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Nouvelles

Audiences à l’Assemblée nationale: Louis Vlavonou reçoit un député ivoirien et les sages de Porto-Novo

Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou a reçu en audience, mercredi 29 mai dernier à son cabinet, deux délégations dont celle du député ivoirien Yéo Fozié, porteur d’une information relative à l’organisation prochaine en Côte d’Ivoire, de la conférence régionale des Commissions parlementaires de défense et sécurité de l’Afrique de l’Ouest, du Sahel et de l’Afrique centrale.

« Je suis venu rencontrer le président de l’Assemblée nationale du Bénin, accompagné d’un représentant de la Fondation Konrad Adenauer parce que nous ambitionnons d’organiser la conférence régionale des Commissions parlementaires de défense et sécurité de l’Afrique de l’Ouest, du Sahel, de l’Afrique centrale à Abidjan en juin prochain », a laissé entendre le député ivoirien Yéo Fozié. Celui-ci dit avoir entrepris, en sa qualité de président de la commission défense et sécurité, une tournée dans la sous-région pour s’entretenir avec les présidents des Assemblées et certains de ses collègues députés sur les tenants et les aboutissants de ce grand rendez-vous. Cette conférence régionale, selon Yéo Fozié, vise à mutualiser les compétences et les expériences dans le domaine de la sécurité qui est devenue collégiale avec le développement de nouveaux défis sécuritaires tels que le terrorisme, les trafics de tout genre. Un tel combat ne peut se mener individuellement par les nations pour circonscrire tous ces dangers. « Nous avons pensé que dans le domaine de la politique, nous allons mutualiser nos forces à travers un réseau de toutes les commissions de défense et sécurité dans nos assemblées respectives ; on pourrait faire des propositions correctes et efficaces à nos gouvernements », explique Yéo Fozié. Il n’oublie pas le contrôle de l’action gouvernementale qui pourrait aussi être amélioré grâce au partage d’expériences à l’intérieur de ces commissions parlementaires de défense et de sécurité. Il salue, à l’occasion, le président de l’Assemblée nationale qui a prêté une oreille attentive à sa préoccupation et l’a rassuré de ce que le Bénin jouera pleinement sa partition, surtout que ce réseau est né à Cotonou en 2018. « C’est un bébé béninois, on doit pouvoir compter sur le Bénin pour l’aider à avancer et à grandir correctement, de façon harmonieuse », poursuit le député ivoirien qui dit partir totalement satisfait des échanges qu’il a eus avec le président du parlement béninois.
Le président Louis Vlavonou a reçu ensuite le bureau du Conseil des sages et notables de Porto-Novo venu le féliciter pour sa brillante élection à la tête de l’Assemblée nationale. « Nous aurions pu attendre comme il en fut le cas, pour vos prédécesseurs, Bruno Amoussou, Antoine Kolawolé Idji, Mathurin Coffi Nago, qui nous avaient honorés de leur visite, à notre siège. Mais, nous avons voulu aller vers vous, bousculant votre calendrier, pour vous rencontrer », précise le président du Conseil des sages de Porto-Novo, Urbain Karim da Silva avant de revenir sur les objectifs de l’association créée il y a plus de trente ans et régie par la loi 1901.

Actualités 31 mai 2019


Appels à l’ingérence étrangère par des forces politiques béninoises: « Indigne de responsables politiques », selon le Pcb

Depuis le début du processus des dernières élections législatives, le débat politique a pris toute une autre tournure au Bénin. Il est fait de plus en plus de fiel et a tout autant un relent anxiogène voire violent dans les propos, dont au gré de l’évolution des faits, on se rend compte qu’il est voulu ainsi, à dessein, par les ayants cause qui ont sans doute tourné la page de l’esprit de conciliabule qui a caractérisé jusque-là le pays, et se montrent prêts à franchir la ligne rouge, le Rubicon. A l’instar de nombreuses forces politiques qui rejettent un tel postulat, le Parti communiste du Bénin n’entend pas jeter la patrie par terre, comme on le dit au Bénin.

