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Nouvelles

Défis du photographe face à la révolution numérique: « Il faut rester créatif, innovant, inventif », soutient Didier Kpassassi

Avec la révolution numérique et l'avènement des smartphones dotés de Selfie, l’avenir du métier de photographe pose problème. Didier Kpassassi, photographe professionnel apporte, ici, des réponses aux questions relatives à la nécessité de recourir à un photographe pour une pose si l’on peut le faire avec son iPhone, au plus que le photographe peut toujours apporter. Il s’est aussi penché sur la possibilité pour la jeunesse de s’intéresser à ce métier.

La Nation : Pensez-vous que le métier de photographe a encore d'avenir ?

Didier Kpassassi : Bien-sûr ! Je ne nie pas l’influence de la révolution numérique, mais oui, le métier de photographe a encore un avenir radieux. D’autant plus qu’un photographe, c’est quelqu’un qui a un autre regard sur le sujet à capter. Celui qui a un portable et qui veut prendre des images, il le prend en vrac, comme bon lui semble. Il prend tout ce qui défile parce qu’il a simplement envie de prendre des images pour immortaliser l’instant. Et il court deux risques. C’est, d’une part, celui de prendre une mauvaise photo en raison d’un manque de stabilité ou d’une mauvaise résolution et d’autre part, celui de voir ses données disparaître du fait d’une mauvaise manipulation, d’une réinitialisation du portable, d’une faible capacité de l’appareil ou même de l’extinction du portable au moment de la prise de vue. Mais, le photographe amateur ou professionnel, qui tient un appareil professionnel en main, a tout un autre œil. Il perçoit le sujet autrement. Et il prend toutes les précautions non seulement pour la qualité de l’image, mais aussi pour sa préservation parce que c’est son patrimoine qu’il protège ainsi. Il y a vingt-deux ans que j’ai commencé le métier et je puis vous assurer que jusqu’à ce jour, je garde des œuvres datant de vingt-deux ans. Plus elles sont vieilles, plus ces œuvres auront de la valeur. Ce sont des œuvres qui peuvent être réutilisées dans les documents, les catalogues, dans les livres et les archives du Bénin. Parce que j’ai beaucoup travaillé sur le patrimoine culturel béninois.

Mais avec un iPhone, on peut faire des photos de bonnes résolutions !

On a toujours besoin des appareils photos professionnels. Le tout ne se résume pas à la résolution. Celui qui a inventé l’appareil photo n’est pas en marge de l’évolution numérique. L’iPhone oui, c’est un appareil évolué. Celui qui a un iPhone peut voler rapidement des images, faire des photos en rafales dans des situations données. C’est très pratique pour les chasseurs d’images qui veulent passer discrètement. Mais, quand on les découvre, tout de suite, on se méfie d’eux. Vous savez, quand vous voulez prendre une photo et vous gardez un portable, le sujet principal ne vous considère pas à sa juste valeur. Ça peut friser de l’amusement, de la distraction. Mais, devant un appareil professionnel, vous constatez que le sujet est plus sérieux devant l’objectif. Il prête beaucoup plus attention à ce que vous faites et il vous considère comme un professionnel.

En fait, un appareil photo, ça fait plus sérieux et ça permet de faire la distinction entre un simple déclencheur, un photographe amateur et un photographe professionnel. Car, une chose est la qualité de l’appareil et l’autre est la qualité du photographe. Le rendu de la photo dépend aussi du professionnalisme du photographe. L’appareil photo, c’est une machine, c’est une boîte, mais celui qui le commande c’est le photographe. C’est lui qui sait comment l’orienter, c’est lui qui fait les réglages. Qu’est-ce-qu’ il faut prendre ? Faut-il ouvrir, ajouter ou fermer la luminosité, donner plus de vivacité au diaphragme, rapprocher ou éloigner l’objectif…? C’est le photographe qui évalue tout cela. C’est un art, c’est une science.

Pour vous donc, qu’est-ce-qui fait la qualité d’un photographe professionnel ?

Un photographe professionnel, c’est celui qui met de l’art au cœur de son métier. Il construit. C’est quelqu’un qui sait tracer toute une histoire avec son appareil. Avant qu’un photographe professionnel n’arrive sur un terrain, un reportage ou un événement, c’est un récit, un texte qu’il a déjà écrit. Et ce texte est concrétisé par les images. Donc, quand vous prenez les œuvres de ce photographe, vous constaterez que c’est un récit, c’est une histoire que ce photographe raconte. Il y a plusieurs événements passés qui sont reconstitués aujourd’hui grâce aux photos. Le photographe professionnel constitue donc des archives pour sa génération, pour son pays.
Par ailleurs, un photographe professionnel doit avoir certaines qualités. Il doit avoir un bon œil, savoir choisir son angle de vue en fonction du sujet et de l’orientation à donner à l’image. C’est lui qui sait quand il faut prendre une image en plongée, en contre-plongée… La position et le plan sont très importants. Il y a des photographes qui se distinguent grâce à ça. Leur capacité à savoir identifier l’angle de vue idéal. Le tout ne suffit pas de flasher. Il faut pouvoir donner un regard artistique et là, c’est le génie du photographe qui parle. Il y en a qui ne savent qu’appuyer sur le déclencheur. Ceux-là ne sont pas des professionnels.
Vous reconnaissez donc que certains photographes seront dépassés avec le temps ?

