La Nation Bénin...
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Esae Football club a rallié Ouagadougou où il va affronter Salitas Football club, demain, samedi 28 septembre, au Stade du 4 Août. C’est dans le cadre de la manche retour du second tour des préliminaires de la coupe de la Confédération africaine de football. Accrochés à Cotonou, les poulains de Richard Bio devront défier Youssouf Barro et ses coéquipiers pour espérer passer au prochain tour.
Contraint au nul (0-0) lors du match aller à Cotonou, Esae Football club du Bénin joue, ce samedi 28 septembre, au Stade du 4 Août de Ouagadougou, Salitas Football club dans le cadre de la manche retour du second tour des préliminaires de la coupe de la Confédération africaine de football. Accrochés sur leurs installations, le dimanche 15 septembre dernier, lors de la phase aller, les joueurs de Esae devront faire mieux pour se qualifier pour la phase de groupe. Ils devront impérativement s’imposer face à cette formation du Burkina Faso ou éviter un nul vierge de peur de passer par l’épreuve fatidique des tirs au but.
Battus par les Buffles en Super Coupe du Bénin, le week-end dernier, Esae a néanmoins bien achevé les préparatifs de ce match retour en s’imposant mardi dernier face aux Panthères de Djougou par le score de 2-0. Les détonateurs du jeu offensif côté Esae tels que Antonin Oussou, Eric Sewa, Alfred Linkpon et Farid Edou devront être plus efficaces face à la muraille défensive des Orange et Blanc de Salitas. Cette rencontre sera sans doute difficile pour les visiteurs qui n’ont pas su faire la différence à Cotonou. Face aux protégés de Yacouba
Ouédraogo, vainqueur de la Coupe du Faso et de la super coupe de l’Association des journalistes sportifs du Burkina en 2018, les poulains de Richard Bio devront allier audace et perspicacité pour atteindre leurs objectifs.
Atouts
Tombeurs de l’As Snim lors du premier tour en marquant 7 buts sans en encaisser sur l’ensemble des deux confrontations, les joueurs de Esae ont des atouts pour empêcher Salitas Fc d’atteindre la phase de poule de la compétition.
A Ouagadougou depuis ce mercredi soir, la délégation de 37 membres dont 26 joueurs conduite par le directeur sportif du club, Quentin Didavi, s’est logée dans un hôtel de la capitale burkinabè. Les poulains du coach Bio Richard ont effectué leur première séance d’entraînement dans la soirée d’hier, jeudi 26 septembre. Avant cette séance, ils ont bénéficié d’une petite balade matinale, en guise de décrassage dans la ville. Selon le coach Bio Richard et le capitaine Marcel Dandjinou, le moral de la troupe est au beau fixe. Au regard des prestations des deux clubs lors du match aller, Esae Football club aura fort à faire face à Salitas du Burkina Faso.

Le Fonds de développement de la formation professionnelle continue et de l'apprentissage dispose d’un nouveau plan stratégique pour les cinq prochaines années. Ce document a été validé, ce jeudi 26 septembre à Cotonou, à la faveur d’un atelier ayant réuni les parties prenantes.
Fini le pilotage à vue au Fonds de développement de la formation professionnelle continue et de l'apprentissage (Fodefca) ! Cette structure responsable de la mise en œuvre de la Politique nationale de la formation professionnelle fait sienne la pensée de Sénèque selon laquelle « Il n’est de vent favorable pour celui qui ne sait où il va », en se dotant d’un nouveau plan stratégique pour la période 2020-2024.
Le contenu dudit document a été validé hier à Cotonou, sous réserve des amendements et recommandations visant à l’améliorer, à l’issue d’un atelier lancé par le ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys. Les travaux ont connu la participation des représentants des ministères sectoriels, des organisations professionnelles et chambres consulaires, du comité de gestion du Fonds ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Ce plan stratégique vient plus d’une décennie après la mise en œuvre du premier plan quinquennal de cet établissement public à caractère social créé en 1999 pour satisfaire les besoins en main-d’œuvre qualifiée et assurer le développement des possibilités d’adaptation ou d’accès de la main-d’œuvre à un emploi rémunérateur, selon le ministre Adidjatou Mathys. Il fait suite à un audit organisationnel et institutionnel réalisé au profit du Fonds en 2015 et qui a permis de relever des dysfonctionnements. « Il fallait sortir la formation professionnelle des sentiers battus pour regarder et affronter l’avenir avec ambitions et cohérence », justifie Gaston Rotinor Gouton, président du Fodefca.
