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L’ouvrage "Vincent Codjo Djossou, une vie consacrée à Dieu" peut être assimilée aux mémoires de son auteur. Chirurgien-dentiste à la retraite, l’auteur laisse découvrir son parcours, mais surtout sa foi qui lui vaut de consacrer toute sa vie d’après fonctionnaire à l’avancement de l’œuvre de Dieu.
Vincent Codjo Djossou est-il un exemple de réussite au plan professionnel ? Un modèle de vie ? Autant de questions qu’on pourrait se poser à l’idée de savoir que Vincent Codjo Djossou a publié une œuvre autobiographique dans la collection intitulée "Bio le repère" aux éditions Wéziza. "Vincent Codjo Djossou, une vie consacrée à Dieu" est un ouvrage de 138 pages présentant différents aspects de la vie de cet homme qui pour beaucoup, « est un exemple aussi bien au plan professionnel que social ».
Dans la première partie du livre intitulé "Du chirurgien-dentiste au professeur assistant d’odontologie", l’auteur laisse lire une bonne partie de sa vie professionnelle. Il en a profité pour mettre en lumière de nombreuses interrogations qui subsistent encore quant aux études au Bénin (ex-Dahomey), mais aussi en France. L’Hexagone a-t-il de justes raisons de faire rêver les jeunes Africains? Quid des Dahoméens et plus généralement des noirs africains francophones qui y étaient bien accueillis, surtout s’ils débarquaient avec un bon bagage intellectuel ? Autant de préoccupations abordées par l’auteur dans cette première partie, du haut de son expérience et de son parcours. Puis, dans la deuxième titrée "Les expériences professionnelles et les postes occupés", il y détaille bien de révélations sur son cursus exceptionnel de professeur. Bien d’autres notes et statistiques sont à lire dans cette partie de l’ouvrage.
Difficile de dire pourquoi l’auteur a préféré se laisser découvrir en activité et en fonction avant d’introduire dans la troisième partie de son livre, "Une enfance entre Lomé, Grand-Popo et Porto-Novo". Le lecteur part ainsi à sa rencontre, non plus comme l’homme accompli, mais comme l’enfant qui, entre sourire et soupir, est parvenu à se forger un destin. La force de la providence en a été pour beaucoup dans ce pan de sa vie et il se laisse y aller de sa plus belle plume.
Vincent Codjo Djossou parachève sa biographie par une dernière partie intitulée "Réflexion sur certains sujets de la vie". Et réflexions, il en a été question dans cette partie de l’ouvrage qui a permis à l’auteur d’accoucher noir sur blanc, bien de pensées et d’idées qui édifieront plus d’un. In fine, l’ouvrage est vu comme un outil d'élévation dans la vie, mais aussi une source d'inspiration pour éteindre les doutes, surmonter les obstacles, donner corps et vie à ses rêves et donc affronter toutes les péripéties pour parvenir au sommet de son art. Le non moins édifiant parcours de Vincent Codjo Djossou se laisse en tout cas lire entre les lignes de son livre et le lire permettra de chercher, ou mieux, sonder sa propre voie dans la voie de Dieu.
Il faut rappeler que Vincent Codjo Djossou est né à Grand-Popo en 1933. Il est le premier professeur d’odontologie du Bénin. Après son baccalauréat au lycée Victor Ballot, il a poursuivi ses études pour devenir chirurgien-dentiste puis professeur d’odontologie. Admis à faire valoir ses droits à la retraite, il consacre aujourd’hui toute sa vie à Dieu.
Dieudonné Lokossou, ancien secrétaire général du Syndicat des travailleurs de la Sonacop (Syntra-Sonacop) et ancien secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin) [/caption]Dieudonné Lokossou, ancien secrétaire général du Syndicat des travailleurs de la Sonacop (Syntra-Sonacop) et ancien secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin) se prononce ici sur l’encadrement récent du droit de grève adopté par le Parlement. Estimant que c’est une mauvaise innovation, il conseille d’éviter de tricher avec le peuple.
La Nation : L’actualité syndicale est marquée par la prise d'une loi qui encadre le droit de grève au Bénin. Si cette loi est promulguée en l’état, les travailleurs n’auront droit qu’à dix jours de grève par an. Quel commentaire faites-vous à propos de cette innovation ?
