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Nouvelles

Renforcement des compétences dans les hôpitaux: Des bourses à attribuer en médecine d’urgence
  La médecine d’urgence est l’un des maillons faibles ou du moins le chainon manquant dans la nouvelle politique sanitaire qui se met en place. Ce déficit sera comblé avec l’octroi de 40 bourses pour des formations diplômantes dans ce domaine médical. Ainsi en a décidé le Conseil des ministres, hier. Le master et le Diplôme d’études spécialisées (Des), deux diplômes majeurs en médecine d’urgence, sont désormais disponibles à l’Université de Parakou et à l’Université d’Abomey-Calavi. Le gouvernement en a pris l’initiative et l’a annoncé au terme du Conseil des ministres, ce mercredi 1er mars. Pour cette première promotion, 40 bourses seront octroyées. En réalité, la filière de master en médecine d’urgence sera lancée à l’Institut de formation en soins infirmiers et obstétricaux de Parakou au profit des paramédicaux détenteurs d’une licence en science infirmière d’une part, et d’autre part, le Des en médecine d’urgence à la Faculté des sciences de la santé de Cotonou réservé aux médecins généralistes. De la même manière qu’elle est une opportunité pour les médicaux et les paramédicaux pour acquérir d’autres compétences qu’ils ne tarderont pas à faire valoir, cette mesure laisse pointer l’espoir d’une meilleure prise en charge des patients. Car en fait, la médecine d’urgence est une spécialité ayant pour vocation d’assurer la prise en charge des soins urgents. Le médecin urgentiste doit ainsi « être capable d’évaluer la sévérité ou non de l’état de santé du patient admis aux urgences, de restaurer et stabiliser, si nécessaire, ses fonctions vitales puis le réorienter vers le service capable de gérer son affection». La médecine d’urgence est donc d’une importance capitale dans l’accueil des patients et leur orientation rapide en vue d’une prise en charge adéquate. Malheureusement, les hôpitaux béninois sont confrontés à une grave pénurie d’urgentistes alors que le besoin est là et que cette spécialité est aujourd’hui une nécessité dans les formations sanitaires modernes. Filières de formation Par ailleurs, l’ouverture des filières de formation pour le diplôme de master et le diplôme d’études spécialisées en médecine d’urgence à l’Université de Parakou et à l’Université d’Abomey-Calavi, vient soutenir et renforcer d’autres mesures préalablement prises par le gouvernement pour le référencement, le contre référencement et la prise en charge des patients. En effet, dans le cadre des réformes engagées dans le secteur de la santé et en vue de garantir les performances du dispositif de référence et de contre référence pour améliorer les prestations fournies aux populations, le Conseil des ministres du 14 septembre 2022 a autorisé l’acquisition de 188 ambulances au profit du Service d’assistance médicale d’urgence (Samu-Bénin) et des formations sanitaires sur les 200 prévues au Programme d’action du gouvernement. Ce projet du gouvernement répond à des objectifs stratégiques du secteur de la santé à savoir améliorer la prise en charge d’urgence des patients, par le développement d’une médecine ambulatoire intégrée, adossée un centre opérationnel proactif, concevoir et déployer un schéma de transport sanitaire intégrant le Samu en vue d’une meilleure orientation des références et mettre en place des centres opérationnels pour le pilotage du dispositif. Tout ceci n’est que la concrétisation de la vision du Bénin pour son secteur sanitaire à l’horizon 2030 qui est de « doter le pays d’un système de santé régulé, performant et résilient, basé sur la disponibilité permanente de soins à tous les niveaux de la pyramide sanitaire ». Actualités 02 mars 2023


Bénin : Acquisition de 500 caméras-piétons au profit de la police et la douane
Des policiers et douaniers béninois porteront bientôt des caméras-piétons dans le cadre de certaines de leurs opérations sur le terrain. L'acquisition des appareils a été annoncée, ce mercredi 1 mars 2023, par le
Conseil des ministres. La mesure vise, entre autres, à renforcer la sécurité des personnes et des biens et la lutte contre la corruption. Le Conseil des ministres s'est réuni en sa séance de ce mercredi 1 mars 2023. Parmi les décisions et mesures prises, il y a l'acquisition de 500 caméras-piétons et accessoires ainsi que du dispositif logiciel et matériel permettant l'exploitation des données produites, au profit des forces de Police et de Douane. « Ces équipements sont destinés au renforcement de la sécurité des personnes et des biens ainsi qu’à la prévention des incidents au cours des interventions des agents de Police ou de Douane », a précisé le Conseil. En outre, souligne-t-il, ces appareils favoriseront le constat des infractions et la poursuite de leurs auteurs grâce à la collecte de preuves tangibles, aideront à la lutte contre la corruption et à un meilleur respect de la déontologie au sein la Police et la Douane. Actualités 01 mars 2023