Le fiel a pris le pas dans le débat politique au Bénin actuellement, qui prend une tournure dangereuse, disons-le tout de go, pour ne pas avoir à faire la politique de l’autruche ou des trois singes qui ne veulent rien voir, rien entendre ni rien dire. Loin de cela, on est en droit de se demander si c’est dans le Bénin de l’arbre à palabre que d’aucuns prennent ainsi des positions aussi extrêmes, au nom d’une bisbille politique comme on en a déjà vu, de l’élection présidentielle de 1996 contestée par Nicéphore Soglo au K.O qui a sanctionné la présidentielle de 2011 dans la foulée de la Liste électorale permanente informatisée alors qualifiée de « bafouée » et ayant par conséquent généré une victoire au premier tour contestée, du jamais vu dans l’histoire de la présidentielle sous le renouveau démocratique, et chose encore plus inconcevable, vu les forces politiques fédérées à l’époque contre le candidat Boni Yayi!
Comme on peut le noter, les querelles politiques n’ont jamais, aucunement, cédé place aux postures observées actuellement, aux positions et discours tenus par certains acteurs politiques qui, au nom d’une élection à laquelle ils n’ont pu prendre part du fait des lois de la République qui n’ont pu permettre leur participation, choisissent de tirer sur le fil au risque de le rompre, de vilipender les institutions de la République dont les prérogatives sont remises en cause, de jeter de l’opprobre sur le chef de l’Etat et de peindre le pays en noir, de le trainer carrément dans la fange afin de régler, selon toute évidence, des comptes politiques. Et, pense-t-on, en vue d’affecter les dirigeants actuels. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Est-il raisonnable, suite aux évènements des 1er 2 mai derniers, de dire sur des chaines internationales de télévision qu’il y a eu « beaucoup de morts » quand soi-même, on avoue ne pas en connaitre les chiffres exacts ? Est-ce digne d’un responsable politique qui, prétextant de querelles politiciennes, projette une telle image (négative) de sa patrie, se fondant sur des données erronées ?

Pcb et patriotisme

Il faut s’en inquiéter, s’interroger sur le sens de l’attitude par exemple d’un ancien chef d’Etat, Nicéphore Soglo, qui se vante d’avoir fait des démarches à l’extérieur afin que les partenaires techniques et financiers privent le Bénin de ressources via les accords de prêts…Au motif que le Parlement issu des dernières législatives serait illégitime ! Selon des allégations qui lui sont attribuées, il aurait convaincu, sans doute, fort de son aura irradiant d’ancien administrateur de la Banque mondiale, des partenaires techniques et financiers qu’un tel Parlement n’est pas représentatif du peuple béninois, et que ce serait à leurs risques et périls s’ils prennent en compte des lois sur des accords de prêts venant de cette législature…Et ce n’est pas tout, pour ceux qui s’excuseraient du peu, selon le patriarche qui clame pourtant ses amours pour le patriotisme et le panafricanisme, les autres chefs d’Etat n’attendraient que la décision du président
Muhammadu Buhari du Nigeria pour sceller le sort de Patrice Talon et du Parlement. Belles recette et moisson que voilà !
Dans cette démarche, il est précédé par les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) dont le Bureau politique appelle la Communauté internationale, à savoir l’Union européenne, la Cédeao et l’Ua, les Etats-Unis, l’Organisation de la Francophonie, à faire du Bénin «un pays de concentration de ses efforts, une priorité… ».
Un appel que le Bureau politique du Parti communiste du Bénin, quant à lui, réuni le 23 mai 2019, juge « grave et surprenant et auquel une réponse positive aura un impact profond et durable sur le sort du peuple et du pays de Béhanzin, de Bio Guerra et de Kaba… ». Et d’ajouter que « Sur la base des principes universels de souveraineté, le Parti communiste du Bénin (Pcb) a toujours défendu que tout problème interne au Bénin, qu’il soit d’ordre politique, sécuritaire ou autre, ne peut être résolu que par le peuple béninois lui-même, certes avec le soutien des peuples du monde, mais sans intervention militaire étrangère… ». Selon le Pcb, « Appeler à l’ingérence humanitaire (Ndlr : étrangère) dans son pays, revient donc, au vu de l’expérience concrète, à un appel à l’agression de son pays par les puissances étrangères, et cela n’est pas digne de responsables politiques qui tiennent à la souveraineté de leur peuple et à l’indépendance de leur pays », argumente ce parti, selon qui, « Cela s’apparente tout simplement à une trahison des héros de l’histoire de notre pays et à la mise en avant d’intérêts particuliers, à l’exclusion des intérêts supérieurs de la patrie ».
Non sans avoir qualifié le régime de Talon « d’autocratique », selon son antienne séculaire, le Pcb considère les dernières législatives jugées du reste non inclusives par lui, comme une bataille de perdu, mais certes précisent les ‘’rouges’’, « La perte d’une bataille n’a jamais signifié la perte de la guerre et ne peut autoriser l’appel à l’agression de son pays par des puissances étrangères. Tout acte de désespoir doit être condamné… ». Cela étant,
« C’est pourquoi le Pcb déplore et désapprouve fermement l’appel du Bureau politique des Fcbe à une ingérence humanitaire (Ndlr : étrangère) dans notre pays »...Et « réaffirme que si des puissances s’avisaient, sur la base de ces appels, à organiser l’agression de notre pays, le peuple ne manquera pas de trouver les voies et moyens d’y répondre pour recouvrer en même temps que sa démocratie, sa dignité et son indépendance, en traitant de la même manière les agresseurs et leurs complices nationaux ».
Au gré des évènements, et des postures observées chez certains politiciens actuellement, on est bien tenté de crédibiliser la thèse défendue par Bruno Amoussou récemment au cours d’une conférence de presse. Selon cette thèse, en effet, la crispation notée sur la scène politique actuellement ne relève pas de choses politiques, mais de rancunes et de comptes personnels, qui déterminent notamment, dit-il, les anciens chefs d’Etat Nicéphore Soglo et Boni Yayi, décidés, a-t-il ajouté, à « pourrir le mandat de leur successeur, le président Patrice Talon »,
indique l’ancien président de l’Assemblée nationale et ministre d’Etat. Est-ce là des signes du fameux « complot » dont il jure de l’existence ?

