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Nouvelles

Lancement du programme ‘’Learn’’: Renforcer les bases d’un numérique durable avec les jeunes
Le Bénin prépare ses compétences futures dans le domaine du numérique. Cette ambition a pris corps, mardi 8 juin, à travers le lancement officiel du programme de formation et d’autonomisation de quarante jeunes dans le domaine du numérique dénommé ‘’Learn’’, par Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation. Le programme est piloté par le Fonds d’appui à l’entrepreneuriat numérique (Faen) en partenariat avec l’Ecole de l’innovation et de l’expertise informatique (Epitech). Jeunes de 18 à 35 ans, êtes-vous motivés et passionnés par le numérique ? Le Programme ‘’Levier d’apprentissage pour la reconversion dans le numérique (Learn) est le vôtre ! Ce programme porte le rêve de la formation et de l’autonomisation des jeunes dans l’univers numérique, devenu incontournable de nos jours. C’est une initiative du gouvernement qui vise à offrir, chaque année, à des jeunes béninois recrutés sur toute l’étendue du territoire national, des bourses de formation dans le domaine du numérique. Elle promeut le « développement des compétences numériques et soutient l’accélération de l’impact social de la révolution numérique en cours au Bénin depuis 2016 ». « Nous voulons renforcer les bases d’un numérique durable, en faisant des jeunes des parties prenantes de la transformation numérique du Bénin. C’est pourquoi, nous avons pris la décision d’équiper, de former, d’héberger, de transporter et de faciliter l’insertion des jeunes dans ce secteur d’avenir à travers le programme ‘’Learn’’ », argumente Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation. Le développement Web et mobile sont privilégiés pour la première cohorte composée de quarante jeunes sur une période de six mois, soit deux semaines de remise à niveau en anglais, dix semaines de tronc commun et huit semaines de spécialisation en développement fullstack ou front-end. Les grandes entreprises à la recherche de ressources humaines de qualité immédiatement consommables dans le secteur du numérique auront désormais l’embarras de choix. « A travers ce programme, le gouvernement veut créer davantage de ressources humaines qualifiées dans le domaine du numérique, capables de servir dans les entreprises ou de développer leurs propres start-up », explique-t-elle. Le programme allie commodité et soutien aux bénéficiaires à travers la formation accélérée à un métier d’avenir dans le secteur du numérique, du matériel informatique, et l’accompagnement par des tuteurs qualifiés. Les non-résidents à Cotonou ont aussi la totalité des chances de bénéficier de cette formation. Le programme prend en compte «l’hébergement gratuit à Cotonou si le bénéficiaire réside à l’intérieur du pays, de même que le financement des frais de transport des lauréats résidant dans le Grand Nokoué », assure-t-elle. Le programme ‘’Learn’’ couvre tous les métiers d’avenir dans le domaine du numérique. Pour être éligible, il suffit d’avoir le niveau Bac ou de justifier de 5 années d’expérience professionnelle après le Brevet d’études du premier cycle (Bepc), peu importe la filière. « On peut être de n’importe quelle filière. Le plus important, c’est d’avoir un projet professionnel, de reconversion dans les métiers du numérique. Les débouchés de la première cohorte vont des métiers de développeur web fullstack, web back, consultant, au chef projet en passant par les métiers de développeur front-end, lead technique, intégrateur web », détaille la ministre. Le site web du Fonds d’appui à l’entrepreneuriat numérique https://faen.gouv.bj est le portail qui enregistre les inscriptions, allant du 8 au 24 juin 2021. Actualités 09 juin 2021


Réflexion: Pour une réforme de l’écosystème des médias
« Je plaide pour la création d’une Commission d’étude puis d’une Agence nationale pour la Réforme de l’Éco-système des médias au Bénin » Après plus de trente ans de pluralisme médiatique et la réunion de maints « États Généraux de la Presse » au Bénin, l’univers de l’information et de la communication ne s’est jamais aussi mal porté. Une presse sans perspectives, des entreprises sans modèle économique, toute une corporation végète quasiment dans l’informel, voire dans la précarité. Pourtant, la profession ne manque pas d’acteurs compétents et talentueux, ainsi que d’un vivier prometteur. Même si la question de la formation (initiale et continue) et la problématique de la qualité des contenus restent des enjeux majeurs. Journalistes, patrons de presse, acteurs publics sont tous unanimes sur les constats. Mais aucune transformation concrète ne paraissait jusque là à l’horizon, faute de solutions appropriées et de volonté politique pour leur mise en œuvre. L’effet de choc passé, la suppression récente par le président Patrice Talon du ministère en charge de la communication, survient comme un élément catalyseur d’une dynamique qui peut permettre d’implémenter enfin un nouvel environnement sain et porteur pour la presse. Un vrai déclic.
