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Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, s’est entretenu ce mardi 5 novembre, à son cabinet, avec plusieurs délégations dont celles de l’Association des anciens parlementaires du Bénin (As-nap), du président de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb), Amos Kponjesu Hounsa et le roi d’Ifangni, Sa majesté Oba Rafiu Adébowalé.
La délégation des anciens parlementaires est allée faire le point de sa tournée à l’intérieur du pays pour la vulgarisation de certaines lois votées par le Parlement. Selon Timothée Adanlin, président par intérim de cette association, il a saisi l’occasion pour informer le président de l’Assemblée nationale de la nécessité de relancer le dossier relatif au statut des anciens parlementaires. La délégation a partagé avec Louis Vlavonou certains des chantiers de l’association tels que l’organisation d’un colloque sur le militantisme féminin au Dahomey et au Bénin et le projet d’activité génératrice de revenu dans le cadre du tourisme. Timothée Adanlin se réjouit des échanges au cours desquels le président de l’Assemblée nationale aurait marqué son accord à le soutenir.
Le président de l’Epmb, pour sa part, dit avoir abordé avec Louis Vlavonou, les préparatifs de la cérémonie de dédicace en février 2020 du nouveau siège de l’église qui est en chantier. Le pasteur Amos Kponjesu Hounsa a invité le président de l’Assemblée nationale à honorer de sa présence cette cérémonie de dédicace. Laquelle consacre définitivement l’unité et la réconciliation de l’Epmb réussie par le président Patrice Talon. Le président de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin confie avoir saisi l’occasion de cette audience pour prier pour le président Louis Vlavonou et le Bénin afin que la paix, la joie et la concorde puissent continuer de toujours régner.
Le roi d’Ifangni est allé féliciter le président de l’Assemblée nationale pour tous ses efforts à la tête de l’institution parlementaire et lui donner toutes ses bénédictions pour plus de résultats.
Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Du 4 au 17 novembre prochain se tiendra la 8e édition de la Quinzaine nationale de la musique béninoise et de la diaspora (Qnmbd). Le promoteur de ce grand rendez-vous musical, Ismaël Saïzonou revient ici sur les objectifs de l’initiative et les activités prévues dans ce cadre.
A partir du 4 novembre, simultanément ou de façon synchronisée dans les médias, la musique locale va retrouver droit de cité. C’est dans le cadre de la 8e édition de la Quinzaine nationale de la musique béninoise et de la diaspora (Qnmbd) qui va s’étendre sur la période du 4 au 17 novembre. Au programme, des séances de sensibilisation par région, dans les hôtels, les bars, les cafétérias et tous les autres points de rassemblement… pour appeler les promoteurs de ces espaces au paiement des droits d’auteurs et à la promotion des musique et culture locales. Ensuite suivront des séances de formation sur le e-commerce qui auront lieu sur toute l’étendue du territoire, dans des pôles par département, à des dates variées. Déjà, l’annonce est faite sur les médias et les artistes peuvent s’inscrire à cette formation totalement gratuite en se rapprochant des radios de proximité, selon leur lieu de résidence. « Trois objectifs sous-tendent cette initiative. C’est essentiellement pour inciter à la programmation du répertoire des meilleurs artistes béninois dans les play-lists des radios et télévisions béninoises pendant et après la Quinzaine. Il est question de promouvoir la musique locale sur les médias, pour que les valeurs endogènes priment sur les mœurs étrangères », fait savoir le promoteur de la Quinzaine nationale de la musique béninoise et de la diaspora (Qnmbd) Ismaël Saïzonou. Il ajoute que la quinzaine est aussi l’occasion de sensibiliser les consommateurs d’œuvres de l’esprit au paiement des redevances de droits d’auteurs pour le bien-être socioéconomique des artistes, toutes catégories confondues. Enfin, la Quinzaine vise à sensibiliser les artistes à l’utilisation des Nouvelles technologies de l’information et de la communication, à travers des séances de formation afin de leur donner les outils et aptitudes pour la mise en ligne de leurs œuvres sur internet. «Aujourd’hui avec le e-commerce, les artistes peuvent vendre leurs œuvres à l’international et avoir plus de visibilité », ajoute Ismaël Saïzonou.
