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Nouvelles

Coronavirus au Bénin: Les audiences  suspendues à la Cour constitutionnelle
La propagation de l’épidémie de Coronavirus ne laisse aucune institution de la République indifférente. Par  un communiqué  en date du lundi 16 mars, la Cour constitutionnelle a suspendu  les audiences  et ce, jusqu’à nouvel ordre. Les audiences publiques sont suspendues jusqu’à nouvel ordre à la Cour constitutionnelle. Ceci en vue de lutter contre le Covid-19 qui est devenu une pandémie mondiale. A travers un communiqué signé par Gilles Badet, secrétaire général de la Cour, la  décision de l’institution  intervient dans le cadre des mesures en cours pour réduire le risque de contamination et de propagation de l’épidémie du Coronavirus (Covid-19). Le communiqué informe toutefois que la Cour continue de recevoir les requêtes aux fins de traitement. Il est rappelé que cette décision intervient à la suite d’un cas confirmé par le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin. Outre cette mesure prise par la Cour, les populations sont invitées à suivre scrupuleusement les règles d’hygiène publiées par les autorités compétentes.   Actualités 17 mars 2020


Audiences du président de l’Assemblée nationale: Des questions de coopération et de développement au menu
Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, s’est entretenu avec plusieurs personnalités et délégations à son cabinet, au palais des gouverneurs à Porto-Novo. Les échanges ont porté sur des sujets d’intérêt relatifs à la coopération et au développement. « Je suis très content d’être reçu par le président de l’Assemblée nationale. C’est un ami de vieille date. Son élection à la tête du Parlement est une fierté et une chance pour tout le Plateau ». Tels sont les propos du chef traditionnel Hounnongan Ahidji de son nom à l’état civil, Valentin Michoagan reçu, mercredi 4 mars dernier, par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, avec une délégation d’élus et de sages de l’arrondissement de Daagbé dans la commune d’Ifangni. Pour lui, le président de l’institution parlementaire aime vraiment son pays. « Dieu va guider ses pas afin qu’il réussisse sa mission. Au cours de son mandat, nous découvrons de bonnes réalisations notamment les infrastructures routières et autres. La seule préoccupation que nous avons pour le moment reste la fermeture de nos frontières avec le Nigeria », relève le chef de la délégation. Valentin Michoagan dit prier pour que la situation revienne à la normale, car le Bénin et le Nigeria sont inséparables. « Nous sommes convaincus que le président Patrice Talon pèsera de tout son poids pour que nos échanges, surtout en ce qui concerne l’huile de palme avec le Nigeria reprennent », ajoute-t-il. Avant la délégation de Daagbé, le président de l’Assemblée nationale a reçu en audience plusieurs autres personnalités dont l’ancien préfet du département de l’Ouémé, Moukaram Badarou et l’ambassadeur d’Afrique du Sud près le Bénin, Noluthando Moyende-Sibiya. Louis Vlavonou a abordé avec la diplomate, des questions de renforcement des relations bilatérales entre les Parlements béninois et sud-africain. Noluthando Moyende-Sibiya estime que c’est un honneur pour elle d’aller féliciter la deuxième personnalité de l’Etat pour sa brillante élection à la tête du Parlement béninois et surtout de pouvoir donner avec lui un coup d’accélérateur à la coopération entre le Bénin et l’Afrique du Sud. L’ex-préfet de l’Ouémé, ainsi que les autres personnalités reçues, n’ont fait aucune déclaration à leur sortie d’audience. Actualités 06 mars 2020


Incendies dans le Mono et le Couffo: La Jama’at islamique Ahmadiyya au secours des victimes
Les populations victimes d'incendies dans les départements du Mono et du Couffo sont soutenues par la Jama’at islamique Ahmadiyya du Bénin à travers un don constitué de moustiquaires et divers lots de produits alimentaires. Avant d’aller aux sinistrés, le don a été réceptionné, samedi 29 février dernier à Lokossa, par Natacha Kpochan Razaki, directrice de cabinet du ministre de la Famille et des Affaires sociales. Fidèle à sa vocation de soutenir les personnes vulnérables, la communauté Ahmadiyya du Bénin était au chevet des populations victimes d'incendies dans les départements du Mono et du Couffo. Samedi dernier, elle leur a fait un don constitué de sacs de riz de 25 kg, de bidons