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Nouvelles

Préservation de la paix dans le septentrion : Le Médiateur de la République lance les audiences foraines
Le Médiateur de la République a procédé, ce mardi 25 janvier à Parakou, au lancement de ses audiences foraines pour le compte des départements de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga. C’est sur les thématiques liées au foncier, aux conflits entre les agriculteurs et éleveurs et à l’extrémisme violent. En appui aux efforts de préservation d’un climat de paix déployés par le gouvernement, le Médiateur de la République a lancé, ce mardi 25 janvier à Parakou, l’édition 2022 de ses audiences foraines dans le septentrion. Au total, 18 communes et 110 arrondissements des départements de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga sont concernés. Prévue pour prendre fin en avril prochain, l’activité vise à sensibiliser 5 500 personnes des localités à sillonner. Créé par la loi N° 2009-22 du 3 janvier 2014, le Médiateur de la République est un organe intercesseur gracieux entre l’administration publique et les administrés. Il assure, dans ce cadre, la protection des droits des citoyens-usagers face à l’administration centrale de l’Etat, les collectivités décentra-lisées et les établissements publics, puis contribue de ce fait à la bonne gouvernance administrative et à l’amélioration de l’Etat de droit au Bénin. Cette mission qui lui est dévolue mérite davantage d’être portée à la connaissance des populations. D’où le bien-fondé de l’organisation chaque année d’activités à l’instar de ces audiences foraines, a expliqué le Médiateur de la République, Pascal Essou. En tant qu’outil régulateur de la paix, de gestion des conflits et de promotion de dialogue entre l’administration et les administrés, il fait remarquer que le Médiateur de la République constitue, de ce fait, l’avocat du peuple. « Au cours des audiences, l’institution sera présentée aux populations afin de recueillir leurs réclamations, pour procéder à leur traitement et y apporter des solutions », a précisé le Médiateur de la République. Par rapport aux problématiques relatives au foncier, aux conflits entre agriculteurs et éleveurs dans le cadre de la transhumance et à l’extrémisme violent, leur choix découle, a-t-il insisté, de l’analyse des nombreuses réclamations que son institution reçoit et traite ces dernières années. Selon lui, il ne saurait y avoir de développement équilibré et durable sur le territoire national, si les questions de paix, de concorde et d’unité nationale ne sont pas prises en compte. Pendant plusieurs semaines, va-t-il poursuivre, des équipes du Médiateur de la République vont parcourir les communes et les arrondissements ciblés pour recueillir les dysfonctionnements relevés par les administrés dans la gestion des services publics. Avant la communication sur le Médiateur de la République donnée par le directeur de cabinet de l’institution, c’est le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, qui s’est réjoui du choix porté sur la ville de Parakou pour accueillir la cérémonie. Il a, au nom de ses collègues, loué l’initiative et la pertinence des thématiques retenues et qui sont d’actualité. Selon lui, elles prouvent à souhait le souci du Médiateur de la République de contribuer, à travers ses actions, à la conciliation et à la sensibilisation des populations, en vue de la préservation de la paix et de la cohésion sociales, gage de développement et de la consolidation de la démocratie au Bénin. C’est dans le cadre d’un meilleur vivre-ensemble. Le Programme régional d’appui aux pays côtiers (Prapc), à travers l’Usaid qui a rendu possible la campagne grâce à son accompagnement technique et financier, est partenaire du Médiateur de la République. Il a, par la voix de son directeur, Simplice Kuassi, réaffirmé son engagement pour son heureux aboutissement. Outre le président de la Haac, Prosper Moretti, le Médiateur de la République avait à ses côtés les préfets du Borgou, de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga. Des maires, notables, sages et autres dignitaires religieux ont également honoré de leur présence la cérémonie. Société 26 janv. 2022


Biodiversité marine : Au Bénin, les tortues ont des anges gardiens