Esprit de dialogue ?

Etonnant que certains acteurs politiques aient choisi de s’affranchir de l’esprit de pacifisme qui a prévalu jusqu’à présent depuis « l’historique conférence nationale ». Pourquoi ce revirement aux antipodes du dialogue incarné par ladite conférence, dont on se convainc pourtant de ce qu’elle est le socle de la vie institutionnelle et politique depuis 1990. Le dialogue, l’esprit de conciliation qui l’a caractérisé se serait-il volatilisé?
Est tout aussi bafouée, la Constitution issue de ce socle, à chaque fois que certains acteurs politiques se permettent de tourner en dérision les institutions à la République soi-disant à la ‘’solde du pouvoir exécutif’’, de remettre en cause l’ordonnancement constitutionnel, de remettre en cause l’ordre législatif à travers des lois votées par l’instance habilitée à le faire, et les institutions de la République, y compris la Cour constitutionnelle censée trancher en fonction de la loi suprême et déterminer le sens et la portée que doivent revêtir les dispositions votées par l’Assemblée nationale, entre autres. Que de quolibets, pourtant, au sujet du ‘’certificat de conformité’’ essuyés par la Cour constitutionnelle ! Que de diatribes essuyées par la Commission électorale nationale autonome (Céna), récemment, qui n’a pourtant fait qu’exercer ses prérogatives, légales. Ce que feignent de retenir ceux qui, opportunément et en fonction de la circonstance, veulent jeter le bébé avec l’eau du bain, au nom de leurs intérêts remis en cause, notamment celui de pouvoir siéger au Parlement, par des dynamiques qui confortent l’intérêt général et le progrès national. Avec en filigrane, la remise en cause du code électoral, de la charte des partis, des lois votées par la majorité des députés, de la mouvance comme de l’opposition. De sorte que l’opinion nationale voire internationale, qui perd son latin face au méli-mélo actuel, ne retient pas une telle réalité de vue, chose que du reste les ayants cause font tout pour occulter, à savoir que ces lois ont fait l’objet de conciliabules à Dassa, à Grand-Popo et à Cotonou (Azalai), avant d’être votées par le Parlement presque à l’unanimité, y compris par certains plaignants aujourd’hui.

Fair-play

Un facteur clé de la démocratie, du jeu politique, est cependant le fair-play, comme a pu en faire montre avec panache Lionel Zinsou dès le lendemain des résultats du deuxième tour de l’élection présidentielle de 2016. Car, au terme de la bataille politique, ainsi le veut la règle du jeu, il faut pouvoir rendre les armes, au premier desquelles le dilatoire, les enchères de mauvaise foi épaisse, etc. Et ne plus laisser prévaloir que la force de la loi, l’ordre légal. En l’occurrence, c’est au nom de la loi que certains partis n’ont pu avoir le certificat de conformité, qui, au-delà de toute polémique, reste une bonne trouvaille de la haute instance qu’est la Cour constitutionnelle pour ne pas laisser libre cours à l’interprétation qu’il faut donner, au terme du processus de mise en conformité par les partis existant antérieurement à la nouvelle loi. C’est au nom de la loi que la Céna a rejeté certains dossiers frappés de manquements, non pas mineurs, mais appelant à l’invalidation des listes en cause. C’est au nom du droit positif béninois que la Cour constitutionnelle a validé les législatives et que la 8e législature a pris fonction…Quel autre déterminant peut justifier les postures et résistances observées, même après le processus électoral ? La défiance à l’ordre légal ?