Projet ma formation, mon métier, mon avenir: Deux documents de mise en œuvre validés
Les membres du comité directeur du projet Ma formation, mon métier, mon avenir (3M) ont approuvé les plans de sa mise en œuvre et de travail annuel 2023. Les documents ont été validés à la faveur d’une réunion du comité tenue, ce mardi 28 février, à Cotonou. C’est par acclamation que les membres du comité directeur du projet Ma formation, mon métier, mon avenir (3M) ont validé les plans de mise en œuvre et de travail annuel 2023 dudit projet. Les documents ont été approuvés à l’issue de la première réunion du comité directeur tenue, ce mardi à Cotonou. Pour les acteurs impliqués, il s’agit d’un pas de plus vers l’exécution du projet. 3M est une initiative visant à renforcer le pouvoir économique des jeunes hommes et femmes vulnérables, incluant filles et garçons. Le projet est financé par le Canada et sera mis en œuvre dans les départements de l’Atlantique, du Mono, du Zou, des Collines et du Couffo. A terme, il contribuera à réduire les multiples obstacles auxquels les jeunes, en particulier les femmes et les filles, sont confrontés avant, pendant et après leur formation professionnelle et qui réduisent leurs possibilités d’emploi. Le projet facilitera également leur intégration sur le marché du travail, en particulier dans les emplois non traditionnels et les emplois verts. Lors de la réunion du comité directeur, les membres ont suivi des présentations du projet ainsi que de ses plans de mise en œuvre et de travail annuel 2023. Après plus de quatre heures d’échanges , ils ont validé les deux documents, à la grande satisfaction de tous les acteurs impliqués. Dans son mot de clôture, Myriam Pierre-Louis, cheffe de Coopération à Affaires mondiales Canada, représentant la partie canadienne a, entre autres, insisté sur la prise en compte des recommandations formulées dans le document final. Un aspect que le directeur du projet 3M, Théodore Hounkpatin, ne perd pas de vue. « Nous allons intégrer les différentes observations et recommandations, puis renvoyer les documents à Affaires mondiales Canada pour avis final. C’est suite à cela qu’on sera vraiment autorisé à déployer notre intervention dans les départements ciblés…», a-t-il indiqué, ajoutant que l’équipe du projet travaille déjà sur certains points qui ont fait l’objet de recommandations. « …Ce sont des recommandations qui vont nous aider à bonifier le document et à pouvoir déployer nos interventions sur le terrain avec aisance et efficacité », a précisé Théodore Hounkpatin. Le projet 3M a une durée de vie de six ans. Il est constitué de trois composantes, à savoir Droits à l’éducation et à l’emploi décent; Formation professionnelle de qualité répondant aux besoins du secteur de l’emploi sensible au genre et à l’environnement et Services d’insertion socioprofessionnelle de qualité, sensible au genre et à l’environnement. Ces trois composantes seront mises en œuvre par trois organisations que sont : Education internationale, le Forum africain des Femmes éducatrices du Bénin (Fawe-Bénin) et le Réseau national de la société civile pour la promotion de l’entrepreneuriat et l’emploi des jeunes du Bénin (Renej). « Le projet 3M est en cohérence avec la vision globale du gouvernement notamment dans le sous-secteur de la formation technique et professionnelle...», s’est réjoui Denga Sagui, directeur adjoint de cabinet du ministre en charge des Enseignements secondaire, Technique et de la Formation professionnelle. Il a également insisté sur la nécessité pour chacune des parties prenantes de respecter les clauses contractuelles, de veiller à la répartition efficace et efficiente des ressources et d’éviter d’éventuels chevauchements des différents bailleurs. Des points qui font aussi partie des recommandations formulées par les membres du comité directeur■ Actualités 01 mars 2023


Sécurisation des espaces frontaliers dans le golfe de Guinée: Le renforcement de la coopération comme principal outil
A travers le séminaire régional qui se déroule, depuis ce mardi à Cotonou, les participants vont renforcer leurs mécanismes de coopération pour mieux assurer la sécurisation des espaces frontaliers et la gestion de la mobilité pastorale dans le nord des États du golfe de Guinée. « Quelles formes de coopération pour la sécurisation des espaces frontaliers et la gestion de la mobilité pastorale dans le nord des États du golfe de Guinée ?». C’est le thème au centre de la rencontre régionale qui se tient du 28 février au 1er mars 2023. Durant ce séminaire, les experts passeront en revue les grands enjeux liés à la sécurité transfrontalière et à la mobilité pastorale, afin de déboucher sur des pistes de solutions pouvant aider à la prise de décisions concrètes et applicables par les gouvernants. Ces assises se veulent être un cadre d’échanges et de concertation entre des pays partageant certaines réalités. « Le présent séminaire se veut être un cadre d’échanges et de concertation entre pays partageant en commun certaines réalités sociales et culturelles en vue de faire efficacement face aux enjeux sécuritaires transversaux, lesquels constituent des défis majeurs dans nos espaces frontaliers. La transhumance y prend bien évidemment une place prépondérante », a déclaré Alassane Séidou, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, hier en lançant les travaux. Il n’a pas manqué de souligner que la rencontre s’ouvre dans un contexte particulier marqué par des incursions régulières de groupes armés terroristes dans plusieurs pays du golfe de Guinée avec une volonté affichée de conquête de leurs côtes. « Les configurations géographiques complexes de nos patrimoines frontaliers, les discontinuités qui s’y observent en termes de développement, de construction d’infrastructures et d’attractivité, les inégalités en matière d’opportunités pour les jeunes et les femmes, le manque et lorsqu’ils existent, le non-respect des couloirs érigés pour assurer la mobilité pastorale sont autant de facteurs de perturbation de la quiétude indispensable au développement harmonieux de nos communautés », explique le ministre. Il invite les participants à faire preuve d’innovation, d’ingéniosité et de productivité afin d’aboutir à des propositions novatrices et bénéfiques pour toute la sous-région. C’est le même appel qu’a lancé l’ambassadrice de l’Union européenne au Bénin. Selon Sylvia Hartleif, il est important de favoriser le partage d’analyses et d’expériences sur les stratégies et de soutenir l’émergence d’une position commune entre les Etats. « C’est en travaillant que nous pouvons faire la différence », a fait savoir l’ambassadrice. Le chef de coopération et chef de mission adjoint de l’ambassade des Pays-Bas ne dira pas le contraire. « Si le terrorisme au Sahel nous a appris quelque chose, c’est que nous avons souvent réagi trop peu et trop tard », a fait observer Antonie de Kemp. Pour ce faire, il invite à investir pour prévenir et éviter d’avoir des problèmes plus grands et à renforcer la coopération ■ Actualités 01 mars 2023


