La Nation Bénin...
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Palais de Justice Cotonou[/caption]Les magistrats ont repris le chemin des tribunaux, ce lundi 9 avril, suite au communiqué du président de l'Unamab en date du 6 avril 2018, relatif à la réduction du nombre de jours de grève. Au tribunal de première instance de Cotonou, certaines audiences se sont déroulées à la grande joie des justiciables.
Les salles d’audience du Palais de justice de Cotonou étaient ouvertes, ce lundi 9 avril. C’est le signe que les magistrats ont repris service en se conformant à la décision de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) de réduire le nombre de jours de grève à 72 heures. Au tribunal de première instance, il était possible d’assister à un procès, au civil comme au pénal ou en toutes autres matières après plusieurs jours de fermeture. Ce qui justifie la joie de certains justiciables rencontrés, ce lundi, avant les audiences. « Je suis heureux que les magistrats aient entendu nos cris de cœur en réduisant les jours de grève », a laissé entendre dame Pauline Dossounon.
A la salle d’audiences « G », le Pasteur Michel Alokpo, qui a porté plainte contre une dame pour abus de confiance, se réjouit que les magistrats aient décidé de réduire le nombre de jours de grève. Selon lui, les dossiers en instance depuis deux mois pourront connaître enfin une issue. Ici, le président du jury, les deux assesseurs et le procureur font leur entrée. Tout le monde se lève et, sur invitation du président, se rassoit.
Devant la salle d’audiences « D », une foule attend les audiences relatives aux nominations de liquidateurs. L’appel de rôle se fait et chacun attend son tour pour répondre à l’audience. Ici, les avocats déambulent dans leur toge noire en attendant le début de l’audience ou se concertent avec leurs clients, tout cet environnement qui rassure de la reprise de service des magistrats.
A l’entrée de la salle d’audiences « C», tous les dossiers de la première chambre commerciale sont renvoyés au 16 avril et tous les délibérés prorogés au 23 avril prochain.
Rencontré dès son arrivée au tribunal de première instance de Cotonou, Michel Adjaka, ancien président de l’Unamab, déclare être venu également pour prendre son audience afin de se conformer à la décision de l’Union. Pour lui, il fallait s’en tenir au mot d’ordre de l’Unamab qui a décidé de passer de cinq jours à 72 heures de grève. Ainsi, cette décision de l’Unamab, en réponse à la médiation des différentes confessions religieuses dans la résolution de la crise sociale, est mise à exécution au Palais de justice de Cotonou
Dématérialisation de l'Administration[/caption]Une carte à puces pour de multiples services, des avancements d’échelons et bientôt de grades automatiques, payer l’impôt, la Tva, des marchandises par la monnaie électronique, tirer sa fiche de paie soi-même sur le web, des gestes qui vont de plus en plus rimer avec le quotidien des Béninois au terme du Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip).
Une révolution dénommée « dématérialisation » ou « e-Administration » est en marche au Bénin depuis un moment et ambitionne de sortir chaque jour davantage l’Administration des tracasseries sources de rackets ou des pots de vin.
Il s’agit d’un ensemble de technique qui suppriment l'utilisation du papier et par conséquent le contact physique du fonctionnaire au profit de l’électronique. Un contact qui souvent donne lieu à des pots de vin dans une administration où l’éthique semble de plus en plus déserter le forum.
Cette transition numérique de l’administration classique et rudimentaire à l’e-administration semble commencer par le processus du Recensement administrative initial à vocation d’identification de la population (Ravip) qui, à terme, aboutira à la distribution de carte d’identité numérique. Cette carte annoncée pour être une carte à plusieurs usages présage bien qu’elle ne présenterait pas seulement des puces d’identification mais éventuellement aussi des puces électroniques donnant accès à un nouveau monde numérique comme dans la plupart des pays qui se sont engagés dans la voie de la dématérialisation.
En Estonie, pays pionnier de la dématérialisation par exemple, cette pièce numérique fait partie de l’infrastructure à clé publique du pays et permet aux citoyens d’utiliser des services en ligne sécurisés. Un système sécurisé protégé facile à utiliser capable de s’ouvrir à l’aide de lecteur de carte incorporée dans la majorité des ordinateurs estoniens.
C’est pour dire que ceux qui manqueraient de se faire enrôler lors de l’opération du Ravip en cours vont se mordre les doigts. Ils risqueraient de se retrouver, dès la distribution de la carte d’identité numérique, en déphasage avec la révolution numérique en gestation.
Dès l’aboutissement de cette réforme, les tickets et les espèces ne seront plus nécessaires. Il suffirait d'approcher sa carte à puces du lecteur conçu à cet effet, pour accéder aux offres de service public. Cette carte qui regrouperait les fonctionnalités de nombreuses cartes sans puces réduirait non seulement le volume des portefeuilles mais aussi la pression de certains fonctionnaires d’exiger des pourboires pour rendre le service pour lequel ils sont déjà rémunérés.
Cette révolution vers laquelle le Bénin s’avance à petits pas, cache bien d’autres mutations, notamment l’avènement de la signature numérique dès le vote de la loi sur la dématérialisation. Cette technologie complémentaire inaugurera l’ère où les documents signés numériquement auront la même valeur juridique que ceux portant la signature manuscrite. Bientôt, au Bénin un moyen simple et sécurisé sera disponible pour valider en ligne des documents administratifs, des accords commerciaux, des virements bancaires et bien d’autres documents.
A terme, cette série de révolutions permettra au gouvernement de réduire de manière significative ses dépenses de fonctionnement, notamment les centaines de millions de charges englouties dans l’achat de papier. Mieux, elles vont favoriser le gain de temps et de revenu en supprimant les déplacements qu’engendre une apposition de signature physique d’un contrat.
Ces multiples gains (en numéraire et en temps) engageraient sûrement le Bénin à l’instar de l’Estonie dans la voie du développement durable.
Les lignes bougent
Beaucoup d’autres mutations numériques en cette révolution de la dématérialisation vont métamorphoser nos gestes, nos habitudes, nos mentalités les plus rétrogrades et faire de nous des hommes à la pointe des innovations technologiques. Il s’agit d’une série des promesses du président Patrice Talon à l’occasion de son discours sur l’Etat de la nation en décembre 2017.
