassadeur Taïrou Kabassi, l'honorable Adam Bagoudou, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé et le maire de la commune, Jonathan Awo. L’objectif principal de cette rencontre, selon les différents intervenants, est de ramener, de façon définitive, la paix et la cohésion sociale entre les filles et fils de la commune. Il s’agit également de restaurer le climat de quiétude entre tous ceux qui y vivent, travaillent et entreprennent. « Que faire pour que Tchaourou ne continue pas à s’isoler davantage, puis à l’occasion des élections, à exposer nos braves chasseurs à des situations conflictuelles et suicidaires?», a insisté le président du présidium de la rencontre, le ministre Karim Dramane, précisant les objectifs. « En ce moment de changement de paradigmes qui annonce de belles perspectives pour les Béninoises et les Béninois, il y a nécessité que Tchaourou s’arrime au train du développement de notre pays, au risque d’être absente au rendez-vous de l’histoire », a conseillé le préfet Djibril Mama Cissé. Selon le député Adam Bagoudou, cette rencontre est une opportunité donnée aux filles et fils de Tchaourou pour se regarder dans le miroir, réfléchir sur les nombreuses questions et commencer à voir les travers qu’ils doivent éviter dorénavant. Pour illustrer le bien-fondé de la séance, le président de la Fédération des associations de développement de Tchaourou, Soumanou Chabi Gado, cite l’exemple de feus présidents de la République, le Général Mathieu Kérékou et Emile Derlin Zinsou, qui l’a toujours séduit. «On les a vus se combattre. Mais le miracle s’est produit. Mathieu Kérékou a nommé Emile Derlin Zinsou comme son conseiller spécial. Et aux gens de crier, mais comment ça ? Ils se combattaient. Mais à Mathieu Kérékou de leur répondre avec humour, quand on se battait, vous n’avez rien dit non ? Maintenant que nous nous sommes réconciliés, où est votre problème ? » a-t-il rappelé. Ce qui fait grandir, a-t-il souligné, c’est de reculer pour sauvegarder l’essentiel. Grande a été la mobilisation des têtes couronnées, dignitaires religieux, sages et notables, cadres, jeunes et femmes, membres de la Fédération des associations de développement et des organisations socioprofessionnelles de la commune, ainsi que des représentants de partis politiques. Plusieurs thématiques ont été abordées au cours de ce forum. Il s’agit, entre autres, de « Tchaourou : Évolution socioéconomique et administrative de la période coloniale, et de 1969 à ce jour », « Démocratie-Violences électorales » et « Réconciliation et développement socioéconomique ». Actualités 21 juin 2021


Renforcement des ressources humaines de la Santé: 1400 autres recrues attendues
Conformément à la volonté du gouvernement de réhabiliter le système national de santé, 1600 agents ont été récemment recrutés au profit des structures sanitaires publiques. Mais ce n’est pas tout car le gouvernement a annoncé vouloir atteindre un effectif de 3000 agents à répartir dans les hôpitaux sur l’ensemble du territoire national. Après les 1600 agents recrutés au profit du ministère de la Santé, une seconde vague est encore attendue d’ici quelques mois. L’objectif étant de renforcer les ressources humaines dans le secteur de la Santé. Toute chose permettant de combler le déficit en personnel noté dans plusieurs structures sanitaires du pays. « Le gouvernement va encore lancer d’ici deux ans un autre recrutement de 1400 agents de santé afin d’atteindre l’effectif des 3000 agents annoncés. Aujourd’hui, nous avons un déséquilibre en termes de répartition », a fait savoir le ministre de la Santé Benjamin Hounkpatin, samedi 15 mai dernier, après le lancement des épreuves du concours de recrutement des 1600 agents. L’autorité ministérielle explique que les villes sont beaucoup plus achalandées que les zones rurales. Ce que l’Exécutif béninois s’emploie à corriger. Fin décembre dernier, à la faveur de son discours à la nation, le chef de l’Etat, Patrice Talon, avait déjà annoncé les couleurs devant le Parlement, s’agissant du renforcement du système sanitaire. « Au plan sanitaire, notre indice de satisfaction demeure faible, même si le personnel dédié est désormais plus disponible. Il nous faudra encore patienter quelques temps pour constater les effets de nos efforts. La dynamique et les investissements en cours permettront sous peu d’offrir à chacun de nous, y compris les plus démunis, une prise en charge sanitaire convenable », a-t-il promis. Quelques mois plus tard, le dimanche 23 mai