La Nation Bénin...
Nouvelles

Interpellés et mis aux arrêts pour avoir déversé des ordures ou eaux souillées sur le domaine public, plus d’une vingtaine de prévenus ont comparu hier mercredi 21 novembre au Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Si quelques-uns ont été relaxés au bénéfice du doute, la plupart ont reconnu leur tort et ont été condamnés à des peines correctionnelles.
Statuant en matière correctionnelle et en premier ressort, le tribunal de première instance de Cotonou a prononcé des condamnations à l’encontre des citoyens pris en flagrant de délit de pollution. Retenus dans les liens de la prévention pour déversement des eaux usées et pollution atmosphérique, deux prévenus ont été condamnés à 15 jours d’emprisonnement ferme et à 80 mille francs Cfa d’amende. Quatre autres ont été condamnés à 15 jours d’emprisonnement ferme et à 50 mille francs d’amende. Coupables d’avoir jeté des ordures sur les voies publiques, quatre prévenus ont été condamnés à 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis et à 50 mille francs d’amende et deux autres à 50 mille francs Cfa d’amende uniquement. Deux mis en cause ont écopé de 15 jours d’emprisonnement ferme et de 20 mille francs d’amende et un autre prévenu condamné à 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis et à 20 mille francs d’amende. Par ailleurs, neuf personnes ont été relaxées au bénéfice du doute et un prévenu purement et simplement relaxé parce qu’inacessible à la sanction au regard de son état de démence.
Les mis en cause ont plaidé coupables. Ils ont reconnu avoir déversé de l’eau souillée dans les caniveaux pour certains et pour d’autres avoir jeté des ordures sur les voies publiques. Mais ils ont tous imploré la clémence du président de céans au motif qu’ils n’avaient pas conscience de commettre un délit. Or, il est de principe en droit que nul n’est censé ignorer la loi et nul ne peut se prévaloir de sa turpitude. Le ministère public a d’ailleurs requis une sanction exemplaire à leur encontre notamment une amende de deux cent mille francs Cfa pour la plupart. La variation des peines prononcées par le juge tient des circonstances atténuantes pour quelques prévenus et du doute sur la responsabilité délictuelle de certains mis en cause.
Corriger et décourager
Punir sans état d’âme et punir sans relâche jusqu’à ôter cette mauvaise pratique des habitudes de la population. C’est l’option faite par le parquet de la République qui n’entend pas ménager les citoyens interpellés. Déjà la peur de se faire prendre retient bien de personnes. «La peur du gendarme est souvent le début de la sagesse», dit-on. Il faut ajouter qu’une expérience vécue est toujours plus évocatrice. Les personnes arrêtées pour avoir pollué le domaine public ne sont plus prêtes à récidiver. Face à la sanction, tous ont imploré la clémence du juge et promis ne pas récidiver. Mais puisqu’il s’en trouve toujours au sein de la société, des personnes qui s’amusent à tout faire en opposition à la loi ou à jouer aux plus malins, des alerteurs ont été mis à contribution dans chaque quartier pour dénoncer les citoyens qui s’entêteraient à polluer l’environnement. Les personnes scolarisées feront mieux de prévenir leurs proches analphabètes qui en ont l’habitude, car la sanction tombe sur tous sans discrimination. Parmi les mis en cause condamnés hier, il y avait des élèves, des jeunes artisans, des mères de famille, des hommes..., et même un malade mental. C’est dire que le filet des agents de sécurité rafle sur son passage tous les indélicats.
A.P.A.
Société 22 nov. 2018

Dans l’imaginaire collectif béninois, elle ne saurait être répertoriée comme maladie. La dépression, ceux qui prennent soin d’en parler sont simplement persiflés. Pourtant, la dépression, sous ses airs de maladie inoffensive, est dangereuse.
« Tu as juste besoin de prendre un peu d’air », « Ça te passera », « Tu es rassasié ! », « C’est une maladie de blancs »…Autant de refrains désobligeants que la société africaine et plus particulièrement béninoise chante et rechante aux oreilles des personnes atteintes de maladies mentales. La dépression, une parmi les nombreuses qui existent, souffre réellement de son incompréhension. La perception de la société sur la dépression contribue plus à isoler les personnes atteintes qu’autre chose. Levis, étudiant à l’Enam témoigne d’un cas dont il a eu connaissance.
« En classe de Terminale, j’avais un ami chez qui j’ai observé, à une certaine période, une totale perte d’intérêt pour les choses sociales usuelles. Plutôt sociable d’habitude, durant des semaines, il a commencé à être très réservé et solitaire. Ses notes ont totalement dégringolé au fil du temps et il a perdu du poids, car il ne mangeait presque plus. Plus tard, nous avons appris, de sources proches de sa famille, qu’il était en début de dépression. C’était lié principalement au fort stress de la Terminale ».
