La Nation Bénin...



Résultat pour : fut26 pc Besuche die Website Buyfc26coins.com. Beste Preise, schnell..0d6M

Nouvelles

Audience à la Haute cour de justice : Cécile de Dravo invitée à Cuba en mai prochain
La présidente de la Haute cour de Justice, Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué, s’envolera pour Cuba en mai prochain. Elle prendra part à une conférence internationale organisée par le Tribunal suprême populaire de Cuba. Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué a été informée de son invitation ce mercredi 2 mars, par le chargé d’affaires à l’Ambassade de Cuba près le Bénin, Ricardo Garcia Napoles qu’elle a reçu en audience au siège de son institution, à Porto-Novo. Selon ce dernier, la présidente de la Haute cour de Justice a été retenue pour compter parmi les participants aux travaux compte tenu des liens forts et séculaires d’amitié entre Cuba et le Bénin. Lesquels liens seront davantage dynamisés entre les deux pays notamment dans le domaine de la justice avec la tenue de cette conférence internationale, a souligné Ricardo Garcia Napoles. Il a expliqué que plus de 85 participants venus de 26 pays du monde entier ont pris part à l’édition 2018 de ces assises. La conférence a été suspendue par la suite à cause de la pandémie de la Covid-19. Le Tribunal suprême populaire de Cuba a décidé désormais de la reprendre à partir de cette année 2022. Le rendez-vous de mai prochain pourrait offrir l’occasion à la présidente de la Haute cour de Justice d’établir des rapports avec les hautes juridictions des autres pays participants. A la suite du chargé d’affaires de l’ambassade de Cuba près le Bénin, Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué a reçu en audience le professeur Kogblévi Aziadomè. Ce dernier est venu présenter à son hôte le projet de célébration de ses 60 ans de recherche qui sera organisée par certains de ses amis, le 11 mars prochain, à Cotonou. Pour Kogblévi Aziadomè, l’avenir et le devenir du Bénin et de l’Afrique se trouvent dans leur patrimoine, précisément dans la médecine ancestrale. Celle-ci est un grand trésor que les ancêtres ont laissé et elle doit être valorisée et adoptée par tous dans le traitement des maladies, soutient-il.   Actualités 03 mars 2022


Audiences à la Cour constitutionnelle : Joseph Djogbénou reçoit plusieurs délégations
Le président de la Cour constitutionnelle professeur Joseph Djogbenou, a reçu à son cabinet plusieurs délégations venues pour diverses préoccupations, vendredi 25 février dernier. C’est une délégation de l’Association des jeunes leaders pour le développement de l’Islam au Bénin qui a ouvert le bal des audiences, vendredi 25 février dernier, au cabinet du président Joseph Djogbénou. Conduite par l’imam Chakirou Amoussou, président du conseil d’administration de ladite association, la délégation était venue pour échanger avec le président de la haute juridiction sur des questions relatives à la sécurité. « Vous n’êtes pas sans savoir que dernièrement notre pays a été éprouvé par des attaques répétées et ceci ne laisse pas indifférente la jeunesse musulmane », a-t-il déclaré à sa sortie d’audience. Selon les propos de l’imam Chakirou Amoussou, la communauté musulmane entend bien apporter sa pierre à l’édifice afin d’aider à lutter contre cette crise. « La communauté musulmane fait partie de cette nation. Il est donc important de discuter de ces questions sensibles afin de voir quelle stratégie adopter pour apporter notre contribution à la stratégie mise en place par le gouvernement », a-t-il indiqué. Il a également fait savoir que des propositions ont été faites au président de la Cour. Par ailleurs, Chakirou Amoussou a précisé que d’autres questions ont été abordées au cours de leur entrevue avec le président de la haute juridiction. Joseph Djogbenou a ensuite reçu Ninon Ahoudjinou, président du conseil d’administration de l’Ong Be the Best. Il était venu remettre au président de la Cour un tableau, symbole de leur reconnaissance pour sa présence à leurs côtés lors de la célébration des 10 ans d’existence de l’Ong. Il a également présenté à la première personnalité de la haute juridiction leurs activités pour cette nouvelle année et leur vision pour les dix prochaines années. Il en a profité pour recueillir des conseils du professeur Joseph Djogbénou et l’a invité ainsi que les membres de la Cour constitutionnelle au prochain marathon prévu pour le 24 avril 2022. Enfin, une délégation de la Fédération des associations nationales des acteurs de la médecine traditionnelle du Bénin dirigée par son président Badjito Kitchey Basile a bouclé cette série d’audiences à la Cour. La délégation était venue recevoir du président de l’institution des conseils et suggestions pour réformer le secteur de la médecine traditionnelle. « Il est de bon ton que nous nous rapprochions des sachants de haut niveau pour qu’ils nous donnent des conseils et des suggestions pour mériter la confiance des autorités de notre pays et celle de la population béninoise », a-t-il expliqué. A en croire Badjito Kitchey Basile, les difficultés et les dysfonctionnements auxquels sont confrontés les acteurs de ce secteur d’activité ont aussi été exposés au président de la Cour constitutionnelle. « L’entretien a été très riche et encourageant », s’en est-il réjoui. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Actualités 02 mars 2022


