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Nouvelles

Centenaire du décès du prince Nonfon Agbigbinoukoun-Glèlè : sous le signe de l’unité et de la fraternité à Sinwé
a célébration du centenaire de la mort du prince Nonfon Agbigbinoukoun-Glèlè (devenu Agbidinoukoun avec la francisation du patronyme) s’est déroulée, dimanche 12 décembre dernier à Sinwé-Lègo à Agbangnizoun. Une édition placée sous le signe des retrouvailles et de l’unité de la collectivité. Dimanche dernier, un monde impressionnant de personnalités a été mobilisé sur l’esplanade du palais Gbêtin ou la cité des Agbigbinoukoun, sous la houlette de Dadaa Kpétékan Kannoumanbou Agbidinoukoun Glèlè à Sinwé-Lègo, commune d’Agbangnizoun. Outre le représentant du roi de Danxomè, Kêfa Sagbadjou, des dignitaires cardinaux et notables du plateau d’Abomey, les chefs des anciens cantons et régions, le maire d’Abomey, Daah Miminvo Yamongbè Guézo, le représentant du ministre de la Culture et autres étaient présents. Motif, la célébration du centenaire de la mort du prince Nonfon Agbigbinoukoun-Glèlè. Les festivités ont été marquées par plusieurs temps forts. Après les hommages rendus à leur aïeul par le président du comité d’organisation, Valère Kakaï-Glèlè, et le vice-président, Constant Agbidinoukoun-Glèlè, l’occupant actuel du trône de Nonfon, dada Kpétékan a fait savoir que cette commémoration revêt une triple signification. D’abord la mobilisation de toute la progéniture Agbidinoukoun Nonfon autour des enjeux d’unité, d’amour et de fraternité pour que Sinwé se réveille et se développe. Ensuite, la mobilisation des chefs des ex-cantons et régions, des chefs de lignée du roi Glèlè autour des enjeux du grand Danxomè et de son roi. Et, enfin, cela signifie aussi l’heure de la renaissance des Houégbadjavi du troisième millénaire qui doivent œuvrer pour que les valeurs civilisationnelles du Danxomè ne disparaissent point face au vent hostile de la mondialisation. Plusieurs témoignages ont été faits sur l’illustre prince. Entre autres, celui du maire d’Abomey, Antoine Djédou, pour qui le Danxômè s’est toujours fort bien illustré dans la commémoration des centenaires, des bicentenaires et des tricentenaires. Ce sont des occasions de réjouissances et de valorisation des mémoires des souverains, à travers l’évocation de leurs vies, de leurs règnes et de leurs œuvres. Abondant dans le même sens, Dah Langanfin Adihotogbé, au nom des têtes couronnées présentes, a béni les descendants du prince Nonfon qui ont vu juste en honorant leur aïeul qui était un grand homme. Pour sa part, Jacob TayoAffora, représentant le ministre en charge de la Culture, a noté que, « de 1921-2021, cela fait cent ans que nous a quittés, pour rejoindre ses valeureux aïeux, le grand prince Nonfon Atôdjragnin Hêgboyè Agbigbinoukoun Glèlè, vingt-troisième enfant du roi Glèlê, grand roi du Danxomè. » Selon lui, il a été le dépositaire consacré de l’histoire et des traditions du royaume du Danxomè par son père le roi Glèlê. Le prince Nonfon Agbigbinoukoun est reconnu dans l’imaginaire populaire comme un conteur très attaché aux valeurs qui constituent les fondements de la civilisation des Houégbadjavi. Il est à noter que cette commémoration a été séquencée comme l’exige la tradition au Danxomè, par les passages des groupes de musique traditionnelle Agbadja typiquement d’Abomey. Un rythme qu’affectionnait le prince Nonfon. Puis la célébration a pris fin par les bénédictions et le repas familial. Qui est prince Agbigbinoukoun ? Né à Djègbé-Kovèkpa, à Abomey, en 1861, Nonfon Agbigbinoukoun Glèlè, reçut le prénom lié à la divinité Hêbiosso de sa mère, la princesse Hênoudo, fille de Godjo, de la lignée Houégbadja, originaire de Sahè. Grand prince du Danxômè, Ahossou Nonfon