De la suppression du ministère de la Communication à la nécessité d’une réforme de l’Écosystème des médias et de la publicité
Depuis le 07 mai dernier, à l’occasion d’une Conférence donnée à la Maison des Médias « Thomas Mégnassan », dans le cadre de la Journée mondiale de la Liberté de la Presse, nous avions engagé, sur la base d’une conviction personnelle profonde, une démarche pour défendre l’idée d’une nécessité impérieuse d’ouvrir les chantiers d’une « Réforme générale de l’Écosystème des Médias et de la Publicité au Bénin ». Cette transformation doit permettre d’atteindre trois objectifs majeurs : 1) L’excellence dans l’exercice du métier à travers un professionnalisme avéré ; 2) L’indépendance économique et éditoriale des entreprises de presse qui doivent se constituer en de grands groupes solides financièrement ; pour cela des mécanismes incitatifs doivent être mis en place ; 3) L’épanouissement professionnel et social des acteurs des médias, (journalistes et techniciens). Nous avions, dès lors, estimé que l’Adn réformateur du régime actuel, qui mutatis mutandis impulse des transformations majeures depuis cinq ans dans notre pays, devrait aussi absolument impacter le secteur essentiel des médias. Considérée, à tort ou à raison, comme le « Quatrième pouvoir » la presse est hélas le parent pauvre de toutes les corporations professionnelles majeures de notre pays. L’acte politique essentiel posé par le Chef de l’État à travers la suppression du ministère en charge de la Communication et les explications données par Patrice Talon, lui-même, dans la foulée, sur la chaîne E-Télé, en termes de renforcement des pouvoirs de la Haac et de mise à disposition de financement pour la formation des journalistes et l’aide à la presse, nous donne l’occasion de faire des suggestions nouvelles et potentiellement impactantes pour l’avenir de la presse béninoise. Dans cette perspective, le Bénin pourrait même devenir à nouveau un pionnier en Afrique en termes de transformation positive pour la liberté de la presse. Il s’agit d’implémenter en les adaptant au mieux à notre contexte, les modèles éprouvés ailleurs et qui ont, sans nul doute, inspiré la décision du président Patrice Talon dans sa vision de séparer la communication gouvernementale d’une tutelle des médias qui doivent plutôt exercer dans des conditions de pleine indépendance et de liberté.
De l’urgence d’un vrai modèle économique pour la Presse
La responsabilité majeure des pouvoirs publics (gouvernement et parlement) désormais, est de faire en sorte qu’enfin les médias béninois surtout privés puissent avoir un véritable modèle économique. Cela passe aussi par la réforme et la modélisation du secteur de la Publicité qui est en principe la première source nourricière des médias. Chaque diffuseur (Radio ou télé) doit être scientifiquement évalué dans son audience, à travers la Médiamétrie et chaque journal à travers le contrôle de sa diffusion, le nombre d’exemplaires imprimés et vendus y compris dans sa version numérique. C’est en fonction de ces mesures que chaque entreprise de presse pourra bénéficier d’un niveau proportionnel de la manne publicitaire. En plus des ventes et des abonnements, l’entreprise de presse digne de ce nom bénéficie également d’avantages fiscaux de la part de l’État, sans que cela pèse en termes de trésorerie sur les caisses publiques. Tout cela permet aux organes de presse d’assurer leur équilibre financier, de payer décemment les journalistes et les techniciens et de financer des productions de qualité. Cet ensemble permet d’avoir davantage de lecteurs, d’auditeurs et de téléspectateurs, pour bénéficier ainsi des ressources publicitaires confortables et justifiées. Voilà en quoi consiste la liberté de la presse dans un pays moderne ; elle passe d’abord par la liberté économique.
Quel sort pour les médias du service public ?
Reste la question des médias du service public. Le modèle économique est schématiquement équivalent. Sauf que dans leur cas, la part des financements publics directs dans leurs budgets est plus élevée que la part liée à la publicité. Tandis que pour les médias privés, la plus grande partie des ressources provient de la publicité, de la vente au numéro et des abonnements, en plus de l’aide publique consentie essentiellement à travers des avantages fiscaux au profit des médias privés. Pour ce qui concerne le volet de la tutelle des médias du service public, à l’évidence, une « Haac réformée » pourrait en prendre les responsabilités directes. Tout cela implique la mise en place d’un corpus juridique et législatif qui crée une nouvelle architecture d’ensemble de l’univers des médias et de la publicité dans notre pays, à l’échéance de deux ou trois ans. Mais la dynamique doit s’enclencher hic et nunc.
Plaidoyer pour une mission d’étude suivie d’une Agence nationale de mise en œuvre des réformes
Aussi je plaide pour que l’Etat mette en place dès maintenant une Mission ou une Commission nationale d’étude pour proposer dans un délai de trois à six mois maximum le dispositif organisationnel, règlementaire, juridique et législatif en vue de la transformation de l’Ecosystème des Médias et de la Publicité au Bénin pour un plein exercice de la liberté et de l’indépendance de la presse. Après la remise du Rapport de cette Commission au Chef de l’Etat, une Agence Nationale pour la Réforme de l’Ecosystème des Médias et de la Publicité devrait être créée avec un mandat de deux ans maximum pour en assurer le suivi et la mise en œuvre, sous le contrôle vigilant des pouvoirs publics, des médias eux-mêmes et de l’opinion publique nationale. Ainsi dans quelques années, la presse béninoise jouera mieux son rôle dans le développement du pays et dans un environnement sain, économiquement viable et avec des productions de qualité,. Ce sera grâce au train de transformations politiques profondes en cours dans notre pays, en vue de faire du Bénin un Etat moderne dans le concert des grandes nations. Vivement demain ! Par Vianney ASSANI, Diplômé de l’Ecole de Journalisme de Strasbourg en France, Vianney ASSANI, est Expert en formation et Développement des Médias. Reporter à France Télévisions pendant plusieurs années, puis Responsable de Canal 3 Monde et Correspondant de Canal 3 Bénin à Paris de 2012 à 2020, il dirige actuellement l’Agence de Presse audiovisuelle Melting Prod Paris et travaille entre Paris et Cotonou.  
