La Nation Bénin...
Nouvelles
Diego Costa lors du Match[/caption]A l'occasion du deuxième match de la 2e journée du groupe B de la Coupe du monde 2018, l'Espagne jouait mercredi contre l'Iran au Kazan Arena. La sélection espagnole s'est imposée grâce à une réalisation de Diego Costa, pour un score final de 1-0.
Suite à ce résultat, l'Espagne occupe la première place du groupe B avec 4 points. La formation iranienne, quant à elle, occupe l'avant-dernière place avec 3 points, à un match de la fin de la phase de poules. Le Portugal, avec 4 points, et le Maroc, avec 0 point, occupent respectivement les 2e et 4e positions. Costa a marqué l'unique but de l'opposition à la 54e. L'Iran a vu deux de ses joueurs écoper d'un carton jaune : Amiri (79e) et Ebrahimi (92e). La Roja a été légèrement plus agressive avec 3 tirs cadrés (sur 7 tirs) contre 1 pour les Lions de Perse (sur 6). Les Espagnols ont presque privé de ballon les Iraniens avec un taux de possession de 69 % contre 31 %. Les prochains matchs de l'Iran et de l'Espagne : Lors de sa prochaine rencontre, la formation iranienne jouera face au Portugal, le 25 juin 2018 à 20h00 (heure française) pour la 3e journée du groupe B. L'équipe espagnole, quant à elle, jouera face au Maroc au même moment pour la même occasion.
l'internaute.com
Sports 21 juin 2018

Une fuite massive d’épreuves de l’examen blanc du Bepc alimente les conversations dans plusieurs communes du Mono telles qu’Athiémé, Comé et Lokossa, chef-lieu du département.
Depuis ce mercredi 20 juin, les langues se délient et des témoignages des acteurs du système éducatif corroborent la thèse d’une vaste fraude à l’échelle départementale. Laquelle porterait sur presque toutes les épreuves de l’examen blanc. Sauf l’épreuve d’anglais qui, dit-on, n’aurait pas été vue par des candidats avant sa composition.
La situation est devenue si préoccupante que les travaux de correction ont été suspendus hier dans l’après-midi. Qu'est-ce qui a pu bien se passer pour qu’on arrive à une telle dérive? Vivement des clarifications pour que la crédibilité des prochains examens nationaux de fin d’année ne souffre de la moindre suspicion!?
Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo
Société 21 juin 2018

Le ministre chargé de l’Enseignement secondaire, Kakpo Mahougnon, était à la direction des Examens et Concours (Dec) de son ministère à Porto-Novo dans l’après-midi de ce mercredi 20 juin. Il est venu s’enquérir du niveau d’évolution des préparatifs de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session de juillet 2018. Le ministre a été accueilli par le directeur des Examens et Concours, Roger Koudoadinou qui lui a fait le point des préparatifs.
Kakpo Mahougnon a tenu une séance en tête-à-tête avec le Dec puis a visité les endroits où sont exposés les matériels sensibles et non sensibles pour s’assurer de visu que tout se passe bien.