d’huile de 25 litres ainsi que de cartons de pâtes alimentaires et un lot de cinquante moustiquaires. Elle leur a offert en plus des bons de consultations gratuites dans les hôpitaux de la communauté Ahmadiyya. Le financement de l’ensemble du don a été mobilisé grâce à la contribution des partenaires tels que la Jama’at islamique Ahmadiyya d’Allemagne et l’Ong Humanity first-Bénin représentée à la cérémonie de remise par Alimi Moussiliou Bakary. Au dire de ses représentants, la Jama’at islamique Ahmadiyya a tenu à remettre son aide au ministère de la Famille et des Affaires sociales avant sa répartition aux bénéficiaires. Le ministère étant l’institution qui a remonté les cris de détresse des sinistrés vers les instances de la communauté, explique l’amir Ahmad Qamar. Et c’est Natacha Kpochan Razaki, directrice de cabinet du ministre, qui a présidé la cérémonie de remise du don à la direction départementale de la Famille et des Affaires sociales à Lokossa. En réceptionnant les produits destinés aux victimes de Lalo dans le Couffo et de Bopa dans le Mono, la directrice de cabinet a salué non seulement la disponibilité constante de la communauté Ahmadiyya mais aussi la promptitude avec laquelle elle a réagi dans le cadre du présent sinistre. Pour ne pas faire les choses à moitié, le don a été aussitôt réparti et chaque groupe de sinistrés est entré en possession de sa part. Le convoyage de la part destinée aux sinistrés de Lalo, par exemple, a été assuré par le missionnaire Hafiz Taossif et ses coreligionnaires. Commune la plus touchée par les incendies dans le Couffo, Lalo compte 179 sinistrés recensés notamment à Ahoualê, un hameau de l’arrondissement d’Ahodjinnako. Société 04 mars 2020


Après la célébration du Cinquantenaire du quotidien national d’information: L’Onip reconnaissant à la Haac
Une délégation de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) est allée exprimer sa gratitude au président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, pour son soutien lors de la célébration du Cinquantenaire du quotidien national d’information. C’était hier jeudi 27 février, à la faveur d’une audience au siège de l’institution de régulation des médias à Cotonou. La délégation de l'Onip, conduite par Bertin Sowakoudé, directeur général par intérim de l’Office national d’imprimerie et de presse, au cabinet du président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), hier jeudi 27 février, était composé de Paul Amoussou, directeur de publication du journal La Nation, Reine Azifan, ancienne directrice générale de l’Onip et Bertille Yèhouénou, chef du personnel. Il était question pour Bertin Sowakoudé et sa suite d’exprimer leur reconnaissance à Rémi Prosper Moretti, président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication pour son soutien et sa sollicitude lors de la célébration du Cinquantenaire du quotidien national d’information. A sa sortie de l’audience, Bertin Sowakoudé, a indiqué les raisons de sa présence au cabinet du président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication. Selon lui, Rémi Prosper Moretti n’a pas marchandé son soutien à l’Office lors des manifestations entrant dans le cadre du Cinquantenaire du quotidien national d'information. « Notre visite à la Haac vise à remercier le président de l’institution pour sa sollicitude à nos côtés lors de la célébration du Cinquantenaire du quotidien national d’information du Bénin », a expliqué le directeur général par intérim de l’Onip. « Le président de la Haac était à nos côtés au cours de ce Cinquantenaire que nous avons célébré l’année dernière. Nous sommes venus lui dire merci. Nous avons profité de l’occasion pour lui présenter nos vœux pour la nouvelle année», a-t-il ajouté. Actualités 28 févr. 2020


Suite aux incendies à Athiémé et Houéyogbé: La Fondation Etisalat Bénin au chevet des sinistrés