Société 07 juin 2021


Enseignements secondaire, technique et formation professionnelle: Les chantiers qui attendent le ministre Kouaro Yves Chabi
Désormais aux commandes du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Kouaro Yves Chabi poursuivra, entre autres, deux grands chantiers hérités de son prédécesseur, Mahougnon Kakpo. Le premier est relatif à l’accomplissement de la vision du chef de l’Etat pour l’Etfp et le second a trait à la formation et la gestion des personnels enseignant et administratif. Les principales actions à poursuivre ou à mettre en œuvre par le nouveau ministre Kouaro Yves Chabi dans son sous-secteur, celui des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, sont de deux ordres. A en croire le secrétaire général du ministère, Coffi André Adanyossi, il s’agit d’actions au profit des lycées et collèges, et des enseignants de sorte à accomplir la vision du chef de l’Etat, Patrice Talon, pour l’Enseignement technique et la formation professionnelle. Ainsi, le ministre va poursuivre la mise en œuvre du projet de construction d’une centaine de lycées thématiques aux normes internationales dans toutes les communes du Bénin. Il va œuvrer pour la couverture intégrale de l’effet financier des mesures de gratuité de la scolarisation des filles au 1er cycle des lycées et collèges, la construction d’infrastructures scolaires dans les établissements de tous les départements, l’achèvement des chantiers de construction lancés sur le projet Soutien à l’Enseignement Secondaire (SenS) visant à construire et équiper 170 modules de 4 salles de classe et 340 blocs de latrines à quatre cabines dans 96 établissements de l’Enseignement secondaire général. Comme chantiers à poursuivre sur le terrain, il y a également la réforme relative à la vie scolaire (les équipes « Vie scolaire » et projets d’établissement), la mise en œuvre du plan décentralisation et déconcentration, la conception des matériels didactiques pour la formation à la carte avec un accent sur le socle commun de compétences, l’élaboration de lexiques spécialisés pour les différents corps de métiers en langues nationales.
Autres défis
Il y a aussi la mise en place de bibliothèques numériques en langues nationales au profit des communautés villageoises et de tous les acteurs de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales, la mise en place des intrants didactiques dans le cadre du projet Arch formation, la préparation de la rentrée scolaire 2021-2022, la mise en œuvre du projet d’appui à la relance de l’Etfp, pour ne citer que ces actions. Le second grand chantier qui se dresse devant Kouaro Yves Chabi est relatif à la formation et la gestion des personnels enseignant et administratif. En effet, le ministre va, entre autres, se pencher sur l’évaluation du rapport sur les aspirants au métier d’enseignant, le renforcement du dispositif de gestion des carrières des agents, l’élaboration du cadre organique et du plan de formation du personnel administratif du ministère, le renforcement qualitatif de l’encadrement des apprenants par la poursuite de la formation des enseignants et de nouveaux inspecteurs ainsi que le renforcement de l’inspection pédagogique déconcentrée, la formation des Ace 2008 n’ayant pas atteint le seuil minimal de compétences à l’évaluation diagnostique et le renforcement de la base de données des aspirants au métier d’enseignant. Il s’agit certes de chantiers fastidieux mais pas impossible à concrétiser. En la matière, Kouaro Yves Chabi a déjà fait part de son engagement et sa détermination à concrétiser la vision du président Talon, qui est de promouvoir l’Etfp de sorte à inverser la courbe du chômage galopant des jeunes diplômés. Ce qui permettra de redonner au sous-secteur ses lettres de noblesse.
