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Nouvelles

Audience à l’Assemblée nationale: Me Adrien Houngbédji reçoit la chargée de programme de l’Uip

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a reçu en audience, ce mercredi 17 janvier, Mariana Duarte Mutzenberg, chargée de programme et chef de la délégation de l’Union interparlementaire en séjour au Bénin dans le cadre de la conférence parlementaire sur le renforcement de la participation des femmes au Parlement. 

La rencontre qui s’ouvre ce matin à Cotonou, est organisée par l’Assemblée nationale avec l’appui de l’Uip. Le chef de la délégation de l’Uip a jugé utile d’aller présenter ses civilités au président Adrien Houngbédji à quelques heures du démarrage de la conférence.
Au sortir de l’audience, Mariana Duarte Mutzenberg loue l’organisation de cette conférence interparlementaire qui cadre bien, selon elle, avec les objectifs de l’Uip. Car, il existe au sein de l’institution, un pilier axé sur le partenariat entre  les hommes et les femmes c'est-à-dire renforcer l’égalité entre les hommes et les femmes dans les Parlements et par  le biais du travail parlementaire. Elle dit avoir réitéré au président de l’Assemblée nationale tout le soutien de l’Uip pour son engagement depuis qu’il est élu au perchoir de la septième législature au profit du renforcement de la participation des femmes au Parlement. «  Nous sommes heureux de savoir qu’il y a cette démarche qui est faite ici puisque le Bénin, dans son histoire démocratique récent, n’a pu encore atteint 10 % de femmes au Parlement. La moyenne mondiale est actuellement de 23,5 %. Ce n’est pas l’idéal, mais on  voit que le Bénin n’est pas encore dans le rythme », relève la chargée de programme et chef de la délégation de l’Union interparlementaire en mission au Bénin. Mariana Duarte Mutzenberg salue cette envie du président de l’Assemblée nationale d’œuvrer à inverser la tendance actuelle. « La conférence de Cotonou est une conférence de dialogue avec des acteurs clé comme les parlementaires, la Société civile, ainsi que des expertises venant d’autres pays comme le Sénégal et la Belgique qui ont atteint un niveau important de participation des femmes à l’Assemblée nationale… », dévoile-t-elle?

 

Actualités 18 janv. 2018


Etudier à Dikouan: La précarité plombe la volonté des écoliers

 

De jeunes écoliers à la peine à Dikouan. 23 km de Natitingou, les conditions d’existence militent peu à leur maintien à l’école.

Le visage illuminé, la centaine d’écoliers de l’école primaire publique de Dikouan, village situé à 23 km de Natitingou, dans la discipline, se ruent vers la baraque qui sert de cuisine à l’arrière-cour de l’établissement scolaire. Premier repas de la journée pour la plupart, cet instant reste des plus privilégiés pour eux. Sous la direction de Dieudonné Massikè Essohanam, instituteur au Cours d’initiation et maître-cantine, chaque classe se présente aux deux cuisinières de circonstance pour recevoir sa ration de riz. Le tout achalandé d’une sauce tomate sans autres ajouts que l’eau et l’huile qui la composent. A tour de rôle, les élèves se font servir dans leur bol et s’en vont manger dans les salles de classe. Dernier jour de classe avant les fêtes de fin d’année, la journée prend fin au grand soulagement de l’administration scolaire. Si les vivres essentiels sont fournis par le programme de cantines scolaires du gouvernement, il faudra mobiliser les autres ingrédients pour la sauce tomate. Un véritable casse-tête en cette saison où la tomate s’amenuise dans les jardins des parents d’élèves. « Les enfants n’en apportent plus comme il le leur est demandé en classe », note le maître-cantine. Deux semaines déjà qu’il a lancé la collecte de fonds auprès des parents d’élèves pour faire face à la période de soudure observée depuis peu dans le village. « Elle est bien maigre ce que nous avons pu mobiliser. Juste de quoi faire les achats pour cinq repas », indique-t-il. 

