La Nation Bénin...
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Avoir une éducation de classe internationale à moindre coût, c'est possible en Inde. Pour présenter aux étudiants béninois les opportunités de bourses et de formations en Inde, African global education services a organisé, hier, la Foire de l'éducation en Inde. Sept universités indiennes se sont fait connaitre à l’occasion de cette foire qui a connu la présence d’autorités béninoises.
Les formalités d'obtention du visa pour l'Inde, le climat des études en Inde, les différentes universités et écoles de formation ainsi que les filières et options développées, les opportunités de bourses partielles ou à 100%..., ce sont autant d’informations sur lesquelles les participants à la Foire de l'éducation de l'Inde seront renseignés.
Pour cette première édition, c'est un groupe de sept universités qui a foulé le sol béninois. « L'Inde, aujourd'hui est un pays qui offre une éducation de qualité à un coût abordable et dans plusieurs domaines reconnus comme : l'Ingénierie, l'Informatique, les Sciences biomédicales, la Gestion... »,
dévoile Steven Adékambi de African global education services. Il ajoute que la présente foire donne au Bénin l'occasion de former des étudiants dans des domaines de grande nécessité. A en croire le porte-voix des représentants des sept universités, Dr C. Vijayakumar, l'Inde est réellement l'une des destinations les moins coûteuses pour les étudiants venant du continent africain et tous les diplômes délivrés par les universités indiennes sont reconnus à travers le monde. « Quand vous regardez les grandes multinationales du monde, près de la moitié est dirigée par des Indiens: Google, Microsoft, Pepsi... Ceci témoigne du niveau d'importance des diplômes indiens. Et le coût des études en Inde représente à peine le 1/10 du coût des études dans les grandes universités des pays développés du monde », précise-t-il. Puis, s'adressant aux étudiants présents, Dr C. Vijayakumar conseille : « Vous avez la possibilité de choisir entre plusieurs écoles et universités en Inde. Nous avons 900 universités et 42 mille écoles de formation professionnelle. Donc, si vous voulez faire vos études dans n'importe quel domaine, vous le dites et nous vous cherchons l'école la plus adaptée. En Inde, il n'y a ni racisme, ni discrimination. Donc vous êtes les bienvenus ».
Le premier vice-recteur de l'Université d'Abomey-Calavi, Marcel Zannou, s'est réjoui de l'intérêt que l'Inde porte à l'Uac et des étudiants béninois. Pour lui, cette foire offre l'occasion aux étudiants béninois de s'enrichir. « Que chaque participant à cette foire quitte ces lieux avec un carnet d'adresses fourni qu'il pourra activer... », recommande le professeur Marcel Zannou. Représentant son ministre de tutelle, le directeur général de l'Enseignement supérieur, Kokou Assogba, fait la même exhortation. Selon lui, l'Inde a développé des capacités technologiques utiles au développement du Bénin. « Voir assez de jeunes béninois et d'adultes pourquoi pas, s'inscrire pour les formations en Inde », c'est le vœu qu'il a formulé.

La Rupture arbore 36 mois de vie. Les réalisations, on ne les compte plus. Elles s’enchainent dans tous les domaines pour le plus grand bien des Béninois. Des paroles, la gouvernance Talon est passée aux actes, et depuis.
Le secteur agricole au Bénin fait partie des domaines les plus révolutionnés depuis avril 2016. De nombreuses réformes y ont été menées pour le plus grand bien des acteurs. A travers la refonte de l’architecture structurale du secteur de l’agriculture avec notamment l’avènement des Agences territoriales de développement agricole (Atda), l’Etat a pris le pari de l’engager sur la voie de son développement. Conséquence, le secteur agricole se porte mieux que par le passé et produit des résultats qui laissent admiratif. En pôle position de cette révolution agricole, le coton. L’or blanc a poussé sa production vers des seuils enviables bousculant les classements dans la sous-région, hissant ainsi le Bénin dans le peloton de tête de ces dernières années. D’une production de 269000 tonnes en 2015, le Bénin connaitra une production record pour la campagne 2018-2019. Plus de 700.000 tonnes sont attendues. L’embellie de l’or blanc devenue remarquable depuis 2016 et ceci sans les subventions de l’Etat poursuit sa courbe croissante. Autre gain, la filière génère beaucoup d’emplois.
« Le secteur dans lequel il y a eu le plus d’emplois depuis 2016, c’est le secteur agricole. 107979 ont été créés, surtout dans le coton ».