Education 07 juin 2021


Reboisement inter-forces à la plage de Sèmè: 800 plants de cocotiers pour restaurer l’écosystème
La plage de Sèmè, un espace à écosystème fragilisé, a servi de cadre aux manifestations de la Journée mondiale de l’environnement couplée avec la 9e édition du reboisement inter-forces, samedi 5 juin dernier. Les différentes forces militaires et paramilitaires ainsi que les autorités du ministère du Cadre de vie et du Développement durable ont profité de cette journée pour mettre en terre huit cents plants de cocotiers qui serviront à restaurer cet écosystème. La Journée mondiale de l’environnement édition 2021 a été commémorée, samedi 5 juin dernier au Pk 18, précisément à la plage de Sèmè-Podji autour du thème « Restauration des écosystèmes». Elle a été couplée avec la 9e édition du reboisement inter-forces et a eu pour activité phare, la mise en terre de huit cents plants de cocotiers sur une superficie de cinq hectares. Le gouvernement a décidé de reboiser les berges des côtes béninoises au moyen du cocotier, précise le directeur général des Eaux, Forêts et Chasse, le conservateur principal des Eaux et Forêts Rémi Hèfoumè. Le choix des cocotiers s’inscrit dans le cadre d’un projet beaucoup plus vaste constitué de deux grandes phases, selon les explications de Adolphe Adjanohoun, directeur général de l’Institut national de recherche agricole du Bénin. La première consiste à embellir la bande côtière et la seconde vise à contribuer à l’essor de la filière coco au Bénin. Dans ce cadre, informe Adolphe Adjanohoun, l’Inrab a eu pour tâche de mettre à disposition le matériel végétal nécessaire. Ce matériel est constitué de 510 000 plantules de grandes germées de cocotier grand ouest-africain, 20 000 plantules de coco hybride qui produit beaucoup plus et 5 000 plants de palmiers royaux. « L’idée des autorités est de faire un mélange savant, un arrangement spatial qui va rendre jolie la plage. C’est pourquoi ces trois types de matériel ont été choisis », a-t-il détaillé. Le directeur général de l’Inrab a rassuré que les plants mis en terre sont adaptés à l’écosystème de la plage. Mieux, ils contribueront à le renforcer et à lutter contre l’érosion côtière.
Engagement citoyen en faveur de l’environnement
Martin Aïna Pépin, directeur général de l’Environnement et du Climat, fait savoir que le site choisi est un écosystème très fragilisé par les effets néfastes des changements climatiques exacerbés aussi par les actions anthropiques. Selon ses explications, le gouvernement du Bénin a fait l’option de la restauration des écosystèmes depuis 2017 avec un focus sur les 125 kilomètres de bande côtière dont dispose le Bénin pour un nettoyage et une sécurisation permanente. Le directeur général de l’Environnement et du Climat a confié que le Bénin a profité de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement pour réconcilier les hommes avec leur écosystème. « Le gouvernement, dans son projet de plantation de cocotiers va reboiser les 125 kilomètres de côtes et ce projet s’intègre très largement dans le plan d’aménagement opérationnel qui est en cours actuellement et qui nous permettra de donner plus de visibilité à nos côtes », a rassuré Martin Pépin. Le contre-amiral Patrick Jean-Baptiste Aho, chef d’état-major général des armées, félicite tous les hommes en uniforme qui depuis 2012 ont pris l’engagement de contribuer à la restauration du couvert forestier à travers le reboisement inter-forces. Il s’agit, selon lui, d’une initiative qui vise à marquer l’engagement des militaires et paramilitaires dans la lutte pour la protection de l’environnement. Le général Patrick Jean-Baptiste Aho confie par ailleurs que la restauration de l’écosystème est urgente car la survie de l’humanité en dépend. C’est d’ailleurs ce qui sous-tend la vision du chef de l’État qui a engagé beaucoup d’actions dans ce sens, selon José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable. Entre autres, le ministre a évoqué la restauration des écosystèmes du Bénin démarrée depuis 2016, la protection de la côte béninoise contre l’érosion marine achevée à 75 %, la préservation et la protection des aires protégées ainsi que les forêts classées. Il estime que les actions dans ce cadre visent à favoriser le développement touristique durable. Il salue l’engagement citoyen des forces de défense qui œuvrent aux côtés des structures de l’environnement dans le reboisement de l’écosystème.
Environnement 07 juin 2021


Journée mondiale de l’environnement: Participer à la restauration de la forêt ‘’Filaos de Pk 10’’
Le Bénin, à l’instar de la communauté internationale, a célébré, samedi 5 juin dernier, la Journée mondiale de l’environnement. A l’occasion, l’Organisation non gouvernementale ‘’Terre air mer actions enfance environnement’’ (Tamaee) a procédé, en partenariat avec l’Union européenne, au nettoyage de la forêt ‘’Filaos de Pk 10’’. Cette initiative qui vise à assainir l’environnement, entre également dans le cadre de la semaine de la diplomatie climatique. Jeunes et femmes, balais et râteaux en mains, ont nettoyé de fond en comble, samedi 5 juin dernier, la forêt ‘’Filaos de pk 10’’. Cette séance de salubrité initiée par l’Organisation non gouvernementale «Terre air mer actions enfance environnement» (Tamaee) en partenariat avec l’Union européenne, entre dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement couplée avec la semaine de la diplomatie climatique qui se tient du 5 au 12 juin prochain. Pinabel Adjokè Djossinou, présidente de l’Ong, explique que sa structure créée depuis 2016 s’occupe de la sensibilisation des enfants à l’importance de la protection de la nature. Elle précise que la forêt ‘’Filaos de Pk 10’’ est un endroit magnifique découvert par l’Ong lors de la fête de la nature. Elle note que c’est dans le cadre de la Journée mondiale de l’environnement qu’ils ont, en collaboration avec les autochtones, décidé de rendre salubre cette forêt qui était jonchée de déchets de toutes sortes. Pinabel Adjokè Djossinou indique que cette belle initiative a trouvé un écho favorable auprès de l’Union européenne qui a décidé de ses accompagner. « Notre souci, c’est d’entretenir cette forêt et d’en faire un lieu où on peut venir et profiter de ses avantages », indique-t-elle. Trouvant l’initiative louable, Jonas Gbènamèto, maire de la ville de Sèmè-Podji, félicite la présidente de l’Ong et la rassure du soutien indéfectible de la mairie. « Ce que vous faites aujourd’hui en venant mettre au propre cet espace de Pk 10 est inédit. Ce que la population va gagner avec un environnement sain dépasse toutes promesses. Nous allons vous encourager pour que l’effort soit soutenu et continu», laisse-t-il entendre. Il note que lorsque l’environnement est pollué, l’homme réduit de ce fait son espérance de vie. Selon lui, l’environnement est curatif et préventif. Présente à l’occasion, Sylvia Hartleif, ambassadrice, chef de la délégation de l’Union européenne au Bénin, a remercié le maire de la ville de Sèmè-Podji pour son déplacement sur le site. Elle affirme que les forêts sont au cœur du patrimoine naturel. Elles font partie de l’identité de l’homme et sont indispensables pour son bien-être, pour la lutte contre le changement climatique et pour la biodiversité. Elle poursuit que la biodiversité a aussi un élément économique important qui peut donner naissance à l’écotourisme durable. « Cette belle forêt est peut-être petite mais elle a le potentiel de devenir le cœur de votre communauté locale et un symbole d’appréciation du respect de la population béninoise pour la nature », souligne-t-elle. Elle précise que l’Union européenne est fière d’être le partenaire de l’Ong et promet de continuer ses actions de soutien à ces genres d’initiative. Environnement 07 juin 2021


Visite institutionnelle des centres Barka du Borgou et de l’Alibori: Des députés béninois s’engagent pour le Paefe
Le Programme d’appui à l’éducation et à la formation des enfants exclus du système éducatif (Paefe) a organisé, du 25 au 28 mai 2021, une visite dans les centres Barka des départements du Borgou et de l’Alibori à l’intention des députés à l’Assemblée nationale. Emerveillés par le modèle d’alternative éducative Barka, ils se déclarent favorables à une mise à échelle par le gouvernement béninois. « Faire connaître l’expérience du Paefe et les centres Barka aux députés à l’Assemblée nationale en vue du passage à l’échelle de l’expérience d’éducation alternative bilingue Barka », tel est l’objectif principal de cette visite institutionnelle qui a tenu toutes ses promesses. Trois jours durant, cette mission de terrain a mobilisé ministères sectoriels de l’éducation, préfets, maires et communautés locales. Après avoir visité le centre Barka de Kpari dans le département du Borgou et celui de Gando-Dari dans l’Alibori, les députés présents sont émerveillés. « Le travail que fait la Coopération suisse avec l’appui de Helvetas et Solidar est impressionnant. Le Paefe est bien conçu.», a affirmé Mariama Baba-Moussa Soumanou, députée à l’Assemblée Nationale, élue de la 8e circonscription électorale. Pour son collègue Aden Léon Houessou, élu de la 18e circonscription, « la langue maternelle est fondamentale pour l’apprentissage. Lorsque vous maitrisez votre langue maternelle, vous apprenez vite », a souligné le député inspecteur pédagogique du premier degré et membre de la commission Education du Parlement. Fort de cette conviction, il apprécie à sa juste valeur le bilinguisme développé dans les centres Barka. A l’unanimité, les parties prenantes à la visite ont encouragé les efforts consentis par le Paefe et pris des engagements pour faciliter la mise à échelle de ce modèle d’alternative éducative. Il faut rappeler que le Programme d’appui à l’éducation et à la formation des enfants exclus du système éducatif (Paefe) est un programme de la Coopération suisse dont l’exécution a été mandatée au consortium Helvetas et Solidar. Son objectif est d’appuyer la mise en œuvre d’offres d’éducation et de formations adaptées aux réalités socio-économiques du milieu pour les enfants de 9-15 ans exclus du système éducatif formel. Il a été initié depuis 2017 pour contribuer à résoudre l’épineux problème des enfants hors de l’école estimés à plus d’un million par une étude de l’Unicef et de l’Insae réalisée en 2016. Avis et témoignages de quelques participants à la mission
Elisabeth Pitteloud Alansar, Cheffe de Coopération
La Suisse soutient depuis 10 ans le Paefe. Nous sommes à la fin de la deuxième phase. Nous avons pu visiter quelques centres et le constat est plutôt positif. Aujourd’hui, le plaidoyer que nous portons est de faire en sorte que ce modèle d’alternative éducative puisse être repris dans les lois et à une échelle nationale pour impacter le système. Ensuite, il faudra un financement substantiel, un financement qui, à l’heure actuelle, est presque essentiellement fourni par les partenaires. Enfin, l’articulation avec tout le système de formation professionnelle est indispensable pour que les élèves qui sortent des centres Barka puissent soit rejoindre le collège ou s’orienter vers des systèmes de formation professionnelle. Je pense que cette mission a été courte mais a porté ses fruits puisqu’on voit qu’il y a un réel intérêt et une réelle volonté des honorables de communiquer tout cela au niveau de leurs collègues à l’Assemblée nationale.
