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Nouvelles

Bepc 2019: Le top de l’examen donné ce jour à Aplahoué

C’est la ville d’Aplahoué, dans le Couffo, située à quelque 148 km de la capitale économique du Bénin, qui est retenue pour abriter ce lundi 27 mai le lancement officiel des épreuves du Brevet d’études du premier cycle (Bepc).

Après le Lycée Houffon d’Abomey en 2018, c’est le tour du Collège d’enseignement général 1 d’Aplahoué de servir de cadre au lancement officiel du Bepc, session de mai 2019. Prenant la mesure de cet honneur fait à la ville, voire tout le département du Couffo, les autorités ont mis les soins nécessaires à la préparation de cet évènement. Dans ce centre de composition du Ceg 1 d’Aplahoué, en effet, plusieurs dispositions ont été prises allant de l’affichage des numéros des candidats à la salubrité du centre en passant par des consignes de sécurité. La cérémonie de lancement proprement dite placée sous la houlette du ministre en charge de l’Enseignement secondaire, annoncé pour être effectivement présent par ses collaborateurs de la direction départementale, sera marquée, comme à l’accoutumée, par deux temps forts.
Dans un premier temps, le ministre Mahougnon Kakpo et sa suite vont prodiguer des conseils aux candidats avant de procéder à la distribution des épreuves de communication écrite. La délégation ministérielle ne manquera pas de visiter quelques autres centres de composition, dans un second temps, en vue de s’assurer du bon démarrage de cet examen.
287 centres de composition sont ouverts sur l’ensemble du territoire du Bénin pour 205.733 candidats enregistrés. Avec un taux d’accroissement de 10,40% par rapport à l’effectif de 2018 (186 352 candidats), les statistiques de cette année font état de ce que le département de l’Atlantique présente le plus gros effectif, soit 43 631 candidats contre 5 352 pour la Donga qui ferme la marche. A noter que 9 199 candidats dont 3 734 filles sont attendus pour l’examen dans le département du Couffo.

Actualités 27 mai 2019


Examen du Bepc: 17.500 candidats planchent dans le Zou

Tout est fin prêt dans les départements du Zou et des Collines pour que les candidats au Bepc démarrent les compositions, lundi 27 mai prochain. Sur le terrain, les responsables des centres procèdent aux derniers réglages.

Ils sont 17.500 candidats à composer la semaine prochaine pour l’examen du Brevet d'études du premier cycle dans le département du Zou. En effet, pour cet examen deux cent cinq mille sept cent trente-trois (205.733) candidats vont plancher sur le plan national cette année. Au niveau du département du Zou, les dix-sept mille cinq cents (17.500) candidats composent dans vingt-trois (23) centres retenus contre 22 centres l’année dernière dans les neuf communes du Zou. Cette année 2019, la nouveauté porte sur la création d'un centre à Domè dans Zogbodomey, qui accueillera les candidats de Koussoukpa, Kpokissa et de Domè.
Selon le chef du service des Examens et Concours de la direction départementale des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Fidèle Vahimè, « les années antérieures, ces candidats arrivaient à composer difficilement au Ceg 1 de Cana. Cette année, avec le concours des autorités politico-administratives, on a pu créer ce nouveau centre », a-t-il précisé.
A l'endroit des candidats, Fidèle Vahimè n'a pas manqué d'adresser un message en cette veille du déroulement dudit examen. Il les appelle surtout à éviter les jeux brutaux, et à apprêter à temps les outils nécessaires pour la composition, sans oublier l'imperméable, étant donné que c’est la période des pluies. Les révisions jusqu'à des heures indues ne seraient pas bien pour les candidats. Le responsable départemental des Examens et Concours invite également les parents à veiller sur les candidats et à être attentifs à leurs besoins durant les trois jours de composition.
A la direction départementale de l’Enseignement secondaire située à Abomey, on met les bouchées doubles afin que tout le matériel nécessaire parvienne aux centres d’examen et soit réparti dans les centres de composition. Les numéros de table seront inscrits dans les salles d’examen dès le samedi et les centres ne seront accessibles aux candidats que le lundi matin.
Quant aux enseignants retenus dans le cadre de l’organisation de cet examen, ils pourront consulter, dès ce week-end, leurs noms affichés sur les murs de la direction départementale pour savoir quel rôle leur est attribué et dans quel centre ils sont commis au cours de cet examen.

