La Nation Bénin...
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Me Adrien Houngbédji reçoit deux délégations[/caption]Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a reçu, ce mercredi 28 février, le coordonnateur national du deuxième programme du Millennium challenge account (Mca-Bénin II), Gabriel
Dégbègni, et le président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), Thomas Azandossessi.
Le coordonnateur national du deuxième programme du Millennium challenge account (Mca-Bénin II) poursuit sa tournée de plaidoyer auprès des présidents des institutions de la République. Après la Cour suprême, la veille, Gabriel Dégbégni s’est entretenu, ce mercredi 28 février avec le président de l’Assemblée nationale. Il est allé présenter à Me Adrien Houngbédji, le contenu, les défis et les enjeux de ce programme financé par les Etats-Unis d’Amérique pour accompagner le développement du Bénin dans maints domaines surtout celui de l’énergie. Le coordonnateur national du Mca- Bénin Il a profité de cette audience pour solliciter l’accompagnement du Parlement pour la mise en œuvre de ce vaste programme.
Gabriel Dégbègni se réjouit de l’accueil que lui a réservé le président de l’Assemblée nationale. Me Adrien Houngbédji, à l’en croire, a montré toute sa disponibilité à accompagner le processus, à travailler pour que les textes législatifs concernant particulièrement les conditions de décaissement pour la mise en œuvre du programme soient examinés rapidement au niveau de l’Assemblée nationale.
Poursuivant ses audiences, le président Adrien Houngbédji a ensuite reçu le président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), Thomas Azandossessi. Ce dernier est venu plaider auprès du président de l’institution parlementaire pour l’accélération de la procédure parlementaire en vue de l’examen et du vote, le plus rapidement possible, de la nouvelle loi uniforme sur le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Le texte est actuellement sur la table des députés et est en attente d’adoption. Le Bénin est pratiquement l’un des derniers pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) à ne pas encore adopter ce texte de loi, fait savoir Thomas Azandossessi.
Il rappelle que la commission chargée des Lois a déjà fait un séminaire d’imprégnation pour mieux s’approprier le contenu du texte. « Avec la nouvelle loi uniforme, toutes les dispositions sont prises pour une lutte efficace contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme », assure Thomas Azandossessi qui espère l’adoption de cette loi dans les tout prochains jours pour permettre surtout l’évaluation mutuelle du Bénin qui va démarrer en février 2019. « Sans cette loi, nous ne pourrons rien faire », conclut le président de la Centif?
Audience à la Cour suprême: Le diplomate chinois fait ses adieux à Ousmane Batoko[/caption]Plusieurs délégations dont celle de l’ambassadeur de Chine près le Bénin, en fin de mission, se sont succédé dans l’après-midi de ce mardi 27 février, au cabinet du président de la Cour suprême, Ousmane Batoko.
L’ambassadeur de Chine près le Bénin est allé dire, ce mardi 27 février, au revoir au président de la Cour suprême. Mingsheng Diao est en fin de mission diplomatique au Bénin et a jugé utile de s’entretenir avec le président Ousmane Batoko avec qui il a eu de bonnes relations durant son séjour. Les deux personnalités étant des amis de vieille date, ont eu l’occasion de sceller davantage les liens d’amitié et de fraternité pendant son séjour au Bénin.
Le diplomate chinois salue par ailleurs la bonne santé des relations de coopération entre la Chine et le Bénin. Une coopération qu’il a réussi à réchauffer davantage durant sa mission. Mingsheng Diao promet de contribuer à soutenir la coopération sino-béninoise où qu’il sera après sa mission au Bénin.
Le président de la Cour suprême s’est entretenu, par la suite, avec l’ambassadeur de Venezuela près le Bénin.