Tout au long de la côte béninoise, les tortues marines retrouvent la sérénité pour se reproduire. Nuit et jour, des pêcheurs et écogardes veillent au grain. L’Etat vient en renfort avec la création de deux aires marines protégées. Arangés derrière une ligne de départ, ils font tous un vœu. « Je te souhaite longue vie et la chance de revenir au Bénin ». La petite gracia, 8 ans, souffle ainsi dans la carapace de son bébé tortue. Sur la plage de Tokplégbé, à l’Est de Cotonou, la course va enfin démarrer entre la vingtaine de bébés tortues en lice. Aussitôt libérés par leurs porteurs, ce samedi 15 janvier 2022, ils s’empressent de retrouver le chemin de l’Océan. En cinq minutes, ces petits animaux de mer se sont laissés emporter par le creux des vagues, sous les ovations de leurs porteurs. Les plus lents se feront aider. Mais l’enthousiasme atteint son paroxysme quand il s’est agi de libérer en mer une tortue olivâtre adulte. Patrice Sagbo, écologiste, repousse la ligne pour faire de l’espace à l’équipe chargée de prendre les mesures à consigner sur une fiche. Attention aux âmes sensibles : deux bagues portant les inscriptions BJ 2713 et 2714 sont enfoncées dans les pâtes de la tortue au dos large de 42 cm. « L’importance des bagues, c’est que quand on retrouvera cette tortue, ailleurs, comme sur les côtes américaines, on saura qu’elle a pris par le Bénin», explique-t-il. « Que Dieu te protège ! » Cette tortue a été retrouvée sur la côte, trois jours plus tôt, par Romain Coffi, pêcheur à la plage le Bélier. Il était tombé sur deux espèces lors de son aventure de pêche. « Elles étaient deux. La seconde qui est un peu plus grosse a été relâchée parce qu’elle était déjà baguée. Puisque celle-ci ne portait pas une inscription, je l’ai ramenée pour qu’on en prenne soin et que les éco gardes puissent l’enregistrer », confie-t-il. Et c’est avec fierté qu’il suit des yeux l’espèce qui retourne dans son milieu de vie et à qui la foule ne cesse de dire au revoir. « Que Dieu te protège!», entend-on sur la plage. C’est une chance qu’elles n’aient pas été tuées. Le littoral béninois est une zone de reproduction prisée. Lors d’une aventure, les pêcheurs retrouvent une dizaine de jeunes tortues dans leurs filets, et parfois moins. Ils savent désormais quoi faire. «On appelle les écogardes pour qu’ils viennent les chercher. Parfois, je les ramène moi-même sur moto », souligne Romain Coffi. Les écogardes, une cinquantaine, sont des bénévoles qui veillent sur les œufs que pondent les tortues sur les plages, jusqu’à l’éclosion, deux mois après. Grâce à leurs actions, les menaces commencent à être repoussées. « Avant, il n’y avait pas de restrictions en tant que telles. Du moins, nous n’avions pas connaissance de textes qui interdisaient la consommation de ces espèces. Quand on a su que c’est interdit d’en consommer et compris l’enjeu, on s’engage. Nous en prenons soin », martèle-t-il. Des signes de retour Des huit espèces au monde, on retrouve au moins six dans l’Atlantique dont quatre connues. La première, c’est la tortue « luth », localement appelée ‘’Agbossèguè’’. Elle peut atteindre 700 voire 900 kg. Ensuite, il y a la tortue olivâtre, une espèce moyenne qui vient sur les côtes du Bénin pour pondre ses œufs. Il y a aussi la tortue verte qui se retrouve proche de notre côte mais qui pond rarement des œufs. Sa présence au Bénin se justifie par la disponibilité de certaines algues. Le 3 janvier 2022, quatre tortues vertes ont été sauvées sur cette partie de la côte grâce à la vigilance des écogardes. Elles profitent des aménagements effectués au niveau du Plm Alédjo. « Les tortues reviennent de plus en plus. A côté des rochers, elles viennent consommer les algues. Debout sur les rochers, vous pouvez les voir. Ce qui était impossible par le passé parce que les gens les ramassaient spontanément pour consommer. Les tortues que les pêcheurs nous ramènent souvent, ce sont celles qui ont été baguées et qui ont été lâchées et qui ne sont pas allées loin », se réjouit Bienvenu Djossou. Les écogardes, ces bénévoles formés pour protéger les ressources marines, ne cessent en réalité de faire la ronde. Bienvenu Djossou en est un. Après quinze ans d’expérience, il a su développer des réflexes inédits. « Il faut être écogarde pour comprendre comment ça fonctionne. On retrace le parcours de l’animal, puis