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Nouvelles

Championnat national de football: La FBF reçoit un appui de 100 millions FCFA

La Fédération béninoise de football (Fbf) a bénéficié, ce vendredi 30 novembre à Cotonou, d’un soutien financier de 100 millions de Fcfa. A travers ce sponsoring, le groupe Ofmas International entend accompagner les clubs engagés dans le championnat national de football.

Les membres du comité exécutif de la Fédération béninoise de football (Fbf) ont reçu, vendredi dernier, un chèque de 100 millions de Fcfa du groupe Ofmas International à Cotonou. Par ce geste le groupe entend sponsoriser le championnat national de football. Son Directeur général adjoint et de l’administration, Edmond Atchessi, affirme que l’objectif de ce sponsoring est de soutenir le sport national en boostant le championnat national de football. Selon lui, pour doter le Bénin d’une équipe nationale de qualité, il faut soutenir le championnat national de football. « C’est au travers de cet exercice que sortiront les jeunes footballeurs capables de révéler le Bénin dans le monde entier », a-t-il déclaré. Heureux de ce sponsoring, Francis Koto Gbian, premier vice-président de la Fédération béninoise de football a remercié le donateur et le rassure de la meilleure utilisation des fonds. Selon lui, ce geste important vient à un moment où la Fédération béninoise de football a besoin de moyens pour une bonne organisation du championnat national de football, compétition phare de la Fbf. Il a invité les émissaires du groupe Ofmas à transmettre les remerciements de la Fbf au président directeur général, Mathurin de Chacus. Toutes choses qui permettront d’octroyer des subventions consistantes aux clubs. Il invite d’autres bonnes volontés à lui emboîter les pas pour le bon déroulement du championnat national en général et de la ligue1 en particulier.

Société 03 déc. 2018


Trentième édition de la Journée mondiale de lutte contre le Sida: Les Nations Unies et le Bénin s’engagent à en finir avec la maladie d’ici 2030

La commune de Comè a abrité ce samedi 1er décembre, la 30ème édition de la Journée mondiale de lutte contre le Sida. Placée sous le thème « connais ton statut », la campagne de cette année met l’accent sur l’importance du dépistage et appelle à la suppression des obstacles qui y sont liés.

Caravane gigantesque pour sonner la mobilisation et la riposte contre le Vih/Sida. Ambiance des grands jours. Sensibilisation à l’appui. Le décor qui accueille la célébration officielle de la 30è édition de la Journée mondiale de lutte contre le Sida à Comè renseigne sur l’enjeu. Pour cette édition, l’accent est mis sur l’importance de connaître son statut sérologique.
« Le dépistage du Vih est essentiel pour opérer les bons choix en termes de prévention et pour étendre la couverture du traitement antirétroviral ; il est la porte d’entrée pour atteindre les cibles des 90-90-90 », conçoit le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin.
Le coordonnateur résident du Système des Nations Unies, Siaka Coulibaly renchérit : « Si les personnes vivant avec le Vih (Pvvih) ne connaissent pas leur statut, elles ne pourront pas se protéger, ni protéger leurs familles ; si elles ne connaissent pas leur charge virale, elles ne seront pas sûres de l’efficacité du traitement pour protéger leur santé et mettre un terme à la transmission du Vih/Sida ».
Selon lui, le manque d’engagement contre la maladie est une démission. « Le chemin que nous choisirons d’emprunter décidera du combat contre l’épidémie. Soit nous l’éradiquons, soit nous laissons les générations futures continuer de porter le fardeau de cette terrible maladie », dit-il, citant le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres qui invite expressément les Nations à renforcer leur combat.
Cette exhortation revêt tout son sens pour les Pvvih. Car, selon elles, le Sida n’est pas une illusion. « De maladie mortelle voire dégradante, nous sommes passés simplement à une maladie chronique », conçoit le président du Réseau béninois des personnes vivant avec le Vih (Rebap+), Valentin Nassara. Cela ne suffit pas pour baisser la garde. D’où son cri de cœur.
«N’est pas Pvvih, qui veut mais qui peut l’assumer ; nous l’assumons en toute responsabilité. Malheureusement, les médicaments n’existent pas. Certains de mes pairs sont obligés de se rendre à Abidjan pour prendre leurs molécules », se désole-t-il.Sentiment de révolte en leur sein. « Laisser perdurer cette situation, c’est tuer les victimes moralement, psychologiquement et physiquement ; personne n’a voulu être séropositif », lance-t-il.