Dieudonné Lokossou : Depuis que j’ai eu le privilège d’avoir dirigé la Confédération des syndicats autonomes du Bénin [ndlr : Csa-Bénin], nous n’avions rien obtenu comme avantages matériels ou financiers pour les travailleurs sans une motion de grève. Aucun gouvernement spontanément ne se lève à travers peut-être la fête du 1er mai ou du 1er août pour dire « compte tenu de la cherté de la vie nous relevons le niveau de salaire des travailleurs de la fonction publique et des secteurs parapublic et privé ».
Quand nous prenons le Smig [ndlr : Salaire minimum interprofessionnel garanti] qui est à 40 000 francs Cfa aujourd’hui, c’est largement dépassé. Quelqu’un qui est à ce salaire vit dans la misère.
Maintenant, les grèves n’ont pas été faites sans que le gouvernement ne soit averti. Chacun doit jouer sa partition ! Je crois que sur ce terrain-là, la grève est professionnelle. Il n’y a pas de grève politique. Mais, on trouve toujours une main invisible derrière, comme si les gens avaient un don d’ubiquité.
On ne peut pas accuser les travailleurs de ce qu’ils font grève. La grève a une cause, et ce n’est pas seulement des causes financières. Il y a des grèves qui n’ont pas des incidences financières.
Donc, moi en tant qu’ancien secrétaire général, même si certains pensent que nous sommes dépassés et qu’il faut changer de paradigme, je soutiens que les députés sont allés trop loin pour faire plaisir au gouvernement. Et ensuite la manière dont ils ont procédé. Ils n’ont pas eu le courage d’appeler les acteurs sociaux, les syndicalistes pour échanger avec eux sur le sujet. Donc, c’est une décision unilatérale. Je pense qu’ils n’ont pas trouvé la formule. On aurait dû laisser et négocier et discuter.
Dans ces conditions, quelles sont les perspectives qui s’offrent aujourd’hui au mouvement syndical béninois ?
Ce qui est sûr, les lois sociales ne sont pas des lois statiques. Elles sont évolutives. Aussi, une loi sociale doit tenir compte des acquis. Donc, je suis confiant. Il faut toujours espérer. Une loi qui est votée aujourd’hui, peut être révisée dans 10 ou 15 ans. Compte tenu de la situation, les gens peuvent revenir là-dessus. La preuve, la Cour constitutionnelle a pris des décisions, et lorsqu’une nouvelle cour a été installée, il y a eu revirement jurisprudentiel.
Quel est votre regard sur l’usage de la grève ces dernières années au Bénin?
Quand on fait une comptabilité macabre, on peut dire qu’il y a une exagération des grèves. Mais, tous les régimes ont connu des grèves. Il y a même des grèves qui ont fait chuter le président en 1989 au Bénin! La grève c’est l’arme fatale, et il faut l’utiliser avec discernement. C’est le dernier recours.
Mais, lorsque vous déposez une motion, il y a des étapes: avertissement, sit-in, et on commence l’exécution des grèves graduellement. On ne se lève pas pour dire qu’on a décrété une grève illimitée. La gestion d’une grève n’est pas facile pour le secrétaire général d'un syndicat. Ce n’est pas avec plaisir que les gens font des mouvements. Je pense que la responsabilité du gouvernement est beaucoup plus grande que celle des travailleurs.
Avez-vous l’impression qu’au Bénin, les différentes étapes que vous avez citées plus tôt soient toujours respectées avant le déclenchement d’une grève ?
D’abord, il existe des structures dans le pays qui prônent le dialogue social. Il y a le Conseil national du travail, la grande Commission mixte paritaire qui réunit le gouvernement et les centrales, et actuellement le Conseil du dialogue social, dont j’ai eu l’honneur de signer les clauses avant de passer la main. Mais, est-ce que le gouvernement respecte lui-même ses engagements ? Non ! C’est une question de crédibilité et de confiance. Depuis bientôt trois ans, les travailleurs n’ont pas vu leurs conditions s’améliorer de façon visible. Si les enseignants n’avaient pas fait ce mouvement-là, auraient-ils eu ce qu’on leur a octroyé avant la rentrée ? Il faut faire avec.
Les gens respectent les textes qui régissent les mouvements de grève. Aucune grève n’est improvisée. C’est la manière de négocier qui compte. Si le gouvernement négocie mal une crise, cela ne peut que perdurer. Je ne dis pas qu’il faille tout donner. On ne peut même pas tout donner. L’État a des ressources limitées. Si les peines ne sont pas équitablement partagées, il y a problème. S’il y a une minorité qui est bien traitée et la majorité est laissée pour compte, il ne peut pas avoir la paix sociale.