Rappelant le contexte de création de la Quinzaine nationale de la musique béninoise et de la diaspora (Qnmbd), Ismaël Saïzonou déplore le constat selon lequel les Béninois s’intéressent davantage aux musiques et valeurs culturelles étrangères au détriment des musiques et valeurs endogènes qui sont pourtant notre identité, notre authenticité.

Le bonheur d’avoir connu et collaboré avec ce ‘’Monsieur à Mobylette’’ qui était Alex m’excite à livrer ces quelques sentiments et impressions inspirés par la personnalité : l’individu et le professionnel.
Ces quelques mots, même jugés de reprises et de redites auront à tout le moins le mérite de confirmer les divers et multiples témoignages à travers les médias et les réseaux sociaux et ce serait encore peu par rapport à ce qu’aurait mérité en réalité celui que tous ont qualifié à sa disparition, de ‘’Baobab’’ de la presse sportive Béninoise. Possiblement africaine si la nature et la philosophie de l’être l’avaient voulu.
En effet, ‘’Chodus’’ recelait de toutes les qualités intellectuelles et du talent nécessaires pour rayonner loin, au-delà de nos frontières nationales. Le professionnel n’a pas attendu le passage à l’ex-Institut National Audiovisuel français pour éclore, éclater et s’imposer à la radiodiffusion nationale et plus tard à la télévision. L’homme avait une maîtrise parfaite du français. En outre, il bénéficiait naturellement d’une voix atypique, une voix cassée qu’il savait rouler de manière fort imposante et sympathique. Il captivait non seulement par le timbre de cette voix mais également par ses mimiques très expressives et appropriées. Enfin, la persuasion et la conviction.
A la vérité, ce qui distinguait et imposait ce grand professionnel, reste sa culture et la profondeur de ses connaissances dans le domaine sportif,toutes choses qui en faisaient un spécialiste incontesté et incontestable. Il vivait du sport et pour le foot notamment. Il vibrait avec, commentait avec des termes techniques, un langage trahissant sa parfaite maitrise des règles du jeu et d’arbitrage. Rien de plus normal pour celui qui a toujours été un mordu du football au point de sacrifier, élève, ses siestes sur le terrain de football ; et devenir sociétaire d’une grande équipe de l’époque ; et ce malgré sa taille.
A l’analyse, Alex a atteint le sommet professionnel grâce à son sens inné de la recherche, sa méthodologie, son organisation, son goût du bien fait, du parfait. Du temps de la compagnie aérienne ‘’Air Afrique’’, il mettait à contribution ses multiples connaissances et amitiés au sein des équipages pour s’approvisionner en documents spécialisés en sport.Par ailleurs, il souscrivait à ses propres frais des abonnements à des journaux comme‘‘l’Equipe’’, ‘‘ France Football’’ et autres parutions spécialisées. A défaut, il s’en approvisionnait sur ses propres deniers dans les librairies de la place.
Alex, ce fils d’un ancien député du Dahomey, était un fin connaisseur du bon whisky qu’il a progressivement délaissé au profit de sa bonne bière.Il prenait plaisir souvent à prendre le pot en compagnie de fidèles amis dans des bistrots connus où, il pouvait vous donner rendez-vous au besoin.
L’homme avait également un autre don, celui de l’humour facile et fin qu’il manipulait avec ses yeux malicieux. Par ailleurs, Alex connaissait bien l’histoire de son temps. Il a eu, en effet, la chance d’avoir grandi derrière le « camp Militaire Ghezo »,et non loin des bars ‘’Obligatoire’’ et autres. Il pouvait, à l’occasion, ou en fonction des circonstances, parler de la plupart des anciens officiers supérieurs de l’armée nationale et surtout des plus turbulents.
