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Nouvelles

17e journée de la ligue pro de football du Bénin : Loto-Popo Fc s’offre le billet de la super ligue pro
Victorieux de Soleil Football club, mercredi 26 janvier dernier à Grand-Popo, Loto-Popo Football club est sûr de défendre son titre en super ligue Pro pour le compte de la saison 2021-2022. Avec ce succès, Patrick Sèdjamè et ses coéquipiers occupent la 4e place dans la zone avec 25 points +5 avant leur dernier match face à Energie Fc le week-end prochain. Loto-Popo Fc a fait le plus dur en arrachant son ticket pour la super ligue pro 2021-2022. Le champion en titre s’est débarrassé de Soleil Fc, mercredi 26 janvier dernier à Grand-Popo par le score de 1-0. Avec comme objectif de remporter cette partie pour s’assurer leur qualification avant la dernière journée de la compétition, Patrick Sèdjamè et ses coéquipiers ont fait preuve de détermination pour y arriver. Néanmoins, ils ont eu du mal à trouver la solution avant la mi-temps. En face, l’armure défensive de Soleil Fc a fait feu de tout bois pour contrer les velléités offensives adverses. Les joueurs de la Loterie nationale du Bénin ont multiplié les occasions sans réussir à être efficaces dans les derniers gestes en première partie. De retour des vestiaires, ils vont poursuivre sur la même lancée mais vont se heurter à la défense adverse qui résiste. A la 76e minute, Rodrigue Fassinou déborde sur son côté droit. Il réussit un centre bien récupéré par Faïzou Kpara. L’avant-centre contrôle le ballon de la tête et donne l’avantage à son équipe. A 1 but à 0, les locaux insatiables vont tenter en vain de corser la note.C’est sur ce score que Louis Houngnandandé siffle la fin du match. Avec ce service minimum, Loto-Popo Fc totalise 25 points +5 buts. Il occupe la 4e place de la zone B avant son dernier match de la ligue pro contre Énergie Fc à Grand-Popo, dimanche prochain. A noter que dans cette zone, Espoir Fc, leader avec 30 points +9 devant Dadjè Fc 29 points +8 et Dynamo d’Abomey 27 points +9 sont assurés eux aussi de se qualifier pour la super ligue pro. Sports 28 janv. 2022


Code général des impôts : Lumière sur 12 points d’ombre
Les innovations contenues dans le nouveau Code général des impôts (Cgi) sont encore incomprises de beaucoup de Béninois. Face aux confusions, fake news occasionnées par l’entrée en vigueur de ce Code, Nicolas Yenoussi, directeur général des Impôts, apporte des clarifications et assurances. Lire ci-dessous ses réponses sur Askgouv, le 20 janvier 2022. 1- Est-ce qu’au Bénin, nous payons trop d’impôts par rapport aux autres pays de la sous-région ? Nicolas Yenoussi : La réponse est non. Au Bénin, les citoyens ne paient pas plus d’impôts comme on le laisse croire dans la population. Vous savez que nous faisons partie de l’Uemoa et en matière de fiscalité aujourd’hui, le cadre fiscal est régi par des directives et des règlements communautaires. Ainsi, les pays ne peuvent pas passer outre ces directives et faire autre chose. Prenons l’exemple de la Tva, les directives de l’Uemoa indiquent les taux à pratiquer par les Etats. Ces directives encadrent les exonérations, les opérations imposables et beaucoup d’autres règles. Il en est de même dans beaucoup de domaines : le domaine des titres, le domaine des sociétés, le domaine des retenues à la source. Il y a donc un certain nombre de dispositifs juridiques communautaires qui sont mis en place. Par exemple, en matière de Tva dans l’espace Uemoa, le Sénégal est à 19 % tandis que les autres pays sont à 18 %. C’est un exemple pour nous montrer qu’on ne paie pas plus d’impôts au Bénin que dans les autres Etats. 2- Comment sait-on qu’on paie plus d’impôts dans un pays ou dans un autre ? L’Uemoa a mis en place des éléments de comparaison que nous appelons les critères de convergence. Un de ces critères, c’est le taux de pression fiscale. Le taux de pression fiscale, c’est le prélèvement fiscal que nous faisons sur la richesse nationale. Alors que la richesse nationale, c’est le Pib (Produit intérieur brut). Pour savoir si l’on paie trop d’impôts, on va mesurer le pourcentage de prélèvement par rapport au Pib. Donc, si nous sommes à 80 % du Pib, on dira qu’on paie trop d’impôts parce que ça fait 80 % de la richesse nationale que l’Etat prélève. Mais les critères de convergences de l’Uemoa indiquent que le taux de pression fiscale dans l’espace Uemoa est de 20 %.Or, le Bénin est encore très loin de ce seuil de 20 %. Il en est de même pour beaucoup d’autres pays. Cela est dû au fait que premièrement, nous sommes peu nombreux à payer les impôts. Il faut donc travailler à l’élargissement du taux de pression fiscale. Ensuite, parmi le peu de gens qui paient les impôts, beaucoup utilisent des pratiques dommageables pour réduire les impôts à payer. D’où la nécessité de changer les choses, de faire un certain nombre de réformes pour que le plus grand nombre puissent payer. Et pour ceux qui sont en train de payer, qu’on puisse leur faciliter les méthodes de paiement. D’où la mise en place des techniques nouvelles de paiement : les paiements électroniques, les télépaiements, … 3- Au lendemain de l’entrée en vigueur du nouveau Code général des impôts, les populations ont remarqué une hausse vertigineuse des prix des motos allant parfois de 100 000 F Cfa à 150 000 F Cfa. À quelle nouvelle taxe répond la hausse des prix observée sur le marché ? Je pourrai dire effectivement qu’il y a certains changements qui sont dus au fait que les impôts qui devraient être perçus sur cette activité sont rétablis. En effet, au niveau du cordon douanier, la base qui est utilisée n’était pas la base réelle, c’est-à-dire que la douane utilise une valeur forfaitaire pour dédouaner ces motos et lorsqu’on souhaite utiliser les vraies valeurs, ça peut entraîner ce que nous observons sur le marché. Les importateurs ont saisi les autorités compétentes qui sont en train d’étudier déjà le dossier pour que les prix pratiqués sur les motos dans notre pays ne puissent pas atteindre, ni dépasser les prix pratiqués par les pays voisins parce qu’on est conscient que les motos sont utilisées par la majeure partie des Béninois. Et l’intention du gouvernement, ce n’est pas de supprimer l’utilisation des motos ou de rendre les prix des motos élevés sur le marché. 