Mais il n’y a pas que l’or blanc pour faire les beaux jours de l’agriculture béninoise ces trois dernières années. Deuxième filière de rente après le coton, la filière anacarde renait grâce à de nombreuses mesures prises par le gouvernement. Mieux se porte-t-elle que par le passé, alliant des rendements nettement meilleurs. Mieux, cette filière est bien lorgnée par le secteur privé, des investisseurs et bien d’autres acteurs qui multiplient les initiatives pour mieux la réorganiser. La réorganiser ! C’est déjà le gouvernement du président Patrice Talon qui en a donné le top à travers de nombreuses mesures comme le respect des dispositions réglementaires, l’intensification des contrôles au niveau des frontières et surtout l’interdiction d’importation par voie terrestre des noix de cajou.
En matière de prouesses agricoles, l’on ne peut non plus occulter l’envolée de l’ananas béninois. Cette autre filière a été également impactée par la vague de réformes dans le secteur agricole. Outre l’amélioration des techniques de production et donc des rendements, il faut mentionner la levée de l’embargo qui pesait sur l’ananas béninois et empêchait son exportation vers le marché européen. Désormais, c’est chose faite. En somme, ces 36 derniers mois ont permis de révéler le secteur agricole béninois avec des prouesses et des performances qui augurent de lendemains radieux pour le producteur et les autres acteurs.
Assainissement des finances publiques
Assainir les finances publiques était plus qu’un impératif à l’avènement du régime du nouveau départ. Sur ce chantier, des pas qualitatifs ont été posés pour remettre en confiance le citoyen, booster l’investissement privé, rassurer le secteur privé et ainsi mobiliser plus de ressources. Il y a eu dans un premier temps, la réforme de la dématérialisation des finances publiques. Contestée comme bien de réformes du nouveau départ, elle a fini par s’imposer du fait des ambitions, avantages et technologies qu’elle porte. Mieux que par le passé, le secteur vit au rythme de la modernité avec de meilleurs résultats. Cela a eu pour conséquence immédiate la chute du taux de corruption. Les classements du Bénin, ces dernières années, illustrent clairement que la corruption a reculé et, les années à venir, l’impact se fera davantage sentir. Impossible d’évoquer l’assainissement des finances publiques sans citer les nouvelles lois votées au niveau du Parlement et destinées à protéger l’investissement privé et rassurer ses acteurs.
Actualités 08 avr. 2019

La première session ordinaire de l’année 2019 s’ouvre, vendredi 12 avril prochain au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Cette session est la dernière au titre de la septième législature dont le mandat s’achève le 15 mai prochain.
La septième législature est en train de faire définitivement ses valises. Elle pose son dernier acte officiel, le vendredi 12 avril prochain, avec l’ouverture solennelle des travaux de la première session ordinaire de l’année 2019. Cela, conformément aux dispositions de l’article 87 de la Constitution du 11 décembre 1990. Lequel dispose que : « L’Assemblée nationale se réunit de plein droit en deux sessions ordinaires par an. La première session s’ouvre dans le cours de la première quinzaine du mois d’avril. La deuxième session s’ouvre dans le cours de la seconde quinzaine du mois d’octobre. Chacune des sessions ne peut excéder trois mois ». C’est donc en respect de cette exigence constitutionnelle que la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale a retenu la date du 12 avril prochain pour sacrifier à cette tradition. La cérémonie était initialement prévue pour le 2 avril dernier. Mais, la date a été par la suite renvoyée au vendredi 12 avril prochain. La particularité de cette session ordinaire est qu’elle est la dernière pour le compte de la septième législature installée le 16 mai 2015.
C’est donc la session d’adieu des députés actuels dont le mandat expire le 15 mai prochain. Comme c’est souvent le cas, cette session ordinaire, du moins pour le peu de temps qu’il reste à la septième législature, sera moins meublée en activité parlementaire. Elle pourrait ne connaitre que de deux séances plénières. La première, celle du 12 avril prochain, avec l’ouverture solennelle des travaux. Et la seconde séance plénière devant être consacrée à l’examen du rapport d’activités du président de l’Assemblée nationale pour la période allant du 1er octobre 2018 au 30 mars dernier. La septième législature pourrait se dire adieu après le vote du rapport des six derniers mois d’activités du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Ce rapport est le huitième et le dernier prévu pour le compte de cette législature.
Difficile pour l’instant de dire le sort que réservent les députés à ce dernier rapport. Les sept autres ont été tous adoptés. Peut-être aussi que ce huitième pourrait aussi connaître le même sort que les précédents à la grande satisfaction de Me Adrien Houngbédji qui aurait ainsi relevé le défi d’avoir réussi à faire adopter ses huit rapports.