on met le piquet là où la tortue a embrouillé le sable avec ses pattes. Quand c’est mou, ça veut dire qu’il y a des œufs. On ne pousse pas le piquet trop loin au risque de les écraser. Une tortue peut pondre jusqu’à 180 œufs. Quand on trouve ces œufs, on les déplace délicatement de sorte à ne pas bouger le contenu. Si ça bouge, ça ne s’éclore pas », renseigne Bienvenu Djossou. Il est heureux de voir que les habitudes changent sur la côte et les populations participent aux efforts de protection. On retrouve même des femmes dans le rang des écogardes. « Nous suivons les pêcheurs. Quand ils trouvent des tortues dans leurs filets, ils nous les ramènent pour qu’elles soient baguées et retournées en mer. Mais quand il y a un identifiant, nous relâchons la tortue aussitôt. C’est un travail passionnant mais difficile. On fait assez de va-et-vient. Ce qui est bien, quand on trouve une tortue, on est vraiment heureuse. On s’occupe bien aussi des bébés tortues », témoigne Alexandrine Houndonougbo, une écogarde. L’aubaine des aires marines protégées, Il y a quelques semaines, plus précisément le 5 janvier 2022, le gouvernement a décidé de créer deux aires marines protégées. Une à Donaten, à l’Est de Cotonou et l’autre à l’Ouest en direction de la frontière avec le Togo, prenant en compte la réserve de la Bouche du Roy. «Ces aires marines permettront de sécuriser la mangrove et les ressources halieutiques disponibles dans ces écosystèmes qui regorgent d’une riche diversité biologique menacée ou en voie d’extinction, à savoir: tortues marines, lamantins d’Afrique, baleines et dauphins, diverses espèces de poissons, etc. », renseigne le Conseil des ministres du 5 janvier 2022. Engagé depuis plus d’un quart de siècle pour la protection des espèces marines, Joséa Bodjrènou, directeur de Nature Tropicale, trouve que c’est une aubaine et plaide pour la prise en compte de l’existant. « Les tortues entrent accidentellement dans les filets et les déchirent. Mais dans le même temps, ils sont appelés à sauver les tortues concernées. S’ils peuvent être indemnisés pour réparer leurs filets, ce serait bien. L’Etat pourrait mettre à disposition des pêcheurs des moyens pour qu’ils aillent pêcher plus loin pour préserver leurs conditions d’existence. Les écogardes travaillaient bénévolement, c’est l’occasion de les appuyer pour qu’ils se sentent plus en sécurité et qu’on leur donne les moyens pour faire le travail. Ce qu’ils font est formidable », fait remarquer Joséa Dossou Bodjrènou. Il faut poursuivre la veille et la sensibilisation. « Les tortues sont intégralement protégées. Nous devons mettre dans la conscience nationale que les tortues sont un atout pour le tourisme », insiste Joséa Dossou Bodjrènou. Chacun devrait devenir ainsi les anges des tortues pour l’essor de l’écotourisme. Environnement 19 janv. 2022


Quotidien des personnes vivant avec le Vih : Faire reculer les frontières de l’auto-stigmatisation
L’auto-stigmatisation des Personnes vivant avec le Vih Sida est encore présente. Celles-ci justifient leurs comportements au moment où les associations le déplorent. « Ce sont les Personnes vivant avec le Vih qui s’auto-stigmatisent maintenant ». Cette affirmation de Rock Houngbo, directeur exécutif du Réseau des associations des personnes vivant avec le Vih Sida (Rebap+) n’est pas gratuite. D’autres membres du réseau confirment cette tendance qui ne favorise pas la lutte contre cette pandémie. L’auto-stigmatisation ou stigmatisation interne se traduit par plusieurs comportements. Valentin Nassara, président du Rebap+, en parle avec amertume. « Certaines Pvvih se lancent dans des pratiques d’auto-stigmatisation qui ne sont pas appréciables. Il y en a qui changent de vêtements en se rendant au centre de santé pour leur dotation en produits pharmaceutiques. C’est leur manière de ne pas se faire reconnaître », rapporte-t-il. D’autres encore, poursuit le président du réseau, préfèrent aller dans des centres de santé qui ne sont pas de leurs localités. D’une manière générale, de nombreuses Pvvih parmi les 75 770 enregistrées en décem-bre 2020 ne parviennent pas encore à surmonter leur situation et à l’assumer à l’égard de la société. C’est en réalité le développement d’un sentiment de honte qui peut entraîner une faible estime de soi, un sentiment de