Bien-sûr ! Ils sont déjà dépassés ! Il y a plein de photographes qui sont déjà dépassés depuis l’avènement du numérique. Avant, les gens se disaient qu’ils peuvent aller au métier de la photographie même s’ils ne vont pas à l’école. Aujourd’hui, il faut un minimum. Parce que la photographie est devenue une science et un art. C’est la technologie. Un appareil photo, aujourd’hui, c’est comme un ordinateur avec plusieurs paramétrages. Donc, il faut apprendre, beaucoup lire, aller à la recherche de nouvelles connaissances.

Quelles opportunités pour la jeunesse dans la photographie de nos jours ?

La photographie présente beaucoup d’opportunités pour la jeunesse. De nombreuses personnes s’adonnent, de nos jours, aux shoots surtout dans le domaine de la mode. Les shoots, c’est aussi de l’art. Ça va très vite. Aujourd’hui, les gens considèrent plus les street photos (les photos de rue). Avant, c’était en studio qu’on prenait les photos. Mais aujourd’hui, c’est un peu partout, dans la rue, à la plage, aux soirées. La photographie prend plus d’ampleur de telle sorte que c’est le photographe qui se déplace maintenant vers le public. Les shoots s’adaptent à l’environnement. Les photographes qui font des shoots, ce sont des gens qui créent beaucoup, qui réfléchissent énormément pour mettre les hommes et femmes en valeur, pour mettre des produits en valeur à travers des posters et magazines de mode. Il y a donc plein d’opportunités et c’est à chacun de choisir sa spécialité.

Quelles dispositions les photographes d'art devront prendre, selon vous, pour rester actif dans le temps et pour ne pas se laisser dépasser par la révolution numérique ?

Le photographe professionnel doit travailler au quotidien, faire beaucoup de recherches pour se mettre à jour. Je le dis souvent et ce n’est pas pour offenser qui que ce soit : les Blancs nous dépassent. Ils ne sous dépassent pas parce qu’on est incapables ou incompétents. Non ! Ils nous dépassent parce que tous les jours que Dieu fait, ils innovent, ils créent. Donc, nous devons aller à leur école. Il faut rester créatif, innovant, inventif. Quand vous prenez les photographes des années 80, ce sont des autodidactes, mais ils sont énormément bons. Ils ont fait un travail remarquable. Ils racontent l’histoire de façon artistique par leurs photos.
Dans le temps, ce n’était pas valorisé. Mais aujourd’hui, quand vous prenez ces œuvres, vous constatez qu’ils ont fait un travail énorme parce qu’ils ont su rester créatif par rapport à leur temps.
Du coup, pour rester actif dans le temps, nous devons faire des recherches, avoir l’esprit créatif pour donner sa touche personnelle, pour faire du beau. Quand vous ne faites pas du beau, on ne s’intéresse pas à vos œuvres. Quand vous prenez des photographes comme le Congolais Baudouin Mouanda, le Malien feu Malick Sidibé, le Béninois Eric Ahounou…, ils ont su innover à leur manière chacun dans son style. Par ailleurs, nous devons aussi améliorer nos compétences par la formation et l’échange. Car on ne finit jamais d’apprendre.

Société 29 mars 2019


Lettre pastorale de la Ceb pour le carême 2019: Les fidèles catholiques invités à s’approprier la parole de Dieu

Pour le carême 2019, la Conférence épiscopale du Bénin (Ceb), à travers sa lettre pastorale, exhorte les chrétiens catholiques béninois et les femmes et hommes de bonne volonté à s’approprier la parole de Dieu « qui libère de toute subjectivité malsaine ». Ladite lettre a été dévoilée ce mardi 5 mars 2019, à la faveur d’une conférence de presse animée au siège de la Ceb à Cotonou.

« La vérité vous rendra libres ». Tel est le titre de la lettre pastorale de la Conférence épiscopale du Bénin (Ceb) rendue publique, ce mardi à Cotonou. Selon le Père Eric Oloudé Okpeitcha, directeur de la cellule de communication de la Ceb, « le contexte de la lettre pastorale est celui de l’entrée en carême 2019 ». Le titre de la lettre, poursuit-il,
« s’inspire de la situation politique actuelle du Bénin, mais aussi des relations interpersonnelles en communauté chrétienne, en famille marquées par une crise profonde de vérité… ». Le prélat précise que la note pastorale s’adresse à tous les fidèles chrétiens et toutes les personnes de bonne volonté avant d’en dévoiler quelques extraits. Pour le Père Éric Oloudé Okpeitcha, ce sont des messages d’exhortation qui indiquent que le carême est un temps d’écoute et de méditation de la parole de Dieu et que la foi doit impacter l’action sociale et politique de chrétien. De même, il faut « mettre les réformes au service de la dignité de l’homme et réconcilier la politique avec la vérité », préconise-t-il.
Pour les chrétiens catholiques, le carême est un temps fort qui s’étale sur une durée de quarante jours pendant lesquels, ils sont instamment invités à se détourner du péché par le jeûne, la prière et l’aumône afin de célébrer la passion-mort-résurrection du Christ dans la joie d’un cœur purifié. « Mon souhait », indique le conférencier, « est que les fidèles lisent l’intégralité de la lettre pour bien vivre le temps de carême, temps de grâce, de conversion, de retour à Dieu à travers sa parole qui est vérité et qui libère des chaînes de la duplicité, de l’hypocrisie, du mensonge et de toute subjectivité malsaine ».