Programme de vérification de la conformité: Un nouvel instrument pour garantir la qualité des produits
Le gouvernement s’assure de la qualité des produits importés ou manufacturés localement et déversés sur le marché. La mise en œuvre du programme de vérification de la conformité desdits produits est enclenchée, et le ministère de l’Industrie et du Commerce a organisé les séminaires de formation à l’intention des parties prenantes, les 27 et 28 février à Cotonou.Parti du fait qu’il s’observe l’importation et la fabrication de divers produits de qualité relativement douteuse, ceci en dépit de l’existence des standards et normes communautaires, le gouvernement a recours à Cotecna, l’un des leaders mondiaux dans le domaine du contrôle, de l’inspection et de la certification. Cette décision du Conseil des ministres du 27 juillet 2022 entre progressivement dans sa phase active. Les différentes parties prenantes de la chaîne de commerce, associées à la mise en œuvre du programme de vérification de la conformité des divers produits, ont été renseignées sur les dispositions prises par Cotecna. Ce partenaire a pour mission de renforcer les infrastructures qualité nationales et les entreprises locales, dans la perspective de garantir le bien-être de la population relativement à la qualité des produits mis sur le marché. A en croire Ebo Sacramento, directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Industrie et du Commerce, c’est afin de corriger le tir au regard des produits de qualité douteuse et de garantir aux consommateurs la mise sur le marché national de produits répondant aux prescriptions et qualité exigées que le Conseil des ministres a autorisé le recours à un prestataire de renommée internationale en matière de vérification de la conformité. Compétitivité des acteurs locaux Son intervention, indique-t-il, va permettre d’identifier pour ce qui concerne les produits importés les différents aléas qui pourraient advenir à l’occasion de leur transport vers le Bénin par voies terrestre, maritime et aéroportuaire. Cette intervention va également favoriser la création d’emplois et l’amélioration de la compétitivité des acteurs locaux. « Cet appui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d’un des objectifs du Programme d’action du gouvernement, celui relatif à une meilleure protection des consommateurs pour améliorer la qualité et la compétitivité des produits », a indiqué Ebo Sacramento. Le programme de vérification de conformité est un programme entièrement financé par le gouvernement, pour une période de cinq ans. Pour son démarrage, une quinzaine de produits sont ciblés pour les quatre premières phases. Pour la première phase, quatre produits seront soumis au contrôle à savoir la farine de blé, les fers à béton, les eaux et les tuyaux. Dans le cadre de ce programme, le ministère de l’Industrie et du Commerce a initié une série de quatre séminaires de formation à l’intention des transitaires, des importateurs, des administrations compétentes, des chambres consulaires, des associations de consommateurs et des fabricants locaux. Il s’agit de leur présenter le programme dans ses grandes lignes, la manière dont certains de ces acteurs pourraient être impliqués ou impactés lors de la mise en œuvre afin de recueillir leurs avis et commentaires pour qu’au démarrage, chacun puisse se sentir concerné et jouer convenablement sa partition pour son succès.