4- Le nouveau Code général des impôts en son article 478 fait désormais obligation aux banques et établissements financiers d'exiger de tout professionnel une attestation de régularité fiscale pour les transferts de fonds ou tout concours financier. Pourquoi cette exigence ? Les mécanismes de contrôle et de régularité fiscale des entreprises au sein de la Dgi ont-ils échoué ? Non. Ce n’est pas parce que les mécanismes de contrôle et de régularité fiscale des entreprises au sein de la Dgi ont échoué. Loin de là. J’ai parlé tantôt de la nécessité d’élargir l’assiette fiscale. Nous avons remarqué que plusieurs personnes sont des professionnels, des commerçants, des prestataires de services qui font des activités lucratives, mais ne contribuent pas aux charges de l’Etat alors que l’idée est qu’on soit nombreux à contribuer, que les contributeurs deviennent de plus en plus nombreux. Donc, il y a des personnes qui arrivent effectivement, juste sur la base de leur registre de commerce, et pas plus, à obtenir des crédits bancaires de plusieurs millions, voire milliards de F Cfa. Et puis après, ce qui se passe, c’est beaucoup de contentieux bancaires. Au niveau du tribunal de commerce, les juges en sont suffisamment préoccupés et estiment que le milieu doit pouvoir être assaini parce que les banques engagent beaucoup de frais de procédures pour recouvrer des créances et n’y arrivent pas. Cela, d’autant que là aussi, il n’est pas facile de réaliser les garanties qui sont données pour obtenir ces crédits. Donc, je crois que le rôle de l’Etat est d’assainir le milieu des affaires pour que la concurrence soit saine et que si A paie les impôts et obtient des crédits à la banque, que B puisse les payer aussi. C’est pour cette raison que nous avons mis en place cette exigence. Par rapport aux transferts de fonds, il s’agit de transferts de fonds à l’étranger, non pas des transferts interbancaires ou des transferts de fonds au plan national. Et ça n’est pas nouveau parce que pour obtenir une autorisation de change au trésor depuis longtemps, on exigeait des attestations fiscales. Donc, ça va continuer. 5- Faisant le lien avec le nouveau Code général des impôts, les populations ont constaté une hausse du prix de l’électricité. En effet, avant janvier 2022, un crédit compteur prépayé de la Sbee de 1000 F Cfa donnait droit à 7,4 kWh. Aujourd’hui, ce même montant donne droit à 6,6 kWh. Qu’est-ce qui touche le prix du kWh dans le nouveau Code général des impôts ? Depuis un moment, des travaux sont réalisés sur les tarifs d’électricité. Qu’il vous souvienne que jusque-là, l’Etat met en place des subventions pour juguler le prix de l’électricité. Aujourd’hui, avec les exigences de la gestion budgétaire, l’Etat doit pouvoir progressivement arrêter ou réduire les subventions et afficher la réalité des prix. Vous savez bien que depuis 2016, l’Etat a fait d’énormes investissements dans le domaine de l’électricité et continue de le faire. Il est donc important que les tarifs anciens soient révisés. Mais conscient de la situation, l’Etat met en place un système parallèle à savoir la production de l’énergie verte parce qu’on est en Afrique où il y a du soleil. L’Etat, actuellement, a beaucoup de dossiers d’investisseurs qui vont produire de l’énergie verte qui va compenser les difficultés que nous sommes en train de constater dans le secteur. 6- Les abonnés de téléphonie mobile qui de facto utilisent le mobile Banking ont reçu, il y a quelques jours, un Sms d’un des opérateurs qui informait qu’en application du Code général des impôts en vigueur, une taxe de 5 % a été ajoutée aux frais de retrait des abonnés. Qu’en est-il réellement ? Effectivement, nous avons tous reçu ce Sms. La contribution sur la vente des services électroniques de 5 % n’est pas une nouvelle taxe. C’est une contribution qui existait depuis. Ce qui a été fait avec le nouveau code général des impôts, c’est d’élargir le champ de cette contribution aux opérations de transfert d’argent par téléphone mobile. Mais concrètement, de quoi s’agit-il ? Vous savez que lorsque vous faites les opérations de transfert, vous rémunérez ce service que la société de Gsm vous rend ou vous vend. Par exemple, sur un transfert de 5000 F Cfa, vous payez 100 F Cfa. Alors, sur ces 100 F Cfa, l’Etat estime qu’à l’intérieur de ces 100 F Cfa, il y a 5 % qu’il doit prélever. C’est exactement de cela qu’il est question. Nous discutons avec les sociétés de Gsm pour qu’il y ait une juste application de la loi. C’est pour cela d’ailleurs que la société en question a très rapidement retiré son message. Et les discussions continuent pour que les populations ne soient pas grugées. 