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Nouvelles

Audience du président de l’Assemblée nationale: Houngbédji reçoit le maire de Les Anses d’Arlet en Martinique

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji a reçu en audience ce mercredi 28 novembre, plusieurs délégations dont le maire de Les Anses d’Arlet en Martinique, Eugène Larcher, porteur d’un projet de jumelage de sa ville avec la commune de Ouidah au Bénin.

La cité historique de Ouidah et la ville de Les Anses d’Arlet en Martinique pourraient signer très bientôt un accord de jumelage pour une coopération décentralisée. C’est du moins ce qui ressort de l’entretien que le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji a eu ce mercredi 28 novembre, avec le maire de la ville martiniquaise Les Anses d’Arlet, Eugène Larcher qu’il a reçu en audience à son cabinet au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.

Ce dernier est allé présenter au président Adrien Houngbédji le projet de jumelage de sa ville avec Ouidah au Bénin. Un projet initié par l’Association Diaspora Sans Frontière et qui vise à faire revenir les Martiniquais sur la terre de leurs aïeuls. Eugène Larcher a été d’ailleurs introduit au cabinet de la deuxième personnalité de l’Etat par le président de l’association Diaspora sans Frontière, Saturnin Dokouin. « Nous sommes venus pour une visite de courtoisie, parce que nous sommes des Martiniquais, nous sommes tous originaires d’Afrique, nous voulons revenir sur les lieux de nos ancêtres », a confié à sa sortir d’audience Eugène Larcher, maire de Les Anses d’Arlet en Martinique et président de la Communauté d’agglomération de l’espace sud Martinique.

Selon lui, la ville de Ouidah avec le marché des esclaves et avec la Porte de non-retour constitue un symbole historique pour les Martiniquais. Ce projet de jumelage favorisera, estime-t-il, le retour des Martiniquais sur la terre de leurs aïeuls. « Notre projet à nous, c’est de mettre en place ce jumelage, créé par exemple en Martinique une porte de non retour. Nous sommes tous originaires du Bénin ou de la frontière du Bénin et du Togo, d’après les recherches qui ont été faites », insiste Eugène Larcher qui se dit satisfait de l’accueil que lui a réservé le président de l’Assemblée nationale et surtout de la qualité des échanges par rapport au projet. Ce projet ambitionne surtout de remobiliser toute la diaspora autour des projets qui peuvent contribuer à rehausser l’image de l’Afrique et des Africains un peu partout dans le monde, appuie le président de l’association Diaspora Sans Frontières, Saturnin Dokouin.

Actualités 29 nov. 2018


Pour une véritable Eglise famille de Dieu : Le diocèse de Porto-Novo lance son Plan stratégique d’action pastorale

L’évêque du diocèse de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo a officiellement lancé, samedi 24 novembre dernier, le Plan stratégique d’action pastorale 2018-2023. Baptisé Horizon 23, ce plan ambitionne de bousculer certaines habitudes et de faire du diocèse de Porto-Novo, d’ici cinq ans, une véritable Famille de Dieu.

« A l’horizon 2023, le diocèse de Porto-Novo est une véritable Famille de Dieu qui témoigne réellement du Christ et se met résolument au service de l’homme ». Telle est la vision des différents acteurs du diocèse de Porto-Novo pour les cinq prochaines années. Cette vision est déclinée en objectifs stratégiques, en actions et en résultats clés dans le Plan stratégique d’action pastorale 2018-2023 officiellement lancé, samedi 24 novembre dernier, à la Cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Porto-Novo. Selon l’évêque du diocèse de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo, l’urgence de ce plan témoigne de son intention de partir du passé et du présent pour mieux préparer l’avenir. Il s’insère dans la droite ligne de la mission du diocèse de Porto-Novo à savoir: évangéliser et œuvrer pour le développement intégré de tout homme et de tout l’homme. De cette mission, le Plan dégage trois objectifs stratégiques. Le premier objectif stratégique, selon Mgr Aristide Gonsallo, est de bâtir une église famille de Dieu fondée sur la communion fraternelle et la dynamique de l’auto-prise en charge. Ce qui implique une meilleure administration diocésaine et une bonne gestion économique et financière à tous les niveaux du diocèse.

Le second objectif stratégique consiste, à en croire le prélat, à témoigner du Christ. Il s’agit ici d’aller dans les coins et recoins du diocèse pour partager la bonne nouvelle du Christ avec les fidèles catholiques qui, pour une raison ou une autre, ne vivent plus leur foi. Ce chantier de témoignage du Christ sera également mis en œuvre à travers une bonne catéchèse et une communication adaptée aux réalités de l’heure de l’Eglise famille de Dieu au Bénin. Le troisième et dernier objectif stratégique du Plan quinquennal consiste à servir l’homme d’aujourd’hui. Selon Mgr Aristide Gonsallo, le diocèse de Porto-Novo veut se donner les moyens, à l’image du Christ, de se mettre au service des frères et sœurs de l’Eglise famille grâce à ses structures de l’enseignement catholique et de l’enseignement social.