Une question de sécurité

Pour Ernest Gbaguidi, président d’une association de défense des droits du consommateur, la question de la consommation est une question de sécurité en termes de conformité, car les consommateurs s’interrogent sur la qualité de certains produits retrouvés sur le marché. « Ce programme se chargera de vérifier la conformité de ces produits en amont, puisque lorsque ces produits entrent sur le territoire, il devient difficile de les maîtriser, de les tracer. Il vient donc répondre à l’une de nos exigences, celle de s’assurer que les produits qui inondent nos marchés sont de qualité, car c’est l’Etat qui donne les autorisations de mise en consommation et nous voulons nous assurer qu’il a pu prendre des garanties pour nous protéger des produits de qualité douteuse », a souligné Ernest Gbaguidi. En plus de garantir la sécurité du consommateur, ce programme vise à renforcer la production locale et promouvoir le ‘’made in Benin’’, promouvoir une concurrence loyale (rapport qualité-prix) et sécuriser les échanges commerciaux.
Actualités 01 mars 2023


Cour suprême/ Eradication de la lenteur judiciaire: Un prix d’excellence de propositions de solutions innovantes lancé
La Cour suprême a lancé, ce mardi, la 2e édition du prix d’excellence “Droit-Justice-Paix” sur le thème : « Lenteur judiciaire et Etat de droit au Bénin : enjeux et perspectives ». Le choix de cette thématique pour ce concours dont la première édition remonte à 2000 vise à permettre à la haute juridiction d’avoir une batterie de propositions de solutions originales et innovantes, susceptibles de vaincre et d’éradiquer la lenteur judiciaire.La Cour suprême est en lutte contre la lenteur judiciaire à tous les niveaux de l’appareil Justice. Elle vient une fois encore de donner la preuve de sa détermination à travers le lancement officiel, ce mardi, de la 2e édition du concours de l’excellence de la Cour suprême doté de prix dénommé : “Droit-Justice-Paix”. Le thème de ce concours est intitulé : « Lenteur judiciaire et Etat de droit au Bénin: enjeux et perspectives ». En jetant son dévolu sur ce thème, la haute juridiction attend des potentiels candidats à savoir des universitaires, praticiens du droit et chercheurs en droit et en sciences sociales des réflexions scientifiques. Lesquelles réflexions doivent être assorties de propositions sur les voies et moyens à même de freiner ou d’éradiquer le mal au Bénin. « Il est possible de freiner la lenteur judiciaire dans notre pays », reste convaincu le président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou qui a procédé au lancement officiel de l’appel international à contribution d’articles scientifiques. Pour lui, le thème retenu pour la 2e édition de ce prix est en phase avec la nouvelle politique de gouvernance judiciaire dans laquelle la haute juridiction s’est engagée depuis sa prise de fonction en mars 2021. «Une juridiction ne fonctionne que lorsqu’elle rend des décisions et dans des délais raisonnables », poursuit Victor Dassi Adossou. Il rappelle tout le combat que mène la Cour suprême pour sonner le glas de la lenteur judiciaire à son niveau. « Nos stocks de dossiers sont aujourd’hui débarrassés des procédures vieilles de 20 ans, 15 ans ou 5 ans. Le délai maximum de traitement des dossiers retenu par la Cour pour l’année judiciaire en cours est de dix-huit (18) mois », souligne le président de la Cour suprême. Selon lui, les résultats encourageants auxquels la haute juridiction est parvenue enseignent à suffisance que la lenteur judiciaire n’est pas une fatalité. Elle peut et doit être combattue, a insisté Victor Dassi Adossou. Selon lui, les causes de la lenteur judiciaire sont multiples et multiformes et interpellent toute l’organisation sociale.

Un prix annuel

« Notre seule ambition est d’ouvrir la réflexion et de voir foisonner au niveau des candidats potentiels au concours des idées innovantes qui sortent des sentiers battus et qui permettent à notre pays d’avancer sur le chantier de la réunion des conditions nécessaires à l’émergence d’une justice béninoise en parfaite adéquation avec les exigences de l’Etat de droit », précise-t-il. Pour ce faire, les candidats au concours devront s’appuyer sur les réformes opérées par le gouvernement dans le cadre d’un meilleur fonctionnement, à tous les niveaux, de l’institution judiciaire. Ils sont invités à sortir des considérations exclusivement théoriques pour proposer des voies et moyens novateurs à même d’endiguer le phénomène au Bénin. Le président de la Cour suprême rassure que le concours «Droit-Justice-Paix» désormais relancé après sa première édition en 2000 sera organisé chaque année sur des thèmes de préoccupation majeure devant intéresser le service public de la justice. Les détails notamment sur les conditions de participation, la date limite du dépôt des dossiers fixée au 31 juillet prochain ainsi que les travaux et délibération du jury ont été dévoilés. Le lauréat qui sera retenu recevra son prix à l’occasion de la rentrée judiciaire 2023-2024 de la Cour suprême. Tout l’appel à candidatures est consultable sur le site internet de la cour suprême www.coursuprême.bj . La cérémonie a permis aux deux lauréats de la première édition, Césaire Kpènonhoun et Dieudonné Koffi Assouvi respectivement aujourd’hui professeur de droit à l’Université et diplomate de carrière de partager avec l’assistance leurs témoignages sur leur participation à la première édition de ce concours et les fruits qu’ils en ont tirés.
Actualités 01 mars 2023