Peu avant 9 h, ce dernier est allé prendre les provisions de vivres au magasin pour la préparation du repas de ce mercredi 20 décembre, sous le contrôle du directeur de l’école. A la cuisine, deux anciennes élèves de l’école, des filles-mères, s’activent autour d’un foyer de fortune. Non loin du hangar hâlé par la fumée, une bassine d’eau retient l’attention par sa couleur ocre. « C’est l’eau que nous utilisons pour faire la cuisine aux enfants. C’est l’eau du marigot », précise l’une d’entre elles, interpellée. En l’absence d’une pompe aux alentours de l’école, cette eau sert en effet d'eau de boisson et à la préparation des repas des 135 élèves que compte l’établissement scolaire.
Volontaires, elles font ce qu’elles peuvent pour donner à manger à ces enfants qui arrivent le plus souvent à l’école, le ventre creux ou peut-être avec pour seul aliment de la journée, la bouillie de pâte de mil de la veille. Avec pour seule motivation, la possibilité à elles offerte de déjeuner au même titre que les élèves de l’établissement à l’heure de la pause. Même si cette habitude est interdite par les autorités en charge du programme de cantine scolaire. « Nous n’avons aucune ressource pour les motiver à rester au service des enfants de l’école », confie Hubert Gnonlonfin, directeur de l’école primaire publique de Dikouan. Estimant le rôle combien important de ces bonnes dames dans le fonctionnement de la cantine et par ricochet dans la rétention à l’école des élèves, il avoue son incapacité à aller contre cette décision de l’Association des parents d’élèves.

Spectre de l’abandon

Bien que Thomas N’koué, président de l’association des parents d'élèves, loue les efforts consentis par le gouvernement pour relancer dans les écoles des contrées déshéritées les cantines scolaires, il n’occulte pas les problèmes récurrents dans le village de Dikouan, et qui plombent toute volonté des enfants d'accéder au savoir. En l’absence d’électricité, la localité est plongée dans le noir et étudier constitue une autre paire de manche pour des élèves déjà contraints à parcourir une longue distance avant d’accéder à l’école. Quoique pour la plupart des parents analphabètes, envoyer son enfant à l’école contribue à faire reculer l’ignorance dans le village et à garantir une chance de réussite dans la vie, les conditions de vie sont loin d’être reluisantes. Aussi, assistent-ils parfois impuissants à l’abandon par certains de leurs enfants. Nombre d’entre eux prennent le chemin du Nigeria à la quête de gain pour soulager leurs peines. En début d’année scolaire, sur 157 élèves régulièrement inscrits, 22 ont fini par faire défection.
« L’année dernière, sur 16 candidats présentés au Certificat d’études primaires, 14 seulement ont pu réellement composer. Un élève est allé au Nigeria tandis que l’une des filles s’estimant grande s’est mariée. Sur l’ensemble des 14, cinq seulement ont connu le succès. A cette rentrée scolaire, six des neuf redoublants ont pu reprendre les classes ; les trois autres ont opposé un refus catégorique à toute reprise et ont même brûlé leurs cahiers avant de s’en aller au Nigeria », souligne Hubert Gnonlonfin.
Affecté par cette infortune, le directeur de l’école s’est promis de faire des six élèves que compte désormais sa classe des exemples dans leur milieu. Ce qui l’amène à les visiter dans leur domicile et à s’enquérir de leurs nouvelles une fois leur absence constatée en classe. « Ce sont des enfants qui ont envie d’étudier mais ce sont les conditions qui constituent pour eux des facteurs limitants », lâche-t-il, tout en rappelant que tous sont appelés à aller composer les épreuves du Certificat d’études primaires à Natitingou. « Ils ont tous l’habitude de marcher pour aller composer à Natitingou. Imaginez un enfant parcourir une vingtaine de kilomètres la veille de l’examen juste parce qu’il n’y a pas de centre d’examen dans les environs de leur localité. L’année dernière, nous tous, enseignants, nous avions dû, pour les aider, en remorquer à deux sur nos motos. Ils sont des enfants béninois aussi », avance-t-il, amer. Citant au passage des abus dont ont fait l’objet des filles envoyées chez des proches pour composer à l’examen.