Actualités 06 mars 2019


Diplomatie bénino-canadienne: Le Canada renforce sa coopération avec le Bénin

La coopération canadienne emprunte la visite des deux navires de la marine royale canadienne de leurs majestés Shawingian et kingston pour renforcer les relations privilégiées qui unissent le Canada et le Bénin depuis plusieurs années. L’occasion du samedi 2 mars a été aussi une soirée festive de regard porté sur les impacts de certains projets et programmes du Canada sur la vie des populations béninoises bénéficiaires.

Ensemble avec des dizaines de marins canadiens, des partenaires, des personnalités du corps diplomatique et l’ambassadeur du Canada près le Bénin, les acteurs de mise en œuvre des actions de la coopération canadienne au Bénin ont passé une soirée du samedi 2 mars 2019 sur des navires de la marine royale canadienne avec une double connotation. La première est relative à l’annonce de "Voix et Leadership des femmes" par Son Excellence Edmond Wega, ambassadeur du Canada près le Bénin. C’est un nouveau programme financé à hauteur de 1,2 milliard de francs Cfa par le Canada et mis en œuvre par Oxfam Québec. Pour une durée de vie de cinq ans, le nouveau-né vient s’appuyer sur dix organisations et mouvements de femmes au Bénin dans l’optique de leur permettre de renforcer leurs capacités et d’obtenir des sources de financement plus durables. Sur ces précisions de l’ambassadeur, il est aussi utile de retenir que l’initiative va faciliter l’ouverture d’espaces d’échanges pour l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies conjointes entre les organisations et les leaders de défense des droits des femmes et des filles dans le but de faire avancer leurs droits. Son Excellence Edmond Wega renchérit les précédents par son espoir de voir le projet "Voix et Leadership des femmes" aider les femmes et les filles béninoises à apporter une plus grande contribution dans la société et surtout à réduire l’inégalité des genres. C’est à juste titre que le renforcement de la coopération, vieille de plusieurs années entre le Canada et le Bénin prend de l’ascendance à voir les nombreuses améliorations apportées dans la vie de milliers de bénéficiaires, en l’occurrence les femmes dans les secteurs de la microfinance, de la santé sexuelle et reproductive et dans l’entrepreneuriat féminin. Des résultats de changements de vie ayant fait l’objet d’une vidéo de capitalisation projetée à l’occasion. L’ambassadeur du Canada adresse sa gratitude à toutes les autorités et aux organisations béninoises dont les efforts conjugués aident à la mise en œuvre de la politique canadienne d’aide internationale féministe avec des résultats de renforcement des droits des femmes et des filles qui aident la société béninoise à parvenir à l’égalité des genres. En appui, Bérénice Gnansounon Bankolé, secrétaire générale adjointe du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération réitère l’engagement du Bénin à rendre plus fraternelle la coopération entre les deux Etats pour le renforcement de l’autonomisation des femmes et le leadership féminin. Quant à la seconde connotation, elle tient à la présence des marins des navires de la marine royale canadienne Shawingian et Kingston qui accostent sur les côtes béninoises dans le cadre de l’opération "Projection", une tradition canadienne qui en est à sa deuxième édition au Bénin. L’opération est menée pour le renforcement des relations diplomatiques entre les Etats via le partage d’expériences entre marins canadiens, américains et béninois. L’événement a été une véritable fête diplomatique en navires.
Source : Force Com One

Actualités 05 mars 2019


18e journée du championnat de football de ligue 1: Les Buffles vaincus, Energie Fc assure

Les Buffles du Borgou ont été battus (0-1), ce samedi 2 mars, par la Jeunesse athlétique de Cotonou (Jac), au stade municipal de Parakou lors de la 18e journée du championnat national de football de ligue 1. Les champions en titre enregistrent du coup leur première défaite de la saison tandis que leur dauphin, Energie Football Club, s’est imposé face à Soleil Football Club sur le même score.