Seulement, la grosse question que se posent nombre de personnes en ce moment est de savoir si le quorum sera atteint à l’ouverture de la session le 12 avril prochain. Cette inquiétude est justifiée d’abord à cause du fait que la législature est à sa fin, mais surtout parce que cette date du 12 avril coïncide avec le lancement de la campagne électorale en vue des législatives du 28 avril prochain. Lesquelles élections vont aboutir au choix des députés de la huitième législature qui sera installée le 16 mai prochain. La mobilisation pourrait être donc faible à cause de ces deux situations. De toutes les façons, la Constitution a prévu la porte de sortie. Celle-ci prescrit que, dans ce cas de défaut de quorum, la séance soit renvoyée à trois jours plus tard. Les délibérations sont alors valables quel que soit le quorum, prévoit l’article 85 de la loi fondamentale du 11 décembre 1990.

Avec la révolution numérique et l'avènement des smartphones dotés de Selfie, l’avenir du métier de photographe pose problème. Didier Kpassassi, photographe professionnel apporte, ici, des réponses aux questions relatives à la nécessité de recourir à un photographe pour une pose si l’on peut le faire avec son iPhone, au plus que le photographe peut toujours apporter. Il s’est aussi penché sur la possibilité pour la jeunesse de s’intéresser à ce métier.
La Nation : Pensez-vous que le métier de photographe a encore d'avenir ?
Didier Kpassassi : Bien-sûr ! Je ne nie pas l’influence de la révolution numérique, mais oui, le métier de photographe a encore un avenir radieux. D’autant plus qu’un photographe, c’est quelqu’un qui a un autre regard sur le sujet à capter. Celui qui a un portable et qui veut prendre des images, il le prend en vrac, comme bon lui semble. Il prend tout ce qui défile parce qu’il a simplement envie de prendre des images pour immortaliser l’instant. Et il court deux risques. C’est, d’une part, celui de prendre une mauvaise photo en raison d’un manque de stabilité ou d’une mauvaise résolution et d’autre part, celui de voir ses données disparaître du fait d’une mauvaise manipulation, d’une réinitialisation du portable, d’une faible capacité de l’appareil ou même de l’extinction du portable au moment de la prise de vue. Mais, le photographe amateur ou professionnel, qui tient un appareil professionnel en main, a tout un autre œil. Il perçoit le sujet autrement. Et il prend toutes les précautions non seulement pour la qualité de l’image, mais aussi pour sa préservation parce que c’est son patrimoine qu’il protège ainsi. Il y a vingt-deux ans que j’ai commencé le métier et je puis vous assurer que jusqu’à ce jour, je garde des œuvres datant de vingt-deux ans. Plus elles sont vieilles, plus ces œuvres auront de la valeur. Ce sont des œuvres qui peuvent être réutilisées dans les documents, les catalogues, dans les livres et les archives du Bénin. Parce que j’ai beaucoup travaillé sur le patrimoine culturel béninois.
Mais avec un iPhone, on peut faire des photos de bonnes résolutions !
On a toujours besoin des appareils photos professionnels. Le tout ne se résume pas à la résolution. Celui qui a inventé l’appareil photo n’est pas en marge de l’évolution numérique. L’iPhone oui, c’est un appareil évolué. Celui qui a un iPhone peut voler rapidement des images, faire des photos en rafales dans des situations données. C’est très pratique pour les chasseurs d’images qui veulent passer discrètement. Mais, quand on les découvre, tout de suite, on se méfie d’eux. Vous savez, quand vous voulez prendre une photo et vous gardez un portable, le sujet principal ne vous considère pas à sa juste valeur. Ça peut friser de l’amusement, de la distraction. Mais, devant un appareil professionnel, vous constatez que le sujet est plus sérieux devant l’objectif. Il prête beaucoup plus attention à ce que vous faites et il vous considère comme un professionnel.
En fait, un appareil photo, ça fait plus sérieux et ça permet de faire la distinction entre un simple déclencheur, un photographe amateur et un photographe professionnel. Car, une chose est la qualité de l’appareil et l’autre est la qualité du photographe. Le rendu de la photo dépend aussi du professionnalisme du photographe. L’appareil photo, c’est une machine, c’est une boîte, mais celui qui le commande c’est le photographe. C’est lui qui sait comment l’orienter, c’est lui qui fait les réglages. Qu’est-ce-qu’ il faut prendre ? Faut-il ouvrir, ajouter ou fermer la luminosité, donner plus de vivacité au diaphragme, rapprocher ou éloigner l’objectif…? C’est le photographe qui évalue tout cela. C’est un art, c’est une science.
Pour vous donc, qu’est-ce-qui fait la qualité d’un photographe professionnel ?
Un photographe professionnel, c’est celui qui met de l’art au cœur de son métier. Il construit. C’est quelqu’un qui sait tracer toute une histoire avec son appareil. Avant qu’un photographe professionnel n’arrive sur un terrain, un reportage ou un événement, c’est un récit, un texte qu’il a déjà écrit. Et ce texte est concrétisé par les images. Donc, quand vous prenez les œuvres de ce photographe, vous constaterez que c’est un récit, c’est une histoire que ce photographe raconte. Il y a plusieurs événements passés qui sont reconstitués aujourd’hui grâce aux photos. Le photographe professionnel constitue donc des archives pour sa génération, pour son pays.