Selon Roger Koudoadinou, les candidats sont au total 186 399 à affronter dès le lundi 9 juillet prochain le Bepc 2018 contre 224 995 en 2017. En termes d’effectif, le département de l’Atlantique est en tête avec 44 854 candidats et la Donga ferme la marche avec un effectif de 7 277 candidats. Pour le directeur des Examens et Concours (Dec) du ministère chargé de l’Enseignement secondaire, cette baisse de 38 596 candidats s’explique surtout par le taux de succès de 50,56 % enregistré l’année dernière et aussi par les nouvelles directives qui exigent que l’obtention du Bepc soit désormais la condition sine qua non de passage de la classe de troisième en seconde en plus de la moyenne de classe. Roger Koudoadinou note que cette chute d’effectif des candidats n’a rien à voir avec les mouvements de grève enregistrés cette année. Puisque les dépôts de candidature avaient été déjà bouclés avant le déclenchement des mouvements de débrayage. Il invite les candidats à la sérénité. L’examen se passera bien d’autant qu’il a été très bien organisé et les épreuves seront du niveau de l’élève moyen, assure Roger Koudoadinou pour mettre en confiance le ministre chargé de l’Enseignement secondaire. Kakpo Mahougnon, fin connaisseur de l’organisation pratique du Bepc pour avoir occupé à deux reprises le poste de Dec, félicite son successeur pour le niveau des préparatifs qui donnent des raisons d’espérer que tout va bien se dérouler à partir du 9 juillet prochain. Mais le ministre a tenu à avertir les surveillants de salles qu’aucun retard ne sera toléré cette année. Le surveillant de salle d’examen qui vient après 8 h le matin et 15 h dans l’après-midi sera automatiquement rayé et remplacé sans état d’âme, avertit le ministre Kakpo Mahougnon visiblement préoccupé par une organisation parfaite du Bepc 2018?
Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé/Plateau
Société 21 juin 2018

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a été reçu en audience, ce mercredi 20 juin à Tokyo, par son homologue japonais, M. Taro Kono. Cette rencontre bilatérale a été suivie d’un échange de notes entre l’ambassadeur du Bénin au Japon M. Adéchoubou
Makarimi et celui du Japon près le Bénin M. Kiyofumi Konishi.
Après cet échange de notes, le chef de la diplomatie béninoise et son homologue japonais ont animé une conférence de presse avant d’assister au dîner de travail offert par la Partie japonaise. Lors de cette rencontre avec la presse, le ministre Agbénonci a exprimé toute la reconnaissance du Bénin à l’égard du Japon pour l’appui et le soutien à la nouvelle dynamique en cours depuis l’élection du président Patrice Talon.
Il a saisi l’occasion pour faire part au ministre Kono, au nom du chef de l’Etat et du gouvernement béninois, le souhait du Bénin d’accueillir le sommet de la Ticad 8 à Cotonou en 2022.
M. Agbénonci a, par ailleurs, salué les efforts soutenus du Japon au développement de l’Afrique, à travers notamment la Ticad, forum de partenariat reconnu pour son ouverture, son inclusivité et sa transparence. Puis, il a exprimé à son homologue japonais sa gratitude et sa volonté ‘’de nous impliquer davantage dans la mise en œuvre de ses actions pour des impacts plus visibles’’.
« Au Bénin, la technologie performante et le savoir-faire du Japon sont les bienvenus dans tous les domaines stratégiques de notre développement », a-t-il précisé.
Avant son audience avec le ministre japonais des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci a rencontré le personnel de l’ambassade du Bénin près le Japon à Tokyo. La séance d’échanges a porté sur les nouvelles orientations de la diplomatie béninoise. Elles portent sur davantage d’efficience dans la mobilisation des partenaires techniques et financiers pour la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement ainsi que le rayonnement du pays.
L’étape de Yokohama
La journée du mercredi n’a pas été de tout repos pour le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Aurélien Agbénonci s’est rendu à Yokohama pour s’entretenir avec les autorités municipales dont le maire Mme Fumiko Hayashi, première femme élue à la tête de cette ville et citoyenne d’honneur de la ville de Cotonou. Sensibilisée sur les efforts du Bénin pour l’assainissement de la ville de Cotonou en jumelage avec Yokohama, Mme Hayashi s’est engagée à soutenir les autorités béninoises dans ce sens.
Le ministre Agbénonci et sa délégation se sont également entretenus avec le président du Conseil municipal de la ville, M. Matsumoto et le président de la Ligue d’amitié Japon-Afrique, M. Hirofumi Sato. Ils ont évoqué les liens d’amitié et de respect entre les deux villes et se sont engagés à poursuivre et approfondir la collaboration qui se traduit notamment par le jumelage entre deux écoles de chacune des deux villes partenaires.
