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Nouvelles

Audience au palais de la Marina: Une stratégie américaine pour renforcer la sécurité au Bénin

Les Etats-Unis d’Amérique développent une nouvelle stratégie d’appui aux pays côtiers de l’Afrique dont le Bénin sera bénéficiaire dans le domaine de la sécurité. C’est le principal sujet au cœur de l’audience que Patrice Talon, président de la République, a accordée à une délégation conduite par Mike Rogers, un élu républicain d'Alabama et président de la Commission en charge des services armés de la Chambre des représentants des Etats-Unis d'Amérique, vendredi 5 mai dernier au palais de la Marina. 

Actualités 08 mai 2023


Audience au palais de la Marina: Patrice Talon reçoit une délégation de la Banque mondiale

C’est en marge de la réunion stratégique du groupe de la Banque mondiale qui se déroulera du mercredi 3 au vendredi 5 mai au Centre international de conférences de Cotonou que ses premiers responsables, avec à leur tête Ousmane Diagana, vice-président de l’institution, sont allés échanger avec Patrice Talon, président de la République. Occasion pour le chef de la délégation de magnifier le développement connu par le Bénin dans plusieurs domaines.

Actualités 03 mai 2023


Audience à la Haac: Des échanges sur la garantie démocratique dans l’espace informationnel

Camille Grenier, directeur des Opérations du Forum sur l’information et la démocratie, a présenté à Rémi Prosper Moretti, président de la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication (Haac), les recommandations du 4e rapport du Forum. C’était lundi 24 avril à Cotonou.

Actualités 26 avr. 2023


Audience au palais de la Marina: Patrice Talon reçoit Eric Houndété

En audience au palais de la Marina, ce lundi 24 avril, Eric Houndété, président du parti «Les Démocrates», a échangé avec Patrice Talon, président de la République, sur plusieurs sujets d’actualité. Au sortir de leur tête-à-tête, l’hôte du chef de l’Etat a exprimé sa satisfaction sur certains points et ses attentes sur d’autres.
 

Actualités 25 avr. 2023


Retombées de la traversée du pipeline: WAPCO Bénin lance le Projet de développement communautaire intégré
La commune de Gogounou a servi de cadre, jeudi 16 mars dernier, à la cérémonie de lancement du Projet de développement communautaire intégré (PDCI) par West african oil pipeline (Benin) company S.A. (WAPCO Bénin). Il s’agit de faire planter et d’entretenir des manguiers de qualité supérieure sur une distance de 20 km, le long de la zone d'acquisition permanente des terres traversées par le pipeline. Le projet vise également à construire et à mettre en service des forages d'eau à énergie solaire au profit des populations riveraines.La traversée du pipeline du Niger jusqu’au terminal du port à Sèmè a des retombées pour le Bénin et ses populations. En témoigne le lancement du Projet de développement communautaire intégré (PDCI) par West african oil pipeline (Benin) company S.A. (WAPCO Bénin) effectué, jeudi 16 mars dernier à Gogounou, dans le département de l’Alibori. Le projet va consister en la mise en place, à partir de juin prochain, des plantations de manguiers de qualité supérieure sur une distance de 20 km, le long de la zone d'acquisition permanente des terres traversées par le pipeline. Prévu pour une période de 2 ans, il sera consacré à la mise en terre de plus de 4 000 arbres. A cela s’ajoute la mise en service des forages d'eau profonde alimentés par l'énergie solaire. C’est pour assurer l'accès à l'eau potable aux populations des villages environnants traversés par le pipeline. [caption id="attachment_94256" align="alignnone" width="450"] Forte mobilisation des autorités politico-administratives à la cérémonie[/caption] Des objectifs ambitieux Comme objectifs généraux, le projet vise la restauration de la végétation, puis la protection et l’exploitation des installations du pipeline. Il y a également l’implication des populations locales dans l’entretien des plantations. Elles seront embauchées pour l’assurer. Afin d’acquérir les compétences nécessaires pour l’amélioration du niveau de la production locale, ainsi que celle de leurs conditions de vie, une assistance technique leur sera apportée. Une fois les fruits mûrs, ils seront à leur disposition et elles pourront en disposer librement. A terme, il s’agit d’honorer des promesses faites aux populations qui vivent le long du pipeline par rapport aux retombées. Appréciant la pertinence du PDCI, le représentant du ministre de l’Eau et des Mines, Théodore Kpéyi, entrevoit à travers ses réalisations des œuvres sociocommunautaires. Selon lui, il contribue à la sauvegarde de l’écosystème des localités traversées par le pipeline écologique. [caption id="attachment_94257" align="alignnone" width="450"] Les autorités procédant à la coupure symbolique
du ruban du forage d’eau[/caption] Abondant dans le même sens, le représentant du préfet de l’Alibori, Isaac Aguéhounka, fait observer que WAPCO Bénin est conscient du bien-être des populations riveraines du pipeline. Quant au manager du Département hygiène, santé, sécurité et environnement (HSSE) et représentant de WAPCO Bénin à la cérémonie, Lu Baojun, il compte sur l’adhésion des populations bénéficiaires. [caption id="attachment_94258" align="alignnone" width="450"] L’eau potable désormais à la disposition des populations
riveraines du pipeline à Gogounou[/caption] « Le dérèglement climatique est un défi majeur auquel nous sommes confrontés. Lutter contre les changements climatiques est l’un des 17 objectifs du développement durable de l’ONU à l’horizon 2030. La Chine, en tant que pays signataire de l’Accord de Paris sur le climat, a fixé l’objectif ambitieux qui consiste à faire baisser les émissions de CO2 avant 2030, et d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2060», a expliqué le conseiller économique de l’ambassade de la République populaire de la Chine près le Bénin, Zhang Bohui. Ainsi, ce projet revêt aujourd’hui, selon lui, un sens particulier. Il correspond aux orientations définies par les autorités chinoises en matière de lutte contre le dérèglement climatique, mais également, par l’intermédiaire des différents projets à l’étranger, dans le cadre de l’initiative dénommée la Ceinture et la Route.