Espoir

Dans sa classe, le directeur se félicite du progrès fait par les anciens candidats au Cep et ne cache pas son espoir de les voir tous connaître le succès en dépit des conditions précaires dans leur famille. C’est le cas de Nestor M’po. Ayant occupé le 3e rang au cours de l’évaluation du mois de novembre, il tient un mois plus tard le peloton de tête, affichant son aisance à s’exprimer mieux en français. Dans la hutte de ses parents, ressortissants otammari comme la plupart des habitants de Dikouan, il confie à la sortie des classes qu’il étudie à l’aide d’une lampe-torche qu’il attache au front à l’aide de lacets élastiques. Une sorte de torche utilisée généralement dans les mines et dont l’une des lampes est défectueuse. A l’instar de tous ses frères, Nestor se sert de cette lampe dont les piles lui sont fournies par son père. Si dans la tradition otammari, les garçons sont dispensés des travaux domestiques, tel n’est pas le cas de Colette Koudiégou, camarade de classe du jeune garçon et 3e lors de l’évaluation du mois de décembre. Tenue aussi d’étudier par le biais d’une lampe-torche à la suite de la vaisselle et de la corvée d’eau, elle déplore l’inconfort qui caractérise l’exercice. « J’étale mon cahier sur la natte et tenant la torche de ma main gauche j’apprends mes leçons à partir de 22 h », indique-t-elle, sous le regard de son tuteur, sensible à ses peines. « Je ne sais ni lire ni écrire mais à voir ma nièce je me rends compte de ses difficultés à étudier avec une torche. N’ayant pas les moyens de disposer d’un panneau solaire pour éclairer son lieu d’études je ne peux que regretter cette situation », défend André M’po Koudiégou.
La voir obtenir le Cep constituerait pour ce dernier un réconfort d’autant plus qu’un de ses fils, étudiant à l’Université de Parakou, a promis la prendre sous sa coupe pour la poursuite de ses études. Le père de la jeune écolière parti en aventure au Nigeria, André M’po Koudiégou lui assure l’essentiel pour éviter l’infernal sort connu par les filles du village : mariage forcé, grossesse précoce et séquestration, etc. Des réalités que confirment Félix Kouagou, chef du village, très engagé dans le combat pour la déclaration systématique des nouvelles naissances dans la localité. Déjà, faudrait-il, avec le concours de la direction de l’école, faire établir aux élèves des actes de naissance et surtout à ceux qui vont à l’examen.
Avec cinq cours au primaire, le village de Dikouan n’a pas fini de faire son chemin de croix. « Les conditions de vie ne sont pas pour autant favorables à l’installation des enseignants dans le milieu. Nous n’avons pas de logement pour eux et tous sont obligés de louer une chambre à Natitingou. Même l’eau qui est source de vie ne leur est pas accessible. Ce qui nous installe dans une permanente incertitude quant à leur envie de rester au service de notre communauté », craint le chef du village. Ses habitants devront par ailleurs affronter la dure réalité de se séparer de leurs enfants une fois qu’ils réussiraient au Certificat d’études primaires, cette année. Ces derniers, une fois ce cap franchi, seront obligés d’aller vivre à Kouaba, arrondissement distant de 18 km du village, où l’on recense le seul collège de la zone?

 

Education 18 janv. 2018


Audience à la Cour constitutionnelle: Renforcer les capacités de la Cena

Afin d’évaluer les besoins de formation de la Commission électorale nationale autonome (Cena), une délégation d’experts conduite par le professeur Augustin Loada a rencontré, ce mercredi 17 janvier, le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo. Il ressort des échanges que le rendement de la Cena en période électorale a effectivement besoin d’amélioration.

Dans le souci d’améliorer l’organisation des prochaines élections, la Commission électorale nationale autonome (Cena) suivra une série de formations visant à renforcer ses capacités. La Cour constitutionnelle a reçu, ce mercredi, la visite des experts mandatés pour évaluer les besoins de la Commission électorale nationale autonome (Cena) pour une série de formations visant à perfectionner l’organisation des élections au Bénin. Après la vingtaine de minutes qu’ont duré les échanges avec Théodore Holo qui préside l’institution, Augustin Loada, porte-parole de la délégation, a souligné que « Le président de la Cour constitutionnelle a eu aussi à identifier un certain nombre de domaines dans lesquels, il serait bon de renforcer les capacités du personnel électoral ». « Il s’agit notamment, rapporte-t-il, de l’appropriation des règles qui régissent l’organisation et l’administration des élections ; autrement dit, l’appropriation du Code électoral par le personnel ».
Selon Augustin Loada, professeur de droit public et sciences politiques, le président Holo aurait suggéré que des initiatives soient prises pour que le personnel électoral s’approprie davantage ces règles.
Le module de formation prévu pour être administré à la Cena est intitulé « Building resources on democraty, governance and election (Bridge) ». D’après l’hôte du président Holo, c’est un cours qui a été créé entre 1999 et 2000, pour répondre à un besoin ponctuel pour l’organisation d'un référendum au Timor oriental. «  Mais par la suite, le cours s’est élargi pour contenir une vingtaine de modules et il faut choisir les modules en fonction des besoins de renforcement des capacités », ajoute Augustin Loada, avant de notifier que presque tous les pays africains et occidentaux en ont bénéficié. Si le Bénin, à travers la Cena, tend à en faire partie aujourd’hui, les informations recueillies sur les lieux véhiculent que c’est grâce à l’appui du Réseau des structures de gestion des élections en Afrique de l’Ouest (Resao), et au financement de l’Open society initiative for west Africa (Osiwa).
Cette visite des experts dans les locaux de la Cour vient clôturer la mission exploratoire à eux confiée du 15 au 17 janvier 2018 par la Cena. Ils expliquent, par la voix de leur porte-parole, que le rapport des activités menées sera remis à l’institution qui prendra l’initiative de la formation du personnel électoral?