Nouvelle promotion à Canal: + Du piment dans les programmes TV
Canal+ lance une nouvelle campagne de promotion en faveur de ses abonnés et de potentiels clients. Dénommée ‘’Y’a Piment dans Promo’’, elle a été présentée au public par les responsables de la chaîne de télévision au Bénin, à l’occasion d’une conférence de presse, tenue à Canal Olympia, ce mardi 28 février.Des programmes alléchants, des plus éclectiques aux plus épicés. Canal+ sort la grosse artillerie pour le bonheur de ses abonnés. Du 24 février au 10 avril 2023, elle offre à sa clientèle de quoi la mettre en extase tout au long de cette période de l’année. Pour Yacine Alao, directrice générale de Canal+ Bénin, il n’y a aucun doute sur les intentions du groupe. La chaîne, selon ses dires, met tout simplement « du piment dans votre télé pour vous offrir les programmes les plus épicés du moment ».‘’Y’a Piment dans Promo’’, la toute nouvelle campagne de promotion de Canal+ en faveur de ses abonnés, répond au crédo du groupe d’offrir au public des programmes de télévision exceptionnels et uniques à travers des formules accessibles. Des matchs les plus attendus des 8es de finale retour de la Ligue des champions ainsi que des grands classiques des championnats européens aux séries les plus épicées du moment en passant par diverses sensations inédites, Canal+ donne rendez-vous aux passionnés du petit écran pour leur permettre de vivre des instants mémorables. «Nous vous offrons 15 jours à Tout Canal+ pour tout réabonnement à votre formule actuelle, du 24 février au 10 avril 2023. Jusqu’au 31 mars, votre décodeur HD est au prix savoureux de 1000 F Cfa seulement au lieu de 5000 F Cfa dès Evasion », annonce, tout enjouée, Barnes Pemen Vidjannagni, responsable Communication de la société. Les clients intéressés par ces nouvelles offres peuvent également profiter d’une installation à 3000 F Cfa à partir de la formule Evasion et gratuite à partir d’Evasion+. Une aubaine à ne pas rater, surtout que tous les ingrédients qui relèvent le goût et dont on ne peut point se passer sont au menu, défend-elle. Avec passion, Boris Agbeley, head of Customer Value management, égrène tous les rendez-vous possibles et dont le public est appelé à tirer du plaisir. Outre les matchs de football et autres grands duels sportifs attendus au cours de la campagne, il cite les séries à suspense telles que ‘’Les coups de la vie’’, ‘’Dr Love’’ et ‘’Le journal de Jenifa’’, ‘’Oasis’’ sans occulter la toute nouvelle série Canal+ Original ‘’Le trône d’Akachi’’. Des programmes exceptionnels bien pimentés dont les responsables invitent les téléspectateurs à profiter. Disponible dans la limite des stocks, le décodeur Canal+ réserve des surprises aux abonnés. Société 01 mars 2023


Promotion et protection des femmes: Le PAEG 1 pour relever le défi de l’égalité de genre
La première phase du Programme d'appui à l'égalité de genre (Paeg 2022-2026) a été officiellement lancée ce mardi 28 février par Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance. Financé par la Coopération internationale suisse, le Paeg va renforcer la dynamique de promotion et de protection de la femme au Bénin et impacter des milliers de bénéficiaires.Mettre la femme au cœur des actions de développement et des politiques. C'est un combat de longue haleine qui trouve un nouveau tremplin dans le Programme d'appui à l'égalité de genre (Paeg) dont la première phase vient d'être lancée. Ce programme vise à renforcer l'égalité de genre au sein de la société béninoise et réduire de manière durable la vulnérabilité socio-économique des femmes au Bénin. Face aux nombreux chocs, violences et discriminations dont sont victimes les femmes partout au monde, le Paeg vient à point nommé, selon Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance. Elle énonce la dynamique du gouvernement en la matière. Dynamique proactive qui se manifeste par la mise en place de l'Institut national de la femme, le vote de plusieurs lois notamment le code des personnes et de la famille, la loi portant répression des infractions à raison du genre…, la politique nationale de la promotion de la femme en cours d'actualisation... En dépit de ces efforts, précise la ministre, le défi de la valorisation des femmes et de la réduction des inégalités reste important. Le Paeg vient alors prêter main forte aux actions et politiques déjà mises en œuvre. A en croire Elizabeth Pitteloud Alansar, cheffe de la Coopération internationale suisse au Bénin, le combat pour l'égalité de genre est une préoccupation mondiale et transversale. Selon ses dires, le Programme d'appui à l'égalité de genre va encourager le leadership féminin ; mettre l'accent sur la valorisation de la femme et sa protection. Pour la réussite de ce programme, Elizabeth Pitteloud compte sur l'engagement de toutes les parties prenantes mais aussi sur la détermination affichée de la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance. «C'est tous ensemble que nous pouvons relever le défi pour l'égalité de genre. C'est collectivement que nous allons y arriver!», va marteler Chantal Codjo, Cheffe d'équipe du programme. « Succès à cette première phase du Programme d'appui à l'égalité de genre », c'est le souhait du préfet du département du Littoral qui, au nom de ses collègues, a exprimé l'engagement des circonscriptions administratives à soutenir le combat pour la réduction des inégalités basées sur le genre.