Une alternative de choix

Pour le maire de Gogounou, Seydou Bary Tidjani, ce projet vient à point normé. Il intervient à un moment où, non seulement la demande des populations en eau potable est pressante, mais aussi la question de la lutte contre la désertification et l’avancée du désert dans sa commune est au cœur des préoccupations. Au nom des membres du Conseil communal de Gogounou, il a tenu à remercier WAPCO Bénin pour avoir initié le projet. La présence de l’Agence béninoise pour l’environnement (ABE), confie son directeur François Corneille Kèdowidé, s’explique en partie, par le fait que nous devons accompagner le projet, pour le respect des activités prévues dans le plan de gestion environnementale et sociale, plan qui a justifié la délivrance du certificat de conformité. « Parmi les activités, il y a une qui devient concrète, à travers le lancement de ce projet», fait-il remarquer. Actuellement, le projet est à sa phase expérimentale avec une intégration poussée des principales zones traversées par le pipeline. Telle une action bienfaisante tant sur le plan social qu’environnemental, il va stimuler le développement de l'économie à la base. Ceci, en fournissant de véritables infrastructures nécessaires au bien-être social et des opportunités d'emplois aux populations des localités concernées. A l’arrivée, il contribuera à la création de communautés harmonieuses le long du pipeline.
Société 21 mars 2023