Que pensez-vous de la division qui a régné entre les confédérations à l’origine du déclin du mouvement de grève entre avril et mai dernier ?
On peut être ensemble et ne pas dire les mêmes choses. Cela dépend de la base sur laquelle les confédérations sont parties. Il faut aussi tenir compte de l’autonomie organisationnelle de chaque confédération. J’ai, en tant qu’ancien secrétaire général, regretté cette division. Mais, le mouvement syndical n’est pas linéaire. Il peut y avoir par moments des contradictions internes et avec la bonne volonté des uns et des autres, on peut revenir à la normale.
Cette situation n’a pas arrangé les confédérations, encore moins les travailleurs, parce que c’est ensemble qu’on est fort.
Moi, je souhaite pour mon pays la paix, mais tout le monde doit y contribuer.
Photo de famille [/caption]Le comité d’organisation du bicentenaire d’intronisation du roi Guézo et plusieurs autres délégations ont été reçus en audience, ce mercredi 26 septembre, par la présidente de la Haute cour de Justice, Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué, au siège de la Haute juridiction à Porto-Novo.
1818-2018. Cela fait 200 ans que le roi Guézo qui a rejoint ses aïeux en 1858, a accédé au trône du Dahomey actuel Bénin. Certains fils et filles du pays ont décidé de ne pas passer sous silence ce bicentenaire. Ils ont pris l’initiative de célébrer l’évènement pour honorer l’illustre roi qui a marqué durant son règne de 1858-1858 l’histoire du Bénin et même au-delà des frontières. Les festivités sont prévues pour avoir lieu du 3 au 17 novembre prochain. Elles se dérouleront dans plusieurs villes du Bénin notamment Abomey, Cotonou, Porto-Novo et Parakou à la dimension du règne de ce héros national. Une délégation du comité d’organisation était ce mercredi 26 septembre, en audience à la Haute cour de Justice. Elle est allée annoncer l’évènement à la présidente Cécile Marie-José Zinzindohoué. Selon le président du comité d’organisation, Dah Guézo Yamongbè Miminvo, cette célébration était au départ prévue pour être organisée seulement cette année. Mais il a été décidé par la suite de célébrer également cette fête en 2019 et 2020. Le président du comité d’organisation annonce l’apothéose de la célébration pour 2021 qui coïncidera, espère-t-il, avec l’achèvement des travaux de réfection de certains musées et palais royaux par le gouvernement. L’édition de 2021 connaîtra la participation de plusieurs délégations étrangères dont des Chinois, des Américains et des Européens, informe Dah Guézo Yamongbè Miminvo. Le programme de la fête a été surtout redimensionné, surtout au regard de ce qu’a été le roi Guézo pour le Bénin et même au-delà des frontières béninoises. « Chacun se retrouve un peu à travers l’évocation du roi Guézo. On ne peut pas fêter Guézo en si peu de temps. La fête aura lieu cette année, mais également en 2019, 2020 et 2021 », insiste le président du comité d’organisation qui se réjouit de la promesse faite à sa délégation par la présidente Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué qui a promis apporter son appui pour la réussite de la fête en novembre prochain.
Mais avant ces échanges, la présidente de la Haute cour de Justice a également reçu, en audience ce mercredi, une délégation de l’Association des anciennes et anciens élèves du Lycée Toffa 1er de Porto-Novo « La Gazelle ». Pour Victorine Kémonou Djitrinou, vice-présidente de cette association créée le 30 juin dernier, sa délégation est allée présenter l’organisation et ses objectifs à la présidente Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué qui est aussi une ancienne élève de ce Lycée des jeunes filles. Cette visite marque le début d’une série qu’entreprend l’association pour aller à la rencontre de tous ceux qui ont fréquenté le Lycée Toffa 1er et qui sont en mesure de les aider à réhabiliter le lycée aujourd’hui dans un état de délabrement avancé.
La présidente de la Haute cour de Justice a également reçu en audience le préfet du département de l’Ouémé. Joachim Apithy est allé faire ses civilités à Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué et l’encourager dans ses nouvelles charges pour le rayonnement de cette institution.
Le Président de la Cour constitutionnelle[/caption]La Cour constitutionnelle a connu de cinq dossiers lors de son audience mardi 25 septembre dernier. Les requérants ont, pour la plupart, l’ont saisie en estimant qu’ils ont été lésés dans leurs droits. Après avoir examiné leurs requêtes dans le fond et la forme, la Cour a rendu des décisions qui déboutent les plaignants.