Etait-ce à cause de cela ou de la célébrité acquise dans l’exercice de sa profession, qu’Alex connaissait pratiquement la plupart des anciens ministres militaires et au-delà tous ceux qui ont gouverné le pays, de la Révolution jusqu’à une époque récente. Cependant, il a eu le grand et rare mérite de ne jamais utiliser ses relations et son riche carnet d’adresses pour une promotion professionnelle(carnet qu’il mettait promptement et volontiers au service des amis). Bien que fort de ces appuis et ayant les capacités, ‘’Chodus’’ n’a rien fait pour se hisser dans la hiérarchie administrative. Mieux, il est toujours resté en dehors des intrigues de la Maison Ortb.
Aux honneurs et grandeurs, il a préféré sa liberté. Liberté de circuler à ‘’Mobylette’’, liberté de dire sa vérité, liberté de rencontrer qui il veut où il veut, liberté de distribuer des piques. Qui que vous soyez, il vous dit, quand les circonstances l’exigent, ses quatre vérités et vous laisse pantois sur place.
Ainsi, Alex est resté toute sa vie, d’une affabilité et d’une convivialité légendaires, seul le sport et principalement le ‘’foot’’ importait pour lui. Aujourd’hui, on ne peut que saluer la grandeur de cette âme, la hauteur de cet esprit, la sincérité de son amitié, la rigueur de son professionnalisme, la véracité de son humilité.
Salut donc à sa mémoire. Merci pour tout ce qu’il a été et pour tout ce qu’il a donné. Puisse-t-il enfin faire des émules pour le grand bonheur de la professionn
J. Noël Aubert Sohouénou
Ancien Directeur de la Radiodiffusion nationale- ancien Directeur général adjoint de l’Ortb.

Faire l’état des lieux et formaliser des recommandations afin de redorer le blason de la chefferie traditionnelle au Bénin. C’est l’objectif de la visite du roi des Shabè, Kabiyessi Adetutu Akinmu au président du Conseil économique et social (Ces), Augustin Tabé Gbian, vendredi 25 octobre dernier, à Cotonou.
Le président du Conseil économique et social (Ces) a reçu en audience, vendredi 25 octobre dernier, le roi des Shabè, Kabiyessi Adetutu Akinmu. A sa sortie d’audience, ce dernier a précisé qu’il s’agit d’une visite d’échanges sur la chefferie traditionnelle au Bénin. Il a expliqué que cette rencontre intervient suite à la visite d’une délégation du Conseil économique et social, notamment la commission chargée des Affaires sociales et de l’Education au palais royal le vendredi 11 octobre dernier. Selon lui, la chefferie traditionnelle est représentée par la Chambre nationale des rois et chefs traditionnels. Elle est chargée notamment de la valorisation des us et coutumes, de la conservation et de la valorisation des patrimoines culturels et cultuels, de la promotion des idéaux de paix, de développement et de cohésion sociale et enfin du règlement non juridictionnel des conflits dans les villages et entre les communautés. Le roi des Shabè a indiqué qu’il est temps que les pouvoirs en place puissent les reconnaitre en tant que gardiens des us et coutumes. Selon lui, l’ensemble des possessions françaises de la côte occidentale d’Afrique, situé sur la côte des esclaves, entre la colonie anglaise de Lagos à l’est et le Togo allemand à l’ouest, porte la dénomination de «Dahomey et dépendances». Il note que le découpage territorial colonial montre clairement que «Dahomey et dépendances» est une juxtaposition pure et simple de royaumes et chefferies. «Nous, les descendants des fondateurs de ces royaumes et chefferies qui avons su faire prospérer ou, tout au moins, maintenir leurs territoires malgré toutes sortes de vicissitudes à travers les siècles jusqu’à la colonisation intervenue en 1894 et 59 ans après l’indépendance, nous nous retrouvons aujourd’hui écartés, exclus de la gestion de la cité et de la chose publique», a-t-il souligné.
