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Nouvelles

Deuil à l’Onip: Didier Gbododjo inhumé hier
[caption id="attachment_28115" align="alignnone" width="1024"]Derniere Benediction du feu Didier GBODODJO[/caption]

Décédé le 23 janvier dernier à Cotonou, Didier Gbododjo a été conduit, ce mercredi 21 février, à sa dernière demeure au cimetière de Vassého à Ouidah. Parents, amis, enfants et collègues se sont séparés de lui dans la douleur.

Ce mercredi 21 février à la Basilique de Ouidah, tout de noir vêtue, l’épouse de Didier Gbododjo était inconsolable. Entourée de ses enfants, elle porte le deuil suite à la disparition tragique de son époux. Quand le père célébrant, Ludovic Sègla, fit son entrée dans la cathédrale, la tristesse se lisait sur tous les visages. C’était le début de la célébration de la messe d’adieu à Didier Gbododjo. Lecture des versets bibliques, chants et louanges à Dieu ont meublé cette célébration.
« Nous devons vivre et mourir pour le Christ ... La douleur est vive et c’est avec courage qu’on peut faire face à cette épreuve », dira le père célébrant. Il a invité parents, amis et enfants à avoir la crainte de Dieu tout en s’aimant les uns, les autres.
« Didier nous a quittés et rejoint une vie céleste tranquille et sereine », ajoute-t-il. Il poursuit que le reste est de prier pour le repos de son âme.
Au terme de cette messe, le cortège funèbre s’est ébranlé vers le cimetière de Vassého où repose désormais le corps de Didier Gbododjo.
« Nous avons perdu notre papa et la douleur ne se mesure pas », a laissé entendre l’enfant aîné du défunt. Au nom de ses frères, Ange Gbododjo a exprimé sa gratitude à ses collègues et à tous ceux qui de près ou de loin, leur ont témoigné de diverses manières leur sympathie en ces douloureux moments. « Tous ces gestes nous réconfortent grandement et apaisent notre peine », a-t-il souligné, les larmes aux yeux.
« Nous venons te remettre à Dieu, à jamais. Rejoins Dieu et tous ceux qui nous ont déjà quittés. Tu es parti, nous ne te verrons plus. Mais dans l’au-delà, souviens-toi de nous tes enfants qui avons besoin de ton soutien », a dit Ange Gbododjo, pour qui, les morts ne sont pas morts.
Ainsi, les sept enfants de Didier Gbododjo ne reverront plus jamais leur père. Comme ses amis et ses parents, ils étaient à mille lieues de penser à cette fatalité du 23 janvier dernier au petit matin où il a été fauché par la mort. Qui pouvait croire qu’à un an de sa retraite, Didier Gbododjo qui a occupé plusieurs postes à l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) pouvait s’en aller après une courte maladie ? Et pourtant, la mort l’a décidé ainsi. Sa soeur aînée, Anne Cica Adjaï, sous le choc, ne pouvait piper mot. Elle ne faisait que couler des larmes, malgré le soutien de son époux.

Société 22 févr. 2018


Maladie à virus Lassa: Comé en alerte générale

Soupçonné de cas de maladie à virus Lassa, un patient a été référé hier vendredi 16 février à l’hôpital de zone, communément appelé « hôpital cent lits » à Comé. En provenance de Monnonkpon, un village de la commune de Comé, dans le département du Mono, le patient est déjà isolé et fait l’objet d’un suivi rigoureux.

Il s'agit-là du tout premier cas, qui met en alerte générale, toute la commune voire le département du Mono.Toutefois, Dr Etienne Hounkonnou, directeur département de la Santé, fait observer que « seuls les résultats d’un laboratoire compétent peuvent infirmer ou confirmer les soupçons ». Il ajoutera que « un prélèvement a été fait et envoyé au laboratoire en vue d’en avoir le cœur net. Car, si le patient présente quelques signes comme le saignement, justifie-t-il, plusieurs autres restent à être vérifiés ». Dr Etienne Hounkonnou soutiendra, par ailleurs, que toutes les dispositions sont déployées en vue d’une prise en charge correcte si le cas venait à être confirmé.

Dans le Mono, Comé est l'une des rares villes où il se développe, depuis des années, le commerce de la viande de brousse.

 

 

Santé 17 févr. 2018


Incendie sur le parc de l’usine Sodeco de Parakou: Le coton non encore évacué mis en péril par le ras-le-bol des camionneurs

Le feu a eu raison, dimanche 11 février dernier à Parakou, de quatre camions chargés de coton et en stationnement sur l’un des parcs de l’usine de la Sodeco. Plus de 72 heures après, l’origine de l’incendie est loin d’avoir été élucidée. La plupart de leurs camions attendant d’être déchargés depuis près d’un mois, les transporteurs commencent par donner de la voix.