Alejandro Correa Ortega est allé informer Ousmane Batoko de la nouvelle vision diplomatique de son pays pour booster ses relations avec le reste du monde en général et l’Afrique en particulier. Il précise que c’est dans ce cadre que le ministre vénézuélien chargé des Affaires étrangères a effectué récemment une tournée dans plusieurs pays d’Afrique dont le Congo et la Guinée équatoriale. Plusieurs accords de coopération dans plusieurs domaines ont été signés au cours de ce périple africain. Alejandro Correa Ortega dit avoir saisi l’occasion de cette audience pour informer le président Ousmane Batoko du processus électoral dans le cadre de l’élection présidentielle du 22 avril prochain au Venezuela. Il se dit agréablement surpris de constater que le président de la Cour suprême était très bien informé de l’actualité électorale en cours dans son pays.
La dernière délégation reçue par le président de la Cour suprême est celle du coordonnateur du deuxième programme pour le Bénin du Millennium challenge account (Mca-Bénin II). Gabriel Dégbégni a discuté du contenu, des défis et des enjeux de ce programme avec Ousmane Batoko qui a prodigué à la délégation des conseils avisés pour la conduite à bon port de ce deuxième compact. Le président Ousmane Batoko aurait saisi l’occasion pour plaider que ce programme puisse appuyer l’appareil judiciaire pour faciliter, non seulement l’accès à la justice aux justiciables, mais aussi pour leur assurer une bonne justice.
Lutte contre les maladies tropicales négligées: Passer les résultats au scanner pour de meilleures performances[/caption]Les acteurs du Programme national de lutte contre les maladies transmissibles (Pnlmt) procèdent du 26 février au 6 mars, à la cinquième revue annuelle des activités du Projet de lutte contre les maladies tropicales négligées. Après Parakou où les travaux ont démarré hier pour les acteurs du septentrion, cap sera mis sur Lokossa et Kétou, respectivement avec ceux des départements du centre et de la région méridionale.
Les médecins-coordonnateurs des zones sanitaires, médecins-chefs de communes et points focaux des maladies tropicales négligées des départements du septentrion sont réunis, depuis ce lundi 26 février à Parakou, dans le cadre de la cinquième revue annuelle des activités du Projet de lutte contre les maladies tropicales négligées. Prennent part également à leurs côtés, des élus locaux et communaux, des relais communautaires, des partenaires sociaux et des cadres du ministère de la Santé et du Programme national de lutte contre les maladies transmissibles (Pnlmt).
Cette rencontre est organisée en vue d’améliorer la mise en œuvre des activités du programme pour une meilleure performance. Elle a été ouverte par le directeur départemental de la Santé du Borgou, Dr Yacoubou Imorou Karimou.
Au cours de leurs travaux qui prennent fin demain, mercredi 28 février, les participants feront le point des activités engagées dans le cadre de la lutte contre les maladies tropicales négligées en 2017. Ils vont ensuite mettre à jour les données des différents traitements de masse réalisés en 2017. Après avoir proposé des solutions aux difficultés auxquelles ils ont été confrontés, ils prendront connaissance des activités programmées pour plus d’impacts en 2018.
L’objectif, a expliqué le coordonnateur du Pnlmt, Dr Wilfrid Batcho, est d’échanger avec les acteurs de terrain sur les progrès obtenus et les difficultés rencontrées au cours de l’exécution des activités. Il a, par ailleurs, témoigné sa reconnaissance à l’Oms et au partenaire Rti qui appuie le projet Envision avec le financement de l’Usaid, pour le bien-être des populations. A sa suite, le représentant du président de Rti au Bénin, Dr Aboudou Daré, a appelé au maintien des bonnes pratiques ou stratégies ayant favorisé les couvertures épidémiologiques et thérapeutiques dans les traitements de masse. Selon lui, ces genres de rencontres permettront au Bénin d’être présent au rendez-vous bilan pour l’élimination des endémies comme l’onchocercose, la filariose lymphatique, le trachome, et le contrôle des schistosomiases et les géo-helminthiases.
A cette occasion, la situation de ces différentes maladies tropicales négligées dans le Borgou, l’Alibori, l’Atacora et la Donga a été présentée. Les résultats des activités menées dans le cadre de la lutte contre ces maladies n’ont également pas été occultés?