La dépression, selon le psychologue Donald Togbé, de façon souple, est un trouble d’humeur ou de comportement. Elle se caractérise par un certain nombre de symptômes. Ces derniers sont non influencés par les circonstances, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas déclenchés par un évènement extérieur. Perte d’humeur, tristesse, perte d’intérêt, pensées suicidaires, troubles de sommeil, et ralentissement ou agitation psychomotrice (la psychomotricité regroupe les fonctions motrices qui sont en lien direct ou indirect avec la pensée, la psychologie et les fonctions cérébrales), en sont les manifestations principales. Notre société n’arrive toujours pas à considérer la dépression comme une maladie. « Nous sommes une société qui n’accepte pas trop la faiblesse, encore moins lorsque cette faiblesse vient d’une source comme le psychologique ou les émotions. Les gens ont souvent l’impression que les personnes dépressives exagèrent ou que le problème qu’ils appellent dépression n’existe pas vraiment », explique Caren Ganyé, docteur en sociologie. La dépression n’est pas une maladie classique avec des manifestations physiques. Une personne dépressive peut paraître bien portante. Cet aspect de la maladie n’aide pas du tout les personnes atteintes. «Un individu dira qu’il se sent dépressif, et l’on pensera qu’il n’a pas assez de soucis, c’est parce qu’il a déjà trop mangé et est rassasié qu’il a le temps de dire qu’il est dépressif », développe le docteur en sociologie. Cette maladie ne présente pas de « plaies, blessures ou encore des organes qui seraient directement touchés comme dans le cas du cancer ou d’autres maladies». Eu égard à toutes ces considérations, cette maladie peut paraître moins importante que d’autres.
Une approche préjudiciable
Des éléments sociologiques peuvent expliquer cette tendance. En effet, l’histoire de nos sociétés est celle de sociétés ancrées dans l’imaginaire du « dur labeur et la force champêtre.» Il est donc difficile de concevoir que ces mêmes personnes, supposées être fortes, puissent se laisser guider par leurs problèmes psychologiques. Encore, la société béninoise est fondamentalement théiste et croient fortement aux mythes et totems. La dépression peut être vue comme un envoûtement des suites de transgression d’un interdit ou encore d’un mauvais sort, à en croire la sociologue. On peut aussi voir cela comme un manque de rites initiatiques nécessaires au cours de la vie de ceux qui sont atteints de la maladie, ajoute-t-elle. Une dernière réflexion, cette fois vraiment poussée, voit « la dépression comme une théâtralisation, le tissu social ici ne se reconnaît pas coupable d’avoir créé de la dépression chez ses acteurs ». Ainsi, une personne se dira dépressive et l’on pensera à une mise en scène capricieuse de celle-ci.
Cette perception des choses dénie à la dépression le statut de maladie au même titre que les autres maladies. « Abordée dans une approche biomédicale, elle peut amener le malade à penser qu’il ne souffre pas d’une maladie réelle, celle-ci n’étant pas comprise par les autres », analyse Dr Caren Ganyé. La personne dépressive peut en arriver à voir son intégrité mentale détériorée également du fait qu’il ne se voit pas reconnaître un statut de malade par la société. Autre aspect dangereux, le fait que la société banalise la maladie et ne prend pas au sérieux des symptômes graves, comme ceux suicidaires, par exemple.
Un problème de mentalités
Il faudrait déjà que notre société puisse accepter la maladie comme toute aussi dangereuse que les autres maladies, du fait des comportements fâcheux qu’elle peut entraîner. Caren Ganyé préconise de sensibiliser les différentes sensibités en montrant des cas d’études et des témoignages de malades qui ont, non seulement souffert de cela, mais aussi fait souffrir le tissu social environnant. Pour ce faire, il convient d’accentuer la recherche sur les déterminants sociaux ou les vécus de la dépression. Cela pourrait « aider à légitimer un discours sur la place grandissante que cette maladie prend dans la société », et c’est la raison pour laquelle, il faut déconstruire les a priori de la société. L’expérience a montré que la perception d’une maladie dans les esprits pouvait changer ou évoluer au fil du temps. Le docteur en sociologie fait le rapprochement avec le cas de la poliomyélite. « Cette maladie était autrefois crainte de tous. Aujourd’hui, avec le vaccin, les perceptions sur la maladie ont changé », souligne-t-il. Les perceptions de la maladie pourraient donc changer au fil du temps, en fonction du travail de recherche, de sensibilisation et d’information qui sera fait auprès des populations, étaye-t-elle. Mais, il ne s’agit pas non plus d’une épreuve à sens unique. « On ne peut traiter ou accompagner que celui qui se reconnaît malade », affirme le psychologue Donald Togbé. Il faudra donc autour du sujet,« une vulgarisation continue de l’information par le biais des médias », poursuit-il. Il y a plus de personnes psychologiquement instables dans notre société qu’il peut en avoir dans les centres psychiatriques. Il s’agit là de malades qui s’ignorent.
Santé 24 oct. 2018

Le président de l’Union africaine, le Tchadien Moussa F. Mahamat, à la tête d’une délégation, a rencontré des membres du gouvernement, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, ce lundi 22 octobre, à Cotonou. Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre des préparatifs d’un sommet extraordinaire de l’union en novembre prochain, a été une occasion pour faire une consultation sur les points à l’ordre du jour de ce sommet.