Actualités 18 janv. 2018


Préparatifs pour ligue africaine des clubs champions: Les Buffles de Parakou affûtent leurs armes

Dans le cadre de leur préparation pour le tour préliminaire de la Ligue africaine des clubs champions qui les opposera en février prochain à L’Asec Mimosas de la Côte d’Ivoire, les Buffles de Parakou se préparent activement. Après un premier match, mercredi 10 janvier dernier, ils effectuent une autre sortie demain, samedi 13 janvier à Parakou, face à l’As Bona Kéri de N’Dali.

Dans le cadre des séances d’entraînement intensive auxquelles ils s’adonnent depuis jeudi 4 janvier dernier, les Buffles de Parakou ont livré leur premier match test ce mercredi 10 janvier au stade municipal de Parakou. C’était face aux Diables rouges de Tchatchou, un club du championnat régional amateur de la Ligue de football Nord-Est du Bénin. Ils l’ont emporté (2-0).
L’occasion a permis à l’entraîneur Idrissou Moutari de tester les nouveaux joueurs arrivés pour renforcer son équipe. Au nombre d’une dizaine, tous ont joué à l’exception du gardien de but des Ecureuils du Bénin, Steve Glodjinon et du nouvel attaquant malien recruté qui lui, n’a rallié la troupe que mercredi 10 janvier dernier. Parmi eux, il y avait Rodrigue Fassinou, Gaston Houngbédji, ainsi que trois joueurs des Panthères Fc de Djougou.
« Malgré les bonnes actions qu’il y a eu, beaucoup de choses restent encore à corriger », a indiqué l’entraîneur Idrissou Moutari. Par rapport aux comportements des nouveaux venus sur le terrain, il avoue être dans l’embarras du choix. « Tous essaient de montrer de quoi ils sont capables », a-t-il poursuivi. Il compte profiter du deuxième match test de son équipe demain, samedi 13 janvier à Parakou, contre l’As Bona Kéri de N’Dali et surtout de celui du mercredi 17 janvier prochain contre le club de première division de l’As Togo Port, pour voir s’ils vont confirmer leur bonne forme?

Sports 12 janv. 2018


Grève dans le secteur judiciaire: Salles d’audiences fermées à Porto-Novo

La grève déclenchée par le personnel judiciaire a été suivie hier au Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo. Les activités étaient perturbées. Aucune audience n’a pu se tenir. Aucune des chambres correctionnelle, commerciale et des états civils qui travaillent habituellement les lundis n’a pu tourner.