« Il n’y a pas violation de de la Constitution », c’est la même décision qui a sanctionné les requêtes respectives des sieurs Matine Alassane et Karl-Charles Djimandja. Le premier, Matine Alassane, par requête en date à Cotonou du 10 avril dernier, a formé un recours en demande de réparation d’une injustice. Il expose que courant 2002, suite à un test de sélection pour une formation d’officiers en Lybie organisé par l’Etat béninois, il a été retenu 6ème sur la liste ; qu’après une première vague de cinq partie pour la formation, il attendait son tour quand le Burkina Faso a octroyé au Bénin une bourse pour la même formation. Il précise qu’alors qu’il est le premier sur la liste d’attente, cette bourse a été attribuée au deuxième sur cette liste soit au 7ème de la liste retenue pour la Lybie et, qu’à ce jour, il n’a pu bénéficier de cette formation. En réponse, le directeur du cabinet du ministre de la Défense nationale, fait observer que le sieur Matine Alassane n’a pas pu faire le stage du fait de la réduction du nombre de bourses octroyées par la Lybie après le test ; que seuls les cinq premiers, plus méritants, ont bénéficié de cette formation. Il ajoute que ce test était spécifique à la Lybie, les lauréats ne devant donc bénéficier d’une reconduction de leur admissibilité pour d’autres bourses. Il ajoute que les conditions de désignation de bénéficiaires pour la bourse offerte par le Burkina Faso sont différentes et que cette bourse n’a aucun lien avec les bourses octroyées par la Lybie. Devant l’évidence de deux situations différentes, la Cour n’a relevé aucun acte de discrimination.
Saisissant la Cour par requête en date à Cotonou du 29 juin dernier, le deuxième Karl-Charles Djimandja a formé recours en inconstitutionnalité des comportements des commissaires Cassim Assani et Ange Abalo du commissariat de police du treizième arrondissement de Cotonou au cours de son interpellation. Il évoque, d’une part, la violation de son domicile, les agents de police s’y étant rendus avant même de l’avoir convoqué, d’autre part, «une pression policière» et enfin, un traitement dégradant ayant consisté pour le lieutenant de police Ange Abalo, chargé de procéder à son audition, à trainer «en longueur sur des dérives verbales» contre lui. En réplique, les requis ont déclaré que les agents du commissariat de police du treizième arrondissement ont agi à la suite d’une plainte déposée contre lui par le sieur Dominique Adohundé, le propriétaire de son domicile, qui constitue par ailleurs, le siège social de son entreprise. Dans la forme, la Cour a relevé l’irrégularité de ce recours qui a été adressé à plusieurs instances à la fois. Or un acte introductif d’instance doit saisir uniquement la juridiction compétente pour connaitre de la demande ou de la prétention. La requête a donc été déclarée irrecevable. Toutefois, puisqu’elle fait état de la violation d’un droit fondamental comme l’inviolabilité du domicile, la Cour s’est prononcée d’office. Après examen, elle n’a décelé en l’espèce, aucun élément du dossier permettant d’établir la matérialité des allégations du requérant.
Pas de violation, pas de discrimination !
Selon l’étudiant en droit Gilbert Vetinkpon Kingbé et le sieur Ralmeg Gandaho, le décret n°2017-485 du 02 octobre 2017 définissant les modalités de collaboration des organisations estudiantines avec l’Etat et les autorités des universités publiques en République du Bénin ne semble pas conforme à la Constitution. Par requêtes respectives, ils ont saisi la Cour à cet effet. Les requérants développent, en se fondant sur les dispositions de l’article 25 de la Constitution et celles de l’article 10 de la Charte africaine des droits de l’Homme, que le fait d’empêcher l’exercice des libertés collectives alors même que leur jouissance est conforme aux lois et règlements, est constitutif d’une atteinte aux libertés constitutionnellement garanties. Ils soulignent que les conditions d’aménagement de la liberté d’association et de sa limitation sont exclusivement législatives et que, par voie de conséquence, le décret querellé empiète sur le domaine de compétence du législateur, se référant à cet égard, à l’article 98 de la Constitution. Ils allèguent par ailleurs que, par ce décret, le gouvernement intervient dans les affaires internes des associations en leur imposant un mode de fonctionnement. Dans son analyse, la Cour précise : « En l’espèce, le décret querellé ne remet nullement en cause le droit de s’associer des étudiants mais vise uniquement les modalités de représentation des organisations estudiantines auprès des autorités publiques et de leur collaboration avec lesdites autorités, aux fins d’une meilleure gouvernance des universités publiques. Cette collaboration ne saurait s’analyser comme une remise en cause du droit de s’associer pas plus qu’elle ne saurait imposer une obligation de s’associer… ». La Haute juridiction a alors déclaré que le décret querellé n’est pas contraire à la Constitution.