Par ailleurs, un photographe professionnel doit avoir certaines qualités. Il doit avoir un bon œil, savoir choisir son angle de vue en fonction du sujet et de l’orientation à donner à l’image. C’est lui qui sait quand il faut prendre une image en plongée, en contre-plongée… La position et le plan sont très importants. Il y a des photographes qui se distinguent grâce à ça. Leur capacité à savoir identifier l’angle de vue idéal. Le tout ne suffit pas de flasher. Il faut pouvoir donner un regard artistique et là, c’est le génie du photographe qui parle. Il y en a qui ne savent qu’appuyer sur le déclencheur. Ceux-là ne sont pas des professionnels.
Vous reconnaissez donc que certains photographes seront dépassés avec le temps ?
Bien-sûr ! Ils sont déjà dépassés ! Il y a plein de photographes qui sont déjà dépassés depuis l’avènement du numérique. Avant, les gens se disaient qu’ils peuvent aller au métier de la photographie même s’ils ne vont pas à l’école. Aujourd’hui, il faut un minimum. Parce que la photographie est devenue une science et un art. C’est la technologie. Un appareil photo, aujourd’hui, c’est comme un ordinateur avec plusieurs paramétrages. Donc, il faut apprendre, beaucoup lire, aller à la recherche de nouvelles connaissances.
Quelles opportunités pour la jeunesse dans la photographie de nos jours ?
La photographie présente beaucoup d’opportunités pour la jeunesse. De nombreuses personnes s’adonnent, de nos jours, aux shoots surtout dans le domaine de la mode. Les shoots, c’est aussi de l’art. Ça va très vite. Aujourd’hui, les gens considèrent plus les street photos (les photos de rue). Avant, c’était en studio qu’on prenait les photos. Mais aujourd’hui, c’est un peu partout, dans la rue, à la plage, aux soirées. La photographie prend plus d’ampleur de telle sorte que c’est le photographe qui se déplace maintenant vers le public. Les shoots s’adaptent à l’environnement. Les photographes qui font des shoots, ce sont des gens qui créent beaucoup, qui réfléchissent énormément pour mettre les hommes et femmes en valeur, pour mettre des produits en valeur à travers des posters et magazines de mode. Il y a donc plein d’opportunités et c’est à chacun de choisir sa spécialité.
Quelles dispositions les photographes d'art devront prendre, selon vous, pour rester actif dans le temps et pour ne pas se laisser dépasser par la révolution numérique ?
Le photographe professionnel doit travailler au quotidien, faire beaucoup de recherches pour se mettre à jour. Je le dis souvent et ce n’est pas pour offenser qui que ce soit : les Blancs nous dépassent. Ils ne sous dépassent pas parce qu’on est incapables ou incompétents. Non ! Ils nous dépassent parce que tous les jours que Dieu fait, ils innovent, ils créent. Donc, nous devons aller à leur école. Il faut rester créatif, innovant, inventif. Quand vous prenez les photographes des années 80, ce sont des autodidactes, mais ils sont énormément bons. Ils ont fait un travail remarquable. Ils racontent l’histoire de façon artistique par leurs photos.
Dans le temps, ce n’était pas valorisé. Mais aujourd’hui, quand vous prenez ces œuvres, vous constatez qu’ils ont fait un travail énorme parce qu’ils ont su rester créatif par rapport à leur temps.
Du coup, pour rester actif dans le temps, nous devons faire des recherches, avoir l’esprit créatif pour donner sa touche personnelle, pour faire du beau. Quand vous ne faites pas du beau, on ne s’intéresse pas à vos œuvres. Quand vous prenez des photographes comme le Congolais Baudouin Mouanda, le Malien feu Malick Sidibé, le Béninois Eric Ahounou…, ils ont su innover à leur manière chacun dans son style. Par ailleurs, nous devons aussi améliorer nos compétences par la formation et l’échange. Car on ne finit jamais d’apprendre.

Le peuple retient son souffle par rapport à la séance plénière de ce jeudi au parlement, consacrée principalement à l’examen de la proposition de loi dérogatoire à la Charte des partis politiques et celle relative au Code électoral pour des élections législatives inclusives. Un éventuel échec des travaux à ce dernier niveau de décision devra faire oublier toute solution par voie parlementaire en vue de sortir de la crise préélectorale.