L’année 2018 s’annonce comme celle de l’émergence des projets phares qui vont amorcer la métamorphose du Bénin, a-t-il promis. La preuve, en février 2018, deux mois après cette promesse, plus besoin de faire les rangs et perdre beaucoup du temps dans les banques pour avoir sa fiche paie. Il suffit de se connecter au site du trésor public, à savoir : www.bulletinpaie.tresorbenin.bj pour l’imprimer à loisir où l’on peut. Un pas significatif si l’on se rappelle le temps que gaspillaient les fonctionnaires pour retirer cette pièce.
De même, le lancement, le 14 décembre dernier du site web (www.bulletinpaie.tresorbenin.bj) et de deux autres plateformes, l’une relative au fonctionnement et réforme au Trésor public et l’autre, à la mise en production de star Uemoa, facilitent mieux que par le passé l’accès des Béninois aux offres de service public.
Le jeudi 8 mars 2018, à Cotonou, le ministre du Travail et de la Fonction publique, Mme Adidjatou Mathys, annonce une profonde métamorphose dans l’Administration. Selon cette mutation, la dématérialisation du processus d’avancement d’échelons des agents de l’Etat sera automatique et systématique, et se fera sans la demande de l’agent. A l’entendre, chaque agent peut, à partir de son poste de travail, suivre l’évolution de sa carrière et disposer d’actes y afférents sans avoir à se déplacer sur des kilomètres. Une révolution qui va engendrer une métamorphose des pratiques administratives peu orthodoxes.
Beaucoup de Béninois incrédules, se rappelant encore des tracasseries et pots de vin que l’aboutissement de ce processus d’avancement engendre dans les circuits administratifs et financiers, n’arrivent pas croire leurs oreilles, cette mutation en vue. Pour eux, l’effectivité de cette réforme va mettre fin à terme à leurs va-et-vient périodiques et souvent infructueux entre leurs services et le ministère du Travail et de la Fonction publique et le ministère des Finances.
A en croire Mme Adidjatou Mathys, cette réforme va réduire de façon significative les tracasseries que subissent les usagers des services et directions au cours de leur carrière administrative. Pour elle, la lenteur administrative et les méthodes et pratiques obsolètes sont en déphasage avec un environnement en pleine mutation et à la pointe des technologies de l’information et de la communication. D’après une de ses évaluations de la performance de l’administration publique, qu’elle a rapportée, le taux de satisfactions des usagers demeure bas en dépit des moyens (humains, matériels et financiers) déployés pour assouvir leur attente.
Cette révolution annonce une série d’autres : la dématérialisation du processus d’avancement de grade, et l’authentification de signature numérique et bien d’autres mutations (la dématérialisation fiscale, de la Tva, etc. Des mutations que saluent déjà beaucoup de fonctionnaires qui peinent malgré leur tâche à suivre leur carrière.
Transformation digitale
A en croire un haut fonctionnaire du ministère de l’Economie et des Finances, des choses formidables et structurantes pour le pays se réalisent par le régime de la « Rupture » sans bruit. Pour lui, le bien ne fait pas de bruit et le bruit ne fait pas de bien.
Pour le directeur de l’informatique et du pré-archivage du ministère des Finances et de l’économie, M. Alain Ahounou, le gouvernement est en train de mettre en œuvre le Programme de renforcement des structures centrales de gouvernance (Prscg), un programme à grand impact pour la transformation digitale de notre pays. Il s’agit de mettre en place un réseau national de l’administration (intranet gouvernemental) qui permettra le déploiement des services liés au numérique et de construire un Datacenter national à Calavi. Ce programme, a-t-il précisé, est d’un coût global de 12,1 millions d’euros dont 6,5 milliards de francs Cfa, don de la coopération allemande (Kfw) et 1,4 milliard de francs Cfa financé par le budget national.
M. Alain Ahounou salue l’avènement de la dématérialisation de l’ensemble des fiches de paie des fonctionnaires ainsi que le paiement des pensions de retraites supérieures à 50 000 francs Cfa par virement bancaire.
Pour faciliter la déclaration et le paiement des impôts par les contribuables, la direction générale des Impôts a également mis en place le Système intégré de gestion des taxes et assimilés (Sigtas). Ce nouveau système d’information, financé par le gouvernement canadien à travers le Projet d’appui à l’accélération des recettes intérieures du Bénin (Paarib), a été lancé, le jeudi 15 mars à Cotonou, par le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. Avec ce nouveau système, il suffit d’un clic pour souscrire ses déclarations et payer ses impôts sans être astreint à se déplacer, a confié à nouveau, M. Alain Ahounou. Pour lui, le gouvernement communique modestement, c’est pourquoi, les gens pensent que rien ne se passe.
Toujours, selon la même source, la création de nouvelles entités comme l’Agence des services et systèmes d’information (Assi) et l’Agence du numérique (Adn) ainsi que l’élaboration d’un Schéma directeur national des systèmes d’information (Sdnsi) sont de nature à apporter de la cohérence dans le secteur et à booster la transformation digitale du pays. Il a en outre énuméré dans ce cadre la mise en place d’un serveur de certificats électroniques (PKI) à venir, le déploiement de la messagerie électronique et des outils de collaboration dans l’administration et de la délivrance électronique de visa (E-visa) déjà en cours de réalisation.
A l’en croire, la révolution numérique est bien en marche au Bénin, car la volonté politique est là au plus haut niveau et les briques structurantes sont en cours de construction, même si beaucoup reste à faire.
A l’allure des mutations, le Bénin franchira certainement l’étape de l’e-santé (ordonnance dématérialisée et retrait de médicaments à la pharmacie avec une carte d’identité électronique) et le vote via internet.
Le vote via Internet
Certains pays ont expérimenté le vote en ligne, mais seule l'Estonie l'a adopté de façon permanente. En effet, les Estoniens ont voté en ligne pour la première fois lors des élections locales de 2005, puis de nouveau lors des élections législatives de 2007. La réussite est au rendez-vous : les élections législatives de mars 2015 ont établi un nouveau record, avec plus de 175 000 électeurs ayant voté en ligne. C'est presqu'un tiers de l'ensemble des électeurs et une augmentation de 25 % par rapport aux précédentes élections législatives de 2011.
En dehors du fait que le vote est techniquement sécurisé, il respecte les mêmes principes que le vote traditionnel : une personne, une voix, toutes les voix sont égales et il est impossible de remonter la trace de la personne qui l'a exprimée. De plus, les électeurs ont une deuxième (et une troisième, et une quatrième) chance : si, pour quelque raison que ce soit, ils veulent modifier leur vote, ils peuvent le faire électroniquement ou se rendre à un bureau de vote. Seul le vote le plus récent est pris en compte.