Kabiyessi Adetutu Akinmu a ajouté que c’est important pour le gouvernement de prendre en compte les apports des gardiens des valeurs traditionnelles pour une meilleure gouvernance. Il s’est dit satisfait de l’audience à lui accordée par le président du Ces. «Le président du Ces a promis de faire des recommandations à l’endroit du chef de l’Etat et du bureau de l’Assemblée nationale afin que des solutions soient trouvées pour redorer le blason de la chefferie traditionnelle au Bénin», a-t-il conclu.

« Considérer que l’expert-comptable coûte cher à l’entreprise, c’est une image erronée », pense Cosme Goundété, président de l’Ordre des experts-comptables et comptables agréés du Bénin (Oecca-Bénin) et président en exercice du Conseil permanent de la profession comptable (Cppc-Uemoa). Cette erreur, déplore-t-il,ne se fait généralement qu’au Bénin. Dans d’autres pays comme la Côte d’Ivoire, fait-il savoir, les entrepreneurs demandent plutôt ce qu’ils peuvent gagner en s’adressant à un cabinet d’expertise-comptable et non en se fixant sur le coût des prestations.
« L’expert-comptable ne coûte rien du tout à l’entreprise », affirme le président de l’Ordre, avant de nuancer : « Il prendra certes des millions de francs mais ce ne sera jamais l’argent de l’entreprise ». Il explique que l’expert-comptable ne prend qu’un dividende, une part de ce qu’il apporte à l’entreprise en termes de valeur et c’est pour cela que l’inscription des honoraires d’un expert-comptable dans les charges dans la comptabilité n’est pas conforme.
Selon M. Goundété, c’est un secret de prospérité de se faire accompagner par un expert-comptable. « Ce professionnel de la comptabilité dira à l’entreprise comment se prémunir contre les risques de défaillance précoce, car la mortalité ‘’infantile’’ est très élevée dans la catégorie des jeunes entreprises », souligne-t-il. C’est lui qui fera de la micro-entreprise la petite et moyenne entreprise (Pme) puis la grande entreprise et finalement la multinationale, en l’aidant à sécuriser ses investissements, à payer le juste impôt à travers la vérité des déclarations fiscales et à grandir en conquérant des parts du marché, détaille-t-il. « C’est pour cela que nous revendiquons le statut d’actionnaire non inscrit», renchérit Cosme Goundété.
Il faut souligner que la dénomination « expert-comptable » n’est qu’une appellation simpliste de ce que fait réellement cet acteur majeur du monde des entreprises qui joue également le rôle d’expert en droit fiscal, en droit social, en droit des affaires mais aussi en économie.
Claude Urbain PLAGBETO

En séjour au Bénin, le professeur émérite de Sciences politiques, Bertrand Badie, a échangé avec les professionnels des médias, hier lundi 21 octobre, à l’Institut français de Cotonou, sur la place des pays du Sud dans les relations internationales. Il en ressort que l’Afrique, loin d’être le continent le moins nanti, le moins apte, a une place prépondérante dans la diplomatie et plus encore dans le processus de mondialisation.
Quand bien même elle est sous-estimée, souvent exploitée bon gré, mal gré, l’Afrique pèse inéluctablement dans l’ère contemporaine, l’ère de la mondialisation. Plus qu’hier, l’Afrique dispose d’atouts déterminants, et est devenue incontournable dans la politique étrangère des grandes nations. « Mais l’Afrique sera dans la mondialisation comme un poisson dans l’eau, si elle prend véritablement conscience de ses potentialités et de sa position centrale », a laissé entendre le professeur de Sciences politiques, Bertrand Badie, à l’occasion d’une rencontre d’échanges avec les hommes des médias où il a été question de la place des pays du Sud dans les relations internationales. Considérant les trois piliers de la mondialisation que sont : l’Inclusion, la mobilité et surtout l’interdépendance, le spécialiste des relations internationales Bertrand Badie subodore que le jeu diplomatique peut basculer à tout moment si l’Afrique y prend une part active. « Quand de plus en plus, le fort dépend du faible, c’est que l’hégémonie n’est plus totale et tout peut arriver », fait-il remarquer.