dernier, lors de son investiture, à Porto-Novo, Patrice Talon réaffirme sa détermination à relever le système de santé du pays. « Nous avons affiché notre ferme volonté de relever tous les défis qui se posent à nous: qu’il s’agisse (…) de mettre en place les infrastructures de base indispensables au développement socio-économique ou encore de reconstruire (…) notre système de santé », a insisté le premier magistrat béninois. Après le recrutement des 3000 agents, le gouvernement va veiller à la répartition équitable des ressources humaines au niveau de tous les départements sur toute l’étendue du territoire national, assure le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin. Et ces agents seront déployés dans les centres de santé pour contribuer à garantir la disponibilité des services publics de la Santé aux Béninois. Ce renforcement des effectifs est l’une des mesures prises par l’Exécutif béninois pour réhabiliter le système de santé béninois, rappelle le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, lors d’une émission spéciale sur les antennes de la Télévision nationale. Cela devrait également contribuer aux actions hautement sociales prévues au cours du présent quinquennat. Santé 18 juin 2021


Session mensuelle de la Cad dans le Mono: De nouvelles réformes introduites pour plus d’efficacité
Une meilleure gestion du temps est la touche du tout nouveau préfet du Mono Dêdêgnon Bienvenu Milohin, à l’organisation de la réunion statutaire dénommée Conférence administrative départementale (Cad). Les détails sur cette réforme ont été déclinés, hier mercredi 16 juin, à la session mensuelle de la Cad à la préfecture de Lokossa. La première session de la Conférence administrative départementale (Cad) présidée, hier, par le tout nouveau préfet du Mono, Dêdêgnon Bienvenu Milohin, a été l’occasion pour lui de décliner sa vision de l’organisation de cette activité statutaire. Celle-ci se résume en une meilleure gestion du temps de travail afin que la réunion mensuelle soit plus efficace. La ponctualité des membres et la révision de la méthode de travail constituent les piliers de la nouvelle vision. Sur le principe de la ponctualité, le préfet n’entend pas faire de concession. Les retardataires à la session réunie, hier, au siège de la préfecture de Lokossa en ont eu pour leur compte en matière de mise en garde. « Il n’est pas normal que nous qui décidons du développement nous puissions venir en retard », a prévenu le préfet d’un ton ferme. Outre la ponctualité, l’autorité préfectorale a également le souci de conduire efficacement les travaux dans un « temps court ». Dans ce cadre, l’ancienne pratique récurrente des échanges sur la forme et le fond du compte rendu de la session précédente est appelée à se moderniser. « Nous avons décidé qu’à partir de la prochaine Cad, le point relatif à l’adoption des comptes rendus soit simplement consacré à la validation pendant qu’en amont, les uns et les autres ont eu le compte rendu et transmis leurs observations en version électronique. Ce que le secrétariat aurait déjà intégré », explique le préfet. Les membres de la Cad du Mono ont été également informés que d’autres réformes interviendront dans le temps. « Progressivement, nous allons améliorer davantage de sorte que cette rencontre soit millimétrée. Nous ne viendrons débattre que de l’essentiel dans un temps court », projette Bienvenu Milohin. « De toute évidence, insiste-t-il, au fur et à mesure des expériences, nous allons corriger de sorte que chacun puisse prendre le pli ».
Préoccupations débattues
Des préoccupations débattues à la session, l’état de mise en œuvre du programme de réalisation du Circuit touristique intercommunal dans le Mono (Cirtoum) et celui du Programme d’adaptation des villes au changement climatique (Pavicc) qui impacte Comé au nombre des quatre communes pilotes ont retenu l’attention. Le programme Cirtoum vise à booster le développement économique du département à travers la valorisation de douze sites touristiques à raison de deux par commune. Il est mis en œuvre conjointement par le Groupement intercommunal du Mono et les collectivités locales sur financement de l’Union européenne. Mais sur les six communes du département, Grand-Popo et Comé notamment sont à la traine dans la consommation des fonds mis à disposition. Une tendance que le préfet va essayer de renverser à la faveur d’une séance de travail qu’il projette d’organiser avec les parties prenantes. Le programme arrive à terme en octobre prochain.
