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L’évêque du diocèse de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo a officiellement lancé, samedi 24 novembre dernier, le Plan stratégique d’action pastorale 2018-2023. Baptisé Horizon 23, ce plan ambitionne de bousculer certaines habitudes et de faire du diocèse de Porto-Novo, d’ici cinq ans, une véritable Famille de Dieu.
« A l’horizon 2023, le diocèse de Porto-Novo est une véritable Famille de Dieu qui témoigne réellement du Christ et se met résolument au service de l’homme ». Telle est la vision des différents acteurs du diocèse de Porto-Novo pour les cinq prochaines années. Cette vision est déclinée en objectifs stratégiques, en actions et en résultats clés dans le Plan stratégique d’action pastorale 2018-2023 officiellement lancé, samedi 24 novembre dernier, à la Cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Porto-Novo. Selon l’évêque du diocèse de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo, l’urgence de ce plan témoigne de son intention de partir du passé et du présent pour mieux préparer l’avenir. Il s’insère dans la droite ligne de la mission du diocèse de Porto-Novo à savoir: évangéliser et œuvrer pour le développement intégré de tout homme et de tout l’homme. De cette mission, le Plan dégage trois objectifs stratégiques. Le premier objectif stratégique, selon Mgr Aristide Gonsallo, est de bâtir une église famille de Dieu fondée sur la communion fraternelle et la dynamique de l’auto-prise en charge. Ce qui implique une meilleure administration diocésaine et une bonne gestion économique et financière à tous les niveaux du diocèse.
Le second objectif stratégique consiste, à en croire le prélat, à témoigner du Christ. Il s’agit ici d’aller dans les coins et recoins du diocèse pour partager la bonne nouvelle du Christ avec les fidèles catholiques qui, pour une raison ou une autre, ne vivent plus leur foi. Ce chantier de témoignage du Christ sera également mis en œuvre à travers une bonne catéchèse et une communication adaptée aux réalités de l’heure de l’Eglise famille de Dieu au Bénin. Le troisième et dernier objectif stratégique du Plan quinquennal consiste à servir l’homme d’aujourd’hui. Selon Mgr Aristide Gonsallo, le diocèse de Porto-Novo veut se donner les moyens, à l’image du Christ, de se mettre au service des frères et sœurs de l’Eglise famille grâce à ses structures de l’enseignement catholique et de l’enseignement social.
L’atteinte de ces trois objectifs stratégiques fera réaliser la vision du diocèse pour la gloire de Dieu, espère le prélat. C’est pourquoi, Mgr Aristide Gonsallo souhaite l’engagement de tous depuis le clergé jusqu’au dernier fidèle en passant par les autorités politico-administratives à divers niveaux pour la réalisation des différents chantiers et actions prévus dans le plan. L’évêque de Porto-Novo promet de jouer sa partition et d'assurer la veille pour le succès de ce plan stratégique d’action pastorale. Lequel n’est pas une première dans l’Eglise universelle au Bénin, fait savoir le père Eric Oloudé Okpèitcha qui a présenté la trame du document, fruit de plusieurs travaux dont le séminaire de réflexion sur la vie du diocèse organisé en avril dernier après le synode diocésain tenu de 1997 à 1999, le colloque scientifique des 150 ans d’évangélisation de la Cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Porto-Novo et les diverses exhortations pastorales diocésaines. Avant Porto-Novo, l’archidiocèse de Cotonou et le diocèse de N’Dali disposent déjà d’un plan stratégique, informe le père Eric Oloudé Okpèitcha, par ailleurs directeur de la communication de la Conférence épiscopale du Bénin (Ceb). Au regard de l’importance de l’initiative, le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou et les autres autorités politico-administratives présents à la cérémonie de lancement du document accueillent aussi avec grand cœur ce projet et s’engagent à le viabiliser.
La cérémonie de lancement du plan stratégique quinquennal a été suivie d’une messe présidée par l’évêque Aristide Gonsallo, au cours de laquelle le document a été officiellement remis au peuple de Dieu du diocèse de Porto-Novo.
Vue d’une équipe d’agents de santé en peine opération[/caption]À la faveur de la quinzaine de lutte contre le diabète, décrétée par le Système des Nations Unies, les Lions clubs Acacia et Diamant ont offert à la population un dépistage gratuit, samedi 17 novembre dernier au marché d’Abomey-Calavi.