Une délégation de la Fondation Etisalat Bénin était, mardi 25 février dernier, dans plusieurs localités d’Athiémé et de Houéyogbé pour assister les familles touchées par des incendies. La Fondation de l’opérateur de téléphonie mobile Moov s’est rendue au chevet des sinistrés avec des lots de vivres et autres. C’est en réaction au cri de détresse des victimes des incendies enregistrés, ces dernières semaines, à Athiémé et à Houéyogbé que la Fondation Etisalat Bénin a envoyé, sur le terrain, une délégation. Conduite par Dolorès Chabi-Kao, secrétaire exécutive de la Fondation, la délégation a visité, mardi dernier, les sinistrés dans les localités où les flammes ont dicté leur loi. Pour ce faire, elle s'est rendue d’abord à Athiémé. Dans cette commune, ce sont en tout sept villages répartis dans quatre arrondissements sur cinq qui ont été touchés. Il s’agit des villages d’Akonana, de Don Agbodougbé, de Doncondji, d’Avédji, d’Adjovè, d’Abloganmè et de Djadoconmè. Quarante-huit sinistrés y ont été recensés, selon des cadres du ministère en charge des Affaires sociales. Après la descente sur les lieux de l'incendie, Dolorès Chabi-Kao et sa suite sont revenues à l’hôtel de ville à Athiémé centre. Aux sinistrés qui y attendaient, la délégation a essayé de remonter le moral et souhaité la reprise de leurs diverses activités en vue d’une meilleure prise en charge. « Ce que vous avez perdu est important. Et nul ne peut prétendre vous les remplacer intégralement », dit-elle. Le don de la Fondation Etisalat Bénin vise à soulager quelque peu leurs peines, ajoute Dolorès Chabi-Kao, avant de poursuivre son périple à Houéyogbé, dernière étape de la tournée. La délégation s’est rendue précisément à Tohonou où l’incendie a eu raison de tout un hameau, le 15 février dernier. Vingt-quatre habitations y ont été consumées par des flammes qui n’ont épargné ni greniers ni sommes d’argent thésaurisé, selon Paulin Sossou, chef de l’arrondissement de Zoungbonou. A l’en croire, la centaine de victimes recensées à la suite de l’incendie n’a plus de domicile fixe et ne survit que grâce aux dons. Au-delà des dons A Athiémé comme à Houéyogbé, la délégation de la Fondation Etisalat Bénin a offert des produits de première nécessité tels que du riz, du sucre et des pâtes alimentaires aux sinistrés. Des nattes ainsi que des couvertures et des tentes pour s’abriter font également partie du don. Au nom des bénéficiaires, ce sont les autorités qui ont réceptionné les dons. A Athiémé, Julien Kouhagni a représenté le maire. Pour le compte des victimes de Tohonou, c’est Cyriaque Domingo, maire de Houéyogbé, qui a reçu le don à l’école primaire publique de Tohonou. Sur les lieux, un comité de cinq membres a été aussitôt mis en place en vue de procéder à la distribution équitable des lots, selon Paulin Sossou, chef de l’arrondissement de Zoungbonou. Pour le geste, les autorités se sont confondues en remerciements à l’endroit des responsables de la Fondation et du réseau téléphonique Moov. Leurs mots de gratitude sont allés également au gouvernement et en particulier au ministère en charge des Affaires sociales qui a porté la voix des victimes auprès de la fondation donatrice. « Mais le plus important, note Dolorès Chabi-Kao, c’est que nous nous sommes déplacés sur le terrain pour manifester aux victimes notre compassion et notre amour». Son collègue Mostafa El Houti, chef projet marketing à Moov Bénin, souligne que l’objectif principal de la démarche de la Fondation, c’est d’accompagner les victimes afin qu’elles ne se sentent pas délaissées. De ce qu’il a vu sur le terrain, il retient que « l’on ne peut jamais imaginer les douleurs que les victimes ressentent parce qu’elles ont tout perdu ». Invitant d’autres personnes généreuses à leur emboiter le pas, il conclut que « dans pareille circonstance, tout humain veut qu’on l’accompagne ». Société 27 févr. 2020


Religion / Us et coutumes: Gu, un dieu justicier et gouverneur du progrès
Dans le panthéon ouest-africain en général et béninois en particulier, le dieu du fer (Gu, Ogu ou Ogun) occupe une place de choix parmi les divinités. Il est au service de la justice et de la transformation industrielle dans la conscience sociétale collective. Un jeune homme, apprenti mécanicien à Kétou qui aurait dérobé une pompe à essence et un démarreur dans le garage de son patron, est fauché en pleine circulation en allant à Bohicon. Avant de succomber des suites des atroces malaises, il avoue son forfait qu’il a nié quelques jours plus tôt, se prêtant même au rituel Dagu ou Xwlégu ou encore appelé Olori chez les Idaasha. Son père, haut dignitaire d’un culte chrétien, n’a pu rien faire pour le sauver. Sa mort serait donc le fait de Gu, le dieu du fer, réputé au sud-Bénin comme une divinité sans pitié dans la quête et la restauration de la justice sociale. A Atchonsa, commune de Bonou, un fait similaire et pour le moins irrationnel s’est produit, il y a quelques