Traitement de la boue sur la station terminale de Sèmè: WAPCO-Bénin : un vrai modèle écologique
A la West African Oil Pipeline (Benin) Company S.A. (WAPCO-Bénin), la préservation de l’environnement est une priorité absolue. Connue pour son professionnalisme et son expertise, WAPCO-Bénin est aussi une société écologiquement responsable. Elle l’a démontré à travers le traitement efficient et conforme de la boue issue des travaux de forage des fondations des trois réservoirs du projet de Pipeline Export Niger-Bénin au niveau de la station terminale de Sèmè.Les travaux de construction des pieux (fondations) des réservoirs du projet de Pipeline Export Niger-Bénin à la station terminale de Sèmè ne présentent pas de risques environnementaux liés à la gestion de la boue ou à quelque substance chimique que ce soit. Loin s’en faut ! Le traitement de la boue issue des forages verticaux sur ce site est une réussite qui peut faire école et inspirer d’autres entreprises. [caption id="attachment_94143" align="alignnone" width="400"] Dans le processus de traitement, la boue est déversée dans un bourbier, un bassin bien protégé par une enveloppe plastique de 3 à 5 mm d’épaisseur pour éviter tout contact avec le sol[/caption] Et pour preuve, le ministère du Cadre de vie et du Développement durable, après une minutieuse visite d’inspection effectuée sur les lieux par ses services compétents, a attesté à travers la lettre N°0021/MCVDD/DC/SGM/DGEC/CDGPN/SA en date du 31 janvier 2023 ce qui suit : « … Les observations faites sur le terrain et les informations recueillies ont révélé que le protocole proposé et validé par le ministère du Cadre de vie et du Développement durable a été respecté et aucun impact environnemental n’a été observé sur le site ». Voilà qui dissipe toute incertitude ! Mais pour qui veut comprendre davantage comment la boue issue des travaux de forage a été traitée, les explications sont accessibles. De quelle boue s’agit-il déjà et comment est-elle obtenue ? Armel Rock Gbédjinou, ingénieur en environnement et chargé du suivi-évaluation du Plan de Gestion environnementale et sociale (Pges) à WAPCO-Bénin, explique: « La boue dont il est question, c’est une boue liquide qui est le résidu issu du forage de pieux. C’est le mélange entre l’eau du milieu, le sol et le sous-sol du milieu et l’argile propre au milieu. C’est donc une boue tout à fait naturelle sans aucun ajout chimique puisque dans le forage des pieux, aucune substance chimique n’a été utilisée ». Rockaire Coovi Adjovi, coordinateur Construction au niveau de la station terminale de Sèmè, situe le contexte : « Au niveau de la station terminale de Sèmè, cette boue a été obtenue dans le cadre des travaux de construction des fondations sur lesquelles vont se poser les trois réservoirs de 100 mille m3. Au total 1083 pieux ont été forés à raison de 6 pieux par jour ; chaque réservoir devant tenir sur environ 400 pieux. [caption id="attachment_94144" align="alignnone" width="470"] Au terme du processus de traitement, notamment après les
phases de mélange et de séchage, la boue devient du sable
meuble et est utilisée pour le remblai[/caption] Chaque pieu génère 40 m3 de boue ce qui veut dire que les six pieux forés par jour ont entraîné 240 m3 de boue. Le forage de l’ensemble des 1083 pieux, a donc produit 40 mille m3 de boue ». Le contexte étant défini, l’ingénieur en environnement Armel Rock Gbédjinou poursuit : « Dans le processus de forage, le bout de l’appareil qu’on appelle le trépan rogne la roche avec l’argile et l’eau et il y a un conduit qui permet de faire ressortir les flux liquides. Ce sont ces déchets qui constituent la boue liquide. Pour ceux qui ne s’y connaissent pas, ils peuvent penser que cette boue est une substance nocive. Or, en réalité, c’est le résultat de trois substrats du milieu dans lequel les travaux se font. Il s’agit du sol et du sous-sol du milieu, de l’eau du milieu et de l’argile du Bénin notamment l’argile provenant de Ouinhi qui est très élastique ». Dans une démarche scientifique, il a été procédé après forage, à une analyse de la boue issue des travaux. « Les résultats ont montré que les éléments constitutifs de cette boue ne sont que les trois substrats du milieu que j’ai énumérés plus haut. Ce qui veut dire que cette boue ne contient aucun élément chimique ou toxique. C’est une boue sans dangerosité ! », atteste Armel Rock Gbédjinou. A l’en croire, une partie de la boue a même été utilisée pendant les travaux et a permis de stabiliser les parois pour que les trous forés ne s’affaissent pas. Que comprendre à présent du traitement des 40 mille m3 de boue naturelle collectée suite au forage ?

Une méthode efficiente !