« Ensemble nous pouvons arrêter le diabète ». C’est le thème autour duquel les Lions Club Abomey-Calavi Diamant et Acacia ont organisé la campagne de dépistage. La veille de l’opération, les Lions sont allés sur une station radio locale pour informer et sensibiliser la population et renseigner sur la maladie.
Au rendez-vous samedi dernier, la présence remarquable des usagers du marché d’Abomey-Calavi et de la population en général a témoigné de l’adhésion à l’initiative. Cette mobilisation pour le dépistage est saluée par Yves Agondanou, président du Lions club Abomey-Calavi Diamant. Il n’a pas manqué de saluer l’implication des autorités locales pour la réussite de l’opération.
Trois équipes d’agents de santé sont mobilisées pour dépister quelque 500 personnes. Une goutte de sang prélevée sur chaque personne est analysée. Le taux de glycémie déterminé et le résultat est communiqué à l’intéressé. Les cas suspects sont référés vers les centres de santé adéquats.
« Tout cas suspect ou tout cas de taux de glycémie anormale est orienté vers les centres de référence pour une prise en charge. Dans ces centres, des conseils appropriés seront donnés à ces personnes dépistées», renseigne un des responsables de l’équipe.
Selon les dirigeants des Lions Clubs Abomey-Calavi Diamant et Acacia, le choix du lieu se justifie. « Nous avons fait l’option de nous rapprocher de la communauté parce que les gens viennent faire le marché », explique Alexis Bokossa, président du Lions club Abomey-Calavi Acacia. Et d’ajouter : « en même temps que nous servons les femmes qui vendent au marché, nous servons également les clients qui viennent dans le marché massivement ce jour ».
Le diabète est une maladie chronique qui ne se guérit pas, mais qui peut être traitée et contrôlée. Il est causé par un manque ou un défaut d’utilisation de l’insuline, une hormone impliquée dans la régulation du taux de sucre dans le sang. Le diabète doit être pris en charge et traité. D’où la nécessité de se faire dépister.

Interpellés et mis aux arrêts pour avoir déversé des ordures ou eaux souillées sur le domaine public, plus d’une vingtaine de prévenus ont comparu hier mercredi 21 novembre au Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Si quelques-uns ont été relaxés au bénéfice du doute, la plupart ont reconnu leur tort et ont été condamnés à des peines correctionnelles.
Statuant en matière correctionnelle et en premier ressort, le tribunal de première instance de Cotonou a prononcé des condamnations à l’encontre des citoyens pris en flagrant de délit de pollution. Retenus dans les liens de la prévention pour déversement des eaux usées et pollution atmosphérique, deux prévenus ont été condamnés à 15 jours d’emprisonnement ferme et à 80 mille francs Cfa d’amende. Quatre autres ont été condamnés à 15 jours d’emprisonnement ferme et à 50 mille francs d’amende. Coupables d’avoir jeté des ordures sur les voies publiques, quatre prévenus ont été condamnés à 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis et à 50 mille francs d’amende et deux autres à 50 mille francs Cfa d’amende uniquement. Deux mis en cause ont écopé de 15 jours d’emprisonnement ferme et de 20 mille francs d’amende et un autre prévenu condamné à 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis et à 20 mille francs d’amende. Par ailleurs, neuf personnes ont été relaxées au bénéfice du doute et un prévenu purement et simplement relaxé parce qu’inacessible à la sanction au regard de son état de démence.
Les mis en cause ont plaidé coupables. Ils ont reconnu avoir déversé de l’eau souillée dans les caniveaux pour certains et pour d’autres avoir jeté des ordures sur les voies publiques. Mais ils ont tous imploré la clémence du président de céans au motif qu’ils n’avaient pas conscience de commettre un délit. Or, il est de principe en droit que nul n’est censé ignorer la loi et nul ne peut se prévaloir de sa turpitude. Le ministère public a d’ailleurs requis une sanction exemplaire à leur encontre notamment une amende de deux cent mille francs Cfa pour la plupart. La variation des peines prononcées par le juge tient des circonstances atténuantes pour quelques prévenus et du doute sur la responsabilité délictuelle de certains mis en cause.