Hommages au maréchal des logis Soulé Bani Labo : Vives émotions aux adieux d’un guerrier
Tombé les armes à la main, lors de l’attaque terroriste du jeudi 2 décembre dernier au Nord-Bénin, le maréchal des logis-chef Soulé Bani Labo a reçu, vendredi 18 février dernier, au camp Séro Kpéra de Parakou, les honneurs qui lui sont dus. Il a également été, à titre posthume, élevé au grade de commandeur de l’Ordre national du Bénin. Les cérémonies d’hommages sur cinq jours de la nation béninoise à l’intention de ses soldats tombés lors des incursions terroristes au ‘’Point triple’’, zone frontalière entre le Bénin, le Niger et le Burkina Faso, prennent fin ce lundi 21 février. Commencées, jeudi 17 février dernier, au camp Kaba de Natitingou et au 8e Bataillon interarmes de Djougou, elles se sont poursuivies, vendredi 18 février dernier au camp Séro Kpéra de Parakou, avec la mémoire du maréchal des logis-chef Soulé Bani Labo qui a été saluée. Placé sous l’autorité de la vice-présidente de la République, Grande chancelière de l’Ordre national du Bénin, Mariam Chabi Talata Zimé, l’évènement a été marqué par l’accueil de la dépouille du défunt couverte du drapeau national, la sonnerie aux morts et l’oraison funèbre. Accompagnée du ministre délégué en charge de la Défense, Alain Fortunet Nouatin, du préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, du chef d’état-major général des Forces armées béninoises, le contre-amiral Patrick Jean-Baptiste Aho, ainsi que des parents du défunt, elle a loué son sens élevé de l’amour de la patrie. Pour avoir sacrifié sa vie en défendant son pays, a-t-elle fait observer, il est entré dans le panthéon des héros. Il a, à titre posthume, été élevé au grade de commandeur de l’Ordre national du Bénin. Pour le chef d’état-major de l’Armée de terre, le colonel Fructueux Gbaguidi, le maréchal des logis-chef Soulé Bani Labo est un militaire d’exception. «Dans la nuit du 1er au 2 décembre 2021, alors que nous nous félicitions d’avoir mis hors d’état de nuire un individu armé qui essayait de s’infiltrer dans notre dispositif à hauteur du Mékrou, dans le parc W, le commandant du Groupement tactique Ouest nous annonçait une attaque sur une de nos positions. En effet, ce jour-là, aux environs de minuit, à peine la relève des sentinelles venait de finir qu’un groupe d’assaillants a attaqué notre point de stationnement près du campement, criant ‘’Allahou Akbar’’ comme s’il connaissait vraiment ce que recommande l’Islam. Après l’arrivée de la force de réaction rapide qui a mis l’ennemi en déroute avec ses morts et ses blessés, la dépouille du maréchal des logis-chef Soulé Bani Labo a été retrouvée près de l’arme collective de la section et son chef de conclure ‘’Il aura été soldat jusqu’au bout’’ », a expliqué le colonel, rappelant les circonstances de son décès. « Le maréchal des logis-chef Soulé Bani Labo, contrairement à ses camarades qui réclamaient une augmentation de primes pour plus de confort, se souciait plutôt d’avoir un peu plus d’huile et de graisse pour entretenir son armement, un peu plus de matériel de fortification pour renforcer la protection de leur point de stationnement. Il est tombé en utilisant le seul type d’arme en mesure de prendre un avantage décisif sur l’ennemi. Quelle noblesse dans l’accomplissement du devoir ?», poursuit-il. Les soldats béninois tombés au front, lors des attaques terroristes au Nord-Bénin, sont au nombre de sept. En service au 1er Pcp de Ouassa, les deux derniers auront également droit aux vibrants hommages de la nation. Société 21 févr. 2022