années. Un présumé voleur de vivres s’est vu la cuillère coincée dans sa gorge alors qu’il mangeait. Il eut la délivrance grâce à la diligence des prêtres de Gu, après avoir reconnu son acte. Mais avant, un de ses enfants en est mort ; un autre souffrait depuis plusieurs semaines d’un mal incurable. Dans la même localité, des enfants à qui un voleur a partagé des beignets achetés avec l’argent du butin, sont passés un à un de vie à trépas ; lui-même a traîné le surmenage pendant des années. Agoué, commune de Grand-Popo, il y a une trentaine d’années, le chef de la collectivité Atanley a fait recours à Gu, après la disparition des cotisations faites dans le cadre d’une cérémonie traditionnelle, après trois jours d’avertissement annoncés par le crieur public. Tous ceux qui ont eu vent de l’opération et qui n’ont pas dénoncé les voleurs et leurs complices ont commencé à périr un à un, tout comme ceux qui, même innocemment, ont mangé ce à quoi l’argent a servi à acheter. Au bout de neuf jours, une bonne partie du village a été décimée. Entre temps, les voleurs ont jeté le reste de l’argent dans un puits et ceux qui ont bu l’eau du puits ont aussi commencé à tomber malade et à en mourir. Une intervention des chefs traditionnels a permis d’arrêter le carnage, suite aux cérémonies de désenvoûtement et aux sacrifices recommandés par l’oracle Fâ qui a été consulté. Les récits des manifestations de la divinité (Gu chez les Fon, Ogu chez les Goun, Ogun chez les Yoruba) sont légion. L’évocation du dieu du fer fait peur, tant il est redoutable et craint dans la conscience sociétale collective. Selon Ifujumi Olabodé alias Tamiaga Omon-Iya, détenteur de Gu à Kétou, la divinité est « incontrôlable, infaillible et ne se trompe pas de cible ». « Il suffit de poser son problème au fétiche, de faire la prière qui convient devant lui et il se charge de le régler », confie son confrère Félix Babatoundé. « Si on lui donne ce qu’il faut, l’huile palmiste ‘’tchotcho’’, Gu réagit avec violence », avertit le féticheur et guérisseur traditionnel à Kétou. Phénoménologie de la rationalité 2020 est essentiellement sous la gouvernance du dieu Gu, selon Abdou Rahimi Amoussa, métaphysicien et plasticien, qui recommande la droiture et le pardon tout au long de cette année afin d’échapper aux représailles de la divinité. Gu a fait l’objet d’un colloque scientifique à l’occasion de la quatrième édition du Festival international de Porto-Novo (Fip 2020), les 6 et 7 janvier derniers, sur le thème « Ogun/Gu, l’emblème de l’innovation et de la technologie de la constellation des vodoun : pistes de réflexion et épistémologie pour un développement viable au XXIe siècle ». Il était question d’aller au-delà de l’hermétisme qui entoure le vodoun en général et le Gu en particulier, puisque les explications des spécialistes et gardiens de la tradition ne permettent pas toujours de saisir de manière cartésienne les principes des manifestations des divinités. « Dans l’imaginaire collectif au Sud-Bénin et au-delà où des cultes lui sont voués, les accidents liés au fer principalement seraient le fait de la colère de Gu », souligne Osséni Soubérou, doctorant en Sociologie du développement au Laboratoire d’analyse et de recherche : Religion, espace et développement (Larred) de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). A en croire le chercheur qui a présenté une communication sur le thème « Perceptions et représentations sociales du dieu Gu au Sud-Bénin à travers expressions, proverbes, contes », le Gu évoque d’une part la violence, les troubles, et de l’autre la justice, la vérité, la vengeance. « Grâce au rituel Olori, un objet volé pourrait ainsi être restitué par le voleur ou du moins ce dernier perdrait sa vie en cas de résistance à la restitution de l’objet volé », confirme, pour sa part, Barthélémy Idossou Babalao du Larred, au terme d’une étude entreprise en 2019 dans la ville de Dassa-Zoumè dans le centre du Bénin, et présentée lors du Fip 2020. Un individu qui jure le nom de Gu et, ou en touchant avec sa langue un objet métallique (bronze, cuivre, étain et fer surtout), entend prouver toute son innocence ou certifier qu’il est sincère et dit la vérité. Il n’est pas rare que la victime d’un vol ou d’une injustice promette de recourir au dieu Gu pour retrouver et châtier le coupable. « Gu punit les malfaiteurs, les criminels, surtout les voleurs ; il n’admet pas les