Des camions chargés de coton ont brûlé, dimanche 11 février dernier à Parakou, sur l’un des parcs de stationnement de l’usine de la Sodeco. Outre l’ensemble de leurs chargements estimé à plus de 100 tonnes qui est parti en fumée, quatre d’entre eux ont été réduits en des amas de ferrailles, sous le regard impuissant des conducteurs présents. N’eût été l’intervention des soldats du feu, il y aurait eu plus de dégâts enregistrés.
Plus de 72 heures après le sinistre, les conducteurs et les propriétaires des camions stationnés sur le parc de l’usine continuent de crier leur ras-le-bol. « Je suis venu de Kérou, il y a près d’un mois », explique un conducteur qui a requis l’anonymat. Un autre déplore que leurs camions soient plutôt devenus des magasins pour le coton. «C’est un parc où les camions chargés de coton destiné pour cette usine doivent stationner. Il ne s’agit pas d’une auto-gare. Malheureusement ils n’ont pas prévu de l’eau. Il en aurait eu sur les lieux, que les dégâts ne seraient pas si importants», poursuit-il. Tout en courroux, il confie que le prix du gasoil a augmenté au moment où celui du transport du coton a connu une diminution. Aussi, défie-t-il, l’un quelconque de ses collègues qui, dans cette situation, aura réussi à constituer un dépôt de 500 000 F Cfa.
La plupart de leurs camions attendant d’être déchargés depuis près d’un mois, les transporteurs commencent par donner de la voix. Une telle situation n’est pas de nature à arranger le retard qu’accuse déjà l’évacuation du reste du coton encore dans les champs et les marchés autogérés vers les usines.
Regrettant de s’être engagés, certains camionneurs avouent ne pas être surpris, s’il y a encore le coton dans les champs et les marchés autogérés. Avec l’augmentation du prix du gasoil, la campagne ne leur paraît plus rentable. Ils craignent également de voir leurs camions bloqués pendant des jours à Parakou, au niveau de l’usine de la Sodeco.
Selon les sources informées, les quatre camions calcinés sont tous assurés. Ce qui suppose le dédommagement de leurs propriétaires. Seulement, l’origine de l’incendie n’est pas encore connue.
Il y a un an, plus précisément le vendredi 17 février 2017, toujours dans la même usine, 48 tonnes de coton étaient parties en fumée. Les deux camions à bord desquels elles étaient chargées, n’avaient également pas été épargnés. A l’époque, c’est un court-circuit provoqué par la batterie d’un camion dont le conducteur effectuait des manœuvres, qui était à l’origine du drame.

Société 14 févr. 2018


Marche de protestation des enseignants du Zou: Le Ddeps Dieudonné Gambiala dans le viseur des manifestants

Ils sont une centaine d’enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire à marcher, ce jeudi 8 février à travers la ville d’Abomey, pour dire leur mécontentement de la gestion de leurs carrières et surtout dénoncer les élans du directeur départemental des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Dieudonné Gambiala qui les empêcherait de jouir de leur droit de grève.

Après avoir battu, hier, le macadam à Abomey en scandant des chants et slogans hostiles au gouvernement, les enseignants se sont dirigés vers la préfecture de la ville où ils sont reçus par le secrétaire général de la préfecture, Julien Ouankpo entouré pour la circonstance de plusieurs autres responsables.
Devant ces responsables, les enseignants mécontents ont évoqué l'incertitude qui caractérise l'achèvement du reversement des éducateurs et éducatrices, des communautaires et des contractuels locaux qui sont restés au service des établissements scolaires depuis plus de dix ans ; la coupure des avances sur solde aux éducateurs et éducatrices, aux communautaires et aux contractuels locaux sans contrat qui sont au service des établissements scolaires. Ils ont surtout fustigé l'attitude du directeur départemental des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Dieudonné Gambiala qui, selon leur porte-parole, aurait « forcé la tenue de la deuxième série de devoirs surveillés à grand renfort policier, ne visant que son intérêt au détriment de celui des apprenants qui devrait être sa priorité ».
Les manifestants sont également revenus sur la publication du point de grève du 2 février dernier par le directeur départemental des Enseignements maternel et primaire visant à intimider d'une part, les enseignants grévistes et d'autre part, à donner l'impression que la grève n'est pas suivie alors qu' « il est bénéficiaire des retombées des différentes grèves des enseignants de l'enseignement du second degré et statuts particuliers des corps des personnels enseignants de l'enseignement du premier degré ».
Ils ont également saisi l’occasion pour rappeler aux autorités la question de la régularisation de la situation administrative et financière des différentes catégories d'enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire technique et professionnel notamment l'achèvement du processus de reversement.
Après avoir reçu copie de la motion des enseignants, le représentant du préfet a promis de rendre compte fidèlement à la hiérarchie de leurs diverses préoccupations présentées afin que satisfaction leur soit donnée pour que les cours reprennent effectivement dans les établissements scolaires?