La zone de libre échange en cours de création à l’Union africaine, la création d’un marché unique en matière de transport aérien, puis la situation de la paix et de la sécurité en Afrique. Ce sont les trois chantiers en cours au niveau de l’Union africaine qui seront débattus lors d’un sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernements de l’union qui se tiendra en novembre prochain. En prélude à ce sommet, le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa F. Mahamat, à la tête d’une délégation, est venu faire des consultations au Bénin afin de recueillir les appréciations des autorités béninoises. Après un tête-à-tête avec le chef de l’Etat dans la matinée d’hier, la délégation a rencontré une délégation gouvernementale composée des trois ministres concernés par les trois domaines et conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Il s’agit du ministre en charge de l’Intérieur, Sacca Lafia, du ministre en charge des Transports, Alassane
Séidou, et du ministre en charge du Commerce, Serge Ahissou.
Au cours la rencontre, le chef de la diplomatie béninoise a fait le point des réformes en cours au Bénin dans les trois domaines visés, avant d’affirmer que son pays est pro-Union africaine.
En effet, au niveau de la zone de libre échange en création, le ministre béninois des Affaires étrangères a déclaré que si le Bénin n’a pas encore signé la Convention de création, il a signé la déclaration avec les autres pays. Et concernant le commerce, il annonce que le Bénin est en train de prendre des dispositions avec le Nigeria pour des accords devant favoriser les échanges entre les deux pays. Pour ce qui est du marché unique en matière de transport aérien, des réformes, explique-t-il, ont été engagées dans ce sens.
Dans le domaine de la paix et de la sécurité, Aurélien
Agbénonci souligne que le Bénin a autorisé l’entrée sur son territoire sans visa des ressortissants de certains pays africains. Depuis lors, aucun criminel n’est encore enregistré, se réjouit-il. Mais, le Bénin, selon lui, a pris des dispositions législatives pour éviter certaines dérives.
Le Bénin, un pays modèle
« Quand on parle de libre circulation des personnes et des biens, le Bénin est à citer en exemple depuis des décennies », déclare le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa F. Mahamat, qui rappelle que c’est depuis 1982 qu’il connaît le pays en la matière pour y avoir vécu. L’Ua a lancé plusieurs chantiers en 2018 dont celui de la création de la zone de libre échange. 47 pays, explique-t-il, ont déjà signé la convention. « C’est un processus qui est en cours et qui va de l’avant », dit-il, avant de souligner que la libre circulation des personnes et des biens est une volonté des peuples africains.
Pour ce qui concerne le marché unique en matière de transport aérien, le projet suit son cours. Mais au-delà de ce chantier, le président de la Commission de l’Union africaine annonce que compte tenu de l’évolution de la population africaine, il est prévu des projets de construction et d’aménagement de routes et de chemins de fer pour faciliter le déplacement des populations d’un pays à un autre.
Le troisième chantier est celui de la paix et de la sécurité en Afrique. Ici, Moussa F. Mahamat a fait le point de la situation et des actions menées par l’union et du niveau du Mali, de la Lybie et du Sahel ; puis dans la région du Soudan du Sud. En la matière, estime-t-il, l’Afrique doit prendre en charge sa sécurité.
« Les trois chantiers marquent un début de l’intégration africaine », a dit le président de la Commission de l’Ua qui se réjouit de l’engagement du président de la République Patrice Talon qui lui a donné des conseils à cet effet. Et le sommet extraordinaire abordera ces questions qui sont cruciales pour l’Afrique et son peuple ?
Constantin AMOUSSOU reçu par Joseph DHOGBENOU [/caption]Le président de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou a reçu en audience, hier mercredi 17 octobre, quatre délégations. Au nombre des associations et organisations reçues, le gouvernement des jeunes, l'Ong Wildaf-Bénin, la Coalition des défenseurs des droits de l'Homme Bénin et l'association des artisans du Zou.
Il y a deux ans, le gouvernement des jeunes est né sous le parrainage du professeur Joseph Djogbénou. Après deux ans de "fonction", le président en exercice du gouvernement des jeunes, Constantin Amoussou, a cru nécessaire de faire le point de leurs activités à leur parrain, le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou qui a reçu en audience une délégation dudit gouvernement. Au sortir d'audience, son président Constantin Amoussou a expliqué qu'il était de bon ton de faire le bilan de leurs activités auprès de leur parrain après deux ans. A l'en croire, la délégation a également abordé avec l'autorité l'actualité sociopolitique. Au terme de leurs échanges, Constantin Amoussou dit avoir encouragé le président de la Haute juridiction tout en l'exhortant à des décisions favorisant la paix et la cohésion sociales ainsi que l'intérêt général.
Avec la deuxième délégation, conduite par la coordonnatrice sortante de l'Ong Wildaf-Bénin, Me Huguette Bokpè, il a été question de plaidoyers pour les droits de la femme et des enfants. "Nous avons sollicité un appui du président de la Cour constitutionnelle afin qu'il nous accompagne dans un autre plaidoyer pour que soient publiés au journal officiel, des instruments juridiques qui sont pour nous, des outils de lutte en ce qui concerne les pratiques traditionnelles néfastes à l'encontre des femmes et des enfants", a expliqué Me Huguette Bokpè. Au titre de ces instruments juridiques, elle a cité la Convention des Nations unies sur l'élimination de toutes les formes de discriminations faites aux femmes, le Protocole de Maputo et la Charte africaine des droits et du bien-être des enfants. "Nous avons la mission de lutter contre les pratiques néfastes, le mariage précoce et la mutilation génitale qui persistent dans certaines communes, en l'occurrence du Nord du Bénin", a ajouté Me Huguette Bokpè. Il était opportun, selon elle, de solliciter l'appui du président de la Haute juridiction pour la publication de ces textes, car c'est une formalité nécessaire à leur opposabilité devant les citoyens. Cette délégation faite de femmes leaders a également partagé avec le président Joseph Djogbénou quelques réflexions pour la prise en compte du principe constitutionnel de l'égalité des sexes dans les instruments juridiques dont la Cour est amenée à vérifier la conformité.