Société 24 mai 2019


Audience à la Haac: Adam Boni Tessi reçoit ses pairs de l’Uemoa

Des présidents et membres des instances de régulation des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), par ailleurs juristes experts en régulation des médias et technologies de l’information et de la communication (Tic), ont rendu visite au président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), hier.

Ceci, en marge du séminaire de l’Uemoa sur la vulgarisation des directives portant sur le dépôt légal, l’utilisation de l’image et les droits d’auteurs et droits voisins au sein de l’Union. Ledit séminaire se tient à Cotonou et les présidents des instances de régulation du Niger, du Mali, de la Côte d’Ivoire ainsi qu’un membre de l’instance de régulation du Sénégal, ont souhaité présenter leurs civilités à Adam Boni Tessi. Ils voudraient également partager quelques préoccupations avec lui notamment, sur les travaux de ce séminaire qu’abrite le Bénin sur les droits d’auteurs. La délégation était conduite par Kabir Sani, juriste expert en régulation des médias et Tic de l’Uemoa et président du Conseil supérieur de la communication du Niger. Au sujet des assises de Cotonou, il a signifié au président de la Haac que les échanges ont été fructueux entre les régulateurs et les représentants des délégations des huit pays invités. Kabir Sani n’a pas manqué de témoigner la gratitude de sa délégation à l’endroit des autorités béninoises, notamment celles de la Haac pour l’accueil chaleureux qui leur a été réservé à Cotonou.
Ariel GBAGUIDI (Stag.)

Actualités 22 mai 2019


Incendie à la Fdsp de l’Université de Parakou: Les étudiants conviés à une session unique à partir du 10 juin

Le recteur de l’Université de Parakou, Prosper Gandaho et le doyen de la Faculté de droit et de science politique (Fdsp), Mocktar Adamou étaient face aux professionnels des médias, vendredi 17 mai dernier. Ils ont rappelé les circonstances dans lesquelles l’incendie de la faculté est survenu dans la nuit du 11 au 12 mai dernier. L’occasion leur a également permis d’annoncer les décisions qui ont été prises pour sauver l’année académique dans cet établissement universitaire.

Pour sauver l’année académique en cours à la Faculté de droit et de science politique (Fdsp) de l’Université de Parakou, suite à l’incendie survenu dans la nuit du 11 au 12 mai, un certain nombre de décisions ont été prises. En dehors du dépôt d’une plainte contre x devant le tribunal, les examens des mois de mars et de mai derniers ont été invalidés. Les examens du deuxième semestre en cours ont également été annulés. La dernière décision reste l’organisation d’une session unique à partir du 10 juin prochain au niveau de la faculté. Telles sont en substance les grandes lignes du message que le recteur de l’Université de Parakou, Prosper Gandaho et le doyen de la Fdsp, Mocktar Adamou, ont voulu porter à la connaissance de l’opinion publique, à travers leur conférence de presse du vendredi 17 mai dernier. Ils rassurent que l’organisation de cette session unique ne vise pas à pénaliser les étudiants concernés. D’ailleurs, pour les aider à mieux se préparer, les enseignants ont été instruits pour organiser, chacun dans sa matière, des séances de Travaux dirigés à leur intention.
En effet, plus de 60.000 copies des examens anticipés des Licences 1, 2 et 3 de la Fdsp entreposées ont été consumées par le feu. L’organisation matérielle desdits examens, leur surveillance, les travaux de secrétariat, la confection des feuilles, les travaux de correction en pool, qui ont coûté au total 26 039 500 F CFA sont ainsi partis en fumée.
Quant aux copies des examens de la journée du samedi 11 mai dernier, de la Licence 1 comptant pour le deuxième semestre, n’étant pas dans le local particulièrement touché, elles n’ont pas été atteintes. Il en est de même pour celles des auditeurs des Masters.
Aucun court-circuit n’ayant été constaté, la thèse d’un incendie provoqué est de plus en plus plausible. Selon le recteur Prosper Gandaho, il s’agit d’un acte crapuleux. « A qui profite le crime ? Seules les enquêtes en cours permettront d’apporter la réponse à cette préoccupation », a-t-il indiqué. « Dans tous les cas, ces différentes mesures qui ont été prises, traduisent la volonté du gouvernement et celle de notre université à continuer d’assurer une bonne organisation des activités académiques, surtout de garantir la crédibilité des examens au niveau de tous les établissements de formation et de recherche de l’Université de Parakou », a insisté le recteur.