Corriger et décourager
Punir sans état d’âme et punir sans relâche jusqu’à ôter cette mauvaise pratique des habitudes de la population. C’est l’option faite par le parquet de la République qui n’entend pas ménager les citoyens interpellés. Déjà la peur de se faire prendre retient bien de personnes. «La peur du gendarme est souvent le début de la sagesse», dit-on. Il faut ajouter qu’une expérience vécue est toujours plus évocatrice. Les personnes arrêtées pour avoir pollué le domaine public ne sont plus prêtes à récidiver. Face à la sanction, tous ont imploré la clémence du juge et promis ne pas récidiver. Mais puisqu’il s’en trouve toujours au sein de la société, des personnes qui s’amusent à tout faire en opposition à la loi ou à jouer aux plus malins, des alerteurs ont été mis à contribution dans chaque quartier pour dénoncer les citoyens qui s’entêteraient à polluer l’environnement. Les personnes scolarisées feront mieux de prévenir leurs proches analphabètes qui en ont l’habitude, car la sanction tombe sur tous sans discrimination. Parmi les mis en cause condamnés hier, il y avait des élèves, des jeunes artisans, des mères de famille, des hommes..., et même un malade mental. C’est dire que le filet des agents de sécurité rafle sur son passage tous les indélicats.
A.P.A.
Société 22 nov. 2018

Dans l’imaginaire collectif béninois, elle ne saurait être répertoriée comme maladie. La dépression, ceux qui prennent soin d’en parler sont simplement persiflés. Pourtant, la dépression, sous ses airs de maladie inoffensive, est dangereuse.
« Tu as juste besoin de prendre un peu d’air », « Ça te passera », « Tu es rassasié ! », « C’est une maladie de blancs »…Autant de refrains désobligeants que la société africaine et plus particulièrement béninoise chante et rechante aux oreilles des personnes atteintes de maladies mentales. La dépression, une parmi les nombreuses qui existent, souffre réellement de son incompréhension. La perception de la société sur la dépression contribue plus à isoler les personnes atteintes qu’autre chose. Levis, étudiant à l’Enam témoigne d’un cas dont il a eu connaissance.
« En classe de Terminale, j’avais un ami chez qui j’ai observé, à une certaine période, une totale perte d’intérêt pour les choses sociales usuelles. Plutôt sociable d’habitude, durant des semaines, il a commencé à être très réservé et solitaire. Ses notes ont totalement dégringolé au fil du temps et il a perdu du poids, car il ne mangeait presque plus. Plus tard, nous avons appris, de sources proches de sa famille, qu’il était en début de dépression. C’était lié principalement au fort stress de la Terminale ».
La dépression, selon le psychologue Donald Togbé, de façon souple, est un trouble d’humeur ou de comportement. Elle se caractérise par un certain nombre de symptômes. Ces derniers sont non influencés par les circonstances, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas déclenchés par un évènement extérieur. Perte d’humeur, tristesse, perte d’intérêt, pensées suicidaires, troubles de sommeil, et ralentissement ou agitation psychomotrice (la psychomotricité regroupe les fonctions motrices qui sont en lien direct ou indirect avec la pensée, la psychologie et les fonctions cérébrales), en sont les manifestations principales. Notre société n’arrive toujours pas à considérer la dépression comme une maladie. « Nous sommes une société qui n’accepte pas trop la faiblesse, encore moins lorsque cette faiblesse vient d’une source comme le psychologique ou les émotions. Les gens ont souvent l’impression que les personnes dépressives exagèrent ou que le problème qu’ils appellent dépression n’existe pas vraiment », explique Caren Ganyé, docteur en sociologie. La dépression n’est pas une maladie classique avec des manifestations physiques. Une personne dépressive peut paraître bien portante. Cet aspect de la maladie n’aide pas du tout les personnes atteintes. «Un individu dira qu’il se sent dépressif, et l’on pensera qu’il n’a pas assez de soucis, c’est parce qu’il a déjà trop mangé et est rassasié qu’il a le temps de dire qu’il est dépressif », développe le docteur en sociologie. Cette maladie ne présente pas de « plaies, blessures ou encore des organes qui seraient directement touchés comme dans le cas du cancer ou d’autres maladies». Eu égard à toutes ces considérations, cette maladie peut paraître moins importante que d’autres.