Conduite par son président Serge Prince Agbodjan, une délégation de la Coalition des défenseurs des droits humains Bénin a aussi échangé avec le professeur Joseph Djogbénou. Le bilan de leurs activités notamment les démarches entreprises pour l'adoption d'une loi portant protection et promotion des défenseurs des droits humains au Bénin, sont les sujets abordés. Le président de la Cour constitutionnelle a également reçu en audience une délégation des artisans du Zou, conduite par Cyprien Agossounon, venue présenter quelques doléances au président de l'institution.
Discours du Président de UND AUGUSTE VIDEGLA [/caption]Les cadres de la coalition Union nationale démocrate (Und) se sont retrouvés, hier mercredi 17 octobre, à Cotonou pour faire le point des activités de la Coalition, s'entendre sur les nouvelles orientations et aiguiser leurs stratégies. La rencontre a eu lieu sous l'égide du facilitateur national de l'Und, le professeur Auguste Vidégla.
Après la Convention nationale de Ouidah qui s'est tenue le 18 août dernier et qui a consacré la naissance de l'Union nationale démocrate (Und), il était temps que la coalition rassemble ses cadres pour évaluer les acquis et se projeter sur l'avenir. Convoqués pour un meeting stratégique, de nombreux représentants des mouvements et partis politiques membres de l'Und ont répondu à l'appel. Cette rencontre a été essentiellement faite de communications et d'échanges. Les communications ont trait au bilan des démarches entreprises puis des résolutions prises. Les participants ont ensuite échangé autour du programme d'actions de la coalition.
Avant de partager le bilan des activités de l'Und, le facilitateur national Auguste Vidégla a rappelé le parcours depuis l'avènement du gouvernement de la Rupture, le contexte dans lequel est née la coalition et a réaffirmé l'engagement sans faille de l'Und aux côtés du président Patrice Talon. A l'en croire la reforme du système partisan est avenue au regard de la configuration politique du Bénin où des alliances se font et se défont à l'aune des joutes électorales. L'heure est, selon lui, aujourd'hui à des blocs solides. Et pour Auguste Vidégla, l'Und est en route vers de grandes victoires. Il a donc mobilisé les militants à rester engagés et pleins d'espoir.
Rappelons que l'Union nationale démocrate se veut progressiste, une coalition de forces politiques nationales pour le Nouveau départ qui a l'ambition d'être le plus grand et le parti le plus représentatif des jeunes. Entre autres objectifs, l'Und entend rafler beaucoup de voix pour les législatives à venir puis contribuer à la réélection du président Patrice Talon, si celui-ci le veut bien.

Face à l’insécurité alimentaire chronique qui menace la planète, la Banque mondiale, l’Onu, la Croix-Rouge international et autres organisations lancent un partenariat novateur pour mieux lutter contre la famine. Dénommé Famine action mechanism (Fam), ce partenariat vise à prévenir la faim dans le monde.
Le Mécanisme de lutte contre la famine (Fam), initiative de la Banque mondiale, de l’Organisation des Nations unies (Onu) et de la Croix-Rouge internationale est soutenue par les géants du numérique à savoir Microsoft Corp, Google et Amazon Web Services (Aws). Il s’agit d’une démarche préventive qui combine la haute technologie, un financement rapide et une collaboration étroite sur le terrain. Il va déployer toutes les ressources pour protéger les plus pauvres et les plus vulnérables, en recentrant l’attention collective sur les millions de personnes qui vivent en situation d’insécurité alimentaire chronique. Ainsi se résume la vision qui sous-tend la création de ce partenariat mondial sans précédent pour prévenir les famines.
La riposte à ces fléaux, qui intervient souvent lorsque de nombreuses vies ont déjà été perdues, est en effet trop tardive et fort onéreuse, soutiennent les initiateurs. Le nouveau dispositif entend y remédier en s’attachant à anticiper les famines, à s’y préparer et à intervenir rapidement, soit autant de mesures qui peuvent sauver davantage de vies et réduire les coûts humanitaires de près de 30 %. L’initiative utilisera le pouvoir prédictif des données pour débloquer des fonds, grâce à des instruments de financement appropriés.