Actualités 20 mai 2019


Révolution technologique : IBM crée le plus petit pc au monde

L’entreprise IBM a annoncé en 2018 le lancement du plus petit pc lors de la conférence IBM Think 2018

Une véritable révolution technologique. L’entreprise IBM a annoncé ce qu’aucune autre entreprise n’a jamais réussi à faire jusqu’ici : créer l’ordinateur le plus petit au monde. La présentation de ce PC qui fait la taille de grain de sel a été faite en marge d’IBM Think 2018, un événement d’une importance capitale organisée par l’entreprise.

La fabrication de l’ordinateur n’a coûté que 10 centimes, aussi l’ordinateur disposera de « plusieurs centaines de millier de transistors », ce qui lui permettra de « superviser, d’analyser, de communiquer et même d’agir sur les données ».

L’ordinateur, d’une taille d’1 mm x 1 mm, est très utile. En effet, le pc d’IBM peut fonctionner comme « un filigrane digital ». Il peut être inséré dans des marchandises afin d’empêcher la contrefaçon. L’ordinateur apportera aussi des solutions à des questions liées à l’alimentation.

« Lutter contre la contrefaçon »

Le petit pc est doté d’une puce x86 datant de 1990. Cette puce est connue pour avoir assuré la première version du jeu Doom. Ce jeu demande au moins 4 GB de RAM pour fonctionner à un rythme assez lent. L’autre point fort de ce mini-pc est le fait qu’il soit adapté aux exigences du Bitcoin.

En effet, le pc d’IBM est bien en mesure de télécharger des applications Bitcoin. Sa petite taille fait qu’elle est considérée comme le meilleur moyen pour combattre la contrefaçon à l’avenir. « Dans les cinq ans à venir, des ancres cryptographiques tels que les petits ordinateurs ayant la taille d’un grain de sel seront insérés dans des objets et des appareils que nous utilisons tous les jours », a expliqué Arvind Krishna, chef de service de recherche d’IBM.

« Les concurrents à l’affût »

Il est important de souligner que depuis l’annonce du lancement de ce petit pc, les concurrences ont accru. En effet, quelques mois plus tard, l’université de Michigan a dévoilé le plus petit pc au monde connu sous l’appellation de « Michigan Micro Mote ». La taille mesure moins de 1 centimètre.

Cet ordinateur a été fabriqué par David Blaauw, Dennis Sylvester, David Wentzloff et Prabal Dutta. Tous sont des enseignants de l’Université qui ont impliqué dans ce projet des étudiants diplômés. L’ordinateur contient des cellules solaires qui alimentent la batterie grâce à une lumière ambiante et ce même lorsque l’ordinateur se trouve dans un endroit sans lumière. Ce qui fait que le pc de l’université de Michigan peut fonctionner sans arrêt.

Société 17 mai 2019


20e Assemblée ordinaire des ministres de la Santé de la Cedeao: Combattre les maladies endémiques et épidémiques

Les ministres de la Santé de la Cedeao ont tenu, vendredi 3 mai dernier, à Cotonou, leur 20e assemblée ordinaire. Organisées par l’Organisation ouest africaine de la Santé (Ooas) et le ministère de la Santé du Bénin, ces assises ont permis de prendre d’importantes résolutions qui visent l’amélioration de la santé des populations dans la sous-région.