Atôdjragni Hêgboyè Agbidinoukoun Glèlè est l’un des fils du roi Glèlè. Identifié parmi les enfants de Dada Glèlè, comme étant un fils qui retient vite les choses, bénéficiant du don de rappeler aisément les contes, les chansons historiques qui jalonnent la vie des palais royaux et des familles dans le Danxomè, Nonfon fut envoyé, par son père, Dada Glèlè, en stage de formation, pour mieux apprendre les rouages de l’histoire des Agassouvi. Le jeune prince aura à parcourir Houawé, Houègbo-Agon, Hinvi, Allada-Adanhounsa et ailleurs, pour maîtriser l’histoire du Danxomè. Et c’est fort de cette expérience qu’au retour de la campagne victorieuse de Tiyô en 1886, le roi Glèlè, au cours d’une cérémonie grandiose organisée à la Place publique Gommé, à Nan-Hondji, fait de Nonfon Agbigbinoukoun Glèlè le dépositaire consacré de l’histoire et des traditions du royaume de Danxomè. Puis, il fut investi chef de canton de Sinwé, de 1901 à 1921. Culture 15 déc. 2021


Nouveau Nonce apostolique au Burundi : Monseigneur Dieudonné Datonou reçu par le chef de l’Etat
Le président Patrice Talon a reçu à son cabinet, mardi 14 décembre, Monseigneur Dieudonné Datonou, nommé Nonce apostolique au Burundi par le Pape François. Devoir de reconnaissance et de gratitude, dira l’homme de Dieu dans son propos à sa sortie d’audience. Monseigneur Dieudonné Datonou est le nouveau représentant du Pape François et du Saint-Siège en République de Burundi. Il a été ordonné le 20 novembre dernier à cet effet à la basilique Saint Pierre de Rome. A cette occasion, l’église locale a été représentée par une délégation conduite par l’archevêque de Cotonou et du côté de l’Etat, le président de la République a envoyé une forte délégation. De retour à Cotonou, Monseigneur Dieudonné Datonou a senti le devoir d'aller vers le chef de l’Etat pour lui dire sa gratitude. Il était donc au palais de la Marina, mardi 14 décembre, pour un entretien avec Patrice Talon, président de la République. « C’était pour moi un devoir moral après l’ordination de revenir au pays pour remercier ceux qui m’ont soutenu d’une manière ou d’une autre », a expliqué le prélat à sa sortie d’audience. « Quand on doit de la considération à un peuple et on la doit à tous les peuples, on le manifeste d’abord à ses autorités. Ce geste, ce n’est pas seulement envers le chef de l’Etat que je l’accomplis, je j’accomplis également envers tous les compatriotes parce que ici, c’est la République qui est en jeu », a indiqué le Nonce apostolique près le Burundi. Il retient également que le pays est dans une dynamique positive qui marque une période exceptionnelle. Pour preuve, tout comme lui, un autre Béninois a été nommé observateur du Saint-Siège près l’Unesco, sans oublier que cette année marque le cinquantenaire des relations diplomatiques entre le Bénin et le Saint-Siège. « Cela fait autant d’évènements positifs qui se déroulent sous le mandat du président de la République. On peut le dire, il est né sous une bonne étoile. Ce ne sont pas des choses pour lesquelles il a forcément travaillé mais elles se déroulent sous son mandat ». Monseigneur Dieudonné Datonou devrait rejoindre son nouveau poste le 23 décembre à la tête des huit diocèses du Burundi. Mais avant, et comme l’exige le protocole diplomatique, il devra présenter les copies figurées au patron de la diplomatie, puis ensuite ses lettres de créance au président du Burundi. « Le pape m’envoie avec une lettre de mission que je dois remettre aussi au président de la conférence épiscopale et je suis censé être une courroie de transmission entre l’église locale, le Saint-Siège et le Saint-Père ». Il va d’ailleurs profiter de cette occasion pour exhorter tout le pays à la paix. « S’il y a un don que nous chrétiens avons reçu de Jésus ressuscité, c’est le don de la paix. On souhaite la paix, la sérénité à tous nos compatriotes. C’est une richesse que nous devons préserver… Quand il y a la paix, on peut construire tout le reste. Lorsque la paix est compromise, c’est difficile de se remettre debout », laissera entendre Monseigneur Dieudonné Datonou. Actualités 15 déc. 2021