Assurance et engagements

Le ministre de la Santé est sensible à ces mots. Après avoir expliqué les difficultés des acteurs, il rassure : « Depuis plusieurs jours, les anti rétroviraux de 2ème et de 3ème ligne sont disponibles en quantité et en qualité à la Centrale d’achat des médicaments essentiels. Je vous rassure de mon engagement personnel pour que les problèmes organisationnels que vous avez soulignés soient résolus ».
En Afrique de l’Ouest, 6,5 millions de Pvvih ont été dénombrées en fin 2015 dont 500 mille l’enfants. Au cours de la même année, seulement 36% connaissaient leur statut sérologique, 28% avaient accès au traitement anti rétroviral et 12% recevant un traitement avaient une charge virale indétectable, révèle-t-il. La prévalence du Vih au plan national est de 1,2% soit soixante-neuf mille personnes. Dans le Mono où ce taux est de 2,1%, des milliers de personnes ignorent leur statut sérologique ; ce qui ne leur permet pas d’accéder au traitement, déplore le ministre de la Santé. Le choix de Comè pour abriter les manifestations officielles se justifie.
Le Bilan qu’a présenté la représentante du président de la République au sein du Conseil national de lutte contre le Sida, Valentine Kiki Mèdégan renseigne des efforts que déploie le gouvernement pour arriver à bout de la maladie. Cette dynamique doit être renforcée pour l’atteinte des trois 90 à l’échéance des Odd.

Société 03 déc. 2018


Lutte contre les maladies tropicales négligées: Bilan de 2018 et perspectives à l'ordre du jour de la revue annuelle

La revue annuelle des activités de lutte contre les maladies tropicales négligées au Bénin a lieu depuis mardi dernier à Parakou. Présents à cette rencontre organisée par le ministère de la Santé à travers le Programme national de lutte contre les maladies transmissibles (Pnlmt), les différents acteurs auront, au cours des 72 heures de travaux, à faire le bilan de 2018 et des perspectives.

Depuis mardi 27 novembre à Parakou, se tient le bilan des activités menées en 2018 dans le cadre de la lutte contre les maladies tropicales négligées au Bénin. C’est également l’occasion pour faire des perspectives, en vue de leur éradication. Au cours des 72 heures que dure cette 6e revue annuelle des activités de lutte contre les maladies tropicales négligées, les différents acteurs réunis, auront de façon spécifique à discuter des progrès, des difficultés de la bataille engagée. Ils auront aussi à définir des approches de solutions pour l'amélioration de la couverture contre ses maladies, dans les différentes communes. Leurs échanges contribueront au maintien des bonnes pratiques ou stratégies qui ont permis d'avoir de bonnes couvertures épidémiologiques dans le traitement de masse. 

Procédant à l'ouverture des travaux de la revue, le directeur départemental de la santé, Karimou ImorouYacoubou, a indiqué qu’il est du devoir des acteurs concernés de travailler à assurer la santé des populations. La présente revue annuelle, a-t-il expliqué, est une activité capitale qui permet de faire le point, la critique et l'autocritique des actions pour une meilleure planification des activités futures.
En 2018, les traitements de masse en milieu communautaire contre les pathologies comme les Géo helminthiases ou parasitoses intestinales, les bilharzioses ont été poursuivis dans 10 communes. D’autres activités ont également été menées avec des résultats encourageants enregistrés.
En effet, le Programme national de lutte contre les maladies transmissibles (Pnlmt) vise l'élimination des maladies telles que la filariose lymphatique ou l’éléphantiasis, les géo-helminthiases ou parasitoses intestinales, les schistosomiases ou bilharzioses et le Trachome. Le représentant du coordonnateur du Pnlmt, Nékoua M'po, a loué les mérites des acteurs de la lutte pour leur engagement. Quant au représentant résident de Rti Bénin, structure partenaire du Pnlmt, Aboudou Daré, il a fait observer que le nouveau format de la revue permet de traiter les problèmes spécifiques des départements. Il a ensuite reconnu les efforts fournis dans la lutte, lesquels ont commencé par porter des fruits. Tout en souhaitant le maintien des bonnes pratiques, il a émis le vœu de voir le Bénin ne pas manquer le rendez-vous bilan pour l'élimination de certaines endémies et le contrôle des autres.