Actualités 27 mai 2019


Bepc 2019: Le top de l’examen donné ce jour à Aplahoué

C’est la ville d’Aplahoué, dans le Couffo, située à quelque 148 km de la capitale économique du Bénin, qui est retenue pour abriter ce lundi 27 mai le lancement officiel des épreuves du Brevet d’études du premier cycle (Bepc).

Après le Lycée Houffon d’Abomey en 2018, c’est le tour du Collège d’enseignement général 1 d’Aplahoué de servir de cadre au lancement officiel du Bepc, session de mai 2019. Prenant la mesure de cet honneur fait à la ville, voire tout le département du Couffo, les autorités ont mis les soins nécessaires à la préparation de cet évènement. Dans ce centre de composition du Ceg 1 d’Aplahoué, en effet, plusieurs dispositions ont été prises allant de l’affichage des numéros des candidats à la salubrité du centre en passant par des consignes de sécurité. La cérémonie de lancement proprement dite placée sous la houlette du ministre en charge de l’Enseignement secondaire, annoncé pour être effectivement présent par ses collaborateurs de la direction départementale, sera marquée, comme à l’accoutumée, par deux temps forts.
Dans un premier temps, le ministre Mahougnon Kakpo et sa suite vont prodiguer des conseils aux candidats avant de procéder à la distribution des épreuves de communication écrite. La délégation ministérielle ne manquera pas de visiter quelques autres centres de composition, dans un second temps, en vue de s’assurer du bon démarrage de cet examen.
287 centres de composition sont ouverts sur l’ensemble du territoire du Bénin pour 205.733 candidats enregistrés. Avec un taux d’accroissement de 10,40% par rapport à l’effectif de 2018 (186 352 candidats), les statistiques de cette année font état de ce que le département de l’Atlantique présente le plus gros effectif, soit 43 631 candidats contre 5 352 pour la Donga qui ferme la marche. A noter que 9 199 candidats dont 3 734 filles sont attendus pour l’examen dans le département du Couffo.

Actualités 27 mai 2019


Examen du Bepc: 17.500 candidats planchent dans le Zou

Tout est fin prêt dans les départements du Zou et des Collines pour que les candidats au Bepc démarrent les compositions, lundi 27 mai prochain. Sur le terrain, les responsables des centres procèdent aux derniers réglages.

Ils sont 17.500 candidats à composer la semaine prochaine pour l’examen du Brevet d'études du premier cycle dans le département du Zou. En effet, pour cet examen deux cent cinq mille sept cent trente-trois (205.733) candidats vont plancher sur le plan national cette année. Au niveau du département du Zou, les dix-sept mille cinq cents (17.500) candidats composent dans vingt-trois (23) centres retenus contre 22 centres l’année dernière dans les neuf communes du Zou. Cette année 2019, la nouveauté porte sur la création d'un centre à Domè dans Zogbodomey, qui accueillera les candidats de Koussoukpa, Kpokissa et de Domè.
Selon le chef du service des Examens et Concours de la direction départementale des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Fidèle Vahimè, « les années antérieures, ces candidats arrivaient à composer difficilement au Ceg 1 de Cana. Cette année, avec le concours des autorités politico-administratives, on a pu créer ce nouveau centre », a-t-il précisé.
A l'endroit des candidats, Fidèle Vahimè n'a pas manqué d'adresser un message en cette veille du déroulement dudit examen. Il les appelle surtout à éviter les jeux brutaux, et à apprêter à temps les outils nécessaires pour la composition, sans oublier l'imperméable, étant donné que c’est la période des pluies. Les révisions jusqu'à des heures indues ne seraient pas bien pour les candidats. Le responsable départemental des Examens et Concours invite également les parents à veiller sur les candidats et à être attentifs à leurs besoins durant les trois jours de composition.
A la direction départementale de l’Enseignement secondaire située à Abomey, on met les bouchées doubles afin que tout le matériel nécessaire parvienne aux centres d’examen et soit réparti dans les centres de composition. Les numéros de table seront inscrits dans les salles d’examen dès le samedi et les centres ne seront accessibles aux candidats que le lundi matin.
Quant aux enseignants retenus dans le cadre de l’organisation de cet examen, ils pourront consulter, dès ce week-end, leurs noms affichés sur les murs de la direction départementale pour savoir quel rôle leur est attribué et dans quel centre ils sont commis au cours de cet examen.

Société 24 mai 2019


Audience à la Haac: Adam Boni Tessi reçoit ses pairs de l’Uemoa

Des présidents et membres des instances de régulation des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), par ailleurs juristes experts en régulation des médias et technologies de l’information et de la communication (Tic), ont rendu visite au président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), hier.

