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Nouvelles

Nouveau Nonce apostolique au Burundi : Monseigneur Dieudonné Datonou reçu par le chef de l’Etat
Le président Patrice Talon a reçu à son cabinet, mardi 14 décembre, Monseigneur Dieudonné Datonou, nommé Nonce apostolique au Burundi par le Pape François. Devoir de reconnaissance et de gratitude, dira l’homme de Dieu dans son propos à sa sortie d’audience. Monseigneur Dieudonné Datonou est le nouveau représentant du Pape François et du Saint-Siège en République de Burundi. Il a été ordonné le 20 novembre dernier à cet effet à la basilique Saint Pierre de Rome. A cette occasion, l’église locale a été représentée par une délégation conduite par l’archevêque de Cotonou et du côté de l’Etat, le président de la République a envoyé une forte délégation. De retour à Cotonou, Monseigneur Dieudonné Datonou a senti le devoir d'aller vers le chef de l’Etat pour lui dire sa gratitude. Il était donc au palais de la Marina, mardi 14 décembre, pour un entretien avec Patrice Talon, président de la République. « C’était pour moi un devoir moral après l’ordination de revenir au pays pour remercier ceux qui m’ont soutenu d’une manière ou d’une autre », a expliqué le prélat à sa sortie d’audience. « Quand on doit de la considération à un peuple et on la doit à tous les peuples, on le manifeste d’abord à ses autorités. Ce geste, ce n’est pas seulement envers le chef de l’Etat que je l’accomplis, je j’accomplis également envers tous les compatriotes parce que ici, c’est la République qui est en jeu », a indiqué le Nonce apostolique près le Burundi. Il retient également que le pays est dans une dynamique positive qui marque une période exceptionnelle. Pour preuve, tout comme lui, un autre Béninois a été nommé observateur du Saint-Siège près l’Unesco, sans oublier que cette année marque le cinquantenaire des relations diplomatiques entre le Bénin et le Saint-Siège. « Cela fait autant d’évènements positifs qui se déroulent sous le mandat du président de la République. On peut le dire, il est né sous une bonne étoile. Ce ne sont pas des choses pour lesquelles il a forcément travaillé mais elles se déroulent sous son mandat ». Monseigneur Dieudonné Datonou devrait rejoindre son nouveau poste le 23 décembre à la tête des huit diocèses du Burundi. Mais avant, et comme l’exige le protocole diplomatique, il devra présenter les copies figurées au patron de la diplomatie, puis ensuite ses lettres de créance au président du Burundi. « Le pape m’envoie avec une lettre de mission que je dois remettre aussi au président de la conférence épiscopale et je suis censé être une courroie de transmission entre l’église locale, le Saint-Siège et le Saint-Père ». Il va d’ailleurs profiter de cette occasion pour exhorter tout le pays à la paix. « S’il y a un don que nous chrétiens avons reçu de Jésus ressuscité, c’est le don de la paix. On souhaite la paix, la sérénité à tous nos compatriotes. C’est une richesse que nous devons préserver… Quand il y a la paix, on peut construire tout le reste. Lorsque la paix est compromise, c’est difficile de se remettre debout », laissera entendre Monseigneur Dieudonné Datonou. Actualités 15 déc. 2021


Incendie au marché international de Malanville : une cinquantaine de hangars partis en fumée
Un incendie est survenu, dimanche 5 décembre dernier aux environs de 19 heures 30, au marché international de Malanville. A l’arrivée, des dégâts matériels sont à déplorer. N’eût été la prompte intervention des sapeurs-pompiers accompagnés des agents des forces de l’ordre, le feu n’aurait pas pu être circonscrit et maîtrisé. Une somme estimée à 300 000 F Cfa, des sacs de cola, de farine de manioc, de la poudre de moringa et une moto. Tels sont quelques biens et produits partis en fumée dans un incendie au marché international de Malanville, dimanche 5 décembre dernier. Selon le directeur de la Régie autonome du marché international de Malanville (Ragemim), Moussa Alpha Zazi, par rapport aux infrastructures auxquelles les flammes n’ont laissé aucune chance, on dénombre au total 48 hangars en matériaux précaires et une boutique en matériaux définitifs où se vendent des produits Gsm. Cet incendie, estiment des témoins, a été causé par un court-circuit au niveau de la zone du marché de cola. Alertés, les éléments du groupement des sapeurs-pompiers en service à Malanville appuyés par les agents des forces de l’ordre ont fait preuve de promptitude. Sur les lieux, ils ont très vite circonscrit les hangars déjà atteints par les flammes. Ce qui a limité les dégâts. A travers cet incendie, le directeur général du Ragemim voit une alerte, celle de renforcer davantage le système de sécurité dans le marché. « Cela appelle à la prise de conscience des usagers, des dangers autour des pratiques de feu et de la commercialisation des produits inflammables à l’intérieur du marché », a prévenu Moussa Alpha Zazi. Actualités 08 déc. 2021