Incendie au marché international de Malanville : une cinquantaine de hangars partis en fumée
Un incendie est survenu, dimanche 5 décembre dernier aux environs de 19 heures 30, au marché international de Malanville. A l’arrivée, des dégâts matériels sont à déplorer. N’eût été la prompte intervention des sapeurs-pompiers accompagnés des agents des forces de l’ordre, le feu n’aurait pas pu être circonscrit et maîtrisé. Une somme estimée à 300 000 F Cfa, des sacs de cola, de farine de manioc, de la poudre de moringa et une moto. Tels sont quelques biens et produits partis en fumée dans un incendie au marché international de Malanville, dimanche 5 décembre dernier. Selon le directeur de la Régie autonome du marché international de Malanville (Ragemim), Moussa Alpha Zazi, par rapport aux infrastructures auxquelles les flammes n’ont laissé aucune chance, on dénombre au total 48 hangars en matériaux précaires et une boutique en matériaux définitifs où se vendent des produits Gsm. Cet incendie, estiment des témoins, a été causé par un court-circuit au niveau de la zone du marché de cola. Alertés, les éléments du groupement des sapeurs-pompiers en service à Malanville appuyés par les agents des forces de l’ordre ont fait preuve de promptitude. Sur les lieux, ils ont très vite circonscrit les hangars déjà atteints par les flammes. Ce qui a limité les dégâts. A travers cet incendie, le directeur général du Ragemim voit une alerte, celle de renforcer davantage le système de sécurité dans le marché. « Cela appelle à la prise de conscience des usagers, des dangers autour des pratiques de feu et de la commercialisation des produits inflammables à l’intérieur du marché », a prévenu Moussa Alpha Zazi. Actualités 08 déc. 2021


Diabète : le dépistage pour freiner la progression de la maladie
Le diabète est une maladie chronique en nette progression dans le monde. Le Bénin ne fait pas exception à cette expansion du mal et le professeur Annelie Kérékou Hodé, Maître de conférences agrégée à la Faculté des sciences de la santé (Fss), plaide pour un large dépistage. Une prévalence mondiale de 9,3 % en 2019 et 463 millions de patients atteints. En 2021, le diabète affecte plus de 537 millions de personnes dans le monde, soit une personne sur 10. Au Bénin, la prévalence est passée de 1,10 % en 2001 à 2,60 % en 2008 puis 4,5 % en 2015. La nette progression de cette maladie qui constitue un problème de santé publique majeur doit interpeller. Selon le professeur Annelie Kérékou Hodé, chef service de la clinique universitaire d’Endocrinologie, métabolisme, nutrition du Cnhu-Hkm de Cotonou, les maladies chroniques tuent l’économie d’un pays, et le Bénin qui est au rang des moins développés ne dispose pas suffisamment de ressources pour y faire face. Aussi, le coût du traitement d’un diabétique n’est pas à la portée de toutes les bourses. L’ultime voie qui s’offre donc pour prévenir le pire, a indiqué le professeur, reste le dépistage. Ce dépistage permet de prévenir le diabète et une prise en charge précoce. En effet, le diabète est une maladie liée à l’augmentation du sucre dans le sang. Environ 10 % des patients sont atteints du diabète de type 1, lié à une absence de sécrétion d’insuline (hormone régulatrice de la glycémie) par le pancréas. Le diabète de type 1 survient chez des sujets jeunes, âgés de 0 à 30 ans. Le diabète de type 2 survient chez 90 % des