La Nation Bénin...
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A l’avènement du régime de la Rupture et du Nouveau départ, le secteur éducatif, comme tout autre secteur de la vie nationale, a fait l’objet de réformes. Chaque sous-secteur a eu sa dose de mesures durant ces deux ans de gouvernance Talon.
Pour redorer le blason de l’école béninoise dans tous les sous-secteurs, certaines mesures ont été prises. Parlant des réformes, Marie-Odile Attanasso indique que des défis doivent être relevés dans le secteur éducatif pour atteindre la qualité. Elle est à rechercher non seulement au niveau des élèves mais aussi au niveau des enseignants.
Fondamentalement, au niveau de l’enseignement supérieur, le constat est l’existence d’une pléthore d’instituts et d’établissements privés d’enseignement supérieur. « On dénombre près de 150 universités privées dont à peine 50 disposent d’agrément », signale la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Ces universités et établissements privés, ajoutera Marie-Odile Attanasso, disposent chacun de son programme de formation et délivrent les diplômes selon leur bon vouloir. Ce qui a abouti au resserrement de la carte universitaire. Pour formaliser cette volonté, le Conseil des ministres du 27 juillet 2016 a décidé de la réorganisation de la carte universitaire du Bénin autour de quatre grandes universités publiques. Ainsi, leur nombre est passé de sept à quatre. Deux universités plurithématiques à savoir Abomey-Calavi et
Parakou et deux universités thématiques, l’Université polytechnique d’Abomey et l’Université des Sciences agronomiques de Porto-Novo. A ces universités sont rattachées des centres universitaires. Selon Marie-Odile Attanasso, cette réorganisation encore appelée « resserrement de la carte universitaire »devrait permettre l’utilisation rationnelle et efficiente des ressources humaines. Car, explique-t-elle, l’installation des anciennes universités publiques ne répond pas aux normes en matière d’infrastructures, d’équipement ni en termes de personnel enseignant.
Assainir le secteur privé de l’enseignement supérieur
Le secteur privé de cet ordre d’enseignement a commencé à enregistrer aussi son paquet de réformes. Il est question d’assainir le secteur. Cette action passe déjà par la réduction du nombre des universités privées en procédant à la fermeture de celles qui ne sont pas aux normes. En outre, pour régler le problème de la diversité des programmes enseignés aux étudiants d’une même promotion dans différents établissements supérieurs privés, le gouvernement de la Rupture a préconisé l’homologation des programmes et la fin de la co-signature des diplômes. Ce qui a débouché en 2017 sur l’organisation des examens nationaux de licences et de master pour les étudiants des universités privées. Des dispositions sont en cours pour aller à la suppression du Brevet de technicien supérieur(Bts) pour se conformer aux exigences du système Lmd où nulle part le Bts n’apparaît.
Les étudiants du public bénéficiaires de bourses reçoivent leurs allocations par virement bancaire, depuis l’avènement de la Rupture. On ne saurait omettre l’amélioration du mode de sélection des bacheliers pour l’accès en première année dans les établissements de formation professionnelle des Universités Nationales du Bénin. Depuis l’année 2007, en lieu et place des concours précédemment organisés, la sélection des bacheliers pour l’accès en première année dans les établissements de formation professionnelle des universités nationales du Bénin se fait autrement. Cette réforme consiste àrecueillir auprès de tous les candidats au Baccalauréat, avant la validation de leur candidature à l’examen, trois choix par ordre de préférence des filières dans lesquelles ils souhaiteraient poursuivre leurs études universitaires. Ensuite, suivra la publication des résultats de l’examen du Baccalauréat avec précision du classement par ordre de mérite des lauréats dans les trois filières universitaires de formation professionnelle qu’ils ont choisies.
Toujours concernant les bourses et secours universitaires, un changement de paradigme est intervenu et a fait monter la tension au sein de la communauté estudiantine. En effet, la bourse ne s’obtient plus avec 11,51 de moyenne dans les facultés classiques quand l’étudiant passe d’une classe à une autre.Elles sont désormais octroyées pour les trois ans de la licence. L’étudiant qui entre en première année avec une bourse la perdra s’il échoue mais la reprendrait l’année qui suit, s’il réussit, indique le ministre Marie-Odile Attanasso.