Invaincus depuis le démarrage du championnat national de football de ligue 1, les Buffles du Borgou ont été surpris, ce samedi 2 mars sur leurs propres installations par la Jeunesse athlétique de Cotonou (Jac) sur le score de 1-0 lors de la 18e journée de la compétition.
Sous la houlette de Vizir Touré, la modeste formation de la Jeunesse athlétique de Cotonou a réussi le plus difficile en allant défier les Buffles, champions en titre à domicile. Après un début de partie difficile face à Nabil Yarou et ses coéquipiers poussés par leur public, la Jac a fini par trouver la faille à la 37e minute de jeu par l’intermédiaire de Gaël Nana (0-1). Cueillis devant leur public, Bruno Goudjo Adoula et ses poulains, en dépit de leur volonté de gagner, n’ont pas pu revenir au score. Imparable dans ses buts, le gardien de la Jeunesse athlétique de Cotonou, Steve Glodjinon, n’a encaissé le moindre but jusqu’au coup de sifflet final. La formation des Buffles du Borgou courbe ainsi l’échine en tombant dans le piège de la Jeunesse athlétique de Cotonou difficile à manœuvrer jusque-là par les grands clubs de ce championnat d’élite. Béké, Aspac et Esae y ont laissé des plumes. Les joueurs de la Jac, revigorés par leur victoire à domicile face à Béké, lors de la journée précédente (2-1), ont gagné leur pari dans l’antre de la cité des Kobourou. Ils totalisent désormais 21 points (5 victoires 6 matchs nuls et 5 défaites) en 16 sorties. Ce succès permet à la Jac, premier relégable avant cette journée de s’éloigner de la zone rouge. Quant aux Buffles du Borgou, malgré cette contre-performance, ils se maintiennent en tête du classement avec 33 points+12.
Au stade René Pleven de Cotonou, Energie Football club de la Société béninoise d’Energie électrique, dauphin des champions en titre, s’est imposé face à Soleil Football Club, la lanterne rouge de la compétition par le score de 1-0. Soleil Football club reste la lanterne rouge du tournoi avec une série de 16 défaites consécutives depuis décembre dernier. Dans le derby de l’Ouémé, l’Association sportive Vallée Omnisports et l’Union sportive de Sèmè-Kraké se sont séparé dos-à-dos (0-0) tandis que Tonnerre Football club de Bohicon est allé contraindre l’Association sportive Oussou Saka au partage des points (1-1) au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo?

Résultats

Asvo 0 - 0 USS Kraké
Buffles 0 -1 JAC
Énergie 1 -0 Soleil
Asos 1 -1 Tonnerre

Sports 04 mars 2019


Aliou Maïga, directeur Afrique de l’Ouest et du Centre d’IFC : « On sent au Bénin une ambition et une volonté d’aller très vite »

Le nouveau directeur pour l’Afrique de l’Ouest et du Centrale de la Société financière internationale (IFC), AliouMaïga, a séjourné du 17 au 20 février au Bénin dans le cadre d’une tournée entreprise dans les pays qu’il couvre. Dans cette interview, il décline les priorités de cette institution du groupe de la Banque mondiale au Bénin dédiée au secteur privé au sein des pays émergents, tout en saluant les progrès en matière d’amélioration du climat des affaires auxquels IFC contribue.

La Nation : Comment se présente le portefeuille d’IFC au Bénin ?

Aliou Maïga : Avant de parler du portefeuille, j’aimerais souligner quelques points importants de la relation entre IFC et le gouvernement du Bénin. Tout d’abord, je voudrais reconnaître tous les efforts consentis par le gouvernement sur ces trois dernières années particulièrement. Ça se voit dès qu’on entre dans le pays depuis l’aéroport. On sent qu’il y a beaucoup de changements, beaucoup d’ambitions pour changer le visage et la dynamique de développement du pays. Ça se sent aussi dans les discussions que j’ai eues avec les différents membres du gouvernement et les acteurs du secteur privé. On sent vraiment une ambition et une volonté d’aller très vite dans l’amélioration du cadre et des conditions de vie des Béninois de façon générale.
Pour ce qui est du portefeuille d’IFC au Bénin, il y a l’aspect investissement à travers lequel on a essentiellement investi dans les banques pour appuyer le tissu économique. On travaille avec trois banques dans le pays. On a un portefeuille de l’ordre de 15 milliards F CFA. Ce n’est pas énorme. Au cours des rencontres que nous avons eues, nous avons discuté de comment accroître ce portefeuille sur les trois années à venir.
Nous mettons en œuvre également des services conseil qui sont essentiels pour aider à favoriser le dialogue entre secteurs public et privé et à renforcer les capacités tant au niveau des privés que du gouvernement, afin qu’ensemble on puisse éliminer les contraintes à l’investissement privé à plus grande échelle au Bénin. Nos programmes qui travaillent sur l’amélioration du climat des affaires créent les conditions pour attirer et maintenir plus d’investissements privés au Bénin.Le pays a été cité parmi les meilleurs réformateurs au monde deux années de suite notamment en 2014 et 2015. Nous implémentons en outre un programme pour l’approvisionnement en eau potable qui, après une phase pilote, est désormais dans une phase de croissance.

Quelle est votre appréciation de l’environnement des affaires aujourd’hui au Bénin ?

J’ai le sentiment qu’il y a un changement, sous l’impulsion du gouvernement. Prenons le secteur de l’énergie : il y a trois ans, les performances de ce secteur étaient en-deca de ce qu’elles sont aujourd’hui. D’après les statistiques, le nombre d’heures de coupure est passé de 75 heures à 17 heures. Certes, ce résultat peut être encore amélioré, mais il indique une nette progression. Cette dynamique positive se traduit dans de nombreux secteurs de l’économie.

Le Programme d’action du gouvernement est assez ambitieux avec une prévision de 9 000 milliards F CFA d’investissements. Quelle peut être la contribution d’IFCpour atteindre cet objectif?

IFC n’est pas un bailleur de fonds et ne fournit pas d’appui budgétaire aux Etats. Notre rôle, c’est d’attirer les investissements mais on ne peut pas garantir un montant d’investissement. Il nous faut identifier des projets bancables et commercialement viables qui pourront intéresser des investisseurs privés.

Vous avez parlé de l’eau tout à l’heure, quels sont les autres secteurs dans lesquels vous intervenez ?