Honorable Mariama Baba-Moussa Soumanou, députée à l’Assemblée nationale
Ce que nous avons vu, que ce à Kpari ou à Gando-Dari, est fantastique. Donc, il faut que nous, députés, soutenions l’institutionnalisation de ce projet et qu’on aille à l’échelle. Ça veut dire que, quand vous pensez qu’un million d’enfants ne sont pas scolarisés ou sont déscolarisés et qu’en quelques années le projet a pu sortir près de dix mille (10 000) enfants, vous vous dites qu’il faut qu’on soutienne cette initiative en l’insérant dans les lois pour rapidement récupérer les autres enfants laissés-pour-compte.
Djibril Mama Cissé, préfet du Borgou
J’ai été très émerveillé par ce que j’ai vu ici. Ce qui a encore retenu mon attention, c’est qu’à côté de l’instruction, les enfants sont initiés à un certain nombre de métiers. J’ai vu du tricotage, du tissage, la maçonnerie et on les a même initiés aux sketchs et à la chorégraphie, toutes choses qui leur permettent de se sentir épanouis et de les maintenir à l’école. Ce que j’ai vu est plus qu’édifiant. Fort de l’importance qu’accorde le gouvernement au secteur de l’éducation, nous avons tout à gagner de voir le gouvernement prendre la relève et accompagner cette initiative du Paefe. Source : Helvetas / Paefe
Société 03 juin 2021


Formation sur la gestion administrative et financière: Les Pme de pré-collecte des déchets outillées
Les petites et moyennes entreprises mandatées pour la pré-collecte des déchets ont suivi, mardi 1er juin dernier, une formation sur la gestion administrative et financière. Organisé par la Société de gestion des déchets et de salubrité dans le Grand Nokoué (Sgds-Gn), cet atelier s'inscrit dans l’accompagnement continu desdites Pme pour le renforcement de leurs capacités. Plusieurs petites et moyennes entreprises ont répondu à l'appel de la Société de gestion des déchets et de salubrité dans le Grand Nokoué (Sgds-Gn) et ont pris part à la formation organisée à leur intention sur la gestion financière et administrative. A l'entame de cet atelier, Valéry Lawson, directeur général de la Sgds, a salué la présence des Pme et surtout leur engagement depuis le lancement des opérations. Il rappelle que la collaboration avec les petites et moyennes entreprises a démarré en juillet 2020. A l’en croire, c'est pour renforcer les capacités des petites et moyennes entreprises mandatées pour la collecte des déchets que la Société de gestion des déchets et de salubrité dans le Grand Nokoué a initié cette formation en gestion financière et administrative. Pour Valéry Lawson, la présente formation offre aux Pme l'occasion d'exposer leurs difficultés et de comprendre les fondamentaux pour une bonne gestion. Il a alors souhaité que les échanges soient francs et sans tabou, pour que chaque participant sorte de cette formation plus outillé sur la gestion administrative et financière et mieux apte à répondre aux missions assignées aux Pme, dans les respect des normes et procédures. Par ailleurs, les petites et moyennes entreprises de pré-collecte des déchets, ont été informées de leur rôle dans l'opération de promotion et de vente des poubelles homologuées qui débute cette semaine. La Société de gestion des déchets et de salubrité dans le Grand Nokoué (Sgds-Gn) vient en effet d'acquérir une première vague de poubelles homologuées qui seront proposées aux populations. Environnement 03 juin 2021


37e Journée nationale de l’arbre: L’appel à la restauration des forêts
Le Bénin a célébré la 37e édition de la journée nationale de l’arbre, le mardi 1er juin. Pour cette édition, le site de la Coopérative d’aménagement rural de Kpoé-Kpanrou dans la commune d’Abomey-Calavi a été retenu pour le reboisement conformément au thème de la journée qui invite à la restauration des forêts pour le bien-être des populations. La 37e Journée nationale de l’arbre a été célébrée, le mardi 1er juin à Kpoé-Kpanrou dans la commune d’Abomey-Calavi, notamment sur le site de la Coopérative d’aménagement rural (Car) Grand Hinvi de cette localité. Elle a été couplée avec la campagne nationale de reboisement 2021-2022 qui a mobilisé un parterre de personnalités dont le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche et celui du Cadre de vie et du Développement durable, le maire de la commune d’Abomey-Calavi, le contre-amiral Patrick Aho, chef d’État-major général des armées, l'ambassadrice du Venezuela près le Bénin … Pour cette édition, le thème retenu est « Arbre et restauration des forêts pour le bien-être ». L’activité principale a été la mise en terre de 12 500 plants de diverses espèces dont le Fraké (Terminalia superba), l’Acacia, le Khaya Senegalensis… sur un domaine de cinq hectares, sous gestion du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche. Au total, 5 % d’essences autochtones sur le site de sorte à avoir des cultures vivrières à