Une approche préjudiciable
Des éléments sociologiques peuvent expliquer cette tendance. En effet, l’histoire de nos sociétés est celle de sociétés ancrées dans l’imaginaire du « dur labeur et la force champêtre.» Il est donc difficile de concevoir que ces mêmes personnes, supposées être fortes, puissent se laisser guider par leurs problèmes psychologiques. Encore, la société béninoise est fondamentalement théiste et croient fortement aux mythes et totems. La dépression peut être vue comme un envoûtement des suites de transgression d’un interdit ou encore d’un mauvais sort, à en croire la sociologue. On peut aussi voir cela comme un manque de rites initiatiques nécessaires au cours de la vie de ceux qui sont atteints de la maladie, ajoute-t-elle. Une dernière réflexion, cette fois vraiment poussée, voit « la dépression comme une théâtralisation, le tissu social ici ne se reconnaît pas coupable d’avoir créé de la dépression chez ses acteurs ». Ainsi, une personne se dira dépressive et l’on pensera à une mise en scène capricieuse de celle-ci.
Cette perception des choses dénie à la dépression le statut de maladie au même titre que les autres maladies. « Abordée dans une approche biomédicale, elle peut amener le malade à penser qu’il ne souffre pas d’une maladie réelle, celle-ci n’étant pas comprise par les autres », analyse Dr Caren Ganyé. La personne dépressive peut en arriver à voir son intégrité mentale détériorée également du fait qu’il ne se voit pas reconnaître un statut de malade par la société. Autre aspect dangereux, le fait que la société banalise la maladie et ne prend pas au sérieux des symptômes graves, comme ceux suicidaires, par exemple.
Un problème de mentalités
Il faudrait déjà que notre société puisse accepter la maladie comme toute aussi dangereuse que les autres maladies, du fait des comportements fâcheux qu’elle peut entraîner. Caren Ganyé préconise de sensibiliser les différentes sensibités en montrant des cas d’études et des témoignages de malades qui ont, non seulement souffert de cela, mais aussi fait souffrir le tissu social environnant. Pour ce faire, il convient d’accentuer la recherche sur les déterminants sociaux ou les vécus de la dépression. Cela pourrait « aider à légitimer un discours sur la place grandissante que cette maladie prend dans la société », et c’est la raison pour laquelle, il faut déconstruire les a priori de la société. L’expérience a montré que la perception d’une maladie dans les esprits pouvait changer ou évoluer au fil du temps. Le docteur en sociologie fait le rapprochement avec le cas de la poliomyélite. « Cette maladie était autrefois crainte de tous. Aujourd’hui, avec le vaccin, les perceptions sur la maladie ont changé », souligne-t-il. Les perceptions de la maladie pourraient donc changer au fil du temps, en fonction du travail de recherche, de sensibilisation et d’information qui sera fait auprès des populations, étaye-t-elle. Mais, il ne s’agit pas non plus d’une épreuve à sens unique. « On ne peut traiter ou accompagner que celui qui se reconnaît malade », affirme le psychologue Donald Togbé. Il faudra donc autour du sujet,« une vulgarisation continue de l’information par le biais des médias », poursuit-il. Il y a plus de personnes psychologiquement instables dans notre société qu’il peut en avoir dans les centres psychiatriques. Il s’agit là de malades qui s’ignorent.
Santé 24 oct. 2018

Le président de l’Union africaine, le Tchadien Moussa F. Mahamat, à la tête d’une délégation, a rencontré des membres du gouvernement, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, ce lundi 22 octobre, à Cotonou. Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre des préparatifs d’un sommet extraordinaire de l’union en novembre prochain, a été une occasion pour faire une consultation sur les points à l’ordre du jour de ce sommet.
La zone de libre échange en cours de création à l’Union africaine, la création d’un marché unique en matière de transport aérien, puis la situation de la paix et de la sécurité en Afrique. Ce sont les trois chantiers en cours au niveau de l’Union africaine qui seront débattus lors d’un sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernements de l’union qui se tiendra en novembre prochain. En prélude à ce sommet, le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa F. Mahamat, à la tête d’une délégation, est venu faire des consultations au Bénin afin de recueillir les appréciations des autorités béninoises. Après un tête-à-tête avec le chef de l’Etat dans la matinée d’hier, la délégation a rencontré une délégation gouvernementale composée des trois ministres concernés par les trois domaines et conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Il s’agit du ministre en charge de l’Intérieur, Sacca Lafia, du ministre en charge des Transports, Alassane
Séidou, et du ministre en charge du Commerce, Serge Ahissou.