Des milliers de bénéficiaires

D'un coût total de 4 200 000 000 FCfa, le Programme d'appui à l'égalité de genre va impacter 500 femmes leaders, 1000 survivantes de violences, 300 hommes dans la démarche de la masculinité positive, 200 femmes appuyées dans les projets/programmes de la coopération et plus de 10.000 femmes et hommes en général. Présentant le Paeg 1, Chantal Codjo, Cheffe d'équipe, fait savoir que trois effets sont attendus de ce programme dont la première phase s'étend sur la période 2022-2026. Primo, les femmes sont influentes dans les instances décisionnelles et contribuent à la promotion d'un climat de paix durable. Secundo, les institutions publiques délivrent des services de qualité qui répondent aux besoins spécifiques des femmes et favorisent l'égalité de genre. Tertio, les partenaires de la Coopération suisse appliquent de manière systématique et transversale les principes d'égalité, de genre et d'inclusion sociale dans leurs interventions. Ce programme vient en soutien à la lutte contre les violences basées sur le genre, et va favoriser le leadership politique féminin, la budgétisation sensible au genre, l'implication de la femme dans la promotion de la paix ; tout ceci à travers des approches fondées sur la promotion du genre transformateur, la promotion de l'inclusion sociale et la promotion de la masculinité positive. Portant la voix des Osc, Bienvenue Kassehin précise que le Paeg sera mis en œuvre dans tous les départements du Bénin répartis en trois zones : la zone 1 pilotée par le consortium d'Osc "Baani" est composée des départements Atacora - Donga - Alibori - Borgou. La zone 2 constituée des départements Collines - Zou - Mono - Couffo est pilotée par le consortium "Edidé". C'est le consortium Rifonga, Wanep, Fenep qui pilote la zone 3 composée des départements Plateau - Ouémé - Atlantique - Littoral.
Société 01 mars 2023


Le soja: Un allié santé qui mérite sa place dans l’alimentation humaine
Diverses opinions tendent à dénier au soja ses vertus tant vantées. Mais loin de toute polémique, cette légumineuse est riche en divers nutriments et révèle de nombreux bénéfices quant à la consommation humaine.Le soja fait partie de l'alimentation humaine depuis des siècles. Durant ces derniers jours, une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, met en exergue un monsieur dont l’expertise n’est pas divulguée, et qui lance sans ambages : « Le soja, c’est pour les animaux; si vous ne voulez pas avoir des tumeurs et cancers, évitez le soja ». « Le soja et la santé, c’est la guerre! C’est 2 choses contradictoires », ajoute-t-il. Ces propos tonitruants, nullement étayés par des preuves scientifiques, restent des opinions douteuses à bien des égards. Cependant, ils ont suscité un émoi au sein de la population. Mes clients végétariens, stupéfaits, ont communiqué avec moi sur le sujet. Le présent article, en se fondant sur les dernières preuves scientifiques dans le domaine de la recherche en nutrition et en épidémiologie, révèle les bénéfices de la consommation de soja sur la santé humaine.

Le soja occupe une place de choix dans l’alimentation humaine

Le soja (Glycine max L.) est une légumineuse originaire des régions chaudes du Sud-Est de l’Asie. Il y est consommé depuis plus de 3000 ans. Au cours des dernières années, la production de soja connaît une croissance notable dans toutes les régions du monde. Par exemple, au Canada, on rapporte une augmentation de 27 % de la superficie consacrée à sa culture. On observe aussi cette propension dans certains pays africains dont le Bénin. L’intérêt relatif à la culture du soja peut s’expliquer par sa forte teneur en nutriments et en phytoestrogènes. Au Bénin, le soja est consommé sous diverses formes (graines cuites ou bouillies, yogourt, lait, fromage de soja). En Amérique du Nord, le tofu et le tempeh, dérivés du soja, sont fortement appréciés par les consommateurs. Le soja est une excellente source de protéines végétales. Les protéines sont constituées d’acides aminés dont 9 sont essentiels (c’est à dire qu’ils doivent être fournis par l’alimentation puisque l’organisme ne peut les synthétiser). Contrairement aux autres légumineuses (haricot, lentille, voandzou), le soja contient tous les acides aminés essentiels. La qualité de ses protéines est alors comparable à celle des protéines d’origine animale (viande, volaille, poisson, etc.). Au milieu des années 90, nous avons récupéré les enfants âgés de moins de 5 ans et souffrant de malnutrition protéino-energétique au moyen de la bouillie de maïs enrichie au soja. Nos activités de promotion de la croissance sur le terrain étaient couplées à des causeries et démonstrations culinaires autour de la préparation appropriée de cette bouillie. Actuellement, en consultation clinique ou privée, les produits à base de soja occupent une place de choix dans les plans alimentaires que je concocte aux clients adeptes du végétarisme strict (exclusion dans l’alimentation des produits d’origine animale). Pour couvrir leurs besoins en protéines (surtout en acides aminés essentiels), les végétariens doivent introduire dans leurs menus quotidiens du soja ou combiner une autre légumineuse (pauvre en méthionine, un acide aminé essentiel) avec un produit céréalier source de méthionine. Hormis les protéines, le soja est riche en fibres et en bons gras (acides oméga-3 et 6). Il ne contient pas de cholestérol. Le soja est une bonne source de plusieurs vitamines et minéraux, dont la vitamine K1 (la phylloquinone), le folate, le cuivre, le manganèse, le phosphore et la thiamine (1). Le soja est exceptionnellement riche en isoflavones, une famille de polyphénols antioxydants appelés phytoestrogènes. On pense que les isoflavones de soja sont l'une des principales raisons des avantages que procure la consommation des aliments à base de soja sur la santé (1, 2).