moindre valeur et une dépression. « La stigmatisation interne peut aussi amener une Pvvih à éviter un contact social et intime ou à s’exclure de l’accès aux services et opportunités, de peur de voir son statut révélé ou d’être victime de discrimination à cause de son statut séropositif », indique le rapport de l’enquête index de la stigmatisation (index stigma) 2.0 des personnes vivant avec le Vih Sida au Bénin. Côté statistiques Les responsables des 80 associations de Pvvih au Bénin mènent des actions de sensibilisation pour faire descendre la courbe de l’auto-stigmatisation. Mais le constat laisse comprendre que les fruits ne tiennent pas encore la promesse des fleurs. L’enquête index de la stigmatisation (index stigma) 2.0 des personnes vivant avec le Vih Sida au Bénin le montre bien. Selon les résultats de l’étude, « au cours de ces douze derniers mois, à cause de leur séropositivité, 15,4% de Pvvih enquêtées ont choisi de ne pas participer à des rencontres sociales et 9,2 % ont choisi d’éviter d’aller dans un centre de santé ou à l’hôpital au moment où ils en avaient besoin ». Ce qui naturellement les a empêchées de bénéficier à un moment donné des soins de santé. L’auto-stigmatisation a bien d’autres visages révélés par le rapport de l’enquête. « Au cours des 12 derniers mois, à cause de la séropositivité, 4,6 % des enquêtés ont choisi de ne pas postuler à un ou des emplois, 14,5 % ont choisi de s’isoler de leurs familles et amis puis 12,3 % ont décidé de ne pas avoir des relations sexuelles », indique le rapport. Cependant, les auteurs de ces comportements ne manquent pas d’explications. « 67,2 % pensent qu’il est difficile de parler aux gens de sa séropositivité, 34,6 % ont l’impression d’être sales par le fait qu’elles sont infectées par le Vih et 38,7 % ont le sentiment de culpabilité du fait d’avoir le Vih », indique l’enquête réalisée en 2021. Dans le même rapport, il se dégage que 48,9 % de Pvvih enquêtées ont le sentiment de honte, 35 % ont la sensation d’être inutiles du fait de leur séropositivité et 72,8 % cachent leur séropositivité à leur entourage. Au regard de ces faits qui font régresser la lutte contre le Vih Sida, il est nécessaire de renforcer la communication, la sensibilisation et la prise en charge psychologique afin de faciliter le mieux-être de ces personnes. Santé 18 janv. 2022


Ateliers Wikipédia : Contribuer à la plus grande encyclopédie numérique
L’association Wikimédia Bénin en collaboration avec l’association conseil des Activités éducatives du Bénin (Caeb) organise une série d’ateliers pour faire découvrir Wikipédia, la plus grosse révolution encyclopédique au monde et ses projets aux internautes. Les participants seront réunis à Porto-Novo autour du thème : « Viens contribuer à la plus grande encyclopédie numérique au monde pour le partage de la connaissance libre ». Pour Mermoz Adodo, membre de Wikimédia Bénin, au-delà des ateliers, les participants sont appelés à devenir des membres à part entière de la communauté Wikipédia. « Nous voulons faire d'eux de véritables contributeurs pour combler le gap informationnel sur l'Afrique en général et le Bénin en particulier, à travers un Wiki club que nous envisageons d’installer et d’entretenir dans un future proche », ont expliqué les organisateurs. Plusieurs thématiques seront abordées lors de cette série d’ateliers. Les participants pourront être aguerris sur le fonctionnement de l’encyclopédie Wikipédia, la fiabilité ou non des informations présentes et les règles éditoriales de Wikipédia. C’est le lieu pour Wikimédia Bénin d’aider les contributeurs à avoir les clefs pour être autonomes afin de modifier des articles, en créer, mais aussi interagir avec la communauté de Wikipédia. « Nous espérons que cette formation donnera envie aux participants de poursuivre leur découverte par eux-mêmes et leur donner soif d'aventure après notre passage pour cette première cohorte », a-conclu Mermoz Adodo. Société 18 janv. 2022


Audience à la Cour constitutionnelle : Joseph Djogbénou invité à un colloque international