patients, au-delà de 30 ans. C’est le plus fréquent. Dans cette deuxième catégorie, la cause à l’origine de la survenue du diabète peut être génétique (hérédité) et également provenir de facteurs environnementaux. Le professeur Annelie Kérékou Hodé relève la sédentarité, la mauvaise hygiène alimentaire (manger trop sucré, trop gras, trop salé), le surpoids, l’obésité. Le diabète de type 2 est dû à une insulinorésistance. En effet, les récepteurs d’action de l’insuline que sont le muscle et le tissu adipeux sont occupés par du gras dû au surpoids ou à l’obésité. Le rôle de l’insuline est de faire passer le sucre issu de l’alimentation du sang vers les cellules et les tissus, le sucre étant leur principal carburant. Mais face à l'insulinorésistance, on assiste à un <>, explique Annelie Kérékou Hodé. Ainsi, le sucre reste dans le sang et n’arrive pas à nourrir les cellules. A juste titre, le patient mange beaucoup mais maigrit, urine beaucoup et boit beaucoup d’eau, est fatigué, parce que les cellules et tissus manquent de ce carburant resté dans le sang. Le patient sera mis sous règles hygiéno-diététiques (un régime), interdit de consommation de sucres, sucreries, mais une alimentation riche en fruits et surtout en légumes peu salé, peu gras, pratiquer une activité physique, 30 min de marche cinq fois par semaine, soit 150 min par semaine ou 10 000 pas/jour. Selon le professeur Annelie Kérékou Hodé, il existe sur les smartphones un logiciel qui permet au patient de compter ses pas. Le diabétique doit s’adonner à une alimentation saine et équilibrée constituée de, 50-55 % de glucides, 25-30 % de lipides et 15-20 % de protéines. La prévention reste le meilleur moyen Le chef service de la clinique universitaire d’Endocrinologie, métabolisme, nutrition du Cnhu-Hkm de Cotonou, souligne que le diabète de types 1 ou 2 fait appel au respect des mesures hygiéno-diététiques. Mais au niveau du type 1 où l’insuline est absente et pourra causer la mort du patient, il faudra apporter de l’insuline. Dans le diabète de type 2, on donne des comprimés et parfois l’insuline en cas de complications. En réalité, fait observer Prof. Annelie Kérékou Hodé, le diabète peut causer une baisse de l’acuité visuelle, voire la cécité, des douleurs au niveau des membres pelviens (inférieurs), fourmillement, picotement, sensation de décharge électrique, engourdissement, sensation de marcher sur du coton, un accident vasculaire cérébral (Avc), une atteinte des reins pouvant conduire à l’hémodialyse, un dysfonctionnement érectile (impuissance) chez l’homme, un infarctus silencieux du myocarde avec mort subite, tout ceci dû à un diabète déséquilibré et de longue durée d'évolution. Le diabète est un problème de santé publique majeur et pour le Prof. Annelie Kérékou Hodé, la prévention reste le meilleur moyen de lutte contre cette maladie. Santé 03 déc. 2021


Présentation de lettres de cabinet au Maec : le nouveau représentant de la Fao se conforme
L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) au Bénin a un nouveau représentant résident. Il a pour nom Isaias Angue Obama Oyana. Le nouveau responsable de la Fao a présenté ses lettres de cabinet, ce jeudi 25 novembre, au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Après le Burundi, le voici au Bénin, toujours dans les fonctions de représentant résident de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao). Comme l’exige la tradition en milieu diplomatique, Isaias Angue Obama Oyana, est allé présenter ses lettres de cabinet au ministre des Affaires et étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Au terme de l’audience qui a duré une trentaine de minutes, l’hôte du chef de la diplomatie béninoise confie avoir essentiellement informé le ministre de sa