Le consensus sera-t-il ou non obtenu par les députés pour l’examen et le vote de la proposition de lois électorales dérogatoires en vue des législatives inclusives. Le peuple sera fixé, ce jeudi, avec la séance plénière consacrée prioritairement à l’examen des deux textes dont l’un concerne la proposition de loi dérogatoire, modificative et complétive de la loi n°2018-23 du 17 septembre 2018 portant Charte des partis politiques et l’autre est relatif à la proposition de loi dérogatoire, modificative et complétive de la loi n°2018-31 du 9 octobre 2018 portant Code électoral en vue des élections législatives sans exclusion. La séance plénière de ce jeudi constitue le dernier round du processus parlementaire de ces deux dossiers après les travaux du comité paritaire (majorité-minorité), de conférence des présidents du Parlement et de la commission des Lois. Laquelle commission a décidé, mardi dernier, de s’en remettre à la plénière pour la décision à prendre pour défaut de consensus. En effet, les membres de cette commission, faut-il le rappeler, ne se sont pas entendus pour étudier au fond les textes. Or, les deux lois sont d’une nature particulière et requièrent de tous les membres un esprit de consensus en vertu de l’article 2 du protocole A/Sp1/12/01de la Cedeao sur la démocratie et la bonne gouvernance. Cet article dispose qu’aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six (06) mois précédant les élections sans le consentement d’une large majorité des acteurs politiques. Les élections à tous les niveaux doivent avoir lieu aux dates ou périodes fixées par la Constitution ou les lois électorales ». Le défaut de consensus est devenu si prononcé que la proposition de loi dérogatoire à la Charte des partis politiques soumise à l’étude n’est pas celle validée par le comité paritaire mis sur pied par la conférence des présidents du Parlement, voire le fruit des réflexions concertées des acteurs politiques engagés dans le processus. Il aurait été noté que des députés aussi bien de la mouvance que de l’opposition ne veulent pas de ce texte initié unilatéralement par le président de l’Assemblée nationale.
Consensus à tout prix au Parlement !
Face à ce défaut manifeste de consensus, la majorité des membres présents a jugé inutile d’engager les discussions particulières et décidé de s’en remettre à la plénière. Le rapport de la commission des Lois sur les deux dossiers est en discussion en plénière ce jeudi. Mais il est difficile de prédire ce qui va advenir et dans quel sens iront les débats. La plénière recherchera le consensus pour l’examen et le vote de ces deux textes devant faciliter des élections législatives inclusives. Ce serait une avancée si les propositions de lois dérogatoires sont adoptées. Mais dans le cas contraire, ce serait le statu quo. Il ne restera alors qu’à constater l’échec de recherche de solutions consensuelles par voie parlementaire pour la sortie de crise. Les regards seront, dans ces conditions, tournés vers la Cour constitutionnelle qui pourrait être saisie par le président de la République, Patrice Talon ou le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien
Houngbédji pour constater la situation et montrer la voie à suivre aux uns et aux autres. La haute juridiction aura donc à se prononcer pour relancer le processus électoral. La décision pourrait aller dans le sens de l’ouverture du processus pour des élections législatives inclusives ou constater l'incompétence de la Cour, induisant la poursuite du processus électoral entre les deux listes de candidatures, en l’occurrence le Bloc républicain et l’Union progressiste, validées par la Commission électorale nationale autonome (Céna). La Cour constitutionnelle rejoindrait ainsi, pour le second schéma possible, la professeure titulaire de Droit public, Dandi Gnamou qui lors d’une émission télévisée, mardi dernier, avait dit que la solution à l’impasse est au Parlement et non ailleurs. On croise alors les doigts en attendant de connaître de l’issue de la plénière décisive de ce jeudi au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.

Une bonne cohorte d’entrepreneurs béninois figure parmi les lauréats du Tony Elumelu Foundation Program 2019, faisant du Bénin la première nation francophone et la deuxième en Afrique de l’Ouest. Une telle réussite ne fut pas possible sans le concours de Sèmè City.
La liste officielle des lauréats 2019 du Tony Elumelu Entreprenership Program vient d’être publiée. Le moins qu’on puisse dire est que les entrepreneurs béninois ont largement tiré leur épingle du jeu, prouvant ainsi leur capacité à aller à la conquête de telles opportunités et à relever de tel challenge. Ils sont en effet pas moins de 156 entrepreneurs béninois à être lauréats du programme cette année. Ce qui met le Bénin sur la plus haute marche du podium. Le Bénin occupe en effet la première place parmi les pays francophones et la deuxième place après le Nigeria, dans le classement des pays de l’Afrique de l’Ouest.
Cette réussite, le Bénin la doit non seulement à la perspicacité des challengers, mais également à Sèmè City, qui a maximisé les chances de succès de la cohorte 2019 grâce à la mise en place d’ateliers de coaching et de cours d’anglais. Et ce, conformément à son objectif de donner aux entrepreneurs béninois tous les outils nécessaires au rayonnement de leurs entreprises au Bénin et dans le monde.