Incendie à Sèmè-Podji : La réinstallation interdite aux sinistrés
Une vingtaine d’habitations de fortune ont été consumées par un incendie dans la zone de Pk10/Marina dans la commune de Sèmè-Podji. Tout en partageant la souffrance des victimes désormais sans-abri, le maire de Sèmè-Podji, Jonas Gbènamèto a rappelé à l’ordre ces dernières pour s’être installées sur le site sans autorisation. Il s’agit d’un domaine de 1500 mètres carrés habité par une population de plus de 80 personnes. L’autorité communale est descendue lundi 7 février dernier sur le terrain avec certains membres de son équipe. La délégation a pu toucher du doigt l’ampleur des dommages matériels et financiers causés par le feu qui a tout ravagé sur son passage. Elle a déploré cette installation anarchique et illégale des victimes dans cette zone citadine. Jonas Gbènamèto a rappelé aux victimes les textes en vigueur interdisant toute construction sur les domaines publics ou privés sans autorisation formelle de l’autorité compétente. Il n’entend pas s’arrêter à cette étape. Le maire envisage des actions concrètes avec la Police républicaine pour sécuriser davantage le site qui se transforme en des nids d’insécurité dans la commune. Cet incendie, sans doute, a fait le malheur des victimes mais a été une aubaine pour les autorités de Sèmè-Podji de résoudre une fois pour de bon un problème latent.   Actualités 09 févr. 2022


Prévention des incendies au marché Dantokpa et environs : Les jeunes s’approprient les bons réflexes
Médecins du monde Suisse (Mdm) outille les jeunes du marché Dantokpa et environs sur les précautions à prendre pour éviter les incendies. C’est à la faveur d’une séance explicative animée ce mercredi 2 février, au centre de promotion sociale de Ste Cécile, par le groupement national des sapeurs-pompiers. Cette initiative entre dans le cadre de la mise en œuvre du projet ‘’Safe and inclusive city for girls en français, ‘’ville sûre et inclusive pour les filles (Sic4G)’’, exécuté par Plan international Bénin en collaboration avec Mdm et Terre rouge. Les jeunes du marché Dantokpa et environs à l’école des précautions à prendre pour éviter les incendies. C’est à un exercice d’appropriation des mesures sécuritaires qu’ils ont été conviés ce mercredi au Centre de promotion sociale de Ste Cécile. Selon Médecins du monde Suisse, cette initiative relève de la volonté des jeunes appartenant à la plateforme ‘’Mécanisme communautaire de protection des enfants (Mcpe)’’. « C’est une initiative prise par les jeunes eux-mêmes qui au cours des ateliers diagnostics participatifs, ont identifié les problèmes que vivent leurs communautés. Parmi ces problèmes, figure l’incendie dans le marché Dantokpa », explique Marc Ahossou Boco, agent de développement communautaire à Mdm sur le projet ‘’Safe and inclusive city for girls (Sic4G). L’identification de ce problème a permis de planifier la présente séance explicative à leur profit, afin de les aider à mieux maîtriser les incendies. D’où le choix de ce module en vue de leur donner les astuces nécessaires en matière de sécurité. Pour réussir l’animation de ce module, Médecins du monde a fait appel aux forces spécialisées en la matière, le groupement des sapeurs-pompiers afin d’étancher la soif des jeunes. A l’issue de la séance, Benoît Codjo Agbo, membre de la Plateforme ’’ Mécanisme communautaire de protection des enfants (Mcpe)’’ a bien assimilé l’exposé des soldats du feu. «Nous devons créer les conditions favorables à l’aération dans le marché, utiliser les bons fils électriques, éviter d’introduire des produits inflammables tels que l’essence, le gas-oil et le pétrole dans le marché. Nous devons également aider les vendeuses de nourritures à s’installer à des endroits convenables », restitue-t-il. Le souhait des organisateurs est que les jeunes puissent servir de relais d’information et de sensibilisation auprès de leur communauté. Les bénéficiaires en sont plus que conscients. «Nous allons faire une rencontre avec les vendeurs et autres usagers du marché afin de les entretenir sur les notions que nous avons acquises des sapeurs-pompiers», s’engage Benoît Codjo Agbo. D’autres initiatives relatives aux mesures sécuritaires impliquant les jeunes et les communautés sont également prévues par Médecins du monde Suisse dans les prochains jours. Société 03 févr. 2022