Société 30 nov. 2018


Projet « Assurance pour le renforcement du capital humain »: La phase pilote du volet Assurance maladie bientôt mise en œuvre

Le gouvernement fait du volet social l’une des préoccupations majeures de ses actions. Il vient de le démontrer, une fois encore, à travers le projet « Assurance pour le renforcement du capital humain » (Arch) dont il vient de décider au cours du conseil hebdomadaire de ce mercredi, d’un plan d’action pour la mise en œuvre de la phase pilote du volet Assurance maladie. Dans les tout prochains jours, les sceptiques seront donc convaincus de la réalisation de ce projet.

Le projet « Assurance pour le renforcement du capital humain » est le volet phare de la politique sociale du gouvernement inscrit en bonne place dans son programme d’actions quinquennal. Un projet dont la réalisation fait l’objet de plusieurs actions méthodiquement menées par le gouvernement, notamment sa vulgarisation et la sensibilisation des acteurs. 

Réunis en conseil hebdomadaire hier mercredi, les membres du gouvernement ont décidé d’un plan d’action pour la mise en œuvre de la phase pilote du volet Assurance maladie de ce projet. Elle prend en compte trois zones sanitaires géographiquement réparties. Il s’agit des zones Abomey-calavi, Sô-Ava ; Dassa-zoumè, Glazoué et Djougou, Ouaké, Copargo.
Le volet Assurance maladie du projet Arch consiste en un paquet de prestations que sont : la mise aux normes des équipements des formations sanitaires, le remboursement des prestations et l’extension du système d’information.
Dans ledit volet, il est intégré le développement de solutions complémentaires, l’acquisition et le déploiement de matériels ainsi que l’accompagnement de sa mise en œuvre.
Cette décision vient rassurer les Béninois que la prise en charge sanitaire des citoyens se trouvant dans une situation d’extrême pauvreté et ceux non extrême est pour les tout prochains jours.
Une preuve du respect des engagements et de la persévérance du chef de l’Etat, le président Patrice Talon, à faire du social durable et structuré au profit de ces couches de la population. Ces informations donnent l’assurance que la réalisation et la généralisation du projet Arch ne fait plus l’objet d’aucun doute.
Les éclairages apportés par le gouvernement sur le volet Assurance maladie de ce projet, rassurent du mode d’emploi du déploiement du volet santé du projet Arch. Les sceptiques se rendront alors à l’évidence que cet instrument social prend corps avec l’approbation de ce plan d’action pour la mise en œuvre de la phase pilote du volet assurance maladie par le gouvernement, le Bénin franchit un cap important pour la santé des populations des zones sanitaires concernées.

Actualités 29 nov. 2018


Audience du président de l’Assemblée nationale: Houngbédji reçoit le maire de Les Anses d’Arlet en Martinique

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji a reçu en audience ce mercredi 28 novembre, plusieurs délégations dont le maire de Les Anses d’Arlet en Martinique, Eugène Larcher, porteur d’un projet de jumelage de sa ville avec la commune de Ouidah au Bénin.

La cité historique de Ouidah et la ville de Les Anses d’Arlet en Martinique pourraient signer très bientôt un accord de jumelage pour une coopération décentralisée. C’est du moins ce qui ressort de l’entretien que le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji a eu ce mercredi 28 novembre, avec le maire de la ville martiniquaise Les Anses d’Arlet, Eugène Larcher qu’il a reçu en audience à son cabinet au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.