Par rapport à la collaboration entre le gouvernement et les organisations estudiantines du secteur public, l’Etat ne reconnaît désormais qu’un seul interlocuteur ; lequel doit être représentatif à 30 % au niveau du rectorat et à 40% au niveau national. Les élections au niveau des organisations d’étudiants auront lieu tous les trois ans désormais.
La rupture dans l’enseignement secondaire
L’une des grandes réformes que la Rupture a engagées au niveau de l’enseignement secondaire concerne le passage du premier cycle au second cycle. Pour accéder à la classe de Seconde, les élèves doivent remplir deux conditions simultanément: l’obtention du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) et l’obtention d’au moins 10/20 de moyenne. Ce qui suppose que ceux qui satisfont l’une seulement des deux conditions ne sont plus autorisés à faire la Seconde. Cette double exigence de la moyenne de classe et du Bepc vise, selon l’ancien ministre des Enseignements secondaire et technique et de la formation professionnelle, Lucien Kokou, à améliorer la qualité de la formation des cadres de demain et surtout de créer les conditions pour l’excellence en milieu scolaire.
De même, l’enseignement secondaire a enregistré en janvier, une réforme règlementant l’usage de téléphone portable dans les collèges et lycées. Ainsi, par la note circulaire n°001/MESTFP/DC/SGM/SA du 03 janvier 2018, le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, le professeur Mahougnon Kakpo a formellement interdit l’usage du téléphone portable aux heures de travail aux enseignants. « Autant l’enseignant est le premier modèle de l’enfant, autant l’utilisation du téléphone portable dans ces conditions porte gravement préjudice à la gestion du temps de travail effectif au profit des différents acteurs du système, ce qui, par ricochet, constitue un élément de contre-performance », signale-t-il.
« Tout enseignant ou tout élève qui serait surpris en pleine utilisation d’un téléphone portable dans nos établissements scolaires, de même que tout enseignant qui ferait usage d’un téléphone portable à ses heures de cours, subirait les sanctions administratives conformément aux dispositions en vigueur », avertit le ministre.
Par ailleurs, il a recommandé aux enseignants de respecter les normes vestimentaires prescrites en matière de morale professionnelle et de législation scolaire.
A ces deux réformes, il faudra ajouter celle concernant l’utilisation des vacataires. Aussi bien leur recrutement que le mode de paiement de leurs rémunérations ont connu des réformes.
Primaire : les cantines scolaires pour réduire le taux d’abandon
Au niveau de l’enseignement primaire, la réforme s’est intéressée à la réduction du taux d’abandon. Pour ce faire, le gouvernement a trouvé comme solution de rehausser le taux de couverture des cantines scolaires au Bénin. De l’ordre de 30% jusqu’à la fin de l’année scolaire 2015-2016, le gouvernement Talon a pris des mesures pour l’augmenter à 51%.Grâce à cette mesure, plus de 351109 écoliers des douze départements, de 1574 écoles primaires publiques ont bénéficié des repas servis par les cantines scolaires gouvernementales installées par le Programme alimentaire mondial qui accompagne le gouvernement dans ce projet. Cette réforme coûte pour le gouvernement la somme de 27,2 milliards de francs Cfa pour la période 2017-2021. En termes de critères dont dépend la création d’écoles à cantine, il faut noter que l’école doit être dans une zone reculée et difficile d’accès. De plus, elle doit avoir un faible effectif d’apprenants, pour pouvoir encourager les écoliers à venir au cours, a expliqué Salimane Karimou, ministre des Enseignements maternel et primaire.
Actualités 06 avr. 2018

Une délégation conjointe de l’Institut supérieur de formation sociale et de communication (Isfsc) et de l’École supérieure de formation des acteurs de l’audiovisuel, des métiers des médias et du multimédia au Bénin (Esfam-Bénin) conduite par Roger Mèdégan Fagla, était au siège de la Haac à Cotonou, vendredi 30 mars dernier. Au centre des échanges, la présentation d’un projet de création d’un groupe de presse spécialisé dans les droits des consommateurs et complémentaire à la formation des journalistes.
