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Nouvelles

Animation des salles de jeux: Le sport virtuel déchaîne les passions
Les jeunes gens fréquentent de plus en plus les salles de jeux au Bénin. Passionnés du sport virtuel, ils se retrouvent les week-ends autour des challenges aux allures de tournois réels. Abomey-Calavi, samedi 18 avril 2020. Accros du sport virtuel, les yeux rivés sur de petits écrans et les doigts manipulant indéfiniment les manettes, Paterne Hounsa et Fiacre Zannou s’affrontent dans un match virtuel entre Fc Barcelone et Paris Saint Germain. Paterne, 17 ans environ, et son compagnon Fiacre de la même génération sont les premiers clients de la petite salle de jeu de 20 mètres carré environ, située à Tankpè. Les deux garçons sont en quarts de finale d’un tournoi de football virtuel version League des champions tandis que leur camarade Jean Doukpo, à défaut d’un adversaire, opte pour le rallye virtuel. Par moments, des cris de joie parviennent de cette salle quand l’une des équipes fait la différence. A la fin de la première partie de 20 minutes, Paterne du Fc Barcelone mène par un score de 3-1 face au Psg de Fiacre. Les deux sont rejoints par certains de leurs camarades, eux aussi, fanatiques du sport virtuel. En quelques minutes, cette salle de jeux se remplit. Certains se constituent même en supporters pour d’autres. De l’imaginaire au réel ! Les matches de football virtuel se vivent comme de rencontres réelles. Ils s’accompagnent des gestes, des consignes, des cris, des applaudissements et même des chansons courantes comme lors des grandes rencontres de football. Une nouvelle partie oppose deux camarades, Ange Tossa et Euloge Kossou. Il s’agit cette fois-ci d’une demi-finale du tournoi virtuel entre Arsenal et Manchester. Dans cette partie, difficile de faire la différence entre l’irréel et le réel. « Frappe!»,crie un supporter à l’adresse d’un joueur. « Non, il n’y a pas hors-jeu», s’indigne un autre. « Mon équipe, c’est Arsenal et je crois qu’on va gagner», ajoute un passionné. Soudain, des applaudissements bien nourris saluent la fin de la partie. La joie ou la déception se lisent selon le cas sur les visages comme si c’est une rencontre de football réel. Les joueurs se lancent même des défis lors des duels. Ils font des mises entre eux de telle sorte que celui qui perd, paie pour son vis-à-vis.Des matchs de revanche sont possibles entre copains. « Je suis venu prendre ma revanche sur Antoine qui m’a battu hier», déclare Cosme Lisboa.Comme quoi, le pas est vite franchi entre un match virtuel et une confrontation réelle. A Cotonou comme dans d’autres villes du pays, les jeunes ont le choix entre le football virtuel, le rallye, les combats et autres. Selon Dossou Bucknor, un gérant de salle de jeux, avec 100 F, les jeunes gens peuvent avoir accès à la salle de jeux. Pour lui, plus les jeunes fréquentent ces salles, plus les promoteurs font de bonnes affaires. Sports 27 avr. 2020


Riposte contre le coronavirus: Saham Assurance Bénin offre quarante millions Fcfa au gouvernement
Saham Assurance Bénin accompagne les efforts du Bénin dans la riposte contre le coronavirus. C’est à travers une importante somme de quarante millions de Fcfa remise ce jeudi 23 avril, au ministère de la Santé. Saham Assurance Bénin s’engage aux côtés du gouvernement dans sa lutte contre le coronavirus. Cela s’est matérialisé ce jeudi par une contribution de quarante millions de Fcfa, remise au ministère de la Santé. « Le don de quarante millions au ministère de la Santé destiné au fonds de solidarité pour lutter contre le Covid-19 est la contribution à l’effort national de lutte contre le coronavirus, du groupe Sanlam emerging Markets, actionnaire de référence des compagnies Saham Assurance au Bénin », précise la maison d’assurance. « Cette action témoigne de l’engagement du groupe Sanlam aux côtés de ses filiales Saham Assurance et Saham Assurance vie dans l’effort national pour endiguer la propagation de la pandémie du Covid-19 et atténuer ses impacts socio-économiques », indique-t-elle. Pour le groupe Sanlam, acteur panafricain de services financiers, la riposte contre le Covid-19 nécessitte le soutien de toutes les composantes de la société. « Le combat contre le coronavirus ne peut être uniquement l’affaire du gouvernement, qui joue par ailleurs brillamment sa partition », fait-observer Mariam Nassirou, directrice générale de Saham Assurance vie. Elle exhorte tous les acteurs de la société à « se sentir concernés et à faire preuve de solidarité en s’engageant résolument aux côtés des dirigeants pour contenir l’impact de cette pandémie sur les compartiments de nos vies et de nos économies ». Ali Imorou Bah Chabi, secrétaire général du ministère qui a reçu le chèque au nom du ministre de la Santé, a témoigné la gratitude du gouvernement au généreux donateur: Le gouvernement salue à sa juste valeur le geste du groupe Saham Assurance vie et Saham Assurance qui apporte une importante contribution financière pour accompagner ses efforts inlassables contre la pandémie. « Ces fonds que vous mettez à la disposition du Bénin seront utilisés à bon escient pour renforcer les interventions du gouvernement afin d’arriver à rompre la chaîne de transmission du virus dans notre pays », promet-il. Pour une mise en œuvre efficiente de ses interventions, le gouvernement compte sur la solidarité de l’ensemble