Société 17 juin 2021


Lancement de l’application ‘’Amnesty academy day’’: Former une nouvelle génération de défenseurs des droits humains
L’Organisation non gouvernementale ‘’Amnesty international’’ dispose désormais d’une application dénommée ‘’Amnesty academy day’’. Cette application dont le lancement a eu lieu, vendredi 11 juin dernier, a pour but de former une nouvelle génération de défenseurs des droits humains, tout en renforçant le mouvement de défense des droits fondamentaux par l’éducation axée sur l’action. ‘’Amnesty academy day’’, c’est le nom de la nouvelle application que l’Organisation non gouvernementale ‘’Amnesty international Bénin’’ a rendu publique, vendredi 11 juin dernier. Ladite application propose une variété de cours sur les droits humains dans plus de 20 langues. Tous les cours sont gratuits et ouverts à toute personne disposant d’un accès internet. Leur durée va de 15 minutes à 15 heures et nombre de ces cours donnent accès à un certificat de participation officiel d’Amnesty international à condition de les suivre en entier et de réussir tous les exercices. L’académie des droits humains est régulièrement alimentée en nouveaux contenus d’apprentissage. Dieudonné Dagbéto, directeur exécutif de ‘’Amnesty international Bénin’’, affirme que l’éducation aux droits humains est l’un des piliers majeurs du travail d’Amnesty international et d’Amnesty international Bénin. « Pour l’organisation, grâce à l’éducation aux droits humains, vous pouvez donner les moyens, à vous-même et à d’autres, de développer les compétences et l’état d’esprit nécessaires pour promouvoir l’égalité, la dignité et le respect au sein de votre communauté, quartier, de la société qui vous entoure et dans le monde entier », indique-t-il. C’est pourquoi, explique-t-il, alliant technologies de l’information et de la communication à sa démarche, le mouvement a déployé une application en ligne pour rendre la connaissance des droits humains accessible à tous. Conscient de cette opportunité, Dieudonné Dagbéto ajoute que le secrétariat national a inscrit, au plan opérationnel 2021, une action pour contribuer à vulgariser cette application auprès du public et des militants. Il précise que les militants peuvent suivre ces cours à leur propre rythme et gratuitement, après une simple inscription sur la plateforme. Aucune connaissance préalable des droits humains, souligne-t-il, n’est requise pour y participer. Suite à ce lancement, l’organisation prévoit d’organiser une ‘’Amnesty academy tour’’, c'est-à-dire une tournée de présentation dans certaines villes du Bénin par l’entremise des groupes locaux dans plusieurs régions du Bénin à savoir Cotonou, Abomey-Calavi, Allada, Parakou, Akodéha, Porto-Novo, la vallée de l’Ouémé, Djougou, Toffo et Natitingou. Société 16 juin 2021


Centre de formation militaire de Bembèrèkè: Sortie de 1 100 nouvelles recrues pour porter les valeurs républicaines
Le Centre de formation militaire de Bembèrèkè a servi de cadre, vendredi 11 juin dernier, à la cérémonie de sortie des 1 100 recrues militaires, agents de police et gardes forestiers de la classe 2020. Celle-ci a été au cours d’une cérémonie marquée par leur présentation au drapeau national, la remise de fourragères et un défilé des récipiendaires. L’effectif des forces de défense et de sécurité du Bénin s’est renforcé avec la sortie de 1 100 nouvelles recrues militaires, agents de police et gardes forestiers de la classe 2020 dont 89 femmes, vendredi 11 juin dernier à Bembèrèkè. C’est après plus de 5 mois de formation commune de base axée sur les fondamentaux de l’art militaire, le règlement, le combat et l’armement au Centre de formation militaire de la localité. Ils sont désormais aguerris pour porter les valeurs républicaines. Au cours de la cérémonie qui a consacré la fin de leur formation, les nouvelles recrues ont été présentées au drapeau et ont reçu des fourragères des mains du ministre de la Défense, Alain Fortunet Nouatin, de celui de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Séidou, et des membres du haut commandement militaire. Le défilé des appelés a mis un terme à la cérémonie. Le ministre Alain Fortunet Nouatin a, à cette occasion, insisté sur la discipline et l’abnégation à la tâche. Mais avant, il est revenu sur les caractères honnête, crédible et impartial du recrutement des appelés. Ce qui traduit, selon lui, la vision du président Patrice Talon qui veut que les agents des forces de défense et de sécurité du Bénin aient le profil indiqué et soient bien formés. « Nous voulons anticiper. Nous voulons prévenir. C’est pour cela que le gouvernement a fait l’option de la police communautaire, celle de proximité », a soutenu le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Séidou. « Dans notre pays, nous avons décidé de créer des commissariats au niveau des arrondissements. Nous avons 546 arrondissements au Bénin. 