Au cours la rencontre, le chef de la diplomatie béninoise a fait le point des réformes en cours au Bénin dans les trois domaines visés, avant d’affirmer que son pays est pro-Union africaine.
En effet, au niveau de la zone de libre échange en création, le ministre béninois des Affaires étrangères a déclaré que si le Bénin n’a pas encore signé la Convention de création, il a signé la déclaration avec les autres pays. Et concernant le commerce, il annonce que le Bénin est en train de prendre des dispositions avec le Nigeria pour des accords devant favoriser les échanges entre les deux pays. Pour ce qui est du marché unique en matière de transport aérien, des réformes, explique-t-il, ont été engagées dans ce sens.
Dans le domaine de la paix et de la sécurité, Aurélien
Agbénonci souligne que le Bénin a autorisé l’entrée sur son territoire sans visa des ressortissants de certains pays africains. Depuis lors, aucun criminel n’est encore enregistré, se réjouit-il. Mais, le Bénin, selon lui, a pris des dispositions législatives pour éviter certaines dérives.
Le Bénin, un pays modèle
« Quand on parle de libre circulation des personnes et des biens, le Bénin est à citer en exemple depuis des décennies », déclare le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa F. Mahamat, qui rappelle que c’est depuis 1982 qu’il connaît le pays en la matière pour y avoir vécu. L’Ua a lancé plusieurs chantiers en 2018 dont celui de la création de la zone de libre échange. 47 pays, explique-t-il, ont déjà signé la convention. « C’est un processus qui est en cours et qui va de l’avant », dit-il, avant de souligner que la libre circulation des personnes et des biens est une volonté des peuples africains.
Pour ce qui concerne le marché unique en matière de transport aérien, le projet suit son cours. Mais au-delà de ce chantier, le président de la Commission de l’Union africaine annonce que compte tenu de l’évolution de la population africaine, il est prévu des projets de construction et d’aménagement de routes et de chemins de fer pour faciliter le déplacement des populations d’un pays à un autre.
Le troisième chantier est celui de la paix et de la sécurité en Afrique. Ici, Moussa F. Mahamat a fait le point de la situation et des actions menées par l’union et du niveau du Mali, de la Lybie et du Sahel ; puis dans la région du Soudan du Sud. En la matière, estime-t-il, l’Afrique doit prendre en charge sa sécurité.
« Les trois chantiers marquent un début de l’intégration africaine », a dit le président de la Commission de l’Ua qui se réjouit de l’engagement du président de la République Patrice Talon qui lui a donné des conseils à cet effet. Et le sommet extraordinaire abordera ces questions qui sont cruciales pour l’Afrique et son peuple ?

Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie accompagné du directeur général adjoint de l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme) et de plusieurs responsables politico-administratifs, a procédé, jeudi 18 octobre dernier, à la mise en service des réseaux électriques dans les localités de Soclogbo et Erokowari dans la commune de Dassa puis à Logozohè et Lahotan dans la commune de Savalou.
Liesse populaire pour accueillir la délégation du ministre Dona Jean Claude Houssou dans les Collines. Le jeudi 18 octobre est désormais une journée mémorable pour les populations de Soclogbo, Erokowari, Logozohè et de Lahotan. Partout où il est passé pour procéder à la mise en service du réseau électrique, soutenu par le député Valère Tchobo et Christelle Houndonougbo, le ministre Dona Jean-Claude Houssou a rappelé l’engagement et la détermination du gouvernement avec à sa tête le président Patrice Talon qui opère ces actions salvatrices de développement dont celle de l’électrification. Là où est présente la lumière, l’obscurité et l’insécurité disparaissent. Puis, la lumière a forcément des impacts socio-économiques subséquents en faveur des populations. C’est bien pourquoi, rappelle la délégation, le gouvernement a décidé d’accorder une priorité au secteur de l'énergie à travers son programme d’action dont les 10% visent à apporter la lumière - l’énergie électrique - dans tous les arrondissements du pays.