Au cours d’une audience à la Cour constitutionnelle, l’ambassadeur Théodore Loko a convié le président Joseph Djogbénou à un colloque international dans le cadre de la Journée internationale de la fraternité humaine. Au nombre des communicateurs à un colloque international à l’Université d’Abomey-Calavi, le 4 février prochain, figurera le professeur Joseph Djogbénou. L’ambassadeur Théodore Loko, président de l’Association Capital social-chrétien, principal organisateur de ces assises, lui a adressé une invitation, vendredi dernier, au cours d’une audience à la Cour constitutionnelle. Au terme de l’entrevue qui a duré une demi-heure environ, l’ambassadeur a expliqué les contours du colloque qui se tient dans le cadre de la 2e édition de la Journée internationale de la fraternité décidée par l’Organisation des Nations Unies. Cette journée, selon l’hôte du président de la Cour constitutionnelle, est une occasion pour le monde entier de mettre en évidence les principes et les valeurs contenus dans le document sur la fraternité humaine pour la paix dans le monde et le vivre-ensemble. C’est aussi une opportunité pour explorer les bonnes pratiques en vue de la mise en œuvre de ce document signé, le 4 février 2020, par le Pape François et le grand imam d’Al Azhar. Au cours du colloque, le président de la Cour constitutionnelle se penchera sur la fraternité humaine à l’aune de la législation. « Il nous dira si la loi au Bénin porte les germes de la fraternité. Il nous fera savoir également si c’est à cause de la loi que les gens travaillent mal ou si leur droit n’est pas respecté. Il répondra à la question de savoir si la loi est bonne et que les gens souffrent ou alors si la loi est mal appliquée », a indiqué l’ambassadeur Théodore Loko. A cette rencontre intellectuelle de haut niveau, Mgr Roger Houngbédji, archevêque de Cotonou, développera « Comment transformer la société en transformant d’abord soi-même ». Quant à Mgr Aristide Gonzalo, évêque de Porto-Novo, il se penchera sur l’aspect historique de la fraternité humaine en se basant sur le modèle de Robert Schuman, ancien ministre des Affaires étrangères de la France et un des fondateurs de l’Union européenne. Capital social-chrétien est une association de fidèles catholiques régie par le droit canon notamment le canon 215 mais dont les effets civils sont régis par l’Etat béninois à travers l’accord-cadre entre le Bénin et le Saint Siège. « Le capital social, c’est le niveau de participation aux relations humaines en vue de l’amélioration des conditions de vie dans une société », a aussi précisé l’ambassadeur Théodore Loko. Le colloque connaîtra la participation de personnalités laïques et religieuses aussi bien nationales qu’internationales. Actualités 17 janv. 2022


Université d'Abomey-Calavi : Les usagers soumis à des contrôles d'identité dès lundi
A travers une note circulaire en date du 13 janvier 2022, le recteur de l'Université d'Abomey-Calavi informe les usagers du campus qu'ils seront désormais soumis à des contrôles d'identité en soirée à partir de 19h. Cette mesure prend effet à compter du lundi 17 janvier 2022. Des fouilles légères sont aussi annoncées pour les véhicules à quatre roues. Lire ci dessous les détails : Université d'Abomey-Calavi : Les usagers soumis à des contrôles d'identité dès lundi Actualités 15 janv. 2022


Audience au Conseil économique et social : deux nouveaux ambassadeurs du Bénin chez Augustin Tabé Gbian
Augustin Tabé Gbian, président du Conseil économique et social a reçu en audience, jeudi 30 décembre 2021, Adam Bagoudou, nouvel ambassadeur du Bénin près l’Arabie saoudite, et Hervé D. Djokpé, nouvel ambassadeur du Bénin près l’Union africaine et la République Démocratique de l’Ethiopie. Ils sont venus, chacun, recevoir de leur hôte des conseils avisés pour réussir leur nouvelle mission. Recevoir du président du Conseil économique et social (Ces), Augustin Tabé Gbian, des conseils pour la réussite de la mission à eux confiée, c'est l’objectif de la visite du nouvel ambassadeur du Bénin près l’Arabie saoudite, Adam Zakari Bagoudou et de son collègue, Hervé D. Djokpé, représentant du Bénin près l’Union africaine et la République Démocratique de l’Ethiopie. « Je suis venu voir avec lui comment gérer cette mission qui m’a été confiée par la haute autorité, prendre ses conseils et examiner avec lui quelques pistes selon son approche de la coopération entre le Bénin et l’Arabie saoudite », a souligné Adam Zakari Bagoudou. Selon ses propos, ils ont aussi débattu de la question relative à l’organisation