L’atteinte de ces trois objectifs stratégiques fera réaliser la vision du diocèse pour la gloire de Dieu, espère le prélat. C’est pourquoi, Mgr Aristide Gonsallo souhaite l’engagement de tous depuis le clergé jusqu’au dernier fidèle en passant par les autorités politico-administratives à divers niveaux pour la réalisation des différents chantiers et actions prévus dans le plan. L’évêque de Porto-Novo promet de jouer sa partition et d'assurer la veille pour le succès de ce plan stratégique d’action pastorale. Lequel n’est pas une première dans l’Eglise universelle au Bénin, fait savoir le père Eric Oloudé Okpèitcha qui a présenté la trame du document, fruit de plusieurs travaux dont le séminaire de réflexion sur la vie du diocèse organisé en avril dernier après le synode diocésain tenu de 1997 à 1999, le colloque scientifique des 150 ans d’évangélisation de la Cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Porto-Novo et les diverses exhortations pastorales diocésaines. Avant Porto-Novo, l’archidiocèse de Cotonou et le diocèse de N’Dali disposent déjà d’un plan stratégique, informe le père Eric Oloudé Okpèitcha, par ailleurs directeur de la communication de la Conférence épiscopale du Bénin (Ceb). Au regard de l’importance de l’initiative, le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou et les autres autorités politico-administratives présents à la cérémonie de lancement du document accueillent aussi avec grand cœur ce projet et s’engagent à le viabiliser.
La cérémonie de lancement du plan stratégique quinquennal a été suivie d’une messe présidée par l’évêque Aristide Gonsallo, au cours de laquelle le document a été officiellement remis au peuple de Dieu du diocèse de Porto-Novo.

Société 27 nov. 2018


Dépistage gratuit du diabète dans les marchés: Pour une prise en charge adéquate de la maladie
[caption id="attachment_31518" align="alignnone" width="1024"]Vue d’une équipe d’agents de santé en peine opération[/caption]

À la faveur de la quinzaine de lutte contre le diabète, décrétée par le Système des Nations Unies, les Lions clubs Acacia et Diamant ont offert à la population un dépistage gratuit, samedi 17 novembre dernier au marché d’Abomey-Calavi.

« Ensemble nous pouvons arrêter le diabète ». C’est le thème autour duquel les Lions Club Abomey-Calavi Diamant et Acacia ont organisé la campagne de dépistage. La veille de l’opération, les Lions sont allés sur une station radio locale pour informer et sensibiliser la population et renseigner sur la maladie. 

Au rendez-vous samedi dernier, la présence remarquable des usagers du marché d’Abomey-Calavi et de la population en général a témoigné de l’adhésion à l’initiative. Cette mobilisation pour le dépistage est saluée par Yves Agondanou, président du Lions club Abomey-Calavi Diamant. Il n’a pas manqué de saluer l’implication des autorités locales pour la réussite de l’opération.
Trois équipes d’agents de santé sont mobilisées pour dépister quelque 500 personnes. Une goutte de sang prélevée sur chaque personne est analysée. Le taux de glycémie déterminé et le résultat est communiqué à l’intéressé. Les cas suspects sont référés vers les centres de santé adéquats.
« Tout cas suspect ou tout cas de taux de glycémie anormale est orienté vers les centres de référence pour une prise en charge. Dans ces centres, des conseils appropriés seront donnés à ces personnes dépistées», renseigne un des responsables de l’équipe.
Selon les dirigeants des Lions Clubs Abomey-Calavi Diamant et Acacia, le choix du lieu se justifie. « Nous avons fait l’option de nous rapprocher de la communauté parce que les gens viennent faire le marché », explique Alexis Bokossa, président du Lions club Abomey-Calavi Acacia. Et d’ajouter : « en même temps que nous servons les femmes qui vendent au marché, nous servons également les clients qui viennent dans le marché massivement ce jour ».
Le diabète est une maladie chronique qui ne se guérit pas, mais qui peut être traitée et contrôlée. Il est causé par un manque ou un défaut d’utilisation de l’insuline, une hormone impliquée dans la régulation du taux de sucre dans le sang. Le diabète doit être pris en charge et traité. D’où la nécessité de se faire dépister.

Société 23 nov. 2018


Audience des pollueurs au Tpi de Cotonou: Les prévenus condamnés à des peines correctionnelles

Interpellés et mis aux arrêts pour avoir déversé des ordures ou eaux souillées sur le domaine public, plus d’une vingtaine de prévenus ont comparu hier mercredi 21 novembre au Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Si quelques-uns ont été relaxés au bénéfice du doute, la plupart ont reconnu leur tort et ont été condamnés à des peines correctionnelles.