Ce dernier est allé présenter au président Adrien Houngbédji le projet de jumelage de sa ville avec Ouidah au Bénin. Un projet initié par l’Association Diaspora Sans Frontière et qui vise à faire revenir les Martiniquais sur la terre de leurs aïeuls. Eugène Larcher a été d’ailleurs introduit au cabinet de la deuxième personnalité de l’Etat par le président de l’association Diaspora sans Frontière, Saturnin Dokouin. « Nous sommes venus pour une visite de courtoisie, parce que nous sommes des Martiniquais, nous sommes tous originaires d’Afrique, nous voulons revenir sur les lieux de nos ancêtres », a confié à sa sortir d’audience Eugène Larcher, maire de Les Anses d’Arlet en Martinique et président de la Communauté d’agglomération de l’espace sud Martinique.

Selon lui, la ville de Ouidah avec le marché des esclaves et avec la Porte de non-retour constitue un symbole historique pour les Martiniquais. Ce projet de jumelage favorisera, estime-t-il, le retour des Martiniquais sur la terre de leurs aïeuls. « Notre projet à nous, c’est de mettre en place ce jumelage, créé par exemple en Martinique une porte de non retour. Nous sommes tous originaires du Bénin ou de la frontière du Bénin et du Togo, d’après les recherches qui ont été faites », insiste Eugène Larcher qui se dit satisfait de l’accueil que lui a réservé le président de l’Assemblée nationale et surtout de la qualité des échanges par rapport au projet. Ce projet ambitionne surtout de remobiliser toute la diaspora autour des projets qui peuvent contribuer à rehausser l’image de l’Afrique et des Africains un peu partout dans le monde, appuie le président de l’association Diaspora Sans Frontières, Saturnin Dokouin.

Actualités 29 nov. 2018


Pour une véritable Eglise famille de Dieu : Le diocèse de Porto-Novo lance son Plan stratégique d’action pastorale

L’évêque du diocèse de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo a officiellement lancé, samedi 24 novembre dernier, le Plan stratégique d’action pastorale 2018-2023. Baptisé Horizon 23, ce plan ambitionne de bousculer certaines habitudes et de faire du diocèse de Porto-Novo, d’ici cinq ans, une véritable Famille de Dieu.

« A l’horizon 2023, le diocèse de Porto-Novo est une véritable Famille de Dieu qui témoigne réellement du Christ et se met résolument au service de l’homme ». Telle est la vision des différents acteurs du diocèse de Porto-Novo pour les cinq prochaines années. Cette vision est déclinée en objectifs stratégiques, en actions et en résultats clés dans le Plan stratégique d’action pastorale 2018-2023 officiellement lancé, samedi 24 novembre dernier, à la Cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Porto-Novo. Selon l’évêque du diocèse de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo, l’urgence de ce plan témoigne de son intention de partir du passé et du présent pour mieux préparer l’avenir. Il s’insère dans la droite ligne de la mission du diocèse de Porto-Novo à savoir: évangéliser et œuvrer pour le développement intégré de tout homme et de tout l’homme. De cette mission, le Plan dégage trois objectifs stratégiques. Le premier objectif stratégique, selon Mgr Aristide Gonsallo, est de bâtir une église famille de Dieu fondée sur la communion fraternelle et la dynamique de l’auto-prise en charge. Ce qui implique une meilleure administration diocésaine et une bonne gestion économique et financière à tous les niveaux du diocèse.

Le second objectif stratégique consiste, à en croire le prélat, à témoigner du Christ. Il s’agit ici d’aller dans les coins et recoins du diocèse pour partager la bonne nouvelle du Christ avec les fidèles catholiques qui, pour une raison ou une autre, ne vivent plus leur foi. Ce chantier de témoignage du Christ sera également mis en œuvre à travers une bonne catéchèse et une communication adaptée aux réalités de l’heure de l’Eglise famille de Dieu au Bénin. Le troisième et dernier objectif stratégique du Plan quinquennal consiste à servir l’homme d’aujourd’hui. Selon Mgr Aristide Gonsallo, le diocèse de Porto-Novo veut se donner les moyens, à l’image du Christ, de se mettre au service des frères et sœurs de l’Eglise famille grâce à ses structures de l’enseignement catholique et de l’enseignement social.