Prétextant une injustice subie, Dame Barkatou Moukaila a formé un recours contre le ministre en charge de la Fonction publique pour discrimination. La requérante expose qu’elle a postulé pour le concours de recrutement des greffiers lancé par communiqué radio le 14 septembre 2017. Mais son dossier a été rejeté au motif qu’elle a dépassé la limite d’âge fixée à 18 ans au moins à la date de composition et de 38 ans au plus au 31 décembre 2017, étant donné qu’elle est née le 26 juin 1979. Elle dénonce un traitement discriminatoire du fait qu’elle ait dénombré sur la liste de candidats retenus, plusieurs noms de candidats qui d’après elle, sont dans la même situation d’âge qu’elle. En réponse, le secrétaire général du ministère en charge de la Fonction publique fait savoir que les candidats de l’année 1979 qui ont été éligibles sur la liste définitive des candidats retenus pour ledit concours sont des candidats nés le 31 décembre 1979 et ceux nés vers ou en 1979. Il explique que dans la pratique de la gestion des carrières, il est établi comme principe que le 31 décembre est considéré comme jour et mois de naissance pour les personnes nées vers ou en une année, donc détentrices de jugement supplétif. La Cour a déduit que la situation de dame Barkatou Moukaila dont la date de naissance est connue avec précision n’est pas identique à celle de ceux dont la date de naissance n’est pas précise et qui sont considérés être nés le 31 décembre de l’année de naissance déclarée. Il s’ensuit qu’il n’y a pas de traitement discriminatoire.
Par requête non signée, Me Victorien Olatoundji Fade, conseil du sieur Richard Hounmavo et consorts, a formé un recours en inconstitutionnalité des agissements constitutifs de voies de fait et abus de pouvoir imputés à l’adjudant Alassani Ibrahima, commandant de l’ex-brigade de gendarmerie d’Akassato. Le requérant expose que dans la nuit du 15 juin 2017 aux environs de 21h30, des agents de l’ex-brigade de gendarmerie d’Akassato, sans aucun mandat, ont fait irruption au domicile de ses clients. A la suite d’une perquisition violente, ils ont emporté deux motocyclettes, un sac contenant une somme de sept cent soixante-dix mille (770.000) francs et conduit trois personnes à l’ex-brigade. Sur le chemin de retour, ils ont rencontré Dame Isidora Tonan sur qui ils ont exercé des violences. Il ajoute que les personnes interpellées ont été soumises à des interrogatoires du 15 juin au 04 juillet 2017, date de leur présentation au procureur de la République qui a classé l’affaire sans suite. Du procès-verbal d’arrestation produit par le commissaire du commissariat de la police républicaine d’Akassato, il ressort que les agents de la police républicaine ont agi à la suite d’informations faisant cas de soupçon de vol et recel de motos volées. La perquisition a permis de récupérer deux motos sans pièces justificatives et d’appréhender les sieurs Marius et Florentin Hounmavo. La Cour a d’abord déclaré la requête irrecevable pour défaut de signature puis s’est prononcée puisqu’il s’agit de violation de droits humains. « Il n’y a ni violation de domicile, ni violation de la présomption d’innocence. Il n’y a pas traitements inhumains et dégradants », a décidé la Cour. Toutefois la Haute juridiction a déclaré la garde à vue des personnes interpelées abusive et contraire à la Constitution.

Le président de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou a reçu divers leaders et cadres en audience, vendredi 21 septembre dernier à son cabinet. Parmi ses hôtes, une délégation de l'Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb) venue saluer le sens de responsabilité du professeur Joseph Djogbénou.
Les initiatives, actions et médiations de l'actuel président de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou ne laissent pas indifférente l'Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb). Reçus en audience vendredi dernier, les anciens membres de l’Organe transitoire de gestion (Otg) de l’Epmb ont remercié le professeur Joseph Djogbénou pour son leadership et pour son sens de responsabilité face aux dossiers cruciaux de la Nation. La délégation a été conduite par le révérend Mathieu Alao. « Nous sommes venus lui dire merci pour tout ce qu’il fait pour la nation béninoise », a expliqué le prélat Mathieu Alao au terme de l'audience. A l'en croire, le professeur Joseph Djogbénou a également joué un rôle prépondérant dans la réconciliation des fidèles et pasteurs de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin. C'est donc une marque de reconnaissance et d'amitié que la délégation est venue exprimer au président de la Haute juridiction.