7- Les différentes taxes prélevées par les mairies ont toujours existé et variaient même en fonction des communes. Alors pourquoi l’État sent-il cette obligation de les ramener dans le Code général des impôts ? Deux raisons. La première est qu’en présentant le contexte tantôt, j’avais dit que nous avons une foultitude de textes et qu’il fallait regrouper les dispositions fiscales en un seul document. Deuxième chose, il existait bien des taxes dans l’ancien code général des impôts que nous avons simplement reconduites dans le nouveau code sans rien y ajouter. Malheureusement, en découvrant ces taxes, beaucoup ont pensé que ce sont de nouvelles taxes. Or, ces taxes existaient depuis. Je pourrai citer : la taxe sur la publicité qui existait depuis longtemps pour le compte des mairies, qui a été reconduite ; la taxe sur les motos que les mairies prélevaient déjà et continuent de prélever sur les Zémidjan. Les mairies prennent toujours quelque chose et ils le savent. Ce n’est pas nouveau. Cette taxe n’est pas directement collectée par la direction générale des impôts. Mais c’est à l’appréciation des mairies. Il en est de même des droits de places dans les marchés et autres. Donc, si l’Etat les supprimait, il priverait les collectivités locales de ressources. On ne peut pas les supprimer. 8- Quelles sont les nouvelles dispositions pour les enregistrements des conventions de vente de parcelles ? Pour enregistrer les parcelles, on paye les droits d’enregistrement de 5 % du prix de vente. Ensuite, le bénéfice réalisé qui est la plus-value de cession immobilière, ce bénéfice supporte un prélèvement de 5 %. Alors, dans le nouveau code général des impôts, ça n’a pas changé. Au contraire, il y a une bonne nouvelle à ce sujet. La bonne nouvelle est que l’amende pour présentation hors délais des conventions de vente qui doivent être enregistrées, passe de 100 000 à 50 000 F Cfa. C’est important que tout le monde puisse savoir que l’amende a été réduite de 50 % à partir de cette année. La question que certains vont déduire de mes explications, est de savoir si l’amende s’applique aux anciennes conventions ou anciens dossiers qui sont chez les notaires ou qui sont passés dans les mairies. La réponse est oui d’emblée. L’amende s’applique à partir du moment où l’enregistrement n’était pas fait. Il ne s’agit donc pas de dire que c’est un vieux dossier auquel on ne va pas appliquer la nouvelle mesure. 9- Par rapport au nouveau code des impôts et plus précisément sur l'Ipts, en appliquant le coefficient, nous constatons une hausse de ce qu'on nous prélevait sur nos maigres salaires. À quoi doit-on s'en tenir en réalité ? Ce n’est pas vrai parce qu’il y a beaucoup de fausses nouvelles en la matière. Premièrement, après la suppression de l’abattement pour enfants à charge qui, je rappelle, n’a aucun rapport avec les allocations familiales, beaucoup ont pensé que cette suppression entraîne une suppression de l’allocation familiale que la caisse nationale de sécurité sociale verse. Ce n’est pas vrai, ça n’a aucun rapport. Donc, rassurez-vous, les allocations familiales pour enfants marchent toujours. Ce qu’on a fait donc, c’est d’augmenter le niveau des bas salaires en passant de 50 000 à 60 000 F Cfa. Schématiquement, lorsque vous touchez 100 000 F Cfa, l’impôt sera calculé sur 40 000 F Cfa au lieu de 50 000 F Cfa par le passé. Deuxième technique pour maîtriser l’effet de la suppression de l’abattement pour enfants à charge, dans l’ancien barème, la première tranche de revenus imposable à 10%, c’était 50 000 à 130 000 F Cfa. Désormais, c’est de 60 000 à 150 000 F Cfa. Donc, on a élargi le champ pour y mettre beaucoup de revenus avec le même taux. Ensuite, pour le taux qui était de 20 %, on l’a ramené à 19 %. Ces techniques, combinées avec le niveau des bas salaires, nous permettent de corriger l’effet et, donc, de ne pas créer des réductions des salaires. Beaucoup sont en train de constater, je sais qu’il y a beaucoup de fausses informations qui circulent. Mais les gens verront bien que les gros salaires vont toujours être un peu plus taxés comme dans toutes les sociétés. Mais les salaires moyens et les bas salaires ne connaitront pas d’augmentation de l’impôt. Au contraire, ces salaires vont connaître une augmentation. J’ai déjà des témoignages de gens qui me disent qu’ils ont constaté une augmentation de leurs salaires nets. C’est vrai que ceux qui ont de gros revenus vont subir une légère augmentation de l’impôt, donc une légère baisse de leur salaire net. Une Société créée cette année 2022, pour avoir l'attestation fiscale, est-ce qu’il faut payer l'acompte Impôt sur les Sociétés ou c'est toujours exonéré ? Si oui, quel montant faut-il payer ? Si vous créez votre société en 2022, la loi n’a pas été modifiée dans ce sens. Les nouvelles entreprises bénéficient d’une exonération de la patente pendant 12 mois. Au niveau de l’Impôt sur les Sociétés, il faudra verser effectivement un acompte. Et à la fin de la première année d’exercice, vous bénéficierez d’un abattement de votre impôt de 25 %. Puisque vous êtes en début d’activités, l’acompte sera le ¼ de l’impôt minimum. En dehors de tout ceci, le nouveau Cgi a créé bien d’autres avantages. Par exemple, si vous faites adhérer votre société à un Centre de gestion agréé (Cga), en lieu et place de l’abattement de 25 %, vous allez bénéficier, sur les quatre premières années d’activités à compter de la date de votre adhésion au Cga, d’une réduction de 40 % de l’impôt sur les sociétés, de l’impôt sur les bénéfices d’affaires ou de la taxe professionnelle synthétique. En plus, vous serez dispensé des contrôles fiscaux pendant les deux exercices suivant votre adhésion. Si votre entreprise est une start-up dans le secteur du numérique, elle va bénéficier d’une exonération d’impôt pendant les deux premières années d’activités et d’une réduction de 50 % au titre de la troisième année. Il y a donc toutes ces mesures pour accompagner les Pme et les Pmi. Je voudrais saisir l’occasion pour dire que dans la loi de finances 2022, il y a une autre mesure en faveur des Pme et Pmi. Il s’agit des exonérations des droits de douane et de la Tva pour les importations d’équipements destinés à l’industrie ou à des unités de production artisanale. Je suis producteur de jus de fruits et j’ai besoin d’une machine que j’importe au titre de cette année 2022, je fais une demande à l’Apiex simplement et les équipements