Ceci, en marge du séminaire de l’Uemoa sur la vulgarisation des directives portant sur le dépôt légal, l’utilisation de l’image et les droits d’auteurs et droits voisins au sein de l’Union. Ledit séminaire se tient à Cotonou et les présidents des instances de régulation du Niger, du Mali, de la Côte d’Ivoire ainsi qu’un membre de l’instance de régulation du Sénégal, ont souhaité présenter leurs civilités à Adam Boni Tessi. Ils voudraient également partager quelques préoccupations avec lui notamment, sur les travaux de ce séminaire qu’abrite le Bénin sur les droits d’auteurs. La délégation était conduite par Kabir Sani, juriste expert en régulation des médias et Tic de l’Uemoa et président du Conseil supérieur de la communication du Niger. Au sujet des assises de Cotonou, il a signifié au président de la Haac que les échanges ont été fructueux entre les régulateurs et les représentants des délégations des huit pays invités. Kabir Sani n’a pas manqué de témoigner la gratitude de sa délégation à l’endroit des autorités béninoises, notamment celles de la Haac pour l’accueil chaleureux qui leur a été réservé à Cotonou.
Ariel GBAGUIDI (Stag.)

Actualités 22 mai 2019


Incendie à la Fdsp de l’Université de Parakou: Les étudiants conviés à une session unique à partir du 10 juin

Le recteur de l’Université de Parakou, Prosper Gandaho et le doyen de la Faculté de droit et de science politique (Fdsp), Mocktar Adamou étaient face aux professionnels des médias, vendredi 17 mai dernier. Ils ont rappelé les circonstances dans lesquelles l’incendie de la faculté est survenu dans la nuit du 11 au 12 mai dernier. L’occasion leur a également permis d’annoncer les décisions qui ont été prises pour sauver l’année académique dans cet établissement universitaire.

Pour sauver l’année académique en cours à la Faculté de droit et de science politique (Fdsp) de l’Université de Parakou, suite à l’incendie survenu dans la nuit du 11 au 12 mai, un certain nombre de décisions ont été prises. En dehors du dépôt d’une plainte contre x devant le tribunal, les examens des mois de mars et de mai derniers ont été invalidés. Les examens du deuxième semestre en cours ont également été annulés. La dernière décision reste l’organisation d’une session unique à partir du 10 juin prochain au niveau de la faculté. Telles sont en substance les grandes lignes du message que le recteur de l’Université de Parakou, Prosper Gandaho et le doyen de la Fdsp, Mocktar Adamou, ont voulu porter à la connaissance de l’opinion publique, à travers leur conférence de presse du vendredi 17 mai dernier. Ils rassurent que l’organisation de cette session unique ne vise pas à pénaliser les étudiants concernés. D’ailleurs, pour les aider à mieux se préparer, les enseignants ont été instruits pour organiser, chacun dans sa matière, des séances de Travaux dirigés à leur intention.
En effet, plus de 60.000 copies des examens anticipés des Licences 1, 2 et 3 de la Fdsp entreposées ont été consumées par le feu. L’organisation matérielle desdits examens, leur surveillance, les travaux de secrétariat, la confection des feuilles, les travaux de correction en pool, qui ont coûté au total 26 039 500 F CFA sont ainsi partis en fumée.
Quant aux copies des examens de la journée du samedi 11 mai dernier, de la Licence 1 comptant pour le deuxième semestre, n’étant pas dans le local particulièrement touché, elles n’ont pas été atteintes. Il en est de même pour celles des auditeurs des Masters.
Aucun court-circuit n’ayant été constaté, la thèse d’un incendie provoqué est de plus en plus plausible. Selon le recteur Prosper Gandaho, il s’agit d’un acte crapuleux. « A qui profite le crime ? Seules les enquêtes en cours permettront d’apporter la réponse à cette préoccupation », a-t-il indiqué. « Dans tous les cas, ces différentes mesures qui ont été prises, traduisent la volonté du gouvernement et celle de notre université à continuer d’assurer une bonne organisation des activités académiques, surtout de garantir la crédibilité des examens au niveau de tous les établissements de formation et de recherche de l’Université de Parakou », a insisté le recteur.

Actualités 20 mai 2019


Révolution technologique : IBM crée le plus petit pc au monde

L’entreprise IBM a annoncé en 2018 le lancement du plus petit pc lors de la conférence IBM Think 2018

Une véritable révolution technologique. L’entreprise IBM a annoncé ce qu’aucune autre entreprise n’a jamais réussi à faire jusqu’ici : créer l’ordinateur le plus petit au monde. La présentation de ce PC qui fait la taille de grain de sel a été faite en marge d’IBM Think 2018, un événement d’une importance capitale organisée par l’entreprise.