Par ailleurs, le président de la Cour constitutionnelle a reçu en audience, le même jour, une délégation du Collectif des enseignants titulaires de doctorat du ministère des Enseignements, secondaire, technique et de la Formation professionnelle, et une délégation de la Centrale des Syndicats des secteurs privé, parapublic et informel du Bénin. Ni le chef de délégation du collectif, Florent Akuègniho ni le secrétaire général de la centrale, Christophe Dovonou n’ont fait de déclaration à leur sortie d’audience.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile Attanasso, représentant son collègue de l'Economie et des Finances et le directeur du Fonds saoudien pour le développement (Fsd), Zul-Kifl Salami, ont procédé, vendredi 21 septembre dernier, à la signature de l’avenant à l’accord de prêt relatif au financement du projet de protection à l’Est de l’épi de Siafato, à la salle de conférence du ministère de l’Economie et des Finances à Cotonou. Le présent avenant vise à clôturer le projet conformément aux procédures du Fsd.
Selon Marie Odile Attanasso, ministre de l’Economie et des Finances par intérim, cet avenant fait suite au paiement au profit de la République du Bénin d’un montant de 2,431 milliards de Francs Cfa en remboursement des préfinancements effectués par le gouvernement du Bénin dans le cadre dudit projet. « Le Bénin a obtenu deux financements du Fsd. Un prêt initial d’un montant de 6 milliards de Francs Cfa et un prêt additionnel de 3 milliards environ », a-t-elle déclaré. Selon elle, le financement additionnel est entièrement décaissé tandis que le financement initial présente un solde de 448 millions francs Cfa, objet du présent avenant. Pour elle, c’est grâce à cet appui que les travaux sont entièrement achevés et leur réception définitive prononcée. « Le portefeuille du Fsd sur la période 2008-2018, s’élève à 30,7 milliards francs Cfa environ et couvre en dehors de la protection côtière, les secteurs des infrastructures routières, de l’hydraulique villageoise, de l’agriculture et de la santé », a-t-il ajouté. Le ministre Marie Odile Attanasso remercie le Fsd d'avoir jeté, à travers ces prêts les bases d’une coopération dynamique et fructueuse au service de l’amélioration des conditions de vie des populations béninoises. Le directeur du Fonds saoudien pour le développement, Zul-Kifl Salami a apprécié les efforts du gouvernement béninois. Selon lui, les aides du royaume saoudien visent à appuyer le processus de développement au Bénin. « Ils ont toujours volé au secours du Bénin dans plusieurs secteurs », a-t-il déclaré. Il réitère la volonté du gouvernement saoudien de poursuivre dans ce sens pour le bonheur du peuple béninois?
Ch.H.

Le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, a reçu dans la matinée du vendredi 14 septembre, une délégation de la Plateforme électorale des Organisations de la société civile (OSC) du Bénin. Cette délégation conduite par Fatoumata Batoko Zossou a échangé avec ce dernier sur les appréhensions de la plateforme sur le nouveau code électoral adopté.
La loi 2018-31 portant code électoral en République du Bénin a été adoptée lundi 3 septembre dernier par la majorité des députés présents et représentés. Certaines dispositions du code ne sont pas du goût de la plateforme des OSC qui s’est rendue au cabinet du président de la Cour constitutionnelle, pour lui faire part de ses inquiétudes. Selon les explications de Fatoumata Batoko Zossou, présidente de cette plateforme, il est souhaitable que la Cour constitutionnelle, par le biais de son président donne écoute aux « appréhensions légitimes que porte la plateforme », en espérant qu’elle en tienne compte à toutes fins utiles. « Notre objectif est d’œuvrer pour que les élections se déroulent de manière pacifique et sans contestations », a souligné la présidente de la plateforme qui regroupe plus de 250 Ong et réseaux d’Ong. Cette audience a été sollicitée dans l’optique d’attirer l’attention sur certains points du code électoral, pour que la Cour constitutionnelle réfléchisse sur les actions à entreprendre en vue d’aboutir à un code consensuel. Les échanges avec le président Joseph Djogbénou ont permis de mieux éclairer la lanterne des représentants de la plateforme. « Nous partons d’ici confiants que la Cour constitutionnelle travaille dans le sens de la recherche du consensus », a-t-elle conclu.