Relation entre le soja et le cancer

L’implication du soja dans le développement du cancer est une ancienne controverse. Plusieurs études épidémiologiques d'envergure ont porté sur cette polémique. Une récente revue systématique portant sur 441 études a révélé que la consommation d'isoflavones de soja peut réduire le risque de cancer du sein chez les femmes pré-ménopausées et post-ménopausées (2). Un autre article de synthèse incluant 131 études a conclu qu’un apport quotidien modéré en soja contenant 25 à 50 mg d'isoflavones peut protéger contre le cancer du sein et sa récidive (3). Quant au cancer de la prostate chez les hommes, bien que certains auteurs aient rapporté un effet protecteur du soja (4), il faut des études additionnelles afin de tirer une conclusion ferme (l’article de synthèse systématique a porté sur 2 essais cliniques). Enfin, en 2022, une recension des écrits a porté sur la relation entre le soja et tous les types de cancer. 81 études de cohorte prospectives ont été incluses dans la recension. Comme principal résultat, le risque d'incidence du cancer a été réduit de 4 % avec chaque augmentation de 10 mg/j d'apport d'isoflavones de soja. Ce qui suggère que le rôle bénéfique du soja contre le cancer pourrait être principalement attribué aux isoflavones de soja. Toutefois, le mécanisme d’action des isoflavones de soja reste à élucider (5).

Autres effets bénéfiques du soja sur la santé

Le soja, étant une source de gras sains et de polyphénols, peut aider à protéger l’organisme contre les maladies cardiaques. Le soja entier apporte aussi des fibres, ce qui est favorable à la bonne santé intestinale (6).

Effets indésirables des produits à base de soja

Chez certaines personnes sensibles, les produits à base de soja peuvent provoquer des flatulences, de la diarrhée et entraîner des réactions allergiques. Dans ces cas, nous vous suggérons de les éviter ou de limiter leur consommation.

Le soja Ogm En Afrique, le défi des systèmes alimentaires actuels est de pouvoir offrir aux populations des aliments sains, abordables et de hautes valeurs nutritives. Dans cette perspective, la question des organismes génétiquement modifiés (Ogm) demeure une préoccupation majeure. Il sied alors de protéger et de vulgariser les variétés de semences de soja traditionnelles pour ne pas dire biologiques car le soja Ogm peut contenir moins de nutriments et plus de résidus d'herbicides que le soja biologique. Des recherches relatives aux effets à long terme du soja Ogm sur la santé sont nécessaires. Contrairement aux déclarations fallacieuses du monsieur de la vidéo, le soja est bel et bien produit à des fins de consommation humaine. Sa consommation est bénéfique pour la santé. Son rôle dans la réduction du risque de cancer est bien documenté. Enfin, les résultats des études épidémiologiques appuient ma suggestion : incluez le soja et ses produits dérivés dans votre alimentation qui doit être variée et équilibrée. *PhD en nutrition Nutritionniste, expert en évaluation de la qualité de l’alimentation chez les populations canadiennes Références bibliographiques 1- Messina M. Soy and health update: evaluation of the clinical and epidemiologic literature. Nutrients. 2016; 8:754. doi: 10.3390/nu8120754. 2- Boutas I, Kontogeorgi A , Dimitrakakis C et al. Soy Isoflavones and Breast Cancer Risk: A Meta-analysis. In vivo. 2022; 36: 556-562. doi:10.21873. 3- Fritz H, Seely D, Flower G, Skidmore B, Fernandes R, et al. Soy, Red Clover, and Isoflavones and Breast Cancer: A Systematic Review. PLoS ONE. 2013; 8(11): e81968. doi:10.1371/journal.pone.0081968. 4- van Die MD, Bone KM, Scott G et al. Soy and soy isoflavones in prostate cancer: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. BJU Int. 2014; 113: E119–E130. doi:10.1111/bju.12435 5- Fan Y, Wang M, Li Z et al. Intake of Soy, Soy Isoflavones and Soy Protein and Risk of Cancer Incidence and Mortality. Front. Nutr. 2022; 9:847421.doi: 10.3389/fnut.2022.847421. 6- Mejia SB, Messina M, Li SS et al. A Meta-Analysis of 46 Studies Identified by the FDA Demonstrates that Soy Protein Decreases Circulating LDL and Total Cholesterol Concentrations in Adults. J Nutr. 2019; 149:968–981.   Par Karimou MOROU*
Santé 28 févr. 2023