Le président et les conseillers à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Adam Boni Tessi, ont échangé, vendredi 30 mars dernier, avec une délégation composée de responsables de l’Institut supérieur de formation sociale et de communication (Isfsc) et de l’École supérieure de formation des acteurs de l’audiovisuel, des métiers des médias et du multimédia au Bénin (Esfam-Bénin). La délégation conduite par Roger Mèdégan Fagla, promoteur de l’Esfam-Bénin, est allée présenter aux conseillers de l’institution de régulation de la communication et de l’audiovisuel au Bénin, l’évolution qu’a connue le projet de création d’un groupe de presse présenté comme complémentaire à la formation des journalistes et de défense des droits des consommateurs. L’objectif est de solliciter l'attribution de deux fréquences de radiodiffusion et de télévision pour la ville de Porto-Novo.
Au terme de cette audience, M. Mèdégan Fagla dit avoir le sentiment d’une grande satisfaction. Pour lui, le projet dont il est porteur avec ses partenaires belges est une initiative intégratrice et dynamique qui sort de l’ordinaire. Il explique que le projet appuie la formation que son école de journalisme Esfam-Bénin donne avec l’adéquation formation/emploi. « Cela veut dire que les étudiants, une fois ayant terminé leur formation, peuvent directement trouver l’emploi », affirme-t-il, soutenant que ce sont des milliers d’emplois pour ces deux chaînes qui sont à vocation panafricaine.
M. Mèdégan Fagla explique que la création de ces médias vient combler un vide sur le plan de la qualité des médias sur le plan national. « Nous voulons apporter une autre manière de faire de l’information, de faire de la radio et de la télévision en permettant aux populations d’avoir accès à des informations liées à leur vie, à leur existence, notamment les cinq besoins fondamentaux de l’homme », précise-t-il.
Présentant ces médias, M. Fagla souligne qu’il s’agit de « Fm Vie, la voie du consommateur et Cctv Africa dont nous sommes porteurs avec nos partenaires qui ont déjà investi de sommes colossales en équipement, en investissement de toutes sortes pour que nous ayons déjà les infrastructures déjà disponibles et prêtes à diffuser à Porto-Novo ».
Il se réjouit d’avoir reçu l’aval de toute la Haac et des cadres de l’institution de régulation pour octroyer effectivement ces deux fréquences à sa structure. Puis, il annonce : « Si tout va bien, nous allons pouvoir émettre avant la fin de l’année 2018 ».
Pascal Laviolette, enseignant et coordonnateur de la cellule internationale de l’Isfsc Bruxelles, explique que « La chose la plus importante qu’on peut retenir est que le président de la Haac s’est prononcé en faveur du projet et qu’il a engagé la Haac tout entière à soutenir le projet défendu par M. Fagla, le projet de radio et de télévision consuméristes au profit des citoyens du Bénin ».
Il précise que l’Isfsc présent dans ce projet est une école supérieure de journalisme et de communication qui travaille avec l’Esfam-Bénin depuis cinq ans sur des projets pédagogiques pour les journalistes du Bénin, mais aussi pour les journalistes de Belgique. Dans ce cadre-là, souligne-t-il, « Il y a des affinités, mais aussi des complémentarités entre les deux projets ».
Alain Dubois, directeur de l’Isfsc, témoigne pour sa part avoir des impressions positives et salue la qualité des questions qui ont été posées par les conseillers de la Haac. Pour lui, les conseillers ont mis en avant « la nécessité de s’appesantir sur le droit de la consommation ».
Taekwondo[/caption]Le Bénin prendra part du 29 mars au 1er avril à Agadir au Maroc à la Coupe d'Afrique de Taekwondo et à la deuxième Coupe du président avec deux athlètes. Il s’agit de Jehudiel Kiki et Saddat Boni Bio, deux internationaux qui ambitionnent porter haut l’étendard du taekwondo béninois à cette compétition. Ils auront comme mission de reconquérir des médailles en terre marocaine.