Statuant en matière correctionnelle et en premier ressort, le tribunal de première instance de Cotonou a prononcé des condamnations à l’encontre des citoyens pris en flagrant de délit de pollution. Retenus dans les liens de la prévention pour déversement des eaux usées et pollution atmosphérique, deux prévenus ont été condamnés à 15 jours d’emprisonnement ferme et à 80 mille francs Cfa d’amende. Quatre autres ont été condamnés à 15 jours d’emprisonnement ferme et à 50 mille francs d’amende. Coupables d’avoir jeté des ordures sur les voies publiques, quatre prévenus ont été condamnés à 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis et à 50 mille francs d’amende et deux autres à 50 mille francs Cfa d’amende uniquement. Deux mis en cause ont écopé de 15 jours d’emprisonnement ferme et de 20 mille francs d’amende et un autre prévenu condamné à 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis et à 20 mille francs d’amende. Par ailleurs, neuf personnes ont été relaxées au bénéfice du doute et un prévenu purement et simplement relaxé parce qu’inacessible à la sanction au regard de son état de démence.
Les mis en cause ont plaidé coupables. Ils ont reconnu avoir déversé de l’eau souillée dans les caniveaux pour certains et pour d’autres avoir jeté des ordures sur les voies publiques. Mais ils ont tous imploré la clémence du président de céans au motif qu’ils n’avaient pas conscience de commettre un délit. Or, il est de principe en droit que nul n’est censé ignorer la loi et nul ne peut se prévaloir de sa turpitude. Le ministère public a d’ailleurs requis une sanction exemplaire à leur encontre notamment une amende de deux cent mille francs Cfa pour la plupart. La variation des peines prononcées par le juge tient des circonstances atténuantes pour quelques prévenus et du doute sur la responsabilité délictuelle de certains mis en cause.

Corriger et décourager

Punir sans état d’âme et punir sans relâche jusqu’à ôter cette mauvaise pratique des habitudes de la population. C’est l’option faite par le parquet de la République qui n’entend pas ménager les citoyens interpellés. Déjà la peur de se faire prendre retient bien de personnes. «La peur du gendarme est souvent le début de la sagesse», dit-on. Il faut ajouter qu’une expérience vécue est toujours plus évocatrice. Les personnes arrêtées pour avoir pollué le domaine public ne sont plus prêtes à récidiver. Face à la sanction, tous ont imploré la clémence du juge et promis ne pas récidiver. Mais puisqu’il s’en trouve toujours au sein de la société, des personnes qui s’amusent à tout faire en opposition à la loi ou à jouer aux plus malins, des alerteurs ont été mis à contribution dans chaque quartier pour dénoncer les citoyens qui s’entêteraient à polluer l’environnement. Les personnes scolarisées feront mieux de prévenir leurs proches analphabètes qui en ont l’habitude, car la sanction tombe sur tous sans discrimination. Parmi les mis en cause condamnés hier, il y avait des élèves, des jeunes artisans, des mères de famille, des hommes..., et même un malade mental. C’est dire que le filet des agents de sécurité rafle sur son passage tous les indélicats.

A.P.A.

Société 22 nov. 2018


Concours régional de programmation 2018: Mapcom Sa s’engage à relever le niveau des candidats

La demi-finale du concours de programmation informatique Arabe et Afrique édition 2018 s’est déroulée dimanche 11 novembre dernier. Les candidats de la zone Afrique de l’Ouest ont passé leur test à Cotonou dans les locaux de Malcom Technologies Bénin, facilitateur et organisateur dudit concours.

« Nous devons batailler pour rehausser le niveau de nos étudiants. Le travail, rien que le travail, avec l’implication des enseignants, des autorités universitaires et des autorités politico-administratives. Mapcom Group s’engage aux côtés des universités pour que nous ne soyons pas en marge de ce cadre », a déclaré le président du comité d’organisation du concours sous-régional, Prosper Gnimadi, au terme du verdict. Il annonce déjà que pour la prochaine édition, les compétitions nationales vont commencer tôt, dès février prochain.
En effet, 20 équipes venues du Bénin, du Niger et du Nigéria ont pris part au concours sous-régional de programmation informatique. C’est une compétition qui offre beaucoup d’avantages aux étudiants dans le domaine informatique. Une initiative qui a démarré depuis 2008, mais à l’époque, les pays de l’Afrique de l’Ouest qui y participaient étaient reliés à la zone Afrique du Sud, une position désavantageuse. C’est grâce au leadership de Mapcom Group qu’il a été ouvert un site au Bénin pour l’espace Afrique de l’Ouest, qui est désormais relié à la zone Arabe. Dix pays de l’Afrique de l’Ouest sont dans ce nouveau réseau. Il s’agit du Bénin, du Togo, du Niger, du Burkina Faso, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Mali, de la Guinée, du Ghana et du Nigeria. Pour des questions de calendrier universitaire, les équipes du Sénégal, du Burkina Faso et du Togo n’ont pas pu effectuer le déplacement pour la présente édition.