Leurs portes étaient toutes closes, faute de magistrats de siège. Ceux-ci ont suivi le mot d’ordre de débrayage lancé par leur organisation syndicale, l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) pour protester contre, entre autres, la loi portant statut de la magistrature adoptée par l’Assemblée nationale, le 2 janvier dernier, et qui leur retire le droit de grève.
C’est une grève sans service minimum de cinq jours allant de lundi à vendredi et par tacite reconduction.
Seuls les magistrats de parquet, c’est-à-dire le procureur de la République et ses substituts, étaient au poste. Il y avait aussi le président du tribunal qui était également au bureau. Mais en dehors de ceux-ci, il n’y avait plus de magistrat. Et, ils ne pouvaient pas faire grand-chose sans leurs autres collègues juges qui dirigent les audiences ou délivrent certains actes.
Il n’y a pas que les magistrats de siège qui aient paralysé l’appareil judiciaire hier. Il y a les greffiers mêmes qui tiennent la plume des audiences, affiliés au Syndicat national des travailleurs et assimilés de la justice (Syntrajab). Ils n’ont pas travaillé même s’ils étaient au poste. Ils observent trois jours de grève, les mardis, mercredis et jeudis. Ils viennent au service par contre les lundi et vendredi mais ils ne touchent à rien. Une sorte de boycott ou de grève sur le tas. Comme c’était justement le cas hier au tribunal. Seul le greffier en chef vaquait, vaille que vaille, à ses occupations. Celui-ci dit ne pas être concerné par la grève d’autant que son organisation syndicale, le Syndicat national des greffiers et officiers de justice du Bénin (Syntragojub) n’a pas déposé de motion de grève. Le greffier en chef légalisait les actes des justiciables avec l’aide des secrétaires stagiaires qui ne sont pas non plus concernés par le mouvement de débrayage.
Le président du tribunal, Ismaïl Sanoussi, se dit préoccupé de la situation. Il réfléchit sur la question de gestion de réquisitions de certains agents pour lesquels il a reçu notification hier matin pour faire tourner la maison justice tout le temps que dura la grève de l’Unamab, du Syntrajab et autres?

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 09 janv. 2018


Session extraordinaire de conseil de l’Ordre national du Bénin: 62 dossiers étudiés dont 49 approuvés

Démarrée le 14 décembre 2017, la session extraordinaire de la Grande chancellerie de l’Ordre national du Bénin a pris fin vendredi 29 décembre 2017 à Cotonou. Cette session s’est refermée avec un total de 62 dossiers étudiés pour 49 dossiers approuvés dans les divers ordres nationaux. Comme le prescrivent les textes, les conclusions des travaux seront soumises à l’appréciation du Grand maître de l’Ordre afin de faire suivre la procédure en vigueur qui aboutit à la signature des décrets de nomination des intéressés dans les divers ordres.

Quinze jours durant, les travaux de cette session ont permis aux conseillers de faire évoluer les tableaux de concours triennaux civils et militaires. Les 62 dossiers civils et militaires enrôlés dans le cadre de cette session ont été minutieusement étudiés. Ainsi chez les civils, 38 dossiers ont été approuvés. Du côté des militaires, 11 dossiers ont passé les mailles des conseillers. Au total, 13 dossiers ont été mis en instance et feront l’objet d’étude au cours des prochaines sessions.
La grande chancelière de l’Ordre national du Bénin, Koubourath Osséni, a déploré le fait que les dossiers se fassent aujourd’hui rares. Elle dit ignorer les raisons mais a saisi l’occasion pour inviter les Béninois quelle que soit leur corporation à donner le meilleur d’eux-mêmes afin de bénéficier un jour de la reconnaissance du chef de l’Etat et du peuple tout entier?

Désiré GBODOUGBE

Actualités 02 janv. 2018


Parakou: Flou autour de l’incendie de l’usine de la Sobébra

Un incendie s’est déclaré, samedi 30 décembre 2017, dans les installations de l’usine de la Société béninoise de brasserie (Sobébra) à Parakou. D’origine inconnue, il a occasionné d’importants dégâts matériels.

Les causes de l’incendie survenu à l’usine de la Sobébra, samedi 30 décembre 2017, ne sont pas encore élucidées. Pour l’instant, selon les informations, le feu serait venu de nulle part, mais on n’exclut pas l’hypothèse d’un court-circuit.
Sur le terrain, les enquêtes se poursuivent. Malheureusement, les dégâts enregistrés suite à cet incendie sont importants.
Selon des témoins, d’importantes quantités de casiers de boisson sont parties en fumée. N’eût été l’arrivée des sapeurs-pompiers sur

les lieux, les dégâts auraient pu être plus énormes. D’ailleurs, pour arriver à bout des flammes, ils n’ont pas eu la tâche facile.
En effet, l’usine ne disposant pas d’eau, il leur a fallu y convoyer deux camions citernes.Devenue un simple magasin de stockage pour les produits de la société, l'usine était en arrêt depuis deux ans.

Société 02 janv. 2018


Audience au Ces: Doter le Bénin de langues nationales officielles

En prélude à la tenue, ce jour, de l’atelier sur l’élaboration des alphabets et des orthographes standardisées pour les langues d’un même continuum dialectal, le directeur de l’Institut national de linguistique appliquée (Inala), Médard Dominique Bada, a échangé, ce mardi 19 décembre à Cotonou avec le président du Conseil économique et social (Ces), Augustin Tabé Gbian.