La fabrication de l’ordinateur n’a coûté que 10 centimes, aussi l’ordinateur disposera de « plusieurs centaines de millier de transistors », ce qui lui permettra de « superviser, d’analyser, de communiquer et même d’agir sur les données ».

L’ordinateur, d’une taille d’1 mm x 1 mm, est très utile. En effet, le pc d’IBM peut fonctionner comme « un filigrane digital ». Il peut être inséré dans des marchandises afin d’empêcher la contrefaçon. L’ordinateur apportera aussi des solutions à des questions liées à l’alimentation.

« Lutter contre la contrefaçon »

Le petit pc est doté d’une puce x86 datant de 1990. Cette puce est connue pour avoir assuré la première version du jeu Doom. Ce jeu demande au moins 4 GB de RAM pour fonctionner à un rythme assez lent. L’autre point fort de ce mini-pc est le fait qu’il soit adapté aux exigences du Bitcoin.

En effet, le pc d’IBM est bien en mesure de télécharger des applications Bitcoin. Sa petite taille fait qu’elle est considérée comme le meilleur moyen pour combattre la contrefaçon à l’avenir. « Dans les cinq ans à venir, des ancres cryptographiques tels que les petits ordinateurs ayant la taille d’un grain de sel seront insérés dans des objets et des appareils que nous utilisons tous les jours », a expliqué Arvind Krishna, chef de service de recherche d’IBM.

« Les concurrents à l’affût »

Il est important de souligner que depuis l’annonce du lancement de ce petit pc, les concurrences ont accru. En effet, quelques mois plus tard, l’université de Michigan a dévoilé le plus petit pc au monde connu sous l’appellation de « Michigan Micro Mote ». La taille mesure moins de 1 centimètre.

Cet ordinateur a été fabriqué par David Blaauw, Dennis Sylvester, David Wentzloff et Prabal Dutta. Tous sont des enseignants de l’Université qui ont impliqué dans ce projet des étudiants diplômés. L’ordinateur contient des cellules solaires qui alimentent la batterie grâce à une lumière ambiante et ce même lorsque l’ordinateur se trouve dans un endroit sans lumière. Ce qui fait que le pc de l’université de Michigan peut fonctionner sans arrêt.

Société 17 mai 2019


Mabingué Ngom, directeur régional de l’Unfpa pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a/s de la santé reproductive, infantile et néonatale: « Il faut viser l’accélération de la marche vers la transformation »

La rencontre régionale de haut niveau sur la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et des adolescents en Afrique de l’Ouest et du Centre dégage des pistes d’actions probantes pour le futur au profit des pays membres du Fonds français Muskoka. Institution clé de cette initiative, le Fonds des Nations Unies pour la Population (Unfpa) mise sur l’investissement dans les jeunes et les filles pour relever le défi. Son directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Mabingué Ngom évalue les acquis et dévoile les priorités.

La Nation : Quelle est la portée de la rencontre régionale de Cotonou sur la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et des adolescents en Afrique de l’Ouest et du Centre ?

Mabingué Ngom : Nous venons de passer deux jours à Cotonou pour faire la revue des sept premières années du Fonds Muskoka lancé en 2010 par la France pour venir en appui à la lutte contre la mortalité maternelle, infantile, néonatale. Le but de cette rencontre, c’est d’apprécier les progrès qui sont faits, les bonnes pratiques recensées ces six dernières années et les obstacles qui se dressent devant nous. La rencontre nous a également permis de voir comment amplifier les actions et améliorer la coordination au niveau des intervenants et des mécanismes qui contribuent à l'éradication de la mortalité maternelle. Je voudrais insister sur l’implication de la jeunesse. Les leçons issues de nos conversations avec les jeunes venus des huit pays du Fonds Muskoka permettront d’approfondir les analyses en vue d’accélérer les actions au profit de la santé maternelle, néonatale et infantile, de renforcer les partenariats autour dudit fonds et les actions que nous pouvons mettre en place au plan institutionnel pour optimiser le mécanisme de coordination. Nous devons promouvoir la participation active des jeunes sur le sujet à toutes nos rencontres. Il faut investir dans cette nouvelle relation pour s’assurer de la réussite des actions futures. Cela exige donc un changement de comportement au niveau des institutions en vue de générer les effets de la transformation. Le même investissement doit être fait sur les filles, parce que c’est aussi pour elles que nous prenons les décisions. Chaque action que nous faisons aujourd’hui induit des impacts partout.

Vous avez résumé l’issue de cette rencontre en trois thèmes, ‘’alignement’’, ‘’accélération’’ et ‘’redevabilité’’. Que faut-il en comprendre ?