« Le fait que des millions de personnes, dont de nombreux enfants, souffrent encore de malnutrition sévère et de la faim au XXIe siècle est une tragédie mondiale », a déclaré le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. Il a affirmé par ailleurs : « Nous créons une coalition mondiale sans précédent pour dire "plus jamais ça" ». A en croire ses géniteurs, le Fam soutiendra des investissements qui s’attaquent aux causes profondes d’une famine dès les premiers signes avant-coureurs. Il aidera à développer des moyens de subsistance, des filets de sécurité et des mécanismes d’adaptation pour les plus vulnérables. La Banque mondiale, qui a investi près de 3 milliards de dollars par an dans des initiatives en faveur de la sécurité alimentaire au cours de la dernière décennie, va s’employer à rechercher de nouveaux moyens d’accroître ces investissements dans le cadre de ses futurs projets et programmes, renseigne-t-on.
Les données de la Banque mondiale révèlent qu’en 2017, plus de 20 millions de personnes dans le Nord-est du Nigeria, en Somalie, au Soudan du Sud et au Yémen ont été confrontées à la famine ou à une situation proche de la famine sous l’effet conjugué des conflits, de la pauvreté, du changement climatique ainsi que du prix des denrées alimentaires. Ces facteurs persistent dans de nombreuses régions du monde, et risquent d’anéantir les acquis du développement durement obtenus dans les pays en situation de pauvreté chronique. Aujourd’hui, 124 millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire critique et ne pourront survivre sans une aide humanitaire d’urgence. Plus de la moitié d’entre elles vivent dans des zones de conflit, selon la même source. « Le Mécanisme de lutte contre la famine (Fam) est un nouvel outil important qui aidera à prédire et donc à prévenir l’insécurité alimentaire et la famine avant qu’elles n’aient une chance de s’installer. La prévention des crises sauve des vies. Avec ce dispositif, nous renouvelons notre engagement à éradiquer la famine et l’insécurité alimentaire aiguë », a déclaré le secrétaire général de l’ONU, António Guterres?
Les Mtn sont particulièrement invalidantes..[/caption]Les organisations de la société civile à travers l’espace francophone, le 5 septembre dernier, ont adressé une lettre ouverte aux chefs d’État et de gouvernement des États membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour l'adoption d'une résolution sur les maladies tropicales négligées (MTN). Chose faite, au terme du XVIIe Sommet de l’OIF.
«Promouvoir et renforcer la lutte contre les maladies tropicales négligées dans l’espace francophone; intégrer davantage la lutte contre les maladies tropicales négligées dans le cadre de plans nationaux de couverture de santé universelle, notamment à travers la mobilisation des ressources financières, les investissements dans les infrastructures et les ressources humaines ; promouvoir les partenariats, au sein de l’espace francophone, entre les pays endémiques, les pays donateurs, les pôles de recherches académiques, la société civile et le secteur privé ainsi que tous les acteurs intéressés. Ce sont, entre autres, les résolutions prises par les dirigeants en vue du contrôle et de l’élimination des maladies tropicales négligées, lors du XVIIe Sommet de la Francophonie. Cette disposition n’est pas sans rappeler le thème dudit Sommet, à savoir : « Vivre ensemble dans la solidarité, le partage des valeurs humanistes et le respect de la diversité : source de paix et de prospérité pour l’espace francophone ».
Quid ?
Les maladies tropicales négligées comprennent des maladies telles que la trypanosomiase humaine africaine (maladie du sommeil), la lèpre, les helminthiases (vers intestinaux), la leishmaniose viscérale, le trachome, la filariose lymphatique et la schistosomiase (bilharziose)…Ces maladies sont d’autant nocives qu’elles touchent les communautés les plus pauvres, les plus marginalisées et les plus éloignées du monde. Elles représentent à la fois une cause et une conséquence de la pauvreté car elles prospèrent dans les milieux où l'accès à l'eau potable, à l'assainissement et aux services de santé est limité. Et de ce fait, leur impact sur les individus et les communautés peut être dévastateur. Beaucoup d'entre elles provoquent de graves défigurations et des handicaps et ont une incidence sur l'espérance de vie, l'éducation ainsi que les perspectives économiques des personnes touchées et des communautés dans lesquelles elles vivent.
Risque étendu
Parmi les 1,5 milliard de personnes autour du monde qui sont à risque d’au moins une de ces maladies, un grand nombre se trouve dans des pays francophones en Afrique, en Asie, en Europe du Sud et dans les Caraïbes. Des 26 pays de l’OIF en Afrique subsaharienne, où le fardeau des MTN est particulièrement lourd, plus que 200 millions de personnes, ou à peu près deux sur trois individus, sont à risque d’en contracter une.
Aussi, en réponse à la sollicitation des ONG les y exhortant, les chefs d’Etat et de gouvernement ont-ils pris des engagements, au terme du XVIIe Sommet de l’OIF le 12 octobre dernier. Ils visent à inciter les États membres à promouvoir et renforcer la lutte contre les MTN dans la communauté francophone, en prenant des mesures pour contrôler et éliminer les MTN en accord avec les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et les bonnes pratiques internationales.