seront importés sans droits de douane et sans Tva. C’est très important, mais on ne voit pas ces bonnes nouvelles, ces bonnes mesures qui permettent la promotion des entreprises et le développement de l’industrie locale. L’Etat a couplé toutes ces mesures avec un système de taxation des produits importés (les jus de fruits et les eaux minérales par exemple), parce que dans notre pays aujourd’hui, se développent beaucoup d’unités de production de jus de fruits et d’eau minérale. Alors que ces produits locaux sont envahis par des produits importés. Dans le nouveau Cgi, les droits qui frappent ces jus de fruits et eaux minérales importés, sont passés de 10 à 20 %. Donc, l’idée n’est pas de faire des recettes, mais de protéger l’industrie locale pour qu’elle puisse se développer. On ne peut pas voir tous ces petits entrepreneurs déployer beaucoup d’efforts, recruter de la main-d’œuvre locale sans que l’Etat ne les accompagne. A l’avènement de ces mesures, eux-mêmes ont félicité le gouvernement. 10- J'ai un établissement de vente de divers, des produits que j'achète en gros au marché Dantokpa pour venir les revendre dans mon quartier. Que dit le nouveau code sur cette activité ? Je voudrais vous dire que les produits locaux sont totalement exonérés d’impôts. Je suppose que vous achetez du riz, du maïs, du haricot, du gari. Il n’y a aucun impôt sur ces produits. Donc, la cherté de la vie que nous observons (la hausse des prix du plateau d’œufs, du maïs par exemple), n’est pas due aux impôts. La raison fondamentale, c’est parce que même si ces produits sont fabriqués localement, il y a le phénomène du marché qui joue. C’est-à-dire que celui qui a importé de l’huile, des pâtes alimentaires ou du riz, a dû subir un coût de transport qui, ces derniers temps, est élevé. Parce que les usines ayant arrêté entre-temps à cause de la pandémie de la Covid-19 ont repris, la demande devient abondante sur le marché. Et quand la demande est forte, le réflexe du commerçant, c’est d’augmenter les prix. C’est ce qui se passe. Les moyens de transport pour acheminer les produits d’Europe ou d’Asie vers l’Afrique ont également pris du prix. Les commerçants vous diront que le coût du transport et du fret a augmenté. En conséquence, ils répercutent ces frais de transport élevés désormais sur les prix de vente. Ce qui se passe, c’est un système de vases communicants de sorte que si je paie le riz ou l’huile plus cher alors que je vends du maïs ou du gari qui n’est pas taxé et ne devrait pas coûter cher, parce que je paie cher de l’autre côté, je vends aussi cher parce que je dois aller sur le même marché que les autres. Il y a ce système qui fait que les prix des denrées augmentent sur le marché. Donc ce n’est pas le fait des impôts. Les produits locaux sont et demeurent exonérés. 11- Pour un nouvel établis-sement n'ayant encore exercé aucune activité, quelles sont les taxes qu'il paiera afin de bénéficier de l'attestation fiscale ? Si l’entreprise n’a eu aucune activité, elle peut obtenir une attestation fiscale. Premièrement, avant la mise en vigueur du nouveau Cgi, l’entreprise devait payer 5 000 F Cfa pour obtenir l’attestation fiscale. Ces frais sont désormais supprimés. Il n’y a plus de frais de demande d’attestation fiscale. Deuxièmement, l’impôt minimum à payer même si vous n’avez pas fait d’affaires était de 150 000 F Cfa. Avec le nouveau Cgi, il est passé à 10 000 F Cfa. Donc, avec 10 000 F Cfa, elle peut obtenir son attestation fiscale si elle n’a pas eu d’activité. Encore que si l’entreprise est nouvellement créée, elle est exonérée de la Taxe Professionnelle Synthétique (Tps) pendant 12 mois. Dans ce cas, les 10.000 F Cfa ne seront même pas payés. C’est quand elle aura épuisé les 12 mois d’exonération et deviendra imposable, que les 10 000 F Cfa sont dus. C’est très important de le préciser. 12- Le fait qu'un locataire paie son loyer ne veut-il pas dire qu'il a déjà soldé l'impôt ? Vous êtes locataire, vous payez le loyer. Cela n’a aucun rapport avec les impôts. A ce sujet, je voudrais dissiper les inquiétudes que les Béninois ont actuellement concernant les fausses informations qui sont répandues dans l’opinion. Les fausses informations selon lesquelles les locataires sont contraints de faire un prélèvement de 12% sur les loyers. C’est faux ! C’est une contre-vérité ! Aucune loi n’a prévu cela. Ce qui existe, c’est que les entreprises ont cette obligation de faire une retenue sur les loyers à payer aux propriétaires. Mais les locataires personnes physiques n’ont aucune obligation, ils paient simplement la totalité des loyers à leurs propriétaires. Ce qui est répandu dans l’opinion n’est pas du tout juste. Au Bénin, nous n’avons pas la taxe d’habitation que les propriétaires et les locataires sont amenés à payer. La taxe d’habitation suppose que du fait que vous habitez quelque part, que vous soyez propriétaire ou locataire, vous payez un impôt. Ça n’existe pas au Bénin. Un pays voisin l’a récemment institué, mais le Bénin ne l’a pas fait. Donc, que les locataires se tiennent tranquilles ! Et que les propriétaires se tiennent également tranquilles et ne prennent pas pour prétexte ces fausses nouvelles pour augmenter les loyers et gruger ainsi les locataires.   Actualités 28 janv. 2022


Préservation de la paix dans le septentrion : Le Médiateur de la République lance les audiences foraines