Au nombre des faiblesses, l’analyse diagnostique révèle: l’insuffisance des ressources financières et du personnel; des conditions de travail peu motivantes; la faible visibilité du Fonds; l’absence de plan prévisionnel des ressources humaines; l’absence de pôles d’ingénierie des compétences au sein des associations et branches professionnelles. A cela s’ajoutent l’inexistence d’une loi sur la formation professionnelle, le non reversement des ressources visées par les statuts et la multiplicité des initiatives dans le secteur.
Fort de ces constats, le plan stratégique définit des priorités d’interventions en prévoyant de renforcer la veille stratégique et d’asseoir une synergie d’actions ainsi que des mécanismes innovants de financement de la formation professionnelle et d’amélioration de la gouvernance du Fonds.
Ambitions
Le plan 2020-2024 du Fodefca comporte trois parties. La première évoque le contexte et les éléments saillants du diagnostic; la deuxième aborde le cadre stratégique et les actions prioritaires et la troisième présente le plan d’actions et les modalités d’opérationnalisation des stratégies proposées, lesquelles sont assorties d’un chronogramme de mise en œuvre, précise Roger Comlan Adanhounzo, secrétaire exécutif du Fodefca. « Ce plan se refuse d’être un carcan; il ne fixe pas non plus d’œillères sur un terrain turbulent et aussi volatile que celui des compétences, à l’ère de la course effrénée vers les technologies les plus avancées», souligne-t-il. Il le considère comme un écho au programme d’action du gouvernement (Pag) qui fait du développement du capital humain, un pilier majeur pour la transformation structurelle de l’économie.
« Nous avons pris la mesure des choses et nous allons relever le défi», assure le ministre Adidjatou Mathys, comptant sur la sollicitude des Ptf qui appuient le Fodefca depuis 2001.
Djerma Lawal, président du Réseau africain des institutions et fonds de formation professionnelle (Rafpro) dont fait partie le Fodefca, se réjouit de l’élaboration de ce plan. A l’en croire, il prend en compte les grandes orientations définies par la faîtière, lesquelles visent à retenir les jeunes sur le continent et à les détourner de la gangrène du djihadisme et de la quête d’un eldorado par l’emprunt des navires de fortune vers d’autres continents.

Le parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) est en voie d’avoir une existence légale au Bénin. Le récépissé provisoire de sa création vient d’être délivré par le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. L’acte qui date du mardi 17 septembre dernier est signé du ministre Sacca Lafia, en personne. La délivrance de ce récépissé provisoire fait suite à la transmission le 12 septembre dernier par trois membres fondateurs et mandataires de ce parti en l’occurrence Paul Hounkpè, Théophile Yarou et Issifou Amadou, du dossier de déclaration administrative de constitution de cette formation politique. Le document a été délivré en application des dispositions des articles 16 et suivants de la loi n°2018-23 du 17 septembre 2018 portant charte des partis politiques en République du Bénin, précise la correspondance du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique aux Fcbe. Il revient alors aux responsables des Fcbe de poursuivre la procédure administrative en publiant surtout ce récépissé provisoire au Journal officiel pour obtenir ensuite le récépissé définitif qui consacrera l’existence légale du parti Fcbe au même titre que les autres formations politiques existantes actuellement telles que l’Union progressiste (Up) de Bruno Amoussou, le Bloc républicain (Br) d’Abdoulaye Bio Tchané, le Parti du renouveau démocratique (Prd) de Me Adrien Houngbédji et le Mouvement des élites engagés pour l’émancipation du Bénin (Moele Bénin) de Jacques Ayadji.
Il faut signaler que le parti Fcbe, principale formation politique de l’opposition, avait été recalé aux législatives du 28 avril dernier par la Commission électorale nationale autonome (Céna) pour défaut de ce précieux sésame et du certificat de conformité. Le parti n’avait pas versé cette pièce à son dossier pour prouver son existence légale en lien avec les nouvelles exigences de la loi portant charte des partis politiques soutenant les réformes sur le système partisan au Bénin. La situation est en passe d’être réglée avec la délivrance du récépissé provisoire.