Ces trois mots regroupent un ensemble. Il s’agit simplement d’accélérer la transformation par tout ce que nous faisons. L’alignement est un moyen qui nous permet de mieux faire. Lorsque vous mettez en place des interventions désordonnées ou qui se chevauchent, il y a des pertes extraordinaires qui créent la confusion dans la tête des partenaires. L’alignement est un moyen d’accélération et de rationalisation des actions. Ce qui est possible de faire aujourd’hui, c’est de voir l’accélération de la marche vers la transformation. L’alignement et l’accélération, tout comme l’arrivée de nouveaux partenaires comme le Danemark au sein des pays bénéficiaires du Fonds français Muskoka, n’ont de sens que s’ils contribuent à l’atteinte des objectifs avant l’échéance des Odd en 2030 ou de l’agenda 2063 de l’Union africaine. Je me demande pourquoi nous devons attendre ces échéances pour arrêter les mutilations génitales féminines, pour mettre fin à la mortalité maternelle et infantile? La réunion de Cotonou nous a permis d’identifier des pistes dans la conception et la mise en œuvre des actions futures au profit de la santé infantile, maternelle et reproductive. C’est un exercice assez positif. Nous avons fait énormément de progrès. Nous sommes partis de 1040 femmes qui perdaient la vie pour chaque cent mille naissantes vivantes à 679 pour le continent et 400 pour le Bénin. 400, c’est peut-être trop, mais très peu comparativement à 1040. Une vie perdue, c’est énorme. L’ambition, c’est de faire en sorte que nous puissions reculer la souffrance et la misère des femmes qui accouchent en Afrique Sud saharienne comme dans les pays développés. Je ne sais pas pourquoi nous allons nous donner comme objectif cent femmes qui meurent si nous sommes capables d’en arriver à zéro décès.
Il y a une contribution que nous devons apporter si chacun d’entre nous commence par traiter la fille de la même façon que le garçon. Ça donne l’impression d’être banal, mais la portée d’une telle action va extrêmement impacter des vies. Ce sera le sujet de notre rencontre à Naïrobi en novembre prochain dans le cadre du cinquantenaire du Fonds des Nations Unies pour la population (Fnuap) et le 25e anniversaire de la Conférence internationale sur la population et le développement (Cipd). Cet agenda sera également suivi de tous les évènements intermédiaires pour montrer à la communauté internationale que c’est le bon moment d’accélérer nos actions, de sauver des vies et d’investir dans la fille.

Société 10 mai 2019


Partenariat Bénin-Unfpa: Le directeur régional Mabingue Ngom en visite à Cotonou

Pour la consolidation du partenariat entre le Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa) et le Bénin, Mabingue Ngom, directeur régional Afrique de l’Ouest et du Centre de l’institution, séjourne à Cotonou depuis le lundi 6 mai dernier.

Reconnaître et appuyer les efforts du Bénin pour la poursuite de la mise en œuvre de l’agenda issu de la conférence internationale sur population et développement. Voilà l’une des nombreuses raisons qui justifient la visite de travail, à Cotonou, du directeur régional Afrique de l’Ouest et du Centre du Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa). D’après un communiqué de l’institution onusienne, Mabingue Ngom séjourne en terre béninoise depuis le lundi 6 mai dernier et ce jusqu’à demain jeudi. Outre les travaux sur la conférence internationale sur population et développement, sa visite a également pour but de lancer officiellement le rapport 2019 sur l’état de la population mondiale. Lequel rapport est intitulé « Les droits et choix pour tous, une tâche inachevée ». Aussi, sa présence au Bénin est-elle l’occasion de renouveler l’engagement de l’Unfpa à contribuer à la consolidation des acquis du pays par rapport à la réalisation du bénéfice du dividende démographique. Sans oublier la réduction de la mortalité maternelle et néonatale et le repositionnement de la planification familiale.
Hier, selon l’agenda divulgué, Mabingue Ngom a participé à l’ouverture de la rencontre régionale de haut niveau sur la santé reproductive maternelle néonatale, infantile et des adolescents (Srmnia) en Afrique de l’Ouest et du Centre. Des assises organisées par plusieurs institutions du Système des Nations Unies en collaboration avec les gouvernements béninois et français. Mais avant son départ de Cotonou, il projette, entre autres, échanger avec des représentants, à divers niveaux, de la jeunesse béninoise sur le thème « Investir dans les filles du Bénin pour la capture du dividende démographique ». Mabingue Ngom a également prévu faire une visite dans un collège de la capitale économique du Bénin, aux côtés de plusieurs autorités béninoises et membres des corps diplomatiques accrédités au Bénin. Ceci, pour toucher du regard les progrès considérables du programme d’éducation à la santé sexuelle mis en œuvre par le Bénin.