Le Médiateur de la République a procédé, ce mardi 25 janvier à Parakou, au lancement de ses audiences foraines pour le compte des départements de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga. C’est sur les thématiques liées au foncier, aux conflits entre les agriculteurs et éleveurs et à l’extrémisme violent. En appui aux efforts de préservation d’un climat de paix déployés par le gouvernement, le Médiateur de la République a lancé, ce mardi 25 janvier à Parakou, l’édition 2022 de ses audiences foraines dans le septentrion. Au total, 18 communes et 110 arrondissements des départements de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga sont concernés. Prévue pour prendre fin en avril prochain, l’activité vise à sensibiliser 5 500 personnes des localités à sillonner. Créé par la loi N° 2009-22 du 3 janvier 2014, le Médiateur de la République est un organe intercesseur gracieux entre l’administration publique et les administrés. Il assure, dans ce cadre, la protection des droits des citoyens-usagers face à l’administration centrale de l’Etat, les collectivités décentra-lisées et les établissements publics, puis contribue de ce fait à la bonne gouvernance administrative et à l’amélioration de l’Etat de droit au Bénin. Cette mission qui lui est dévolue mérite davantage d’être portée à la connaissance des populations. D’où le bien-fondé de l’organisation chaque année d’activités à l’instar de ces audiences foraines, a expliqué le Médiateur de la République, Pascal Essou. En tant qu’outil régulateur de la paix, de gestion des conflits et de promotion de dialogue entre l’administration et les administrés, il fait remarquer que le Médiateur de la République constitue, de ce fait, l’avocat du peuple. « Au cours des audiences, l’institution sera présentée aux populations afin de recueillir leurs réclamations, pour procéder à leur traitement et y apporter des solutions », a précisé le Médiateur de la République. Par rapport aux problématiques relatives au foncier, aux conflits entre agriculteurs et éleveurs dans le cadre de la transhumance et à l’extrémisme violent, leur choix découle, a-t-il insisté, de l’analyse des nombreuses réclamations que son institution reçoit et traite ces dernières années. Selon lui, il ne saurait y avoir de développement équilibré et durable sur le territoire national, si les questions de paix, de concorde et d’unité nationale ne sont pas prises en compte. Pendant plusieurs semaines, va-t-il poursuivre, des équipes du Médiateur de la République vont parcourir les communes et les arrondissements ciblés pour recueillir les dysfonctionnements relevés par les administrés dans la gestion des services publics. Avant la communication sur le Médiateur de la République donnée par le directeur de cabinet de l’institution, c’est le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, qui s’est réjoui du choix porté sur la ville de Parakou pour accueillir la cérémonie. Il a, au nom de ses collègues, loué l’initiative et la pertinence des thématiques retenues et qui sont d’actualité. Selon lui, elles prouvent à souhait le souci du Médiateur de la République de contribuer, à travers ses actions, à la conciliation et à la sensibilisation des populations, en vue de la préservation de la paix et de la cohésion sociales, gage de développement et de la consolidation de la démocratie au Bénin. C’est dans le cadre d’un meilleur vivre-ensemble. Le Programme régional d’appui aux pays côtiers (Prapc), à travers l’Usaid qui a rendu possible la campagne grâce à son accompagnement technique et financier, est partenaire du Médiateur de la République. Il a, par la voix de son directeur, Simplice Kuassi, réaffirmé son engagement pour son heureux aboutissement. Outre le président de la Haac, Prosper Moretti, le Médiateur de la République avait à ses côtés les préfets du Borgou, de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga. Des maires, notables, sages et autres dignitaires religieux ont également honoré de leur présence la cérémonie. Société 26 janv. 2022


15e journée de la Ligue Pro : Loto-Popo Fc s’offre une précieuse victoire
Loto-Popo Football club s’est imposé à l’Union sportive Baboni (Usb), mercredi 19 janvier, au stade municipal de Grand-Popo lors de la 15e journée de la Ligue Pro de football du Bénin. Ce succès a été possible grâce au doublé de Faïzou Kpara respectivement aux 40e et 85e minutes. Vainqueur depuis la 12e journée, Loto-Popo Fc s’est débarrassée de l’Union sportive Baboni (Usb), mercredi 19 janvier, au stade municipal de Grand-Popo lors de la 15e journée de la Ligue Pro de football du Bénin. A trois journées de la fin de la compétition, les Loto-boys qui n’avaient plus droit à l’erreur ont assuré en s’offrant une belle victoire. En effet, poussés par leur public qui a effectué le déplacement des grands jours, les locaux ont lancé les hostilités en allant très tôt à l’assaut des buts adverses. Avec un pressing haut, Faïsal Bachir s’offre la première occasion de la partie. Mais, il perd son face-à-face avec Ludovic Carlos Alla qui réussit à se dégager. Les hommes de la « Maison de la chance » vont enchainer les offensives sur le flanc droit grâce à Abdoulaye Zakiou en feu. Les visiteurs vont s’étouffer au bout de la demi-heure de jeu. A la 40e minute, Abdoulaye Zakiou prend de vitesse la défense de l’Usb et sert un caviar à Faïzou Kpara. Ludovic est battu et Loto-Popo prend l’avantage et le conserve jusqu’à la mi-temps. A la reprise, les Loto-boys vont revenir avec les mêmes intentions. Patrick Sèdjamè et ses coéquipiers enchaînent les séries de passes pour déstabiliser davantage leurs adversaires. Ils privent les visiteurs du ballon avec des occasions nettes sans danger pour l’Usb. L’Union sportive Baboni va subir, mais il faut attendre la 85e minute pour voir le but du break. Entré en cours de jeu, Gilbert Adangnandé retrouve Faïzou Kpara à la retombée. Le tir de l’avant-centre des Verts ne laisse aucune chance au gardien de but remplaçant du club de Parakou. Faizou Kpara signe son premier doublé de la saison. A 2-0, le match est plié mais le spectacle devient encore intéressant avec Nourou Soualiou pour son retour en championnat. Les dix dernières minutes seront difficiles pour les visiteurs. Avec cette victoire, Loto-Popo consolide sa quatrième place dans la zone B avec 22 points + 5 au compteur, en attendant son déplacement le week-end prochain à Aplahoué où il est attendu lors de la 16e journée par Dadjè Fc. Sports 21 janv. 2022