Présentant les caractéristiques des ouvrages réalisés, le directeur général adjoint de l’Aberme, Florent Orou Fico, a présenté à chaque étape les atouts et caractéristiques du réseau mis en service. Dans chacune des localités où le réseau est lancé, 200 ménages sont à impacter, dix lampadaires y sont implantés. Ainsi, partout où passe le réseau, des lampadaires de puissance 150W chacun, des transformateurs, des équipements performants sont prévus pour impacter plus de mille habitants dans chaque arrondissement. A Soclogbo, le réseau a coûté 119.666.079 F Cfa. A Erokowari, il est chiffré à 126.825.116 F Cfa. A Lahotan, 113.550.190 F Cfa.
Par contre, à Logozohè, il s’agit d’une microcentrale d’énergie solaire d’une importante capacité et disposant d’une installation de réseau de modules solaires au sein de la maternité de cette localité. Ce centre a été aussi doté d’un réfrigérateur d’une capacité de 100 litres pour conserver les produits médicaux.
A chaque étape, le ministre Dona Jean-Claude Houssou a invité les populations bénéficiaires à veiller sur les installations afin que le réseau ne souffre d’aucune détérioration. Le ministre de l’Energie a aussi invité les ménages des localités raccordées à massivement s’abonner au réseau. Car, dit-il, avec ces actions de mise en service des réseaux d’énergie électrique, le gouvernement fait le pari et l’option d’éloigner l’obscurité de nos localités.

Reporté pour le samedi 27 octobre prochain, plus rien n’empêchera désormais le démarrage du championnat national de football. En multipliant les rencontres de préparation, les différents clubs concernés mettent à profit les derniers jours, pour procéder aux ajustements qui s’imposent.
Passés les matches des Ecureuils du Bénin contre les Eperviers du Togo et les Fennecs de l’Algérie, dans le cadre des éliminatoires de la Can, Cameroun 2019, le championnat national de football peut enfin démarrer. Annoncé pour la fin du mois dernier, il a été reporté à la date du 27 octobre prochain. Le rendez-vous est donc pris pour le stade municipal de Parakou, toujours avec le match d’ouverture qui mettra aux prises les Buffles du Borgou et la formation de l’Aspac. Ainsi, à quelques jours du coup d’envoi, les différentes équipes engagées ont entamé la dernière ligne droite de leur préparation, en multipliant les matches amicaux. Elles procèdent à la revue de leurs effectifs.
C’est le cas de nombreux clubs. Il s’agit de l’As Tonnerre de Bohicon, de Eternel FC du président Firmin Akplogan, des Buffles du Borgou, de Zazira FC de Parakou, des Panthères de Djougou, des Cavaliers FC de Nikki, de l’Asvo, de Espoirs de Savalou, de l’ Upib Omn, de l’As Cotonou, du Réal Sports de Parakou, des Dragons de l’Ouémé, des Requins de l’Atlantique, des Caïmans du Zou, du Dynamo d’Abomey, des Taneka FC de Natitingou, l’US Kraké. Mettant les derniers jours à profit, ils ne cessent d’enchaîner les matches tests, pour les derniers réglages.
Pour jauger la forme actuelle de ses joueurs, les Panthères de Djougou ont entrepris depuis mercredi 17 octobre dernier, un périple dans le département du Borgou. Après avoir été contraints au nul (1-1) à Nikki par les Cavaliers FC de la localité entraînés par Serges Fassinou, ils étaient à Gogounou hier, jeudi 18 octobre, pour un autre match. Le Taneka FC sera leurs hôtes, dimanche 21 octobre prochain au stade Atchoukouma de Djougou. Comme les Panthères, d’autres équipes livreront aussi des matches de préparation ce week-end.
Pendant ce temps, la Fédération béninoise de Football du président Mathurin de Chacus continue de prendre les dernières dispositions. Outre les commissions, les formalités administratives liées à l’établissement des licences, elle doit publier les différents calendriers et régler les derniers litiges en instance par rapport à certains clubs.
Constantin AMOUSSOU reçu par Joseph DHOGBENOU [/caption]Le président de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou a reçu en audience, hier mercredi 17 octobre, quatre délégations. Au nombre des associations et organisations reçues, le gouvernement des jeunes, l'Ong Wildaf-Bénin, la Coalition des défenseurs des droits de l'Homme Bénin et l'association des artisans du Zou.