L’e-administration ou la dématérialisation suppriment tous les agents intermédiaires qui, au lieu de faciliter l’accomplissement diligent des services publics, les font piétiner exprès pour exiger des pots de vin et gaspiller le précieux temps des usagers de l’administration. De plus-en-plus, le nombre de gestes, voire des agents de l’Etat qui ont joué le rôle d’intermédiaires entre l’offre d’un service et l’usager diminue.
Plus ce nombre de gestes est attribué à l’électronique, moins le fonctionnaire indélicat à la latitude de concevoir des manœuvres subreptices pour exiger des pourboires.
Ainsi, le gouvernement en lutte contre la corruption est en train de tarir toutes les opportunités de corruption qui freinent le développement de l’administration. L’argent sale, source d’inflation galopante qui sape et altère le fonctionnement de l’économie, circule de moins en moins. Plus de revenus fictifs. On se contente de ses revenus propres. Sans bruit, le gouvernement du régime de la « Rupture » est en train de vaincre un mal séculaire. Un exploit que n’ont pu réaliser les régimes précédents.
L'importance de l'éthique de l'Administration publique devient plus en plus une priorité pour le gouvernement. En effet, la préoccupation afférente à l'éthique dans la fonction publique est devenue une question de taille aussi bien dans les pays développés que ceux en voie de développement pour un certain nombre de raisons. Tout d'abord, la réputation et le succès d'un gouvernement dépendent de la conduite des fonctionnaires publics et de ce que pense le public de la conduite des responsables?

Une bande de six hommes suspectés de vouloir enlever des individus par les populations a été appréhendée dans la nuit de ce vendredi 5 avril à Dahè par la Police républicaine. Celle-ci est intervenue pour les sauver à temps de la furie des habitants.
Des étrangers roulant à bord d'une voiture, de marque Toyota Carina 3, se seraient introduits à Saclo, un village de l'arrondissement de Dahè dans la commune de Houéyogbé, menaçant une dame tenant un petit garçon par la main, aux dires de témoins. Ils n'auront pas le temps de conclure leur manœuvre avant que quelques habitants du village ne s'interposent pour demander à comprendre ce qu'ils voulaient à la pauvre femme. Les suspects détenaient sur eux quelques objets sacrés dont des talismans et une canne, qui n'en était pas une, puisqu'il s'agissait en fait d'un long couteau rangé dans un étui. Pour les populations, la présence des suspects s’apparente à une nouvelle tentative d’enlèvement d'individus. Le rapt est le nom de la nouvelle forme de délinquance en vogue à Houéyogbé. Des recherches sont toujours en cours au sujet des cas de quelques personnes déjà portées disparues. Mais certains témoins des évènements survenus à Dahè parlent d'acte de cybercriminels, pour d'autres les suspects sont des présumés braqueurs. De son côté, la Police républicaine poursuit les investigations pour élucider cette nébuleuse affaire et les motivations de cette bande d'individus à l'apparence louche. C’est donc une situation confuse qui agace le chef de l'arrondissement de Dahè, Joseph Kplacatcha. "Je suis fatigué de ces gens-là. Ils ont envahi Dahè", s'emporte-t-il avant de justifier que la semaine dernière, c'était une petite fille qui a été leur proie. Retrouvée pieds et mains liés à côté de l’école de la localité, la petite fille n'arrive plus à parler jusqu’à présent. Et ce, depuis environ deux semaines. Il y a eu aussi le cas d'un jeune homme auquel huit présumés cybercriminels s’en sont pris dans sa propre maison, indique-t-il. « Tout ceci, déduit Joseph Kplacatcha, motive la colère de la population qui voulait brûler les six suspects que les forces de l'ordre sont venus sauver ce vendredi. »
Actualités 07 avr. 2018

A l’avènement du régime de la Rupture et du Nouveau départ, le secteur éducatif, comme tout autre secteur de la vie nationale, a fait l’objet de réformes. Chaque sous-secteur a eu sa dose de mesures durant ces deux ans de gouvernance Talon.
Pour redorer le blason de l’école béninoise dans tous les sous-secteurs, certaines mesures ont été prises. Parlant des réformes, Marie-Odile Attanasso indique que des défis doivent être relevés dans le secteur éducatif pour atteindre la qualité. Elle est à rechercher non seulement au niveau des élèves mais aussi au niveau des enseignants.
Fondamentalement, au niveau de l’enseignement supérieur, le constat est l’existence d’une pléthore d’instituts et d’établissements privés d’enseignement supérieur. « On dénombre près de 150 universités privées dont à peine 50 disposent d’agrément », signale la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Ces universités et établissements privés, ajoutera Marie-Odile Attanasso, disposent chacun de son programme de formation et délivrent les diplômes selon leur bon vouloir. Ce qui a abouti au resserrement de la carte universitaire. Pour formaliser cette volonté, le Conseil des ministres du 27 juillet 2016 a décidé de la réorganisation de la carte universitaire du Bénin autour de quatre grandes universités publiques. Ainsi, leur nombre est passé de sept à quatre. Deux universités plurithématiques à savoir Abomey-Calavi et
Parakou et deux universités thématiques, l’Université polytechnique d’Abomey et l’Université des Sciences agronomiques de Porto-Novo. A ces universités sont rattachées des centres universitaires. Selon Marie-Odile Attanasso, cette réorganisation encore appelée « resserrement de la carte universitaire »devrait permettre l’utilisation rationnelle et efficiente des ressources humaines. Car, explique-t-elle, l’installation des anciennes universités publiques ne répond pas aux normes en matière d’infrastructures, d’équipement ni en termes de personnel enseignant.
Assainir le secteur privé de l’enseignement supérieur
Le secteur privé de cet ordre d’enseignement a commencé à enregistrer aussi son paquet de réformes. Il est question d’assainir le secteur. Cette action passe déjà par la réduction du nombre des universités privées en procédant à la fermeture de celles qui ne sont pas aux normes. En outre, pour régler le problème de la diversité des programmes enseignés aux étudiants d’une même promotion dans différents établissements supérieurs privés, le gouvernement de la Rupture a préconisé l’homologation des programmes et la fin de la co-signature des diplômes. Ce qui a débouché en 2017 sur l’organisation des examens nationaux de licences et de master pour les étudiants des universités privées. Des dispositions sont en cours pour aller à la suppression du Brevet de technicien supérieur(Bts) pour se conformer aux exigences du système Lmd où nulle part le Bts n’apparaît.