Faire davantage d’effort

Pour la zone Afrique de l’Ouest, la première équipe au concours sous-régional de programmation informatique est « Require» (’’good grsp’’) de l’Institut de mathématiques et de sciences physiques (Imsp) de Dangbo qui a résolu 2 problèmes sur 12. Mais aucune équipe de la zone n’a pu résoudre 5 problèmes pour pouvoir être retenue pour la finale mondiale. Une finale qui aura lieu à Porto au Portugal du 31 mars au 4 avril 2019. La première équipe de toute la région Arabe Afrique (Radio Active) vient de l’Egypte avec 9 problèmes résolus. « Nous retenons donc que nous continuerons de travailler car le niveau auquel les étudiants se sont exercés lors de cette demi-finale est très élevé. Les universités des pays arabes ont compris très tôt et c’est pourquoi ils occupent de plus en plus le marché de l’emploi des Tics », fait savoir le président du comité d’organisation du concours sous-régional, Prosper Gnimadi. Il poursuit: « Nous avons insisté pour qu’un site soit ouvert dans l’espace Afrique de l’Ouest parce que cette zone est souvent considérée comme une zone de paresseux. Nous devons tout faire pour rendre l’Afrique de l’Ouest fière. Concourir et montrer de quoi nous sommes
capables, l’enjeu est de taille », a expliqué Prosper Gnimadi.

Société 15 nov. 2018


Maladie de la dépression au Bénin: Un mal incompris

Dans l’imaginaire collectif béninois, elle ne saurait être répertoriée comme maladie. La dépression, ceux qui prennent soin d’en parler sont simplement persiflés. Pourtant, la dépression, sous ses airs de maladie inoffensive, est dangereuse.

« Tu as juste besoin de prendre un peu d’air », « Ça te passera », « Tu es rassasié ! », « C’est une maladie de blancs »…Autant de refrains désobligeants que la société africaine et plus particulièrement béninoise chante et rechante aux oreilles des personnes atteintes de maladies mentales. La dépression, une parmi les nombreuses qui existent, souffre réellement de son incompréhension. La perception de la société sur la dépression contribue plus à isoler les personnes atteintes qu’autre chose. Levis, étudiant à l’Enam témoigne d’un cas dont il a eu connaissance. 

« En classe de Terminale, j’avais un ami chez qui j’ai observé, à une certaine période, une totale perte d’intérêt pour les choses sociales usuelles. Plutôt sociable d’habitude, durant des semaines, il a commencé à être très réservé et solitaire. Ses notes ont totalement dégringolé au fil du temps et il a perdu du poids, car il ne mangeait presque plus. Plus tard, nous avons appris, de sources proches de sa famille, qu’il était en début de dépression. C’était lié principalement au fort stress de la Terminale ».
La dépression, selon le psychologue Donald Togbé, de façon souple, est un trouble d’humeur ou de comportement. Elle se caractérise par un certain nombre de symptômes. Ces derniers sont non influencés par les circonstances, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas déclenchés par un évènement extérieur. Perte d’humeur, tristesse, perte d’intérêt, pensées suicidaires, troubles de sommeil, et ralentissement ou agitation psychomotrice (la psychomotricité regroupe les fonctions motrices qui sont en lien direct ou indirect avec la pensée, la psychologie et les fonctions cérébrales), en sont les manifestations principales. Notre société n’arrive toujours pas à considérer la dépression comme une maladie. « Nous sommes une société qui n’accepte pas trop la faiblesse, encore moins lorsque cette faiblesse vient d’une source comme le psychologique ou les émotions. Les gens ont souvent l’impression que les personnes dépressives exagèrent ou que le problème qu’ils appellent dépression n’existe pas vraiment », explique Caren Ganyé, docteur en sociologie. La dépression n’est pas une maladie classique avec des manifestations physiques. Une personne dépressive peut paraître bien portante. Cet aspect de la maladie n’aide pas du tout les personnes atteintes. «Un individu dira qu’il se sent dépressif, et l’on pensera qu’il n’a pas assez de soucis, c’est parce qu’il a déjà trop mangé et est rassasié qu’il a le temps de dire qu’il est dépressif », développe le docteur en sociologie. Cette maladie ne présente pas de « plaies, blessures ou encore des organes qui seraient directement touchés comme dans le cas du cancer ou d’autres maladies». Eu égard à toutes ces considérations, cette maladie peut paraître moins importante que d’autres.

Une approche préjudiciable

Des éléments sociologiques peuvent expliquer cette tendance. En effet, l’histoire de nos sociétés est celle de sociétés ancrées dans l’imaginaire du « dur labeur et la force champêtre.» Il est donc difficile de concevoir que ces mêmes personnes, supposées être fortes, puissent se laisser guider par leurs problèmes psychologiques. Encore, la société béninoise est fondamentalement théiste et croient fortement aux mythes et totems.  La dépression peut être vue comme un envoûtement des suites de transgression d’un interdit ou encore d’un mauvais sort, à en croire la sociologue. On peut aussi voir cela comme un manque de rites initiatiques nécessaires au cours de la vie de ceux qui sont atteints de la maladie, ajoute-t-elle. Une dernière réflexion, cette fois vraiment poussée, voit « la dépression comme une théâtralisation, le tissu social ici ne se reconnaît pas coupable d’avoir créé de la dépression chez ses acteurs ». Ainsi, une personne se dira dépressive et l’on pensera à une mise en scène capricieuse de celle-ci.
Cette perception des choses dénie à la dépression le statut de maladie au même titre que les autres maladies. « Abordée dans une approche biomédicale, elle peut amener le malade à penser qu’il ne souffre pas d’une maladie réelle, celle-ci n’étant pas comprise par les autres », analyse Dr Caren Ganyé. La personne dépressive peut en arriver à voir son intégrité mentale détériorée également du fait qu’il ne se voit pas reconnaître un statut de malade par la société. Autre aspect dangereux, le fait que la société banalise la maladie et ne prend pas au sérieux des symptômes graves, comme ceux suicidaires, par exemple.