Il y a deux ans, le gouvernement des jeunes est né sous le parrainage du professeur Joseph Djogbénou. Après deux ans de "fonction", le président en exercice du gouvernement des jeunes, Constantin Amoussou, a cru nécessaire de faire le point de leurs activités à leur parrain, le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou qui a reçu en audience une délégation dudit gouvernement. Au sortir d'audience, son président Constantin Amoussou a expliqué qu'il était de bon ton de faire le bilan de leurs activités auprès de leur parrain après deux ans. A l'en croire, la délégation a également abordé avec l'autorité l'actualité sociopolitique. Au terme de leurs échanges, Constantin Amoussou dit avoir encouragé le président de la Haute juridiction tout en l'exhortant à des décisions favorisant la paix et la cohésion sociales ainsi que l'intérêt général.
Avec la deuxième délégation, conduite par la coordonnatrice sortante de l'Ong Wildaf-Bénin, Me Huguette Bokpè, il a été question de plaidoyers pour les droits de la femme et des enfants. "Nous avons sollicité un appui du président de la Cour constitutionnelle afin qu'il nous accompagne dans un autre plaidoyer pour que soient publiés au journal officiel, des instruments juridiques qui sont pour nous, des outils de lutte en ce qui concerne les pratiques traditionnelles néfastes à l'encontre des femmes et des enfants", a expliqué Me Huguette Bokpè. Au titre de ces instruments juridiques, elle a cité la Convention des Nations unies sur l'élimination de toutes les formes de discriminations faites aux femmes, le Protocole de Maputo et la Charte africaine des droits et du bien-être des enfants. "Nous avons la mission de lutter contre les pratiques néfastes, le mariage précoce et la mutilation génitale qui persistent dans certaines communes, en l'occurrence du Nord du Bénin", a ajouté Me Huguette Bokpè. Il était opportun, selon elle, de solliciter l'appui du président de la Haute juridiction pour la publication de ces textes, car c'est une formalité nécessaire à leur opposabilité devant les citoyens. Cette délégation faite de femmes leaders a également partagé avec le président Joseph Djogbénou quelques réflexions pour la prise en compte du principe constitutionnel de l'égalité des sexes dans les instruments juridiques dont la Cour est amenée à vérifier la conformité.
Conduite par son président Serge Prince Agbodjan, une délégation de la Coalition des défenseurs des droits humains Bénin a aussi échangé avec le professeur Joseph Djogbénou. Le bilan de leurs activités notamment les démarches entreprises pour l'adoption d'une loi portant protection et promotion des défenseurs des droits humains au Bénin, sont les sujets abordés. Le président de la Cour constitutionnelle a également reçu en audience une délégation des artisans du Zou, conduite par Cyprien Agossounon, venue présenter quelques doléances au président de l'institution.
Discours du Président de UND AUGUSTE VIDEGLA [/caption]Les cadres de la coalition Union nationale démocrate (Und) se sont retrouvés, hier mercredi 17 octobre, à Cotonou pour faire le point des activités de la Coalition, s'entendre sur les nouvelles orientations et aiguiser leurs stratégies. La rencontre a eu lieu sous l'égide du facilitateur national de l'Und, le professeur Auguste Vidégla.
Après la Convention nationale de Ouidah qui s'est tenue le 18 août dernier et qui a consacré la naissance de l'Union nationale démocrate (Und), il était temps que la coalition rassemble ses cadres pour évaluer les acquis et se projeter sur l'avenir. Convoqués pour un meeting stratégique, de nombreux représentants des mouvements et partis politiques membres de l'Und ont répondu à l'appel. Cette rencontre a été essentiellement faite de communications et d'échanges. Les communications ont trait au bilan des démarches entreprises puis des résolutions prises. Les participants ont ensuite échangé autour du programme d'actions de la coalition.
Avant de partager le bilan des activités de l'Und, le facilitateur national Auguste Vidégla a rappelé le parcours depuis l'avènement du gouvernement de la Rupture, le contexte dans lequel est née la coalition et a réaffirmé l'engagement sans faille de l'Und aux côtés du président Patrice Talon. A l'en croire la reforme du système partisan est avenue au regard de la configuration politique du Bénin où des alliances se font et se défont à l'aune des joutes électorales. L'heure est, selon lui, aujourd'hui à des blocs solides. Et pour Auguste Vidégla, l'Und est en route vers de grandes victoires. Il a donc mobilisé les militants à rester engagés et pleins d'espoir.