Jéhudiel Kiki est un athlète international béninois de taekwondo. Agé de 23 ans, il est de la catégorie senior -68 Kg. Plusieurs fois champion du Bénin, Jéhudiel Kiki est l’un des six athlètes béninois bénéficiaires des bourses de la Solidarité olympique. L’athlète au parcours élogieux vise la médaille d’or à cette compétition. Jéhudiel Kiki a connu le haut niveau depuis juin 2010 lors de la Coupe du monde francophone de la discipline à Cotonou où il a atteint les quarts de finale pour une première fois. Ensuite, il est allé à Singapour pour les Jeux olympiques juniors en 2010. Jéhudiel Finagnon Kiki a décroché beaucoup d’autres médailles, notamment lors des Jeux africains juniors à Rabat au Maroc en 2010, lors de la Coupe Onatel à Ougadougou en 2014, de la Coupe du Monde francophone en 2016, du Tournoi international de l’Amitié à Lomé en 2017 et bien d’autres.
Quant à Saddat Boni Biao, catégorie -55 kg, il est un pur produit de l’Académie Inna du grand maître Pierre Ogoudjobi. Saddat Boni Biao avait remporté en mars 2016 la médaille d’argent de l’Open BS de l’Amitié en Côte d’Ivoire dans la même catégorie. Au Festival des enfants, de la culture et de l’art, organisé en 2015 au Bénin sous le parrainage de l’ambassade de la France près le Bénin, Saddat Boni Bio a remporté une médaille de bronze dans la catégorie des moins de 51 kilogrammes. En 2014, il est sacré champion de l’Open des jeunes talents en taekwondo organisé par l’Académie Ogoudjobi. Il était au tournoi international organisé à Séoul en Corée en août 2015.
Ces deux athlètes vont combattrenon seulement en « poomsae », (démonstrations) mais en combats (Kyorugi) au « president’s Cup », qui attribue des points pour le ranking aux olympiques de Tokyo 2020. « Pour ces championnats d’Afrique, l’objectif est de se positionner afin de retrouver notre place au niveau africain et bien préparer les joutes internationales », indique Jéhudiel Kiki.
Approvisionnement en eau potable / http://maroc-diplomatique.net/lunion-europeenne-souhaite-citoyens-privilegient-l-eau-de-robinet/[/caption]La communauté internationale a célébré, jeudi 22 mars dernier, la Journée mondiale de l’eau, cette denrée indispensable à tous les êtres vivants sur terre. Dans plusieurs pays du monde dont le Bénin, l’accès à une source d’eau potable demeure, en tout cas pour une partie de la population, un problème majeur. L’insuffisance ou l’absence de points d’approvisionnement en eau potable et des infrastructures d’assainissement expose les personnes concernées à des risques importants pour leur santé.
Le droit à l’eau potable et à l’assainissement est un droit de l’homme explicitement reconnu par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2010. L’eau est une denrée indispensable aussi bien pour la boisson que pour l’usage domestique et la production alimentaire. Si différentes structures et et les gouvernants n’ont cessé d’œuvrer pour faciliter l’accès des populations à l’eau potable, il n’en demeure pas moins que cette problématique reste récurrente dans nombre de pays. Et les statistiques de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) en disent long sur le chemin qui reste à parcourir. Selon cette organisation, en 2015, 71 % de la population mondiale soit 5,2 milliards de personnes, utilisaient un service d’alimentation en eau potable géré en toute sécurité, c’est-à-dire situé sur le lieu d’usage, disponible à tout moment et exempt de toute contamination.
Cependant, « 844 millions de personnes ne disposent pas d’un service de base d’alimentation en eau potable et 159 millions d’entre elles doivent utiliser des eaux de surface. Dans le monde, 2 milliards de personnes utilisent des points d’eau contaminés par des matières fécales ».
Consciente de cette situation, la communauté internationale a fait de l’accès à l’eau potable l’un des objectifs du développement durable (Odd). La cible 6.1 des Odd appelle notamment à assurer l’accès universel et équitable à l’eau potable à un coût abordable. Il s’agit, à en croire l’Oms, d’un « objectif suivi au moyen de l’indicateur relatif aux services d’alimentation en eau potable gérés en toute sécurité, c’est-à-dire l’eau issue d’un point d’eau amélioré qui répond aux critères d’accessibilité, de disponibilité et de potabilité – à savoir exempt de contamination fécale et de pollution par des substances chimiques d’intérêt prioritaire ». Dans son Aide-mémoire n° 391, l’organisation met l’accent sur les inégalités géographiques, socioculturelles et économiques qui subsistent, non seulement entre les zones rurales et urbaines, mais aussi dans les villes, où les personnes vivant avec de faibles revenus dans des implantations spontanées ou illégales ont en général moins accès aux points d’eau améliorés que les autres citadins.