Quid du programme ?
Le programme d’entrepreneuriat de la Fondation Tony Elumelu (Tef) est ouvert aux citoyens et résidents de tous les pays africains, qui gèrent des entreprises à but lucratif basées en Afrique et n’ayant pas plus de trois ans d’existence. Cette initiative de la Fondation Tony Elumelu, la plus grande philanthropie africaine, est fondée sur le principe d’autonomisation des entrepreneurs africains, avec un engagement de 100 millions de dollars sur 10 ans visant à identifier, former, mentorer et financer 10 000 entrepreneurs.
Le but d’un tel investissement étant de favoriser la création d’au moins 1 000 000 de nouveaux emplois et de générer au moins 10 milliards de dollars de nouveaux revenus annuels en Afrique. Actuellement dans sa cinquième année, le programme d’entrepreneuriat du Tef a permis à 4 470 entrepreneurs de bénéficier d’une autonomisation, par l’utilisation d’un processus de sélection, de formation et d’exécution robuste pour créer un impact visible et durable à travers les 54 pays africains.
Ciblant les entrepreneurs africains exceptionnels qui dirigent des start-up à fort potentiel de croissance et les futurs chefs d’entreprises aux idées transformatrices, ce programme est inspiré par la philosophie économique, l’Africapitalisme de Tony Elumelu et par sa vision d’institutionnalisation de la chance et de démocratisation des opportunités pour une nouvelle génération d’entrepreneurs africains. Il s’agit de l’un des programmes d’entrepreneuriat les plus ambitieux au monde.
Les entrepreneurs sélectionnés les années précédentes ont transformé leurs entreprises et leurs communautés après avoir tiré profit des 7 piliers du programme : d’un capital d’amorçage de 5000 dollars; d’une formation au développement des affaires; d’un mentorat individuel; des rencontres panafricaines. Aussi, adhèrent-ils au réseau Tef et participent à son Forum d’entrepreneuriat, la plus grande réunion de l’écosystème africain de l’entrepreneuriat. Selon le fondateur, Tony O. Elumelu, «Le secteur privé doit être le moteur principal de la transformation économique de l’Afrique, mais ce secteur ne peut pas atteindre son plein potentiel si les entrepreneurs sont laissés à la traine… ». Aussi, exhorte-t-il tous les décideurs, les chefs d’entreprises et les agences de développement, à s’engager activement à créer un avenir meilleur pour les jeunes africains ayant fait preuve d’intelligence, de compétence et de passion, pour leur donner les moyens de réussir, car de leur succès, est-il convaincu, dépend celui de l’Afrique.
Les lauréats béninois de l’édition 2019 seront financés par plusieurs institutions. 53 d’entre eux seront financés par la Fondation Tony Elumelu, 50 lauréats seront financés par Sèmè City, 47 par le Programme des Nations Unies pour le Développement et 6 par la Banque africaine de Développement.

Ancien directeur de cabinet du président Ali Bongo, Maixent Accrombessi vient de succéder à son défunt père à la cour royale. Les cérémonies marquant l’intronisation du notable ont pris fin ce dimanche 24 mars 2019 en présence de personnalités politico-administratives, et de dignitaires religieux. Celui qui est désormais prénommé Dah Houndji Hounnon prend les rênes de la collectivité Hountondji.
Trois ans après le décès de son père, Maixent Accrombessi lui succède à la cour royale d’Abomey sous le nom de Dah Houndji Hounnon.
L’ancien directeur de cabinet du président du Gabon a été élevé au rang de notable à Abomey au cours d’une cérémonie fort symbolique.
L’intronisation du prince Maixent Accrombessi a démarré à Cana, dans la commune de Zogbodomè, berceau de la branche royale Kpahessou à laquelle il appartient. Après avoir été fortifié à l’issue d’un conclave des initiés, le prince a été porté sur le trône à Cana devant tous les dignitaires du Royaume. Des rites qui seront poursuivis par la suite par l’impétrant lui-même qui désignera par la suite les membres de son cercle dirigeant.
Revêtu d’une tunique blanche parée d’une écharpe, un foulard blanc couvrant sa tête, la taille ornée de plusieurs mètres d’un pagne brodé, les poignets, le cou et les chevilles recouverts d’ornements précieux et tenant dans sa main droite le spectre de commandement, le nouveau chef de la collectivité Hountondji s’est ensuite rendu sur la tombe de son père au niveau du mausolée construit en sa mémoire pour un long moment de recueillement. Un acte symbolique qui consacre la renaissance d’un homme dorénavant auréolé de l’onction paternelle pour régenter sa communauté.
Suivra, par la suite, sa sortie officielle à Abomey sous les acclamations et louanges d’une foule d’admirateurs et son retrait au palais royal, sa maison familiale, situé à Sehounsa, place « Houndji Kandji », du nom de règne de son feu père.