Un problème de mentalités

Il faudrait déjà que notre société puisse accepter la maladie comme toute aussi dangereuse que les autres maladies, du fait des comportements fâcheux qu’elle peut entraîner. Caren Ganyé préconise de sensibiliser les différentes sensibités en montrant des cas d’études et des témoignages de malades qui ont, non seulement souffert de cela, mais aussi fait souffrir le tissu social environnant. Pour ce faire, il convient d’accentuer la recherche sur les déterminants sociaux ou les vécus de la dépression. Cela pourrait « aider à légitimer un discours sur la place grandissante que cette maladie prend dans la société », et c’est la raison pour laquelle, il faut déconstruire les a priori de la société. L’expérience a montré que la perception d’une maladie dans les esprits pouvait changer ou évoluer au fil du temps. Le docteur en sociologie fait le rapprochement avec le cas de la poliomyélite. « Cette maladie était autrefois crainte de tous. Aujourd’hui, avec le vaccin, les perceptions sur la maladie ont changé », souligne-t-il. Les perceptions de la maladie pourraient donc changer au fil du temps, en fonction du travail de recherche, de sensibilisation et d’information qui sera fait auprès des populations, étaye-t-elle. Mais, il ne s’agit pas non plus d’une épreuve à sens unique. « On ne peut traiter ou accompagner que celui qui se reconnaît malade », affirme le psychologue Donald Togbé. Il faudra donc autour du sujet,« une vulgarisation continue de l’information par le biais des médias », poursuit-il. Il y a plus de personnes psychologiquement instables dans notre société qu’il peut en avoir dans les centres psychiatriques. Il s’agit là de malades qui s’ignorent.

Santé 24 oct. 2018


Préparation d’un sommet extraordinaire de l’Union africaine: Le menu étudié au Bénin

Le président de l’Union africaine, le Tchadien Moussa F. Mahamat, à la tête d’une délégation, a rencontré des membres du gouvernement, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, ce lundi 22 octobre, à Cotonou. Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre des préparatifs d’un sommet extraordinaire de l’union en novembre prochain, a été une occasion pour faire une consultation sur les points à l’ordre du jour de ce sommet.

La zone de libre échange en cours de création à l’Union africaine, la création d’un marché unique en matière de transport aérien, puis la situation de la paix et de la sécurité en Afrique. Ce sont les trois chantiers en cours au niveau de l’Union africaine qui seront débattus lors d’un sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernements de l’union qui se tiendra en novembre prochain. En prélude à ce sommet, le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa F. Mahamat, à la tête d’une délégation, est venu faire des consultations au Bénin afin de recueillir les appréciations des autorités béninoises. Après un tête-à-tête avec le chef de l’Etat dans la matinée d’hier, la délégation a rencontré une délégation gouvernementale composée des trois ministres concernés par les trois domaines et conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Il s’agit du ministre en charge de l’Intérieur, Sacca Lafia, du ministre en charge des Transports, Alassane
Séidou, et du ministre en charge du Commerce, Serge Ahissou.
Au cours la rencontre, le chef de la diplomatie béninoise a fait le point des réformes en cours au Bénin dans les trois domaines visés, avant d’affirmer que son pays est pro-Union africaine.
En effet, au niveau de la zone de libre échange en création, le ministre béninois des Affaires étrangères a déclaré que si le Bénin n’a pas encore signé la Convention de création, il a signé la déclaration avec les autres pays. Et concernant le commerce, il annonce que le Bénin est en train de prendre des dispositions avec le Nigeria pour des accords devant favoriser les échanges entre les deux pays. Pour ce qui est du marché unique en matière de transport aérien, des réformes, explique-t-il, ont été engagées dans ce sens.
Dans le domaine de la paix et de la sécurité, Aurélien
Agbénonci souligne que le Bénin a autorisé l’entrée sur son territoire sans visa des ressortissants de certains pays africains. Depuis lors, aucun criminel n’est encore enregistré, se réjouit-il. Mais, le Bénin, selon lui, a pris des dispositions législatives pour éviter certaines dérives.