« La santé des populations de la zone Cedeao constitue la préoccupation majeure du gouvernement et de la communauté de
la sous-région, qu’elles soient d’ici ou d’ailleurs », a déclaré le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané. C’est pour cela qu’il affirme que cette assemblée est d’une importance capitale dans la lutte contre les maladies endémiques et épidémiques. Il en veut pour preuve les thématiques sur lesquelles ont réfléchi les points focaux de l’Organisation ouest africaine de la Santé (Ooas) mais aussi les ministres présents à la 20e assemblée ordinaire de Cotonou. Il s’agit de la lutte contre les maladies prioritaires notamment le paludisme, l’accès aux médicaments de qualité, la sécurité sanitaire, le repositionnement de la problématique du vieillissement en bonne santé et enfin les questions sanitaires et institutionnelles dans la région. Les réflexions sur ces différentes thématiques et bien d’autres se sont déroulées en quatre importantes phases dont une réunion des points focaux de l’Ooas et des experts du Bénin, une réunion du Comité des experts de la santé, un forum des partenaires et l’Assemblée des ministres de la Santé. Ces réflexions sont importantes, a rappelé le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, car l’espace Cedeao fait face à de nombreux défis dans le domaine de la santé des populations, notamment des maladies infectieuses telles que le paludisme, la méningite, la rougeole, la fièvre jaune, la fièvre Lassa, la dengue, le Vih/Sida, mais aussi des maladies non transmissibles, des accidents de la circulation et d’autres problèmes de santé. Le constat aujourd’hui, affirme-t-il, est que la région ouest-africaine a une part importante dans la charge mondiale du paludisme. Près de 80% de la charge résident dans la sous-région. Sur les 10 pays qui ont la lourde charge par rapport au paludisme, il y a cinq qui sont dans la sous-région ouest-africaine.
Par ailleurs, il y a d’autres pays de la sous-région qui sont en train de tendre vers l’élimination ou la pré-élimination du paludisme.
C’est pourquoi, il est une urgence pour les décideurs des systèmes de santé de la région ouest-africaine d’analyser les progrès et les stratégies de résolution des problèmes de santé des populations mais aussi de mesurer les gaps en matière de santé et de développer de nouvelles stratégies pour venir à bout des nombreux défis qui minent le quotidien des populations.

Les résolutions de la 20e assemblée

D’importantes résolutions sont issues de cette 20e assemblée ordinaire des ministres de la Santé de la Cedeao. Elles ont trait notamment à la mutualisation des efforts et la mise en œuvre d’approche novatrice au niveau de la sous-région pour y arriver à l’objectif zéro paludisme. Les ministres ont également pris des résolutions par rapport à la disponibilité de médicaments de qualité à la mise en place d’une agence de régulation sous-régionale des médicaments, de laboratoire de fabrication de médicaments et le renforcement des autorités nationales de régulation pharmaceutique.
Une des résolutions majeures concerne la mise en place d’un mécanisme effectif de partage des pratiques au niveau de la sous-région sous l’égide de l’Organisation ouest-africaine de la Santé. Ce partage d’expériences, a expliqué le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, va permettre à terme de pouvoir passer à l’échelle des meilleures pratiques dans la sous-région en s’adaptant aux réalités de chaque pays. Cela permettra, note-il, d’avoir à terme une synergie d’actions au niveau de la sous-région.
Selon le ministre Abdoulaye Bio Tchané, la mise en œuvre des résolutions de ces assises profitera aux populations qui paient quotidiennement un lourd tribut du fait des maladies à caractère endémique et épidémique. A cet effet, il a encouragé tous les pays de l’espace à en faire un outil de développement au service des peuples. Car, il est admis que sans la bonne santé, les efforts communs d’intégration, de productivité et d’épanouissement sont voués à l’échec.
Benjamin Hounkpatin a souhaité que les conclusions des travaux de cette 20e réunion impactent positivement la santé des populations des 15 Etats membres de l’espace commun à travers la mise en œuvre des différentes résolutions et la feuille de route qui ont été validées par l’ensemble des Etats.

Actualités 06 mai 2019


Foire indienne de l'éducation: Des bourses d'études spéciales pour les étudiants béninois

Avoir une éducation de classe internationale à moindre coût, c'est possible en Inde. Pour présenter aux étudiants béninois les opportunités de bourses et de formations en Inde, African global education services a organisé, hier, la Foire de l'éducation en Inde. Sept universités indiennes se sont fait connaitre à l’occasion de cette foire qui a connu la présence d’autorités béninoises.