Actualités 09 févr. 2018


Visite au Bénin du ministre canadien Marie-Claude Bibeau: Renforcer les liens de coopération entre le Bénin et le Canada

En visite de travail au Bénin, le ministre canadien du Développement International et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, a été reçu, lundi 5 février dernier, par le président de la République Patrice Talon.

Selon un communiqué de la direction de communication de la Présidence parvenu à notre rédaction, les échanges entre le chef de l’Etat béninois et la ministre canadienne ont été axés sur le renforcement des liens de coopération entre les deux Etats. Cette coopération qui date des années 60 s’est dynamisée à partir d’octobre 1992 sur la base de l’Accord général de coopération au développement dans les domaines politique, diplomatique, économique, social et sécuritaire.
La visite de Marie-Claude
Bibeau vise à renforcer davantage ces relations bilatérales, notamment dans la lutte contre la pauvreté et l’amélioration des conditions de vie des populations en l’occurrence les femmes et les jeunes à travers plusieurs activités et programmes de coopération. Le communiqué précise qu’il s’agit notamment du Projet d’appui au développement, à la professionnalisation et à l’assainissement de la Microfinance (Adapami), du Projet d’appui à l’entreprenariat féminin au sein de la Filière riz au Bénin (Paeffr- Bénin), du projet d’appui à la structuration d’une agriculture familiale rentable, équitable et durable (Pasafred) au Bénin, du Projet Services d’appui sur le terrain (Psat) au Bénin.
La visite du ministre canadien qui s’inscrit dans le cadre d’une tournée régionale, prend fin ce mercredi 7 février. Mais avant, Marie-Claude Bibeau et sa délégation se sont rendues à Djakotomey dans le département du Couffo, pour visiter les femmes victimes de mariage précoce prises en charge par le Projet Care ainsi qu’à Comè dans le Mono pour rencontrer les femmes entrepreneurs du projet Insertion durable des diplômés du secteur agropastoral (Idda) avec la Fondation Paul Gérin-Lajoie.

Claude U. PLAGBETO

Actualités 07 févr. 2018


Littérature: Le roman « Dieu n’est pas là-bas » lancé à Porto-Novo

Après Cotonou, le journaliste-écrivain Abalo Cocou Mèdagbé a lancé à Porto-Novo, samedi 3 février dernier, son roman « Dieu n’est pas là-bas ». Ce deuxième lancement a été parrainé par l’ancien ministre Christine Ouinsavi.

Etalé sur 216 pages et subdivisé en treize chapitres, le roman « Dieu n’est pas là-bas » d’Abalo Cocou Mèdagbé n’est pas une œuvre d’évangélisation comme pouvait laisser penser, à première vue, sa page de garde. C’est un livre qui promeut plutôt le dialogue interreligieux à travers l’amour et la paix.
En effet, de la présentation de l’ouvrage par l’auteur lui-même, l’on retient essentiellement, que le roman s’ouvre sur la vie d’un cultivateur, un redoutable ancien criminel qui a été finalement arrêté et incarcéré au Nigeria par la gendarmerie de ce pays, malgré ses forces surnaturelles. Revenu au village après trente ans de vie carcérale, le braqueur va se marier à un personnage aussi sinistre que lui avec qui il va mener une vie de couple malheureuse dans une cabane à 10 km du village d’Alafiarou dans la commune de Tchaourou. Le hasard fera connaître à ce couple un pasteur venu de Porto-Novo pour évangéliser les âmes dans Alafiarou. Les deux personnages renaîtront en Christ mais seul le cultivateur a véritablement abandonné ses pratiques maléfiques.
Le suspense de l’œuvre demeure dans l’exploit du pasteur sans pareil. Celui-ci réussit une grande campagne d’évangélisation ayant fait déplacer des milliers d’habitants venus de toutes les contrées d’Alafiarou pour soulager leurs douleurs, selon les promesses des affiches et des autres moyens de publicité. Mal en a pris à ce pasteur trop zélé de fouler aux pieds toutes les valeurs culturelles et cultuelles chères aux populations ayant fait le déplacement. De retour d’une séance d’évangélisation, le pasteur entendit à 3 h du matin des chants et danses provenant d’une rivière. Il décida d’aller détruire l’esprit ‘’satanique’’ qui troublait la quiétude des paisibles citoyens. Il sera porté disparu par la divinité « Tchankpanan » appelé en région Fon le vodoun Sakpata dont il a méprisé la capacité spirituelle, malgré les mises en garde de ses disciples natifs du milieu qui ont échappé au piège en prenant leurs jambes au cou. Malgré les prières des autres pasteurs, des parents et amis, ce n’est qu’après moult négociations avec la haute dignitaire de la divinité, que le pasteur réapparaîtra avec comme un nouveau statut : initié et adepte de la divinité Tchankpanan. Le pasteur reconverti prouvera désormais la force surnaturelle de son pouvoir actuel en guérissant tous les malades venus à la cérémonie de sa réapparition. Bien que ce pasteur consulte désormais le Fâ pour guérir miraculeusement des malades qui se présentent à lui, il ne se sépare pas de sa bible et va montrer à son épouse que les religions se valent et que l’une ne doit mépriser ou discréditer l’autre, note Abalo Cocou Mèdagbé. Un enseignement que salue la marraine de la cérémonie. Christine Ouinsavi s’est dite très impressionnée par l’ouvrage « Dieu n’est pas là-bas », un roman à suspens, selon elle. Elle laisse comprendre que Dieu n’est exclusivement dans aucune religion et qu’il est dans toutes les religions et tout processus qui concourt à édifier l’homme dans l’amour de l’autre. Un point de vue que le Pape Jean Paul II avait toujours prôné dans le monde, souligne Christine Ouinsavi.