Le Bénin, un pays modèle

« Quand on parle de libre circulation des personnes et des biens, le Bénin est à citer en exemple depuis des décennies », déclare le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa F. Mahamat, qui rappelle que c’est depuis 1982 qu’il connaît le pays en la matière pour y avoir vécu. L’Ua a lancé plusieurs chantiers en 2018 dont celui de la création de la zone de libre échange. 47 pays, explique-t-il, ont déjà signé la convention. « C’est un processus qui est en cours et qui va de l’avant », dit-il, avant de souligner que la libre circulation des personnes et des biens est une volonté des peuples africains.
Pour ce qui concerne le marché unique en matière de transport aérien, le projet suit son cours. Mais au-delà de ce chantier, le président de la Commission de l’Union africaine annonce que compte tenu de l’évolution de la population africaine, il est prévu des projets de construction et d’aménagement de routes et de chemins de fer pour faciliter le déplacement des populations d’un pays à un autre.
Le troisième chantier est celui de la paix et de la sécurité en Afrique. Ici, Moussa F. Mahamat a fait le point de la situation et des actions menées par l’union et du niveau du Mali, de la Lybie et du Sahel ; puis dans la région du Soudan du Sud. En la matière, estime-t-il, l’Afrique doit prendre en charge sa sécurité.
« Les trois chantiers marquent un début de l’intégration africaine », a dit le président de la Commission de l’Ua qui se réjouit de l’engagement du président de la République Patrice Talon qui lui a donné des conseils à cet effet. Et le sommet extraordinaire abordera ces questions qui sont cruciales pour l’Afrique et son peuple ?

Actualités 23 oct. 2018


Audience à la Cour constitutionnelle: 4 délégations au cabinet de Joseph Djogbénou
[caption id="attachment_31132" align="alignnone" width="1024"]Constantin AMOUSSOU reçu par Joseph DHOGBENOU [/caption]

Le président de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou a reçu en audience, hier mercredi 17 octobre, quatre délégations. Au nombre des associations et organisations reçues, le gouvernement des jeunes, l'Ong Wildaf-Bénin, la Coalition des défenseurs des droits de l'Homme Bénin et l'association des artisans du Zou.

Il y a deux ans, le gouvernement des jeunes est né sous le parrainage du professeur Joseph Djogbénou. Après deux ans de "fonction", le président en exercice du gouvernement des jeunes, Constantin Amoussou, a cru nécessaire de faire le point de leurs activités à leur parrain, le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou qui a reçu en audience une délégation dudit gouvernement. Au sortir d'audience, son président Constantin Amoussou a expliqué qu'il était de bon ton de faire le bilan de leurs activités auprès de leur parrain après deux ans. A l'en croire, la délégation a également abordé avec l'autorité l'actualité sociopolitique. Au terme de leurs échanges, Constantin Amoussou dit avoir encouragé le président de la Haute juridiction tout en l'exhortant à des décisions favorisant la paix et la cohésion sociales ainsi que l'intérêt général. 

Avec la deuxième délégation, conduite par la coordonnatrice sortante de l'Ong Wildaf-Bénin, Me Huguette Bokpè, il a été question de plaidoyers pour les droits de la femme et des enfants. "Nous avons sollicité un appui du président de la Cour constitutionnelle afin qu'il nous accompagne dans un autre plaidoyer pour que soient publiés au journal officiel, des instruments juridiques qui sont pour nous, des outils de lutte en ce qui concerne les pratiques traditionnelles néfastes à l'encontre des femmes et des enfants", a expliqué Me Huguette Bokpè. Au titre de ces instruments juridiques, elle a cité la Convention des Nations unies sur l'élimination de toutes les formes de discriminations faites aux femmes, le Protocole de Maputo et la Charte africaine des droits et du bien-être des enfants. "Nous avons la mission de lutter contre les pratiques néfastes, le mariage précoce et la mutilation génitale qui persistent dans certaines communes, en l'occurrence du Nord du Bénin", a ajouté Me Huguette Bokpè. Il était opportun, selon elle, de solliciter l'appui du président de la Haute juridiction pour la publication de ces textes, car c'est une formalité nécessaire à leur opposabilité devant les citoyens. Cette délégation faite de femmes leaders a également partagé avec le président Joseph Djogbénou quelques réflexions pour la prise en compte du principe constitutionnel de l'égalité des sexes dans les instruments juridiques dont la Cour est amenée à vérifier la conformité.
Conduite par son président Serge Prince Agbodjan, une délégation de la Coalition des défenseurs des droits humains Bénin a aussi échangé avec le professeur Joseph Djogbénou. Le bilan de leurs activités notamment les démarches entreprises pour l'adoption d'une loi portant protection et promotion des défenseurs des droits humains au Bénin, sont les sujets abordés. Le président de la Cour constitutionnelle a également reçu en audience une délégation des artisans du Zou, conduite par Cyprien Agossounon, venue présenter quelques doléances au président de l'institution.

Actualités 18 oct. 2018


Mécanisme de lutte contre la famine: Une innovation contre une tragédie mondiale

Face à l’insécurité alimentaire chronique qui menace la planète, la Banque mondiale, l’Onu, la Croix-Rouge international et autres organisations lancent un partenariat novateur pour mieux lutter contre la famine. Dénommé Famine action mechanism (Fam), ce partenariat vise à prévenir la faim dans le monde.