Actualités 08 mai 2019


20e Assemblée ordinaire des ministres de la Santé de la Cedeao: Combattre les maladies endémiques et épidémiques

Les ministres de la Santé de la Cedeao ont tenu, vendredi 3 mai dernier, à Cotonou, leur 20e assemblée ordinaire. Organisées par l’Organisation ouest africaine de la Santé (Ooas) et le ministère de la Santé du Bénin, ces assises ont permis de prendre d’importantes résolutions qui visent l’amélioration de la santé des populations dans la sous-région.

« La santé des populations de la zone Cedeao constitue la préoccupation majeure du gouvernement et de la communauté de
la sous-région, qu’elles soient d’ici ou d’ailleurs », a déclaré le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané. C’est pour cela qu’il affirme que cette assemblée est d’une importance capitale dans la lutte contre les maladies endémiques et épidémiques. Il en veut pour preuve les thématiques sur lesquelles ont réfléchi les points focaux de l’Organisation ouest africaine de la Santé (Ooas) mais aussi les ministres présents à la 20e assemblée ordinaire de Cotonou. Il s’agit de la lutte contre les maladies prioritaires notamment le paludisme, l’accès aux médicaments de qualité, la sécurité sanitaire, le repositionnement de la problématique du vieillissement en bonne santé et enfin les questions sanitaires et institutionnelles dans la région. Les réflexions sur ces différentes thématiques et bien d’autres se sont déroulées en quatre importantes phases dont une réunion des points focaux de l’Ooas et des experts du Bénin, une réunion du Comité des experts de la santé, un forum des partenaires et l’Assemblée des ministres de la Santé. Ces réflexions sont importantes, a rappelé le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, car l’espace Cedeao fait face à de nombreux défis dans le domaine de la santé des populations, notamment des maladies infectieuses telles que le paludisme, la méningite, la rougeole, la fièvre jaune, la fièvre Lassa, la dengue, le Vih/Sida, mais aussi des maladies non transmissibles, des accidents de la circulation et d’autres problèmes de santé. Le constat aujourd’hui, affirme-t-il, est que la région ouest-africaine a une part importante dans la charge mondiale du paludisme. Près de 80% de la charge résident dans la sous-région. Sur les 10 pays qui ont la lourde charge par rapport au paludisme, il y a cinq qui sont dans la sous-région ouest-africaine.
Par ailleurs, il y a d’autres pays de la sous-région qui sont en train de tendre vers l’élimination ou la pré-élimination du paludisme.
C’est pourquoi, il est une urgence pour les décideurs des systèmes de santé de la région ouest-africaine d’analyser les progrès et les stratégies de résolution des problèmes de santé des populations mais aussi de mesurer les gaps en matière de santé et de développer de nouvelles stratégies pour venir à bout des nombreux défis qui minent le quotidien des populations.

Les résolutions de la 20e assemblée

D’importantes résolutions sont issues de cette 20e assemblée ordinaire des ministres de la Santé de la Cedeao. Elles ont trait notamment à la mutualisation des efforts et la mise en œuvre d’approche novatrice au niveau de la sous-région pour y arriver à l’objectif zéro paludisme. Les ministres ont également pris des résolutions par rapport à la disponibilité de médicaments de qualité à la mise en place d’une agence de régulation sous-régionale des médicaments, de laboratoire de fabrication de médicaments et le renforcement des autorités nationales de régulation pharmaceutique.
Une des résolutions majeures concerne la mise en place d’un mécanisme effectif de partage des pratiques au niveau de la sous-région sous l’égide de l’Organisation ouest-africaine de la Santé. Ce partage d’expériences, a expliqué le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, va permettre à terme de pouvoir passer à l’échelle des meilleures pratiques dans la sous-région en s’adaptant aux réalités de chaque pays. Cela permettra, note-il, d’avoir à terme une synergie d’actions au niveau de la sous-région.
Selon le ministre Abdoulaye Bio Tchané, la mise en œuvre des résolutions de ces assises profitera aux populations qui paient quotidiennement un lourd tribut du fait des maladies à caractère endémique et épidémique. A cet effet, il a encouragé tous les pays de l’espace à en faire un outil de développement au service des peuples. Car, il est admis que sans la bonne santé, les efforts communs d’intégration, de productivité et d’épanouissement sont voués à l’échec.
Benjamin Hounkpatin a souhaité que les conclusions des travaux de cette 20e réunion impactent positivement la santé des populations des 15 Etats membres de l’espace commun à travers la mise en œuvre des différentes résolutions et la feuille de route qui ont été validées par l’ensemble des Etats.

Actualités 06 mai 2019


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