Les étudiants du public bénéficiaires de bourses reçoivent leurs allocations par virement bancaire, depuis l’avènement de la Rupture. On ne saurait omettre l’amélioration du mode de sélection des bacheliers pour l’accès en première année dans les établissements de formation professionnelle des Universités Nationales du Bénin. Depuis l’année 2007, en lieu et place des concours précédemment organisés, la sélection des bacheliers pour l’accès en première année dans les établissements de formation professionnelle des universités nationales du Bénin se fait autrement. Cette réforme consiste àrecueillir auprès de tous les candidats au Baccalauréat, avant la validation de leur candidature à l’examen, trois choix par ordre de préférence des filières dans lesquelles ils souhaiteraient poursuivre leurs études universitaires. Ensuite, suivra la publication des résultats de l’examen du Baccalauréat avec précision du classement par ordre de mérite des lauréats dans les trois filières universitaires de formation professionnelle qu’ils ont choisies.
Toujours concernant les bourses et secours universitaires, un changement de paradigme est intervenu et a fait monter la tension au sein de la communauté estudiantine. En effet, la bourse ne s’obtient plus avec 11,51 de moyenne dans les facultés classiques quand l’étudiant passe d’une classe à une autre.Elles sont désormais octroyées pour les trois ans de la licence. L’étudiant qui entre en première année avec une bourse la perdra s’il échoue mais la reprendrait l’année qui suit, s’il réussit, indique le ministre Marie-Odile Attanasso.
Par rapport à la collaboration entre le gouvernement et les organisations estudiantines du secteur public, l’Etat ne reconnaît désormais qu’un seul interlocuteur ; lequel doit être représentatif à 30 % au niveau du rectorat et à 40% au niveau national. Les élections au niveau des organisations d’étudiants auront lieu tous les trois ans désormais.
La rupture dans l’enseignement secondaire
L’une des grandes réformes que la Rupture a engagées au niveau de l’enseignement secondaire concerne le passage du premier cycle au second cycle. Pour accéder à la classe de Seconde, les élèves doivent remplir deux conditions simultanément: l’obtention du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) et l’obtention d’au moins 10/20 de moyenne. Ce qui suppose que ceux qui satisfont l’une seulement des deux conditions ne sont plus autorisés à faire la Seconde. Cette double exigence de la moyenne de classe et du Bepc vise, selon l’ancien ministre des Enseignements secondaire et technique et de la formation professionnelle, Lucien Kokou, à améliorer la qualité de la formation des cadres de demain et surtout de créer les conditions pour l’excellence en milieu scolaire.
De même, l’enseignement secondaire a enregistré en janvier, une réforme règlementant l’usage de téléphone portable dans les collèges et lycées. Ainsi, par la note circulaire n°001/MESTFP/DC/SGM/SA du 03 janvier 2018, le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, le professeur Mahougnon Kakpo a formellement interdit l’usage du téléphone portable aux heures de travail aux enseignants. « Autant l’enseignant est le premier modèle de l’enfant, autant l’utilisation du téléphone portable dans ces conditions porte gravement préjudice à la gestion du temps de travail effectif au profit des différents acteurs du système, ce qui, par ricochet, constitue un élément de contre-performance », signale-t-il.
« Tout enseignant ou tout élève qui serait surpris en pleine utilisation d’un téléphone portable dans nos établissements scolaires, de même que tout enseignant qui ferait usage d’un téléphone portable à ses heures de cours, subirait les sanctions administratives conformément aux dispositions en vigueur », avertit le ministre.
Par ailleurs, il a recommandé aux enseignants de respecter les normes vestimentaires prescrites en matière de morale professionnelle et de législation scolaire.
A ces deux réformes, il faudra ajouter celle concernant l’utilisation des vacataires. Aussi bien leur recrutement que le mode de paiement de leurs rémunérations ont connu des réformes.
Primaire : les cantines scolaires pour réduire le taux d’abandon
Au niveau de l’enseignement primaire, la réforme s’est intéressée à la réduction du taux d’abandon. Pour ce faire, le gouvernement a trouvé comme solution de rehausser le taux de couverture des cantines scolaires au Bénin. De l’ordre de 30% jusqu’à la fin de l’année scolaire 2015-2016, le gouvernement Talon a pris des mesures pour l’augmenter à 51%.Grâce à cette mesure, plus de 351109 écoliers des douze départements, de 1574 écoles primaires publiques ont bénéficié des repas servis par les cantines scolaires gouvernementales installées par le Programme alimentaire mondial qui accompagne le gouvernement dans ce projet. Cette réforme coûte pour le gouvernement la somme de 27,2 milliards de francs Cfa pour la période 2017-2021. En termes de critères dont dépend la création d’écoles à cantine, il faut noter que l’école doit être dans une zone reculée et difficile d’accès. De plus, elle doit avoir un faible effectif d’apprenants, pour pouvoir encourager les écoliers à venir au cours, a expliqué Salimane Karimou, ministre des Enseignements maternel et primaire.
Actualités 06 avr. 2018

Une délégation conjointe de l’Institut supérieur de formation sociale et de communication (Isfsc) et de l’École supérieure de formation des acteurs de l’audiovisuel, des métiers des médias et du multimédia au Bénin (Esfam-Bénin) conduite par Roger Mèdégan Fagla, était au siège de la Haac à Cotonou, vendredi 30 mars dernier. Au centre des échanges, la présentation d’un projet de création d’un groupe de presse spécialisé dans les droits des consommateurs et complémentaire à la formation des journalistes.
Le président et les conseillers à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Adam Boni Tessi, ont échangé, vendredi 30 mars dernier, avec une délégation composée de responsables de l’Institut supérieur de formation sociale et de communication (Isfsc) et de l’École supérieure de formation des acteurs de l’audiovisuel, des métiers des médias et du multimédia au Bénin (Esfam-Bénin). La délégation conduite par Roger Mèdégan Fagla, promoteur de l’Esfam-Bénin, est allée présenter aux conseillers de l’institution de régulation de la communication et de l’audiovisuel au Bénin, l’évolution qu’a connue le projet de création d’un groupe de presse présenté comme complémentaire à la formation des journalistes et de défense des droits des consommateurs. L’objectif est de solliciter l'attribution de deux fréquences de radiodiffusion et de télévision pour la ville de Porto-Novo.
Au terme de cette audience, M. Mèdégan Fagla dit avoir le sentiment d’une grande satisfaction. Pour lui, le projet dont il est porteur avec ses partenaires belges est une initiative intégratrice et dynamique qui sort de l’ordinaire. Il explique que le projet appuie la formation que son école de journalisme Esfam-Bénin donne avec l’adéquation formation/emploi. « Cela veut dire que les étudiants, une fois ayant terminé leur formation, peuvent directement trouver l’emploi », affirme-t-il, soutenant que ce sont des milliers d’emplois pour ces deux chaînes qui sont à vocation panafricaine.