Politique 21 sept. 2019

Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a reçu en audience à son cabinet, ce mercredi 18 septembre, la présidente de la Haute cour de Justice, Marie Cécile de Dravo Zinzindohoué. Celle-ci est allée plaider pour l’assouplissement de la procédure de jugement devant la Haute Cour de Justice afin de lui permettre d’être véritablement fonctionnelle et efficace sur le terrain.
La présidente de la Haute cour de Justice, Marie Cécile de Dravo Zinzindohoué, est toujours soucieuse de la situation de son institution qui peine, depuis sa création il y a près de vingt ans, à être véritablement fonctionnelle à cause d’un certain nombre de goulots d’étranglement. Elle est allée plaider auprès du président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou qui l’a reçue en audience ce mercredi 18 septembre, pour l’assouplissement de la procédure applicable par la Haute cour de Justice. Ce qui passe forcément par le toilettage par le Parlement de la loi n°93-013 du 10 août 1999 portant loi organique de la Haute cour de Justice.
La présidente Marie Cécile de Dravo Zinzindohoué dit avoir échangé de long en large avec le président de l’Assemblée nationale autour de cette problématique récurrente de rendre véritablement fonctionnelle la Haute juridiction. La démarche de Marie Cécile de Dravo Zinzindohoué vise à trouver des pistes devant permettre à la Haute cour de Justice, taxée d’institution budgétivore, de jouer le rôle constitutionnel qui lui est dévolu, celui de « juger le président de la République et les membres du gouvernement à raison des faits qualifiés de haute trahison, d’infractions commises dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions, ainsi que pour juger leurs complices en cas de complot contre la sûreté de l’Etat ». Marie Cécile de Dravo Zinzindohoué estime que sans l’assouplissement de cette procédure, il sera difficile à son institution d’atteindre ses objectifs.
Or, l’affaiblissement de la Haute cour de Justice sera très préjudiciable à l’Etat de droit, martèle l’hôte de Louis Vlavonou. Elle souhaite que le Parlement fasse quelque chose pour la révision de la loi organique sur la Haute de Justice afin de faciliter les choses. Elle se dit optimiste pour la suite de cette audience parce qu’elle a rencontré un président de l’Assemblée nationale très expérimenté et qui connait bien la Haute cour de Justice pour y avoir été membre par le passé.
Louis Vlavonou l’a informée de ses initiatives d’alors visant à conduire à l’amendement de la loi organique sur la Haute cour de Justice pour alléger la procédure de jugement querellée. Marie Cécile de Dravo
Zinzindohoué se dit rassurée que le président de l’Assemblée nationale ne manquera pas de faire le nécessaire avec ses collègues députés pour rendre véritablement fonctionnelle l’institution.

Le tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué a connu, le jeudi 12 septembre dernier, d’un dossier de détention illégale, transport et commercialisation de trophées d’espèces partiellement et intégralement protégées. Déclaré coupable, le mis en cause, Emmanuel Agossa, a écopé de 24 mois d’emprisonnement ferme puis condamné à payer une amende de 500 000 francs Cfa, une peine qui s’entend tel un avertissement sévère à l’endroit des prédateurs d’espèces protégées.
Agé de 25 ans et père de cinq enfants, Emmanuel Agossa, conducteur de taxi-moto de profession, est poursuivi devant le Tpi d’Aplahoué par l’administration forestière, représentée par maître Jean-Claude Aviansou, pour détention illégale, transport et commercialisation de trophées d’espèces partiellement et intégralement protégées. Prévus et réprimés par les articles 99, 153, 154, 163, 166 et 168 de la loi numéro 2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin, les faits de ce chef d’accusation ont valu au trafiquant, pris en flagrant délit de possession de l'objet prohibé, une peine de deux ans d’emprisonnement ferme, assortie du paiement d’une amende de 500 000 francs Cfa.