Le ministre a conclu sa visite à Yokohama par un déjeuner à la cantine scolaire de l’école primaire de Kasama, jumelée avec l’école primaire de Suru Léré à Cotonou. Pour l’occasion, les enfants des classes supérieures ont partagé avec le ministre leur connaissance du Bénin et présenté quelques danses locales à la délégation?

Les sept prévenus dans le dossier de rétro-commissions occultes sur placement de fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) à la Banque internationale du Bénin (Bibe) ont comparu, ce mercredi 13 juin au tribunal de Cotonou. Après leur audition, le juge a renvoyé l’audience sous huitaine, pour écouter d’autres témoins cités dans l’affaire.
Nouveau renvoi dans le dossier Cnss/Bibe. Après l’audition des sept prévenus qui a duré toute la journée de ce mercredi, le tribunal a renvoyé l’audience au mardi 19 juin prochain afin d’écouter d’autres témoins cités dans l’affaire, à la demande des avocats de la défense. Pour la prochaine audience, le président du conseil d’administration de la Caisse nationale de la sécurité sociale et son directeur général ainsi que celui de la Bibe vont comparaître, pour la manifestation de la vérité.
Au terme des débats, les avocats ont demandé la mise en liberté provisoire de leurs clients, au motif que ceux-ci sont restés dans les liens de la détention depuis sept mois, alors qu’il n’y a pas eu de victime dans cette affaire et tous les montants sortis de la Bibe sont budgétisés. Une demande rejetée par le tribunal qui a renvoyé sous huitaine l’audience. A cette occasion, il sera question pour le ministère public de faire ses réquisitions. Les avocats vont également présenter leurs plaidoiries, et puis le tribunal pourra prononcer la sentence.
Laurent Mètongnon, Célestin Ahonon, Saliou Youssao Aboudou, Jérémie Mora, Edouard Adégoké, Alassane Kémoko Moussa et Romain Boco sont retournés en prison, en attendant d’être fixés sur leur sort. Il faut signaler que tous ont apporté, tour à tour, des clarifications sur les chefs d’accusation portés à leur encontre devant le juge Rodolphe Azo, président du tribunal.
Romain Boco, ancien Dg/Bibe, a déclaré à la barre qu’il a travaillé à redresser la banque qui était sous l’administration provisoire. Quand il partait de la Bibe en août 2016, a-t-il expliqué, la banque n’était plus en faillite. Mieux, il a fait savoir que la Bibe dispose de fonds pour payer les placements de la Cnss. C’est cette garantie, approuvée par différents arrêtés et rapport qui a motivé le conseil d’administration présidé par le syndicaliste Laurent Mètongnon à valider la demande d’offre de placement de fonds du Dg/Bibe suivant l’avis de la direction générale de la Cnss?

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien
Houngbédji, a reçu en audience à son cabinet au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, ce mercredi 13 juin, plusieurs délégations avec qui il a abordé des questions diverses notamment de coopération parlementaire et d’ordre syndical.
Le président de l’Assemblée nationale a reçu le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et du Sahel, Mohamed Ibn Chambas. Plus qu’une visite de courtoisie, le haut fonctionnaire onusien est allé féliciter Me Adrien Houngbédji et, à travers lui, tous les députés de la septième législature pour l’adoption d’un certain nombre de lois importantes dont le nouveau Code pénal en République du Bénin, avec la suppression de la peine de mort, la loi portant lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ainsi que bien d’autres textes.