Nous finançons l’économie à travers le secteur bancaire. L’un de nos projets touche notamment le secteur de l’énergieet pourrait permettre d’augmenter de façon significative la capacité de production du pays. Nous espérons le boucler dans un proche avenir. Nous travaillons également sur d’autre projets, mais nous ne pouvons en parler tant qu’ils ne sont pas bouclés..

Quel est l’impact de vos interventions ?

Il est tangible. Notre programme de développement des petites et moyennes entreprises, lancé il y a deux ans, aident les PME dans la chaîne de valeur du tourisme. Par ailleurs, nos services conseil ont contribué à mettre en œuvre une série de réformes prises en compte par le rapport Doing Business du Groupe de la Banque mondiale. Le Bénin a notamment figuré parmi les meilleurs réformateurs en Afrique dans ce rapport.

Qu’est-ce qui fonde l’intérêt d’IFC pour le Bénin ?

C’est vrai que historiquement IFC a été considérée comme un investisseur privé ; mais notre nouvelle stratégie est de travailler en amont, pas sur des projets mais sur des secteurs, ce qui implique de collaborer avec les gouvernementsainsi qu’avec notre consœur, la Banque mondiale pour évaluer quelles ressources publiques et privées sont nécessaires et dans quelle séquence déployer ces ressources pour développer un secteur. C’est notre nouvelle approche. Nous accordons beaucoup d’attention à des secteurs tels que l’agriculture, grâce à notre guichet dédié au secteur privé, un outil à travers lequel IFC a été dotée de 2 milliards de dollars pour supporter les interventions présentant plus de risques, dans les pays en voie de développement comme le Bénin. Nous disposons d’une gamme de produits financiers à même de créer des opportunités dans de nombreux secteurs.

Quelles sont les perspectives d’IFC ?

Il faut savoir que nos interventions s’alignent sur les priorités du gouvernement et se font de concert avec la Banque mondiale. Nous nous intéressons à plusieurs secteurs stratégiques au Bénin. L’agriculture et ses chaînes de valeur, par exemple, qui sont des priorités identifiées par le gouvernement. Il y a également les secteurs de l’hôtellerie et du tourisme qui peuvent être attractifs pour des investisseurs. De façon générale, IFC s’intéresse à tous les secteurs porteurs. Avec les nouveaux outils financiers dont nous disposons, nous œuvrons à réduire les risques liés à l’investissement.Nous entendons enfin poursuivre notre programme d’amélioration du climat des affaires, qui vise à un environnement attractif pour les investisseurs privés mais aussi pour rendre les entreprises locales plus efficaces et productives.

Comment appréciez-vous la situation économique globale des pays dont vous avez la charge?

Je couvre des pays à forte croissance comme la Côte d’ivoire, qui affiche une croissance en 8 et 9 pourcents. D’autres tels le Bénin et le Sénégal, sont dans la moyenne et ont de bonnes performances économiques. Par contre, certaines économies affichent une croissance lente, autour de 4 ou 5 pourcents. Le taux de croissance moyen de ces pays en encourageant – entre cinq et 6 pourcents. Mais n’oublions pas qu’en Asie, ce taux est de 10 pourcents. Il nous faut donc poursuivre nos efforts pour dynamiser et soutenir la croissance de ces économies.

En dehors du tourisme, de l’énergie que vous avez cités tantôt, quels sont les autres leviers sur lesquels il faut actionner pour booster la croissance ?

Je pense que l’agriculture est fondamentale, quand on sait que nos économies sont essentiellement rurales. Mais il y a aussi le transport et les infrastructures rurales. Ces secteurs méritent d’être appuyés pour continuer à améliorer les performances économiques.

 

Actualités 27 févr. 2019


Symphorien Tèhou au sujet des objectifs de Hodio Fc en ligue 2: « L’ambition du club, c’est de pouvoir monter en division d’élite »

En marge de la 15e journée du championnat national de ligue 2, l’entraîneur de Hodio Football club, Symphorien Tèhou, s’est prononcé sur les ambitions de son club en s’engageant dans la compétition. Satisfait de la prestation de ses poulains à ce niveau du tournoi, il compte sur eux pour monter en championnat d’élite la saison prochaine.

Quelle est l’ambition de Hodio Football pour ce championnat de Ligue 2 ?

En participant à ce championnat de ligue 2, Hodio Football club envisage de pouvoir monter en division d’élite. Nous y croyons fermement avec le soutien de nos dirigeants qui n’hésitent pas à mettre les moyens à notre disposition. Nous nous attelons et nous allons y aboutir.

Comment vous y prenez-vous pour atteindre vos objectifs ?

Au regard de nos ambitions, nous pouvons vous dire que nous travaillons beaucoup. Nous avons vite démarré les préparatifs de la compétition. Ce qui nous a permis d’avoir une avance sur nos adversaires. Nous travaillons ardemment depuis quelques mois. Nous préparons nos matchs en tenant compte des forces et faiblesses de notre adversaire.

Qu’est-ce qui vous distingue des aux autres équipes ?