La sentence du tribunal présidé par Serge Hounmanakan, s’entend tel un signal fort aux autres trafiquants d’espèces fauniques protégées. Emmanuel Agossa, mis sous mandat de dépôt le 5 août dernier, a été interpellé suite aux informations faisant état d’une probable transaction de trophées de statunga devant s’opérer, à Azovè, dans une structure hôtelière. Suivant cette alerte, une équipe mixte du commissariat d’Azovè et de l’Inspection forestière du Mono-Couffo a effectué, le mardi 30 juillet 2019 aux environs de 15 heures, une descente dans la structure. Le déplacement va s’avérer fructueux, puisque Emmanuel Agossa sera pris en flagrant délit de détention de 30 peaux d’animaux, dont quatorze peaux de crocodiles et de statunga, une espèce intégralement protégée, puis 16 peaux du guib harnaché, une autre espèce partiellement protégée, que le trafiquant s’apprêtait à vendre. Ecouté et gardé à vue dans les locaux du commissariat de police de l’arrondissement d’Azovè, il a été présenté le 5 août au procureur de la République du Tpi d’Aplahoué, Fidèle Iko Afe qui a occupé le fauteuil du ministère public à l’audience du jeudi dernier.
Actualités 18 sept. 2019

La quatrième édition du tournoi de l’Unité a connu son épilogue, samedi 14 septembre dernier avec le sacre de Dynamique Football Club à Dassa. Lors de la finale âprement disputée, les joueurs de Dynamique Fc ont battu Atd de Dassa à l’épreuve fatidique des tirs aux buts.
Dynamique Fc a remporté la quatrième édition du tournoi de l’Unité en s’imposant en finale, samedi 14 septembre dernier, face à Atd de Dassa. C’est à l’issue de l’épreuve fatidique des tirs aux buts que l’équipe de Dynamique Fc est venue à bout de Atd. Plusieurs autorités politico-administratives venues soutenir le promoteur du tournoi, Claude Anignikin, suppléant de l’honorable Jean Eudes Okoundé, député du Bloc républicain, ont félicité les différentes équipes participantes.
Heureux du déroulement de l’ensemble du tournoi, Claude Anignikin a confié au terme de la finale que l’objectif est atteint. « Nous étions partis d’un tournoi d’arrondissement devenu communal et intercommunal aujourd’hui », note-t-il. Il a félicité le comité d’organisation pour le travail abattu avant de remercier la population qui accompagne l’initiative chaque année. Le promoteur du tournoi de l’Unité a sollicité davantage le soutien de tous les fils de Dassa-Zoumè en vue de la pérennisation de ce tournoi, qui réunit de jeunes talents. «Je compte redoubler d’effort afin d’offrir un espace beaucoup plus attrayant que celui que nous venons de faire vivre aujourd’hui à la population », s’est-il engagé. L’honorable Eustache Akpovi du Bloc républicain a exprimé sa satisfaction par rapport à la réussite de cette compétition. « C’est une véritable fête. Les deux équipes finalistes ont livré un match totalement équilibré », a-t-il déclaré. A l’en croire, avec ce tournoi qui s’organise chaque année, la commune de Dassa finira par avoir de jeunes joueurs capables de défier d’autres équipes des autres départements.

Esae Football club et Salitas du Burkina Faso se sont séparés dos-à-dos, ce dimanche 15 septembre, au stade René Pleven de Cotonou, dans le cadre de la phase aller du second tour des préliminaires de la Coupe de la Confédération africaine de football. Et pourtant, les joueurs de Esae ont débuté la partie avec plusieurs occasions. La frappe d’Alfred Linkpon sur la barre transversale des buts gardés par le gardien de Salitas, Boris Mandjui, à la 14e minute va donner confiance aux locaux. Les coéquipiers de Marcel Dandjinou vont enchaîner les offensives pour s’offrir des coups francs devant les buts adverses. A la 23e minute, descendu par Sanou Aliassou à la lisière de la surface de réparation de Salitas, Eric Sewa exécute la sentence mais par manque d’efficacité manque d’ouvrir le score.