des acteurs économiques, des partenaires techniques et financiers et de tout le peuple béninois. A travers ce don, le groupe Sanlam Assurance vient ainsi de laisser ses empreintes dans les annales du fonds de solidarité de lutte contre le Covid-19 au Bénin. Quid du groupe Sanlam ? Présent au Bénin à travers ses filiales Saham Assurance vie et Saham Assurance, le Groupe Sanlam est un groupe panafricain coté en Afrique du Sud et en Namibie. Ses domaines d’activités couvrent l’Assurance vie, l’Assurance non vie, la planification financière, la retraite, les investissements et la gestion de patrimoine, explique Edmond Bossou, directeur général de Saham Assurance Bénin. Fondé en Afrique du Sud comme une compagnie d’assurance vie, il a évolué pour devenir le plus grand groupe de services financiers non bancaires en Afrique. C’est l’un des rares groupes centenaires en Afrique, révèle-t-il. Société 24 avr. 2020


Dr Pierre M’Pélé, ancien représentant de l’Oms au Bénin: « Ne faisons pas du Covid-19 une maladie honteuse... »
L’Afrique subit aussi les affres du Covid-19 bien qu’elle soit moins touchée par le virus. Pour l’instant, l’horizon n’est pas encore dégagé même si les gouvernants multiplient les efforts pour vaincre le mal. Dr Pierre M’Pélé, ancien directeur régional de l'Onu Sida pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre et membre du Groupe Afrique-Cellule coronavirus Académie nationale de médecine, France, évalue les dispositifs de riposte du continent africain et évoque les pistes de sortie de crise sanitaire tout en tenant compte de la dynamique de l’épidémie. La Nation : Comment voyez-vous la situation de l’Afrique face au coronavirus, aujourd’hui et demain ? Pierre M’Pélé : La situation en Afrique? Nous n'en sommes encore qu’au début de l’épidémie à Covid-19 en Afrique sub saharienne. Certains pays déclarent une augmentation quasi quotidienne de nouveaux cas, du fait de l'amélioration de la qualité des mesures de détection et de surveillance mises en place et un niveau de tests en nette progression. Le cap des 20.000 malades et 1.000 morts est franchi en Afrique. L’Afrique du Sud est largement en tête aujourd'hui avec plus de 2000 cas et pour les pays comme la République démocratique du Congo, le Cameroun, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Niger et le Nigeria, on note une augmentation régulière du nombre de malades. Nous pouvons aussi nous dire que ces chiffres ne reflètent pas la réalité de la situation du fait du nombre limité des tests disponibles et réalisés mais aussi et surtout du nombre important de personnes contaminées qui restent asymptomatiques, c’est-à-dire ne présentant aucun signe de la maladie. Notre observation est que l’épidémie progresse lentement mais sûrement, qu’elle se généralise dans les villes, les grandes capitales notamment, où les premiers cas ont été décrits comme importés d’Europe. En effet, les premiers cas notifiés ne concernaient que les voyageurs : responsables politiques, cadres supérieurs des administrations publiques et du secteur privé, commerçants, et aussi des milliers d’Africains rentrés pour fuir l'épidémie qui sévit en Europe. La contamination locale se développe à travers les clusters intrafamiliaux, intra-domiciliaires qui amplifient donc la propagation du virus. Ce qui nous laisse penser qu’une épidémie active est en train de se développer sur le continent noir. La situation de demain sera celle que nous voudrions. Elle dépendra de mesures et de stratégies efficaces, adaptées à la situation de chaque pays, que nous mettons en place aujourd’hui. Si les bonnes décisions politiques et multisectorielles ne sont pas prises au bon moment, si elles ne s’appuient pas sur l’éclairage d'experts pluridisciplinaires, nous sommes à risque d'épidémie massive. La réponse de l'Afrique se doit d'être adaptée en tenant compte de la dynamique de l’épidémie et de l’évolution des connaissances scientifiques sur le virus, la maladie et l’épidémie. Faut-il encore souligner que les politiques qui bafouent les libertés et les droits humains, centrées sur la peur sont contre-productives. Ne faisons pas du Covid-19 une maladie honteuse par la stigmatisation des malades. Cela n’aura comme conséquence que des malades qui se cachent, et c’est un danger quant à la dissémination rapide du virus dans les communautés. Dans ce combat, il nous faut protéger et équiper les professionnels de santé,qui doivent être en première ligne afin qu’ils assument avec motivation et responsabilité la mission qui est la leur. Quelle chance pour le continent de s’en sortir et quelles stratégies les Etats peuvent-ils mettre en place pour mieux répondre à une épidémie de grande ampleur ? Il nous faut tirer les leçons des épidémies et des réponses apportées en Chine et dans les autres pays asiatiques et surtout plus proches de nous en Europe. Personnellement et avec humilité, je demanderais aux gouvernants d’appliquer la stratégie" 3M-T-I ". M comme Masque avec une utilisation par tous, M comme Mains, se laver les mains le plus souvent possible et pourquoi pas jusqu’à dix fois par jour ou plus, M comme Mètre, un mètre ou deux mètres de distanciation physique entre les individus. Les 3 M, comme tout le monde le sait maintenant, visent à éviter pour chacun d'être contaminé ou de transmettre le virus à son vis-à-vis. Le T est pour Test. Il est urgent que les pays africains