disposition et sa disponibilité ainsi que celles du bureau de la Fao au Bénin, à travailler main dans la main avec le gouvernement béninois dans ses efforts de développement du secteur agricole. Interrogé sur les actions phares qu’il compte mettre en œuvre, Isaias Angue Obama Oyana a indiqué que les priorités du Bénin sont celles de la Fao et également les siennes. « C’est pour cela que nous devons travailler étroitement avec le gouvernement, les coopératives agricoles, les organisations paysannes, etc. afin que, tous ensemble, nous puissions faire des choses intéressantes dans le domaine de la sécurité alimentaire et nutritionnelle », ajoute-t-il. Agé de 61 ans, Isaias Angue Obama Oyana, de nationalité équato-guinéenne, est titulaire, entre autres, d’un diplôme d’ingénieur agronome qu’il a obtenu en 1998 au Centre national d’études agronomiques des régions chaudes (Cnearc) à Montpellier en France. Il s’est spécialisé en foresterie tropicale et rurale à l’Ecole nationale du génie rural des Eaux et Forêts (Enagref) toujours à Montpellier. Le nouveau représentant résident de la Fao au Bénin a commencé sa carrière professionnelle en tant que directeur national du projet de développement rural Niefang en 1990 dans son pays natal, avant d’être nommé directeur national pour la promotion de la filière café et cacao. De 2000 à 2010, il fut directeur de l’Agriculture, de la Sécurité alimentaire et de l’Environnement au sein de la Commission de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale. De 2011 à 2017, il a dirigé la représentation de la Fao en République de Guinée. Il a occupé la même fonction au Burundi depuis 2017, avant sa nomination au Bénin avec résidence à Cotonou. Isaias Angue Obama Oyana parle couramment le français et l’espagnol. Actualités 26 nov. 2021


Marché Dantokpa : un nouvel incendie ravage des boutiques
Le feu a encore dicté sa loi au marché Dantokpa précisément à ‘‘ Singboglouè ’’, dans la nuit du 17 au 18 novembre dernier. Aucune perte en vie humaine n’est à déplorer mais plusieurs dégâts matériels ont été enregistrés. Deux salons de coiffure et dix boutiques de vente de maïs, de glacières… ont été consumés au petit matin de ce jeudi à ‘‘Singboglouè‘‘ au marché international Dantokpa. Sur les lieux du drame, les hangars en métal sont consumés et décoiffés en grande partie. Des sacs de maïs ; des glacières ; des matériels de coiffure, tous emportés par les flammes, jonchaient le sol mouillé par la pluie du jeudi matin. Jusqu’à 16 heures, certaines victimes continuaient de fouiller dans les décombres de leurs boutiques à la recherche de marchandises qu’elles pouvaient encore récupérer. « Nous sommes un binôme ici. J’étais encore à la maison quand j’ai été alertée par un coup de fil. Il sonnait 9 heures quand je suis arrivée. Moi, je n’ai pu rien récupérer. Ce sont nos marchandises qui ont brûlé ; je suis encore sur pieds, donc je rends grâce à Dieu. », a déclaré Françoise Fassinou, propriétaire de l’une des boutiques de vente de maïs. Selon des informations recueillies sur place, aucune perte en vie humaine n’est à déplorer. L’origine de l’incendie reste encore à déterminer. Toutefois, certaines victimes évoquent un court-circuit qui serait parti de l’un des salons de coiffure. Cela fait la troisième fois, cette année, que des magasins et boutiques du marché Dantokpa sont ravagés par un incendie. Le dernier cas en date remonte au 8 mai. Actualités 22 nov. 2021


Mondial 2022/Match Léopards-Ecureuils : la plainte du Bénin étudiée le 23 novembre prochain
La réclamation formulée par le Bénin dans le cadre de son match face à la République démocratique du Congo, le 14 novembre dernier, est déjà sur la table de la Fédération internationale de Football Associations (Fifa).