Rappelons que l'Union nationale démocrate se veut progressiste, une coalition de forces politiques nationales pour le Nouveau départ qui a l'ambition d'être le plus grand et le parti le plus représentatif des jeunes. Entre autres objectifs, l'Und entend rafler beaucoup de voix pour les législatives à venir puis contribuer à la réélection du président Patrice Talon, si celui-ci le veut bien.

Face à l’insécurité alimentaire chronique qui menace la planète, la Banque mondiale, l’Onu, la Croix-Rouge international et autres organisations lancent un partenariat novateur pour mieux lutter contre la famine. Dénommé Famine action mechanism (Fam), ce partenariat vise à prévenir la faim dans le monde.
Le Mécanisme de lutte contre la famine (Fam), initiative de la Banque mondiale, de l’Organisation des Nations unies (Onu) et de la Croix-Rouge internationale est soutenue par les géants du numérique à savoir Microsoft Corp, Google et Amazon Web Services (Aws). Il s’agit d’une démarche préventive qui combine la haute technologie, un financement rapide et une collaboration étroite sur le terrain. Il va déployer toutes les ressources pour protéger les plus pauvres et les plus vulnérables, en recentrant l’attention collective sur les millions de personnes qui vivent en situation d’insécurité alimentaire chronique. Ainsi se résume la vision qui sous-tend la création de ce partenariat mondial sans précédent pour prévenir les famines.
La riposte à ces fléaux, qui intervient souvent lorsque de nombreuses vies ont déjà été perdues, est en effet trop tardive et fort onéreuse, soutiennent les initiateurs. Le nouveau dispositif entend y remédier en s’attachant à anticiper les famines, à s’y préparer et à intervenir rapidement, soit autant de mesures qui peuvent sauver davantage de vies et réduire les coûts humanitaires de près de 30 %. L’initiative utilisera le pouvoir prédictif des données pour débloquer des fonds, grâce à des instruments de financement appropriés.
« Le fait que des millions de personnes, dont de nombreux enfants, souffrent encore de malnutrition sévère et de la faim au XXIe siècle est une tragédie mondiale », a déclaré le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. Il a affirmé par ailleurs : « Nous créons une coalition mondiale sans précédent pour dire "plus jamais ça" ». A en croire ses géniteurs, le Fam soutiendra des investissements qui s’attaquent aux causes profondes d’une famine dès les premiers signes avant-coureurs. Il aidera à développer des moyens de subsistance, des filets de sécurité et des mécanismes d’adaptation pour les plus vulnérables. La Banque mondiale, qui a investi près de 3 milliards de dollars par an dans des initiatives en faveur de la sécurité alimentaire au cours de la dernière décennie, va s’employer à rechercher de nouveaux moyens d’accroître ces investissements dans le cadre de ses futurs projets et programmes, renseigne-t-on.
Les données de la Banque mondiale révèlent qu’en 2017, plus de 20 millions de personnes dans le Nord-est du Nigeria, en Somalie, au Soudan du Sud et au Yémen ont été confrontées à la famine ou à une situation proche de la famine sous l’effet conjugué des conflits, de la pauvreté, du changement climatique ainsi que du prix des denrées alimentaires. Ces facteurs persistent dans de nombreuses régions du monde, et risquent d’anéantir les acquis du développement durement obtenus dans les pays en situation de pauvreté chronique. Aujourd’hui, 124 millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire critique et ne pourront survivre sans une aide humanitaire d’urgence. Plus de la moitié d’entre elles vivent dans des zones de conflit, selon la même source. « Le Mécanisme de lutte contre la famine (Fam) est un nouvel outil important qui aidera à prédire et donc à prévenir l’insécurité alimentaire et la famine avant qu’elles n’aient une chance de s’installer. La prévention des crises sauve des vies. Avec ce dispositif, nous renouvelons notre engagement à éradiquer la famine et l’insécurité alimentaire aiguë », a déclaré le secrétaire général de l’ONU, António Guterres?
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