du pèlerinage à la Mecque. A l’en croire, le président du Ces s’est réjoui de ce que la nouvelle équipe qui est en train d’être mise en place et les réformes qui sont en cours dans le secteur en vue de l’assainissement de l’organisation de ce pèlerinage au niveau de l’ambassade permettront un agréable séjour aux compatriotes qui s’y rendront. Il a également fait savoir que son hôte a souhaité qu’ils travaillent à ce que le nouvel état d’esprit qui caractérise cette organisation au Bénin soit davantage amélioré. Selon le nouvel ambassadeur du Bénin près l’Arabie saoudite, le président du Ces a évoqué globalement tout ce qui a rapport à la coopération et se dit attentif aux opportunités d'une relation du Ces du Bénin avec une institution sœur de l’Arabie saoudite.   [caption id="attachment_74547" align="alignnone" width="2048"]l'Ambassadeur Hervé DJOKPE reçu par le Pdt-CES Au-delà des cordialités, le président du Ces a échangé
avec les nouveaux ambassadeurs du Bénin...[/caption]   A la suite de cette audience, le président du Conseil économique et social a également reçu Hervé D. Djokpé, nouvel ambassadeur du Bénin près l’Union africaine et la République Démocratique de l’Ethiopie. Hervé D. Djokpé était également venu recevoir du président du Ces des conseils pour le bon accomplissement de la mission qui lui a été confiée. « Dans le processus de mise en route, conformément aux us et coutumes inspirés de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques, le nouvel ambassadeur, avant de rejoindre son poste, doit faire le tour des institutions, des personnalités, des présidents des institutions pour recueillir leurs orientations et conseils avant de recevoir les instructions de la haute autorité de la République, le président Patrice Talon », a-t-il fait remarquer. A l'en croire, le président du Ces reconnaît que la plateforme d’Addis-Abeba représente le centre de la diplomatie africaine. De ce point de vue, elle revêt une importance de premier ordre pour le Bénin. Le nouvel ambassadeur a indiqué que le président du Ces lui a donné certaines orientations notamment en ce qui concerne le Conseil économique et social et lui a prodigué de précieux conseils dont il se réjouit. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.)
Actualités 03 janv. 2022


Audience à la Cour constitutionnelle : Joseph Djogbénou reçoit le nouvel ambassadeur du Bénin près l’Ethiopie
Hervé Djokpé, nouvel ambassadeur du Bénin près la République démocratique et fédérale d’Ethiopie et représentant permanent auprès de l’Union africaine, a été reçu en audience par Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle, vendredi 31 décembre 2021. Les deux personnalités ont exploré les axes d'une bonne coopération. Recueillir les orientations et conseils du président de la Cour constitutionnelle. C’est ce qui justifie la présence du nouvel ambassadeur du Bénin près la République démocratique et fédérale d’Ethiopie et représentant permanent auprès de l’Union africaine, Hervé Djokpé, dans les locaux de la Cour constitutionnelle, vendredi 31 décembre 2021. Il s’est ainsi soumis aux diligences préalables liées à la prise de fonction conformément à la tradition diplomatique avant de s’envoler pour l’Ethiopie. «C’est dans ce cadre qu’avant la mise en route, il est de bon ton que je vienne recueillir les orientations du président de la Cour constitutionnelle et ses conseils. Car le président de la Cour constitutionnelle a une culture très vaste. Il connait très bien l’Union africaine et les organes de la commission», confie le diplomate. Face à la presse, il a témoigné sa gratitude au président de la haute juridiction pour les conseils et orientations reçus pour mener à bien sa nouvelle mission. A l’en croire, le président de la Cour constitutionnelle a insisté sur la nécessité d’assurer le rayonnement du Bénin au sein de l’Union africaine à Addis-Abeba qui constitue la capitale de la diplomatie africaine, un enjeu majeur pour le gouvernement de la rupture. « Il a mis l’accent sur cet aspect de ma mission. Le Bénin se transforme, tout le monde nous envie, tout le monde veut connaitre le Bénin et il faut une représentation assez forte au niveau de Addis-Abeba pour porter ce message et faire connaitre davantage le Bénin et attirer vers notre pays des investisseurs », martèle-t-il. Très satisfait, le représentant permanent auprès de l’Union africaine rassure avoir eu des astuces pour assurer sa fonction d’ambassadeur du Bénin près la République démocratique et fédérale d’Ethiopie. Pour rappel, Hervé Djokpé était le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. Il a été nommé en Conseil des ministres, le 29 décembre dernier, en tant qu'ambassadeur du Bénin près la République démocratique et fédérale d’Ethiopie sur proposition du ministre des Affaires étrangères. Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) Actualités 03 janv. 2022