L’instance faîtière du football mondial a annoncé avoir reçu la plainte de la Fédération béninoise de Football qu’elle étudiera le 23 novembre prochain. « Nous souhaitons informer la Fédération béninoise de Football ainsi que la Fédération congolaise de Football Association que la réclamation sera soumise à un membre de la commission de discipline de la Fifa le 23 novembre pour examen et décision conformément à l’article 14 (9) du règlement de la Coupe du monde Fifa 2022 ainsi qu’aux articles 46 et 54 du code de discipline de la Fifa », souligne la correspondance adressée aux deux fédérations nationales. La Fédération congolaise de Football Association (Fecofa), quant à elle, a la possibilité de fournir au secrétariat de la commission de discipline de la Fifa tout commentaire ainsi que tout document qu’elle juge approprié sur la réclamation au plus tard le 20 novembre. Selon le chef du département Organes juridictionnels, dans un souci de clarté, la commission de discipline de la Fifa statuera sur la réclamation en utilisant le dossier en sa possession conformément à l’article 20 du code de discipline de l’instance. Faut-il le signaler, le Bénin a porté plainte contre la Rdc pour violation de la loi 3 du football, relative aux remplacements des joueurs après que le sélectionneur congolais Hector Cüper a opéré cinq changements en quatre temps lors de la 6e journée des éliminatoires du Mondial 2022.
Sports 18 nov. 2021


Assurance maladie obligatoire dès janvier 2022 : les précisions du ministre Benjamin Hounkpatin
Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, s’est prononcé sur l’évolution de la Couverture sanitaire universelle au Bénin, notamment sur le démarrage dès janvier 2022 de la politique relative à l’assurance santé obligatoire. Assurer à chacun et à chacune, partout dans le monde, l’accès à des soins de qualité et à un coût abordable. Le Bénin s’y attèle, rassure le ministre de la Santé. « La Couverture sanitaire universelle est en bonne marche. La première mesure phare que le gouvernement a mise en place au cours de ces dernières années, c’est l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) dont la première composante concerne l’assurance santé », a déclaré Benjamin Hounkpatin. Il explique que les pauvres extrêmes sont déjà pris en compte en ce qui concerne le volet assurance santé du projet, et que la phase de généralisation est imminente. Dans cette perspective, le législateur a rendu obligatoire l’assurance maladie dès janvier 2022. Mais les réflexions se poursuivent sur les contours de sa mise en œuvre. Selon le ministre de la Santé, le gouvernement est à l’étape de la prise du décret d’application qui permettra de définir le panier de base de soins. Un comité interministériel se penche sur la question afin qu’à compter du 1er janvier 2022, la réforme soit effectivement opérationnelle pour tous les travailleurs aussi bien du public que du privé, mais également pour ceux du secteur informel, ainsi que les retraités. Des mécanismes conséquents « Tout le monde sera astreint vraiment à avoir cette assurance maladie obligatoire pour couvrir le panier de base, qui comporte les maladies les plus basiques que les populations sont amenées à faire de manière récurrente », souligne Benjamin Hounkpatin. Les mécanismes pour contraindre les travailleurs de tous les secteurs à souscrire à l’assurance maladie sont en cours d’élaboration. Mais Benjamin Hounkpatin indique que certains ont déjà développé les mutuelles notamment avec des vendeurs de marchés, les artisans. C’est dire que ces initiatives pourraient inspirer des décisions au sommet de l’Etat. En ce qui concerne la couverture sanitaire en termes de pénétration sur l’ensemble du territoire, le ministre de la Santé fait observer que le Bénin a une couverture en matière de formation sanitaire de plus de 94 %, en dépit des questions liées à la distance dans certaines régions notamment dans la partie septentrionale du pays où des systèmes sont en train d’être mis en place pour motiver les ressources humaines à travailler. La santé n’a pas de prix Au dire du ministre Benjamin Hounkpatin, la volonté politique est au cœur de l’action publique dans le secteur de la santé où de lourds investissements sont consentis sur le budget national, mais également