Culture 05 févr. 2018


Epidémie de fièvre hémorragique à virus Lassa au Bénin: Mieux connaître la maladie pour mieux la prévenir

Le Bénin est à nouveau confronté à une épidémie de fièvre hémorragique à virus Lassa qui sévit dans le nord du pays. Déjà quatre décès sur les sept cas enregistrés à la date du 24 janvier dernier. Mais qu’est-ce que la fièvre de Lassa et comment la prendre en charge et la prévenir ? L’Organisation mondiale de la Santé (Oms) y consacre son aide-mémoire n°179 de juillet 2017.

Selon l’OMS, « La fièvre de Lassa est une fièvre hémorragique virale aiguë d’une durée d’une à quatre semaines qui sévit en Afrique occidentale. Le virus de Lassa se transmet à l’homme par contact avec des aliments ou des articles ménagers contaminés par l’urine ou les excréments de rongeurs ». Il s’agit d’une zoonose, ce qui signifie que l’homme est contaminé par contact avec des animaux infectés et le réservoir du virus est un rongeur du genre Mastomys, communément appelé «rat à mamelles multiples». Le virus peut aussi se transmettre d’homme à homme par contact direct avec le sang, l’urine, les excréments ou autres sécrétions organiques d’une personne contaminée.
Selon l’Oms, « Environ 80% des personnes contaminées par le virus de Lassa n’ont pas de symptômes », ce qui rend difficile la détection de la maladie.Il est difficile de distinguer la fièvre de Lassa d’autres fièvres hémorragiques virales, comme la maladie à virus Ebola et de beaucoup d’autres maladies provoquant de la fièvre, notamment le paludisme, la fièvre typhoïde et la fièvre jaune. D’où le recours aux examens en laboratoire pour confirmer le diagnostic.
Lorsque la maladie est symptomatique, précise l’organisation, « le début des manifestations cliniques est en général progressif, avec de la fièvre, une faiblesse généralisée et un mauvais état général. Après quelques jours, les malades peuvent présenter des céphalées, une irritation de la gorge, des myalgies (douleurs dans les muscles), des douleurs thoraciques, des nausées, des vomissements, des diarrhées, une toux et des douleurs abdominales ». Dans les cas graves, d’autres signes tels qu’un œdème de la face, une pleurésie, une hémorragie buccale, nasale, vaginale ou digestive et une hypotension peuvent apparaître. Mais lorsque la maladie est détectée à un stade tardif, les signes manifestes observés sont plus graves allant d’un état de choc, des convulsions, des tremblements, à une désorientation pouvant entrainer un coma. Dans les cas mortels, le décès survient généralement dans les 14 jours qui suivent l’apparition des symptômes.
Pour ce qui est du traitement, des soins de soutien précoces, axés sur la réhydratation et le traitement symptomatique, améliorent les chances de survie.Le traitement antiviral semble efficace s’il est administré au début de l’évolution clinique.