L’atteinte de ces trois objectifs stratégiques fera réaliser la vision du diocèse pour la gloire de Dieu, espère le prélat. C’est pourquoi, Mgr Aristide Gonsallo souhaite l’engagement de tous depuis le clergé jusqu’au dernier fidèle en passant par les autorités politico-administratives à divers niveaux pour la réalisation des différents chantiers et actions prévus dans le plan. L’évêque de Porto-Novo promet de jouer sa partition et d'assurer la veille pour le succès de ce plan stratégique d’action pastorale. Lequel n’est pas une première dans l’Eglise universelle au Bénin, fait savoir le père Eric Oloudé Okpèitcha qui a présenté la trame du document, fruit de plusieurs travaux dont le séminaire de réflexion sur la vie du diocèse organisé en avril dernier après le synode diocésain tenu de 1997 à 1999, le colloque scientifique des 150 ans d’évangélisation de la Cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Porto-Novo et les diverses exhortations pastorales diocésaines. Avant Porto-Novo, l’archidiocèse de Cotonou et le diocèse de N’Dali disposent déjà d’un plan stratégique, informe le père Eric Oloudé Okpèitcha, par ailleurs directeur de la communication de la Conférence épiscopale du Bénin (Ceb). Au regard de l’importance de l’initiative, le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou et les autres autorités politico-administratives présents à la cérémonie de lancement du document accueillent aussi avec grand cœur ce projet et s’engagent à le viabiliser.
La cérémonie de lancement du plan stratégique quinquennal a été suivie d’une messe présidée par l’évêque Aristide Gonsallo, au cours de laquelle le document a été officiellement remis au peuple de Dieu du diocèse de Porto-Novo.

Société 27 nov. 2018


Dépistage gratuit du diabète dans les marchés: Pour une prise en charge adéquate de la maladie
[caption id="attachment_31518" align="alignnone" width="1024"]Vue d’une équipe d’agents de santé en peine opération[/caption]

À la faveur de la quinzaine de lutte contre le diabète, décrétée par le Système des Nations Unies, les Lions clubs Acacia et Diamant ont offert à la population un dépistage gratuit, samedi 17 novembre dernier au marché d’Abomey-Calavi.

« Ensemble nous pouvons arrêter le diabète ». C’est le thème autour duquel les Lions Club Abomey-Calavi Diamant et Acacia ont organisé la campagne de dépistage. La veille de l’opération, les Lions sont allés sur une station radio locale pour informer et sensibiliser la population et renseigner sur la maladie. 

Au rendez-vous samedi dernier, la présence remarquable des usagers du marché d’Abomey-Calavi et de la population en général a témoigné de l’adhésion à l’initiative. Cette mobilisation pour le dépistage est saluée par Yves Agondanou, président du Lions club Abomey-Calavi Diamant. Il n’a pas manqué de saluer l’implication des autorités locales pour la réussite de l’opération.
Trois équipes d’agents de santé sont mobilisées pour dépister quelque 500 personnes. Une goutte de sang prélevée sur chaque personne est analysée. Le taux de glycémie déterminé et le résultat est communiqué à l’intéressé. Les cas suspects sont référés vers les centres de santé adéquats.
« Tout cas suspect ou tout cas de taux de glycémie anormale est orienté vers les centres de référence pour une prise en charge. Dans ces centres, des conseils appropriés seront donnés à ces personnes dépistées», renseigne un des responsables de l’équipe.
Selon les dirigeants des Lions Clubs Abomey-Calavi Diamant et Acacia, le choix du lieu se justifie. « Nous avons fait l’option de nous rapprocher de la communauté parce que les gens viennent faire le marché », explique Alexis Bokossa, président du Lions club Abomey-Calavi Acacia. Et d’ajouter : « en même temps que nous servons les femmes qui vendent au marché, nous servons également les clients qui viennent dans le marché massivement ce jour ».
Le diabète est une maladie chronique qui ne se guérit pas, mais qui peut être traitée et contrôlée. Il est causé par un manque ou un défaut d’utilisation de l’insuline, une hormone impliquée dans la régulation du taux de sucre dans le sang. Le diabète doit être pris en charge et traité. D’où la nécessité de se faire dépister.