Police municipale: Les nouveautés contenues dans la réforme
Trois nouveautés se dégagent principalement de la réforme de la police municipale. D’une part, les agents de cette unité auront un avantage comparatif pour intégrer l’armée et les corps paramilitaires et d’autre part, la structure sera désormais dirigée par des officiers de la police républicaine. Aussi, toutes les communes peuvent disposer d’une police, si elles en reçoivent l’autorisation.Jusqu’à la veille de la réforme structurelle de la décentralisation, seules les trois communes à statut particulier avaient des compétences pour disposer d’une police municipale. Et malgré qu’elles aient cette possibilité, seule la mairie de Cotonou a pu se doter de cette structure d’appui au maire pour la mise en œuvre de la police administrative. Mais depuis mercredi dernier, le Conseil des ministres a levé ce blocage qui empêchait les communes à statut intermédiaire ou ordinaire de créer, après avis du gouvernement, une police municipale, pour autant que le besoin se fait sentir sur leurs territoires. « Les avancées, c’est aussi que cette police municipale sera dirigée par un officier de la police républicaine », a précisé Wilfried Léandre Houngbédji, secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement. Ce qui n’était pas le cas avec l’ancien cadre légal. Selon le décret qui était en vigueur, seuls les civils pouvaient diriger cette unité. Ce qui fait que dans le cas de la commune de Cotonou, deux anciens officiers de la police républicaine avaient été aux commandes, car n’étant plus sous les drapeaux.

Tremplin

Contrairement au décret 2009-27 du 4 février 2009 portant modalités d’exercice des pouvoirs de police administrative du maire dans les communes à statut particulier en République du Bénin, la réforme permet aux communes à statuts intermédiaire et ordinaire de disposer également de cette institution de maintien de l’ordre et de mise en œuvre de la police administrative. Cette décision prise par le gouvernement tient compte des nouvelles exigences de la décentralisation et apporte un élément nouveau dans l’attelage susceptible d’impulser le développement des communes qui n’avaient pas jusque-là les prérogatives pour se doter d’une police municipale. Le nouveau décret offre également la possibilité aux agents de la police municipale d’intégrer les corps de sécurité et de défense au plan national. « Placée sous l’autorité fonctionnelle du maire de commune, la police municipale est animée par des agents dont les règles statutaires communes sont fixées par un autre décret pris à cet effet. Celui-ci prévoit entre autres que ceux qui auront exécuté avec satisfaction au moins un contrat en qualité de policier municipal, seront éligibles au recrutement sur titre dans les Forces de sécurité publique, militaires et paramilitaires », a fait comprendre le secrétaire général adjoint du gouvernement qui lève un coin de voile sur les contours de cette décision. En réalité, dès lors qu’ils sont recrutés dans la police républicaine et qu’ils auront reçu la formation de base requise pour faire face à leurs devoirs, les policiers municipaux qui postuleraient pour le recrutement dans les corps militaires et paramilitaires « bénéficieront d’un avantage comparatif » par rapport aux autres. [caption id="attachment_93378" align="alignnone" width="303"] ... d’une police si elles en reçoivent l’autorisation[/caption]

Prérogatives élargies

Les domaines d’intervention de la police municipale sont aussi précisés dans la réforme. Ainsi, elle est chargée d’assurer l’exécution des arrêtés de police du maire et constate par procès-verbaux les contraventions y relatives, la surveillance et la garde des sites des services et infrastructures de la commune et la répression des contraventions en matière de divagation d’animaux, d’hygiène publique. De même, elle concourt au maintien de l'ordre public dans les endroits où il se fait de grands rassemblements tels que les foires, marchés, réjouissances et cérémonies publiques, spectacles, jeux, lieux de culte et autres lieux publics, à la répression des atteintes à la tranquillité publique telles que les rixes et disputes accompagnées d'ameutement dans les rues, le tumulte dans les lieux d'assemblée publique, les attroupements, les bruits et rassemblements qui troublent le repos des habitants et tous actes de nature à compromettre la tranquillité publique, à la régulation de la circulation routière et veille au maintien de la sûreté et de la commodité du passage dans les rues, places, voies publiques, quais et plages. Cette unité peut aussi suppléer la police républicaine dans certains cas spécifiques et pour un moment donné. Ainsi, en cas de crime ou de délit flagrant, les agents de Police municipale peuvent appréhender l’auteur et le conduire devant l’officier de police judiciaire le plus proche, conformément aux dispositions du code de procédure pénale. Autant les nouvelles prérogatives assignées à la police municipale ont été précisées, autant ses limites sont définies sans ambages. De ce fait, la constatation des crimes et délits, la garde des sites des services et infrastructures de l’Etat, des structures privées ou des particuliers et la sécurité rapprochée ou des domiciles des autorités nationales, départementales ou communales ne sont pas dans les compétences des agents de la police municipale. Ils ne peuvent non plus s’occuper de l’escorte des cortèges officiels, funèbres ou autres de même nature, du rétablissement de l’ordre public et du contrôle routier.
Actualités 28 févr. 2023


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