Les joueurs de Salitas Football Club vont revenir dans la partie en s’offrant également un coup franc à la 25e minute. Mais, Aboubacar Traoré verra son tir dévié par le mur défensif d’Esae. Dominateurs, les poulains de Bio Richard vont de nouveau assiéger le camp des visiteurs sans trouver la faille. Le quatuor d’attaquants d’Esae, Antonin Oussou, Eric Sewa, Alfred Linkpon et Farid Edou va se heurter à la muraille défensive des Oranges et Blancs de Salitas. Bien en place, la défense de Salitas réunie autour d’Ismael Zagré et de son capitaine Youssouf Barro vont faire échec aux initiatives des Béninois. Les 22 acteurs vont rejoindre les vestiaires dos-à-dos (0-0). A la reprise, les joueurs d’Esae vont tenter de prendre l’avance sur leurs adversaires mais c’est sans compter sur la capacité de réaction des visiteurs. Les joueurs de Salitas vont se procurer des occasions de but à travers quelques phases offensives, contraignant Esae Fc à rester dans sa base arrière. En dépit des changements opérés des deux côtés et du carton rouge infligé au joueur Aliassou Sanou de Salitas à la 82e minute, le score va rester inchangé au terme du temps règlementaire. A 0-0, Esae devra attendre le match retour à Ouagadougou pour espérer se qualifier pour la phase de groupe.
Sports 15 sept. 2019

Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a reçu en audience à son cabinet à Porto- Novo, ce mercredi 11 septembre, plusieurs délégations dont celle du vice-ministre cubain des Relations extérieures, Rogelio Sierra Diaz. Il était accompagné pour la circonstance de l’ambassadrice de Cuba près le Bénin.
L’hôte de la deuxième personnalité de l’Etat béninois a confié, à sa sortie d’audience, que sa visite s’inscrit dans le cadre de la dynamisation des liens de coopération bilatérale entre le Bénin et Cuba. Selon Rogelio Sierra Diaz, les deux pays entretiennent depuis plusieurs décennies des relations historiques, culturelles et religieuses. Il est venu au Bénin dans le but d’amplifier ces liens séculaires de coopération. Le vice-ministre cubain chargé des Affaires étrangères assure au Bénin qu’il peut compter sur l’amitié, la solidarité du peuple et du gouvernement cubains pour son développement. Il annonce déjà la signature d’un accord en matière de santé entre le Bénin et Cuba.
Rigelio Sierra Diaz espère que ce nouveau partenariat permettra d’améliorer la santé publique de la population béninoise. Le président Louis Vlavonou et ses hôtes n’ont pas manqué d’explorer les autres opportunités de coopération, surtout touristiques, entre les deux pays. Le vice-ministre chargé des Affaires extérieures félicite le président Louis Vlavonou qui est, selon lui, un bon ami de Cuba pour l’accueil chaleureux réservé à sa délégation.
Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a reçu, ce lundi 9 septembre, une délégation de la ville de Huy en Belgique, conduite par Phillipe Draize, directeur général adjoint en charge des Relations internationales, de la Coopération décentralisée, de l’Egalité des chances et de la Citoyenneté.
« Nous avons parlé des avancées et perspectives qu’offre le programme de coopération internationale communale dans l’accompagnement des communes du Bénin dans la phase de décentralisation, notamment pour un certain nombre de domaines tout à fait précis comme l’état civil, les affaires domaniales, le registre foncier, l’incivisme fiscal et la bonne gouvernance qui sont des priorités affirmées par le Programme d’action du gouvernement (Pag)», a dévoilé Philippe Draize, au sortir du cabinet du président de l’Assemblée nationale. La délégation souhaite accompagner le Pag en réponse aux demandes de treize communes du Bénin avec lesquelles les villes belges sont pour le moment en partenariat. Philippe Draize apprécie la qualité des échanges entre sa délégation et le président Louis Vlavonou. Ce dernier a trouvé la démarche de ses hôtes en phase avec les priorités du gouvernement, surtout pour leur capacité à offrir un statut commun pilote une fois la législation mise en place pour démultiplier cette réforme dans les 77 communes du Bénin.
Th. C. N.

Après des vacances bien méritées pour refaire le plein d’énergie, l’équipe gouvernementale va pouvoir retourner à l’assaut des dossiers de la République avec plus de vitalité. C’est non pas sans l’apport de sang neuf comme on le dit couramment, avec l’entrée au gouvernement de nouveaux membres. Quelles vont être les priorités inscrites dans l’agenda de l’actuelle équipe ? Le Conseil des ministres de ce jour devrait en donner le ton.