Les formalités d'obtention du visa pour l'Inde, le climat des études en Inde, les différentes universités et écoles de formation ainsi que les filières et options développées, les opportunités de bourses partielles ou à 100%..., ce sont autant d’informations sur lesquelles les participants à la Foire de l'éducation de l'Inde seront renseignés.
Pour cette première édition, c'est un groupe de sept universités qui a foulé le sol béninois. « L'Inde, aujourd'hui est un pays qui offre une éducation de qualité à un coût abordable et dans plusieurs domaines reconnus comme : l'Ingénierie, l'Informatique, les Sciences biomédicales, la Gestion... »,
dévoile Steven Adékambi de African global education services. Il ajoute que la présente foire donne au Bénin l'occasion de former des étudiants dans des domaines de grande nécessité. A en croire le porte-voix des représentants des sept universités, Dr C. Vijayakumar, l'Inde est réellement l'une des destinations les moins coûteuses pour les étudiants venant du continent africain et tous les diplômes délivrés par les universités indiennes sont reconnus à travers le monde. « Quand vous regardez les grandes multinationales du monde, près de la moitié est dirigée par des Indiens: Google, Microsoft, Pepsi... Ceci témoigne du niveau d'importance des diplômes indiens. Et le coût des études en Inde représente à peine le 1/10 du coût des études dans les grandes universités des pays développés du monde », précise-t-il. Puis, s'adressant aux étudiants présents, Dr C. Vijayakumar conseille : « Vous avez la possibilité de choisir entre plusieurs écoles et universités en Inde. Nous avons 900 universités et 42 mille écoles de formation professionnelle. Donc, si vous voulez faire vos études dans n'importe quel domaine, vous le dites et nous vous cherchons l'école la plus adaptée. En Inde, il n'y a ni racisme, ni discrimination. Donc vous êtes les bienvenus ».
Le premier vice-recteur de l'Université d'Abomey-Calavi, Marcel Zannou, s'est réjoui de l'intérêt que l'Inde porte à l'Uac et des étudiants béninois. Pour lui, cette foire offre l'occasion aux étudiants béninois de s'enrichir. « Que chaque participant à cette foire quitte ces lieux avec un carnet d'adresses fourni qu'il pourra activer... », recommande le professeur Marcel Zannou. Représentant son ministre de tutelle, le directeur général de l'Enseignement supérieur, Kokou Assogba, fait la même exhortation. Selon lui, l'Inde a développé des capacités technologiques utiles au développement du Bénin. « Voir assez de jeunes béninois et d'adultes pourquoi pas, s'inscrire pour les formations en Inde », c'est le vœu qu'il a formulé.

Société 17 avr. 2019


An III de la gouvernance Talon: Ces réformes qui ont changé le quotidien des producteurs

La Rupture arbore 36 mois de vie. Les réalisations, on ne les compte plus. Elles s’enchainent dans tous les domaines pour le plus grand bien des Béninois. Des paroles, la gouvernance Talon est passée aux actes, et depuis.

Le secteur agricole au Bénin fait partie des domaines les plus révolutionnés depuis avril 2016. De nombreuses réformes y ont été menées pour le plus grand bien des acteurs. A travers la refonte de l’architecture structurale du secteur de l’agriculture avec notamment l’avènement des Agences territoriales de développement agricole (Atda), l’Etat a pris le pari de l’engager sur la voie de son développement. Conséquence, le secteur agricole se porte mieux que par le passé et produit des résultats qui laissent admiratif. En pôle position de cette révolution agricole, le coton. L’or blanc a poussé sa production vers des seuils enviables bousculant les classements dans la sous-région, hissant ainsi le Bénin dans le peloton de tête de ces dernières années. D’une production de 269000 tonnes en 2015, le Bénin connaitra une production record pour la campagne 2018-2019. Plus de 700.000 tonnes sont attendues. L’embellie de l’or blanc devenue remarquable depuis 2016 et ceci sans les subventions de l’Etat poursuit sa courbe croissante. Autre gain, la filière génère beaucoup d’emplois.
« Le secteur dans lequel il y a eu le plus d’emplois depuis 2016, c’est le secteur agricole. 107979 ont été créés, surtout dans le coton ».
Mais il n’y a pas que l’or blanc pour faire les beaux jours de l’agriculture béninoise ces trois dernières années. Deuxième filière de rente après le coton, la filière anacarde renait grâce à de nombreuses mesures prises par le gouvernement. Mieux se porte-t-elle que par le passé, alliant des rendements nettement meilleurs. Mieux, cette filière est bien lorgnée par le secteur privé, des investisseurs et bien d’autres acteurs qui multiplient les initiatives pour mieux la réorganiser. La réorganiser ! C’est déjà le gouvernement du président Patrice Talon qui en a donné le top à travers de nombreuses mesures comme le respect des dispositions réglementaires, l’intensification des contrôles au niveau des frontières et surtout l’interdiction d’importation par voie terrestre des noix de cajou.
En matière de prouesses agricoles, l’on ne peut non plus occulter l’envolée de l’ananas béninois. Cette autre filière a été également impactée par la vague de réformes dans le secteur agricole. Outre l’amélioration des techniques de production et donc des rendements, il faut mentionner la levée de l’embargo qui pesait sur l’ananas béninois et empêchait son exportation vers le marché européen. Désormais, c’est chose faite. En somme, ces 36 derniers mois ont permis de révéler le secteur agricole béninois avec des prouesses et des performances qui augurent de lendemains radieux pour le producteur et les autres acteurs.