Société 23 nov. 2018


Audience des pollueurs au Tpi de Cotonou: Les prévenus condamnés à des peines correctionnelles

Interpellés et mis aux arrêts pour avoir déversé des ordures ou eaux souillées sur le domaine public, plus d’une vingtaine de prévenus ont comparu hier mercredi 21 novembre au Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Si quelques-uns ont été relaxés au bénéfice du doute, la plupart ont reconnu leur tort et ont été condamnés à des peines correctionnelles.

Statuant en matière correctionnelle et en premier ressort, le tribunal de première instance de Cotonou a prononcé des condamnations à l’encontre des citoyens pris en flagrant de délit de pollution. Retenus dans les liens de la prévention pour déversement des eaux usées et pollution atmosphérique, deux prévenus ont été condamnés à 15 jours d’emprisonnement ferme et à 80 mille francs Cfa d’amende. Quatre autres ont été condamnés à 15 jours d’emprisonnement ferme et à 50 mille francs d’amende. Coupables d’avoir jeté des ordures sur les voies publiques, quatre prévenus ont été condamnés à 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis et à 50 mille francs d’amende et deux autres à 50 mille francs Cfa d’amende uniquement. Deux mis en cause ont écopé de 15 jours d’emprisonnement ferme et de 20 mille francs d’amende et un autre prévenu condamné à 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis et à 20 mille francs d’amende. Par ailleurs, neuf personnes ont été relaxées au bénéfice du doute et un prévenu purement et simplement relaxé parce qu’inacessible à la sanction au regard de son état de démence.
Les mis en cause ont plaidé coupables. Ils ont reconnu avoir déversé de l’eau souillée dans les caniveaux pour certains et pour d’autres avoir jeté des ordures sur les voies publiques. Mais ils ont tous imploré la clémence du président de céans au motif qu’ils n’avaient pas conscience de commettre un délit. Or, il est de principe en droit que nul n’est censé ignorer la loi et nul ne peut se prévaloir de sa turpitude. Le ministère public a d’ailleurs requis une sanction exemplaire à leur encontre notamment une amende de deux cent mille francs Cfa pour la plupart. La variation des peines prononcées par le juge tient des circonstances atténuantes pour quelques prévenus et du doute sur la responsabilité délictuelle de certains mis en cause.

Corriger et décourager

Punir sans état d’âme et punir sans relâche jusqu’à ôter cette mauvaise pratique des habitudes de la population. C’est l’option faite par le parquet de la République qui n’entend pas ménager les citoyens interpellés. Déjà la peur de se faire prendre retient bien de personnes. «La peur du gendarme est souvent le début de la sagesse», dit-on. Il faut ajouter qu’une expérience vécue est toujours plus évocatrice. Les personnes arrêtées pour avoir pollué le domaine public ne sont plus prêtes à récidiver. Face à la sanction, tous ont imploré la clémence du juge et promis ne pas récidiver. Mais puisqu’il s’en trouve toujours au sein de la société, des personnes qui s’amusent à tout faire en opposition à la loi ou à jouer aux plus malins, des alerteurs ont été mis à contribution dans chaque quartier pour dénoncer les citoyens qui s’entêteraient à polluer l’environnement. Les personnes scolarisées feront mieux de prévenir leurs proches analphabètes qui en ont l’habitude, car la sanction tombe sur tous sans discrimination. Parmi les mis en cause condamnés hier, il y avait des élèves, des jeunes artisans, des mères de famille, des hommes..., et même un malade mental. C’est dire que le filet des agents de sécurité rafle sur son passage tous les indélicats.

A.P.A.

Société 22 nov. 2018


Championnat de football-Ligue2: Belle entame pour Hodio Fc de Comé
[caption id="attachment_31401" align="alignnone" width="1024"]Hodio Football club[/caption]

Les matchs du championnat national de football de ligue 2 se sont déroulés ce week-end. A Comé, Hodio Football club s’est débarrassé (2-0) de la Jeunesse Sportive d'Agonlin (Jsa) tandis que l’Association sportive Tado a été surprise (2-0) à domicile par les Cavaliers de Nikki.