Les mesures préventives

La fièvre de Lassa touche toutes les tranches d’âge et les deux sexes. Les personnes les plus exposées sont les habitants de zones rurales où vivent des rongeurs. Pour endiguer la propagation du virus dans une communauté où la présence de la maladie est confirmée, l’isolement rapide des sujets touchés est de mise. A cela s’ajoute la mise en œuvre de bonnes pratiques de protection contre l’infection et le suivi rigoureux des contacts. Actuellement, aucun vaccin ne protège contre la fièvre de Lassa. Dans le cadre de la prévention, l’Oms préconise la promotion d’une bonne hygiène communautaire pour éviter que les rongeurs ne pénètrent dans les habitations. Cela passe, entre autres, par la conservation des denrées alimentaires dans des contenants résistant aux rongeurs, l’élimination des ordures loin des habitations, le maintien de la propreté à l’intérieur de celles-ci et la présence de chats. Aux agents de santé, il est demandé de prendre les précautions d’usage en matière de prévention et de lutte contre les infections associées aux soins quand ils s’occupent des patients, quel que soit le diagnostic présumé. Il est recommandé aux familles d’éviter tout contact avec le sang et les liquides biologiques d’un malade même au moment des rites funéraires.
Le ministère de la Santé, pour sa part, invite les populations à protéger les réserves et les restes de nourritures, éviter la manipulation et la consommation des rats, se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon, éviter tout contact avec une personne suspecte ou malade de fièvre Lassa. Il est en outre demandé à toute personne présentant des signes de la fièvre de Lassa de se rendre immédiatement dans le centre de santé le plus proche pour une prise en charge rapide et efficace.

Une épidémie devenue cyclique

La fièvre de Lassa est endémique dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest dont le Bénin où elle a été diagnostiquée pour la première fois en novembre 2014. Elle y a sévi cette année avec à la clé plusieurs décès. Cette épidémie est devenue cyclique, reconnait le gouvernement béninois. En 2016, le ministère de la Santé a enregistré 54 cas suspects avec 28 décès dans huit départements du pays. Sur les 54 cas, 16 ont été confirmés. En février 2017, le ministère de la Santé a notifié à l’OMS un autre cas de fièvre de Lassa dans la commune de Tchaourou.
La récurrence de la fièvre de Lassa dans la région est favorisée par les déplacements importants et constants entre les peuples. Cependant, l’OMS considère le risque de propagation comme faible, au vu des mesures prises en matière de préparation et de riposte à la maladie.
Face à cette nouvelle épidémie au Bénin, des mesures ont été prises en vue d’enrayer sa propagation. Il s’agit de la prise en charge gratuite des malades et le suivi des personnes ayant été en contact avec eux, l’approvisionnement des formations sanitaires en solutés, médicaments et consommables médicaux, la surveillance épidémiologique quotidienne et le renforcement des actions d’information et de communication.

Santé 30 janv. 2018


Audiences du président de l’Assemblée nationale : La 9e édition de Wémèxwé aura lieu en février prochain

L’édition 2018 de la fête identitaire des filles et fils de la Vallée de l’Ouémé baptisée Wémèxwé, aura lieu dans la commune d’Adjohoun du 21 au 25 février prochain. Cette date a été annoncée par le coordonnateur général du Comité intercommunal de coordination de Wémèxwé, Antoine Bonou, reçu en audience, ce mercredi 24 janvier, par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji.

Il est allé lui présenter le programme des manifestations entrant dans le cadre de la neuvième édition de cette fête. Laquelle n’avait pas eu lieu en 2017 en raison de quelques dissensions entre des filles et fils de la région et la coordination générale.
Les divergences semblent être désormais aplanies. « Le président nous a très bien reçu, nous a promis son soutien et nous a prodigué beaucoup de conseils pour le développement de la Vallée de l’Ouémé », a confié le coordonnateur général du Comité intercommunal de coordination de Wémèxwé au sortir de l’audience. Antoine Bonou dit avoir saisi l’occasion pour remercier Me Adrien Houngbédji pour l’importance qu’il accorde à la Vallée de l’Ouémé à travers ses nombreuses actions qu’il fait et continue de faire pour booster le développement des quatre communes de la région, à savoir Aguégués, Bonou, Dangbo et Adjohoun.
A la suite du coordonnateur général de Wémèxwé, le président Adrien Houngbédji s’est entretenu avec le bureau du Parlement des jeunes du Bénin (Pjb) conduit par son président, Aymard Konty. La délégation dit avoir effectué le déplacement du palais des Gouverneurs pour sacrifier à la tradition de présentation de vœux du Nouvel an au président de l’Assemblée nationale. Aymard Konty et sa suite ont profité de cet entretien pour adresser leurs doléances au président Adrien Houngbédji, afin de permettre au Parlement des jeunes du Bénin ainsi qu'à ses instances décisionnelles d’être plus dynamiques et visibles. Le président du Parlement des jeunes se réjouit de la grande écoute du président de l’Assemblée nationale qui a promis de faire le nécessaire pour que soient prises en compte les doléances en question dans les activités du Parlement au cours de cette année 2018?

Th. C. N.