esprits corrupteurs », affirme Rahimi Amoussa, présentant sa communication « Ogu ou la voie du guerrier martien » (Fip 2020). « Gu recherche et châtie les voleurs, les sorciers, les méchants en général », confirme Tamiaga. Cela traduit « une phénoménologie de la rationalité et permet d’avoir une société plus ou moins juste », dira M. Babalao. Un vodoun guerrier et bâtisseur Au cœur de Porto-Novo, la capitale du Bénin, un quartier est dédié à la divinité Gu : Goukomey. La situation de ce quartier à proximité du palais royal Honmè n’est pas anodine. Outre la fabrication des accessoires royaux par les Ayatô (littéralement pères du fer) qui forgent le fer dans un esprit d’art et de divination du Gu depuis la fin du XVIIe siècle, elle serait « liée à la quête de la paix, du bien-être social et du développement industriel dans le royaume de Hogbonou à travers la divinité Gu », selon Jéronime Zanmassou de la faculté d’architecture de l’Université Libre de Bruxelles. « Dieu de la guerre, prédateur, destructeur mais aussi créateur, le Gu est à la fois éclaireur, chasseur et forgeron, militaire, bâtisseur d’empire et révolutionnaire, chauffeur, mécanicien, aviateur ou informaticien ; il est le progrès technique et ses ambivalences », soutient Cousin Saskia. Au-delà donc de son caractère redoutable, sanguinaire, insatiable, la divinité Gu est vénérée par ceux qui travaillent le fer ou avec les métaux en général (forgerons, chasseurs, cultivateurs, guerriers, bouchers, barbiers, menuisiers, charpentiers, sculpteurs). Dans l’entendement de ceux qui y croient, c’est le vodoun qui gouverne la transformation industrielle dans le monde. Il désigne « le principe exploiteur des mines de la terre », souligne Abdou Rahimi Amoussa. « C’est Gu qui nous donne à manger sur terre ; c’est la plus forte des divinités ; elle est partout », assure Félix Babatoundé. La divinité est liée à la connaissance de la forge et de la fabrication des outils métalliques qui revêtent une dimension surnaturelle et spirituelle. Au Danxomè, rappelle le métaphysicien, Gu est le précurseur des forgerons qui l’honorent en chômant le mardi, un jour qui lui est consacré : Guzangbé (littéralement le jour de Gu). Pour lui, Gu est un vodoun qui tire son énergie du dieu Mars des métaux, des pierres précieuses et de la guerre. « Cette énergie martienne est à l’origine des accidents de circulation, des blocages matériels, financiers, sociaux et professionnels de l’homme mais constitue également le seul rempart pour les éviter », pense Rahimi Amoussa. Il n’en veut pour preuve que cet adage goun qui dit : « Si une voie est fermée, c’est Gu qui l’ouvre ». Symboles et perceptions populaires du Gu Gu est présent partout au Bénin. Matérialisée généralement par une motte de terre surmontée d’objets métalliques divers et entourée de palmes effilochées, la divinité peut prendre plusieurs formes. A Agoué, une stèle du dieu Gu constituée de chaînes d’esclaves authentiques, érigée par le souverain local Toyi (1835-1844) aux temps de la traite négrière au sein de son palais, fait régulièrement l’objet de libations et de rituels. Dans la même localité, Joachim d’Almeida alias Azata (1835-1857), le plus fortuné des esclaves affranchis, revenu du Brésil et figure de la violence de l’esclavage, a construit un temple de Gu qui sert également de lieu de prière et d’invocation lors d’événements familiaux et des processions d’envergure à travers la ville. Mais tout amas de ferrailles ne constitue pas systématiquement le Gu. Le dieu du fer est consacré dans le panthéon des religions endogènes en Afrique et ailleurs. Dans des communautés au Sud du Bénin où les morts sont vénérés, des autels en fer représentent plutôt les défunts de la collectivité avec qui les vivants entendent garder contact ; les morts n’étant jamais complètement partis selon les croyances en Afrique. Erigés dans une salle dédiée à cet effet (Assen chez les Fon, Yôxômè chez les Goun et Oju-ori chez les Yoruba/Nago, les ancêtres divinisés y reçoivent les offrandes et les prières et intercèdent pour la réalisation des vœux. Gu est considéré comme intimement lié à Lègba, le dieu-gardien qui assure la protection et la paix et auprès de qui il est souvent érigé. Son frère, dans la mythologie Yoruba, est Shango (Hêviosso), le dieu de la foudre, informe Tamiaga, détenteur du Gu. « Le Gu fonctionne avec Lègba ; c’est lui qui donne toute la puissance