L’efficacité, c’est l’atteinte des résultats fixés avec les moyens prévus mais l’efficience, c’est l’atteinte des résultats avec rationalité. Et dans la gestion de la boue issue des travaux de forage sur le site de la station terminale de Sèmè, la société WAPCO-Bénin a fait preuve d’efficience avec une méthode qui a permis le recyclage à 100 % de la boue pour en faire de la terre meuble et surtout une terre arable, capable de porter des gerbes. Comment cela s’est-il produit ? En vue de protéger l’environnement pour un développement durable et dans le respect de son Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES), la société WAPCO-Bénin a en effet contracté avec une entreprise professionnelle pour un traitement de la boue respectant les normes de protection environnementale. Armel Rock Gbédjinou, ingénieur en environnement et chargé du suivi-évaluation du PGES à WAPCO-Bénin, explique le procédé : « La boue benthonique obtenue suite au forage, à travers un conduit, va directement dans un bourbier que l’on appelle bourbier premier. Ensuite la boue est pompée par des camions citernes pour être injectée dans l’un des trois grands bourbiers d’environ 10 mètres de long, 8 mètres de large et 1,5 à 2,5 mètres de profondeur, selon les lieux et tenant compte du niveau de la nappe phréatique. Avant de contenir la boue, ces bourbiers sont bien aménagés et protégés par un dispositif plastique anti-infiltration de 3 à 5 millimètres d’épaisseur qui est posé dans le bourbier et qui recouvre toute la superficie, le long de la paroi interne et même les extrémités externes du bourbier ; de façon à ce qu’il n’y ait aucun contact entre la boue et le sous-sol du bourbier ni les parois. La boue injectée dans ces grands bassins est laissée à l’ensoleillement pour l’évaporation. Au fur et à mesure que l’eau s’évapore, il se produit la concentration de la boue qui présente une forme craquelée. C’est sous cette forme que la boue peut être manipulée et traitée ». Le traitement s’opère conformément au plan de traitement conçu par l’ingénieur en environnement Armel Rock Gbédjinou et validé à un niveau supra. A ce sujet, Rockaire Coovi Adjovi, coordinateur Construction au niveau de la station terminale de Sèmè, renseigne : « La boue sous forme craquelée est transférée au site de malaxage pour être traitée avec du sable meuble sédimentaire. Il s’agit du sable lagunaire acheté pour la circonstance. La boue est donc mixée avec ce sable meuble et est séchée sur une grande surface plane jusqu’à obtenir un type de sable meuble qui, ramené sur un lieu de dépôt, donne après un à deux mois des gerbes. La boue traitée et déposée devient donc un sable utilisable dans tout milieu comme sol arable, ou sol de remblai ». C’est ce sable qui a servi à fermer les bourbiers et c’est ce sable qui sert à l’entretien des routes proches du site. « Beaucoup de personnes sollicitent même ce sable pour faire du remblai. Il sera utilisé aussi pour le remblai des trois tanks et pour les jardins qui seront aménagés. On peut donc dire que c’est une bonne politique environnementale car elle a consisté à traiter les déchets produits sur place, à les recycler pour les réutiliser », conclut Armel Rock Gbédjinou. La réussite de cette opération de traitement de la boue a été constatée par les services de la Direction générale de l’environnement et du climat qui ont inspecté les lieux. Cela a valu une lettre de conformité du ministère du Cadre de vie et du Développement durable qui a attesté qu’aucun impact environnemental n’a été observé sur le site. [caption id="attachment_94145" align="alignnone" width="400"] Cerise sur le gâteau, le sable meuble obtenu après traitement
de la boue est un sol arable, capable de porter des gerbes et
de faire germer la semence[/caption]

WAPCO-Bénin, très écolo !

Au-delà de toutes considérations, WAPCO-Bénin dans la mise en œuvre du projet de Pipeline Export Niger-Bénin est très attentive aux questions liées à la protection de l’environnement et du cadre de vie ainsi qu’à la gestion des déchets en général. En effet, la station terminale du projet de Pipeline d’Export Niger-Bénin située à Sèmè fait partie intégrante du projet d’oléoduc Niger-Bénin qui parcourt plusieurs régions. WAPCO-Bénin est sensible à l’environnement tout le long du tracé du projet. Pour une gestion optimale des déchets solides, WAPCO-Bénin a contracté avec la Société de gestion des déchets et de salubrité et d’autres prestataires pour un enlèvement régulier des déchets solides. WAPCO-Bénin dispose également d’un plan d’épurement des eaux usées. Mieux, dans sa politique de verdissement, WAPCO-Bénin a prévu tout le long du tracé du projet, aménager des espaces verts avec une variété d’espèces à mettre en plants, selon les sols et selon les régions; une façon de mettre en valeur les ressources propres à chaque région traversée par ce vaste projet. « Il y a une campagne de reboisement le long du tracé. C’est une opération propre à WAPCO-Bénin. Dans le même temps, il y a des forages construits pour permettre à l’étape de plantation d’arroser les plantes et de mettre à la disposition des populations de l’eau de consommation. Les forages seront actionnés par l’énergie solaire. Tout cela fait partie de la responsabilité sociale de WAPCO-Bénin », a confié l’ingénieur en environnement Armel Rock Gbédjinou. C’est dire qu’à WAPCO-Bénin, c’est zéro déchet dans la nature et aménagement du cadre de vie !
Société 17 mars 2023