Actualités 25 janv. 2018


Entretien avec Hervé Wégbomè, artiste comédien: « Ne rien faire pour corriger la mauvaise image donnée à l’Afrique serait l’entretenir… »

Positiver autour des réalités d’Afrique contrairement à l’image apocalyptique que se font les médias occidentaux du continent. C’est le credo qui justifie la dernière tournée théâtrale d'Hervé Wégbomè en France. Une odyssée artistique sur laquelle revient l’artiste comédien à travers cet entretien…

La Nation : Presque trois mois durant, vous vous êtes engagé dans une tournée qui vous a conduit à donner à différents publics français plus de 500 représentations de quatre spectacles évoquant divers sujets qui concourent à montrer à l’Occident une autre image de l’Afrique. Que représente pour le comédien que vous êtes, cet élan à positiver autour des réalités d’un continent longtemps martyrisé par l’image que les médias occidentaux renvoient à l’opinion internationale ?

Hervé Wégbomè : J’ai effectivement eu la chance de donner plus de 500 représentations en terre française. L’aventure a commencé en 2004 avec un projet théâtral de lutte contre le trafic et la maltraitance des enfants ; c’est ce projet mis en œuvre ensemble avec des jeunes béninois et français qui m’a conduit en France pour la première fois en 2004 et ensuite en 2006 puis en 2008. Au cours de l’un de mes séjours dans le cadre de ce projet, j’ai créé, en collaboration avec mon metteur en scène français, un premier spectacle solo : ‘’Les contes de Baï, ma grand-mère’’. C’était une série de contes qui parlent de l’Afrique traditionnelle. Je l’ai présenté dans plusieurs écoles, centres culturels, bibliothèques, centres de loisirs, etc. Après les représentations de ce spectacle et de ceux créés pour le projet, il y a eu des échanges avec le public et la grande majorité des questions posées était essentiellement sur la vie quotidienne en Afrique… « Comment vivez-vous dans votre pays ? En Afrique, avez-vous des voitures ? La télé ? Dormez-vous dans des arbres ? Par quel moyen êtes-vous arrivé en France ?... ».

Des questions qui illustrent réellement que même au XXIe siècle, les enfants et même les jeunes français n’ont de l’Afrique qu’une image erronée, puisée dans les dessins animés, les films fiction : Tarzan, Kirikou et autres… En plus du fait que les médias français, dans leurs éditions du journal télévisé, ne parlent pas beaucoup de l’Afrique qui se développe, mais plutôt de l’Afrique misérable, l’Afrique des guerres, l’Afrique de la famine, l’Afrique des épidémies… Pour le comédien que je suis, ne rien faire pour corriger cette mauvaise image serait l’entretenir… C’est de là que nous avons eu l’idée, avec mes deux metteurs en scène, de créer un nouveau spectacle, pour parler de l’Afrique d’aujourd’hui, montrer sa vraie image ; son image d’hier et d’aujourd’hui : l’Afrique de la tradition et du modernisme, l’Afrique des contes au clair de lune, des chasses aux porcs-épics, l’Afrique avec ses cérémonies d’initiation, ses cérémonies de « sortie d’enfant », ses prières à la nouvelle lune… en comparaison avec l’Afrique des téléphones portables à quatre cartes ‘’Sim’’ simultanées, l’Afrique des connexions internet, l’Afrique des jeux vidéo, etc. C’était ‘’Kan hoho nou’’ créé en 2011 ; un conte théâtralisé, seul sur scène avec une quatre-vingtaine d’objets. Jouer ce spectacle en France a été pour moi un rêve, une opportunité, une chance de pouvoir apporter quelque chose, contribuer à changer en quelque sorte cette fausse image… Et cela a marché ! En tout cas au niveau des petits et grands qui viennent me voir jouer et qui m’écoutent. Ce spectacle a connu et connaît toujours un grand succès jusqu’aujourd’hui en France ! Je le leur en mets plein la vue et les oreilles, je fais connaître véritablement mon pays, le Bénin et j’en suis très fier.

Des clichés et autres préjugés loufoques qui contribuent à altérer l’embellie de ce continent en plein essor, n’ont pas, semble-t-il, trouvé grâce aux yeux des auteurs des différentes pièces représentées. Est-ce une option ou un engagement de votre part à donner au public « une image vraie de l’Afrique d’aujourd’hui, tiraillée entre tradition et modernisme, une image non misérabiliste, exempte de tout préjugé » ?

C’est d’abord un engagement. Je suis Béninois né au Bénin et vivant au Bénin. J’adore mon pays et fier de mon continent, l’Afrique. J’ai grandi au Bénin et moulé dans nos traditions et cultures africaines. Puisque j’ai eu la chance de pouvoir monter sur des scènes françaises et de me faire écouter par des gens, la seule chose que je peux leur présenter, c’est ce que je maîtrise le mieux : la culture africaine, la beauté de chez moi, recto-verso. C’est un engagement depuis que j’ai touché du doigt la réalité de l’image irréelle et erronée que les jeunes français ont de mon pays et de mon continent.