s’engagent à offrir le plus grand nombre de tests possible pour diagnostiquer les cas de Covid-19, ouvrir des possibilités de dépistage volontaire dans les formations sanitaires, avec les malades hospitalisés ou en ambulatoire afin de dépister les cas contacts et donc mieux les suivre pour améliorer la gestion des flux. Le test garantit le I comme isolement : une quatorzaine ciblée et efficace afin de stopper la chaîne de transmission. L’application de la stratégie des 3M-T-I doit être associée non pas au confinement total des populations comme en Chine, en France, en Italie ou en Espagne mais à des stratégies adaptées aux différents contextes politiques, socio-économiques, sanitaires et culturels de chaque pays. La stratégie complémentaire de cordon sanitaire appliquée au Bénin par exemple, est bien pensée, adaptée,et garantit une certaine flexibilité pour la gestion d'une éventuelle épidémie généralisée et surtout évite pour le moment, des conséquences économiques et sociales fâcheuses et contre productives contre ce virus. Il faut ajouter que l’information et l’éducation des populations est une composante essentielle des plans de riposte. Les populations doivent être considérées comme les acteurs majeurs de cette « guerre » contre le coronavirus. Cette sensibilisation des populations sera renforcée par les stratégies de marketing social et de changement de comportements, pour une meilleure utilisation des dispositifs et des pratiques de prévention. Quelle doit être la contribution des Africains dans le cadre de la riposte ? La maladie du Covid-19 est un problème mondial de santé publique « une pandémie », un problème médical sérieux qui mérite une réponse globale. Il est légitime que l’Afrique y contribue d’abord en évitant une épidémie massive sur le continent, au travers des réponses locales et nationales. Que nos cliniciens, virologues, épidémiologistes, anthropologues, sociologues et autres experts s’engagent à de meilleures descriptions et compréhensions du virus, de l’histoire de la maladie et de l’épidémie, des interrelations médicales, sociologiques, économiques, culturelles et environnementales. C’est à ce prix que nous allons bâtir et adapter notre réponse efficace pensée localement et tirant profit des connaissances et des expériences internationales. Nous pourrions alors partager nos connaissances avec les autres et ainsi apporter notre pierre à l'édifice de la lutte contre le coronavirus au niveau mondial. Quels sont les défis post épidémie ? On doit bien sûr commencer à y penser, parce qu’il faut être optimiste. Nous allons nous en sortir. Il faut croire en l’Homme, à son instinct de survie et surtout à l'intelligence collective. Nous ne sommes peut-être qu’au début de l’épidémie en Afrique, faisons appel à toute notre intelligence, toutes nos énergies à y répondre et puis déléguons cette tâche « post épidémie » à une task force multidisciplinaire et multisectorielle qui va suivre l’impact de l’épidémie sur les différentes composantes de la société. Cette task force devra étudier et préconiser les différents scenarii de « sortie de crise», un vrai "think tank" en appui aux gouvernants pour le retour à la normale qui est un réel défi comme on l’observe en Europe et aux Etats-Unis d’Amérique. Actualités 21 avr. 2020


Cascade de démissions à la veille des élections communales: Le parti Fcbe réduit ses chances
Le parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) part handicapé aux élections communales du 17 mai prochain avec la cascade de démissions de ténors dans ses rangs et même de candidats en lice. Que reste-t-il encore de la liste Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) après tant de démissions dans ses rangs ces derniers jours ? Il ne se passe plus de jour sans qu’on n’enregistre des départs. Tout se passe comme si un tsunami s’est déclenché au sein du parti depuis la démission, le 5 avril dernier, du président d’honneur de cette formation politique, l’ancien président Boni Yayi. Le départ du leader charismatique de ce parti, principale force de l’opposition, a semblé raviver la crise interne. Les déclarations de démission fusent de toutes parts. Plusieurs membres du bureau politique dont Eugène Azatassou, Nouréini Atchadé et autres ont claqué la porte du parti en guise de soutien à l’ancien président de la République. Plusieurs structures décentralisées surtout les coordinations communales de Bassila, Boukombé, Dassa-Zoumè, Kouandé, Tchaourou et Banikoara ont aussi emboité le pas à ces dinosaures. Le comble de cette situation reste la démission même de candidats positionnés sur la liste de candidatures du parti pour les élections communales et municipales. Ils démissionnent et renoncent à leurs candidatures. Même si cette cascade de défections des candidats n’entache en rien la viabilité de la liste Fcbe définitivement validée par la Commission électorale nationale autonome (Cena), il n’est pas moins vrai qu’elle risque d’impacter négativement le score de cette formation politique au soir du 17 mai prochain. Car, la liste Fcbe part complètement fragilisée à ce scrutin à grands enjeux politiques notamment pour la présidentielle de 2021. C’est à croire que les ténors et militants de ce parti ne perçoivent pas encore les implications politiques de ces élections du 17 mai prochain. Au-delà de cela, il y a l’enjeu des 10 % au moins des suffrages valablement