Assainissement des finances publiques

Assainir les finances publiques était plus qu’un impératif à l’avènement du régime du nouveau départ. Sur ce chantier, des pas qualitatifs ont été posés pour remettre en confiance le citoyen, booster l’investissement privé, rassurer le secteur privé et ainsi mobiliser plus de ressources. Il y a eu dans un premier temps, la réforme de la dématérialisation des finances publiques. Contestée comme bien de réformes du nouveau départ, elle a fini par s’imposer du fait des ambitions, avantages et technologies qu’elle porte. Mieux que par le passé, le secteur vit au rythme de la modernité avec de meilleurs résultats. Cela a eu pour conséquence immédiate la chute du taux de corruption. Les classements du Bénin, ces dernières années, illustrent clairement que la corruption a reculé et, les années à venir, l’impact se fera davantage sentir. Impossible d’évoquer l’assainissement des finances publiques sans citer les nouvelles lois votées au niveau du Parlement et destinées à protéger l’investissement privé et rassurer ses acteurs.

Actualités 08 avr. 2019


Assemblée nationale: La session d’adieu de la 7e législature s’ouvre le 12 avril

La première session ordinaire de l’année 2019 s’ouvre, vendredi 12 avril prochain au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Cette session est la dernière au titre de la septième législature dont le mandat s’achève le 15 mai prochain.

La septième législature est en train de faire définitivement ses valises. Elle pose son dernier acte officiel, le vendredi 12 avril prochain, avec l’ouverture solennelle des travaux de la première session ordinaire de l’année 2019. Cela, conformément aux dispositions de l’article 87 de la Constitution du 11 décembre 1990. Lequel dispose que : « L’Assemblée nationale se réunit de plein droit en deux sessions ordinaires par an. La première session s’ouvre dans le cours de la première quinzaine du mois d’avril. La deuxième session s’ouvre dans le cours de la seconde quinzaine du mois d’octobre. Chacune des sessions ne peut excéder trois mois ». C’est donc en respect de cette exigence constitutionnelle que la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale a retenu la date du 12 avril prochain pour sacrifier à cette tradition. La cérémonie était initialement prévue pour le 2 avril dernier. Mais, la date a été par la suite renvoyée au vendredi 12 avril prochain. La particularité de cette session ordinaire est qu’elle est la dernière pour le compte de la septième législature installée le 16 mai 2015.

C’est donc la session d’adieu des députés actuels dont le mandat expire le 15 mai prochain. Comme c’est souvent le cas, cette session ordinaire, du moins pour le peu de temps qu’il reste à la septième législature, sera moins meublée en activité parlementaire. Elle pourrait ne connaitre que de deux séances plénières. La première, celle du 12 avril prochain, avec l’ouverture solennelle des travaux. Et la seconde séance plénière devant être consacrée à l’examen du rapport d’activités du président de l’Assemblée nationale pour la période allant du 1er octobre 2018 au 30 mars dernier. La septième législature pourrait se dire adieu après le vote du rapport des six derniers mois d’activités du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Ce rapport est le huitième et le dernier prévu pour le compte de cette législature.
Difficile pour l’instant de dire le sort que réservent les députés à ce dernier rapport. Les sept autres ont été tous adoptés. Peut-être aussi que ce huitième pourrait aussi connaître le même sort que les précédents à la grande satisfaction de Me Adrien Houngbédji qui aurait ainsi relevé le défi d’avoir réussi à faire adopter ses huit rapports.
Seulement, la grosse question que se posent nombre de personnes en ce moment est de savoir si le quorum sera atteint à l’ouverture de la session le 12 avril prochain. Cette inquiétude est justifiée d’abord à cause du fait que la législature est à sa fin, mais surtout parce que cette date du 12 avril coïncide avec le lancement de la campagne électorale en vue des législatives du 28 avril prochain. Lesquelles élections vont aboutir au choix des députés de la huitième législature qui sera installée le 16 mai prochain. La mobilisation pourrait être donc faible à cause de ces deux situations. De toutes les façons, la Constitution a prévu la porte de sortie. Celle-ci prescrit que, dans ce cas de défaut de quorum, la séance soit renvoyée à trois jours plus tard. Les délibérations sont alors valables quel que soit le quorum, prévoit l’article 85 de la loi fondamentale du 11 décembre 1990.