Audience à la Cour constitutionnelle : le nouvel ambassadeur Adam Bagoudou chez Joseph Djogbénou
Le président de la Cour constitutionnelle a reçu en audience, hier mardi 28 décembre, Adam Bagoudou, nouvel ambassadeur du Bénin près l’Arabie saoudite. Après sa nomination, il est allé prendre des conseils auprès de Joseph Djogbénou avant de rejoindre son poste. Nommé ambassadeur extraordinaire pléni-potentiaire du Bénin près l’Arabie saoudite, Adam Zakari Bagoudou, a jugé opportun d’aller présenter ses civilités au président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou. Ceci entre dans le cadre de la tradition républicaine qui oblige les nouveaux ambassadeurs nommés à faire le tour des présidents d’institutions de la République avant de rejoindre leurs postes. C’est dans ce cadre qu’Adam Bagoudou est allé présenter ses civilités au président de la haute juridiction ce mardi. Il dit avoir bénéficié des riches conseils et expériences du professeur dans le cadre de la nouvelle mission qui lui a été confiée. « Nous en avons profité pour échanger sur les questions de relations internationales. Je peux vous assurer que l’audience a été très enrichissante dans une ambiance cordiale. Le président de la Cour constitutionnelle m’a prodigué beaucoup de conseils. Il m’a enrichi avec sa lecture des nouveaux enjeux des relations internationales. Il a parlé avec moi sur ce qu’il a comme expérience en termes d’approche et d’analyse de ces questions », a fait savoir le nouveau diplomate à la presse. A l’en croire, leur entretien s’est articulé autour des nouveaux défis et enjeux de la diplomatie et des conseils sur comment travailler davantage à un meilleur positionnement du Bénin en Arabie saoudite. Car ce poste à lui confié, dit-il, est à la fois bilatéral et multilatéral. Ceci étant, le président de la haute juridiction est revenu sur la question de similitude multilatérale par rapport à l’Organisation de la coopération islamique (Oci). « Il m’a donc encouragé à consolider les acquis, à donner un coup d’accélérateur aux chantiers déjà ouverts et à ouvrir de nouveaux chantiers, car il y en a beaucoup», souligne Adam Bagoudou. La mission étant grande, il faut des moyens pour y parvenir, selon ses explications. La volonté politique comme moyen Face à toutes ces tâches, le nouvel ambassadeur reste convaincu de la volonté politique dont le ton est donné par le chef de l’Etat à travers sa visite en Arabie saoudite. Pour lui, ce déplacement du chef de l’Etat dans ce pays montre qu’il y a une nouvelle dynamique lancée pour rassurer les partenaires saoudiens. « Cette orientation du chef de l’Etat ne fait que nous tracer la voie, nous orienter, nous dire comment il faut marquer l’intérêt de notre pays pour cette région et susciter l’intérêt de l’Arabie saoudite pour le Bénin aussi afin que dans une coopération avantageuse, nous puissions tirer parti », résume-t-il. Rappelons qu’Adam Zakari Bagoudou était député de la huitième législature élu sur la liste du parti Bloc Républicain avant d’être nommé, le 8 décembre dernier en Conseil des ministres, ambassadeur extraordinaire plénipotentiaire du Bénin près le Royaume d’Arabie saoudite. Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) Actualités 29 déc. 2021


Prof. Dorothée Kindé Gazard sur les maladies hémorragiques : « Il est important d’organiser des campagnes de dépistage »