exprimés au plan national que tout parti doit recueillir avant d’être éligible à l’attribution des sièges. Plus de 500 mille voix Ce taux d’éligibilité oblige les partis politiques à mouiller le maillot pour obtenir près de 520 mille voix, si on estime que les 5,2 millions d’électeurs dont la liste a été transmise à la Cena par le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale nationale autonome (Cos-Lepi) sont tous allés voter et ont exprimé un suffrage valable le 17 mai prochain. Ce taux de 10 % est d’ailleurs le plus grand challenge de ces élections, les quatrièmes de l’ère de la décentralisation au Bénin. Ce qui devrait nécessiter pour chaque parti en lice un resserrement des liens afin d’affronter avec sérénité cette joute électorale. Les Fcbe semblent ne pas comprendre cela avec les fissures dans leurs rangs. Paul Hounkpè et les siens ont tout intérêt à prendre la mesure de la situation pour ramener la sérénité au sein de la maison cauris. Sinon, si la saignée continue ainsi, ce ne serait pas exagéré de dire que le parti Fcbe, sauf miracle, risque de mordre la poussière au soir du 17 mai prochain, face à ses quatre challengers à savoir l’Union progressiste (Up) de Bruno Amoussou, le Bloc républicain (Br) d’Abdoulaye Bio Tchané, le Parti du renouveau démocratique (Prd) de Me Adrien Houngbédji et l’Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn) de Claudine Prudencio. Actualités 14 avr. 2020


Dr Pierre M’Pélé, épidémiologiste, spécialiste en Santé publique et Maladies tropicales: « Seul le médecin est habilité à prescrire la chloroquine et d’en assurer le suivi »
La prise de la chloroquine suscite la polémique en cette période de propagation du coronavirus dans le monde. Au Bénin, les plus anxieux n’hésitent pas à en constituer des réserves à la maison dans le cadre de la prévention. Cette méthode est-elle recommandée ou non ? Dr Pierre M’Pélé, ancien directeur régional de l’Onusida pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre et membre du Groupe Afrique-Cellule coronavirus Académie Nationale de Médecine, France, le déconseille fortement. Selon lui, tant que les recherches scientifiques sur le traitement du Covid-19 n’ont pas encore abouti, la chloroquine ne doit pas être utilisée en automédication. La Nation : Selon vous, la chloroquine est-elle un remède contre le coronavirus ? Dr Pierre M’Pélé : Au stade actuel de son utilisation, il est difficile de l’affirmer ou d’ailleurs de l’infirmer. Il nous faut attendre les résultats des larges essais cliniques menés en Europe pour définitivement confirmer l’efficacité de la chloroquine dans le traitement de l’infection à coronavirus. Nous savons que 80 % des malades, asymptomatiques ou présentant des manifestations mineures d’un syndrome grippal, guérissent sans traitement. Il est donc peut-être difficile, dans ce contexte, d’affirmer que tel ou tel médicament est à l’origine de la guérison. Les médecins chinois ont été les premiers à utiliser la chloroquine contre le coronavirus suivis des médecins européens dont le Dr Didier Raoult en France à Marseille. En l’absence de traitement efficace, et de vaccin contre le coronavirus, je ne me permettrais pas de porter des critiques à l’endroit des confrères qui, ici ou ailleurs, ont recours à cette molécule. Il faut faire preuve de pragmatisme. Le médecin cherche avant tout à soulager son patient. Il agit en son âme et conscience, immense responsabilité qu’il sait assumer. Permettez-moi aussi de rappeler, si besoin en était, que la chloroquine a été utilisée largement en Afrique. Mais à partir des années 70, elle a été écartée dès lors que le «Plasmodium falciparum», l’agent causal du paludisme, a développé une résistance à ce traitement aussi bien en Afrique qu’en Asie du Sud Est, les zones de prédilection de cette maladie. La chloroquine est toujours utilisée dans la prévention ou le traitement des maladies articulaires chroniques inflammatoires comme le lupus et la polyarthrite rhumatoïde. Est-il donc imprudent pour le moment de préciser sa place dans le traitement du coronavirus ? Cette place devrait très bientôt être clarifiée dans l’arsenal thérapeutique qui se met en place progressivement avec un certain espoir contre le virus. Nous devons nous armer de patience. L’important est que nous sommes en train de mieux cerner notre ennemi et l’intelligence collective devrait nous permettre de trouver le traitement efficace contre le coronavirus. J’ose espérer que parmi les schémas thérapeutiques qui trouveront une place dans le traitement de l’infection à coronavirus se trouveront des molécules déjà familières aux médecins africains comme les antirétroviraux contre le Vih/Sida, les antiviraux contre le virus Ebola, la chloroquine, l’ivermectine, etc. Les médecins sont partagés sur son utilisation contre la pandémie du Covid-19. Comment expliquer cette discordance de voix? Discordance de voix, c’est tout à fait normal, parce que la chloroquine n’a pas encore prouvé son efficacité à 100 % contre le coronavirus. Il faut donc laisser au médecin en fonction de l’état clinique de son patient la décision de prescrire ou non cette molécule. Il est plus que vital de rappeler à tous que seul le médecin est habilité à prescrire la chloroquine et d’en assurer le suivi. En aucun cas, elle ne doit être utilisée en automédication. Nous devons continuer à respecter les fondamentaux qui