Les audiences suspendues à Cotonou[/caption]L’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) observe depuis ce lundi 26 février, une grève de protestation de cinq jours, pour exiger du gouvernement la rétrocession de l’intégralité des fonds défalqués sur les salaires du mois de février 2018. Au tribunal de première instance de première classe et à la Cour d’appel de Cotonou, le parquet fonctionne tandis que les audiences sont boycottées.
La grève de cinq jours lancée par l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) pour exiger du gouvernement la rétrocession de l’intégralité des fonds défalqués sur les salaires du mois de février, est entrée dans sa phase active ce lundi 26 février. Au tribunal de première instance de première classe et à la Cour d’appel de Cotonou, ce mouvement se traduit par la suspension des audiences. « Aucune audience ne va se dérouler ce matin, seul le parquet fonctionne comme vous le remarquez vous-même », nous a confié un membre de l’Unamab rencontré au tribunal et qui a requis l’anonymat. Selon ce magistrat, ce mouvement qui va se poursuivre jusqu’au vendredi prochain est dû à la violation de l’article 25 alinéa 1er de la loi n° 2001-09 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève en République du Bénin par le gouvernement, malgré l’avertissement de l’Unamab. Tous les prévenus conduits au tribunal de Cotonou ce lundi pour une éventuelle audience n’ont pu voir leur cause. C’est ainsi qu’avocats et parents de prévenus sont partis tristes et déçus du tribunal, sans espoir de revenir dans un avenir proche. « De nombreux prévenus sont retournés en prison sans que leur cause ne soit entendue. C’est dangereux ce qui se passe. Mes clients sont venus mais il n’y aura pas d’audiences », se désole un avocat, une figure de proue du monde judiciaire, rencontré sur les lieux.
Etant donné que les autres corps du tribunal ou de la Cour d’appel ne sont pas concernés par la grève de l’Unamab, tous les usagers ne sont pas affectés par cette grève. En témoigne la présence des autres agents à leur poste. Le greffe n’est pas concerné par le mouvement de grève de l’Unamab : tous les agents sont à leurs postes et travaillent normalement. Au secrétariat d’enregistrement des actes, une longue file d’usagers attend d’être servie. Les demandes de casiers judiciaires, de légalisations de pièces et autres se font sans problème. Jean-Eudes Kossou, rencontré à la salle d’audience G pour le retrait des pièces à légaliser est satisfait : « Je ne sais pas si les gens sont en grève, je viens de retirer mes documents légalisés », a-t-il déclaré. C’est également le cas de Jeanne Sossou qui a demandé son casier judiciaire vendredi dernier et est passé le chercher sans souci.
Au parquet, c’est la grande affluence. Là, des détenus conduits par la police, sont présentés au procureur de la République et ses substituts qui travaillent sans relâche?
Salles d’audience sans juge au tribunal de Porto-Novo [/caption]Salles d’audience ouvertes mais vides, bureaux de magistrats de siège fermés... C’est le constat fait au niveau du tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo ce lundi 26 février, première journée du mot d’ordre de débrayage de cinq jours sur cinq déclenché par l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab).
L’Unamab réclame au gouvernement la rétrocession des défalcations qu’il a opérées sur le salaire du mois de février 2018 aux magistrats pour fait de grève. Le mouvement a été suivi à 100 % par les magistrats de siège concernés par ces ponctions sur salaire. Aucun d’eux n’était en poste. Les cabinets d’instruction étaient vides. Il en est de même pour les salles d’audience qui connaissent habituellement les lundis des dossiers de flagrants délits, d’état-civil, d’homologation et des chambres sociales.
Mais, les magistrats du Parquet, c’est-à-dire le procureur de la République et ses substituts, étaient par contre aux postes. Ils vaquaient aux occupations de leurs prérogatives. La présence au service de ces magistrats debout ne devrait pas étonner d’autant que ceux-ci constituent l’œil du gouvernement au niveau de la justice. Ils n’avaient pas pris part aux grèves querellées et qui ont fait l’objet de défalcations salariales. Ils auraient perçu l’intégralité de leurs salaires pour le compte du mois de février contrairement à leurs collègues du siège qui auraient connu d’abattement jusqu’à hauteur de 70 %.