Aux sinistrés de l’incendie de Sô-Ava: Le gouvernement apporte son assistance
  Dans les flammes, elles ont perdu maisons et vivres, outils de travail et argent… Les populations sinistrées de l’incendie du 17 février dernier dans la commune de Sô-Ava ne sont pas laissées pour compte. Le gouvernement entend leur manifester la sollicitude de la nation à travers des soutiens de diverses formes dont une assistance en vivres et en matériaux de construction. Très attendue, l’assistance humanitaire du gouver-nement aux populations sinistrées de l’incendie du 17 février 2023 qui a ravagé plusieurs habitations dans le village de Béssétonou, arrondissement d’Ahomey-Lokpo, commune de Sô-Ava, va prendre plusieurs formes. «Les sinistrés ayant tout perdu, le besoin d’assistance à leur profit est pressant. Aussi, le gouvernement a-t-il décidé de les soutenir de diverses manières, notamment par une prise en charge psychologique et la mise à disposition de produits alimentaires et de matériaux de construction », a annoncé l’Exécutif au terme du Conseil des ministres de ce mercredi 1er mars. C’est une nouvelle qui va consoler quelque peu les centaines de personnes affectées par ce drame. En effet, le bilan officiel de cet incendie, fait état de 86 habitations totalement consumées ; 110 ménages sinistrés avec un effectif total de 645 personnes ; de divers biens personnels consumés à savoir : effets vestimentaires, outils agricoles et de pêche, numéraires, vivres, documents administratifs et autres. Quand en un instant, on se retrouve sans abri et sans subsistance, l’existence devient pénible ! Heureusement, les populations ont pu compter sur la promptitude de leurs concitoyens. « … le curé de la paroisse catholique, puisque l’église n’est pas loin du lieu du sinistre, a mis les locaux de la paroisse à disposition des populations pour leur permettre d’être à l’abri, en attendant qu’on trouve des solutions pérennes. Il y a aussi les voisins de ceux qui ont été frappés par le drame qui ont accepté de partager leurs chambres avec les sinistrés, le temps qu’on arrive à résoudre le problème d’habitation », avait confié Honoré Gohoungo, chef de l’arrondissement d’Ahomey-Lokpo, au quotidien de service public La Nation. A l’en croire, la proximité de l’Exécutif a été aussitôt ressentie grâce à la visite du préfet de l’Atlantique qui a conduit une délégation sur les lieux de l’incendie pour assister les sinistrés et leur exprimer la compassion du chef de l’État et de son gouvernement. A l’occasion, le préfet de l’Atlantique avait laissé entendre que le gouvernement manifesterait dans les prochains jours sa sollicitude aux populations sinistrées pour soulager leurs peines. C’est chose désormais officielle avec l’assistance annoncée par le Conseil des ministres pour rehausser le moral des personnes affectées et les soutenir en vivres et en matériaux pour la reconstruction des habitations. Prompte réaction locale Quand un drame survient, la réaction locale instantanée est bien souvent déterminante. «Une fois la mauvaise nouvelle annoncée, le maire de la commune de Sô-Ava nous a instruit pour aller sur le terrain, et nous avons recensé tous les ménages et les habitations touchés. Suite à notre compte rendu détaillé, les conseillers et autres responsables de l’administration locale ainsi que le maire se sont déplacés pour assister les populations victimes à travers des dons de diverses natures », a indiqué Honoré Gohoungo, chef de l’arrondissement d’Ahomey-Lokpo. Outre l’apport financier du maire, le chef d’arrondissement évoque au titre des soutiens venus de particuliers et d’organismes : 99 kits scolaires, 100 nattes, 400 tee-shirts et 200 moustiquaires ; 100 pièces de tissus ; des kits de cuisine, et autres équipements de première nécessité… C’est dire combien les populations sinistrées ont bénéficié de l’attention des autorités locales, des organismes d’assistance humanitaire et de leurs concitoyens. Situant sur la cause du sinistre survenu dans l’après-midi du 17 février à Béssétonou, le Conseil des ministres parle plutôt d’un incendie, occasionné par une imprudence humaine. Actualités 02 mars 2023


Incendie à Sô-Ava: Les explications du chef d’arrondissement
Dans l’après-midi du vendredi 17 février 2023, un incendie a ravagé plusieurs habitations dans l’arrondissement d’Ahomey-Lokpo, commune de Sô-Ava. Honoré T. Y. Gohoungo, chef dudit arrondissement, apporte des précisions sur le sinistre et les actions d’urgence déjà menées. LA NATION : Quel bilan peut-on faire du drame survenu dans votre arrondissement ? Honoré T. Y. Gohoungo : Le 17 février dans l’après-midi, il y a eu un incendie qui a ravagé 86 habitations dans le village de Bessétonou, affectant un nombre total de 116 ménages. A la date d’aujourd’hui, nous ne pouvons pas dire avec exactitude les causes de cet incendie, parce que l’équipe qui est en train de travailler n'a pas encore déposé son rapport.

Quelles ont été les diligences faites à l’endroit des sinistrés ?

Une fois la mauvaise nouvelle annoncée, le maire de la commune de Sô-Ava nous a instruit pour aller sur le terrain, et nous avons recensé tous les ménages et les habitations touchés. Suite à notre compte rendu détaillé, les conseillers et autres responsables de l’administration locale ainsi que le maire se sont déplacés pour assister les populations victimes à travers des dons de diverses natures. On peut noter le montant d’un million offert par le maire, et une femme de bonne volonté, 99 kits scolaires recueillis, 100 nattes, 400 tee-shirts et 200 moustiquaires. Gbadamassi Amoudatou, ex-députée et fille de la commune de Sô-Ava, a offert 100 pièces de tissus aux sinistrés. Nous avons également bénéficié de l’appui de la Croix-Rouge, qui a mis à notre disposition des kits de cuisine, et autres équipements de première nécessité, afin de permettre aux populations de continuer à vivre, de surmonter cette situation, en attendant des appuis plus consistants.