caractérisent notre métier, faire confiance à son médecin qui agit en totale responsabilité pour la guérison de son patient. Didier Raoult demeure persuadé qu’on ne peut traiter efficacement le coronavirus sans la chloroquine. Qu’en dites-vous ? Comme je vous l’ai dit précédemment, chaque médecin agit toujours dans la recherche de la guérison. C’est pourquoi il a été formé et souvent y consacre sa vie. Le Dr Raoult agit selon ses convictions et il affirme obtenir des résultats. Les prochains jours ou semaines vont nous éclairer davantage. Comment expliquez-vous alors ce retour en force d’un médicament déjà interdit d’utilisation? La chloroquine n’est pas interdite d’utilisation. Elle n’est plus efficace contre le paludisme. Par contre, elle est recommandée et donne de bons résultats contre le lupus érythémateux disséminé et la polyarthrite rhumatoïde. Il faut souligner que dans le contexte d’une maladie émergente, car apparue il y a moins de 175 jours, le réflexe de tout chercheur est d’aller rechercher dans l’arsenal thérapeutique disponible, les molécules qui pourraient agir sur l’agent causal nouveau. C’est une démarche tout à fait habituelle. En cette période de psychose généralisée, le seul reflexe des populations est d’avoir des réserves de chloroquine à la maison dans le cadre de la prévention de la maladie. Que leur conseillez-vous? Cela n’est pas du tout recommandé. Il faut faire confiance aux professionnels de la santé et éviter toute automédication. Un médicament qui guérit peut avoir aussi des effets secondaires graves. Je déconseille totalement cette attitude. Par contre, je conseille très fortement le port du masque « quel qu’il soit» : protégez votre nez et votre bouche, pour vous protéger vous-même et votre vis-à-vis. Il faut se laver les mains le plus souvent possible avec du savon ou avec de l’eau javellisée, garder la distance sociale « physique» entre les individus de 1,5 à 2 mètres. Ces gestes barrières prônés par le gouvernement et par tous sont ceux qui nous sauveront. Cette épidémie est une affaire sérieuse, qu’il faut traiter avec responsabilité, individuellement et collectivement. La recherche clinique avance à grands pas et nous devons garder espoir. Société 10 avr. 2020


En soutien à la riposte contre le Covid-19: L’Association des sociétés d’assurance du Bénin offre 50 millions Fcfa
L’Association des sociétés d’assurance du Bénin (Asa-Bénin) répond favorablement à l’appel à la mobilisation de ressources pour faire face au coronavirus. Mercredi 8 avril, le bureau exécutif de l’association est allé remettre un chèque de cinquante millions de francs Cfa au ministère de la Santé. Un geste important qui contribuera à l’effort indispensable pour venir à bout de la pandémie du moment. Gérer la santé de onze millions de Béninois n’est pas une mince affaire, notamment par ces temps où le coronavirus dicte sa loi à l’ensemble des pays de la planète. L’Association des sociétés d’assurance du Bénin (Asa-Bénin) en convient. Elle est surtout convaincue que sans moyens, rien de tout ce qui sera entrepris contre cette pandémie ne peut prospérer. Elle est allée faire don de cinquante millions de francs Cfa au ministère de la Santé. Cette contribution est celle de l’Asa-Bénin, de son bureau exécutif et de ses structures satellites et est à inscrire au titre de son soutien au gouvernement dans le cadre de la lutte contre la crise sanitaire mondiale que vit l’humanité et qui n’est pas sans impacter le Bénin, a expliqué à l’occasion, Mouftaou Souhouin, président de l’association. Ce geste, dira-t-il, est d’un caractère symbolique « au regard de l’immensité des conséquences économiques qu’engendre cette pandémie ». Il est aussi, selon lui, la manifestation de la responsabilité sociétale des entreprises d’assurance du Bénin. Mouftaou Souhouin, au nom de l’Asa-Bénin, va profiter de cette occasion pour « remercier le gouvernement pour les actions menées pour la prévention et la lutte contre cette pandémie, preuve de l’attention soutenue de son chef, le président Patrice Talon ». Aussi, n’a-t-il pas manqué de sensibiliser la population au respect scrupuleux des consignes du gouvernement. « Le respect par chacun de ces gestes constitue le gage de la sécurité de tous », appuie Mouftaou Souhouin. Le président de l’Asa-Bénin, pour finir, exhortera la population à « prier pour demander pardon au Créateur ». Le Secrétaire général du ministère de la Santé, Ali Imorou Bachabi, au nom du ministre, a tenu à saluer « le geste de solidarité de l’Association des sociétés d’assurance du Bénin. « Face à cette épidémie, notre pays a mis en place des mesures de riposte allant aussi bien dans le sens de la prévention de la propagation que des activités visant une prise en charge de ceux qui sont atteints. A cette occasion, les contributions et les efforts de tous sont souhaités et c’est à cette occasion que je reçois ce chèque de votre institution en guise de don pour soutenir la riposte au Bénin », apprécie-t-il. Cette initiative salutaire vient appuyer les efforts du gouvernement dans le cadre de la lutte contre cette pandémie et l’engagement de tous est sollicité face à cette épidémie, indique-t-il au nom du ministre de la Santé. Aussi, rassure-t-il que les fonds reçus seront versés dans le compte ouvert à cet effet. « Dans cette lutte, nous avons besoin de la contribution de tous pour vaincre ce virus redoutable», insiste Ali Imorou Bachabi qui invite chaque Béninois à apporter sa pierre pour repousser loin cet ennemi commun. Société 09 avr. 2020