Tout comme les magistrats du Parquet, il y avait le personnel non magistrat dont les greffiers et les secrétaires administratifs qui ont répondu présents aussi à leurs postes. Ils ne sont d’ailleurs pas concernés par la grève. Mais ceux-ci annoncés sans plus tarder devoir entrer dans la danse. Le personnel non magistrat menace d’emboîter le pas à l’Unamab dès la semaine prochaine. Ils disent aussi avoir connu de défalcations sur leur salaire du mois de février pour fait de grève. Le tribunal risque d’être davantage paralysé si le personnel non magistrat renoue avec le mouvement de grève. Ainsi, les usagers du palais de justice ne pourront plus se faire établir les casiers judiciaires, les certificats de nationalité et autres pièces ainsi que les légalisations d’actes. Ce qui n’empêche pas encore la grève de l’Unamab qui perturbe plus la tenue des audiences judiciaires?
Thibaud C. NAGNONHOU,
A/R Ouémé-Plateau
Derniere Benediction du feu Didier GBODODJO[/caption]Décédé le 23 janvier dernier à Cotonou, Didier Gbododjo a été conduit, ce mercredi 21 février, à sa dernière demeure au cimetière de Vassého à Ouidah. Parents, amis, enfants et collègues se sont séparés de lui dans la douleur.
Ce mercredi 21 février à la Basilique de Ouidah, tout de noir vêtue, l’épouse de Didier Gbododjo était inconsolable. Entourée de ses enfants, elle porte le deuil suite à la disparition tragique de son époux. Quand le père célébrant, Ludovic Sègla, fit son entrée dans la cathédrale, la tristesse se lisait sur tous les visages. C’était le début de la célébration de la messe d’adieu à Didier Gbododjo. Lecture des versets bibliques, chants et louanges à Dieu ont meublé cette célébration.
« Nous devons vivre et mourir pour le Christ ... La douleur est vive et c’est avec courage qu’on peut faire face à cette épreuve », dira le père célébrant. Il a invité parents, amis et enfants à avoir la crainte de Dieu tout en s’aimant les uns, les autres.
« Didier nous a quittés et rejoint une vie céleste tranquille et sereine », ajoute-t-il. Il poursuit que le reste est de prier pour le repos de son âme.
Au terme de cette messe, le cortège funèbre s’est ébranlé vers le cimetière de Vassého où repose désormais le corps de Didier Gbododjo.
« Nous avons perdu notre papa et la douleur ne se mesure pas », a laissé entendre l’enfant aîné du défunt. Au nom de ses frères, Ange Gbododjo a exprimé sa gratitude à ses collègues et à tous ceux qui de près ou de loin, leur ont témoigné de diverses manières leur sympathie en ces douloureux moments. « Tous ces gestes nous réconfortent grandement et apaisent notre peine », a-t-il souligné, les larmes aux yeux.
« Nous venons te remettre à Dieu, à jamais. Rejoins Dieu et tous ceux qui nous ont déjà quittés. Tu es parti, nous ne te verrons plus. Mais dans l’au-delà, souviens-toi de nous tes enfants qui avons besoin de ton soutien », a dit Ange Gbododjo, pour qui, les morts ne sont pas morts.
Ainsi, les sept enfants de Didier Gbododjo ne reverront plus jamais leur père. Comme ses amis et ses parents, ils étaient à mille lieues de penser à cette fatalité du 23 janvier dernier au petit matin où il a été fauché par la mort. Qui pouvait croire qu’à un an de sa retraite, Didier Gbododjo qui a occupé plusieurs postes à l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) pouvait s’en aller après une courte maladie ? Et pourtant, la mort l’a décidé ainsi. Sa soeur aînée, Anne Cica Adjaï, sous le choc, ne pouvait piper mot. Elle ne faisait que couler des larmes, malgré le soutien de son époux.