M. Mèdégan Fagla explique que la création de ces médias vient combler un vide sur le plan de la qualité des médias sur le plan national. « Nous voulons apporter une autre manière de faire de l’information, de faire de la radio et de la télévision en permettant aux populations d’avoir accès à des informations liées à leur vie, à leur existence, notamment les cinq besoins fondamentaux de l’homme », précise-t-il.
Présentant ces médias, M. Fagla souligne qu’il s’agit de « Fm Vie, la voie du consommateur et Cctv Africa dont nous sommes porteurs avec nos partenaires qui ont déjà investi de sommes colossales en équipement, en investissement de toutes sortes pour que nous ayons déjà les infrastructures déjà disponibles et prêtes à diffuser à Porto-Novo ».
Il se réjouit d’avoir reçu l’aval de toute la Haac et des cadres de l’institution de régulation pour octroyer effectivement ces deux fréquences à sa structure. Puis, il annonce : « Si tout va bien, nous allons pouvoir émettre avant la fin de l’année 2018 ».
Pascal Laviolette, enseignant et coordonnateur de la cellule internationale de l’Isfsc Bruxelles, explique que « La chose la plus importante qu’on peut retenir est que le président de la Haac s’est prononcé en faveur du projet et qu’il a engagé la Haac tout entière à soutenir le projet défendu par M. Fagla, le projet de radio et de télévision consuméristes au profit des citoyens du Bénin ».
Il précise que l’Isfsc présent dans ce projet est une école supérieure de journalisme et de communication qui travaille avec l’Esfam-Bénin depuis cinq ans sur des projets pédagogiques pour les journalistes du Bénin, mais aussi pour les journalistes de Belgique. Dans ce cadre-là, souligne-t-il, « Il y a des affinités, mais aussi des complémentarités entre les deux projets ».
Alain Dubois, directeur de l’Isfsc, témoigne pour sa part avoir des impressions positives et salue la qualité des questions qui ont été posées par les conseillers de la Haac. Pour lui, les conseillers ont mis en avant « la nécessité de s’appesantir sur le droit de la consommation ».
Taekwondo[/caption]Le Bénin prendra part du 29 mars au 1er avril à Agadir au Maroc à la Coupe d'Afrique de Taekwondo et à la deuxième Coupe du président avec deux athlètes. Il s’agit de Jehudiel Kiki et Saddat Boni Bio, deux internationaux qui ambitionnent porter haut l’étendard du taekwondo béninois à cette compétition. Ils auront comme mission de reconquérir des médailles en terre marocaine.
Jéhudiel Kiki est un athlète international béninois de taekwondo. Agé de 23 ans, il est de la catégorie senior -68 Kg. Plusieurs fois champion du Bénin, Jéhudiel Kiki est l’un des six athlètes béninois bénéficiaires des bourses de la Solidarité olympique. L’athlète au parcours élogieux vise la médaille d’or à cette compétition. Jéhudiel Kiki a connu le haut niveau depuis juin 2010 lors de la Coupe du monde francophone de la discipline à Cotonou où il a atteint les quarts de finale pour une première fois. Ensuite, il est allé à Singapour pour les Jeux olympiques juniors en 2010. Jéhudiel Finagnon Kiki a décroché beaucoup d’autres médailles, notamment lors des Jeux africains juniors à Rabat au Maroc en 2010, lors de la Coupe Onatel à Ougadougou en 2014, de la Coupe du Monde francophone en 2016, du Tournoi international de l’Amitié à Lomé en 2017 et bien d’autres.
Quant à Saddat Boni Biao, catégorie -55 kg, il est un pur produit de l’Académie Inna du grand maître Pierre Ogoudjobi. Saddat Boni Biao avait remporté en mars 2016 la médaille d’argent de l’Open BS de l’Amitié en Côte d’Ivoire dans la même catégorie. Au Festival des enfants, de la culture et de l’art, organisé en 2015 au Bénin sous le parrainage de l’ambassade de la France près le Bénin, Saddat Boni Bio a remporté une médaille de bronze dans la catégorie des moins de 51 kilogrammes. En 2014, il est sacré champion de l’Open des jeunes talents en taekwondo organisé par l’Académie Ogoudjobi. Il était au tournoi international organisé à Séoul en Corée en août 2015.
Ces deux athlètes vont combattrenon seulement en « poomsae », (démonstrations) mais en combats (Kyorugi) au « president’s Cup », qui attribue des points pour le ranking aux olympiques de Tokyo 2020. « Pour ces championnats d’Afrique, l’objectif est de se positionner afin de retrouver notre place au niveau africain et bien préparer les joutes internationales », indique Jéhudiel Kiki.
Approvisionnement en eau potable / http://maroc-diplomatique.net/lunion-europeenne-souhaite-citoyens-privilegient-l-eau-de-robinet/[/caption]La communauté internationale a célébré, jeudi 22 mars dernier, la Journée mondiale de l’eau, cette denrée indispensable à tous les êtres vivants sur terre. Dans plusieurs pays du monde dont le Bénin, l’accès à une source d’eau potable demeure, en tout cas pour une partie de la population, un problème majeur. L’insuffisance ou l’absence de points d’approvisionnement en eau potable et des infrastructures d’assainissement expose les personnes concernées à des risques importants pour leur santé.
Le droit à l’eau potable et à l’assainissement est un droit de l’homme explicitement reconnu par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2010. L’eau est une denrée indispensable aussi bien pour la boisson que pour l’usage domestique et la production alimentaire. Si différentes structures et et les gouvernants n’ont cessé d’œuvrer pour faciliter l’accès des populations à l’eau potable, il n’en demeure pas moins que cette problématique reste récurrente dans nombre de pays. Et les statistiques de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) en disent long sur le chemin qui reste à parcourir. Selon cette organisation, en 2015, 71 % de la population mondiale soit 5,2 milliards de personnes, utilisaient un service d’alimentation en eau potable géré en toute sécurité, c’est-à-dire situé sur le lieu d’usage, disponible à tout moment et exempt de toute contamination.
Cependant, « 844 millions de personnes ne disposent pas d’un service de base d’alimentation en eau potable et 159 millions d’entre elles doivent utiliser des eaux de surface. Dans le monde, 2 milliards de personnes utilisent des points d’eau contaminés par des matières fécales ».