Je suis heureux d’avoir avec moi des amis, des metteurs en scène qui partagent la même vision. Et depuis 2011, on le fait de façon assidue tous les ans. En plus de ‘’Kan hoho nou’’, nous avons créé et tourné trois autres spectacles. Il s’agit de ‘’Sin liho’’ créé en 2013, ‘’Parenthèse’’ en 2014, et ‘’Traversées’’ créé en 2016… Toutes ces pièces sont des créations collectives ; je les ai écrites en collaboration avec mes deux metteurs en scène. Les créations sont un alliage de plusieurs expressions artistiques : le conte, la musique, l’art plastique, le théâtre… Cela est un choix bien pensé et bien mûri puisque les spectacles sont joués partout, pour toutes les tranches d’âge. Ce mélange donne un caractère vivant et dynamique aux spectacles et ne laisse aucun moment de décrochage au spectateur. Pour chacune des pièces, nous avons trois ou quatre versions ; une version pour la petite enfance, une autre pour les enfants du primaire ; élémentaire ou cours moyen et une version pour le collège et le tout public. J’ai joué dans des crèches, j’ai joué dans des maisons de retraite, dans des écoles maternelles, primaires, des collèges, des lycées, des centres de loisirs, des centres culturels, des salles de fêtes, des salles de spectacles, dans des maisons en privé, j’ai joué dans des services, j’ai même joué dans l’hémicycle du Conseil départemental du Pas de Calais… C’est une très belle expérience pour le comédien que je suis.

Quel bilan pourriez-vous faire de ces représentations et de cette expérience Nord-Sud menée également avec un autre Béninois, Brice Bonou, co-metteur en scène de la plupart des spectacles donnés à l’occasion de votre tournée ?

Je suis revenu de ma tournée française en 2017, il y a juste un mois. Pour cette édition 2017, j’ai eu en même temps les quatre spectacles en tournée, comme en 2016. Chacun des spectacles connaît beaucoup de succès et les quatre sont demandés en même temps selon les lieux et le public. Il y a ‘’Kan hoho nou’’ créé en 2011 et joué 235 fois en France ; il y a aussi ‘’Sin liho’’, un spectacle qui traite de la problématique de l’eau en Afrique. Ce spectacle a été créé en 2013 toujours dans le même style que ‘’Kan hoho nou’’ et joué en tout 140 fois en France. Ce thème a été choisi puisque 2013 était l’année internationale de l’eau. Au départ, nous avions choisi créer une nouvelle pièce tous les deux ans mais en 2014, année du démarrage des célébrations du centenaire de la Grande guerre, pour concorder avec l’actualité en France, nous avions créé ‘’Parenthèse’’, un spectacle sur la Guerre 14-18. Ce spectacle qui raconte l’histoire d’un tirailleur sénégalais et d’une infirmière française à l’arrière du front, a mis la lumière sur les tirailleurs sénégalais venus aussi du Dahomey et d’un peu partout en Afrique. Il a traité aussi de rapport Noir et Blanc de l’époque… ce spectacle a été joué au total 75 fois depuis sa création. Sur ‘’Parenthèse’’, je n’ai pas été en solo, j’ai joué avec une comédienne française, Christine Gomez.

En 2016, avec les problèmes de l’immigration et pour aussi rentrer dans le programme scolaire sur conseil d’amis professeurs, nous avons créé ‘’Traversées’’ ; un spectacle qui traite des différentes traversées qu’a connues l’Afrique : la traite négrière, la colonisation, et surtout les causes des migrations des jeunes africains d’aujourd’hui vers l’Europe…Au total, 42 représentations de ce spectacle ont été données jusqu’en 2017. Comme bilan, de 2011 à 2017, j’ai joué en tout 492 fois en tournée en France plus trois participations à un festival ; ce qui fait un total de 495 représentations en France. Ce nombre, ajouté aux représentations dans le cadre du projet contre le trafic et la maltraitance des enfants avec une vingtaine de représentations, plus les premières expériences de tournée française solo avec le spectacle ’’Les contes de Baï, ma grand-mère’’ pour une quinzaine de représentations, je peux dire sans prétention que je totalise amplement plus de 500 représentations théâtrales en France du nord au sud et de l’est à l’ouest !!! Je dois ajouter que le spectacle ‘’Kan hoho nou’’ a été joué également 10 fois au Bénin en 2012 et 10 fois au Bénin et au Togo en 2013 tandis que ‘’Sin liho’’ a été joué 11 fois au Burkina Faso en 2014.