Mais comment l’Afrique prendrait-elle une part active dans la mondialisation ? Pour le professeur, il importe de réhabiliter les acteurs locaux. L’Afrique doit faire confiance à ses acteurs et cesser de se tourner vers l’Occident pour rechercher des solutions à ses enjeux de développement. « Il faut absolument rendre le continent aux acteurs locaux… Ce sont eux les plus à même de faire face aux défis de l’Afrique ». La co-gouvernance reste, selon lui, l’autre chantier qui devrait réunir les Etats africains autour d’un idéal. « Que l’Afrique prenne l’initiative de s’organiser, d’organiser une grande convergence des Etats africains, où la gouvernance sera globale », suggère-t-il avant de renchérir : « Je pense que c’est possible de réinventer le monde. Et cela sera faisable dès lors que l’Afrique passe de la passivité à la proactivité ».
Le panafricanisme, un idéal toujours opportun
Le panafricanisme reste l’élément clé du destin du continent africain. Bertrand Badie le soutient sans ambages. Il rappelle que les grands émancipateurs de l’Afrique, à l’ère des indépendances, étaient habités par une idée panafricaniste et non celle d’Etats-nations juxtaposés. Mais les barrières linguistiques et les conflits intra-étatiques n’ont pas favorisé cet idéal. Pour le politologue, le panafricanisme donnera aux Etats africains non seulement plus de moyens dans les rapports diplomatiques mais surtout plus d’aptitude à faire face aux enjeux de développement qui sont les leurs. A l’en croire, plus que le terrorisme, l’insécurité alimentaire et sanitaire sont de grosses menaces pour le développement de l’Afrique. Et ceux qui sont en mesure de les ressentir et d’y remédier, ce sont ceux qui vivent ces réalités, ce sont les Africains eux-mêmes. « Ce n’est pas la France qui va régler les problèmes de l’Afrique… Elle va au contraire les aggraver… », relève-t-il. L’universitaire note en Afrique des atouts historiques et naturels qui la prédisposent à l’unité : « Il y a eu très peu de guerres inter-Etats en Afrique. Les conflits en Afrique sont souvent intra-Etats. Or, d’un point de vue historique et diplomatique, l’Europe et les Etats-Unis reposent sur la compétition entre Etats souverains, entre cultures, entre langues », illustre Bertrand Badie.
D’autres sujets ont été abordés lors de ces échanges notamment le retour des biens culturels qui, pour le conférencier, est une question qui a très peu touché l’opinion publique ; la question de la monnaie unique pour l’Afrique, qui demande un effort énorme des Etats et beaucoup de sacrifices. La question de l’affranchissement de la langue étrangère a également été soulevée. « « La langue est un vecteur de la pensée mais c’est aussi un élément réducteur de la pensée », va affirmer le professeur émérite de Sciences politiques Bertrand Badie.

Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, s’est entretenu, tour à tour, en audience ce lundi, avec Dr Faïsal Sulaïman et Rachid Rguibi, respectivement ambassadeurs de Koweït et du Maroc près le Bénin.
Avec le président Louis Vlavonou, le diplomate koweitien, reçu en premier, a fait le tour d’horizon de la coopération entre son pays et le Bénin. Il a réitéré son engagement à travailler pour la réchauffer davantage surtout sur le plan institutionnel notamment entre les Parlements des deux pays. Dr Faïsal Sulaïman a souhaité que le renforcement de ces liens bilatéraux aboutisse jusqu’aux échanges de visite de haut niveau surtout entre parlementaires. Il n’exclut pas non plus les hommes d’affaires des deux pays sur qui il souhaite voir aussi rejaillir les fruits de la bonne santé de ces relations diplomatiques pour booster les échanges commerciaux et les investissements au niveau des deux Etats.