grâce à l’accompagnement des partenaires financiers. Au sujet du coût élevé des soins dans les formations sanitaires, le ministre de la Santé relève que la santé n’a pas de prix. « C’est pour cela que les initiatives qu’il faut mettre en place doivent déjà prévenir la survenue de la maladie. Et quand la maladie survient, il faut pouvoir la prendre en charge. C’est toute l’essence de ce que nous voulons mettre en place en matière d’assurance maladie universelle afin que le Béninois lambda ne se pose pas de questions par rapport à comment il se prendra en charge, lorsque les pathologies les plus courantes surviennent », a conclu Benjamin Hounkpatin. Il faut noter que le 12 décembre de chaque année est déclaré Journée internationale de la couverture sanitaire universelle. Et à l’occasion, les personnes qui défendent la couverture sanitaire universelle sensibilisent le public au sort de millions de personnes qui n’ont toujours pas accès à des services de santé. L’objectif est de parvenir à une couverture sanitaire universelle d’ici à 2030. Actualités 12 nov. 2021


Prise en charge gratuite des maladies dans le Littoral: Vers une santé publique égalitaire pour les couches vulnérables
Médecins du monde Suisse et Plan international Bénin s’investissent dans la santé des personnes vulnérables. C’est le sens de la Semaine sanitaire lancée, ce mardi 19 octobre, au profit des zones sanitaires 1 et 4. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet Safe and inclusive cities for girls (ville sûre et inclusive pour les filles). Semaine de bonheur pour les populations de Dantokpa et environs. Elles bénéficient d’une prise en charge gratuite en matière de soins de santé depuis ce lundi 18 octobre. C’est un acte d’amour de Médecins du monde Suisse et de Plan International Bénin. Il parie sur une santé publique forte et égalitaire pour les couches vulnérables. Sur place, un dispositif innovant et ambitieux qui réunit en un même lieu des prestataires de soins de santé de diverses spécialités est installé pour répondre aux problèmes de santé des cibles ; ceci avec la collaboration des élus locaux. Tout est parti d’un constat. «La situation des enfants et des familles au sein du marché et des quartiers déshérités ou bidonvilles autour du marché Dantokpa prouve une vulnérabilité particulière en termes de protection et de santé. Les habitants de ces quartiers sont sujets à des problèmes aigus d’accès aux soins de santé. Sur le marché, les enfants et les jeunes sont exposés à de nombreux risques en matière de protection et de santé, y compris la santé sexuelle », relève Pauline Sètondji Donhouédé, représentante de Plan international Bénin. Cette nouvelle approche vise à améliorer l’état de santé des enfants et des jeunes habitant les quartiers retenus. Elle comporte tout un paquet d’interventions. Premièrement, elle gage sur des soins gratuits pour les affections les plus courantes. Deuxièmement, elle vise à dépister, orienter et faire une prise en charge sanitaire du Vih/Sida, du cancer de sein et du col de l’utérus, des affections dermatologiques et de la malnutrition. Troisièmement, la campagne sanitaire permettra d’offrir un service d’écoute et d’accompagnement psychologique des bénéficiaires. Les prestations à offrir concernent la médecine générale, la gynécologie obstétrique, la dermatologie, la nutrition, les méthodes modernes de planification familiale et l’accompagnement psychologique. La santé publique, l’affaire de tous ! Si la pandémie actuelle a mis à mal les systèmes sanitaires du monde, elle a eu le mérite de mettre davantage les acteurs sanitaires devant leurs responsabilités. Au Bénin, les professionnels de la santé sont conscients des défis à relever. « La pandémie nous a rappelé que la santé publique est l’affaire de toutes et de tous, et que personne ne doit rester en marge de l’accès aux soins. La mobilisation mondiale pour vaincre le coronavirus a également eu pour conséquence une relégation au second plan des autres affections de santé. Il est temps à présent d’y reporter toute notre attention, car aucun enjeu de santé ne saurait être négligé », lance Virgile Dodoo, représentant du ministre de la Santé. La mairie de Cotonou se sent interpellée par cet élan de solidarité. « Pour le Conseil municipal de Cotonou, le