Précautions contre le Covid-19 aux points d’entrée: Les frontières fermées à Sèmè-Kraké
Pour prévenir la crise sanitaire due au Covid-19, le gouvernement a donné des consignes fermes pour le contrôle des mouvements de personnes et le filtrage aux différents points d’entrée du Bénin. Mais à Sèmè-Kraké, il n’est plus question de filtrage, les frontières sont hermétiquement fermées depuis 48 heures. Toutefois, les mesures sanitaires restent de mise au Poste de contrôle juxtaposé et aux carrefours des circuits informels... « Depuis mercredi, il n’y a plus d’entrée ni de sortie au Poste de contrôle juxtaposé de Sèmè-Kraké. L’Etat nigérian a interdit toute entrée sur son territoire : ni camions, ni personnes même si ce sont des Nigérians quittant le Bénin. Les frontières sont hermétiquement fermées. Sinon, conformément aux consignes reçues des autorités béninoises, nous faisions le filtrage. Tout Nigérian, s’il peut justifier sa nationalité par un passeport ou une carte d’identité, était autorisé à rentrer chez lui. De même, les Béninois quittant le Nigeria pouvaient rentrer au Bénin après filtrage. La procédure était telle que les Béninois revenus du Nigeria étaient embarqués dans un bus et directement acheminés sur les sites de confinement à Cotonou pour examen», renseigne le major Sossou, en poste au Commissariat transfrontalier de police de Kraké-Plage. A la prohibition de la circulation des marchandises qui met à rude épreuve les échanges commerciaux entre le Bénin et le voisin de l’Est, s’ajoute l’interdiction formelle des mouvements de personnes. A l’en croire, le contrôle au niveau du Poste de contrôle juxtaposé est assez rigide et les usagers, malgré les résistances, sont contraints de se soumettre. Pour l’agent de police, la décision du gouvernement nigérian d’interdire toute entrée de personne, même si elle est dure, permet de limiter la circulation des personnes. « Vous savez, les Nigérians préfèrent l’informel. Parfois, ils sont sans carte et c’est en discutant avec eux que vous finissez par avoir des indices sur leur identité. Dans ce contexte, c’est difficile de faire le filtrage», confie l’agent Sossou. Le seul hic reste l’impossibilité pour les Béninois sur le territoire nigérian de rentrer chez eux par voie terrestre. Mais il semble que ceux-ci trouvent d’autres alternatives. Le Nigeria partage des kilomètres de frontières avec le Bénin et les circuits informels sont légion. Les dispositifs sanitaires à l’épreuve de la porosité Assises sous un parasol à l’entrée du Poste de contrôle juxtaposé de Sèmè-Kraké, deux agents de santé incitent au lavage des mains, les quelques passants, pour la plupart des riverains, qui arrivent au compte-gouttes. Désœuvrées, dépitées, l’air abattu, elles donnent l’impression de n’avoir plus grand- chose à faire. « Comme les frontières sont hermétiquement fermées depuis un moment, nous sommes moins occupées aujourd’hui», explique l’une d’elles avant d’orienter vers son supérieur hiérarchique en opération sur un autre poste. En chemin, vers ledit poste, une barrière spéciale installée au carrefour d’un des circuits informels, l’agent Sossou ajoute: « Pendant que nous faisions le filtrage, les gens venaient se désinfecter au niveau des dispositifs de lavage de mains à l’aller comme au retour, avant de poursuivre leur route. Il y a trois dispositifs au Poste de contrôle juxtaposé, au niveau du Bénin : un dispositif à l’entrée du poste pour les conducteurs de véhicules, un deuxième dispositif posé sur le circuit emprunté par les piétons et un dernier dispositif là où stationnent les bus quittant le Nigeria pour le Bénin». Au lieu dit, la circulation est dense et il est difficile de maîtriser le flux. A pied ou à moto, les usagers ont à peine le temps d’attendre pour se laver les mains. Les forces de l’ordre et les agents sanitaires sont eux-mêmes débordés par le flux. « Nous sommes ici dans une zone assimilable à un no man’s land, ce sont des riverains qui passent sans cesse, allant du Bénin au Nigeria, du Nigeria au Bénin ou fréquentant le marché local. Et comme les postes officiels sont fermés, les voies de contournement sont prises d’assaut. Mais, vous pouvez le constater, il y a ici aussi des dispositifs de lavage des mains et nous disposons de thermo-lasers pour prendre la température des passants. Il y a beaucoup de résistances, mais avec l’aide des forces de l’ordre, nous arrivons à les sensibiliser à passer par les dispositifs mis en place. Il y a quand même des gens qui nous échappent. Il faut le reconnaître ! Par ailleurs, il y a des conducteurs de taxi-moto qui passent des dizaines de fois et ne veulent pas se soumettre à cet exercice », rapporte Moïse Sounouvi, technicien d’hygiène et d’assainissement, chef d’équipe à Sèmè-Kraké. Mais les frontières entre le Bénin et le Nigeria sont difficiles à cerner. Certaines personnes passent par la brousse, un itinéraire périlleux qui échappe à tout contrôle sanitaire et sécuritaire. Actualités 27 mars 2020


Agence nationale de Normalisation et de Métrologie: Les membres du Conseil d’administration installés