Pour le moment, où dorment les populations ?

Toute la population ne dort pas à la belle étoile, mais il y a certains qui dorment à la belle étoile pour des raisons que nous ne maîtrisons pas encore. Sinon, le curé de la paroisse catholique, puisque l’église n’est pas loin du lieu du sinistre, a mis les locaux de la paroisse à disposition des populations pour leur permettre d'être à l'abri, en attendant qu’on trouve des solutions pérennes. Il y a aussi les voisins de ceux qui ont été frappés par le drame qui ont accepté de partager leurs chambres avec les sinistrés, le temps qu’on arrive à résoudre le problème d’habitation.

Des solutions pérennes, pensez-vous à la générosité de nouveaux donateurs ?

Nous allons d’abord remercier le gouvernement, parce que le préfet de l'Atlantique a conduit une délégation sur les lieux de l’incendie pour assister les sinistrés et leur exprimer la compassion du chef de l'État et de son gouvernement. Il a annoncé que, bientôt, le gouvernement s’investira à soulager leurs peines. Mais nous lançons également un appel aux donateurs, que ce soit du Bénin ou à l'international, qu’ils prennent contact avec la mairie de Sô-Ava aux fins d’apporter leurs dons pour assister les sinistrés du village de Béssétonou, arrondissement d’Ahomey-Lokpo, pour qu'ils puissent recommencer à vivre. Il urge de voler au secours de ces populations, surtout en ce qui concerne la reconstruction des habitations. [caption id="attachment_93172" align="alignnone" width="200"] Honoré T. Y. Gohoungo[/caption]

Des mesures sont-elles envisagées pour prévenir un tel drame ?

Le conseil communal de Sô-Ava va se réunir et réfléchir sur les mesures à prendre afin d’éviter que ce drame se reproduise à l’avenir. Nous allons, les prochains jours, mûrir les réflexions sur les stratégies à mettre en place. Les conclusions du rapport sur les causes de l’incendie vont nous édifier davantage ■
Société 21 févr. 2023


Examen de fin d’année scolaire: Le Bepc 2023 sera de formule transitoire
L’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session de 2023 sera le dernier en version options Moderne court (Mc) et Moderne long (Ml), tel qu’il s’organise jusqu’ici. Les choses vont changer dès l’année 2024 qui marquera la phase de mise en œuvre concrète et complète de la réforme du gouvernement, celle de faire composer obligatoirement à l’écrit tous les candidats au Bepc au Bénin en Physique chimie et technologie (Pct) et dans l’une des langues allemand et espagnol. L’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session de juin 2023 a une particularité. Il marque une transition entre l’ancien système à savoir la formule classique en vogue jusqu’ici Moderne court (Mc) et Moderne long (Ml) et la volonté du gouvernement visant à faire composer obligatoirement tous les candidats au Bepc à l’écrit en Physique chimie et technologie (Pct) et dans l’une des langues allemand et espagnol. Cette réforme veut amener les élèves à prendre goût à la mathématique et la Physique chimie technologie (Pct) afin d’embrasser les séries scientifiques au second cycle. L’annonce a été faite par le directeur des Examens et Concours (Dec) du ministère en charge de l’Enseignement secondaire, Roger Koudoadinou. Selon lui, la réforme était prévue, au départ, pour prendre effet dès le Bepc 2023. Mais il a été décidé de marquer une transition cette année pour donner une chance ultime aux candidats de l’ancien cursus et qui n’ont pu décrocher le Bepc l’année dernière où certains sont soit au second cycle sans le sésame ou en candidats libres. Un juste milieu a été trouvé pour permettre à cette ancienne vague de candidats et la nouvelle actuellement en classe de 3e d’être embarquées, pour qu’à l’arrivée, les droits d’aucun candidat ne soient brimés. Ce juste milieu consiste, pour cette phase de Bepc formule transitoire, à autoriser les candidats à composer à l’écrit dans l’une des trois matières à savoir la Pct, l’allemand ou l’espagnol. Seulement, le Dec précise que c’est uniquement ceux qui auront planché en Pct qui pourront être autorisés, après leur admission, à poursuivre leurs études dans les séries scientifiques C ou D au second cycle. Les candidats qui auraient choisi de composer dans l’une des deux langues ne pourront pas s’inscrire en séries scientifiques. Le Dec a tenu à insister sur ce fait parce que, selon lui, dès que l’Etat a ouvert l’option transitoire du Bepc 2023, tous les candidats qui s’étaient inscrits pour composer Pct et dans l’une des deux langues étrangères citées supra, sont revenus sur leur décision. Beaucoup ont renoncé à leur choix de composer en Pct pour se ruer sur l’une des matières allemand et espagnol. Roger Koudoadinou a été clair et formel sur les conséquences de cette préférence de vouloir composer dans l’une des deux langues ; lesquelles n’ouvrent plus dorénavant la porte des séries scientifiques au second cycle.