Les deux autres pièces ont été jouées exclusivement en France. Avec les tournées, des amis me disent souvent que c’est un record au niveau des artistes comédiens béninois, vivant au Bénin et qui vont donner des spectacles en France… Je ne sais pas si c’est vrai, mais ce qui est sûr, cette expérience est très enrichissante pour moi et pour Brice Bonou, co-metteur en scène de toutes les pièces depuis 2011 avec Bernard Renoult, metteur en scène français. C’est une très belle aventure remplie de découverte, d’apprentissage et d’expérience théâtrale pour moi. Je parcours une cinquantaine de villes à chaque fois dans toute la France, avec des milliers de spectateurs… Rien que pour 2017, j’ai donné en trois mois environ, 75 représentations qui ont rassemblé plus de 5000 spectateurs dans 50 villes et nous avons effectué plus de 9700 kilomètres de route.
Le public a l’habitude de vous voir exceller dans l’humour aux côtés d’artistes distingués comme tels dans ce registre. Le théâtre nourrit-il aujourd’hui cette envie d’explorer d’autres expressions artistiques chez le comédien ?

C’est vrai qu’au Bénin, on me connaît beaucoup plus avec mes spectacles ‘’humoristiques’’ et mes productions audiovisuelles aux côtés des célèbres Pipi Wobaho et Eléphant mouillé. Mais en réalité, j’étais aussi depuis très longtemps dans le conte, le théâtre dit classique et d’autres formes d’expression artistique. Ceux qui ont bonne mémoire pourront se souvenir de mes apparitions régulières sur l’émission Ayessi dominicale avec des pièces classiques, des déclamations poétiques, etc. Mais chez nous au Bénin, ces genres n’attirent pas la grande masse comme c’est le cas avec le théâtre populaire, le vaudeville, l’humour. Au Bénin, depuis que j’ai commencé véritablement le théâtre en 1996, j’ai déjà joué avec les ‘’Muses du Bénin’’, ‘’Ori Théâtre’’, le ‘’Théâtre Wassangari’’ pour ne citer que ces troupes et compagnies-là… Aujourd’hui, en plus du théâtre, je suis aussi dans la réalisation cinématographique. J’ai le plaisir de me mettre à la fois devant et derrière la caméra.
Pour finir, aujourd’hui, ma plus grande actualité, ce sont mes tournées françaises annuelles. Pour cette année 2018, nous avons en projet une nouvelle création théâtrale et une nouvelle tournée. Ce sera toujours avec l’Afrique et mon pays, le Bénin au centre du sujet. Je suis fier de le faire même sans aucun soutien de quelque nature que ce soit venant du Bénin. Mais cette fierté est d’autant plus grande qu’à travers ces spectacles, la vision de milliers de Français change en ce qui concerne l’image qu’ils ont de l’Afrique en général et de mon pays en particulier. Depuis 2011 que nous avons commencé cette expérience, plusieurs dizaines de Français ont déjà poussé leur curiosité à venir visiter le Bénin ; même si c’est à petite échelle, ces visites ont fait entrer des devises dans mon pays et j’en suis fier.

Aussi les bénéfices de ces tournées ont-elles permis dans un premier temps la création en 2012 d’un centre de loisirs à Zakpota avec l’objectif de donner gratuitement du loisir sain aux enfants de cette commune et continuer avec la lutte contre le trafic des enfants. Dans un deuxième temps, ces bénéfices vont intégralement à la tenue de ce centre de loisirs qui accueille gratuitement plus de 300 enfants sur six à huit semaines par an avec le recrutement d'une dizaine d’animateurs pour le centre et le financement d’une formation spécialisée à leur profit.
Une grande fierté pour moi, et je saisis l’occasion ici pour dire toute ma reconnaissance à mes deux metteurs en scène Brice Bonou et Bernard Renoult, ainsi qu’à toute l’équipe qui organise et rend possible cette aventure?

Culture 24 janv. 2018


Rencontre Patrice Talon-Responsables syndicaux: La séance d'échanges reportée sine die

La séance d'échanges annoncée ce mardi 23 janvier à 16 heures à la salle du Peuple du Palais de la Présidence entre le Chef de l'Etat et les responsables syndicaux a été reportée sine die, informe la direction de la Communication de la Présidence de la Présidence. Cette rencontre à travers laquelle Patrice Talon entendait discuter sans exclusive avec ses interlocuteurs ne pourrait se tenir comme prévu, par suite d'une contrainte de dernière minute, apprend-on. La Présidence de la République rassure qu'elle interviendra au plus tôt dès que l'agenda présidentiel le permettra. 

Politique 23 janv. 2018


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