du Lègba et les deux sont souvent érigés ensemble », ajoute ce guérisseur traditionnel d’ethnie Holli. Expressions langagières Les louanges au dieu Gu témoignent de ce que ses représailles sont sans appel et qu’il est protecteur du juste. Son propre détenteur peut en faire les frais s’il tombe sous le coup des interdits. A Agoué, il est décrit, entre autres, comme puissant, violent, intenable aussi bien pour le père que pour la mère, un couteau à double tranchant, rapporte Arcade Assogba, socio-juriste, réalisateur et producteur de cinéma, dans sa communication intitulée « La mise en espace de Gu dans la ville d’Agoué » (Fip 2020). Ce caractère violent et terrifiant de la divinité est encore plus perceptible chez les Yoruba/Nago dans les oriki ou salutations traditionnelles faites à Ogun. Il est magnifié comme un « violent guerrier ». « Ogun ayant de l’eau à la maison mais se lave pourtant avec du sang ; les plaisirs d’Ogun sont les combats et la guerre…Ogun qui est la peur dans la forêt et qui fait peur au chasseur ; il tue le mari dans le feu et la femme sur le foyer, il tue le voleur et le propriétaire de la chose volée qui critique cette action », traduit Osséni Soubérou. Chez les Goun, la divinité Gu-djannangbé est aussi perçue comme sans pitié : il ne connaît ni enfant, ni femme (vi jè mè héélou ! Assi jèmè, atchonkouin !). Elle est à l’origine de nombreuses expressions langagières. Ainsi Fongu (littéralement : réveiller Gu) signifie se révolter, se rebeller, se dresser contre ; Gufifon caractérise la révolution ou la rébellion. Le mardi est dit Guzangbé (jour de Gu) ou Bodizangbé (chez les Goun : jour par excellence où marchent les gris-gris). Il est recommandé une extrême prudence en ce jour où la divinité se manifeste le plus Le Gu et le Fâ Des seize principaux signes (du) du Fâ, sept sont liés au dieu Gu. Ce qui témoigne de la prépondérance de cette divinité aux côtés des autres. Woli-Mêdji, Losso-Mêdji, Guda-Mêdji, Ka-Mêdji, Tula-Mêdji¸ Tchè-Mêdji et Fu-Mêdji, sont les signes auxquels il se rattache. Lesquels évoquent globalement des difficultés, des complications, des obstacles, l’égoïsme, l’orgueil, la guerre, la mort, mais aussi la réussite, le succès, l’intégrité, la franchise, la justice, l’honnêteté, l’assurance, la connaissance, la renommée, la loyauté, selon les codes traditionnels du Fâ n Ce que ‘’mange’’ Gu Dans la louange à Ogun chez les Yoruba/Nago, il est dit que la divinité mange du chien et boit du vin de palme. Les mets préférés de Gu, à en croire le métaphysicien Abdou Rahimi Amoussa, sont le chien et l’escargot ; mais il peut réclamer comme offrandes un taureau ou un coq rouge, selon le cas. Pour invoquer le Gu ou ériger une stèle dédiée à la divinité, il faut également de l’huile rouge, un mouton, du haricot rouge (niébé), de l’igname, du vin de palme, des liqueurs, de l’huile tchotcho, du cola, suivant les indications de l’oracle Fâ qui dit ce que veut tout vodoun n Interdits Pour une offrande (vô) à un carrefour, le Lègba a sa part et le Gu, la sienne. Sinon, il y a problème, à en croire Tamiaga. « On ne s’amuse pas avec Gu, autrement vous vous retrouverez à la morgue », explique-t-il. « Comme interdits, détenteur du Gu, je ne peux pas voler ni chercher la femme de mon ami encore moins chercher à empoisonner ou à jeter un mauvais sort à quelqu’un ; si je le fais, les vodouns vont me frapper à mort », conçoit le détenteur du Gu. Comme tout vodoun, une femme en règles ne s’approche pas du Gu. De même, il est défendu de s’approcher du Gu après une relation sexuelle sans se doucher ou tout au moins se nettoyer avec de l’eau. Il est suggéré de ne pas démarrer un projet important un mardi (Guzangbé) dédié à la divinité, afin de ne pas subir les mauvais sorts et la colère de la divinité intransigeante et sévère quant au respect des lois de la nature.   Culture 30 janv. 2020


39e Coupe internationale Reutlingen de Taekwondo: Jehudiel Kiki décroche la médaille d’or