une grande productivité au terme de huit ans d’exploitation de l’acacia. Selon Christophe Zannou, président de la Car Grand Hinvi, le site est subdivisé en cinq zones que sont la zone de la palmeraie qui couvre 613 ha, la zone de reboisement de 106 ha, la zone de culture annuelle de 629 ha et celle de l’habitat qui fait 129 ha… L’importance du bois dans les habitudes quotidiennes tant au niveau national qu’à l’échelle internationale n’est plus à démontrer, selon Angelo Ahouandjinou, maire de la commune d’Abomey-Calavi. Le bois, précise-t-il, est utilisé tous les jours pour la satisfaction de divers besoins, mais force est de constater que sa surexploitation entraîne la dégradation des ressources forestières. Cet acte, d’après lui, compromet l’atteinte des résultats escomptés quant à l’amélioration de l’environnement. « Les anciennes méthodes d’agriculture, les feux incontrôlés de végétation, le surpâturage sont autant de causes de la destruction de nos forêts à une allure qui, de nos jours, inquiète », a expliqué Angelo Ahouandjinou. « Le reboisement massif contribue à restaurer les écosystèmes et à maintenir une bonne qualité de vie sur la terre », a indiqué José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable. Selon lui, l’arbre constitue l’habitat et la ressource d’alimentation de bon nombre de citoyens. Mieux, les activités de reboisement intensif enclenchées depuis plus d’une dizaine d’années procurent des milliers d’emplois et génèrent un revenu financier très important. Il rappelle que le Bénin met en œuvre des mesures pour restaurer son écosystème et consolider le couvert végétal et le gouvernement travaille à réduire les effets néfastes des changements climatiques. Son homologue Gaston Dossouhoui en charge de l’Agriculture a exprimé le vœu de voir planter sur le site des palmiers à huile.
Activités de reboisement en 2020
L’arbre, c’est la vie, souligne le directeur général des Eaux, forêts et chasse, le conservateur principal, Rémi Hèfoumè. Faisant le point des activités de reboisement de l’année 2020, il a indiqué qu’au titre de la journée nationale de l’arbre, 121 536 plants, toutes essences confondues, ont été mis en terre sur 74,34 ha avec plus de 36 000 mètres linéaires de plantation d’alignement. Pour le compte de la campagne de reboisement, 5 508 ha ont été reboisés avec plus de 320 000 mètres linéaires de reboisement d’alignement. Il a souligné que les essences utilisées sont celles à croissance rapide, mais aussi des essences autochtones dont le teck, l’acacia, le moringa, le caïlcedra, l’iroko, le baobab, les fruitiers et que leur taux de survie est de 64 %. Rémi Hèfoumè a précisé que pour le compte de 2021, plus de 24 millions de plants sont disponibles en pépinière contre 22 914 409 plants produits en 2020.
Environnement 02 juin 2021


Campagne agricole 2021-2022: Du renfort pour le maraîchage
Le ministre Gaston Dossouhoui a procédé, jeudi 27 mai dernier, au lancement de la campagne agricole 2021-2022 dans la ferme d’Adjéhoda Amoussou, à Grand- Popo dans le Mono. Placé sous le thème « Le maraîchage urbain et périurbain autour des zones humides : concilier les fortes demandes de produits maraîchers et l’utilisation rationnelle des intrants », le lancement de cette toute première campagne agricole du nouveau quinquennat a été l’occasion pour le ministre, de faire des annonces devant améliorer les conditions de travail dans le secteur. C’est parti, depuis jeudi, pour la campagne agricole 2021-2022. Celle-ci a été lancée à Grand-Popo, dans le Mono, plus précisément à Ayiguinnou, au milieu d’une vaste superficie verdoyante de produits maraîchers estimée à cinq hectares par le promoteur, Adjéhoda Amoussou. Ici, le ministre Gaston Dossouhoui entouré de ses collaborateurs, et les délégations des diverses faîtières des producteurs étaient comme à une célébration de la victoire notamment sur deux mesures successives de fermeture des frontières, l’une liée à la pandémie de Covid-19 et l’autre survenue un peu plus tôt entre le Bénin et le Nigeria. Toutes choses qui auraient pu dévaster le secteur du maraîchage. Mais grâce au changement de protocole de culture et à bien d’autres appuis du gouvernement, Grand-Popo, bastion du maraîchage ainsi que les autres communes où les populations se consacrent majoritairement aux activités agricoles n’ont pas coulé. Mieux, ces épreuves ont servi de ressort à la révélation de quelques initiatives de particuliers. Adjéhoda Amoussou, président de la Chambre nationale d’Agriculture du Bénin, est de ceux-là. Il contrôle aujourd’hui, à lui seul, cinquante hectares de produits maraîchers à Grand-Popo. Cependant, ces efforts, confie le fermier, sont loin de couvrir les demandes, les commandes locales et internationales enregistrées dans le secteur. Selon lui, il y a lieu de soutenir un peu plus le maraîchage.