Par Kensio AKPO (Stag.)
Actualités 17 sept. 2018

C’est un véritable soulagement que le gouvernement apporte aux patients atteints d’une maladie potentiellement mortelle et à leurs familles. L’institution d’un Programme national de soins palliatifs vise à soulager ces patients et les aider à surmonter l’épreuve de la maladie.
Contre une symbolique somme de mille (1000) Francs par mois, les Béninois atteints de maladies dont la guérison est difficile peuvent bénéficier de soins palliatifs entièrement pris en charge par l’Etat. « Il est de la responsabilité de l’Etat de veiller sur l’ensemble de ces citoyens, notamment sur les plus vulnérables. Nous savons tous que certains de nos concitoyens atteints de certaines maladies souffrent en phase terminale et les soins palliatifs sont destinés à soulager leur douleur et surtout à améliorer leurs conditions de vie, ce qui participe également à soulager la détresse de leurs proches et familles », a expliqué le ministre Oswald Homéky à l’issue du Conseil des ministres, présentant ainsi les avantages de l’institution du Programme national de soins palliatifs décidée par le gouvernement. « Nous savons que le coût des soins est parfois exorbitant pour les familles béninoises et c’est pour cela que le gouvernement a pris la décision de financer la prise en charge de ces soins palliatifs au profit de tous nos concitoyens atteints de maladies pour lesquelles la guérison est difficile », détaille le ministre.
« Les soins palliatifs cherchent à améliorer la qualité de vie des patients et de leurs familles face aux conséquences d’une maladie potentiellement mortelle. Cela, à travers la prévention et le soulagement de la souffrance, identifiée précocement et évaluée avec précision, et par le traitement de la douleur et des autres problèmes physiques, psychologiques et spirituels qui lui sont liés », indique ensuite le communiqué du Conseil des ministres. Les soins palliatifs et l’accompagnement subséquent s’adressent au malade en tant que personne humaine, à sa famille et à ses proches, aussi bien à domicile qu’en résidence hospitalière. Le besoin de soins palliatifs est de plus en plus manifeste dans notre pays. Mais l’état des lieux révèle que les initiatives et le dispositif existants en la matière sont parcellaires et peu efficaces.
« L’institution d’un Programme national permettra donc de renforcer toutes les actions en cours, de manière à les rendre plus cohérentes et intégrées dans la perspective de la durabilité et de la pérennité. Ce faisant, conformément aux principes de la couverture sanitaire universelle, toute personne, quels que soient ses revenus, la pathologie dont elle souffre ou son âge, pourra avoir accès à ces soins palliatifs », pense le gouvernement.
Une grande avancée en matière de santé publique et surtout de prise en charge de patients, lorsqu’on sait que le montant retenu n’est que de mille francs Cfa par mois. Une décision de grande portée sociale qui, sans aucun doute, vient illustrer que le chef de l’Etat et son gouvernement ont opté pour des actions à fort impact au plan social pour venir en aide aux citoyens?
Photo de famille du président du Ces,Augustin T. Gbian avec ses hotes[/caption]Une délégation de l’Agence pour la Sécurité de la Navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) conduite par Wilfrid Adjovi, représentant résident de ladite structure, et Emilie Tibouté Sama, présidente de l’Ong African culture pride étaient, ce jeudi 6 septembre au cabinet du président du Conseil économique et social (Ces), Augustin Tabé Gbian.
Le président du Ces Augustin Tabé Gbian a discuté avec le Wilfrid Adjovi, représentant résident de l’Asecna et sa suite des relations entre le Bénin et cette institution chargée de la navigation aérienne et dont le Bénin est partie intégrante. Wilfrid Adjovi se dit satisfait des rapports entre le Bénin et cette agence depuis plusieurs décennies. « Les relations entre le Bénin et l’Asecna sont au bon fixe. Nous avons renouvelé l’accord de siège le 10 juillet dernier », a-t-il déclaré.
Selon lui, Augustin Tabé s’est réjoui de la démarche des responsables de cette agence spécialisée dans la navigation aérienne et de lui présenter l’importance de l’Asecna au Bénin. Le président du Ces leur a prodigué des conseils et marqué sa disponibilité à accompagner l’Asecna.