300 sont déjà dotés de commissariat. Il faut également en donner aux 246 qui restent. Ces jeunes recrues au niveau de la police vont nous aider à relever ce défi », a-t-il poursuivi. Composées de 500 policiers, 500 militaires et 100 agents des eaux et forêts, les recrues ont eu droit à une formation commune de base militaire, a informé le directeur du centre de formation militaire de Bembèrèkè, le chef de bataillon Sylvain Médéto. Afin de préparer leur mentalité à assurer leurs fonctions, explique-t-il, les appelés ont suivi un encadrement de qualité. Il a ensuite loué leur endurance, leur esprit de solidarité, leur volonté de servir la nation et leur sens d’appropriation appréciable. Le chef de bataillon en veut pour preuve les performances qu’ils ont réalisées au cours de la marche de 1 016 km. Il les a exhortées à l’engagement, au courage et au sens élevé du respect. Actualités 15 juin 2021


Production des données du secteur agricole: Formation des formateurs des agents du recensement national de l’agriculture
La formation des formateurs des agents du Recensement national de l’agriculture a débuté, hier jeudi 10 juin à Bohicon. C’est Gaston Dossouhoui, ministre en charge de l’Agriculture, qui a ouvert les travaux. Le gouvernement a mis en place des équipes sur le terrain dans le cadre des opérations de recensement national dans le secteur de l’agriculture pour la campagne agricole 2018-2019. L’objectif est de contribuer à la mise en place d’un système permanent de production des données de ce secteur. Une opération qui revêt une importance fondamentale pour le secteur agricole du Bénin. En effet, prévu dans le Programme d’action du gouvernement (Pag), ce recensement national de l’agriculture est une opération statistique destinée à collecter, traiter, analyser et diffuser des informations quantitatives et qualitatives sur l’agriculture dans tout le pays. Il permet, entre autres, de fournir des données sur la structure de l’agriculture, en particulier pour les petites unités administratives, en vue de constituer des référentiels aux fins de mesurer la dynamique du monde rural; fournir des données sur la typologie des exploitations familiales agricoles et organiser les informations collectées en banques de données sur le secteur. Le recensement national de l’agriculture s’inscrit dans la dynamique de faire du Bénin une puissance agricole. Il permet notamment de dénombrer les implantations agricoles avec pour finalité la mise en œuvre d’une cartographie censitaire. Le directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale, Alastair Alinsato, a signifié qu’en prenant les rênes de la Commission nationale de supervision, il y a quelques mois, ses collègues commissaires et lui-même avaient pris l'engagement de poursuivre cette si belle et utile œuvre qu'est le Rna en accompagnant le bureau central dans la résolution des contraintes qui se dresseraient en cours de route. A sa suite, Alexandre Biaou, directeur des Statistiques agricoles, reconnait quant à lui que cette opération de collecte, la dernière du processus Rna, n'est pas la moins importante. Il explique qu’« elle vient compléter les données de structure collectées lors du module de base en fournissant des statistiques détaillées sur les maillons production, transformation et commercialisation des chaines de valeurs des principales filières de production animale, végétale et aquacole. Elle permettra ainsi d'établir de nouvelles références et d’évaluer au mieux la valeur ajoutée dans le secteur agricole». Ce qui est d’ailleurs confirmé par le ministre Gaston Cossi Dossouhoui qui a rappelé que cette formation des formateurs apparaît comme un creuset supplémentaire pour renforcer les aptitudes. Ainsi, il a invité les participants à s’approprier effectivement les modules préparés par les formateurs expérimentés, et qui permettront de simuler en milieu réel la mise en œuvre des différents questionnaires. Il est à noter que cette opération est l’instrument nécessaire pour connaitre à fond le secteur agricole. Le Rna sert surtout à mesurer l’impact des transformations sur les produits, l’environnement et les pratiques agricoles. Société 11 juin 2021


Relance de l’économie béninoise: L’Ifc réitère son soutien au gouvernement