Les maladies hémorragiques sont des troubles de la coagulation, des anomalies génétiques qui méritent un peu plus d’attention. La plus connue d'entre elles est l'hémophilie. Professeur Dorothée Kindé Gazard, chef de Service de la Clinique Universitaire des Maladies du Sang du Cnhu-Hkm insiste sur l’importance du dépistage et donne quelques conseils. La Nation : Les maladies hémorragiques, qu'est-ce que c'est ? Prof. Dorothée Kindé Gazard: Parlant de maladies hémorragiques, il faut préciser qu’ici, il s’agit de maladies hémorragiques constitutionnelles. Elles sont dues à des anomalies génétiques héréditaires qui sont transmises des parents à leurs descendants. Les sujets qui portent ces anomalies ont des difficultés de coagulation et vont donc saigner plus longtemps et fréquemment surtout au décours de traumatismes très minimes. Quelle est la différence avec les fièvres hémorragiques ? Dans les fièvres hémorragiques, l’hémorragie n’est pas due à des anomalies génétiques, mais plutôt aux désordres créés par un agent pathogène (virus, microbes, parasites) sur le bon déroulement de la coagulation. C’est le cas de certaines pathologies comme la maladie à virus Ebola, la fièvre Lassa, etc. Quelle est la maladie hémorragique qui sévit le plus au Bénin ? La maladie hémorragique la plus fréquente au Bénin est l’hémophilie qui est due à des déficits de facteurs nécessaires à la coagulation avec en tête de liste l’hémophilie A suivie de l’hémophilie B. L’hémophilie A correspond au déficit en facteur VIII, tandis que l’hémophilie B correspond au déficit en facteur IX. L’hémophilie va affecter le plus souvent les sujets de sexe masculin. Nous avons également des cas de la maladie de Willebrand qui est due à des anomalies du facteur de Willebrand. Soulignons que très peu de cas sont dépistés. Ainsi, en ce qui concerne l’hémophilie par exemple, au regard de la taille de la population béninoise, le nombre de malades attendu est d’environ 2000. Toutefois, seulement une centaine sont connus et suivis dans notre Service. Quels sont les signes d'alerte ? En matière d’hémophilie, le symptôme majeur est le saignement. Il s’agit de saignement répétitif spontané ou au décours de traumatismes minimes. Il peut s’agir de saignement buccal (gingivorragie), de saignement dans les articulations (hémarthrose) qui se gonflent et deviennent douloureuses, de saignement dans les muscles (hématomes). Parfois, l’hémorragie est interne notamment dans le cerveau (Avc hémorragique), dans les urines (hématurie), dans le tube digestif (hémorragie digestive). Il peut s’agir également d’hémorragie cataclysmique au décours de la circoncision. Du 08 au 12 décembre 2021, le Centre de traitement de l’Hémophilie (Cth) en collaboration avec l’Association béninoise des Hémophiles (Abh) était dans le Borgou. De quoi était-il question ? Cette activité a pour thème : « Amélioration de la prise en charge de l’hémophilie au Nord du Bénin ». Le Cth Bénin avec la Fédération Mondiale de l’Hémophilie, l’Association Française des Hémophiles et bien d’autres; visent plusieurs objectifs : la formation des professionnels de la santé (médecins, paramédicaux et biotechnologistes), la mise en place et équipement du Cth Parakou, la formation des membres et l’installation du bureau régional de l’Abh (Borgou/Alibori), le dépistage des maladies hémorragiques. Pourquoi insistez-vous sur le dépistage ? Il est important d’organiser des campagnes de dépistage, car les maladies hémorragiques ne sont pas connues de nos populations qui pensent qu’il s’agit de causes occultes. Comme nous l’avons dit plus haut, moins de 10 % des patients souffrant de maladies hémorragiques sont dépistés et suivis en Afrique subsaharienne. Pourtant, le traitement est gratuit avec l’appui de la Fédération mondiale de l’Hémophilie qui met à notre disposition les facteurs dont le déficit est à l’origine de cette maladie. Il est donc important de travailler à ce que les patients soient diagnostiqués et pris en charge correctement. Soulignons que cette activité a bénéficié du soutien direct de la Direction Nationale de la Médecine Hospitalière dirigée par le Dr Ange Dossou. Quelques conseils Les maladies hémorragiques notamment l’hémophilie ne constituent pas une fatalité. Ce sont des maladies qui, diagnostiquées, sont bien prises en charge. En cas de saignement répétitif, il vaut mieux se rapprocher rapidement d’un agent de santé pour faciliter le diagnostic. C’est aussi le lieu de rappeler qu’avant toute circoncision, il faut faire des analyses pour s’assurer qu’il n’y a pas de risque de saignement. Santé 21 déc. 2021


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