Actualités 04 avr. 2019


Défis du photographe face à la révolution numérique: « Il faut rester créatif, innovant, inventif », soutient Didier Kpassassi

Avec la révolution numérique et l'avènement des smartphones dotés de Selfie, l’avenir du métier de photographe pose problème. Didier Kpassassi, photographe professionnel apporte, ici, des réponses aux questions relatives à la nécessité de recourir à un photographe pour une pose si l’on peut le faire avec son iPhone, au plus que le photographe peut toujours apporter. Il s’est aussi penché sur la possibilité pour la jeunesse de s’intéresser à ce métier.

La Nation : Pensez-vous que le métier de photographe a encore d'avenir ?

Didier Kpassassi : Bien-sûr ! Je ne nie pas l’influence de la révolution numérique, mais oui, le métier de photographe a encore un avenir radieux. D’autant plus qu’un photographe, c’est quelqu’un qui a un autre regard sur le sujet à capter. Celui qui a un portable et qui veut prendre des images, il le prend en vrac, comme bon lui semble. Il prend tout ce qui défile parce qu’il a simplement envie de prendre des images pour immortaliser l’instant. Et il court deux risques. C’est, d’une part, celui de prendre une mauvaise photo en raison d’un manque de stabilité ou d’une mauvaise résolution et d’autre part, celui de voir ses données disparaître du fait d’une mauvaise manipulation, d’une réinitialisation du portable, d’une faible capacité de l’appareil ou même de l’extinction du portable au moment de la prise de vue. Mais, le photographe amateur ou professionnel, qui tient un appareil professionnel en main, a tout un autre œil. Il perçoit le sujet autrement. Et il prend toutes les précautions non seulement pour la qualité de l’image, mais aussi pour sa préservation parce que c’est son patrimoine qu’il protège ainsi. Il y a vingt-deux ans que j’ai commencé le métier et je puis vous assurer que jusqu’à ce jour, je garde des œuvres datant de vingt-deux ans. Plus elles sont vieilles, plus ces œuvres auront de la valeur. Ce sont des œuvres qui peuvent être réutilisées dans les documents, les catalogues, dans les livres et les archives du Bénin. Parce que j’ai beaucoup travaillé sur le patrimoine culturel béninois.

Mais avec un iPhone, on peut faire des photos de bonnes résolutions !

On a toujours besoin des appareils photos professionnels. Le tout ne se résume pas à la résolution. Celui qui a inventé l’appareil photo n’est pas en marge de l’évolution numérique. L’iPhone oui, c’est un appareil évolué. Celui qui a un iPhone peut voler rapidement des images, faire des photos en rafales dans des situations données. C’est très pratique pour les chasseurs d’images qui veulent passer discrètement. Mais, quand on les découvre, tout de suite, on se méfie d’eux. Vous savez, quand vous voulez prendre une photo et vous gardez un portable, le sujet principal ne vous considère pas à sa juste valeur. Ça peut friser de l’amusement, de la distraction. Mais, devant un appareil professionnel, vous constatez que le sujet est plus sérieux devant l’objectif. Il prête beaucoup plus attention à ce que vous faites et il vous considère comme un professionnel.

En fait, un appareil photo, ça fait plus sérieux et ça permet de faire la distinction entre un simple déclencheur, un photographe amateur et un photographe professionnel. Car, une chose est la qualité de l’appareil et l’autre est la qualité du photographe. Le rendu de la photo dépend aussi du professionnalisme du photographe. L’appareil photo, c’est une machine, c’est une boîte, mais celui qui le commande c’est le photographe. C’est lui qui sait comment l’orienter, c’est lui qui fait les réglages. Qu’est-ce-qu’ il faut prendre ? Faut-il ouvrir, ajouter ou fermer la luminosité, donner plus de vivacité au diaphragme, rapprocher ou éloigner l’objectif…? C’est le photographe qui évalue tout cela. C’est un art, c’est une science.

Pour vous donc, qu’est-ce-qui fait la qualité d’un photographe professionnel ?