En fin de mission au Bénin : Patricia Mahoney fait ses adieux à Aurélien Agbénonci
Son séjour est arrivé à son terme. Patricia Mahoney, ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire des Etats-Unis d’Amérique (Usa) est en fin de mission au Bénin après plus de deux ans passés au poste. Ce mardi 1er février, elle est allée faire ses adieux au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Plusieurs sujets ont meublé les échanges entre les deux personnalités qui ont notamment fait le tour d’horizon de la coopération bilatérale entre le Bénin et les Etats-Unis. Le ministre et son hôte se sont réjouis de la qualité des relations entre les deux pays qui partagent les mêmes valeurs, à savoir, la démocratie, la bonne gouvernance, la défense des droits humains, la promotion du genre pour ne citer que celles-là. Le chef de la diplomatie béninoise a, en outre, insisté sur les réformes en cours au Bénin depuis 2016 et la nécessité de poursuivre l’agenda de transformation du Bénin. Née le 10 février 1959 à Stamford, Patricia Mahoney est titulaire d’un master obtenu à l’Université de Hawaï et d’une licence décrochée à Harvard. Nommée à la tête de la représentation diplomatique de son pays au Bénin, elle a présenté ses lettres de créance au chef de l’Etat, Patrice Talon, le 4 juillet 2019 qui, par coïncidence, est aussi la date de célébration de la fête nationale de son pays. L’ambassadrice des Etats-Unis, en fin de mission, est polyglotte. En dehors de l’anglais, elle parle le français, le thaï, le népalais et le laotien. Avant sa nomination au Bénin, elle était directrice du bureau de l’Asie et Sud-Est et du Pacifique au département d’Etat de son pays. Elle a reçu plusieurs distinctions honorifiques aussi bien au département d’Etat que dans le milieu académique.   Actualités 02 févr. 2022


Département du Plateau : Incendie au marché d’Igana à Pobé
Une grande partie du marché d’Igana dans la commune de Pobé est partie en fumée. L’incendie s’est produit dans la journée du dimanche 30 janvier dernier. L’origine du drame n’est jusqu’ici pas connue. Même si on ne déplore pas de pertes en vie humaine, les dégats sont énormes. Plusieurs appâtâmes et autres étalages des commerçantes ont été ravagés. Il en est de même des marchandises stockées pour être vendues lundi 31 janvier, jour du marché d’Igana. Les bonnes dames ont fait le triste constat sur le terrain. Elles n’ont pas pu retenir leurs larmes face au lourd bilan de l’incendie qui affecte ainsi leurs activités commerciales et leurs chiffres d’affaires. Le maire de Pobé, Simon Dinan, accompagné de ses collaborateurs, s’est rendu sur le site hier pour s’enquérir de l’ampleur des dégâts. Cet incendie, à l’en croire, est le deuxième du genre qui se produit dans l’arrondissement d’Igana dans la même semaine. Tout comme Igana, l’arrondissement d’Issaba a été également secoué par le feu au cours de la même semaine, explique le maire. Pour l’édile de Pobé, il urge d’agir vite pour consoler les sinistrés et leur permettre de se reprendre rapidement. Simon Dinan envisage à cet effet des actions pour soulager un tant soit peu ces bonnes dames. La mairie entend saisir l’occasion pour accélérer le processus d’élaboration et d’adoption du Plan communal de contingence (Pcc) de la commune de Pobè. Lequel plan permettra non seulement de contribuer à la prévention et à la gestion des risques et catastrophes, mais aussi et surtout de renforcer la résilience des populations aux changements climatiques. Le maire Simon Dinan lance alors un appel au gouvernement, à tous les organismes nationaux et internationaux ainsi qu’à toutes les personnes de bonne volonté pour accompagner son conseil communal dans la dynamique de la mise en place de son Pcc .   Société 01 févr. 2022