La Société financière internationale (Ifc) entend accroitre ses opérations pour soutenir la croissance du Bénin. Sérgio Pimenta, vice-président pour l’Afrique et le Moyen-Orient de l’institution, l’a réaffirmé lors de sa visite de travail, du 7 au 8 juin dernier à Cotonou. Le Bénin peut compter sur la Société financière internationale (International Finance Corporation - Ifc) pour attirer plus d’investissements privés et relancer de manière durable son économie. Sérgio Pimenta, vice-président pour l’Afrique et le Moyen-Orient de cette organisation du Groupe de la Banque mondiale consacrée au développement du secteur privé, a réaffirmé cet engagement aux autorités béninoises, les 7 et 8 juin derniers, lors de sa visite officielle de travail, la troisième du genre depuis son installation. Pour ce faire, souligne l’hôte, l’Ifc entend accroître ses opérations dans le financement des petites et moyennes entreprises (Pme), mais aussi dans divers secteurs porteurs pour la création d’emplois et la transformation structurelle de l’économie du pays, aux premiers rangs desquels l'agro-industrie, le tourisme, les infrastructures ou encore les marchés financiers. Toutes choses qui réjouissent les ministres d’Etat Abdoulaye Bio Tchané chargé du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale et Romuald Wadagni de l’Économie et des Finances avec qui il a échangé notamment. Le soutien actif de l’Ifc aux actions prioritaires du Programme d’action du gouvernement (Pag), ne fera pas défaut, a martelé M. Pimenta, en louant les efforts du gouvernement pour l’amélioration du climat des affaires. Cette politique met le Bénin sur les rails d’une croissance durable et inclusive, en attirant plus d’investisseurs privés, estime-t-il. Par ailleurs, M. Pimenta salue les « ambitieuses » mesures prises par le gouvernement pour faire face aux effets pervers de la pandémie de Covid-19, lesquelles ont permis d’atténuer les chocs sanitaires, sociaux et économiques induits par la crise. Actif au Bénin depuis 1999, l’Ifc a facilité plus de 300 millions de dollars de transactions ces dix dernières années dans les secteurs du commerce, de l’industrie et de la finance. Elle est également intervenue via son activité-conseil dans la structuration et l’exécution de partenariats public-privé (Ppp) dans les domaines des infrastructures portuaires, de la santé, de l’eau et de l’énergie, ainsi que dans l’appui aux réformes du climat des affaires. Afin de renforcer son soutien au développement du secteur privé béninois, l’Ifc a nommé en novembre 2020 un responsable pays permanent, en la personne de M. Cyndo Obre, pour assurer la collaboration avec le gouvernement, les partenaires et le secteur privé. Actualités 11 juin 2021


Prestations du projet Safe and inclusive cities for girls: Plan international Bénin recueille les avis des bénéficiaires
Dans le cadre de la mise en œuvre du projet Safe and inclusive cities for girls de Plan international Bénin (Ville sûre et inclusive pour les filles à Cotonou), plusieurs enfants et jeunes filles de la zone marchande de Dantokpa ont bénéficié d’une gamme de prestations concourant à leur bien-être et à la promotion de leurs droits. Hier mercredi 9 juin, Plan international Bénin a organisé un atelier de feed-back avec les bénéficiaires pour recueillir leurs avis sur la qualité des prestations offertes. Recueillir les impressions des enfants et jeunes filles sur les divers services, notamment psychosociaux, de soins de santé, d’alimentation, de sensibilisation et de formation… C’est l’objectif principal de l’atelier de feed-back et de redevabilité qui s’est tenu hier avec les bénéficiaires du projet Safe and inclusive cities for girls (Ville sûre et inclusive pour les filles à Cotonou) de Plan international Bénin, mis en œuvre par ses partenaires Terres rouges et Médecins du Monde et financé par Danish TV Collection 2019. A l’occasion de cet atelier, les seize enfants participants ont été entretenus sur les concepts fondamentaux du feed-back et de redevabilité. Les équipes du projet ont quant à elles, été renforcées sur le processus d’instauration d’un mécanisme de feed-back ; sur les étapes et outils pratiques pour mettre en place un mécanisme de retour d’information adapté aux enfants et sur comment exploiter efficacement les résultats des feed-back des bénéficiaires. A en croire Rolland Djagaly, conseiller en droit et protection de l’enfant à Plan International Bénin, les mécanismes de retour d’information sont une composante indissociable de la démarche de