Soupçonné de cas de maladie à virus Lassa, un patient a été référé hier vendredi 16 février à l’hôpital de zone, communément appelé « hôpital cent lits » à Comé. En provenance de Monnonkpon, un village de la commune de Comé, dans le département du Mono, le patient est déjà isolé et fait l’objet d’un suivi rigoureux.
Il s'agit-là du tout premier cas, qui met en alerte générale, toute la commune voire le département du Mono.Toutefois, Dr Etienne Hounkonnou, directeur département de la Santé, fait observer que « seuls les résultats d’un laboratoire compétent peuvent infirmer ou confirmer les soupçons ». Il ajoutera que « un prélèvement a été fait et envoyé au laboratoire en vue d’en avoir le cœur net. Car, si le patient présente quelques signes comme le saignement, justifie-t-il, plusieurs autres restent à être vérifiés ». Dr Etienne Hounkonnou soutiendra, par ailleurs, que toutes les dispositions sont déployées en vue d’une prise en charge correcte si le cas venait à être confirmé.
Dans le Mono, Comé est l'une des rares villes où il se développe, depuis des années, le commerce de la viande de brousse.
Santé 17 févr. 2018

Le feu a eu raison, dimanche 11 février dernier à Parakou, de quatre camions chargés de coton et en stationnement sur l’un des parcs de l’usine de la Sodeco. Plus de 72 heures après, l’origine de l’incendie est loin d’avoir été élucidée. La plupart de leurs camions attendant d’être déchargés depuis près d’un mois, les transporteurs commencent par donner de la voix.
Des camions chargés de coton ont brûlé, dimanche 11 février dernier à Parakou, sur l’un des parcs de stationnement de l’usine de la Sodeco. Outre l’ensemble de leurs chargements estimé à plus de 100 tonnes qui est parti en fumée, quatre d’entre eux ont été réduits en des amas de ferrailles, sous le regard impuissant des conducteurs présents. N’eût été l’intervention des soldats du feu, il y aurait eu plus de dégâts enregistrés.
Plus de 72 heures après le sinistre, les conducteurs et les propriétaires des camions stationnés sur le parc de l’usine continuent de crier leur ras-le-bol. « Je suis venu de Kérou, il y a près d’un mois », explique un conducteur qui a requis l’anonymat. Un autre déplore que leurs camions soient plutôt devenus des magasins pour le coton. «C’est un parc où les camions chargés de coton destiné pour cette usine doivent stationner. Il ne s’agit pas d’une auto-gare. Malheureusement ils n’ont pas prévu de l’eau. Il en aurait eu sur les lieux, que les dégâts ne seraient pas si importants», poursuit-il. Tout en courroux, il confie que le prix du gasoil a augmenté au moment où celui du transport du coton a connu une diminution. Aussi, défie-t-il, l’un quelconque de ses collègues qui, dans cette situation, aura réussi à constituer un dépôt de 500 000 F Cfa.
La plupart de leurs camions attendant d’être déchargés depuis près d’un mois, les transporteurs commencent par donner de la voix. Une telle situation n’est pas de nature à arranger le retard qu’accuse déjà l’évacuation du reste du coton encore dans les champs et les marchés autogérés vers les usines.
Regrettant de s’être engagés, certains camionneurs avouent ne pas être surpris, s’il y a encore le coton dans les champs et les marchés autogérés. Avec l’augmentation du prix du gasoil, la campagne ne leur paraît plus rentable. Ils craignent également de voir leurs camions bloqués pendant des jours à Parakou, au niveau de l’usine de la Sodeco.
Selon les sources informées, les quatre camions calcinés sont tous assurés. Ce qui suppose le dédommagement de leurs propriétaires. Seulement, l’origine de l’incendie n’est pas encore connue.
Il y a un an, plus précisément le vendredi 17 février 2017, toujours dans la même usine, 48 tonnes de coton étaient parties en fumée. Les deux camions à bord desquels elles étaient chargées, n’avaient également pas été épargnés. A l’époque, c’est un court-circuit provoqué par la batterie d’un camion dont le conducteur effectuait des manœuvres, qui était à l’origine du drame.