Savoir écrire et parler une langue étrangère n’est pas une mauvaise chose, mais savoir le faire dans une langue nationale est idéal. A ce propos, le président du Conseil économique et social (Ces), Augustin Tabé Gbian a reçu, ce mardi 19 décembre, le directeur de l’Institut national de linguistique appliquée (Inala), Dominique Bada. Les deux personnalités ont échangé sur l’importance de l’élaboration des alphabets et des orthographes standardisées pour les langues d’un même continuum dialectal.
Le président du Ces a apprécié l’initiative et entend faire de son mieux pour son succès. « Le président du Ces maîtrise bien la question linguistique, le développement des langues nationales », s’est réjoui Dominique Bada. Il rapporte que le président a accordé une attention particulière à tout ce qui se fait à l’Inala et a promis de l’accompagner personnellement pour que les langues nationales au Bénin se développent. Ainsi, le projet d’introduction des langues nationales dans le système éducatif formel serait une réalité. On ne peut douter de son soutien quand on sait qu’il est aussi le président de la commission linguistique baatonou. Un toilettage pour un dictionnaire baatonou-français est en cours et cet outil sera bientôt sur le marché, a-t-il annoncé.
Dominique Bada trouve qu’étant donné que la langue baatonou est autant parlée au Bénin qu’au Nigeria, elle peut participer à l’union des deux communautés. « Aucun peuple ne s’est développé à travers la langue de l’autre. Et nous devons en prendre conscience », a-t-il averti.
Comme le français, il a souhaité que le Bénin ait aussi une ou deux langues nationales officielles. Il a, à cet effet, invité les autorités politico-administratives à y penser sérieusement, surtout les députés à l’Assemblée qui auront à prendre une loi pour formaliser la chose. « Ce n’est qu’à ce prix que l’on peut commencer par enseigner les mathématiques, la physique, la chimie et autres à travers nos langues nationales. Cela nous permettra de les développer, conceptualiser et par amorcer véritablement notre développement », a-t-il ajouté?

Société 20 déc. 2017


Audience à la Haac: Les perspectives en matière de communication au menu

Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Adam Boni Tessi, a reçu en audience, vendredi 8 décembre dernier, le président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), Jean-Baptiste Elias et la directrice départementale du Patrimoine culturel et des Arts de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), Aminata Lo Paye.

Soumettre le projet relatif au dépôt légal audiovisuel au sein des Etats-membres de l’Uemoa au président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Adam Boni Tessi, et recueillir ses orientations sur le sujet. C’est l’objectif de la visite de la directrice départementale du Patrimoine culturel et des Arts de l’Uemoa, Aminata Lo Paye, accompagnée d’Eric Rault et de Clément Malherbe, tous des techniciens de l’Institut national de l’audiovisuel de France (Ina) au siège de la Haac, vendredi dernier.
A l’issue de l’audience, la délégation dit être satisfaite de l’écoute et des conseils du président de la Haac. « Nous avons été très honorés d’être reçus par l’autorité de régulation des médias du Bénin et surtout de l’écoute et du soutien dont nous avons bénéficiés de sa part. Le projet dont nous sommes porteurs concerne les huit Etats membres de l’Uemoa qui constituent les pays francophones de l’Afrique de l’Ouest et vise à instaurer un dépôt légal audiovisuel en leur sein », explique la chef de la délégation, Aminata Lo Paye. « Compte tenu de l’importance que nous accordons à la mémoire collective, à travers le dépôt légal, toutes les productions des organisations de la télévision et de radiodiffusion publiques et privées seront conservées dans les archives de ladite mémoire  », souligne-t-elle.
Le projet est soutenu par Acp-Cultures Plus de l’Uemoa à travers l’expertise des deux conseillers techniques de l’Ina. Le rôle de la direction départementale du Patrimoine culturel et des Arts est d’étudier les aspects réglementaires dudit projet. La démarche de la délégation en direction de la Haac l’aidera certainement à l’œuvre.
Le président Adam Boni Tessi a également reçu le président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), Jean-Baptiste Elias qui est allé lui exposer les diverses préoccupations de son institution en matière de communication au Bénin. « Nous avons reçu les informations nécessaires du président de la Haac concernant les différents domaines dans lesquels nous avons relevé des dysfonctionnements. Nous allons poursuivre nos démarches dès que le travail sera fait au niveau de l’institution et nous allons nous revoir très prochainement pour les conclusions à nos préoccupations dans le domaine de l’audiovisuel et de la communication », a confié Jean-Baptiste Elias.