Ces engagements font des MTN désormais une priorité clé pour l’OIF, et s’inscrivent dans la même perspective que l’Objectif de développement durable 3.3, ciblant l’élimination des MTN avant 2030. C’est incontestablement un marqueur du progrès mondial vers la couverture universelle des soins de santé, surtout en ce qui concerne l’accès équitable aux services de santé, en assurant que personne n’est laissé pour compte. Ces pays peuvent compter sur des financements structurants de la Belgique et de la France qui ont priorisé l’élimination des MTN au sein de leurs politiques de santé étrangères. De même que de l’appui de laboratoires tels que Drugs for Neglected Diseases initiative (DNDi) ou l’Institut Pasteur, des instituts de recherche basés dans des pays francophones et chefs de file dans le développement des nouveaux médicaments, vaccins et dépistages pour les MTN. La coopération au sein de l’espace francophone permettrait d’offrir les soins curatifs et préventifs disponibles à tous les patients et les personnes à risque, et de mener les activités de recherche indispensables à ce secteur défavorisé de la santé mondiale, » a mentionné le Dr Yao Sodahlon, directeur du Programme de Dons de Mectizan.
Aller plus loin
En dépit du progrès scientifique et technologique au cours des cinq dernières années, il est avéré que des investissements soutenus en innovation et en technologie, davantage d’engagements de la part des gouvernements et des compagnies pharmaceutiques et une volonté politique forte et soutenue, sont nécessaires, afin d’assurer que toutes les communautés sont libérées de ces maladies. Il est heureux que le XVIIe sommet ait jugé opportun de prioriser l’objectif d’élimination des MTN dans les pays francophones, dans le prolongement de la résolution « Investir dans le secteur de la santé pour soutenir la croissance partagée dans l’espace francophone» adoptée à la XVIe Conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage à Antananarivo (Madagascar), les 26 et 27 novembre 2016.
L’engagement pour plus d’actions est indispensable, car les maladies tropicales négligées entrainent des souffrances telles que le trachome cécitant, principale cause de cécité infectieuse dans le monde, ou encore la maladie du sommeil, une infection parasitaire potentiellement mortelle qui peut atteindre le système nerveux central, provoquant des troubles psychiatriques chez ses victimes. Malgré qu’elles soient moins connues que la malaria ou l’Ebola, ces maladies entraînent la défiguration et l’incapacité, enfermant ainsi 1,5 milliard de personnes dans le monde dans un cercle vicieux de pauvreté. Les MTN empêchent, par ailleurs, les parents de travailler et les enfants d'aller à l'école. Aussi, Thoko Pooley, directrice de Uniting to Combat NTDs, un groupe d'organisations engagées dans la réalisation de l'objectif de l'OMS pour 2020, visant à contrôler et à éliminer dix maladies tropicales négligées, pense-t-elle que «L’adoption de cette résolution représente un grand pas pour les dirigeants francophones et les met devant une grande responsabilité d’éliminer définitivement les MTN ». L’élimination passe par la recherche sur les MTN, tant à l'échelle nationale qu'à l'échelle de la Francophonie. Elle ne peut prospérer que si les MTN font partie des stratégies de santé nationales prioritaires et que des efforts pour les combattre sont financés de façon appropriée à travers un budget dédié. Les pays doivent donc faire avancer la couverture de santé universelle à travers le renforcement des systèmes de santé afin de donner des services de santé de qualité et en priorisant l’accès des populations à risque. Mais encore faut-il rendre partout disponibles l’eau potable et les services d’assainissement et d’hygiène, qui sont essentiels pour la prévention et la gestion des MTN.
Dr Latif Moussé[/caption]Le 28 octobre prochain, le Bénin célèbre la Journée mondiale du cœur sur le thème : «Pour mon cœur et ton cœur, prenons un engagement ». Cette célébration sera marquée par plusieurs manifestations sur toute l’étendue du territoire national. Mais avant, le secrétaire général de la Société béninoise de la cardiologie, Dr Latif Moussé aborde dans cette interview les facteurs de risques liés aux maladies cardiovasculaires.
La Nation : Quels sont les facteurs de risques liés aux maladies cardiovasculaires ?
Latif Moussé : Les maladies cardio-vasculaires représentent les pires tueuses silencieuses au-delà de toutes les autres maladies. Elles sont liées au cœur et aux vaisseaux. Les facteurs liés à ces maladies sont de trois sortes. Il s’agit de l’obésité, du tabagisme et de la pollution sonore. Pour mieux lutter contre ces maladies, il faut agir sur les facteurs de risque en évitant les centres religieux où règnent les bruits, même à des heures indues. Avec ceux-ci, l'on n’arrive pas à bien dormir. Ce qui cause des troubles de sommeil. A cela s’ajoutent les habitudes alimentaires qui désorganisent le système humain. Aussi l’obésité s’installe pour fabriquer de la graisse avec un fort taux de glycémie et son corollaire de cholestérol. Un phénomène qui rend rigides les artères. Il est scientifiquement démontré que le manque de sport ou le sédentarisme aide beaucoup à l’accumulation des risques de maladies cardiovasculaires comme le tabagisme.