Ils sont une centaine d’enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire à marcher, ce jeudi 8 février à travers la ville d’Abomey, pour dire leur mécontentement de la gestion de leurs carrières et surtout dénoncer les élans du directeur départemental des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Dieudonné Gambiala qui les empêcherait de jouir de leur droit de grève.
Après avoir battu, hier, le macadam à Abomey en scandant des chants et slogans hostiles au gouvernement, les enseignants se sont dirigés vers la préfecture de la ville où ils sont reçus par le secrétaire général de la préfecture, Julien Ouankpo entouré pour la circonstance de plusieurs autres responsables.
Devant ces responsables, les enseignants mécontents ont évoqué l'incertitude qui caractérise l'achèvement du reversement des éducateurs et éducatrices, des communautaires et des contractuels locaux qui sont restés au service des établissements scolaires depuis plus de dix ans ; la coupure des avances sur solde aux éducateurs et éducatrices, aux communautaires et aux contractuels locaux sans contrat qui sont au service des établissements scolaires. Ils ont surtout fustigé l'attitude du directeur départemental des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Dieudonné Gambiala qui, selon leur porte-parole, aurait « forcé la tenue de la deuxième série de devoirs surveillés à grand renfort policier, ne visant que son intérêt au détriment de celui des apprenants qui devrait être sa priorité ».
Les manifestants sont également revenus sur la publication du point de grève du 2 février dernier par le directeur départemental des Enseignements maternel et primaire visant à intimider d'une part, les enseignants grévistes et d'autre part, à donner l'impression que la grève n'est pas suivie alors qu' « il est bénéficiaire des retombées des différentes grèves des enseignants de l'enseignement du second degré et statuts particuliers des corps des personnels enseignants de l'enseignement du premier degré ».
Ils ont également saisi l’occasion pour rappeler aux autorités la question de la régularisation de la situation administrative et financière des différentes catégories d'enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire technique et professionnel notamment l'achèvement du processus de reversement.
Après avoir reçu copie de la motion des enseignants, le représentant du préfet a promis de rendre compte fidèlement à la hiérarchie de leurs diverses préoccupations présentées afin que satisfaction leur soit donnée pour que les cours reprennent effectivement dans les établissements scolaires?

En visite de travail au Bénin, le ministre canadien du Développement International et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, a été reçu, lundi 5 février dernier, par le président de la République Patrice Talon.
Selon un communiqué de la direction de communication de la Présidence parvenu à notre rédaction, les échanges entre le chef de l’Etat béninois et la ministre canadienne ont été axés sur le renforcement des liens de coopération entre les deux Etats. Cette coopération qui date des années 60 s’est dynamisée à partir d’octobre 1992 sur la base de l’Accord général de coopération au développement dans les domaines politique, diplomatique, économique, social et sécuritaire.
La visite de Marie-Claude
Bibeau vise à renforcer davantage ces relations bilatérales, notamment dans la lutte contre la pauvreté et l’amélioration des conditions de vie des populations en l’occurrence les femmes et les jeunes à travers plusieurs activités et programmes de coopération. Le communiqué précise qu’il s’agit notamment du Projet d’appui au développement, à la professionnalisation et à l’assainissement de la Microfinance (Adapami), du Projet d’appui à l’entreprenariat féminin au sein de la Filière riz au Bénin (Paeffr- Bénin), du projet d’appui à la structuration d’une agriculture familiale rentable, équitable et durable (Pasafred) au Bénin, du Projet Services d’appui sur le terrain (Psat) au Bénin.
La visite du ministre canadien qui s’inscrit dans le cadre d’une tournée régionale, prend fin ce mercredi 7 février. Mais avant, Marie-Claude Bibeau et sa délégation se sont rendues à Djakotomey dans le département du Couffo, pour visiter les femmes victimes de mariage précoce prises en charge par le Projet Care ainsi qu’à Comè dans le Mono pour rencontrer les femmes entrepreneurs du projet Insertion durable des diplômés du secteur agropastoral (Idda) avec la Fondation Paul Gérin-Lajoie.
Claude U. PLAGBETO
Actualités 07 févr. 2018
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