Un photographe professionnel, c’est celui qui met de l’art au cœur de son métier. Il construit. C’est quelqu’un qui sait tracer toute une histoire avec son appareil. Avant qu’un photographe professionnel n’arrive sur un terrain, un reportage ou un événement, c’est un récit, un texte qu’il a déjà écrit. Et ce texte est concrétisé par les images. Donc, quand vous prenez les œuvres de ce photographe, vous constaterez que c’est un récit, c’est une histoire que ce photographe raconte. Il y a plusieurs événements passés qui sont reconstitués aujourd’hui grâce aux photos. Le photographe professionnel constitue donc des archives pour sa génération, pour son pays.
Par ailleurs, un photographe professionnel doit avoir certaines qualités. Il doit avoir un bon œil, savoir choisir son angle de vue en fonction du sujet et de l’orientation à donner à l’image. C’est lui qui sait quand il faut prendre une image en plongée, en contre-plongée… La position et le plan sont très importants. Il y a des photographes qui se distinguent grâce à ça. Leur capacité à savoir identifier l’angle de vue idéal. Le tout ne suffit pas de flasher. Il faut pouvoir donner un regard artistique et là, c’est le génie du photographe qui parle. Il y en a qui ne savent qu’appuyer sur le déclencheur. Ceux-là ne sont pas des professionnels.
Vous reconnaissez donc que certains photographes seront dépassés avec le temps ?

Bien-sûr ! Ils sont déjà dépassés ! Il y a plein de photographes qui sont déjà dépassés depuis l’avènement du numérique. Avant, les gens se disaient qu’ils peuvent aller au métier de la photographie même s’ils ne vont pas à l’école. Aujourd’hui, il faut un minimum. Parce que la photographie est devenue une science et un art. C’est la technologie. Un appareil photo, aujourd’hui, c’est comme un ordinateur avec plusieurs paramétrages. Donc, il faut apprendre, beaucoup lire, aller à la recherche de nouvelles connaissances.

Quelles opportunités pour la jeunesse dans la photographie de nos jours ?

La photographie présente beaucoup d’opportunités pour la jeunesse. De nombreuses personnes s’adonnent, de nos jours, aux shoots surtout dans le domaine de la mode. Les shoots, c’est aussi de l’art. Ça va très vite. Aujourd’hui, les gens considèrent plus les street photos (les photos de rue). Avant, c’était en studio qu’on prenait les photos. Mais aujourd’hui, c’est un peu partout, dans la rue, à la plage, aux soirées. La photographie prend plus d’ampleur de telle sorte que c’est le photographe qui se déplace maintenant vers le public. Les shoots s’adaptent à l’environnement. Les photographes qui font des shoots, ce sont des gens qui créent beaucoup, qui réfléchissent énormément pour mettre les hommes et femmes en valeur, pour mettre des produits en valeur à travers des posters et magazines de mode. Il y a donc plein d’opportunités et c’est à chacun de choisir sa spécialité.

Quelles dispositions les photographes d'art devront prendre, selon vous, pour rester actif dans le temps et pour ne pas se laisser dépasser par la révolution numérique ?

Le photographe professionnel doit travailler au quotidien, faire beaucoup de recherches pour se mettre à jour. Je le dis souvent et ce n’est pas pour offenser qui que ce soit : les Blancs nous dépassent. Ils ne sous dépassent pas parce qu’on est incapables ou incompétents. Non ! Ils nous dépassent parce que tous les jours que Dieu fait, ils innovent, ils créent. Donc, nous devons aller à leur école. Il faut rester créatif, innovant, inventif. Quand vous prenez les photographes des années 80, ce sont des autodidactes, mais ils sont énormément bons. Ils ont fait un travail remarquable. Ils racontent l’histoire de façon artistique par leurs photos.
Dans le temps, ce n’était pas valorisé. Mais aujourd’hui, quand vous prenez ces œuvres, vous constatez qu’ils ont fait un travail énorme parce qu’ils ont su rester créatif par rapport à leur temps.
Du coup, pour rester actif dans le temps, nous devons faire des recherches, avoir l’esprit créatif pour donner sa touche personnelle, pour faire du beau. Quand vous ne faites pas du beau, on ne s’intéresse pas à vos œuvres. Quand vous prenez des photographes comme le Congolais Baudouin Mouanda, le Malien feu Malick Sidibé, le Béninois Eric Ahounou…, ils ont su innover à leur manière chacun dans son style. Par ailleurs, nous devons aussi améliorer nos compétences par la formation et l’échange. Car on ne finit jamais d’apprendre.

Société 29 mars 2019


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