La diarrhée, tributaire de l’eau contaminée
Le manque d’eau potable et la mauvaise gestion des eaux usées urbaines, industrielles et agricoles sont des sources de maladies pour de nombreuses populations. La diarrhée est l’une des maladies hydriques les plus répandues au monde. Selon l’Oms, « La diarrhée est la deuxième cause de mortalité chez l’enfant de moins de cinq et elle est à l’origine de 525 000 décès d’enfants par an ». Cette maladie est le symptôme de diverses infections causées par des bactéries, des virus ou des parasites se transmettant, pour la plupart d’entre eux, par de l’eau contaminée avec des matières fécales. « Ces infections sont plus courantes lorsqu’il y a des pénuries d’eau salubre pour la boisson, la cuisine, la toilette et le nettoyage », précise l’Oms.
Il faut signaler cependant que la consommation d’eau contaminée n’est pas la seule cause de diarrhée. Le manque d’assainissement et d’hygiène fait également partie des causes de maladies diarrhéiques. Lorsque l’eau est difficile à se procurer, il arrive que les gens décident que le lavage des mains n’est pas une priorité, un comportement qui augmente le risque de diarrhée et d’autres maladies. En dehors de la diarrhée, il y a la schistosomiase, une maladie aiguë et chronique due à des vers parasites absorbés en s’exposant à des eaux infestées qui touchent des millions de personnes dans le monde. L’eau contaminée peut transmettre aussi des maladies comme la dysenterie, le choléra, la typhoïde et la poliomyélite.
Les conséquences du manque de services d’approvisionnement en eau potable sont autant sanitaires, sociales qu’économiques. Dans certaines contrées, la corvée d’eau dure des heures. Toutes choses qui ne favorisent pas la scolarisation des enfants, des filles en particulier qui sont conviées à cette tâche. L’accès à des points d’eau favorise de ce fait une meilleure santé, contribue à améliorer la fréquentation scolaire, avec des conséquences positives à long terme pour la société.
En retenant cette cible dans les objectifs du Millénaire pour le développement, puis dans les Odd, les Nations Unies invitent les Etats à prendre les mesures nécessaires pour réduire l’impact des maladies hydriques dues à la consommation d’eau contaminée. Dans un contexte de changement climatique où la pénurie d’eau est de plus en plus croissante, face à une démographie galopante, l’Oms recommande une meilleure gestion des ressources hydriques pour garantir la quantité et la qualité de l’approvisionnement en eau. Le Bénin, n’est pas resté en marge de cette dynamique. Le taux de desserte et d’accès à l’eau potable dans le pays était de 68,1% en 2014. A en croire le ministre en charge de l’Eau, Samou Séidou Adambi, des mesures sont en train d’être prises pour remédier aux inégalités en matière d’accès à l’eau dans le cadre de l’atteinte de l’Odd n°6. Elles permettront de desservir plus de deux millions de personnes d’ici à mars 2019, a-t-il assuré.
Cour constitutionnelle[/caption]Les membres du bureau de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb) conduits par leur président, le révérend-pasteur Amos Kponjésu Hounsa, étaient vendredi 23 mars dernier au cabinet du président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo. Occasion pour eux de se présenter à l’hôte et lui exprimer leur reconnaissance pour sa contribution au dénouement de la crise qui a secoué l’Eglise protestante
méthodiste du Bénin pendant deux décennies.
« Nous étions chez le président de la Cour constitutionnelle pour le remercier pour son implication personnelle dans le processus de réconciliation des fidèles de notre Eglise », a indiqué le président de l’Epmb. Selon lui, il était de bon ton d’aller exprimer cette gratitude, après le dénouement heureux de la situation.