Préservation de la paix dans le septentrion : Le Médiateur de la République lance les audiences foraines
Le Médiateur de la République a procédé, ce mardi 25 janvier à Parakou, au lancement de ses audiences foraines pour le compte des départements de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga. C’est sur les thématiques liées au foncier, aux conflits entre les agriculteurs et éleveurs et à l’extrémisme violent. En appui aux efforts de préservation d’un climat de paix déployés par le gouvernement, le Médiateur de la République a lancé, ce mardi 25 janvier à Parakou, l’édition 2022 de ses audiences foraines dans le septentrion. Au total, 18 communes et 110 arrondissements des départements de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga sont concernés. Prévue pour prendre fin en avril prochain, l’activité vise à sensibiliser 5 500 personnes des localités à sillonner. Créé par la loi N° 2009-22 du 3 janvier 2014, le Médiateur de la République est un organe intercesseur gracieux entre l’administration publique et les administrés. Il assure, dans ce cadre, la protection des droits des citoyens-usagers face à l’administration centrale de l’Etat, les collectivités décentra-lisées et les établissements publics, puis contribue de ce fait à la bonne gouvernance administrative et à l’amélioration de l’Etat de droit au Bénin. Cette mission qui lui est dévolue mérite davantage d’être portée à la connaissance des populations. D’où le bien-fondé de l’organisation chaque année d’activités à l’instar de ces audiences foraines, a expliqué le Médiateur de la République, Pascal Essou. En tant qu’outil régulateur de la paix, de gestion des conflits et de promotion de dialogue entre l’administration et les administrés, il fait remarquer que le Médiateur de la République constitue, de ce fait, l’avocat du peuple. « Au cours des audiences, l’institution sera présentée aux populations afin de recueillir leurs réclamations, pour procéder à leur traitement et y apporter des solutions », a précisé le Médiateur de la République. Par rapport aux problématiques relatives au foncier, aux conflits entre agriculteurs et éleveurs dans le cadre de la transhumance et à l’extrémisme violent, leur choix découle, a-t-il insisté, de l’analyse des nombreuses réclamations que son institution reçoit et traite ces dernières années. Selon lui, il ne saurait y avoir de développement équilibré et durable sur le territoire national, si les questions de paix, de concorde et d’unité nationale ne sont pas prises en compte. Pendant plusieurs semaines, va-t-il poursuivre, des équipes du Médiateur de la République vont parcourir les communes et les arrondissements ciblés pour recueillir les dysfonctionnements relevés par les administrés dans la gestion des services publics. Avant la communication sur le Médiateur de la République donnée par le directeur de cabinet de l’institution, c’est le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, qui s’est réjoui du choix porté sur la ville de Parakou pour accueillir la cérémonie. Il a, au nom de ses collègues, loué l’initiative et la pertinence des thématiques retenues et qui sont d’actualité. Selon lui, elles prouvent à souhait le souci du Médiateur de la République de contribuer, à travers ses actions, à la conciliation et à la sensibilisation des populations, en vue de la préservation de la paix et de la cohésion sociales, gage de développement et de la consolidation de la démocratie au Bénin. C’est dans le cadre d’un meilleur vivre-ensemble. Le Programme régional d’appui aux pays côtiers (Prapc), à travers l’Usaid qui a rendu possible la campagne grâce à son accompagnement technique et financier, est partenaire du Médiateur de la République. Il a, par la voix de son directeur, Simplice Kuassi, réaffirmé son engagement pour son heureux aboutissement. Outre le président de la Haac, Prosper Moretti, le Médiateur de la République avait à ses côtés les préfets du Borgou, de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga. Des maires, notables, sages et autres dignitaires religieux ont également honoré de leur présence la cérémonie. Société 26 janv. 2022