C’est pourquoi le premier niveau d’engagement qui incombe, aujourd’hui, doit être de lutter contre l’obésité qui représente une préoccupation. Le second niveau consistera à sensibiliser sur le tabagisme qui commence à prendre de l’ampleur malgré les difficultés socio-économiques. En dehors de ces deux niveaux, il reste le niveau de la pollution. Au-delà du bruit, des bars, des églises et autres, il y a le bruit interne qu’on a avec les nouvelles technologies. Des études ont montré que ceux qui sont aux alentours de l’aéroport, des rails et du trafic routier connaissent une élévation de maladies cardiovasculaire dont l’hypertension artérielle avec les crises cardiaques. Le dérèglement de l’organisme humain ne se ressent pas automatiquement. A bas bruit, cela peut se ressentir sur 20 à 40 ans. Et si les études ont été menées correctement de façon claire, cela va majorer les maladies cardiovasculaires. Ceux qui habitent les zones tumultueuses doivent pouvoir les éviter.
Pourquoi l’obésité prend-elle de l’ampleur ces dernières années ?
Ce que je peux vous dire par rapport à l’obésité aujourd’hui, est révélé par une étude faite en 2015 par l’Oms et selon laquelle 10,1% des femmes sont obèses et 4,6% des hommes. Mais quand on prend l’ensemble des facteurs de risques, cette étude montre que l’obésité monte en flèche par rapport aux autres facteurs comme la tension artérielle, le cholestérol et la sédentarité comparée à ce qui a été fait en 2008. C’est dire que nous faisons moins d’activités physiques, nous mangeons peu de fruits, des aliments riches en potassium, nous n’avons pas une alimentation équilibrée et par rapport au diabète, ça augmente. Le cœur des Béninois nécessite d’être soutenu. Il est capital que nous puissions avoir de l’empathie et nous souhaitons que celle-ci soit une empathie diversifiée et généralisée allant vers les autorités pour que les plans de lutte contre les maladies chroniques non transmissibles puissent se faire avec beaucoup plus de rigueur. Il importe, pour prévenir l’obésité, de s’engager à faire un peu plus de sport ou plus précisément d’activités physiques en marchant. Même chez soi en dansant ou s’arranger pour bouger. Il faut arrêter de fumer et de boire. L’alcool ne fait pas du bien et il faut manger autrement.
En quoi les habitudes alimentaires constituent-elles des menaces pour notre santé ?
En ce qui concerne l’alimentation, surtout dans les pays sous-développés, la facilité avec laquelle les populations consomment certains produits bon marché, par mimétisme ou modernisme, pose de réels problèmes aux enfants et même aux adultes. La malbouffe jusqu’aujourd’hui est une préoccupation dans le monde. Elle s’accroît énormément et singulièrement au Bénin. En 2015, le nombre de personnes obèses est en majoration de façon à devenir une pandémie. Même dans nos écoles, on enregistre des enfants qui ont un surpoids. Tout ce qu’on met dans ces aliments comme les bouillons ne sont pas de nature à favoriser une bonne santé. Alors, il est important de revenir à nos basiques alimentaires. La première des choses, c’est de favoriser la sensibilisation de la grande population en démontrant que la nécessité de manger moderne avec des produits organiques, polluants multiples, est nuisible à notre santé. Une mauvaise alimentation entraîne un dérèglement des glandes importantes qui régissent l’équilibre humain dont la thyroïde. Ce qui pose un grand problème.
Si le législateur devrait se pencher sur la question, quelles pourraient être ses recommandations ?
Il y a trois types d’engagement. Il y a, d’abord, l’engagement individuel, ensuite l’engagement de santé pour la population, enfin l’engagement vers les autorités. Et envers ces dernières, c’est évident que le législateur doit prendre vraiment des mesures en se rapprochant des spécialistes de nutrition, de santé, pour toucher du doigt les dommages que créent les maladies cardiovasculaires. On ne peut pas dormir et regarder les choses nous glisser dessus. D’ici 2025, ce qui se passera dans les pays sous-développés sera plus cruel comparé à ce qui se passera dans les pays développés qui ont déjà pris des dispositions pour prévenir le danger pour en avoir tiré des leçons. Il importe pour les pays en développement comme le nôtre de profiter aussi des leçons. Il est alors important qu’on puisse faire quelque chose. Nos aliments de base sont des aliments biens et, l’essentiel, est de les équilibrer.
Que dites-vous du cholestérol et qu’est-ce qu’il entraîne ?
Le cholestérol est une matière grasse dont on a besoin. On en a besoin au-delà de tout ce qu’on peut divulguer sur les réseaux sociaux avec des faisceaux d'arguments qui ne tiennent pas toujours. Le cholestérol, c'est vrai, il y en a de bon comme il y en a de mauvais. Même dans le bon, il y en a encore de mauvais si l’on ne se protège pas. Il ne faut pas s'affoler en disant que le cholestérol est élevé. Il n'y a pas urgence sauf dans quelques cas qu'il faut courir pour traiter vraiment un taux de cholestérol élevé. La première démarche, c'est l'alimentation. L'essentiel, c'est la qualité de l’huile que nous utilisons. L'huile devrait être mise au dernier moment après la cuisson. Car, lorsque l'huile est brûlée plusieurs fois, elle devient toxique. C'est pourquoi on dit qu'il faut faire en sorte qu’elle soit poly insaturée avec beaucoup de radicaux. A partir de 20 ans, l'homme a déjà quelques plaques de cholestérol dans le sang. C'est un produit qui va s'installer dans le temps. Elle est fabriquée à des degrés donnés selon l'organisme de l'individu. Les individus obèses, hypertendus ou ayant plusieurs facteurs de risque en fabriquent plus. Ainsi, pour un même taux de cholestérol chez un individu donné ou chez un autre, on n’aura pas la même attitude. Mais il faut savoir qu'un taux de cholestérol élevé, sauf cas spécial, n'est pas une urgence de traitement.