Criet : le procès Joël Aivo s’ouvre ce lundi
Le prévenu Joël Aïvo, professeur titulaire de droit constitutionnel et candidat recalé à la présidentielle du 11 avril dernier, sera fixé sur son sort à l’issue de son procès qui s’ouvre, ce lundi, à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Ce sera à la faveur de la session criminelle de cette cour qui a inscrit cette affaire comme le premier dossier de son rôle. Le procès sera l’occasion pour l’opposant politique de donner avec force détails sa part de vérité sur les faits de « complot contre la sûreté de l’État et blanchiment » mis à sa charge. Des infractions pour lesquelles il a clamé son innocence à toutes les autres étapes de la procédure. L’ouverture du procès fait suite au renvoi, 25 novembre dernier, par la commission de l’instruction de la Criet du dossier du constitutionnaliste pour jugement. Celle-ci a définitivement clôturé son travail d’instruction préparatoire. Mais elle n’a pas conclu à un non-lieu qui pouvait l’obliger à prendre une ordonnance de mise en liberté d’office à l’égard de Joël Aïvo. Le renvoi en jugement du dossier suppose donc que la commission de l’instruction a trouvé qu’il y a des points d’ombre dans le dossier et qu’il faut que la cour démêle l’écheveau. Ainsi, le procès qui s’ouvre ce matin, fixera le prévenu Joël Aïvo, interpellé le 15 avril dernier sur sont sort.   Actualités 06 déc. 2021