Biodiversité marine : Au Bénin, les tortues ont des anges gardiens
Tout au long de la côte béninoise, les tortues marines retrouvent la sérénité pour se reproduire. Nuit et jour, des pêcheurs et écogardes veillent au grain. L’Etat vient en renfort avec la création de deux aires marines protégées. Arangés derrière une ligne de départ, ils font tous un vœu. « Je te souhaite longue vie et la chance de revenir au Bénin ». La petite gracia, 8 ans, souffle ainsi dans la carapace de son bébé tortue. Sur la plage de Tokplégbé, à l’Est de Cotonou, la course va enfin démarrer entre la vingtaine de bébés tortues en lice. Aussitôt libérés par leurs porteurs, ce samedi 15 janvier 2022, ils s’empressent de retrouver le chemin de l’Océan. En cinq minutes, ces petits animaux de mer se sont laissés emporter par le creux des vagues, sous les ovations de leurs porteurs. Les plus lents se feront aider. Mais l’enthousiasme atteint son paroxysme quand il s’est agi de libérer en mer une tortue olivâtre adulte. Patrice Sagbo, écologiste, repousse la ligne pour faire de l’espace à l’équipe chargée de prendre les mesures à consigner sur une fiche. Attention aux âmes sensibles : deux bagues portant les inscriptions BJ 2713 et 2714 sont enfoncées dans les pâtes de la tortue au dos large de 42 cm. « L’importance des bagues, c’est que quand on retrouvera cette tortue, ailleurs, comme sur les côtes américaines, on saura qu’elle a pris par le Bénin», explique-t-il. « Que Dieu te protège ! » Cette tortue a été retrouvée sur la côte, trois jours plus tôt, par Romain Coffi, pêcheur à la plage le Bélier. Il était tombé sur deux espèces lors de son aventure de pêche. « Elles étaient deux. La seconde qui est un peu plus grosse a été relâchée parce qu’elle était déjà baguée. Puisque celle-ci ne portait pas une inscription, je l’ai ramenée pour qu’on en prenne soin et que les éco gardes puissent l’enregistrer », confie-t-il. Et c’est avec fierté qu’il suit des yeux l’espèce qui retourne dans son milieu de vie et à qui la foule ne cesse de dire au revoir. « Que Dieu te protège!», entend-on sur la plage. C’est une chance qu’elles n’aient pas été tuées. Le littoral béninois est une zone de reproduction prisée. Lors d’une aventure, les pêcheurs retrouvent une dizaine de jeunes tortues dans leurs filets, et parfois moins. Ils savent désormais quoi faire. «On appelle les écogardes pour qu’ils viennent les chercher. Parfois, je les ramène moi-même sur moto », souligne Romain Coffi. Les écogardes, une cinquantaine, sont des bénévoles qui veillent sur les œufs que pondent les tortues sur les plages, jusqu’à l’éclosion, deux mois après. Grâce à leurs actions, les menaces commencent à être repoussées. « Avant, il n’y avait pas de restrictions en tant que telles. Du moins, nous n’avions pas connaissance de textes qui interdisaient la consommation de ces espèces. Quand on a su que c’est interdit d’en consommer et compris l’enjeu, on s’engage. Nous en prenons soin », martèle-t-il. Des signes de retour Des huit espèces au monde, on retrouve au moins six dans l’Atlantique dont quatre connues. La première, c’est la tortue « luth », localement appelée ‘’Agbossèguè’’. Elle peut atteindre 700 voire 900 kg. Ensuite, il y a la tortue olivâtre, une espèce moyenne qui vient sur les côtes du Bénin pour pondre ses œufs. Il y a aussi la tortue verte qui se retrouve proche de notre côte mais qui pond rarement des œufs. Sa présence au Bénin se justifie par la disponibilité de certaines algues. Le 3 janvier 2022, quatre tortues vertes ont été sauvées sur cette partie de la côte grâce à la vigilance des écogardes. Elles profitent des aménagements effectués au niveau du Plm Alédjo. « Les tortues reviennent de plus en plus. A côté des rochers, elles viennent consommer les algues. Debout sur les rochers, vous pouvez les voir. Ce qui était impossible par le passé parce que les gens les ramassaient spontanément pour consommer. Les tortues que les pêcheurs nous ramènent souvent, ce sont celles qui ont été baguées et qui ont été lâchées et qui ne sont pas allées loin », se réjouit Bienvenu Djossou. Les écogardes, ces bénévoles formés pour protéger les ressources marines, ne cessent en réalité de faire la ronde. Bienvenu Djossou en est un. Après quinze ans d’expérience, il a su développer des réflexes inédits. « Il faut être écogarde pour comprendre comment ça fonctionne. On retrace le parcours de l’animal, puis on met le piquet là où la tortue a embrouillé le sable avec ses pattes. Quand c’est mou, ça veut dire qu’il y a des œufs. On ne pousse pas le piquet trop loin au risque de les écraser. Une tortue peut pondre jusqu’à 180 œufs. Quand on trouve ces œufs, on les déplace délicatement de sorte à ne pas bouger le contenu. Si ça bouge, ça ne s’éclore pas », renseigne Bienvenu Djossou. Il est heureux de voir que les habitudes changent sur la côte et les populations participent aux efforts de protection. On retrouve même des femmes dans le rang des écogardes. « Nous suivons les pêcheurs. Quand ils trouvent des tortues dans leurs filets, ils nous les ramènent pour qu’elles soient baguées et retournées en mer. Mais quand il y a un identifiant, nous relâchons la tortue aussitôt. C’est un travail passionnant mais difficile. On fait assez de va-et-vient. Ce qui est bien, quand on trouve une tortue, on est vraiment heureuse. On s’occupe bien aussi des bébés tortues », témoigne Alexandrine Houndonougbo, une écogarde. L’aubaine des aires marines protégées, Il y a quelques semaines, plus précisément le 5 janvier 2022, le gouvernement a décidé de créer deux aires marines protégées. Une à Donaten, à l’Est de Cotonou et l’autre à l’Ouest en direction de la frontière avec le Togo, prenant en compte la réserve de la Bouche du Roy. «Ces aires marines permettront de sécuriser la mangrove et les ressources halieutiques disponibles dans ces écosystèmes qui regorgent d’une riche diversité biologique menacée ou en voie d’extinction, à savoir: tortues marines, lamantins d’Afrique, baleines et dauphins, diverses espèces de poissons, etc. », renseigne le Conseil des ministres du 5 janvier 2022. Engagé depuis plus d’un quart de siècle pour la protection des espèces marines, Joséa Bodjrènou, directeur de Nature Tropicale, trouve que c’est une aubaine et plaide pour la prise en compte de l’existant. « Les tortues entrent accidentellement dans les filets et les déchirent. Mais dans le même temps, ils sont appelés à sauver les tortues concernées. S’ils peuvent être indemnisés pour réparer leurs filets, ce serait bien. L’Etat pourrait mettre à disposition des pêcheurs des moyens pour qu’ils aillent pêcher plus loin pour préserver leurs conditions d’existence. Les écogardes travaillaient bénévolement, c’est l’occasion de les appuyer pour qu’ils se sentent plus en sécurité et qu’on leur donne les moyens pour faire le travail. Ce qu’ils font est formidable », fait remarquer Joséa Dossou Bodjrènou. Il faut poursuivre la veille et la sensibilisation. « Les tortues sont intégralement protégées. Nous devons mettre dans la conscience nationale que les tortues sont un atout pour le tourisme », insiste Joséa Dossou Bodjrènou. Chacun devrait devenir ainsi les anges des tortues pour l’essor de l’écotourisme. Environnement 19 janv. 2022