redevabilité de Plan international Bénin. L’organisation considère la redevabilité comme un principe essentiel de la mission humanitaire pour assurer la survie et le relèvement des enfants, des jeunes et des communautés vulnérables et préserver leur dignité. D’où l’importance accordée par Plan international Bénin au retour d’information des bénéficiaires des prestations du projet Ville sûre et inclusive pour les filles à Cotonou. Le résultat attendu du projet Safe and inclusive cities for girls de Plan international Bénin est que les enfants (de 0 à 14 ans) et les jeunes (de 15 à 25 ans), en particulier les filles et femmes, du marché Dantokpa, des quartiers informels environnants et peu sécurisés de Cotonou, soient à l’abri de la violence, du harcèlement et des abus ; se sentent socialement inclus et améliorent leur bien-être psychologique. Société 10 juin 2021


Enseignement technique: Les structures privées de formation et d’insertion professionnelle en réseau
Le Réseau des structures privées de formation et d’insertion professionnelle (Resfip-Bénin) a été porté sur les fonts baptismaux, vendredi 4 juin dernier à Parakou. C’est sous l’impulsion des centres de formation professionnelle animés par l’esprit Don Bosco. Outre les membres de son bureau exécutif, l’occasion a permis de procéder également à l’élection de ceux de son comité de contrôle. Mieux se concerter sur les bonnes pratiques, puis les partager pour mieux travailler. Tels sont les objectifs poursuivis par les structures privées de formation et d’insertion professionnelle, en se constituant en réseau au cours de leur assemblée générale, vendredi 4 juin dernier au Cpet Don Bosco de Parakou. Venues de Cotonou, de Porto-Novo, de Parakou et d’Abomey-Calavi, elles ont concrétisé leur volonté de se mettre ensemble afin d’aider les jeunes à trouver une place dans la société, grâce à la formation technique, pour devenir des citoyens actifs et au service du développement de leur pays. « Pendant un bon moment, nous avons déjà eu à travailler ensemble. Nous nous connaissons. Les fondements du réseau sont assez solides et lui permettent d’aller loin », a indiqué le directeur du Cpet Don Boco de Parakou, le Frère Hernan Cordero, procédant à l’ouverture des travaux. « C’est pour formaliser, puisque nous avons déjà des expériences et avions déjà capitalisé beaucoup de bonnes pratiques », a-t-il poursuivi. « Nous sommes nés avec des dents », a renchéri le président du Comité d’organisation, Mathieu Adjanou. Avec l’avènement de leur réseau, il est convaincu que beaucoup de choses peuvent être améliorées au niveau de l’enseignement technique au Bénin. « Désormais, nous pouvons être considérés et mieux écoutés comme des interlocuteurs crédibles devant le pouvoir en place et ses responsables », a-t-il indiqué. Mutualiser les pratiques Selon Mathieu Adjanou, l’enseignement technique n’est pas promu comme cela se doit au Bénin. Ce qui favorise le sous-emploi qui inquiète et le chômage dont le taux est galopant. De même, les rares qui le choisissent ne sont pas assez motivés pour aller jusqu’au bout de la formation. Une autre observation, c’est qu’actuellement, la société ne leur accorde pas toute la considération qu’il faut. Ce qui fait que la qualité des travaux, lorsque les techniciens sont sollicités pour les exécuter, n’est souvent pas celle souhaitée. De même, les besoins du marché ne sont pas en adéquation avec les offres de formation dans les établissements d’enseignement technique. Il y a également la question des équipements et des accessoires utilisés au cours de la formation et qui, à cause de leur cherté, ne sont pas faciles à acquérir. La troisième chose qui n’est pas moins importante, c’est l’accompagnement vers le monde du travail. « Donc le réseau va essayer de définir des stratégies pour promouvoir non seulement l’enseignement technique, mais l’emploi des jeunes issus de ces établissements techniques. Nous avons également à faire des plaidoyers en direction de l’Etat, des partenaires sociaux afin que la question de l’autonomisation des jeunes soit réglée au niveau de l’enseignement technique », s’est-il voulu plus explicite. D’où, insiste-t-il, la nécessité pour les centres privés de formation qui promeuvent l’enseignement technique de se mettre ensemble pour revoir l’accompagnement qu’ils assurent à leurs apprenants. Il s’agira pour eux de mutualiser leurs efforts, leurs énergies, leurs expériences et leurs pratiques afin d’attendre davantage de l’Etat. Société 10 juin 2021


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