Hodio Football club de Comè a réussi son entrée en compétition en se débarrassant (2-0), samedi 10 novembre dernier, de la Jeunesse Sportive d'Agonlin (Jsa). Ce match sans grandes actions d'éclat ni gestes techniques a fini par tourner à l’avantage du club de Comè grâce à ses individualités. Il a fallu attendre la 35e minute de jeu pour voir Arsène Ezin expédier une balle sur le gardien d’Agonlin et ouvrir le score. À 1-0, les joueurs de Comè vont multiplier les assauts sans corser la note. En témoigne la frappe de Johnson Ampah vers la fin de la première partie. C’est sur ce score que les deux équipes vont rejoindre les vestiaires.
A la reprise, la Jsa tente de revenir dans la partie en s’offrant quelques occasions de but sans succès. Le coach de Hodio Fc va procéder à deux remplacements pour renforcer son équipe en difficulté en milieu de terrain. Ce qui va permettre aux locaux de revenir dans le match avec le soutien inconditionnel du public. A la 75e minute, Johnson Ampah profite d'un centre en retrait de Justin Tipo, passe toute la défense de la Jsa, lobe le gardien et marque le second but de la partie. A 2-0 le club de Comé va gérer son l'avance jusqu'à la fin du match. Cette victoire permet à Hodio Fc de se mettre en confiance avant son déplacement dimanche prochain à Ouidah pour rencontrer la Jeunesse sportive de Ouidah.
A Dogbo, l’Association sportive Tado a été battue sur ses installations par les Cavaliers de Nikki tandis que Dadjè Football club a été contraint au nul (0-0) par Delta Fc.

Sports 13 nov. 2018


Maladie de la dépression au Bénin: Un mal incompris

Dans l’imaginaire collectif béninois, elle ne saurait être répertoriée comme maladie. La dépression, ceux qui prennent soin d’en parler sont simplement persiflés. Pourtant, la dépression, sous ses airs de maladie inoffensive, est dangereuse.

« Tu as juste besoin de prendre un peu d’air », « Ça te passera », « Tu es rassasié ! », « C’est une maladie de blancs »…Autant de refrains désobligeants que la société africaine et plus particulièrement béninoise chante et rechante aux oreilles des personnes atteintes de maladies mentales. La dépression, une parmi les nombreuses qui existent, souffre réellement de son incompréhension. La perception de la société sur la dépression contribue plus à isoler les personnes atteintes qu’autre chose. Levis, étudiant à l’Enam témoigne d’un cas dont il a eu connaissance. 

« En classe de Terminale, j’avais un ami chez qui j’ai observé, à une certaine période, une totale perte d’intérêt pour les choses sociales usuelles. Plutôt sociable d’habitude, durant des semaines, il a commencé à être très réservé et solitaire. Ses notes ont totalement dégringolé au fil du temps et il a perdu du poids, car il ne mangeait presque plus. Plus tard, nous avons appris, de sources proches de sa famille, qu’il était en début de dépression. C’était lié principalement au fort stress de la Terminale ».
La dépression, selon le psychologue Donald Togbé, de façon souple, est un trouble d’humeur ou de comportement. Elle se caractérise par un certain nombre de symptômes. Ces derniers sont non influencés par les circonstances, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas déclenchés par un évènement extérieur. Perte d’humeur, tristesse, perte d’intérêt, pensées suicidaires, troubles de sommeil, et ralentissement ou agitation psychomotrice (la psychomotricité regroupe les fonctions motrices qui sont en lien direct ou indirect avec la pensée, la psychologie et les fonctions cérébrales), en sont les manifestations principales. Notre société n’arrive toujours pas à considérer la dépression comme une maladie. « Nous sommes une société qui n’accepte pas trop la faiblesse, encore moins lorsque cette faiblesse vient d’une source comme le psychologique ou les émotions. Les gens ont souvent l’impression que les personnes dépressives exagèrent ou que le problème qu’ils appellent dépression n’existe pas vraiment », explique Caren Ganyé, docteur en sociologie. La dépression n’est pas une maladie classique avec des manifestations physiques. Une personne dépressive peut paraître bien portante. Cet aspect de la maladie n’aide pas du tout les personnes atteintes. «Un individu dira qu’il se sent dépressif, et l’on pensera qu’il n’a pas assez de soucis, c’est parce qu’il a déjà trop mangé et est rassasié qu’il a le temps de dire qu’il est dépressif », développe le docteur en sociologie. Cette maladie ne présente pas de « plaies, blessures ou encore des organes qui seraient directement touchés comme dans le cas du cancer ou d’autres maladies». Eu égard à toutes ces considérations, cette maladie peut paraître moins importante que d’autres.