Diabète : le dépistage pour freiner la progression de la maladie
Le diabète est une maladie chronique en nette progression dans le monde. Le Bénin ne fait pas exception à cette expansion du mal et le professeur Annelie Kérékou Hodé, Maître de conférences agrégée à la Faculté des sciences de la santé (Fss), plaide pour un large dépistage. Une prévalence mondiale de 9,3 % en 2019 et 463 millions de patients atteints. En 2021, le diabète affecte plus de 537 millions de personnes dans le monde, soit une personne sur 10. Au Bénin, la prévalence est passée de 1,10 % en 2001 à 2,60 % en 2008 puis 4,5 % en 2015. La nette progression de cette maladie qui constitue un problème de santé publique majeur doit interpeller. Selon le professeur Annelie Kérékou Hodé, chef service de la clinique universitaire d’Endocrinologie, métabolisme, nutrition du Cnhu-Hkm de Cotonou, les maladies chroniques tuent l’économie d’un pays, et le Bénin qui est au rang des moins développés ne dispose pas suffisamment de ressources pour y faire face. Aussi, le coût du traitement d’un diabétique n’est pas à la portée de toutes les bourses. L’ultime voie qui s’offre donc pour prévenir le pire, a indiqué le professeur, reste le dépistage. Ce dépistage permet de prévenir le diabète et une prise en charge précoce. En effet, le diabète est une maladie liée à l’augmentation du sucre dans le sang. Environ 10 % des patients sont atteints du diabète de type 1, lié à une absence de sécrétion d’insuline (hormone régulatrice de la glycémie) par le pancréas. Le diabète de type 1 survient chez des sujets jeunes, âgés de 0 à 30 ans. Le diabète de type 2 survient chez 90 % des patients, au-delà de 30 ans. C’est le plus fréquent. Dans cette deuxième catégorie, la cause à l’origine de la survenue du diabète peut être génétique (hérédité) et également provenir de facteurs environnementaux. Le professeur Annelie Kérékou Hodé relève la sédentarité, la mauvaise hygiène alimentaire (manger trop sucré, trop gras, trop salé), le surpoids, l’obésité. Le diabète de type 2 est dû à une insulinorésistance. En effet, les récepteurs d’action de l’insuline que sont le muscle et le tissu adipeux sont occupés par du gras dû au surpoids ou à l’obésité. Le rôle de l’insuline est de faire passer le sucre issu de l’alimentation du sang vers les cellules et les tissus, le sucre étant leur principal carburant. Mais face à l'insulinorésistance, on assiste à un <>, explique Annelie Kérékou Hodé. Ainsi, le sucre reste dans le sang et n’arrive pas à nourrir les cellules. A juste titre, le patient mange beaucoup mais maigrit, urine beaucoup et boit beaucoup d’eau, est fatigué, parce que les cellules et tissus manquent de ce carburant resté dans le sang. Le patient sera mis sous règles hygiéno-diététiques (un régime), interdit de consommation de sucres, sucreries, mais une alimentation riche en fruits et surtout en légumes peu salé, peu gras, pratiquer une activité physique, 30 min de marche cinq fois par semaine, soit 150 min par semaine ou 10 000 pas/jour. Selon le professeur Annelie Kérékou Hodé, il existe sur les smartphones un logiciel qui permet au patient de compter ses pas. Le diabétique doit s’adonner à une alimentation saine et équilibrée constituée de, 50-55 % de glucides, 25-30 % de lipides et 15-20 % de protéines. La prévention reste le meilleur moyen Le chef service de la clinique universitaire d’Endocrinologie, métabolisme, nutrition du Cnhu-Hkm de Cotonou, souligne que le diabète de types 1 ou 2 fait appel au respect des mesures hygiéno-diététiques. Mais au niveau du type 1 où l’insuline est absente et pourra causer la mort du patient, il faudra apporter de l’insuline. Dans le diabète de type 2, on donne des comprimés et parfois l’insuline en cas de complications. En réalité, fait observer Prof. Annelie Kérékou Hodé, le diabète peut causer une baisse de l’acuité visuelle, voire la cécité, des douleurs au niveau des membres pelviens (inférieurs), fourmillement, picotement, sensation de décharge électrique, engourdissement, sensation de marcher sur du coton, un accident vasculaire cérébral (Avc), une atteinte des reins pouvant conduire à l’hémodialyse, un dysfonctionnement érectile (impuissance) chez l’homme, un infarctus silencieux du myocarde avec mort subite, tout ceci dû à un diabète déséquilibré et de longue durée d'évolution. Le diabète est un problème de santé publique majeur et pour le Prof. Annelie Kérékou Hodé, la prévention reste le meilleur moyen de lutte contre cette maladie. Santé 03 déc. 2021


Civic Tech Fund Africa : Une opportunité pour 11 pays dont le Bénin
Charter Project Africa (CPA) a officiellement lancé en ligne le mardi 30 novembre 2021 le “Civic Tech Fund Africa.  C’est un mécanisme qui vise à soutenir les initiatives citoyennes innovantes qui utilisent les technologies civiques pour faciliter une prise de décision publique inclusive et renforcer la gouvernance démocratique à travers l'Afrique. Donner vie à des idées originales. C’est tout là l’enjeu de Civic Tech Fund Africa, lancé au profit de 11 pays africains : le Bénin, le Botswana, le Cap Vert, l’Éthiopie, le Kenya, le Nigeria, le Sénégal,  l’Afrique du Sud, Soudan, la Tanzanie et la Zambie. En réalité, Charter Project Africa est un projet panafricain qui promeut  les engagements contenus dans la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (Acdeg). Le projet ouvre également des espaces de collaboration entre les citoyens, les initiatives civiques et les décideurs politiques de l’Union africaine, aux niveaux national, régional et continental, en mettant l’accent sur les formats numériques. Lors du lancement, Alban Biaussat, Délégation de l'Union européenne auprès de l'Union africaine a affirmé que « le Civic Tech Fund Africa ambitionne d’encourager et motiver les jeunes citoyens des pays africains pour innover et mettre en place des solution Civic Tech pour s’engager avec les institutions de l’UA ». A sa suite, Salah S. Hammad, Chef du secrétariat de l'Architecture africaine de gouvernance (AGA) a rappelé que « sans l'engagement de la société civile et la participation citoyenne nous ne pouvons atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés en matière de gouvernance démocratique ». Charter Project Africa est un consortium de six organisations dont la Ligue Africaine des Blogueurs et Web activistes pour la Démocratie (AfricTivistes). Société 02 déc. 2021