L’ambassadeur du Maroc près le Bénin, quant à lui, est venu partager la joie de l’excellent état des relations de coopération entre son pays et le Bénin. Il a insisté sur la nécessité de dynamiser ces liens bilatéraux dans le domaine interparlementaire pour rapprocher davantage la Chambre des représentants du Maroc et l’Assemblée nationale du Bénin qui sont tous deux actifs dans plusieurs institutions parlementaires régionales et internationales. Rachid Rguibi a exprimé son souhait de voir créer dans les tout prochains jours au niveau du Parlement béninois le Groupe parlementaire d’amitié Maroc-Bénin.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
L’Afrique doit se montrer unie et responsable pour s’imposer dans le jeu diplomatique[/caption]De plus en plus, l’Afrique est au cœur de la politique étrangère des grandes nations. Sa place devient prépondérante dans la diplomatie et plus encore dans le processus de mondialisation. Mais pour que l’Afrique s’impose dans le jeu diplomatique, il lui faudra apprendre à faire confiance à ses acteurs locaux, à moins de se tourner vers les grandes nations. Un point de vue défendu et illustré par le professeur émérite de Sciences politiques Bertrand Badie.
Loin d’être la partie la moins nantie, la moins apte du monde, l’Afrique tient une place prépondérante dans la diplomatie et plus encore dans le processus de mondialisation. C’est ce qu’a soutenu et expliqué le professeur Bertrand Badie face à la presse béninoise dans la matinée de lundi 21 octobre à l’Institut français de Cotonou. Quand bien même elle est sous-estimée, souvent exploitée bon gré mal gré, l’Afrique pèse inéluctablement dans la balance des relations internationales. Plus qu’hier, l’Afrique dispose d’atouts déterminants, et est devenue incontournable dans la politique étrangère des grandes nations. « Mais l’Afrique sera dans la mondialisation comme un poisson dans l’eau, si elle prend véritablement conscience de ses potentialités et de sa position centrale », a laissé entendre le professeur de Sciences politiques Bertrand Badie. Considérant les trois piliers de la mondialisation que sont : l’Inclusion, la mobilité et surtout l’interdépendance ; le spécialiste des relations internationales Bertrand Badie affirme que le jeu diplomatique peut basculer à tout moment si l’Afrique prend sa part active. « Quand de plus en plus, le fort dépend du faible, c’est que l’hégémonie n’est plus totale et tout peut arriver », fait-il remarquer.
Mais comment l’Afrique prendrait sa part active dans la mondialisation ? Pour le professeur, il importe de réhabiliter les acteurs locaux. L’Afrique doit faire confiance en ses acteurs et cesser de se tourner vers l’Occident pour relever ses défis. « Il faut absolument rendre le continent aux acteurs locaux… Ce sont eux les plus à même à faire face aux défis de l’Afrique… Ce n’est pas la France qui va régler les problèmes de l’Afrique… », précise Bertrand Badie. La co-gouvernance reste, selon lui, l’autre chantier qui devrait réunir les Etats africains autour d’un idéal. « Que l’Afrique prenne l’initiative de s’organiser, d’organiser une grande convergence des Etats africains où la gouvernance sera globale », suggère-t-il avant de renchérir : « Je pense que c’est possible de réinventer le monde. Et cela sera faisable dès lors que l’Afrique passe de la passivité à la proactivité ».
Actualités 21 oct. 2019

La présidente de la Haute cour de Justice, Marie Cécile de Dravo Zinzindohoué s’est entretenue avec quatre délégations porteuses de diverses préoccupations.