« Aujourd’hui dans notre sous-région ouest-africaine et le Sahel, nous sommes vraiment confrontés à ce défi de l’extrémisme violent, du terrorisme. Il nous faut tout faire pour combattre le terrorisme, y compris, l’aspect financier. Donc cette loi est très importante », indique Mohamed Ibn Chambas avant de mettre l’accent sur toute l’importance de la loi sur le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
« Nous avons également discuté sur la participation des femmes dans la vie politique béninoise », a-t-il poursuivi. « Nous attendons des réflexions et décisions qui seront prises ici au Bénin dans ce sens pour essayer d’augmenter la participation des femmes dans la vie politique et en particulier leur représentativité au sein de l’Assemblée nationale, ce serait un bon exemple pour le reste de l’Afrique de l’Ouest », estime Mohamed Ibn Chambas.
Le président de l'Assemblée nationale s’est également entretenu avec l'ambassadeur du Ghana près le Bénin, Alowe Leo Kabah. « Le but de cette rencontre c'est de renforcer les relations entre les Parlements des deux pays », a confié à la presse le diplomate ghanéen à sa sortie d’audience.
A sa suite, le président de l’Assemblée nationale a échangé avec une délégation d'étudiants de l'Institut national de la jeunesse, l’éducation physique et sportive (Injeps) venue présenter un projet d'organisation d'un festival de réjouissances culturelles et sportives.
Enfin, Me Adrien Houngbédji a clôturé ses audiences avec une délégation du Syndicat autonome du personnel de l'Assemblée nationale (Synapa), conduite par son secrétaire général, André Odon-Aro. Celle-ci est venue soumettre à l’autorité de tutelle quelques doléances syndicales, notamment la situation des cotisations à verser à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), le dossier de reclassement et d'avancement du personnel bloqué depuis 2016 et de la nécessité de l’adoption d’une loi portant statut de la fonction publique parlementaire. André Odon-Aro dit repartir de l’audience satisfait, parce que le président de l’Assemblée nationale aurait donné des instructions pour que les dossiers brûlants soient examinés et que des propositions lui parviennent le plus tôt afin qu'il puisse prendre les décisions qui s'imposent.
Lancement officiel des audiences foraines[/caption]Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a lancé à Pobè, ce mercredi 13 juin, la saison des audiences foraines au titre de l’année 2018. Cette activité est couplée avec le recueil des réclamations des citoyens qui ont quelques griefs contre l’Administration publique.
Les audiences foraines constituent des moments privilégiés pour le médiateur de la République. Elles permettent à l’institution, comme un missionnaire, de se porter vers le citoyen, d’entrer en relation avec ce dernier et d’obtenir de lui ses plaintes vis-à-vis de l’Administration publique. Lesquelles plaintes sont ensuite analysées et traitées en vue des solutions. C’est à cette tradition que le médiateur de la République a sacrifié, ce mercredi 13 juin, en lançant à Pobè, la saison des audiences foraines au titre de l’année 2018. Laquelle est couplée avec l’activité de recueil des réclamations des citoyens qui ont des griefs contre telle ou telle structure publique.
Selon Joseph Gnonlonfoun, depuis une dizaine d’années qu’a été institué le Médiateur de la République au Bénin, l’institution a reçu et traité près de cinq mille réclamations dont les trois quarts ont connu de réponses satisfaisantes. Mais elle a aussi enregistré des échecs. Joseph Gnonlonfoun a évoqué à l’assistance quelques cas de médiation réussie concernant notamment une sage-femme et un enseignant tous deux admis à la retraite et dont la délivrance de leurs carnets de pension a été bloquée pour diverses raisons. Les deux fonctionnaires retraités ont vu leur situation réglée et leurs carnets de pension délivrés, après intervention du médiateur de la République. « Les cas de succès sont nombreux et divers », se réjouit Joseph Gnonlonfoun qui explique que les plaintes enregistrées jusqu’ici par son institution ressortent des domaines national, communal et des entreprises publiques et semi-publiques.