Actualités 11 déc. 2017


Mort de Jean d'Ormesson: Adieu immortel !

Jean d’Ormesson n’était pas un écrivain comme les autres. C’était une plume exceptionnelle qui dégageait la vie. Lire l’une de ses œuvres, amène à l’adopter pour toujours. Cet auteur français sait dégager un bonheur de vivre qui est très contagieux. Un homme comme lui est forcément immortel.

« Un grand homme qui vient de rendre l’âme à son Dieu, des larmes me sont montées aux yeux. Que voulez-vous ! Cet homme-là, je m’étais attaché à lui ». Cette phrase lue dans l’un de ses nombreux livres, résume parfaitement l’état d’esprit qui est le mien à l’annonce de la mort des ce grand auteur. Dans tous ses livres, il respire incroyablement la joie de vivre et même quand il évoque de sujets graves. Il sait faire sienne la philosophie de Gustave Flaubert qui avertit « Prenez garde à la tristesse, c’est un vice ». Avec lui, c’est l’intelligence qui prend sa revanche. Comme il aimait à le dire, « il puait l’intelligence ». « J’ai eu la chance de découvrir Jean
D’Ormesson depuis environ 15 ans et je ne l’ai plus jamais quitté parce qu’il est devenu mon auteur de chevet. En tombant sur sa compilation "La vie ne suffit pas" paru en octobre 2007, j’étais à mille lieues de m’attendre à faire une rencontre avec un dieu des « belles lettres » qui me sert à travers ce volume quatre de ses œuvres, un "concentré de pur bonheur" », témoigne un fanatique de l’auteur. Il s’agit, précise-t-il, de « Du côté de chez Jean », « Mon dernier rêve sera pour vous », « Et toi mon cœur pourquoi bâts-tu ?», « Une autre histoire de la littérature française » et « Voyez comme on danse ».
Cet immortel de l’Académie française était également un révolutionnaire. Un grand soutien des "féministes", il a réussi a fait entrer dans ce grand cercle bien fermé la grande Margueritte Yourcenar. Un grand tollé en son temps. Il a su prendre le dessus lors des débats entre les intégristes et les modernistes.
Journaliste et écrivain, Jean d’Ormesson était un grand esprit qui sait élever l’homme. Fanatique de Chateaubriand, Flaubert, Margueritte Yourcenar, Aragon (ils sont nombreux) pour lesquels il a toujours partagé ses explosions d’enthousiasme dans ses œuvres. Aussi philosophe, Jean d'Ormesson savait partager de la pensée de Descartes, Hegel, Spinoza, Kant et Marx tout en montrant qu’il est et demeure un libre-penseur. L’un de ceux-là qui sait quitter le régime humain pour l’animalité et vice-versa. L'homme de lettres s'inscrivait dans la tradition des classiques dont il retiendra cette façon de parler de soi tout en tenant le "moi" pour haïssable pour beaucoup. Ce faisant, il a su imposer son style à lui, à travers ses ouvrages. Un style particulier a toujours caractérisé ses livres, comme les indiscrétions, les confidences, les parenthèses et autres élucubrations (pas péjoratifs) qu’il aimait partager avec ses lecteurs qu’il ne prenait pas du tout pour des « imbéciles heureux ». C’est bien son style à lui et d’ailleurs empreint de beaucoup d’humour. Répondant en 2005 à des questions de quelques lecteurs, Jean
d'Ormesson a philosophé en faisant remarquer que « L'humour rend supportable une vie le plus souvent assez triste » et disait « désormais attendre de la vie, simplement, qu'elle continue ».
Même à 92 ans, Jean d’Ormesson aimait la vie et la croquait sans modération et prenant son bon côté quoique rongé quotidiennement par son cancer. Avec lui, le verre est toujours à moitié plein. Avec son départ, c’est une belle étoile de la littérature française qui vient de s’éteindre. Adieu Grand Esprit !

Société 07 déc. 2017


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Quotidien ''La Nation'' du 04 Décembre 2023
Quotidien ''La Nation'' du 04 Décembre 2023 Journaux Publié le 04 déc. 2023

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Quotidien ''La Nation'' du 21 Novembre 2023 Journaux Publié le 21 nov. 2023