Nous avons la chance d’avoir une équipe homogène avec des joueurs qui ont, pour la plupart, grandi à Comè. 90% des joueurs de Hodio Fc sont de la localité. Ce sont de jeunes joueurs qui évoluent ensemble depuis plusieurs années, et, tout ceci nous facilite le travail. C’est un plaisir pour eux de jouer ensemble tous les week-ends dans ce tournoi. Cet état de choses constitue un atout majeur et une source de motivation pour nos poulains.

Quels sont les schémas que vous mettez souvent en place pour réussir vos matchs ?

Nous avons démarré le championnat avec le système 4-2-3-1. Après, nous avons expérimenté le 3-4-3 ; actuellement nous sommes en train d’améliorer tous ces systèmes. Nous continuons de voir le système qui nous sera plus plausible. Je peux vous dire que nous allons jouer le 4-3-3 lors de nos prochaines sorties. En somme, nous misons sur le collectif pour tirer notre épingle du jeu.

Quelle est la moyenne d’âge au niveau de votre formation ?

Nous comptons sur de jeunes joueurs dont la moyenne d’âge est autour de 25 ans. Toutefois, nous avons certains anciens qui ont déjà joué en première division. Il s’agit de Johnson Ampah et Bruno Akakpo qui apportent beaucoup au club. C’est d’ailleurs eux les meilleurs buteurs de l’équipe et qui nous permettent de faire la différence lors de nos matchs.

Comment appréciez-vous la gestion managériale du club ?

Le président du club et son staff travaillent beaucoup pour que l’équipe puisse atteindre ses objectifs. Les enfants sont dans les meilleures conditions possibles. Nous pensons que tout ira pour le mieux tout au long de la compétition.

Quel est le défi à relever lors de la prochaine sortie après ce match nul face aux Awissi Wassa ?

Nous allons nous battre lors de la prochaine rencontre pour nous relancer par une victoire sur les Mambas Noirs. Après ce match nul face aux Requins sur nos installations, nous pouvons dire qu’on vient de perdre. C’est pourquoi nous donnerons tout pour gagner face aux Mambas Noirs lors de la prochaine journée. Nous avons l’obligation de gagner pour reprendre la tête de ce tournoi. Nous comptons sur nos joueurs pour gagner avant le déplacement de Parakou.

Un mot au public de Comè qui vous accompagne à chaque sortie ?

Je voudrais remercier le public sportif de Comè et tous nos supporters pour les efforts qu’ils accomplissent pour nous accompagner lors de nos différentes sorties. A domicile comme à l’extérieur, ils nous accompagnent du début jusqu’à la fin.

Sports 20 févr. 2019


Travaux de réhabilitation du stade de Bembèrèkè: Délocalisation en vue des matches de Béké Fc à N’Dali

Le président de Béké Fc de Bembèrèkè, Francis Koto Gbian, n’entend pas prendre les grandes décisions qui engagent l’avenir de son club, sans associer les supporters. En témoignent ses échanges avec eux, jeudi 14 février dernier. Ceux-ci ont porté sur le projet de construction du stade de Bembéréké par le gouvernement et le choix du terrain devant accueillir les prochains matches à domicile du club, au cours des travaux.

Encore quelques mois, et le Béké Fc aura à sa disposition un stade rénové avec une pelouse en gazon synthétique. Mais, ce ne sera pas sans quelques conséquences pour ses matches à domicile du championnat national de football de la Vitalor Ligue 1. C’est le prix qu’il doit payer.
Au cours d’une rencontre avec les supporters, jeudi 14 février dernier à Bembèrèkè, le président du club, Francis Koto Gbian, a manifesté sa joie de voir ce nouveau stade devenir une réalité. Des sentiments que ses interlocuteurs présents ont bien voulu partager avec lui.
En effet, le démarrage des travaux induira le choix d’un nouveau terrain pour les matches à domicile de Béké Fc. Des échanges entre les deux parties en présence, il ressort que le président a déjà mené des démarches dans ce sens. Ainsi, c’est sur le terrain de football de N’Dali que le choix a été porté. Ce qui évitera aux supporters d’effectuer de longues distances.
Déjà, des travaux sont en cours sur le stade de N’Dali. Ceci pour le rendre opérationnel et permettre son homologation par la commission technique de la Fédération béninoise de football.
Par rapport aux efforts consentis par le président et son bureau directeur et les progrès que le club ne cesse de réaliser, les supporters n’ont pas caché leur satisfaction. Leur ambition est de voir leur équipe s’imposer dans la division d’élite du football béninois.
Après Bembèrèkè, Francis Koto Gbian a mis le cap, vendredi 15 février dernier, sur N’Dali où il a rencontré les responsables en charge du football. C’est pour réaffirmer sa volonté de délocaliser les matches à domicile de son club, sur le stade de leur localité. Il leur a demandé de ne pas marchander leur soutien à son club.

Sports 18 févr. 2019


Championnat national de ligue 2: Hodio Fc accroché par les Requins à Comè

En déplacement à Comè, ce samedi 16 février, lors de la 15e journée du championnat national de football de ligue 2, les Requins de l’Atlantique sont allés contraindre (0-0), Hodio Football club de la localité, au partage des points. Un résultat qui permet aux Awissi Wassi de quitter la zone rouge.