Une approche préjudiciable

Des éléments sociologiques peuvent expliquer cette tendance. En effet, l’histoire de nos sociétés est celle de sociétés ancrées dans l’imaginaire du « dur labeur et la force champêtre.» Il est donc difficile de concevoir que ces mêmes personnes, supposées être fortes, puissent se laisser guider par leurs problèmes psychologiques. Encore, la société béninoise est fondamentalement théiste et croient fortement aux mythes et totems.  La dépression peut être vue comme un envoûtement des suites de transgression d’un interdit ou encore d’un mauvais sort, à en croire la sociologue. On peut aussi voir cela comme un manque de rites initiatiques nécessaires au cours de la vie de ceux qui sont atteints de la maladie, ajoute-t-elle. Une dernière réflexion, cette fois vraiment poussée, voit « la dépression comme une théâtralisation, le tissu social ici ne se reconnaît pas coupable d’avoir créé de la dépression chez ses acteurs ». Ainsi, une personne se dira dépressive et l’on pensera à une mise en scène capricieuse de celle-ci.
Cette perception des choses dénie à la dépression le statut de maladie au même titre que les autres maladies. « Abordée dans une approche biomédicale, elle peut amener le malade à penser qu’il ne souffre pas d’une maladie réelle, celle-ci n’étant pas comprise par les autres », analyse Dr Caren Ganyé. La personne dépressive peut en arriver à voir son intégrité mentale détériorée également du fait qu’il ne se voit pas reconnaître un statut de malade par la société. Autre aspect dangereux, le fait que la société banalise la maladie et ne prend pas au sérieux des symptômes graves, comme ceux suicidaires, par exemple.

Un problème de mentalités

Il faudrait déjà que notre société puisse accepter la maladie comme toute aussi dangereuse que les autres maladies, du fait des comportements fâcheux qu’elle peut entraîner. Caren Ganyé préconise de sensibiliser les différentes sensibités en montrant des cas d’études et des témoignages de malades qui ont, non seulement souffert de cela, mais aussi fait souffrir le tissu social environnant. Pour ce faire, il convient d’accentuer la recherche sur les déterminants sociaux ou les vécus de la dépression. Cela pourrait « aider à légitimer un discours sur la place grandissante que cette maladie prend dans la société », et c’est la raison pour laquelle, il faut déconstruire les a priori de la société. L’expérience a montré que la perception d’une maladie dans les esprits pouvait changer ou évoluer au fil du temps. Le docteur en sociologie fait le rapprochement avec le cas de la poliomyélite. « Cette maladie était autrefois crainte de tous. Aujourd’hui, avec le vaccin, les perceptions sur la maladie ont changé », souligne-t-il. Les perceptions de la maladie pourraient donc changer au fil du temps, en fonction du travail de recherche, de sensibilisation et d’information qui sera fait auprès des populations, étaye-t-elle. Mais, il ne s’agit pas non plus d’une épreuve à sens unique. « On ne peut traiter ou accompagner que celui qui se reconnaît malade », affirme le psychologue Donald Togbé. Il faudra donc autour du sujet,« une vulgarisation continue de l’information par le biais des médias », poursuit-il. Il y a plus de personnes psychologiquement instables dans notre société qu’il peut en avoir dans les centres psychiatriques. Il s’agit là de malades qui s’ignorent.

Santé 24 oct. 2018


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Quotidien ''La Nation'' du 23 Octobre 2023 Journaux Publié le 23 oct. 2023

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