Consciente de cette situation, la communauté internationale a fait de l’accès à l’eau potable l’un des objectifs du développement durable (Odd). La cible 6.1 des Odd appelle notamment à assurer l’accès universel et équitable à l’eau potable à un coût abordable. Il s’agit, à en croire l’Oms, d’un « objectif suivi au moyen de l’indicateur relatif aux services d’alimentation en eau potable gérés en toute sécurité, c’est-à-dire l’eau issue d’un point d’eau amélioré qui répond aux critères d’accessibilité, de disponibilité et de potabilité – à savoir exempt de contamination fécale et de pollution par des substances chimiques d’intérêt prioritaire ». Dans son Aide-mémoire n° 391, l’organisation met l’accent sur les inégalités géographiques, socioculturelles et économiques qui subsistent, non seulement entre les zones rurales et urbaines, mais aussi dans les villes, où les personnes vivant avec de faibles revenus dans des implantations spontanées ou illégales ont en général moins accès aux points d’eau améliorés que les autres citadins.
La diarrhée, tributaire de l’eau contaminée
Le manque d’eau potable et la mauvaise gestion des eaux usées urbaines, industrielles et agricoles sont des sources de maladies pour de nombreuses populations. La diarrhée est l’une des maladies hydriques les plus répandues au monde. Selon l’Oms, « La diarrhée est la deuxième cause de mortalité chez l’enfant de moins de cinq et elle est à l’origine de 525 000 décès d’enfants par an ». Cette maladie est le symptôme de diverses infections causées par des bactéries, des virus ou des parasites se transmettant, pour la plupart d’entre eux, par de l’eau contaminée avec des matières fécales. « Ces infections sont plus courantes lorsqu’il y a des pénuries d’eau salubre pour la boisson, la cuisine, la toilette et le nettoyage », précise l’Oms.
Il faut signaler cependant que la consommation d’eau contaminée n’est pas la seule cause de diarrhée. Le manque d’assainissement et d’hygiène fait également partie des causes de maladies diarrhéiques. Lorsque l’eau est difficile à se procurer, il arrive que les gens décident que le lavage des mains n’est pas une priorité, un comportement qui augmente le risque de diarrhée et d’autres maladies. En dehors de la diarrhée, il y a la schistosomiase, une maladie aiguë et chronique due à des vers parasites absorbés en s’exposant à des eaux infestées qui touchent des millions de personnes dans le monde. L’eau contaminée peut transmettre aussi des maladies comme la dysenterie, le choléra, la typhoïde et la poliomyélite.
Les conséquences du manque de services d’approvisionnement en eau potable sont autant sanitaires, sociales qu’économiques. Dans certaines contrées, la corvée d’eau dure des heures. Toutes choses qui ne favorisent pas la scolarisation des enfants, des filles en particulier qui sont conviées à cette tâche. L’accès à des points d’eau favorise de ce fait une meilleure santé, contribue à améliorer la fréquentation scolaire, avec des conséquences positives à long terme pour la société.
En retenant cette cible dans les objectifs du Millénaire pour le développement, puis dans les Odd, les Nations Unies invitent les Etats à prendre les mesures nécessaires pour réduire l’impact des maladies hydriques dues à la consommation d’eau contaminée. Dans un contexte de changement climatique où la pénurie d’eau est de plus en plus croissante, face à une démographie galopante, l’Oms recommande une meilleure gestion des ressources hydriques pour garantir la quantité et la qualité de l’approvisionnement en eau. Le Bénin, n’est pas resté en marge de cette dynamique. Le taux de desserte et d’accès à l’eau potable dans le pays était de 68,1% en 2014. A en croire le ministre en charge de l’Eau, Samou Séidou Adambi, des mesures sont en train d’être prises pour remédier aux inégalités en matière d’accès à l’eau dans le cadre de l’atteinte de l’Odd n°6. Elles permettront de desservir plus de deux millions de personnes d’ici à mars 2019, a-t-il assuré.
Cour constitutionnelle[/caption]Les membres du bureau de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb) conduits par leur président, le révérend-pasteur Amos Kponjésu Hounsa, étaient vendredi 23 mars dernier au cabinet du président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo. Occasion pour eux de se présenter à l’hôte et lui exprimer leur reconnaissance pour sa contribution au dénouement de la crise qui a secoué l’Eglise protestante
méthodiste du Bénin pendant deux décennies.
« Nous étions chez le président de la Cour constitutionnelle pour le remercier pour son implication personnelle dans le processus de réconciliation des fidèles de notre Eglise », a indiqué le président de l’Epmb. Selon lui, il était de bon ton d’aller exprimer cette gratitude, après le dénouement heureux de la situation.
Le pasteur Amos Kponjésu Hounsa a saisi cette occasion pour inviter le professeur Théodore Holo, le 31 mars prochain, au temple Béthanie dans le cadre de l’inauguration du mémorial érigé pour immortaliser cet acte de réunification et de paix. « Nous pensons associer tous les acteurs qui ont participé à l’édification de la paix dans notre communauté à cette cérémonie », a-t-il ajouté. C’est d’ailleurs ce qui a motivé la présence de tous les membres du bureau de l’Epmb à prendre part à cette audience.
Le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, s’est réjoui du fait que les fils et filles de cette Eglise parlent à nouveau d’une même voix.
Faut-t-il le rappeler, l’Eglise protestante méthodiste du Bénin s’est unifiée, après plus de 19 ans de crise, sous la médiation du chef de l’Etat béninois, Patrice Talon avec le soutien de tous les présidents d’institutions de la République du Bénin.
Société 26 mars 2018
Patrice Talon et Alpha Barry[/caption]Le chef de l’Etat a reçu en audience, ce jeudi 22 mars, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération du Burkina Faso. Porteur d’un message du président du Faso à l’endroit de son homologue béninois, Alpha Barry en a profité pour aborder avec le président Patrice Talon des questions touchant à la coopération entre les deux pays.
De retour de Kigali (Rwanda) avec son homologue béninois, Alpha Barry, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l’extérieur, a fait un tour à Cotonou avant de rejoindre Ouagadougou. Il était porteur d’un message du président Roch Marc Christian Kaboré à l’endroit du chef de l’Etat, Patrice Talon. Les échanges entre les deux personnalités se sont déroulés en présence du patron de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci.
« Je suis porteur d’un message de mon président à son frère et ami Patrice Talon. Ce message entre dans le cadre des concertations habituelles entre le Burkina et le Bénin, deux pays qui ont de nombreux projets en commun et partagent des projets de développement », a affirmé le ministre burkinabè Alpha Barry à sa sortie d’audience.