La ministre de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Alimatou Assouman vient d’installer les membres du Conseil d’administration de l’Agence nationale de Normalisation, de Métrologie et du Contrôle Qualité (Anm). C’est à la faveur d’une cérémonie qui s’est déroulée, hier lundi 23 mars, dans les locaux du ministère de l’Industrie et du Commerce. Ils sont sept à siéger au Conseil d’administration de l’Agence nationale de Normalisation, de Métrologie et du Contrôle Qualité (Anm) : Serge-Hervé Houssou, représentant de la présidence de la République ; Micaël Bassabi Djara, représentant du ministre de l’Industrie et du Commerce ; Épiphane Wankpo, représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ; Clément Dassi, représentant du ministre de la Justice et de la Législation ; Appolinaire Houénou, représentant du ministre de l’Economie et des Finances ; Épiphane Hossou, représentant du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche; Joëlle Videhouenou Goussanou, représentant le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin. Procédant à leur installation officielle, Shadiya Alimatou Assouman, ministre du Commerce et de l’Industrie, précise : « Vous êtes nommés, chacun en ce qui le concerne, membres du Conseil d’administration de l’Agence nationale de Normalisation, de Métrologie et du Contrôle Qualité (Anm), par le Conseil des ministres en sa séance du mercredi 26 février 2020 ». A l’en croire, la mise en place d’un Conseil d’administration à l’Anm, contribuera au renforcement de la qualité des services publics et à la compétitivité de l’économie béninoise. C’est pourquoi, s’adressant aux membres, elle indique : « L’Anm a pour mission la mise en œuvre et le suivi-évaluation de la politique nationale de normalisation, de métrologie, de certification, de vérification des produits et de la promotion de la qualité… En vous installant ce jour, je nourris l’espoir que vous contribuerez non seulement au bon fonctionnement de l’agence mais aussi à son rayonnement. Je voudrais vous inviter à veiller à la qualité des concertations pour vaincre le défaut de synergie dans les actions afin de garantir l’amélioration des performances ». Portant la voix de ses pairs, Micaël Bassabi Djara, président du Conseil d’administration, a fait savoir qu’ils n’ignorent pas l’ampleur de la mission. « La tâche que vous nous confiez est une mission républicaine dont nous mesurons pleinement les exigences et nous avons une claire conscience des responsabilités qui en découlent. Sur ce, nous comptons mettre notre intelligence collective au service de l’Anm pour relever les défis qui sont les nôtres et accompagner le Programme d’action du gouvernement », a-t-il déclaré. Il va ensuite exhorter ses pairs à développer une unité d’actions autour des valeurs d’assiduité, de ponctualité, d’humilité et de travail bien fait, pour l’atteinte des objectifs. Des missions de l’Anm L’Agence nationale de Normalisation, de Métrologie et du Contrôle Qualité (Anm) assiste les acteurs en charge de la production des biens et des services à faire face aux défis de la compétitivité, de la croissance économique durable, de la protection du consommateur et de toutes autres parties intéressées et ce, conformément aux lois et règlements en vigueur au Bénin et aux normes de qualité admises au plan international. Créée par le décret 2017-031 du 31 janvier 2017, portant attributions, organisation et fonctionnement du ministère de l’Industrie et du Commerce, l’Anm est chargée de veiller à la mise en œuvre de la politique nationale Qualité ; d’assurer la mise en place d’un cadre de concertation de toutes les parties prenantes de la normalisation, de la métrologie et de la promotion de la qualité ; de coordonner les travaux d’élaboration des normes béninoises volontaires et les règlements techniques. Elle doit aussi assurer l’adoption, la promotion et l’utilisation volontaire des normes, proposer au pouvoir public les normes à rendre obligatoires; mettre en œuvre le système national de certification des produits avec attribution d’une marque nationale de conformité et accompagner les entreprises et autres structures à la certification Système. Elle doit également vulgariser et promouvoir l’usage des unités de mesure du système international ; appuyer les services et les entreprises des secteurs public et privé pour le suivi des processus de production lors des opérations d’importation et de commercialisation des instruments de mesure, des appareils électroménagers et des équipements industriels et sanitaires... « Ces missions cadrent avec la volonté du chef de l’État de faire non seulement la promotion des infrastructures de soutien à la croissance économique mais aussi et surtout d’assurer la compétitivité de l’économie béninoise», a affirmé Shadiya Alimatou Assouman à l’occasion de l’installation des membres du Conseil d’administration de l’Anm. Actualités 24 mars 2020


Appui de la Badea et du Fonds saoudien pour le développement: 62 milliards F Cfa pour un accès durable à l’électricité