Biodiversité marine : Au Bénin, les tortues ont des anges gardiens
Tout au long de la côte béninoise, les tortues marines retrouvent la sérénité pour se reproduire. Nuit et jour, des pêcheurs et écogardes veillent au grain. L’Etat vient en renfort avec la création de deux aires marines protégées. Arangés derrière une ligne de départ, ils font tous un vœu. « Je te souhaite longue vie et la chance de revenir au Bénin ». La petite gracia, 8 ans, souffle ainsi dans la carapace de son bébé tortue. Sur la plage de Tokplégbé, à l’Est de Cotonou, la course va enfin démarrer entre la vingtaine de bébés tortues en lice. Aussitôt libérés par leurs porteurs, ce samedi 15 janvier 2022, ils s’empressent de retrouver le chemin de l’Océan. En cinq minutes, ces petits animaux de mer se sont laissés emporter par le creux des vagues, sous les ovations de leurs porteurs. Les plus lents se feront aider. Mais l’enthousiasme atteint son paroxysme quand il s’est agi de libérer en mer une tortue olivâtre adulte. Patrice Sagbo, écologiste, repousse la ligne pour faire de l’espace à l’équipe chargée de prendre les mesures à consigner sur une fiche. Attention aux âmes sensibles : deux bagues portant les inscriptions BJ 2713 et 2714 sont enfoncées dans les pâtes de la tortue au dos large de 42 cm. « L’importance des bagues, c’est que quand on retrouvera cette tortue, ailleurs, comme sur les côtes américaines, on saura qu’elle a pris par le Bénin», explique-t-il. « Que Dieu te protège ! » Cette tortue a été retrouvée sur la côte, trois jours plus tôt, par Romain Coffi, pêcheur à la plage le Bélier. Il était tombé sur deux espèces lors de son aventure de pêche. « Elles étaient deux. La seconde qui est un peu plus grosse a été relâchée parce qu’elle était déjà baguée. Puisque celle-ci ne portait pas une inscription, je l’ai ramenée pour qu’on en prenne soin et que les éco gardes puissent l’enregistrer », confie-t-il. Et c’est avec fierté qu’il suit des yeux l’espèce qui retourne dans son milieu de vie et à qui la foule ne cesse de dire au revoir. « Que Dieu te protège!», entend-on sur la plage. C’est une chance qu’elles n’aient pas été tuées. Le littoral béninois est une zone de reproduction prisée. Lors d’une aventure, les pêcheurs retrouvent une dizaine de jeunes tortues dans leurs filets, et parfois moins. Ils savent désormais quoi faire. «On appelle les écogardes pour qu’ils viennent les chercher. Parfois, je les ramène moi-même sur moto », souligne Romain Coffi. Les écogardes, une cinquantaine, sont des bénévoles qui veillent sur les œufs que pondent les tortues sur les plages, jusqu’à l’éclosion, deux mois après. Grâce à leurs actions, les menaces commencent à être repoussées. « Avant, il n’y avait pas de restrictions en tant que telles. Du moins, nous n’avions pas connaissance de textes qui interdisaient la consommation de ces espèces. Quand on a su que c’est interdit d’en consommer et compris l’enjeu, on s’engage. Nous en prenons soin », martèle-t-il. Des signes de retour Des huit espèces au monde, on retrouve au moins six dans l’Atlantique dont quatre connues. La première, c’est la tortue « luth », localement appelée ‘’Agbossèguè’’. Elle peut atteindre 700 voire 900 kg. Ensuite, il y a la tortue olivâtre, une espèce moyenne qui vient sur les côtes du Bénin pour pondre ses œufs. Il y a aussi la tortue verte qui se retrouve proche de notre côte mais qui pond rarement des œufs. Sa présence au Bénin se justifie par la disponibilité de certaines algues. Le 3 janvier 2022, quatre tortues vertes ont été sauvées sur cette partie de la côte grâce à la vigilance des écogardes. Elles profitent des aménagements effectués au niveau du Plm Alédjo. « Les tortues reviennent de plus en plus. A côté des rochers, elles viennent consommer les algues. Debout sur les rochers, vous pouvez les voir. Ce qui était impossible par le passé parce que les gens les ramassaient spontanément pour consommer. Les tortues que les pêcheurs nous ramènent souvent, ce sont celles qui ont été baguées et qui ont été lâchées et qui ne sont pas allées loin », se réjouit Bienvenu Djossou. Les écogardes, ces bénévoles formés pour protéger les ressources marines, ne cessent en réalité de faire la ronde. Bienvenu Djossou en est un. Après quinze ans d’expérience, il a su développer des réflexes inédits. « Il faut être écogarde pour comprendre comment ça fonctionne. On retrace le parcours de l’animal, puis on met le piquet là où la tortue a embrouillé le sable avec ses pattes. Quand c’est mou, ça veut dire qu’il y a des œufs. On ne pousse pas le piquet trop loin au risque de les écraser. Une tortue peut pondre jusqu’à 180 œufs. Quand on trouve ces œufs, on les déplace délicatement de sorte à ne pas bouger le contenu. Si ça bouge, ça ne s’éclore pas », renseigne Bienvenu Djossou. Il est heureux de voir que les habitudes changent sur la côte et les populations participent aux efforts de protection. On retrouve même des femmes dans le rang des écogardes. « Nous suivons les pêcheurs. Quand ils trouvent des tortues dans leurs filets, ils nous les ramènent pour qu’elles soient baguées et retournées en mer. Mais quand il y a un identifiant, nous relâchons la tortue aussitôt. C’est un travail passionnant mais difficile. On fait assez de va-et-vient. Ce qui est bien, quand on trouve une tortue, on est vraiment heureuse. On s’occupe bien aussi des bébés tortues », témoigne Alexandrine Houndonougbo, une écogarde. L’aubaine des aires marines protégées, Il y a quelques semaines, plus précisément le 5 janvier 2022, le