En prélude aux qualificatifs des prochains Jeux olympiques Tokyo 2020, l’athlète béninois Jehudiel Kiki a participé, le week-end dernier, à la 39e Coupe internationale Reutlingen de taekwondo en Allemagne. Il a réussi à monter sur la plus haute marche du podium en décrochant la médaille d’or dans sa catégorie. Boursier de la Solidarité olympique, Jehudiel Kiki, taekwondiste béninois a défendu vaillamment les couleurs nationales à la 39e Coupe internationale Reutlingen (Creti Cup 2019) à Turbingen en Allemagne. Il a décroché la médaille d’or dans la catégorie des moins de 68 kg. Sociétaire de Bsv Friedrichshafen de Reutlingen, il a réussi à damer le pion à ses challengers autrichiens et allemand. Après avoir battu l’autrichien (18-03) en demi-finale, il a surclassé en finale l’Allemand (14-01) pour decrocher l'or. Jehudiel Kiki réalise ainsi, un sans-faute depuis les Jeux africains Rabat 2019 où il s’est arrêté en quarts de finale. Il vient de remporter sa deuxième compétition successive. Le Béninois avait remporté la médaille d’or au Baden-Württemberg championship dans la catégorie des -74 kg en octobre dernier à Biberach en Allemagne. Le taekwondiste béninois affiche du coup, sa belle forme avant les qualificatifs des prochains Jeux olympiques Tokyo 2020. Il se félicite de cette performance qui, selon lui, constitue une motivation majeure pour mieux préparer les qualificatifs des prochains Jeux olympiques Tokyo 2020. « Je suis heureux d’avoir gagné cette compétition qui me réconforte avant les qualifications pour les Jo au mois de février prochain», a-t-il confié. Sports 29 janv. 2020


Audience à la Cour constitutionnelle: Une délégation du Lions club international chez Djogbénou
Le président de la Cour constitutionnelle a reçu en audience, vendredi 24 janvier dernier, une délégation du Lions club international. Composée d'une dizaine de membres, cette délégation conduite par le Congolais Alexis Vincent Gomes, président international de Lions Club, est venue annoncer au professeur Joseph Djogbénou, l’ambition de faire du Bénin, le siège des Lions d’Afrique. Le Bénin sera la capitale du Lions club Afrique. C'est la bonne nouvelle que la crème des Lions d'Afrique est venue annoncer, vendredi dernier, au président de la Cour constitutionnelle. « La République du Bénin a été retenue par l’association internationale du Lions Club pour abriter désormais le siège des Lions africains », a affirmé le Congolais Alexis Vincent Gomes, président international du Lions Club et chef de délégation. Eu égard à l'accueil du président de la Cour constitutionnelle et à son ouverture, Alexis Vincent Gomes a également exprimé la satisfaction de cette délégation composée, entre autres, de Hastings Chiti (président africain sortant du Lions Club international), Mamo Shah (directeur international du Kenya), Dr Ahmed Salem (président africain entrant de Lions Club international), Magdy Azab (directeur international de l’Egypte) et les Béninois Francis da Silva (ancien gouverneur du district), Vicentia Boco (past gouverneur du district), Olivier Ouendo (actuel gouverneur du district)… Ces éminents Lions ont abordé, avec le professeur Joseph Djogbénou, les retombées positives de cette décision en termes de développement. « Aujourd’hui, comme vous le savez déjà, l’Etat ne peut pas tout faire. L’Etat a besoin des organisations et associations, de l’apport de tous pour qu’aujourd’hui et demain soient meilleurs. Les Lions d’Afrique sont des partenaires au développement des Etats africains et l’installation du siège africain au Bénin va contribuer davantage à renforcer les actions de l’association dans ce pays et dans les autres pays africains », a soutenu le chef de délégation. Pour Francis da Silva, c’est un privilège pour le Bénin d’abriter le siège de l’Union des Lions d’Afrique. « Si l’on doit s’étendre sur cet événement heureux, on dirait que le petit Bénin a pu ravir la vedette aux grandes nations de l’Afrique. C’est un grand honneur pour tous les Béninois et c’est grâce au climat social, au climat de paix qui règne dans ce pays », a-t-il indiqué. Actualités 28 janv. 2020


Audience du président de l’Assemblée nationale: Louis Vlavonou échange avec le Réseau des spécialistes de beauté