Il n’a pas manqué de reconnaître à la communauté l’estime qu’elle lui porte et a promis de travailler pour le bien-être de la collectivité. Les membres de la cour royale d’Abomey et les royaumes alliés ont marqué par leur présence la cérémonie en offrant des présents au régent. Il donnera en guise de reconnaissance un dîner où ont été conviés plus de 600 personnes.
La famille Accrombessi est de la lignée dynastique directe de Kpahessou, fils d’Adjomanakou, frère aîné du roi Houégbadja (de 1645 à 1685) considéré comme le fondateur du royaume du Dahomey.

Pour le carême 2019, la Conférence épiscopale du Bénin (Ceb), à travers sa lettre pastorale, exhorte les chrétiens catholiques béninois et les femmes et hommes de bonne volonté à s’approprier la parole de Dieu « qui libère de toute subjectivité malsaine ». Ladite lettre a été dévoilée ce mardi 5 mars 2019, à la faveur d’une conférence de presse animée au siège de la Ceb à Cotonou.
« La vérité vous rendra libres ». Tel est le titre de la lettre pastorale de la Conférence épiscopale du Bénin (Ceb) rendue publique, ce mardi à Cotonou. Selon le Père Eric Oloudé Okpeitcha, directeur de la cellule de communication de la Ceb, « le contexte de la lettre pastorale est celui de l’entrée en carême 2019 ». Le titre de la lettre, poursuit-il,
« s’inspire de la situation politique actuelle du Bénin, mais aussi des relations interpersonnelles en communauté chrétienne, en famille marquées par une crise profonde de vérité… ». Le prélat précise que la note pastorale s’adresse à tous les fidèles chrétiens et toutes les personnes de bonne volonté avant d’en dévoiler quelques extraits. Pour le Père Éric Oloudé Okpeitcha, ce sont des messages d’exhortation qui indiquent que le carême est un temps d’écoute et de méditation de la parole de Dieu et que la foi doit impacter l’action sociale et politique de chrétien. De même, il faut « mettre les réformes au service de la dignité de l’homme et réconcilier la politique avec la vérité », préconise-t-il.
Pour les chrétiens catholiques, le carême est un temps fort qui s’étale sur une durée de quarante jours pendant lesquels, ils sont instamment invités à se détourner du péché par le jeûne, la prière et l’aumône afin de célébrer la passion-mort-résurrection du Christ dans la joie d’un cœur purifié. « Mon souhait », indique le conférencier, « est que les fidèles lisent l’intégralité de la lettre pour bien vivre le temps de carême, temps de grâce, de conversion, de retour à Dieu à travers sa parole qui est vérité et qui libère des chaînes de la duplicité, de l’hypocrisie, du mensonge et de toute subjectivité malsaine ».

La coopération canadienne emprunte la visite des deux navires de la marine royale canadienne de leurs majestés Shawingian et kingston pour renforcer les relations privilégiées qui unissent le Canada et le Bénin depuis plusieurs années. L’occasion du samedi 2 mars a été aussi une soirée festive de regard porté sur les impacts de certains projets et programmes du Canada sur la vie des populations béninoises bénéficiaires.
Ensemble avec des dizaines de marins canadiens, des partenaires, des personnalités du corps diplomatique et l’ambassadeur du Canada près le Bénin, les acteurs de mise en œuvre des actions de la coopération canadienne au Bénin ont passé une soirée du samedi 2 mars 2019 sur des navires de la marine royale canadienne avec une double connotation. La première est relative à l’annonce de "Voix et Leadership des femmes" par Son Excellence Edmond Wega, ambassadeur du Canada près le Bénin. C’est un nouveau programme financé à hauteur de 1,2 milliard de francs Cfa par le Canada et mis en œuvre par Oxfam Québec. Pour une durée de vie de cinq ans, le nouveau-né vient s’appuyer sur dix organisations et mouvements de femmes au Bénin dans l’optique de leur permettre de renforcer leurs capacités et d’obtenir des sources de financement plus durables. Sur ces précisions de l’ambassadeur, il est aussi utile de retenir que l’initiative va faciliter l’ouverture d’espaces d’échanges pour l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies conjointes entre les organisations et les leaders de défense des droits des femmes et des filles dans le but de faire avancer leurs droits. Son Excellence Edmond Wega renchérit les précédents par son espoir de voir le projet "Voix et Leadership des femmes" aider les femmes et les filles béninoises à apporter une plus grande contribution dans la société et surtout à réduire l’inégalité des genres. C’est à juste titre que le renforcement de la coopération, vieille de plusieurs années entre le Canada et le Bénin prend de l’ascendance à voir les nombreuses améliorations apportées dans la vie de milliers de bénéficiaires, en l’occurrence les femmes dans les secteurs de la microfinance, de la santé sexuelle et reproductive et dans l’entrepreneuriat féminin. Des résultats de changements de vie ayant fait l’objet d’une vidéo de capitalisation projetée à l’occasion. L’ambassadeur du Canada adresse sa gratitude à toutes les autorités et aux organisations béninoises dont les efforts conjugués aident à la mise en œuvre de la politique canadienne d’aide internationale féministe avec des résultats de renforcement des droits des femmes et des filles qui aident la société béninoise à parvenir à l’égalité des genres. En appui, Bérénice Gnansounon Bankolé, secrétaire générale adjointe du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération réitère l’engagement du Bénin à rendre plus fraternelle la coopération entre les deux Etats pour le renforcement de l’autonomisation des femmes et le leadership féminin. Quant à la seconde connotation, elle tient à la présence des marins des navires de la marine royale canadienne Shawingian et Kingston qui accostent sur les côtes béninoises dans le cadre de l’opération "Projection", une tradition canadienne qui en est à sa deuxième édition au Bénin. L’opération est menée pour le renforcement des relations diplomatiques entre les Etats via le partage d’expériences entre marins canadiens, américains et béninois. L’événement a été une véritable fête diplomatique en navires.