Le Mécanisme de lutte contre la famine (Fam), initiative de la Banque mondiale, de l’Organisation des Nations unies (Onu) et de la Croix-Rouge internationale est soutenue par les géants du numérique à savoir Microsoft Corp, Google et Amazon Web Services (Aws). Il s’agit d’une démarche préventive qui combine la haute technologie, un financement rapide et une collaboration étroite sur le terrain. Il va déployer toutes les ressources pour protéger les plus pauvres et les plus vulnérables, en recentrant l’attention collective sur les millions de personnes qui vivent en situation d’insécurité alimentaire chronique. Ainsi se résume la vision qui sous-tend la création de ce partenariat mondial sans précédent pour prévenir les famines.
La riposte à ces fléaux, qui intervient souvent lorsque de nombreuses vies ont déjà été perdues, est en effet trop tardive et fort onéreuse, soutiennent les initiateurs. Le nouveau dispositif entend y remédier en s’attachant à anticiper les famines, à s’y préparer et à intervenir rapidement, soit autant de mesures qui peuvent sauver davantage de vies et réduire les coûts humanitaires de près de 30 %. L’initiative utilisera le pouvoir prédictif des données pour débloquer des fonds, grâce à des instruments de financement appropriés.
« Le fait que des millions de personnes, dont de nombreux enfants, souffrent encore de malnutrition sévère et de la faim au XXIe siècle est une tragédie mondiale », a déclaré le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. Il a affirmé par ailleurs : « Nous créons une coalition mondiale sans précédent pour dire "plus jamais ça" ». A en croire ses géniteurs, le Fam soutiendra des investissements qui s’attaquent aux causes profondes d’une famine dès les premiers signes avant-coureurs. Il aidera à développer des moyens de subsistance, des filets de sécurité et des mécanismes d’adaptation pour les plus vulnérables. La Banque mondiale, qui a investi près de 3 milliards de dollars par an dans des initiatives en faveur de la sécurité alimentaire au cours de la dernière décennie, va s’employer à rechercher de nouveaux moyens d’accroître ces investissements dans le cadre de ses futurs projets et programmes, renseigne-t-on.
Les données de la Banque mondiale révèlent qu’en 2017, plus de 20 millions de personnes dans le Nord-est du Nigeria, en Somalie, au Soudan du Sud et au Yémen ont été confrontées à la famine ou à une situation proche de la famine sous l’effet conjugué des conflits, de la pauvreté, du changement climatique ainsi que du prix des denrées alimentaires. Ces facteurs persistent dans de nombreuses régions du monde, et risquent d’anéantir les acquis du développement durement obtenus dans les pays en situation de pauvreté chronique. Aujourd’hui, 124 millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire critique et ne pourront survivre sans une aide humanitaire d’urgence. Plus de la moitié d’entre elles vivent dans des zones de conflit, selon la même source. « Le Mécanisme de lutte contre la famine (Fam) est un nouvel outil important qui aidera à prédire et donc à prévenir l’insécurité alimentaire et la famine avant qu’elles n’aient une chance de s’installer. La prévention des crises sauve des vies. Avec ce dispositif, nous renouvelons notre engagement à éradiquer la famine et l’insécurité alimentaire aiguë », a déclaré le secrétaire général de l’ONU, António Guterres?

Actualités 17 oct. 2018


Maladies tropicales négligées: Un pas pour diminuer le fardeau de la souffrance
[caption id="attachment_31109" align="alignnone" width="1024"]Les Mtn sont particulièrement invalidantes..[/caption]

Les organisations de la société civile à travers l’espace francophone, le 5 septembre dernier, ont adressé une lettre ouverte aux chefs d’État et de gouvernement des États membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour l'adoption d'une résolution sur les maladies tropicales négligées (MTN). Chose faite, au terme du XVIIe Sommet de l’OIF.

«Promouvoir et renforcer la lutte contre les maladies tropicales négligées dans l’espace francophone; intégrer davantage la lutte contre les maladies tropicales négligées dans le cadre de plans nationaux de couverture de santé universelle, notamment à travers la mobilisation des ressources financières, les investissements dans les infrastructures et les ressources humaines ; promouvoir les partenariats, au sein de l’espace francophone, entre les pays endémiques, les pays donateurs, les pôles de recherches académiques, la société civile et le secteur privé ainsi que tous les acteurs intéressés. Ce sont, entre autres, les résolutions prises par les dirigeants en vue du contrôle et de l’élimination des maladies tropicales négligées, lors du XVIIe Sommet de la Francophonie. Cette disposition n’est pas sans rappeler le thème dudit Sommet, à savoir : « Vivre ensemble dans la solidarité, le partage des valeurs humanistes et le respect de la diversité : source de paix et de prospérité pour l’espace francophone ».

Quid ?