Le président de l’Assemblée nationale a reçu en audience ce lundi 6 janvier, une délégation du bureau du Réseau des spécialistes de beauté conduite par sa présidente, Claudine Kotannou Hounguèvou. Celle-ci est allée solliciter l’appui du président Louis Vlavonou auprès du gouvernement pour l'augmentation de l’effectif des bénéficiaires du système dual dans le secteur de la beauté notamment la coiffure et la couture. Selon elle, le taux des bénéficiaires de ce système est réduit de façon drastique d’année en année. « Nous sommes venues demander au président de l’Assemblée nationale de nous aider à plaider ce cas », précise la présidente du Réseau des spécialistes de beauté. Claudine Kotannou Hounguèvou et ses paires se disent préoccupées par ce dossier parce qu’elles ne veulent pas que le Certificat de qualification professionnelle (Cqp) qui est, selon elles, un parchemin prisé, s'arrête en si bon chemin dans le secteur de la beauté. La délégation est repartie hier du palais des Gouverneurs à Porto-Novo satisfaite. A en croire la présidente du Réseau des spécialistes de beauté, le président de l’Assemblée nationale a accordé une oreille attentive à leur préoccupation. Elle dit espérer qu’en bon père, la deuxième personnalité de l’Etat va œuvrer pour la satisfaction rapide de leurs doléances. Le président Louis Vlavonou a promis, à l’en croire, de rencontrer les autorités des différents ministères concernés par le dossier, notamment les ministres en charge de la Formation professionnelle et de l’Artisanat pour mieux comprendre la préoccupation afin de plaider en toute connaissance de cause. Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau Société 07 janv. 2020


Audience au ministère des Sports: Oswald Homéky félicite les champions d’Afrique de roller sports
Le ministre des sports, Oswald Homéky a reçu, ce mercredi 18 décembre à Cotonou, les athlètes béninois, vainqueurs des 1ers Jeux africains de roller sports. L’objectif de cette rencontre est de leur exprimer les félicitations du gouvernement pour être revenus au bercail avec 56 médailles dont 25 en or, 19 en argent et 12 en bronze. Avec une moisson de 56 médailles dont 25 en or, 19 en argent et 12 en bronze, la sélection nationale de roller Sports a été introduite au cabinet du ministre des Sports, Oswald Homéky, par le président de la Fédération béninoise de Roller Sports, Marius Tchibozo, mercredi 18 décembre dernier à Cotonou. Fier des performances réalisées par ses athlètes, le président de la Fédération béninoise de roller Sports se dit heureux de l’initiative du ministre de recevoir les champions pour leur exprimer les félicitations du gouvernement de vive voix. Selon lui, ce résultat est le fruit de plusieurs mois de travail avec le soutien du ministère des Sports. « C’est avec joie que nous sommes venus présenter les athlètes et leurs médailles au ministre qui nous a toujours accompagnés dans nos activités », a-t-il confié. C’est le lieu pour lui de rappeler le contexte dans lequel les athlètes se sont préparés pour obtenir ces résultats. A l’en croire, les performances ont été possibles grâce au travail abattu par la direction technique nationale de la fédération. « Ce sont les préparatifs qui ont permis aux athlètes d’être au top niveau afin d’être capables de défier leurs adversaires à Kinshasa », ajoute-t-il. Le président Marius Tchibozo a salué l’implication personnelle du ministre des Sports pour le règlement des difficultés vécues sur place à Kinshasa. Il a profité de cette rencontre pour solliciter le soutien du gouvernement dans le cadre de l’organisation au Bénin en 2020 de la 4e édition des Championnats d’Afrique de Speed Skating et de la 2e édition des Inline Freestyle. Pour le ministre Oswald Homeky, cette séance a été initiée pour saluer le mérite des athlètes au nom du chef de l’Etat et de son gouvernement. « Nous avons fait avec eux le pari de porter haut l’étendard de cette discipline mais je crois qu’ils ne nous ont pas démenti », a-t-il fait remarquer.  Selon lui, depuis deux ans, le roller habitue le public sportif à des médailles mais les performances réalisées à Kinshasa sont très encourageantes et xceptionnelles. Evoquant les difficultés des athlètes béninois lors de cette compétition, il les a encouragés à continuer sur cette lancée. Le ministre Oswald Homéky a promis de jouer sa partition aux côtés de la fédération dans le cadre de l’organisation du Championnat d’Afrique de Roller Sports à Cotonou en 2020. « Vous nous donnez des raisons de croire en vous et nous vous promettons le soutien total du gouvernement pour le championnat d’Afrique chez nous l’année prochaine », a-t-il conclu. Les uns après les autres, du capitaine de l’équipe Abraham Amoussou à Demba Diallo Rawdath, en passant par Henresth Houngbo, Bachirou Issoufou, Hermionne Ahouissou, Clarisse Larissa Otchoumaré, Kelly et Nelly Ahoueya, les champions ont présenté leur moisson au ministre Oswald Homéky. Sports 20 déc. 2019


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