gouvernement a décidé de créer deux aires marines protégées. Une à Donaten, à l’Est de Cotonou et l’autre à l’Ouest en direction de la frontière avec le Togo, prenant en compte la réserve de la Bouche du Roy. «Ces aires marines permettront de sécuriser la mangrove et les ressources halieutiques disponibles dans ces écosystèmes qui regorgent d’une riche diversité biologique menacée ou en voie d’extinction, à savoir: tortues marines, lamantins d’Afrique, baleines et dauphins, diverses espèces de poissons, etc. », renseigne le Conseil des ministres du 5 janvier 2022. Engagé depuis plus d’un quart de siècle pour la protection des espèces marines, Joséa Bodjrènou, directeur de Nature Tropicale, trouve que c’est une aubaine et plaide pour la prise en compte de l’existant. « Les tortues entrent accidentellement dans les filets et les déchirent. Mais dans le même temps, ils sont appelés à sauver les tortues concernées. S’ils peuvent être indemnisés pour réparer leurs filets, ce serait bien. L’Etat pourrait mettre à disposition des pêcheurs des moyens pour qu’ils aillent pêcher plus loin pour préserver leurs conditions d’existence. Les écogardes travaillaient bénévolement, c’est l’occasion de les appuyer pour qu’ils se sentent plus en sécurité et qu’on leur donne les moyens pour faire le travail. Ce qu’ils font est formidable », fait remarquer Joséa Dossou Bodjrènou. Il faut poursuivre la veille et la sensibilisation. « Les tortues sont intégralement protégées. Nous devons mettre dans la conscience nationale que les tortues sont un atout pour le tourisme », insiste Joséa Dossou Bodjrènou. Chacun devrait devenir ainsi les anges des tortues pour l’essor de l’écotourisme. Environnement 19 janv. 2022


Championnat amateur féminin de Football : Gazelles vainqueurs, Naja Fc s’incline
La deuxième journée du Championnat amateur féminin de Football s’est déroulée le week-end dernier avec des fortunes diverses pour les équipes en compétition. Vainqueur de l’Umsa par le score de 2-1, les Gazelles sont leaders du groupe B avec 6 points +5. Avec cette deuxième défaite, Umsa est lanterne rouge avec 0 point-7.  Contraint au nul lors de la première journée et battu (2-3) lors de la deuxième journée par Aïnonvi Fc, Naja Football club de Cotonou est 6e au classement avec 1 point-01. Résultats Naja 2-3 Aïnonvi Sam Nelly 3-0 Flèche Noire Umsa  1-2 Gazelles Repos : Tigresses FC Classement  du groupe B 1er Gazelles Fc  06 pts +05 2e  Aïnonvi Fc 06 pts +05 3e  Dynamique Fc 03 pts +06 (-1M) 4e Sam Nelly 03 pts +03 5e Tigresses Fc 01 pt +00 6e Naja Fc  01 pt -01 7e Black Stones 00 pt -04 (-1M) 8e Flèche Noire 00 pt -06 9e  As Umsa 00 pt -07   Sports 19 janv. 2022


Quotidien des personnes vivant avec le Vih : Faire reculer les frontières de l’auto-stigmatisation
L’auto-stigmatisation des Personnes vivant avec le Vih Sida est encore présente. Celles-ci justifient leurs comportements au moment où les associations le déplorent. « Ce sont les Personnes vivant avec le Vih qui s’auto-stigmatisent maintenant ». Cette affirmation de Rock Houngbo, directeur exécutif du Réseau des associations des personnes vivant avec le Vih Sida (Rebap+) n’est pas gratuite. D’autres membres du réseau confirment cette tendance qui ne favorise pas la lutte contre cette pandémie. L’auto-stigmatisation ou stigmatisation interne se traduit par plusieurs comportements. Valentin Nassara, président du Rebap+, en parle avec amertume. « Certaines Pvvih se lancent dans des pratiques d’auto-stigmatisation qui ne sont pas appréciables. Il y en a qui changent de vêtements en se rendant au centre de santé pour leur dotation en produits pharmaceutiques. C’est leur manière de ne pas se faire reconnaître », rapporte-t-il. D’autres encore, poursuit le président du réseau, préfèrent aller dans des centres de santé qui ne sont pas de leurs localités. D’une manière générale, de nombreuses Pvvih parmi les 75 770 enregistrées en décem-bre 2020 ne parviennent pas encore à surmonter leur situation et à l’assumer à l’égard de la société. C’est en réalité le développement d’un sentiment de honte qui peut entraîner une faible estime de soi, un sentiment de moindre valeur et une dépression. « La stigmatisation interne peut aussi amener une Pvvih à éviter un contact social et intime ou à s’exclure de l’accès aux services et opportunités, de peur de voir son statut révélé ou d’être victime de discrimination à cause de son statut séropositif », indique le rapport de l’enquête index de la stigmatisation (index stigma) 2.0 des personnes vivant avec le Vih Sida au Bénin. Côté statistiques Les responsables des 80 associations de Pvvih au Bénin mènent des actions de sensibilisation pour faire descendre la courbe de l’auto-stigmatisation. Mais le constat laisse comprendre que les fruits ne tiennent pas encore la promesse des fleurs. L’enquête index de la stigmatisation (index stigma) 2.0 des personnes vivant avec le Vih Sida au Bénin le montre bien. Selon les résultats de l’étude, « au cours de ces douze derniers mois, à cause de leur séropositivité, 15,4% de Pvvih enquêtées ont choisi de ne pas participer à des rencontres sociales et 9,2 % ont choisi d’éviter d’aller dans un centre de santé ou à l’hôpital au moment où ils en avaient besoin ». Ce qui naturellement les a empêchées de bénéficier à un moment donné des soins de santé. L’auto-stigmatisation a bien d’autres visages révélés par le rapport de l’enquête. « Au cours des 12 derniers mois, à cause de la séropositivité, 4,6 % des enquêtés ont choisi de ne pas postuler à un ou des emplois, 14,5 % ont choisi de s’isoler de leurs familles et amis puis 12,3 % ont décidé de ne pas avoir des relations sexuelles », indique le rapport. Cependant, les auteurs de ces comportements ne manquent pas d’explications. « 67,2 % pensent qu’il est difficile de parler aux gens de sa séropositivité, 34,6 % ont l’impression d’être sales par le fait qu’elles sont infectées par le Vih et 38,7 % ont le sentiment de culpabilité du fait d’avoir le Vih », indique l’enquête réalisée en 2021. Dans le même rapport, il se dégage que 48,9 % de Pvvih enquêtées ont le sentiment de honte, 35 % ont la sensation d’être inutiles du fait de leur séropositivité et 72,8 % cachent leur séropositivité à leur entourage. Au regard de ces faits qui font régresser la lutte contre le Vih Sida, il est nécessaire de renforcer la communication, la sensibilisation et la prise en charge psychologique afin de faciliter le mieux-être de ces personnes. Santé 18 janv. 2022