Les recours proviennent aussi bien des fonctionnaires que des prestataires de services et des étudiants. « Le médiateur de la République n’est pas un gendarme. Il ne dresse pas de procès-verbaux. Le médiateur de la République n’est pas un juge, donc il ne condamne pas. Mais il peut obtenir de l’administration ce que parfois le citoyen reçoit dans la douleur », précise Joseph Gnonlonfoun. Pour lui, l’institution travaille avec le citoyen en cherchant à établir l’équilibre pour permettre au plaignant d’avoir satisfaction et sans donner l’impression à l’administration de l’avoir vaincue. Raison pour laquelle Joseph Gnonlonfoun a invité l’assistance à accorder une oreille attentive à cette activité. «Après cette session, je voudrais vraiment faire de vous des partenaires actifs, dynamiques de nos équipes pour qu’ensemble nous résorbions les difficultés qui grippent et paralysent nos administrations. Or nous avons besoin d’une administration débarrassée de ses verrues si nous voulons que le Programme d’action du gouvernement soit un succès et que les résultats profitent à tous les citoyens et jaillissent aujourd’hui et demain sur notre progéniture », laisse entendre Joseph Gnonlonfoun, en lançant officiellement les travaux. Lesquels travaux ont été meublés d’une série de communications portant notamment sur la présentation de la mission du médiateur de la République et les dysfonctionnements qu’il a constatés dans certaines administrations publiques. Un film documentaire réalisé par l’institution sur le civisme a été également projeté à l’assistance pour une bonne connaissance du médiateur de la République.

Le secrétaire général de la Cour constitutionnelle, Gilles Badet, a annoncé, ce mardi 12 juin, au détour d’un point de presse, les réformes envisagées par la sixième mandature de la haute juridiction présidée par le professeur Joseph Djogbénou.
La Cour constitutionnelle a engagé de nouvelles réformes pour plus de célérité dans ses décisions. Cette mesure envisagée par son président, le professeur Joseph Djogbénou, a été approuvée par l’ensemble des conseillers de l’institution à la faveur de leur toute première Assemblée générale tenue, lundi 11 juin dernier. L’ordre du jour, selon le secrétaire général de la Cour, Gilles Badet, a porté sur le compte rendu des instances, l’étude et l’adoption du modèle de décision, l’étude et l’adoption du projet de modification du règlement intérieur de la Cour, l’affectation des dossiers, les travaux de réfection des bâtiments de la Cour… Dr Gilles Badet est revenu sur les décisions majeures prises qui vont sans doute modifier l’image, la crédibilité et la légitimité de la Cour de même que la qualité, l’efficacité et l’accessibilité de ses décisions.
Le secrétaire général de la Cour confie qu’il s’agit d’une importante modification qui vise à régler le problème de la prise en compte, dans le fonctionnement de l’institution, des impératifs de transparence, de contradictoire et de célérité, qui sont des composantes essentielles du droit à un procès équitable, droit sur lequel la Cour n’hésite pas à condamner d’autres juridictions ou organes. Le Règlement intérieur de la Cour donne à sa procédure un caractère secret, ce qui en rajoutait, d’après Dr Gilles Badet, au mystère qui entoure son office et éloignait une partie importante du public de la compréhension de nombreuses de décisions. Mieux, il soutient que la Cour est perçue comme une boîte noire de laquelle sortent des décisions.
La Cour présidée par Joseph Djogbénou entend briser ce mur d’incompréhension qui caractérise les décisions de la Cour, en ouvrant son accès, sa procédure, son acheminement vers la décision, au public. Dorénavant, la procédure devant la Cour n’est plus secrète, mais publique. Le caractère contradictoire et la célérité dans la reddition des décisions de la Cour expliquent en effet l’amélioration de la procédure devant l’institution. Dr Gilles Badet a indiqué que malgré tous leurs efforts, les membres de la cinquième mandature ont laissé à l’actuelle, un stock de 176 dossiers dont certains datent de 2016.