Source : Force Com One

Les députés renouent avec l’hémicycle dès ce lundi 18 février, pour l’ouverture des travaux de la deuxième session extraordinaire de l’année 2019 qui seront consacrés à l’examen de sept dossiers.
Une nouvelle session extraordinaire, la deuxième pour le compte de cette année 2019, s’ouvre ce lundi 18 février au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Cette session a été initiée par plus de la moitié des députés souhaitant l’examen de sept dossiers dont la plupart étaient inscrits à l’ordre du jour de la première session extraordinaire de l’année 2019 clôturée lundi 11 février dernier, mais qui n’ont pu être examinés pour une raison ou une autre. Les députés veulent se rattraper pour décider du sort de ces différents points. Lesquels concernent la proposition de loi relative au renforcement juridique et judiciaire de la gouvernance publique en République du Bénin; la proposition de loi modifiant et complétant la loi n°2001-35 du 21 février 2003 portant statut de la magistrature; le projet de loi portant statut de la fonction publique parlementaire et la poursuite de l’examen du projet de loi portant statut du Barreau du Bénin. Les trois autres dossiers ont trait à l’examen du rapport de la commission spéciale et temporaire de contrôle de l’exécution du budget de l’Assemblée nationale, gestion 2016 ; du projet de loi portant création, organisation et fonctionnement des offices à caractère social, culturel et scientifique, et du projet de loi portant octroi de pensions et autres avantages aux anciens présidents d’institutions prévus par la Constitution. Le secrétaire administratif de l’Assemblée nationale, Thomas Dassi, a rendu publics, vendredi 15 février dernier, les sept points inscrits à l’ordre du jour de cette deuxième session extraordinaire de l’année 2019 à travers un communiqué de presse. Les députés écourtent donc à nouveau leurs vacances parlementaires pour renouer avec le chemin de l’hémicycle dès ce lundi.
Le quorum, un casse-tête
Pour l’ouverture des travaux de cette session, le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale exige que soit réuni le quorum de 42 députés, c’est-à-dire la majorité des parlementaires. La mobilisation de ce quorum demeure la grande équation à résoudre par ces temps de tractations pour les législatives du 28 avril prochain. Et surtout de procédures d’obtention de quitus fiscal et de certificat de conformité à la nouvelle charte des partis politiques au Bénin, pièces indispensables pour le bouclage des dossiers de candidatures en vue de ce scrutin. Les députés, constate-t-on, ont leur tête ailleurs. En effet, Ils sont plus préoccupés par le renouvellement de leur mandat que par tout autre chose. La belle preuve, ils étaient très peu présents lors des séances plénières de la première session extraordinaire de l’année 2019 close lundi 11 février dernier. L’hémicycle était très clairsemé avec parfois une dizaine de députés présents sur les 81 que compte actuellement la septième législature, si l’on soustrait, bien évidemment, le cas Taofick Mohamed Hinnouho, alias Atao incarcéré et Janvier Donhouahoué, décédé en janvier 2018. Mais, qu’à cela ne tienne ! Le Règlement intérieur du Parlement a prévu la porte de sortie lorsque le quorum n’est pas atteint à l’ouverture d’une session, qu’elle soit ordinaire ou extraordinaire. Les textes prévoient que les travaux soient renvoyés à 72 heures. A ce nouveau rendez-vous, quel que soit le nombre de députés présents, la loi autorise l’Assemblée nationale à délibérer.
Actualités 18 févr. 2019
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