Les maladies tropicales négligées comprennent des maladies telles que la trypanosomiase humaine africaine (maladie du sommeil), la lèpre, les helminthiases (vers intestinaux), la leishmaniose viscérale, le trachome, la filariose lymphatique et la schistosomiase (bilharziose)…Ces maladies sont d’autant nocives qu’elles touchent les communautés les plus pauvres, les plus marginalisées et les plus éloignées du monde. Elles représentent à la fois une cause et une conséquence de la pauvreté car elles prospèrent dans les milieux où l'accès à l'eau potable, à l'assainissement et aux services de santé est limité. Et de ce fait, leur impact sur les individus et les communautés peut être dévastateur. Beaucoup d'entre elles provoquent de graves défigurations et des handicaps et ont une incidence sur l'espérance de vie, l'éducation ainsi que les perspectives économiques des personnes touchées et des communautés dans lesquelles elles vivent.

Risque étendu

Parmi les 1,5 milliard de personnes autour du monde qui sont à risque d’au moins une de ces maladies, un grand nombre se trouve dans des pays francophones en Afrique, en Asie, en Europe du Sud et dans les Caraïbes. Des 26 pays de l’OIF en Afrique subsaharienne, où le fardeau des MTN est particulièrement lourd, plus que 200 millions de personnes, ou à peu près deux sur trois individus, sont à risque d’en contracter une.
Aussi, en réponse à la sollicitation des ONG les y exhortant, les chefs d’Etat et de gouvernement ont-ils pris des engagements, au terme du XVIIe Sommet de l’OIF le 12 octobre dernier. Ils visent à inciter les États membres à promouvoir et renforcer la lutte contre les MTN dans la communauté francophone, en prenant des mesures pour contrôler et éliminer les MTN en accord avec les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et les bonnes pratiques internationales.
Ces engagements font des MTN désormais une priorité clé pour l’OIF, et s’inscrivent dans la même perspective que l’Objectif de développement durable 3.3, ciblant l’élimination des MTN avant 2030. C’est incontestablement un marqueur du progrès mondial vers la couverture universelle des soins de santé, surtout en ce qui concerne l’accès équitable aux services de santé, en assurant que personne n’est laissé pour compte. Ces pays peuvent compter sur des financements structurants de la Belgique et de la France qui ont priorisé l’élimination des MTN au sein de leurs politiques de santé étrangères. De même que de l’appui de laboratoires tels que Drugs for Neglected Diseases initiative (DNDi) ou l’Institut Pasteur, des instituts de recherche basés dans des pays francophones et chefs de file dans le développement des nouveaux médicaments, vaccins et dépistages pour les MTN. La coopération au sein de l’espace francophone permettrait d’offrir les soins curatifs et préventifs disponibles à tous les patients et les personnes à risque, et de mener les activités de recherche indispensables à ce secteur défavorisé de la santé mondiale, » a mentionné le Dr Yao Sodahlon, directeur du Programme de Dons de Mectizan.

Aller plus loin

En dépit du progrès scientifique et technologique au cours des cinq dernières années, il est avéré que des investissements soutenus en innovation et en technologie, davantage d’engagements de la part des gouvernements et des compagnies pharmaceutiques et une volonté politique forte et soutenue, sont nécessaires, afin d’assurer que toutes les communautés sont libérées de ces maladies. Il est heureux que le XVIIe sommet ait jugé opportun de prioriser l’objectif d’élimination des MTN dans les pays francophones, dans le prolongement de la résolution « Investir dans le secteur de la santé pour soutenir la croissance partagée dans l’espace francophone» adoptée à la XVIe Conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage à Antananarivo (Madagascar), les 26 et 27 novembre 2016.
L’engagement pour plus d’actions est indispensable, car les maladies tropicales négligées entrainent des souffrances telles que le trachome cécitant, principale cause de cécité infectieuse dans le monde, ou encore la maladie du sommeil, une infection parasitaire potentiellement mortelle qui peut atteindre le système nerveux central, provoquant des troubles psychiatriques chez ses victimes. Malgré qu’elles soient moins connues que la malaria ou l’Ebola, ces maladies entraînent la défiguration et l’incapacité, enfermant ainsi 1,5 milliard de personnes dans le monde dans un cercle vicieux de pauvreté. Les MTN empêchent, par ailleurs, les parents de travailler et les enfants d'aller à l'école. Aussi, Thoko Pooley, directrice de Uniting to Combat NTDs, un groupe d'organisations engagées dans la réalisation de l'objectif de l'OMS pour 2020, visant à contrôler et à éliminer dix maladies tropicales négligées, pense-t-elle que «L’adoption de cette résolution représente un grand pas pour les dirigeants francophones et les met devant une grande responsabilité d’éliminer définitivement les MTN ». L’élimination passe par la recherche sur les MTN, tant à l'échelle nationale qu'à l'échelle de la Francophonie. Elle ne peut prospérer que si les MTN font partie des stratégies de santé nationales prioritaires et que des efforts pour les combattre sont financés de façon appropriée à travers un budget dédié. Les pays doivent donc faire avancer la couverture de santé universelle à travers le renforcement des systèmes de santé afin de donner des services de santé de qualité et en priorisant l’accès des populations à risque. Mais encore faut-il rendre partout disponibles l’eau potable et les services d’assainissement et d’hygiène, qui sont essentiels pour la prévention et la gestion des MTN.

Société 16 oct. 2018


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