Moins de diplômés en « bavardage »

Cet intérêt des candidats à composer à l’écrit dans l’une des deux langues n’est pas en phase avec la vision du gouvernement de voir le plus gros effectif des apprenants s’investir dans l’apprentissage des matières scientifiques notamment la Pct pour booster le développement du Bénin. « Nul ne pourra se prévaloir d’être détenteur de Bepc et chercher à s’inscrire en séries C ou D au second cycle s’il a fait l’option de composer en allemand ou en espagnol à l’écrit au Bepc 2023 », a insisté le Dec. Le Bepc transitoire, explique Roger Koudoadinou, signifie que le Bénin a rompu avec l’ancien Bepc. Et le cap est mis sur un Bepc qui est en train de prendre les dispositions pour se retrouver définitivement sur les rails de l’exécution de la volonté du gouvernement, celle consistant à renforcer les compétences de connaissances dans les matières scientifiques au niveau des élèves qui arrivent en fin de formation au premier cycle de l’enseignement secondaire général. Pour cela, la Dec offre jusqu’au 3 mars prochain, la possibilité aux candidats de se raviser pour corriger leur option de composition au profit de la Pct à l’écrit, si le cœur leur en dit. « Les candidats ont tout le temps devant eux pour faire cette correction parce que le gouvernement tient à ce que les séries scientifiques retrouvent leurs lettres de noblesse dorénavant », indique Roger Koudoadinou. Mais il se réjouit que les sensibilisations sur le terrain tant en direction des parents d’élèves que des élèves eux-mêmes sont en train de porter leurs fruits. Car, selon lui, beaucoup sont revenus déjà pour renoncer à leur choix initial de composer dans l’une des deux langues pour préférer la Pct. Sur les 120 000 candidats attendus pour le Bepc 2023, 106 000 se sont déjà inscrits avec un fort taux pour la composition de la Pct à l’écrit, informe le Dec. Les lycées techniques en construction par le gouvernement ne viennent pas pour recevoir des apprenants au niveau approximatif. Il ne suffit pas simplement de réussir à son Bepc mais le système veut avoir le gage que ceux qui prétendent entrer dans ces lycées prestigieux de formation technique ont le niveau requis surtout en mathématique et en Pct, a expliqué Roger Koudoadinou pour montrer la pertinence du combat du gouvernement pour amener les apprenants à porter un grand intérêt aux matières scientifiques. « Après le Bepc 2023, on entre de plain-pied dans le Bepc version profil compétence scientifique renforcée avec la composition obligatoire en Pct à l’écrit plus une des deux langues allemand ou espagnol », précise le Dec ■
Actualités 20 févr. 2023