La présidente de l’Ong African culture pride, Emilie Tibouté Sama, quant à elle, s’est entretenue avec le président Augustin Tabé Gbian sur les différents projets du sous-secteur de l’artisanat, notamment l’importance de valoriser le pagne tissé au pays. Selon elle, il faut faire la promotion des pagnes tissés qui font partie des valeurs touristiques à valoriser pour le développement du Bénin. Pour elle, le pagne tissé est une véritable niche de création d’emplois, de richesse et de développement local. « C’est un secteur porteur d’avenir et de développement économique pour le pays », a-t-elle estimé.
Car, il a été démontré, selon elle, à travers la cartographie des potentialités, que le pagne tissé est une activité phare dans la plupart des communes du pays.
Selon Emilie Tibouté Sama, l’artisanat est une activité multiséculaire dont les potentialités et la main-d’œuvre existent. « Il est important de commencer par consommer local pour créer de la richesse », a-t-elle préconisé. C’était également l’occasion, pour elle, de présenter à Augustin Tabé Gbian, les innovations réalisées par les ateliers « La maison du pagne tissé » qui lui ont valu le trophée de l’innovation du Bénin 2017.

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) est désormais opérationnelle. Elle a tenu, ce jeudi 6 septembre, sa toute première audience à son siège à Porto-Novo. Laquelle a connu la comparution de huit trafiquants de drogue et de chanvre indien dont deux ont été condamnés à 20 ans et un autre à six mois de prison ferme.
Huit mis en cause ont défilé, ce jeudi 6 septembre, à la barre à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Ils sont poursuivis pour des faits de trafic de drogue pour certains et de chanvre indien pour d’autres. L’audience s’est terminée avec des fortunes diverses pour des inculpés. Deux ont été condamnés à 20 ans d’emprisonnement ferme. Il s’agit de Somtochuku Bartholomew Oguegbunam, de nationalité nigériane et du Béninois Rachidi Mamoudou Boukari, tous deux poursuivis pour trafic de drogue dans des dossiers distincts.
Le premier a été interpellé le 20 août dernier dans le « Hall arrivée » de l’aéroport international cardinal Bernardin Gantin de Cotonou, à l’arrivée du vol d’une compagnie aérienne en provenance de Maputo au Mozambique via Addis-Abeba en Ethiopie. Il a été retrouvé sur Somtochuku Bartholomew Oguegbunam une valise de couleur marron, laquelle à la fouille contenait un emballage de poudre beige granuleuse pesant sept kg. Le mis en cause était donc à la barre pour répondre des faits mis à sa charge.
S’agissant du cas du sieur Rachidi Mamoudou Boukari, il a été interpellé, le 31 juillet dernier, toujours dans le « Hall arrivée » de l’aéroport international de Cotonou, à l’arrivée du vol d’une autre compagnie aérienne en provenance de Johannesburg alors qu’il avait sur lui un sac de couleur grise. A la fouille, il a été constaté que ce sac contenait quatre emballages de drogue qui ont pesé 5,686 kilogrammes. Les deux mis en cause ont été inculpés et condamnés chacun à 20 ans d’emprisonnement ferme, en application de l’article 96 de la loi n°97-025 du 18 juillet 1997 sur le contrôle des drogues et des précurseurs.
La même cour a vidé un troisième dossier pour lequel a comparu à la barre, le sieur Brice Awèkoun. Les faits concernant ce dernier remontent au vendredi 3 août 2018 où le mis en cause a été pris, aux environs de 21 h 35, au niveau d’un hôtel à Cotonou, en fragrant délit de détention et d’usage de chanvre indien. Il a été retrouvé sur lui quarante boulettes. Le dealer Brice Awèkoun a été condamné à six mois de prison. La Cour s’est basée sur les dispositions de l’article 142 de la loi n°97-025 du 18 juillet 1997 sur le contrôle des drogues et des précurseurs.
La Criet a connu de cinq autres dossiers de trafic de drogue. Deux ont été rabattus et mis en délibéré et trois autres renvoyés pour examen le 20 septembre prochain. Le report de l’examen de ces derniers a été demandé par la défense des mis en cause. Me Raymond Gbèssèmèhlan a voulu disposer du temps pour s’imprégner le dossier pour une bonne défense de ses clients. La demande lui a été accordée par la Cour présidée par le magistrat Cyriaque Dossa, président de la Criet, qui était entouré de quatre de ses collègues dans le rôle d’assesseurs. Le procureur spécial près la Criet, Gilbert Togbonon occupait le fauteuil du ministère public.
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