Stratégies innovantes
Mais pour ce qui se fait pour hisser la commune à une position de leader dans l’univers des producteurs maraîchers, le préfet du département et le maire de la commune disent en ressentir de la fierté et exhortent à ne pas baisser les bras. Au gouvernement, ils n’ont pas manqué de reconnaitre, à la suite du président de la Chambre nationale d’agriculture du Bénin, le mérite de la nouvelle dynamique marquée par des performances record au niveau des différentes filières agricoles. Le ministre a pour sa part salué les fermiers qui, selon lui, ont su se montrer réceptifs aux conseils ayant induit la résilience aux diverses épreuves. Et comme en écho aux doléances, le ministre révèle que dans le cadre de la présente campagne agricole, le gouvernement a décidé de se montrer un peu plus généreux. Et ce, à travers l’amélioration du dispositif d’appui conseil, la facilitation du mécanisme d’accès aux semences et aux plants de qualité ainsi qu’aux autres intrants spécifiques, l’appui à la disponibilité d’aliments pour bétail et poisson. Gaston Dossouhoui ajoute que le gouvernement tient à accélérer spécifiquement les actions de développement de la filière maraîchage à travers le renforcement de la petite irrigation, la mécanisation et l’accès aux intrants et semences résilients. Pour l’ensemble du secteur agricole, il est retenu d’assurer une préparation efficace et inclusive du Programme national de développement des plantations et des grandes cultures. Sur les défis que porte le thème intitulé « Le maraîchage urbain et périurbain autour des zones humides : concilier les fortes demandes de produits maraîchers et l’utilisation rationnelle des intrants », le ministre estime que le moment est venu pour oser un peu plus dans la mise en place des stratégies innovantes de productions maraîchères. Et ce, particulièrement autour des zones humides pour qu’elles assurent la durabilité des ressources non renouvelables et la santé des populations, en plus d’être rentables financièrement et économiquement, fait savoir le ministre. Autrement dit, selon lui, la prise en compte des enjeux de durabilité et de la production maraîchère par l’utilisation rationnelle des intrants et le développement de pratiques résilientes et innovantes devient impérative.
Economie 01 juin 2021


Obtention des brevets d’inventions: L’Anapi renforce les enseignants-chercheurs de l’Uac
Sollicitée par l’équipe rectorale de l’Université d’Abomey-Calavi, l'Agence nationale de la propriété intellectuelle a formé, vendredi 28 mai dernier sur le campus, des enseignants-chercheurs sur le processus d’obtention des brevets d’inventions. L’objectif de cette séance de renforcement est de valoriser convenablement les résultats des recherches universitaires. La propriété intellectuelle est aujourd’hui un enjeu de développement. L’équipe rectorale de l’Université d’Abomey-Calavi l’a bien compris et entend encourager les enseignants-chercheurs dans l’obtention des brevets d’inventions pour la valorisation des résultats de leurs recherches. La formation organisée à cet effet vendredi dernier est un signal fort de la volonté de l’équipe rectorale de sécuriser et de promouvoir les recherches universitaires. Assurée par l'Agence nationale de la propriété intellectuelle (Anapi), bras opérationnel du ministère de l’Industrie et du Commerce, cette formation a connu la présence et la contribution d’un examinateur dépêché par l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle. A l’ouverture de la séance, Mathias Agon, directeur de l'Anapi a salué l'assistance constante de l’Oapi. Il soutient que la propriété intellectuelle est un socle de développement qui s’impose au monde de la recherche. Les avantages du titre de propriété sont, selon lui, de plusieurs ordres et surtout d’intérêt public. « Nul n'ignore l'importance de la valorisation des résultats des recherches », va ajouter Félicien Avlessi, vice-recteur chargé de la Recherche universitaire, qui illustre ensuite comment la propriété intellectuelle immortalise son auteur. Déplorant le manque d’intérêt pour l’obtention des brevets, il fait observer que pour la plupart des universitaires, la valorisation des résultats des recherches se limite à la publication scientifique. C’est ce que confirme Marcel Zannou, vice-recteur chargé des Affaires académiques. Il relève que dans les universités en Afrique, la propriété intellectuelle est souvent négligée alors qu’elle est un facteur essentiel pour l’industrialisation. Portant la voix du recteur, le professeur Marcel Zannou indique que l’Université d’Abomey-Calavi a inscrit au titre de ses actions prioritaires la valorisation des résultats des recherches universitaires sur le plan national et international. L’Uac entend ainsi jouer son rôle dans la résolution des problèmes contemporains. Il est temps, poursuit-il, que nos enseignants-chercheurs aillent au-delà de la publication scientifique. « Nous sommes convaincus que cette formation débouchera sur l’enregistrement de plusieurs brevets et la création de mini-entreprises par nos diplômés », a souhaité le porte-parole du recteur de l’Uac. Par ailleurs, Mathias Agon, directeur de l'Anapi a annoncé la création sur le campus universitaire de deux centres d'appui à l'innovation pour faciliter la recherche d'informations sur l’obtention des brevets. Société 01 juin 2021


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