Marché Dantokpa : un nouvel incendie ravage des boutiques
Le feu a encore dicté sa loi au marché Dantokpa précisément à ‘‘ Singboglouè ’’, dans la nuit du 17 au 18 novembre dernier. Aucune perte en vie humaine n’est à déplorer mais plusieurs dégâts matériels ont été enregistrés. Deux salons de coiffure et dix boutiques de vente de maïs, de glacières… ont été consumés au petit matin de ce jeudi à ‘‘Singboglouè‘‘ au marché international Dantokpa. Sur les lieux du drame, les hangars en métal sont consumés et décoiffés en grande partie. Des sacs de maïs ; des glacières ; des matériels de coiffure, tous emportés par les flammes, jonchaient le sol mouillé par la pluie du jeudi matin. Jusqu’à 16 heures, certaines victimes continuaient de fouiller dans les décombres de leurs boutiques à la recherche de marchandises qu’elles pouvaient encore récupérer. « Nous sommes un binôme ici. J’étais encore à la maison quand j’ai été alertée par un coup de fil. Il sonnait 9 heures quand je suis arrivée. Moi, je n’ai pu rien récupérer. Ce sont nos marchandises qui ont brûlé ; je suis encore sur pieds, donc je rends grâce à Dieu. », a déclaré Françoise Fassinou, propriétaire de l’une des boutiques de vente de maïs. Selon des informations recueillies sur place, aucune perte en vie humaine n’est à déplorer. L’origine de l’incendie reste encore à déterminer. Toutefois, certaines victimes évoquent un court-circuit qui serait parti de l’un des salons de coiffure. Cela fait la troisième fois, cette année, que des magasins et boutiques du marché Dantokpa sont ravagés par un incendie. Le dernier cas en date remonte au 8 mai. Actualités 22 nov. 2021


Mondial 2022/Match Léopards-Ecureuils : la plainte du Bénin étudiée le 23 novembre prochain
La réclamation formulée par le Bénin dans le cadre de son match face à la République démocratique du Congo, le 14 novembre dernier, est déjà sur la table de la Fédération internationale de Football Associations (Fifa).
L’instance faîtière du football mondial a annoncé avoir reçu la plainte de la Fédération béninoise de Football qu’elle étudiera le 23 novembre prochain. « Nous souhaitons informer la Fédération béninoise de Football ainsi que la Fédération congolaise de Football Association que la réclamation sera soumise à un membre de la commission de discipline de la Fifa le 23 novembre pour examen et décision conformément à l’article 14 (9) du règlement de la Coupe du monde Fifa 2022 ainsi qu’aux articles 46 et 54 du code de discipline de la Fifa », souligne la correspondance adressée aux deux fédérations nationales. La Fédération congolaise de Football Association (Fecofa), quant à elle, a la possibilité de fournir au secrétariat de la commission de discipline de la Fifa tout commentaire ainsi que tout document qu’elle juge approprié sur la réclamation au plus tard le 20 novembre. Selon le chef du département Organes juridictionnels, dans un souci de clarté, la commission de discipline de la Fifa statuera sur la réclamation en utilisant le dossier en sa possession conformément à l’article 20 du code de discipline de l’instance. Faut-il le signaler, le Bénin a porté plainte contre la Rdc pour violation de la loi 3 du football, relative aux remplacements des joueurs après que le sélectionneur congolais Hector Cüper a opéré cinq changements en quatre temps lors de la 6e journée des éliminatoires du Mondial 2022.
Sports 18 nov. 2021