Les deux chefs d’Etat, rappelle-t-il, ont « une convergence de vue » sur les questions de développement et il s’est dit « très honoré de la disponibilité du chef de l’Etat béninois qui a accepté de le recevoir ».
Mais au-delà du message dont il est porteur, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération du Burkina Faso dit avoir eu également une longue discussion avec le président de la République. Un exercice plaisant, à ses dires, surtout que « le président Patrice Talon est pétri d’expériences ». Il le présente comme « un homme qui a eu une autre vie dans le monde des affaires avant d’être à la tête du pays » et qui justifie de connaissances précises dans le montage des projets et sur des questions touchant au développement. Il dit donc avoir eu avec lui des « discussions assez enrichissantes de son expérience et de sa vision d’homme d’Etat » et souligne par ailleurs qu’il est sorti « très enrichi de cette visite ».
Le ministre Aurélien Agbénonci note, pour sa part, qu’il s’agit d’un « entretien très positif sur des préoccupations communes » aux deux pays. « Ces deux leaders (les présidents Talon et Kaboré) ont une vision commune de ce que notre sous-région doit être », souligne-t-il. S’agissant de la coopération bilatérale, elle se porte à merveille, assure le ministre qui précise qu’au mois de décembre dernier, la tenue d’une session de la grande commission mixte Bénin-Burkina Faso a contribué à donner un coup de pouce à cette coopération. Entre les deux pays, « la concertation est quasi-permanente et nous échangeons pour voir comment aller encore un peu plus loin », a déclaré le ministre Aurélien Agbénonci.
Conseil des ministres[/caption]Le Conseil des ministres s’est réuni, ce mercredi 21 mars, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Les dossiers suivants ont été examinés au cours de la séance:
I- Communications.
1-1. Document portant Programme de croissance pour le développement durable (PC2D) 2018-2021.
Le Programme de croissance pour le développement durable est élaboré en remplacement de la Stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté. C’est un document de référence pour le dialogue avec les Partenaires techniques et financiers, dans le cadre des différents programmes économiques et financiers, ainsi que des appuis budgétaires. Ainsi, il permettra auxdits partenaires d’apprécier, au regard des secteurs de leurs portefeuilles respectifs, les modalités d’appui pour la réalisation de projets et programmes économiques et sociaux du Bénin.
Le Conseil a approuvé ce Programme. En parfaite cohérence avec la vision du gouvernement, il présente les stratégies appropriées pour l’opérationnalisation du Plan national de développement et permettra notamment d’atteindre les quatre objectifs globaux de ce Plan, à savoir :
- développer un capital humain sain, compétent et compétitif ;
- accroître durablement la productivité et la compétitivité de l’économie béninoise ;
- garantir la gestion durable du cadre de vie, de l’environnement, et l’émergence des pôles régionaux de développement ; et
- consolider l’Etat de droit et la bonne gouvernance.
1-2. Paiement des droits aux personnels non agents de l’Etat des Carder Atacora/Donga et Borgou/Alibori en cours de liquidation.
A la suite des réformes opérées dans le cadre de la rationalisation et de l’efficience de l’administration du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, les droits des personnels non agents de l’Etat doivent être payés conformément à la loi. Mais, sur huit (08) structures concernées, les Carder Atacora/Donga et Borgou/Alibori ne disposent pas de ressources financières suffisantes pour payer lesdits droits, respectivement à six (06) et quarante (40) agents.
Le Conseil a donc autorisé la mise à disposition de ressources complémentaires aux fins de désintéresser lesdits agents.
1-3. Autorisation de conclure des marchés dans le cadre du Projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural et assainissement des eaux usées urbaines (PEPRAU) et du Programme OMIDELTA.
Le gouvernement a réalisé un Plan directeur de développement du sous-secteur de l’approvisionnement en eau potable (AEP) en milieu rural au Bénin (2017-2021).
A cet effet, diverses prestations sont prévues pour être exécutées dont
1- la mise en place des bases pour le déroulement des prochains programmes pour l’amélioration du taux de desserte en AEP rural ;
2- la remise à niveau des données pour cent cinquante (150) Adductions d’Eau villageoises suivie par le système mWater ;
3- la mise en œuvre et la gestion technique et quotidienne des activités du Projet ;
4- l’actualisation de son Manuel de Procédures administratives
5- l’actualisation du Manuel opérationnel d’exécution et du Manuel d’intervention en situation d’urgence en vue de la restructuration du projet, ainsi que sa mise en cohérence avec le nouveau Code des marchés publics.
Le Conseil a autorisé la signature de ces marchés relatifs à la bonne gouvernance du secteur de l’eau, et instruit le ministre de l’Eau et des Mines de veiller à la mise en œuvre et au suivi rigoureux des contrats de prestation.
1-4. Sélection de cabinets pour la mise en œuvre des projets de construction des musées d’Abomey, d’Allada, de Porto-Novo, de Ouidah et de la Marina, Porte du non-retour.
Le gouvernement a décidé de faire du tourisme, un pôle majeur de croissance économique dans notre pays. A ce titre, de grandes réalisations sont prévues pour soutenir le secteur. Au nombre des projets figure le développement d’équipements culturels et touristiques des localités d’Abomey, d’Allada, de Ouidah et de Porto-Novo. A cette fin, les sites identifiés seront valorisés et transformés en de véritables attractions touristiques à forte potentialité économique.
Dans cette perspective, des négociations ont été engagées avec les cabinets spécialisés de renom, en vue de disposer de dossiers architecturaux et d’études techniques détaillées, pour amorcer la phase de construction des infrastructures. Ces cabinets exécuteront les missions complètes de maîtrise d’œuvre, en partenariat avec des cabinets béninois, pour favoriser le partage d’expériences et le transfert de compétences. Il s’agit de :
1- Atelier d’architecture de Valence-Loutati, pour le projet de construction du Musée de l’épopée des rois d’Abomey et de l’arène des vodoun non masqués ;
2- Agence Françoise N’thepe, pour le projet de construction du Musée Esclavage, résistance et mémoire Toussaint Louverture d’Allada ;
3- Agence d’architecture Zuo Montpellier, pour le projet de construction du Musée international des arts et civilisations du vodoun/orisha et de l’arène des vodoun masqués de Porto-Novo ;
4- Eremco, pour les projets de reconstruction à l’identique de la Cité historique de Ouidah et de construction de la Marina/Porte du non- retour ;
5- Les Crayons, pour la scénographie et l’éclairage muséal sur les projets d’Abomey, d’Allada et de Porto-Novo, ainsi que les équipements culturels et touristiques de Ouidah et de la Marina.
Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier d’effectuer les diligences en vue de la contractualisation avec ces cabinets.
1- 5. Sélection d’entreprises pour le projet de modernisation de la gestion des déchets solides ménagers du Grand Nokoué.
En vue de résoudre durablement le problème de gestion des 380.000 tonnes de déchets solides ménagers produites annuellement dans les communes du Grand Nokoué, le gouvernement avait lancé une procédure de consultation internationale pour la sélection d’entreprises ou de groupements d’entreprises d’un haut niveau d’expertise et d’expérience.
Le ministre du Cadre de Vie et du Développement durable a rendu compte au Conseil du résultat infructueux de cet appel d’offres en raison notamment de :
- la récurrence des entreprises ou groupements d’entreprises sur plusieurs lots ;
- la faible qualité et le niveau des dossiers, dont peu se rapprochaient des standards d’exigence attendus en la matière.
Le Conseil a pris acte de ce compte rendu et autorisé les négociations avec les entreprises ou groupements d’entreprises les plus qualifiés en vue de leur sélection.
1-6. Sélection de la société Summa pour le financement, la conception et la construction d’un hôtel Sofitel et la rénovation du Centre international de conférences de Cotonou.
Le développement touristique entrepris par le gouvernement requiert de renforcer l’offre de réceptifs hôteliers par des équipements de haut standing, aux normes et convenances internationalement recommandées. A cet effet, il a élaboré le projet de transformation de Bénin Marina Hôtel en un hôtel 5 étoiles, renforcé par la rénovation du Centre international de conférences de Cotonou.
L’objectif du projet est de créer un complexe intégré de grande dimension, composé de deux équipements. En vue de son démarrage dans des délais rapprochés, au regard des spécificités techniques et des conditions de son exploitation, le partenariat public-privé a été privilégié.
Ainsi, au terme des consultations effectuées, les propositions de Summa Turizm Yatirimciligi A.S. ont été retenues. Cette société privée dispose d’une grande expérience à l’international et en Afrique, dans le domaine de la rénovation de complexes hôteliers de haut standing, ainsi que dans la conception architecturale et la réalisation de centres de conférences.
Concrètement, le projet à réaliser comporte ;
1- la construction d’un nouvel hôtel Sofitel de 193 chambres et suites avec toutes les commodités requises ;
2- la rénovation du Centre international de conférences comprenant entre autres, l’aménagement d’une salle dédiée aux congrès et spectacles, ainsi que des salles de réunions et de presse ;
3- la réalisation d’infrastructures aux fins de distraction, de casino et de projection cinématographique.
Au total, ce complexe intégré aura pour vocation d’abriter des événements prestigieux, d’être une destination privilégiée pour hommes d’affaires, et de contribuer à faire de Cotonou, une destination de rencontres internationales et d’événements artistiques et culturels par excellence.
Le Conseil a instruit les ministres concernés, d’engager diligemment les actions nécessaires au démarrage effectif des travaux.
1- 7. Accord portant création de la Zone de libre échange continentale africaine (ZLEC).
Le Conseil a examiné les résultats des travaux devant aboutir, ce 21 mars 2018 à Kigali, à la signature de l’Accord portant création de la Zone de libre échange continentale africaine.
Le gouvernement exprime sa satisfaction de l’initiative et des travaux engagés dans le cadre de l’Union Africaine et renouvelle sa disponibilité à œuvrer pour leur concrétisation.
Toutefois, l’importance de la mise en place de ladite Zone appelle que les études préalables soient plus approfondies. En effet, une feuille de route réaliste, tenant compte des spécificités de chacune des régions économiques, permettrait de mieux éclairer et d’orienter les décideurs nationaux pour l’atteinte des objectifs socio-économiques et politiques pertinents.
C’est la raison pour laquelle le gouvernement du Bénin approuve la Déclaration de Kigali relative au lancement de la Zone de libre échange continentale africaine et propose que, diligemment, le comité d’experts (i) approfondisse les études de diagnostic et de faisabilité et (ii) définisse une feuille de route adéquate avec les obligations précises des Etats parties.
Par ailleurs, le gouvernement du Bénin a engagé des concertations nationales nécessaires, notamment avec le Parlement ainsi que les acteurs sociaux et économiques dont il attend l’aboutissement.
C’est pour ces raisons que le Conseil des ministres a décidé de différer la signature, par le Bénin, de l’Accord portant création de la Zone de libre échange continentale africaine ainsi que de ses protocoles.
II- Rencontres et manifestations internationales.
Le Conseil a autorisé la participation de notre pays à :
- la 8e réunion du Forum mondial de l’Eau à Brasilia, au Brésil, du 19 au 23 mars 2018 ;
- la 5e édition du Salon international des mines et carrières à Casablanca, au Maroc, du 17 au 19 avril 2018 ;
- la 13e session de la Commission des mesures phytosanitaires à Rome, en Italie, du 16 au 20 avril 2018 ;
- la Coupe d’Afrique des Clubs champions hommes de
volley-Ball Caire 2018, en Egypte, du 25 mars au 06 avril 2018, à travers l’Association sportive de la Police républicaine.
De même, les réunions statutaires, au titre de l’année 2018 des départements ministériels suivants ont été autorisées :
- Energie ;
- Infrastructures et Transports ;
- Economie numérique et Communication ;
- Justice et Législation.
III- Mesures individuelles.
Les nominations suivantes ont été prononcées :
Au ministère de l’Economie et des Finances,
Sur proposition du ministre,
- Directeur général de la Caisse autonome d’Amortissement: monsieur Alban Bienvenu Bessan
- Contrôleur financier : monsieur Eric Georges Yetongnon
- Conseiller technique au Budget : monsieur Latifou Franck Djigla
- Conseiller technique aux Affaires fiscales : monsieur Jean Toboula
Au ministère de l’Eau et des Mines,
Sur proposition du ministre,
- Directeur de cabinet : monsieur Agnidé E. Lawin
- Secrétaire général adjoint : Monsieur Youssouf Abou
- Directeur général de l’Office béninois de recherches géologiques et minières (OBRGM) : monsieur Evariste Agli
- Directeur général de la Société béninoise des hydrocarbures: monsieur Issifou Moussa Yari.
Fait à Cotonou, le 21 mars 2018.
Le secrétaire général du gouvernement
Edouard Ouin-Ouro
Journaux