Ateliers Wikipédia : Contribuer à la plus grande encyclopédie numérique
L’association Wikimédia Bénin en collaboration avec l’association conseil des Activités éducatives du Bénin (Caeb) organise une série d’ateliers pour faire découvrir Wikipédia, la plus grosse révolution encyclopédique au monde et ses projets aux internautes. Les participants seront réunis à Porto-Novo autour du thème : « Viens contribuer à la plus grande encyclopédie numérique au monde pour le partage de la connaissance libre ». Pour Mermoz Adodo, membre de Wikimédia Bénin, au-delà des ateliers, les participants sont appelés à devenir des membres à part entière de la communauté Wikipédia. « Nous voulons faire d'eux de véritables contributeurs pour combler le gap informationnel sur l'Afrique en général et le Bénin en particulier, à travers un Wiki club que nous envisageons d’installer et d’entretenir dans un future proche », ont expliqué les organisateurs. Plusieurs thématiques seront abordées lors de cette série d’ateliers. Les participants pourront être aguerris sur le fonctionnement de l’encyclopédie Wikipédia, la fiabilité ou non des informations présentes et les règles éditoriales de Wikipédia. C’est le lieu pour Wikimédia Bénin d’aider les contributeurs à avoir les clefs pour être autonomes afin de modifier des articles, en créer, mais aussi interagir avec la communauté de Wikipédia. « Nous espérons que cette formation donnera envie aux participants de poursuivre leur découverte par eux-mêmes et leur donner soif d'aventure après notre passage pour cette première cohorte », a-conclu Mermoz Adodo. Société 18 janv. 2022


Audience à la Cour constitutionnelle : Joseph Djogbénou invité à un colloque international
Au cours d’une audience à la Cour constitutionnelle, l’ambassadeur Théodore Loko a convié le président Joseph Djogbénou à un colloque international dans le cadre de la Journée internationale de la fraternité humaine. Au nombre des communicateurs à un colloque international à l’Université d’Abomey-Calavi, le 4 février prochain, figurera le professeur Joseph Djogbénou. L’ambassadeur Théodore Loko, président de l’Association Capital social-chrétien, principal organisateur de ces assises, lui a adressé une invitation, vendredi dernier, au cours d’une audience à la Cour constitutionnelle. Au terme de l’entrevue qui a duré une demi-heure environ, l’ambassadeur a expliqué les contours du colloque qui se tient dans le cadre de la 2e édition de la Journée internationale de la fraternité décidée par l’Organisation des Nations Unies. Cette journée, selon l’hôte du président de la Cour constitutionnelle, est une occasion pour le monde entier de mettre en évidence les principes et les valeurs contenus dans le document sur la fraternité humaine pour la paix dans le monde et le vivre-ensemble. C’est aussi une opportunité pour explorer les bonnes pratiques en vue de la mise en œuvre de ce document signé, le 4 février 2020, par le Pape François et le grand imam d’Al Azhar. Au cours du colloque, le président de la Cour constitutionnelle se penchera sur la fraternité humaine à l’aune de la législation. « Il nous dira si la loi au Bénin porte les germes de la fraternité. Il nous fera savoir également si c’est à cause de la loi que les gens travaillent mal ou si leur droit n’est pas respecté. Il répondra à la question de savoir si la loi est bonne et que les gens souffrent ou alors si la loi est mal appliquée », a indiqué l’ambassadeur Théodore Loko. A cette rencontre intellectuelle de haut niveau, Mgr Roger Houngbédji, archevêque de Cotonou, développera « Comment transformer la société en transformant d’abord soi-même ». Quant à Mgr Aristide Gonzalo, évêque de Porto-Novo, il se penchera sur l’aspect historique de la fraternité humaine en se basant sur le modèle de Robert Schuman, ancien ministre des Affaires étrangères de la France et un des fondateurs de l’Union européenne. Capital social-chrétien est une association de fidèles catholiques régie par le droit canon notamment le canon 215 mais dont les effets civils sont régis par l’Etat béninois à travers l’accord-cadre entre le Bénin et le Saint Siège. « Le capital social, c’est le niveau de participation aux relations humaines en vue de l’amélioration des conditions de vie dans une société », a aussi précisé l’ambassadeur Théodore Loko. Le colloque connaîtra la participation de personnalités laïques et religieuses aussi bien nationales qu’internationales. Actualités 17 janv. 2022


Phase II du microcrédit Alafia : Un décaissement de 15 milliards FCFA annoncé pour 2022
Au nombre des mesures prises au cours du Conseil des ministres du 12 janvier 2022, il y a l'annonce de nouvelles conditions de mise en œuvre de la phase 2 du microcrédit Alafia et du financement des artisans cibles du projet Arch. Lire ci-dessous l'intégralité du compte rendu du Conseil des ministres. compte rendu conseil des ministres du 12 janvier 2022 compte rendu conseil des ministres du 12 janvier 2022 compte rendu conseil des ministres du 12 janvier 2022 Actualités 12 janv. 2022


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