Assurance maladie obligatoire dès janvier 2022 : les précisions du ministre Benjamin Hounkpatin
Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, s’est prononcé sur l’évolution de la Couverture sanitaire universelle au Bénin, notamment sur le démarrage dès janvier 2022 de la politique relative à l’assurance santé obligatoire. Assurer à chacun et à chacune, partout dans le monde, l’accès à des soins de qualité et à un coût abordable. Le Bénin s’y attèle, rassure le ministre de la Santé. « La Couverture sanitaire universelle est en bonne marche. La première mesure phare que le gouvernement a mise en place au cours de ces dernières années, c’est l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) dont la première composante concerne l’assurance santé », a déclaré Benjamin Hounkpatin. Il explique que les pauvres extrêmes sont déjà pris en compte en ce qui concerne le volet assurance santé du projet, et que la phase de généralisation est imminente. Dans cette perspective, le législateur a rendu obligatoire l’assurance maladie dès janvier 2022. Mais les réflexions se poursuivent sur les contours de sa mise en œuvre. Selon le ministre de la Santé, le gouvernement est à l’étape de la prise du décret d’application qui permettra de définir le panier de base de soins. Un comité interministériel se penche sur la question afin qu’à compter du 1er janvier 2022, la réforme soit effectivement opérationnelle pour tous les travailleurs aussi bien du public que du privé, mais également pour ceux du secteur informel, ainsi que les retraités. Des mécanismes conséquents « Tout le monde sera astreint vraiment à avoir cette assurance maladie obligatoire pour couvrir le panier de base, qui comporte les maladies les plus basiques que les populations sont amenées à faire de manière récurrente », souligne Benjamin Hounkpatin. Les mécanismes pour contraindre les travailleurs de tous les secteurs à souscrire à l’assurance maladie sont en cours d’élaboration. Mais Benjamin Hounkpatin indique que certains ont déjà développé les mutuelles notamment avec des vendeurs de marchés, les artisans. C’est dire que ces initiatives pourraient inspirer des décisions au sommet de l’Etat. En ce qui concerne la couverture sanitaire en termes de pénétration sur l’ensemble du territoire, le ministre de la Santé fait observer que le Bénin a une couverture en matière de formation sanitaire de plus de 94 %, en dépit des questions liées à la distance dans certaines régions notamment dans la partie septentrionale du pays où des systèmes sont en train d’être mis en place pour motiver les ressources humaines à travailler. La santé n’a pas de prix Au dire du ministre Benjamin Hounkpatin, la volonté politique est au cœur de l’action publique dans le secteur de la santé où de lourds investissements sont consentis sur le budget national, mais également grâce à l’accompagnement des partenaires financiers. Au sujet du coût élevé des soins dans les formations sanitaires, le ministre de la Santé relève que la santé n’a pas de prix. « C’est pour cela que les initiatives qu’il faut mettre en place doivent déjà prévenir la survenue de la maladie. Et quand la maladie survient, il faut pouvoir la prendre en charge. C’est toute l’essence de ce que nous voulons mettre en place en matière d’assurance maladie universelle afin que le Béninois lambda ne se pose pas de questions par rapport à comment il se prendra en charge, lorsque les pathologies les plus courantes surviennent », a conclu Benjamin Hounkpatin. Il faut noter que le 12 décembre de chaque année est déclaré Journée internationale de la couverture sanitaire universelle. Et à l’occasion, les personnes qui défendent la couverture sanitaire universelle sensibilisent le public au sort de millions de personnes qui n’ont toujours pas accès à des services de santé. L’objectif est de parvenir à une couverture sanitaire universelle d’ici à 2030. Actualités 12 nov. 2021