L’archidiocèse de Cotonou organise du 21 au 27 novembre prochain à Toffo, une foire de l’agriculture et de la foi. Une délégation du comité d’organisation de cette activité est allée informer la présidente de la Haute cour de Justice, Marie Cécile de Dravo, de ce projet initié par l’archevêque de Cotonou, Mgr Roger Houngbédji. Selon Léon Okioh, responsable de ce comité préparatoire, sa délégation a expliqué à la présidente de la Hcj, les objectifs du projet et le programme des manifestations qui se dérouleront autour de la fête liturgique Christ roi. L’organisation de cette foire, à l’en croire, vise à attirer l’attention des fidèles sur l’importance de l’agriculture, un secteur valorisant mais qui n’est pas suffisamment mis en valeur. Ce qui se traduit, au niveau de l’archidiocèse de Cotonou, notamment par un fort exode rural; une faiblesse de la production agricole; la pauvreté des populations et la précarité des conditions de vie. Raison pour laquelle, explique Léon Okioh, le prélat a décidé de faire quelque chose dans ce sens pour faire bouger davantage les lignes et faire reculer la pauvreté. L’organisation de cette foire se veut donc une contribution de l’archidiocèse aux nombreux efforts qui se font ça et là sur le terrain pour bouter la pauvreté hors du Bénin en général et de l’archidiocèse de Cotonou en particulier, précise Léon Okioh.
A la suite de ce comité, la présidente de la Haute cour de Justice a échangé avec le nouveau bureau directeur du Conseil national de la presse et de l’audiovisuel du Bénin (Cnpa-Bénin) installé le 12 septembre dernier. Ce dernier est allé se présenter à la présidente de l’institution et solliciter ses riches conseils afin de conduire à bon port sa mandature.

Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Rémi Prosper Moretti, a reçu en audience, mardi 15 octobre au siège de l’institution, les membres de l’association « Radio Maria Bénin » et ceux de la Commission béninoise des droits de l’homme. Ils ont discuté avec le président de l’institution de régulation des médias de sujets d’intérêt commun.
Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Rémi Prosper Moretti, a reçu ce mardi 15 octobre, une délégation de l’association « Radio Maria Bénin » et les membres de la Commission béninoise des droits de l’homme. Ils sont allés féliciter le président de la Haac pour sa nomination à la tête de l’institution et ont abordé avec lui des sujets relevant du domaine des médias.
A sa sortie d’audience, le président de l’association « Radio Maria Bénin » précise que l’objectif de leur visite au président de la Haac est de plaider pour l’installation et le démarrage effectif des activités de la radio qui est une institution religieuse mondiale de l’église catholique. Ernest Yegnon note que Radio Maria Bénin participe à la formation spirituelle et humaine de chaque citoyen. « L’église catholique tient beaucoup au développement de la personne humaine. Ce pourquoi nous sommes dans les locaux de la Haac pour solliciter l’appui du président afin qu’il puisse voir dans quelle mesure, il peut nous accorder l’autorisation », a-t-il précisé.
A la suite de l’association « Radio Maria Bénin », les membres de la Commission béninoise des droits de l’homme ont affirmé qu’il s’agit d’une visite de courtoisie institutionnelle à l’endroit du président de la Haac. Le président de la commission,
Clément Capo-Chichi, explique que l’institution aux termes de la loi, a pour mission, la promotion et la protection des droits de l’homme sur l’ensemble du territoire de la République du Bénin. « Nous avions eu à échanger avec les médias il y a de cela un mois sur leur rôle dans la promotion et la protection des droits de l’homme sans oublier les problèmes qu’ils rencontrent. Il nous est revenu qu’il y a des questions qui méritent notre attention et ces questions ne peuvent pas être résolues sans l’apport de la Haac qui est l’organe constitutionnel chargé de la régulation des médias », a-t-il indiqué. Clément Capo-Chichi ajoute qu’avant de parler du droit à l’information, il faudrait que les professionnels des médias fassent leur travail avec professionnalisme et discernement. Il informe également qu’ils ont fait cas au président de la Haac des problèmes relatifs au secteur des médias.
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