bien-être de toutes et de tous est une priorité non négociable. Les déterminants de la santé sont multiples et interconnectés. Le logement, le revenu, le genre sont des facteurs qui influencent notre santé et nos chances d’accéder aux services de soins », argumente Gatien Adjogboni, deuxième adjoint au maire de Cotonou. « A cet égard, il est particulièrement important que nous puissions œuvrer à une synergie d’actions entre toutes les personnes qui s’investissent pour que la ville de Cotonou soit un cadre d’épanouissement pour ses habitants », suggère-t-il. Le cri de ralliement de Médecins du monde Suisse (« ensemble, changeons la donne ! », cadre bien avec cette recommandation. Nathalie Desautels, coordon-natrice générale de l’organisation, exhorte l’ensemble des acteurs à l’unité dans l’action : « La santé n’est pas un luxe et nous ne devrions jamais perdre de vue l’objectif qu’est la gratuité et l’accessibilité des soins pour tous. Ensemble, faisons en sorte que nous puissions arpenter les rues de notre ville, en notant que les obstacles et les inégalités sont derrière et que chaque être humain peut accéder à la santé ». Il est espéré qu’environ huit cents personnes soient impactées par cette campagne qui s’achève vendredi 22 octobre prochain. Société 20 oct. 2021


Mobilisation sociale contre l’apatridie : des journalistes sensibilisés au droit à la nationalité
Dans le cadre d’un plaidoyer et d’une mobilisation sociale pour la réduction de l’apatridie au Bénin, des professionnels des médias ont été éclairés sur la thématique, jeudi 23 septembre à Cotonou. Lutte contre l’apatridie au Bénin. C’est autour de cette question que les professionnels des médias ont été mobilisés, dans la matinée du jeudi 23 septembre par leurs faitières, en collaboration avec Amnesty international Bénin et Mayro Magazine. Il s’est agi à travers diverses communications de clarifier le concept, ses manifestations, causes et conséquences et de revisiter le droit positif béninois sur la question de la nationalité. Selon la convention de New York du 28 septembre 1954, est considérée comme apatride « toute personne qu’aucun Etat ne reconnait comme son ressortissant par application de sa législation ». Ainsi, cette personne est dépourvue de nationalité et ne bénéficie de la protection d’aucun Etat. En réalité, la nationalité confère un lien juridique ayant à sa base un fait social de rattachement, une solidarité effective d’existence d’intérêts, de sentiments, joint à une réciprocité de droits et de devoirs. Et le droit à la nationalité est un droit consacré par la Déclaration universelle des droits de l’Homme en son article 15, et le pacte international relatif aux droits civils et politiques. Mais pour plusieurs raisons, une personne peut se retrouver en situation d’apatridie et pour prévenir le mal, il faudrait, entre autres, veiller à ce qu’aucun enfant ne naisse apatride, donc sans un acte de naissance, supprimer la discrimination fondée sur le genre dans les lois sur la nationalité, prévenir le refus, la perte ou la privation de nationalité pour des raisons discriminatoires. Certes, de nombreux Etats tels que le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée, la Guinée-Bissau et le Mali ont officiellement adopté des plans d’action nationaux pour l’éradication de l’apatridie, mais les situations relatives au mal persistent. En ce qui concerne spécifiquement le Bénin, le citoyen lambda n’éprouve aucune contrainte à se faire établir un acte de naissance pour lui-même, encore moins pour sa progéniture. Mais dans certaines régions frontalières en proie à l’extrémisme violent, le phénomène s’accentue. L’atelier de formation à l’endroit des professionnels des médias vise à attirer l’attention sur l’urgence de corriger le tir. Car, l’apatridie a un impact dévastateur sur l’individu et peut être source d’insécurité et de conflits. Elle favorise au plan sous-régional les migrations, les trafics de toutes sortes. Le Bénin est appelé à intensifier sa politique d’identification et d’enregistrement des personnes, mais aussi à aller à des mesures coercitives pour vaincre l’apatridie. Société 28 sept. 2021


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Quotidien ''La Nation'' du 12 Août 2024
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