Secteur judiciaire : Un avocat violenté, toute la profession part en grève lundi
Au terme d'une assemblée générale extraordinaire, tenue samedi à Cotonou, les avocats béninois annoncent qu'ils boycottent les audiences devant toutes les juridictions sur l'ensemble du territoire national à compter de demain, lundi 8 novembre. C'est à travers une note d'information signée du secrétaire général de l'Ordre des avocats du Barreau du Bénin, Me Igor C. E. Sacramento, que l'information est rendue officielle. Le mouvement de protestation, note-t-on, fait suite à l'interpellation suivie de la garde à vue de l'un des leurs, le 29 septembre dernier, de 16 h à 23 h. Cette situation fait également sortir les jeunes avocats de leurs gonds. A travers un communiqué, le président de l'Union des jeunes avocats du Bénin (Ujab), Brice Houssou, indique que l'avocat en question est Me Enosch Chadaré. Il retrace les faits qui se sont déroulés à Ekpè, et s'offusque contre les coups et autres formes de violences infligées à l'avocat par les agents de la Police républicaine. Un acte qui, dit-il, n'est pas le premier du genre sur un avocat béninois. De son côté, l'Ordre des avocats assure que les fondements de l'action des forces de l'ordre n'ont pu être établis en dépit des nombreuses démarches menées par le bâtonnier à l'endroit des autorités compétentes. C'est donc en prenant en compte l'appréciation de la situation par l'assemblée générale, laquelle, selon la note de Me Igor E. C. Sacramento, vise à défendre la dignité collective du barreau et son indépendance, que le Conseil national de l'Ordre a décidé du boycott de toutes les audiences dans les juridictions au Bénin du lundi 8 au mercredi 10 novembre. Même ton et même mobilisation dans les rangs des jeunes avocats. Après avoir exprimé leurs vives et profondes indignations par la voix de Brice Houssou, les jeunes avocats annoncent s'associer à toutes les actions de diverses formes en cours ou à venir, ou en initieront, contre les auteurs des violences sur la personne de Me Enosch Chadaré aux fins de laver l'honneur et la responsabilité de leur confère et de la profession. Ils appellent, en outre, les autorités des secteurs justice et sécurité à agir de sorte que des pratiques du genre ne se répètent plus jamais au Bénin. Par ailleurs, l'Ordre des avocats annonce la tenue d'une conférence de presse sur le sujet, lundi. Actualités 07 nov. 2021


Amélioration des prestations du Médiateur de la République : un accord de partenariat signé entre le Bénin et le Burundi
Le médiateur de la République du Bénin et son homologue du Burundi sont désormais en partenariat pour l’amélioration de leurs prestations respectives.
La signature des documents de coopération a sanctionné la visite de travail au Bénin, du 23 au 30 octobre dernier, de l’ombudsman burundais, Edouard Nduwimana. Pour ce dernier, cette convention de partenariat concrétisée entre leurs deux institutions témoigne de leur volonté commune d'œuvrer ensemble pour la promotion de la bonne gouvernance et le renforcement de la culture démocratique, du dialogue et le respect de l’Etat de droit. Edouard Nduwimana salue par ailleurs la signature de cet accord qui, selon lui, est en phase avec la vision et les objectifs des organisations régionales et internationales, en l’occurrence l’Association des ombudsmans et médiateurs africains (Aoma) et l’Association des ombudsmans et médiateurs des pays francophones (Aomf). Il trouve utile que les deux institutions prennent l’engagement de conduire ensemble leurs structures à travers les échanges d’expériences, le renforcement des capacités de leurs personnels respectifs, le partage des données et la concertation pour une meilleure couverture dans l’espace de l’intermédiation. « Je ne doute pas qu’au regard du contenu de notre convention et la signature qui la concrétise aujourd’hui, nos institutions deviendront un cas d’école, un bon exemple à suivre par d’autres institutions et cela conformément à la vision de l’Association des ombudsmans et médiateurs africains (Aoma) qui ne cesse d’encourager ses membres à entreprendre des actions allant dans le sens de renforcer le partenariat à travers l’échange d’expériences », a ajouté l’ombudsman du Burundi. Edouard Nduwimana précise que le séjour de sa délégation qui s’est achevé, samedi 30 octobre dernier, intervient trois mois seulement, après la visite au Bénin de la Première dame de son pays, Angéline
Ndayishimiye accompagnée de plusieurs ministres, dans le cadre d’une mission d’échange d’expériences sur le renforcement du système des cantines scolaires, une des stratégies pour promouvoir et assurer un enseignement de qualité.
Pour le médiateur de la République, Pascal Essou, la signature de cet accord de partenariat est l’expression de la vitalité de la coopération existant entre le Bénin et le Burundi. Elle est le signe fort et la preuve que les processus de médiation dans les différents pays doivent se renforcer et se consolider pour asseoir un vivre-ensemble cohérent. «Nous devons nous engager résolument à travailler dans un esprit de partage d’expériences pour réduire dans nos pays les poches d’injustice et de discrimination pour le bonheur de nos concitoyens », souligne le médiateur de la République.
Actualités 03 nov. 2021


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