Quotidien des personnes vivant avec le Vih : Faire reculer les frontières de l’auto-stigmatisation
L’auto-stigmatisation des Personnes vivant avec le Vih Sida est encore présente. Celles-ci justifient leurs comportements au moment où les associations le déplorent. « Ce sont les Personnes vivant avec le Vih qui s’auto-stigmatisent maintenant ». Cette affirmation de Rock Houngbo, directeur exécutif du Réseau des associations des personnes vivant avec le Vih Sida (Rebap+) n’est pas gratuite. D’autres membres du réseau confirment cette tendance qui ne favorise pas la lutte contre cette pandémie. L’auto-stigmatisation ou stigmatisation interne se traduit par plusieurs comportements. Valentin Nassara, président du Rebap+, en parle avec amertume. « Certaines Pvvih se lancent dans des pratiques d’auto-stigmatisation qui ne sont pas appréciables. Il y en a qui changent de vêtements en se rendant au centre de santé pour leur dotation en produits pharmaceutiques. C’est leur manière de ne pas se faire reconnaître », rapporte-t-il. D’autres encore, poursuit le président du réseau, préfèrent aller dans des centres de santé qui ne sont pas de leurs localités. D’une manière générale, de nombreuses Pvvih parmi les 75 770 enregistrées en décem-bre 2020 ne parviennent pas encore à surmonter leur situation et à l’assumer à l’égard de la société. C’est en réalité le développement d’un sentiment de honte qui peut entraîner une faible estime de soi, un sentiment de moindre valeur et une dépression. « La stigmatisation interne peut aussi amener une Pvvih à éviter un contact social et intime ou à s’exclure de l’accès aux services et opportunités, de peur de voir son statut révélé ou d’être victime de discrimination à cause de son statut séropositif », indique le rapport de l’enquête index de la stigmatisation (index stigma) 2.0 des personnes vivant avec le Vih Sida au Bénin. Côté statistiques Les responsables des 80 associations de Pvvih au Bénin mènent des actions de sensibilisation pour faire descendre la courbe de l’auto-stigmatisation. Mais le constat laisse comprendre que les fruits ne tiennent pas encore la promesse des fleurs. L’enquête index de la stigmatisation (index stigma) 2.0 des personnes vivant avec le Vih Sida au Bénin le montre bien. Selon les résultats de l’étude, « au cours de ces douze derniers mois, à cause de leur séropositivité, 15,4% de Pvvih enquêtées ont choisi de ne pas participer à des rencontres sociales et 9,2 % ont choisi d’éviter d’aller dans un centre de santé ou à l’hôpital au moment où ils en avaient besoin ». Ce qui naturellement les a empêchées de bénéficier à un moment donné des soins de santé. L’auto-stigmatisation a bien d’autres visages révélés par le rapport de l’enquête. « Au cours des 12 derniers mois, à cause de la séropositivité, 4,6 % des enquêtés ont choisi de ne pas postuler à un ou des emplois, 14,5 % ont choisi de s’isoler de leurs familles et amis puis 12,3 % ont décidé de ne pas avoir des relations sexuelles », indique le rapport. Cependant, les auteurs de ces comportements ne manquent pas d’explications. « 67,2 % pensent qu’il est difficile de parler aux gens de sa séropositivité, 34,6 % ont l’impression d’être sales par le fait qu’elles sont infectées par le Vih et 38,7 % ont le sentiment de culpabilité du fait d’avoir le Vih », indique l’enquête réalisée en 2021. Dans le même rapport, il se dégage que 48,9 % de Pvvih enquêtées ont le sentiment de honte, 35 % ont la sensation d’être inutiles du fait de leur séropositivité et 72,8 % cachent leur séropositivité à leur entourage. Au regard de ces faits qui font régresser la lutte contre le Vih Sida, il est nécessaire de renforcer la communication, la sensibilisation et la prise en charge psychologique afin de faciliter le mieux-être de ces personnes. Santé 18 janv. 2022