Le pasteur Amos Kponjésu Hounsa a saisi cette occasion pour inviter le professeur Théodore Holo, le 31 mars prochain, au temple Béthanie dans le cadre de l’inauguration du mémorial érigé pour immortaliser cet acte de réunification et de paix. « Nous pensons associer tous les acteurs qui ont participé à l’édification de la paix dans notre communauté à cette cérémonie », a-t-il ajouté. C’est d’ailleurs ce qui a motivé la présence de tous les membres du bureau de l’Epmb à prendre part à cette audience.
Le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, s’est réjoui du fait que les fils et filles de cette Eglise parlent à nouveau d’une même voix.
Faut-t-il le rappeler, l’Eglise protestante méthodiste du Bénin s’est unifiée, après plus de 19 ans de crise, sous la médiation du chef de l’Etat béninois, Patrice Talon avec le soutien de tous les présidents d’institutions de la République du Bénin.
Société 26 mars 2018
Patrice Talon et Alpha Barry[/caption]Le chef de l’Etat a reçu en audience, ce jeudi 22 mars, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération du Burkina Faso. Porteur d’un message du président du Faso à l’endroit de son homologue béninois, Alpha Barry en a profité pour aborder avec le président Patrice Talon des questions touchant à la coopération entre les deux pays.
De retour de Kigali (Rwanda) avec son homologue béninois, Alpha Barry, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l’extérieur, a fait un tour à Cotonou avant de rejoindre Ouagadougou. Il était porteur d’un message du président Roch Marc Christian Kaboré à l’endroit du chef de l’Etat, Patrice Talon. Les échanges entre les deux personnalités se sont déroulés en présence du patron de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci.
« Je suis porteur d’un message de mon président à son frère et ami Patrice Talon. Ce message entre dans le cadre des concertations habituelles entre le Burkina et le Bénin, deux pays qui ont de nombreux projets en commun et partagent des projets de développement », a affirmé le ministre burkinabè Alpha Barry à sa sortie d’audience.
Les deux chefs d’Etat, rappelle-t-il, ont « une convergence de vue » sur les questions de développement et il s’est dit « très honoré de la disponibilité du chef de l’Etat béninois qui a accepté de le recevoir ».
Mais au-delà du message dont il est porteur, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération du Burkina Faso dit avoir eu également une longue discussion avec le président de la République. Un exercice plaisant, à ses dires, surtout que « le président Patrice Talon est pétri d’expériences ». Il le présente comme « un homme qui a eu une autre vie dans le monde des affaires avant d’être à la tête du pays » et qui justifie de connaissances précises dans le montage des projets et sur des questions touchant au développement. Il dit donc avoir eu avec lui des « discussions assez enrichissantes de son expérience et de sa vision d’homme d’Etat » et souligne par ailleurs qu’il est sorti « très enrichi de cette visite ».
Le ministre Aurélien Agbénonci note, pour sa part, qu’il s’agit d’un « entretien très positif sur des préoccupations communes » aux deux pays. « Ces deux leaders (les présidents Talon et Kaboré) ont une vision commune de ce que notre sous-région doit être », souligne-t-il. S’agissant de la coopération bilatérale, elle se porte à merveille, assure le ministre qui précise qu’au mois de décembre dernier, la tenue d’une session de la grande commission mixte Bénin-Burkina Faso a contribué à donner un coup de pouce à cette coopération. Entre les deux pays, « la concertation est quasi-permanente et nous échangeons pour voir comment aller encore un peu plus loin », a déclaré le ministre Aurélien Agbénonci.
Prévention des maladies dans l’Ouémé-Plateau[/caption]L’Ong Autre Vie a lancé, ce mardi 20 mars au complexe scolaire de Yoko à Sakété, une campagne de déparasitage et de prévention sanitaire dans les écoles de sept communes des départements de l’Ouémé et du Plateau. Cette campagne s’insère dans les initiatives de santé et nutrition scolaires que pilote l’Ong avec l’appui financier de WeWorld.
L’Ong Autre Vie et son partenaire financier WeWorld font œuvre utile dans les communes des départements de l’Ouémé et du Plateau, cibles du projet de déparasitage et de prévention sanitaire au profit des écoliers de la maternelle et du primaire. Près de 8000 écoliers et 6 000 parents d’élèves sont prévus pour être pris en charge dans le cadre de la campagne de déparasitage et de prévention sanitaire officiellement lancée ce mardi 20 mars, au complexe scolaire de Yoko dans la commune de Sakété.