Création de deux chambres
Selon la modification du règlement intérieur, « La procédure devant la Cour constitutionnelle est écrite, gratuite et contradictoire. Elle est publique, sauf décision contraire de la Cour ». Cette mesure a induit la création de deux chambres de mise en état des dossiers au niveau de la Cour constitutionnelle. Son rôle est de convoquer les parties aux audiences de mise en état dont la programmation sera affichée et même envoyée aux présidents d’institution. Chaque partie va présenter, lors des audiences publiques devant l’une ou l’autre des chambres, ses prétentions et aura l’occasion de discuter des prétentions de la partie adverse. Chacune d’elles déposera des pièces, documents et mémoires. Ainsi, à l’issue de l’audience qui permet aux deux parties de jouir du principe du contradictoire, le juge rapporteur aura tous les éléments nécessaires pour mettre le dossier en état d’être présenté à l’audience plénière de la Cour qui reste secrète selon le principe du secret des délibérations.
La première chambre, présidée par le vice-président de la Cour, Razaki Amouda Issifou est composée des conseillers Rigobert Azon et André Katary. La deuxième chambre de mise en état est composée des conseillers Fassassi Moustapha, Cécile Marie-Josée de Dravo
Zinzindohoué et sera présidée par le conseiller Sylvain Nouwatin. Le président de la Cour, quant à lui, présidera l’une ou l’autre des chambres selon sa disponibilité. Rappelons que la première audience de mise en état aura lieu le mardi 19 juin prochain. Les audiences se tiendront soit le mardi, soit le vendredi de chaque semaine.

Après sa tournée tout feu tout flamme en Asie, le salséro béninois Laurent Hounsavi part à la conquête du public canadien. Il pose dès le 23 juin prochain ses valises à Montréal pour un grand concert au Centre des loisirs La Jeunesse. Puis suivront d’autres prestations au Québec et dans d’autres villes du Canada. Laurent Hounsavi Live Tour 2018 annonce de nombreuses dates et des spectacles de haut vol avec en prime des rythmes latino-américains.
Culture 13 juin 2018
Le chef de l'Etat, Patrice Talon, saluant son hôte Mohamed Ibn Chambas (à gauche)[/caption]
Le représentant spécial du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (Onu) pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel en visite de travail au Bénin était, ce lundi 11 juin au cabinet du président de la République. Avec le président Patrice Talon, Mohamed Ibn Chambas a parlé de paix, de sécurité et de développement.
Le représentant spécial du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (Onu) pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas a été reçu en audience, ce lundi 11 juin en audience par le président de la République. La lutte contre le terrorisme et les réformes en cours au Bénin ont été les sujets essentiels abordés par les deux personnalités au cours de cet échange auquel ont pris part des diplomates onusiens en fonction au Bénin. «Nous avons évoqué la situation dans l’espace ouest-africain et sahélien et nous avons discuté des défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui en particulier dans la région du lac Tchad », a déclaré Mohamed Ibn Chambas à la fin de l’audience. Le défi à ce niveau porte essentiellement, soutient-il, sur le combat contre l’extrémisme violent et le terrorisme. Il est aussi question, selon lui, de voir comment tous les pays de la Cedeao et du Sahel peuvent conjuguer leurs efforts dans cette lutte contre le terrorisme, poursuit-il. « Nous apprécions très bien le rôle que joue le Bénin dans cette lutte », apprécie également le représentant spécial du secrétaire général de l’Organisation de l’Onu.
Pour le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, le Bénin prend effectivement une part active dans cette lutte contre le terrorisme dans la région du lac Tchad en participant à l’effort de lutte contre les forces du mal dans cette région. Mais ce qui le réjouit davantage au terme de cette audience entre les deux personnalités, c’est qu’elle a permis au chef de l’Etat de faire avec son hôte « la revue des réformes en cours en matière de gouvernance et d’un climat favorable aux investissements», sans oublier les réformes politiques. Ces réformes, a indiqué le ministre, permettront d’atteindre les objectifs retenus dans le programme d’action du gouvernement.
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