Les Requins de l’Atlantique et Hodio Football club se sont séparés dos à dos (0-0), ce samedi 16 février, sur le terrain de la Région douanière de Comè. C’est à l’issue d’un match équilibré entre les deux formations. En effet, premier relégable de la ligue2 avant cette journée, les Requins de l’Atlantique ont dû se battre pour éviter la huitième défaite de la saison. Poussé par son public, Hodio Fc, 2e de la compétition, a tenté en vain de remporter cette partie pour se hisser au sommet du classement. C’est d’ailleurs les locaux qui ont pris les premières initiatives en allant à l’assaut des buts des Requins de l’Atlantique dès l’entame du match. Quelques occasions de part et d’autre avec une forte présence des Requins en milieu de terrain. Nathe Lisboa, Baudoin Alitonou, Léon Koumagnon et Abiola Adétola enrayent toutes les velléités offensives de Hodio Football club. En témoigne l’incursion de l’attaquant de Hodio, Bruno Akakpo dans la défense des Awissi Wassa à la 34e minute. Deux minutes plus tard, les Requins vont se relancer en obtenant un coup franc à la lisière de la défense de Hodio Fc. Halarion Hounsa va mal exploiter cette opportunité et envoie la balle sur la barre transversale.
A la 38e minute, réponse du berger à la bergère, Hodio Fc bénéficie également d’un coup franc, mais Justin Tipo manquera le cadre. La fatigue va gagner les rangs des joueurs des deux équipes dans les cinq dernières minutes de la 1re partie. Ce qui va permettre à Hodio Fc d’assiéger le camp des visiteurs jusqu'à la mi-temps. C’est alors qu’à la 43e minute, Crépin Abbey surprend d’une frappe le gardien des Requins, Serge Obassa. Hodio Fc va doubler d’ardeur en mettant la pression sur son adversaire dans les derniers instants de cette partie, mais manque d’efficacité.
La reprise d’Arsène Ezin aurait pu faire mouche à la 44e minute, n’eût été la vigilance du défenseur des Requins, de Gaule Hountonto, sur la ligne de but au moment de la frappe. Même le coup franc de Bruno Akakpo de Hodio à la 46e minute n’a pas changé le cours de la partie. A 0-0, le juge central, Mathias Adjakidjè, va renvoyer les deux équipes aux vestiaires.
A la reprise, les joueurs de Hodio Fc viennent avec de bonnes intentions, mais c’est sans compter avec la réaction des Requins. Les coéquipiers de Stanislas Zinsou vont conserver la balle pendant le premier quart d’heure sans arriver à passer défense des Awissi Wassa.
A la 60e minute, les Requins vont s'offrir la première occasion de la seconde partie par l’intermédiaire de Baudoin Alitonou, mais le gardien de Hodio Fc, Innocent Medessè, va réussir à capter la balle. La partie va baisser en intensité. Les sorties d’Arsène Zinsou et Matchoudi Odah, remplacés par Johnson Ampah et Julien Aglankou respectivement aux 70e et 83e minute vont renforcer le jeu offensif de Hodio. Les joueurs des Requins, Nathe Lisboa et Alexandre Odounifa seront contraints à faire des gestes antisportifs et écoper de cartons jaunes. L’entrée de Adébayo Gbégnon en lieu et place de Liberty Amenuku au niveau des Requins ne va rien changer au cours de la partie. A (0-0), le juge central va mettre fin à la rencontre. Avec ce résultat, Hodio Football club reste dans le peloton de tête de la ligue 2 tandis que les Requins de l’Atlantique quittent la zone rouge.

Sports 18 févr. 2019


Remise de chèques aux sinistrés de l’incendie de Dantokpa: 608 bénéficiaires soulagés

Les 608 sinistrés, victimes de l’incendie survenu dans la nuit du 30 au 31 octobre 2015 au marché international de Dantokpa, ont reçu ce mercredi 6 février, à Cotonou des chèques du Comité chargé de la mobilisation des ressources (Comores). Ceci s’inscrit dans le cadre de leur dédommagement par le gouvernement du président Patrice Talon.

Les sinistrés victimes de l’incendie survenu dans la nuit du 30 au 31 octobre 2015 au marché international de Dantokpa peuvent désormais pousser un ouf de soulagement. Ils ont reçu des chèques d’une valeur de 1million 279 mille 800 F Cfa chacun de la part du Comores, ce mercredi 6 février. Le président des sinistrés du marché Dantokpa, Mouyidine Radji, affirme qu’après cet incendie, un sursaut patriotique et l’amour du prochain ont gagné le cœur de beaucoup de Béninois qui sont venus leur prêter main forte. Au nom de ces derniers, il a exprimé toute sa reconnaissance au gouvernement et à son chef, le président Patrice Talon, au président du Conseil économique et social (Ces), et à tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à l’aboutissement de ce dossier.
Pour le président du Comores, l’objectif du Comité est de témoigner la solidarité de l’ensemble de la nation et de la communauté internationale à l’endroit des sinistrés. Il a affirmé que le montant collecté à ce jour est de 778 millions 315 mille 679 F Cfa dont 278 millions 315 mille 679 F Cfa déposés par les donateurs nationaux et internationaux et 500 millions virés par le gouvernement de la Rupture.
Augustin Tabé Gbian a rappelé que les opérations de recensement, d’enregistrement et de traitement des données de même que l’analyse statistique ont été conduites par des techniciens avérés dans le domaine. Il a précisé qu’à l’issue de ces différentes opérations et sur demande des responsables des sinistrés, la liste des sinistrés
préalablement produite et contenue dans le rapport d’évaluation a été passée au peigne fin puis enrôlée lors des travaux d’apurement pour requérir le consensus tant souhaité par les acteurs impliqués dans ce dossier. Le président du Ces a témoigné toute sa reconnaissance au président Patrice Talon qui fait, selon lui, de la protection sociale son cheval de bataille.
La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, dans son intervention, n’a pas manqué de remercier le président du Ces pour tous les efforts consentis. Bintou Adam Chabi Taro explique que l’une des priorités du président de la République en matière d’inclusion sociale est le renforcement de l’accès des populations aux services sociaux de base et aux opportunités économiques ainsi que la mise en œuvre d’une politique de protection sociale adéquate. Elle indique que, dans ce cadre, le gouvernement a opté pour une amélioration significative des conditions de vie des populations les plus vulnérables. Bintou Adam Chabi Taro note que c’est la raison pour laquelle le président de la République a décidé le 19 décembre 2018 de débloquer la somme de 500 millions de francs Cfa afin de soutenir et de soulager les sinistrés. Elle recommande alors aux bénéficiaires de faire preuve d’une gestion saine et rigoureuse des fonds qui leur sont remis.