Présentation de vœux des institutions de la République au chef de l’Etat: Réforme annoncée dans les médias et adieu à la 8e législature
Le président de la République a reçu, ce jeudi 12 janvier, les vœux des présidents des différentes institutions de la République. Entre bilan de l’année précédente et perspectives pour les mois à venir, les voeux formés placent la nouvelle année sous le signe de l’accomplissement du devoir républicain. C’est aussi l’occasion d’exprimer les gratitudes à la législature finissante et d’annoncer des réformes dans le secteur de la presse.C’est l’accomplissement du devoir républicain qui marquera les actions du gouvernement, de l’Assemblée nationale, de la Cour constitutionnelle, de la Cour suprême, de la Cour des comptes, de la Haute cour de justice, du Conseil économique et social, de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication et du Médiateur de la République. Du moins, c’est sous ce signe que le chef de l’Etat place l’année 2023 qui égrène déjà ses premiers jours. Patrice Talon l’a annoncé au cours de la cérémonie d’échanges de vœux avec les responsables des institutions de la République, ce jeudi 12 janvier au palais de la Marina. [caption id="attachment_92037" align="alignnone" width="450"] Les présidents des institutions de la République ...[/caption] Mais avant cette orientation, il est revenu au président de l’Assemblée nationale, de rapporter les grandes lignes des acquis des différentes institutions au cours de l’année dernière. Ainsi, au niveau de la Représentation nationale, Louis Vlavonou informe que d’importantes lois ont été votées. Et c’est avec un sentiment de devoir patriotique accompli que les députés de la 8e législature s’éclipseront dans quelques semaines pour laisser place aux députés élus lors du scrutin du dimanche 8 janvier dernier. Du côté de la Cour constitution-nelle, de profondes réformes aussi bien en matière des textes fondateurs que des paradigmes de travail ont été conduites. « La mandature actuelle s’achève au cours de l’année 2023. Nul doute que vous ne ménagerez aucun effort afin que la qualité des personnalités à composer la prochaine soit au moins équivalente à celle des membres actuels pour assurer l’interprétation de la loi fondamentale, l’arbitrage des institutions et la gestion du contentieux des prochaines élections législatives et présidentielle de 2026 », a souhaité Louis Vlavonou, inter-venant au nom de tous les présidents des institutions de la République. A l’instar de la Cour constitution-nelle, la vie de la Cour suprême a été marquée par des réformes ces derniers mois. Grâce à ces innovations, l’institution se montre plus performante et davantage au service des justiciables. « La Cour suprême connait une révolution dans sa gestion administrative et juridictionnelle depuis plus d’un an et les premiers résultats se ressentent déjà en matière de qualité et de quantité des décisions rendues en 2022», indique le président Louis Vlavonou. [caption id="attachment_92038" align="alignnone" width="450"] ... les missions à elles assignées, et que le président
de l’Assemblée nationale en leur nom a rappelées[/caption] Quant à la Cour des comptes, nouveau venu de l’arsenal juridique béninois, elle prend corps à grands pas et joue de mieux en mieux le rôle qui lui est dédié. Elle a connu l’adoption de l’ensemble des textes législatifs qui lui sont applicables et l’étoffement de son personnel avec la nomination des présidents de chambres, de conseillers et d’avocats généraux. « En dépit de la volonté manifeste de sa présidente et de ses membres, la Haute cour de justice continue d’espérer que l’heure de sa dynamisation approche et pourrait sonner en 2023. A cette fin, elle a mené des réflexions en vue de repenser son cadre normatif et les conditions de sa saisine effective », a aussi précisé le président de l’Assemblée nationale au chef de l’Etat. Quant au Conseil économique et social, il a produit des avis et recommandations et organisé des séminaires sur des sujets sensibles alors que la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) reste reconnaissante pour l’adoption et la promulgation d’une nouvelle loi organique. La Commission électorale nationale autonome et le Médiateur de la République ont aussi été très actifs au cours de l’année écoulée. Si la première a organisé avec professionnalisme et sans anicroche les dernières élections législatives, le second, malgré ses résultats appréciables, continue d’espérer sa constitutionnalisation.

Réforme de la presse

Les satisfactions suscitées par les réussites de l’année dernière ne doivent pas empêcher l’exploration de perspectives meilleures pour les douze prochains mois. «Les progrès obtenus lors de ces dernières années nous obligent à garder le cap sans désemparer », clarifie le chef de l’Etat. D’ailleurs, précise-t-il, les défis qui s’annoncent sur le chemin du développement socioéconomique sont grands. L’un des plus importants que cite Patrice Talon, c’est la réforme dans le secteur des médias pour une presse professionnelle et responsable. C’est une thérapie d’envergure qui sera portée par l’institution de Rémi Moretti. « Je voudrais assigner une mission particulière à la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication, celle d'engager des consultations sérieuses avec les acteurs de la presse nationale afin de proposer au gouvernement assez vite les axes d'une réforme ambitieuse et pertinente du secteur », annonce le président de la République. Ce remède permettra de favoriser l'avènement de véritables entreprises de presse dans lesquelles les professionnels bénéficient des conditions de vie décentes pour « cesser d'être exposés aux vices, à la précarité et à l'incertitude du lendemain ». [caption id="attachment_92039" align="alignnone" width="450"] Les présidents des institutions de la République ...[/caption] En dehors des médias, Patrice Talon martèle que le temps des violences dans le champ politique est fini. D’une certaine manière, la consolidation de la démocratie prendra une autre tournure. En témoigne déjà la tenue des élections législatives le 8 janvier dernier avec la participation de toutes les sensibilités politiques. Ce scrutin qui a livré son verdict s’est déroulé dans une ambiance paisible et conviviale. Mais malgré la victoire du camp de la mouvance qui obtient une majorité confortable, le président de la République se dit ouvert à toutes les propositions objectives et sources d’évolution. « Il n’y a eu ni perdant, ni gagnant. Seul le Bénin a gagné », retient-il, appelant à l’unité d’action pour accélérer le développement.
Actualités 13 janv. 2023


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