35 - 91

Journaux

Quotidien ''La Nation'' du 12 Février 2025
Quotidien ''La Nation'' du 12 Février 2025 Journaux Publié le 12 févr. 2025

Quotidien ''La Nation'' du 11 Février 2025
Quotidien "La Nation" du 11 Février 2025 Journaux Publié le 11 févr. 2025

Quotidien ''La Nation'' du 11 Février 2025
Quotidien "La Nation" du 11 Février 2025 Journaux Publié le 11 févr. 2025

Quotidien ''La Nation'' du 11 Février 2025
Quotidien "La Nation" du 11 Février 2025 Journaux Publié le 11 févr. 2025

Quotidien ''La Nation'' du 10 Février 2025
Quotidien ''La Nation'' du 10 Février 2025 Journaux Publié le 10 févr. 2025

Quotidien ''La Nation'' du 07 Février 2025
Quotidien ''La Nation'' du 07 Février 2025 Journaux Publié le 07 févr. 2025

Quotidien ''La Nation'' du 06 Février 2025
Quotidien ''La Nation'' du 06 Février 2025 Journaux Publié le 06 févr. 2025

Quotidien ''La Nation'' du 05 Février 2025
Quotidien ''La Nation'' du 05 Février 2025 Journaux Publié le 05 févr. 2025

Quotidien ''La Nation'' du 04 Février 2025
Quotidien ''La Nation'' du 04 Février 2025 Journaux Publié le 04 févr. 2025

Quotidien ''La Nation'' du 03 Février 2025
Quotidien ''La Nation'' du 03 Février 2025 Journaux Publié le 03 févr. 2025