Doter le Bénin d’infrastructures appropriées pour un accès durable et sécurisé à l’électricité sur toute l’étendue du territoire national. C’est l’objectif du séjour au Bénin d’une mission conjointe de la Banque arabe pour le développement en Afrique (Badea) et du Fonds saoudien de développement (Fsd), du 21 au 29 octobre 2019. D’un coût global de 62 milliards F Cfa, le financement concessionnel accordé par la Banque arabe pour le développement en Afrique (Badea) et le Fonds Saoudien pour le développement (Fsd) au Bénin vise à développer l’accès durable à l’électricité de qualité pour les usages domestiques, commerciaux et industriels dans le respect des normes de sécurité, environnementales et sociales avec un taux national de 75 % d’ici 2025 dont 50 % en milieu rural et 90 % en milieu urbain et une bonne tenue du plan de tension à tous les nœuds à l’horizon 2025. Coordonné par le ministre Zul-Kifl Salami, chargé de mission du président de la République, le financement de la Badea consiste à réaliser une première phase du projet dont les objectifs spécifiques permettent de développer le réseau de transport pour l’alimentation en énergie électrique de la Zone franche industrielle de Semé-Kpodji et le futur aéroport de Glo-Djigbé. Il permet aussi de sécuriser l’alimentation en énergie électrique des logements sociaux et de la cité administrative de Ouèdo dans la commune d’Abomey- Calavi et de développer de façon significative l’électrification des centres urbains dans les différents départements. Au cours de la mise en œuvre de ce projet, il s’agira d’une part de concevoir, de fournir et de construire des réseaux de transport 330 Kv, 161 Kv, 63 Kv et d’autres part de répartir 33 Kv pour un quadrillage adéquat du territoire pour une meilleure maitrise de tensions, des pertes techniques et du développement de la charge industrielle dans l’ensemble du pays sans oublier la conception, la fourniture et la construction de sous-stations 161/63 Kv et 63/15-20 Kv. En ce qui concerne les travaux de génie civil, de fourniture et de montage électrique du projet, ils regroupent deux volets dont le volet distribution Hta et Bt qui concerne la construction de 335 km de lignes Hta et 220 km de lignes Bt, la pose de 240 transformateurs de distribution Hta/Bt ainsi que le branchement de 60 000 nouveaux clients Bt. Le deuxième volet lignes Htb et postes associés prend en compte la construction de 15 km de lignes souterraines 161 Kv et poste 161/63 Kv, la construction de 25 km de lignes souterraines 63 Kv de Maria Gléta à l’aéroport de Glo-Djigbé et poste 63/20 Kv-2x2 Mva à l’aéroport de Glo-Djigbé, ainsi que la coupure d’artère sur la ligne Htb à Ouèdo et la construction du poste 161/20 Kv-2x50Mva. Coopération dynamique Ainsi, les études environnementales et sociales consisteront à identifier au cours de ce projet, les impacts positifs, négatifs, les mesures d’atténuation et d’élaborer le plan de gestion environnementale et sociale du projet. De même, l’Etat prendra en charge les frais d’expropriation et d’indemnisation des populations affectées par les activités du projet. Il sera procédé aussi au renforcement de capacité des cadres et techniciens de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) en termes de conception, de gestion et d’exploitation des équipements du réseau électrique. Une stratégie et un plan de communication seront mis en place afin de donner une visibilité au projet sans oublier la réalisation annuelle de son audit comptable et financier par les bureaux d’audit locaux agréés et sélectionnés par appel d’offres local. Ces projets sont à l’actif du président Patrice Talon, cheville ouvrière de la rédynamisation de la coopération avec les Fonds et banques arabes. Notons que ces financements se poursuivront de manière vigoureuse les mois à venir pour le plus grand bien des populations des villes et des campagnes, à travers la réalisation au pas de charge du Programme d’action du gouvernement (Pag). Actualités 23 mars 2020


Haute cour de Justice: L’ambassadrice du Niger près le Bénin reçue en audience
La présidente de la Haute cour de Justice, Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué, a reçu en audience l’ambassadrice du Niger près le Bénin, Sandi Abdou. Il s’agit d’une visite de courtoisie sollicitée par cette dernière afin de présenter ses civilités à la présidente de la Haute juridiction. Sandi Abdou dit n’avoir pas eu le temps matériel pour venir rencontrer la présidente Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué, depuis sa brillante élection à la tête de cette institution. C’est ainsi qu’en sa qualité de doyenne du corps diplomatique accrédité près le Bénin, elle a voulu se rattraper à la faveur de ce mois de mars reconnu comme celui de la femme. Les deux personnalités ont saisi l’occasion pour échanger sur la situation de la femme tant au Niger qu’au Bénin. Sandi Abdou a fait observer que le Niger est très avancé par rapport à la question de l'émancipation de la femme. Les femmes nigériennes sont impliquées à divers niveaux de prise de décisions. La diplomate évoque à titre d’exemple le cas de l’Assemblée nationale qui compte aujourd’hui des dizaines de femmes. L’obligation est faite à tout parti politique de présenter des dossiers d'un certain nombre de femmes sous peine de rejet. Cette avancée, rappelle-t-elle, est le fruit d’une lutte menées par les nigériennes elles-mêmes depuis la Conférence nationale. Selon Sandi Abdou, la bonne relation entre la Haute cour de Justice du Bénin et son homologue du Niger a aussi meublé les échanges. Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué a profité de cette audience pour faire part à la diplomate nigérienne des projets et des perspectives au niveau des deux juridictions sœurs. Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau Société 18 mars 2020


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