Selon certaines indiscrétions, l’équipe gouvernementale actuelle devra accentuer ses actions sociales, transformer l’essai, comme disent les amateurs du rugby. La priorité des priorités sera donc le social. Considéré par ses contradicteurs comme le talon d’Achille du régime du Nouveau départ, ce dernier a pu prouver à l’aune de ses actions, surtout ces deux dernières années, qu’il prenait des initiatives à fort impact social. Mais cela ne suffit. Aussi, chose promise, chose due, dans la dernière ligne droite de son premier quinquennat, s’il y a un mot d’ordre que le président Talon devrait donner à son tout nouveau gouvernement, ce sera en avant tout : social ! Et les orientations du tout premier Conseil des ministres, suite au remaniement ministériel, devraient édifier à ce propos. La rentrée étant imminente, il n’est pas exclu que l’une des premières mesures à fort relent social soit destinée au monde éducatif, les dunes étant par ailleurs aplaties pour une rentée apaisée.
C’est du reste un engagement du chef de l’Etat, qui avait promis, qu’une fois les structures économiques et de gouvernance publique assainies, viendra le temps du tout social, en somme ce que trivialement d’aucuns qualifieraient de « desserrage de ceinture ». Non pas pour que, comme certains le souhaitent avec gourmandise, l’argent facile circule comme par le passé en défiance des lois de la République. Tant il est vrai que le social, jusqu’à l’avènement du Nouveau départ, a été appréhendé au Bénin comme l’accès facile à l’argent y compris et surtout par les voies de contournement. Mais plutôt pour que les couches les plus vulnérables bénéficient davantage de l’appui des puissances publiques, de la protection de l’Etat providence qui ne saurait être enterré au Bénin où il y a tant d’impératifs. Ceci passe par une amélioration significative des conditions de vie et la réduction davantage encore des inégalités sociales, par des réponses concrètes à travers le renforcement de l’accès des plus pauvres aux services sociaux de base et opportunités économiques (eau, santé, assainissement, électricité, etc.).
Avec comme cibles de ces dispositifs les artisans, les commerçants, les agriculteurs, les artistes, les transporteurs, les jeunes et les femmes, cette réponse sociale s’appuie sur un système de santé réorganisé, une assurance maladie et retraite via le programme Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), un mécanisme intégré de génération de revenus prenant en compte la formation continue, l’entrepreneuriat, l’octroi de microcrédits (professionnalisé). Sans omettre l’accentuation des interventions contre le chômage et le sous-emploi. Bien évidemment, les principaux bénéficiaires de ces actions sont les acteurs du secteur informel, les agriculteurs, les commerçants, les transporteurs, les artisans, en somme les plus pauvres.
Combler le gouffre
Avec une situation sociale marquée par l’incidence de la pauvreté monétaire qui s’est accrue de 3,9 points, passant de 36,2% en 2011 à 40,1% en 2015, il faut admettre que le gouvernement actuel a hérité d’un lourd passif, remettant en question l’efficacité des politiques menées par le régime précédent. Aussi, œuvre-t-il depuis 2016 à renverser cette tendance. Cela passe par des actions significatives qui impactent les secteurs de la vie sociale qui participent à l’épanouissement des populations.
Optimisme : des raisons d’y croire
Sur la base des actions du gouvernement actuel, les indicateurs, optimistes, montrent un impact positif sur le taux de croissance économique qui resterait soutenu autour d’une moyenne de 6,5%. En somme ,une lucarne qui s’ouvre à l’action sociale. C’est d’ailleurs la thèse de la plupart des économistes, notamment ceux qui se réclament de la fameuse doctrine keynésienne qui lie l’activation de l’Etat providence à l’embellie économique.
C’est dire que le gouvernement, mis par le président Talon dans les starting-blocks depuis jeudi dernier, a le devoir, en quelque sorte, d’accentuer l’œuvre de transformation qualitative des conditions de vie des populations. Au-delà des initiatives prises ces trois dernières années. Cela renvoie à faciliter davantage l’accès aux soins de santé, à l’éducation, au logement, aux voies de communication, aux structures de distraction et d’épanouissement, etc.
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