Société 07 févr. 2019


Audience à la Cour constitutionnelle: Les inquiétudes des partis de l’Opposition

Le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, a reçu hier en audience une délégation des partis de l'Opposition notamment, les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et l’Union sociale libérale (Usl). Une rencontre qui s'inscrit dans le cadre de l'organisation réussie des prochaines élections législatives.

Représentées par des membres des partis Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et Union sociale libérale (Usl), les forces de l’Opposition ont exprimé, sans langue de bois, au président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou leurs craintes et leurs espérances.
En effet, certaines dispositions des lois N°2018-23 et 2018-31 portant respectivement charte des partis politiques et code électoral restent incomprises sinon obscures pour l’Opposition. Quelle interprétation faire notamment de l’article 56 de la charte des partis politiques relatif à l’existence des partis et des dispositions de l’article 242 du code électoral relatives à l’attribution des sièges ? Sur quelle base la Céna proclamera-t-elle les grandes tendances ?
Comment les sièges seront-ils repartis ? Selon les forces de l’Opposition, il urge de faire la lumière sur les dispositions à polémique. «  Epris de paix et engagés pour l’enracinement de la démocratie au Bénin, nous pensons qu’il est impératif de s’entendre sur les règles du jeu électoral avant le dépôt des candidatures pour les législatives d’avril 2019 », a clamé le chef de la délégation, Joël Ajavon, avant de transmettre au président les deux principales recommandations de l’Opposition notamment : « Organiser dans les meilleurs délais, un séminaire de formation à l’endroit des acteurs politiques sur le mode de répartition des sièges d’une part et d’autre part veiller à publier des résultats détaillés et redressés à l’issue du scrutin ».
Prenant acte de leurs inquiétudes et recommandations, le président de la Cour constitutionnelle a rassuré ses hôtes de la détermination de son institution à jouer pleinement et en toute conscience le rôle qui est le sien dans l’organisation d’élections apaisées et transparentes. Mais, pour ce qui a trait aux interprétations attendues par l’Opposition sur les différentes dispositions soulevées, le président Joseph Djogbénou clarifie : « Il est normal que les lois qui serviront de repères pour les élections puissent faire l'objet de discussion entre les partis politiques. Il y va de l’intérêt de tous les partis politiques. Mais, ne demandez pas à la Cour constitutionnelle de se prononcer et d’interpréter si elle n’est pas saisie d’un recours… Dans une compétition électorale, la Cour a le pouvoir de régulation. Mais, la compétition, ce sont les partis politiques qui la font. Il revient aux partis politiques de se concerter… », a-t-il affirmé avant d’ajouter : « Que chacun assume sa part de responsabilité, chacun dans son périmètre… La Cour prendra sa part active et si elle est saisie, elle fera son travail en toute responsabilité ».

Me Djogbénou rassure

La confiance, c’est le sentiment que l’Opposition clame ne pas ressentir à l’égard de la Cour constitutionnelle. Le coordonnateur du parti Fcbe, Eugène Azatassou, Saka Fikara et le conseiller municipal Raphaël Edou l’ont exprimé lors de la séance. Appelant le président à faire preuve d'impartialité pour restaurer la confiance en cette institution garante de l'équilibre de la nation qu'est la Cour constitutionnelle. Stanislas Houngbédji de l’Usl invite aussi le président de la Cour constitutionnelle, ancien militant de l’Opposition, à faire en sorte que les dénonciations auxquelles il a pris part dans sa peau d’opposant hier ne se répètent pas dans sa peau de président d’institution aujourd’hui. Le président de la Cour constitutionnelle a rassuré ses hôtes et réaffirmé l’engagement de l’institution à faire le travail qui est le sien. « La Cour assumera ses prérogatives tel que lui confère la Constitution, mais les assurera dans l'esprit et la lettre de la Constitution », a-t-il indiqué. Il a aussi promis de collaborer avec toutes les forces politiques pour des élections apaisées.

Actualités 24 janv. 2019


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