La plus fréquente affection cardiaque dont les Béninois souffrent le plus est l'hypertension artérielle qui peut attaquer à partir de 35 ans. Et deux Béninois sur trois sont hypertendus au-delà de 50 ans. Donc nous devons vraiment en tenir compte pour savoir comment bien gérer l'organisme au-delà de 50 ans. Mais globalement, à partir de 35 ans, nous avons beaucoup plus d'hypertension artérielle comparé à d’autres pays.
Il faut une visite préscolaire pour tous les enfants. Au-delà de 35 ans, il faut voir un cardiologue au moins une fois l’an. Parce qu’on peut être surpris de se découvrir avoir une glycémie qui monte un tout petit peu. Donc, il est important, à partir de 35 à 40 ans, de consulter un cardiologue.
Il faut aussi que l’Etat nous aide. Il faut également que nous équilibrions notre alimentation, menions une activité physique régulière de 30 à 40 minutes par jour ou tous les 10 jours. Ça nous permettra de vivre moins en compression. Ceux qui ont une longévité, c’est ceux qui ont une activité physique?
S.E.M. Kiyofumi Konishi et le Frère Rodrigue Djitrinou signant l'accord[/caption]L’hôpital St Jean de Dieu de Tanguiéta vient de bénéficier d’un don de deux ambulances grâce à la coopération entre le Japon et le Bénin. La remise de ces ambulances a été confirmée, ce mardi 9 octobre à Cotonou, à travers la signature du contrat de don entre le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, et l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Kiyofumi Konishi.
D’un coût global de 40 438 437 FCFA, les deux ambulances officiellement mises à la disposition de l’hôpital St Jean de Dieu de Tanguiéta, grâce à la coopération entre le Japon et le Bénin contribueront à l’amélioration de la santé des populations béninoises. Aussi l’hôpital pourra-t-il renouer avec sa tradition de toujours porter secours aux malades de la zone pour leur transport des différents centres de santé.
En effet, a expliqué le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, le parc d’ambulance de l’hôpital St Jean de Dieu de Tanguiéta se trouve dans un état de rebus avancé qui le réduit à une seule ambulance qui malheureusement est actuellement accidentée. Face à cette situation, a-t-il poursuivi, l’ambassade du Japon près le Bénin sollicitée à travers le consul d’Espagne près le Bénin a répondu favorablement à la requête par la promesse de deux ambulances il y a seulement quelques mois. Désormais, cette promesse est devenue une réalité avec la signature du contrat de don entre les deux pays.
Ce don japonais, dira le ministre de la Santé, s’inscrit parfaitement dans le programme d’action du gouvernement et témoigne, encore une fois, de l’attachement du Japon au peuple béninois. Ainsi, ces ambulances permettront d’augmenter la fréquentation de cet hôpital qui déploie déjà une activité très intense et qui s’étend chaque jour un peu plus. Elles permettront aussi de réduire la mortalité en général et celle des mères en accouchement. Car, dit-il, une population en bonne santé est un facteur de production, donc de développement pour l’émergence de la nation.
Très soucieux de l’amélioration des conditions de vie de la population béninoise, l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Kiyofumi Konishi, reste persuadé que l’acquisition des ambulances contribuera à sauver la vie des patients venant des centres périphériques et dont l’état de santé nécessite une évacuation sanitaire à l’hôpital St Jean de Dieu de Tanguiéta.
Le représentant de l’hôpital de St Jean de Dieu de Tanguiéta, Rodrigue Djitrinou a, pour sa part, pris l’engagement de veiller personnellement à une utilisation rationnelle et conséquente de ces ambulances.

Une nouvelle session extraordinaire, la cinquième au titre de cette année 2018, s’ouvre lundi 8 octobre prochain pour connaître de l’examen de deux points dont la mise en conformité avec la Constitution de la loi n°2018-31 portant Code électoral en République du Bénin. Le bureau et la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale en ont ainsi décidé à la faveur de leurs réunions de ce jeudi 4 octobre.
L’urgence de l’ouverture de cette session extraordinaire tient au fait qu’elle permettra aux députés de finaliser ce Code électoral dont les dispositions des articles 227, 244, 249 et 308 ont été déclarées par la Cour constitutionnelle non conformes à la Constitution lors du contrôle de constitutionnalité de cette loi le mardi 2 octobre dernier. La Haute juridiction a décidé que les quatre dispositions inconstitutionnelles sont séparables de l’ensemble du volumineux texte. L’Assemblée nationale aura à faire ce travail de forme pour retourner le document au président de la République pour promulgation en vue des législatives de 2019. Les députés ont profité de l’occasion pour programmer un autre dossier, en l’occurrence l’examen de la proposition de loi portant traite des personnes en République du Bénin. Les deux dossiers meublent l’ordre du jour de cette cinquième session extraordinaire qui ne peut excéder quinze jours.
Actualités 05 oct. 2018
Journaux