Ce geste vise à contribuer au renforcement de la lutte contre la malnutrition en milieu scolaire dans dix villages de sept communes cibles du projet à savoir Akpro-Missérété, Avrankou, Pobé, Kétou, Adja-Ouèrè, Ifangni et Sakété.
Pour le directeur exécutif de l’Ong Autre Vie, Romulad Djivoessoun, l’engagement de son organisation au côté de WeWorld pour des actions de santé et de nutrition scolaire vise surtout à créer un environnement scolaire qui favorise l’accès à la santé et à une nutrition saine et diversifiée aux écoliers des départements de l’Ouémé et du Plateau. Plusieurs actions ont été définies à cet effet pour l’atteinte de cet objectif. Lesquelles actions concernent notamment la distribution de farines enrichies aux enfants des écoles maternelles, la mise en place des dispositifs scolaires et communautaires d’appui à la promotion des bonnes pratiques nutritionnelles dans les villages cibles du projet, l’installation d’un comité scolaire de santé et de nutrition dans les écoles et la mise en place des clubs scolaires de l’hygiène et de l’assainissement, et l’installation des groupes d’actions pour la nutrition dans les villages d’intervention.
A ces actions stratégiques, Romuald Djivoessoun ajoute la conception et la réalisation des supports de communication sur l’hygiène et la nutrition en milieu scolaire, l’appui aux organisations communautaires de base pour porter les questions de la nutrition des écoliers en communauté et l’identification et la formation des enseignants points focaux santé et nutrition scolaire dans les écoles maternelles et primaires retenues par le projet. Tous ces acquis du projet viennent renforcer la campagne de déparasitage et de prévention sanitaire qui va toucher près de 14 000 cibles afin d’épargner surtout les enfants de la malnutrition dans les écoles cibles, précise le directeur exécutif de l’Ong Autre Vie.
Emilia Vavassori, représentante de WeWorld Bénin, réitère l’engagement de son organisation, comme d’ailleurs depuis 2014, à œuvrer aux côtés du gouvernement et de l’Ong Autre Vie pour prévenir la malnutrition des enfants en milieu scolaire à travers leur déparasitage et leur suivi de leur état nutritionnel. Ce qui permettra de booster le rendement scolaire de ces écoliers, explique-t-elle. Emilia Vavassori invite les parents d’élèves à saisir cette opportunité pour s’approprier et à adopter dans leurs maisons les bonnes techniques nutritionnelles afin de mettre leurs enfants à l’abri des maladies dont surtout l’anémie.
Le représentant du préfet du Plateau, Ezéchiel Moïlo, qui a lancé officiellement la campagne, a insisté sur la responsabilité des parents dans le suivi de l’état nutritionnel et la prise en charge sanitaire de leurs enfants. Il les a sensibilisés à ne pas attendre forcément l’Etat, la Société civile ou les partenaires techniques financiers pour assurer le bien-être de leur progéniture. Ils doivent jouer leurs rôles de parents vis-à-vis de leurs enfants qui ont droit à une bonne santé et hygiène de vie. Le directeur départemental des Enseignements maternel et primaire du Plateau, Gabriel Dohou, le représentant du maire de Sakété, Samuel Assogba et le représentant du directeur départemental de la Santé du Plateau, Paul
Kindafoké ont tous aussi loué ce partenariat entre l’Ong Autre Vie et WeWorld pour la bonne santé des populations cibles du projet.
ambassadeur allemand Achim Tröster reçu par Théodore Holo[/caption]Le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, a reçu en audience, ce lundi 19 mars au siège de l’institution à Cotonou, l’ambassadeur d’Allemagne près le Bénin, Achim Tröster. Les deux personnalités ont discuté des questions relatives au fonctionnement de l’institution et à la coopération entre les deux pays.
Cette audience entre en ligne de compte des prises de contact du nouvel ambassadeur avec les présidents des institutions du Bénin. « Comme je suis nouvellement venu, il est de bon ton que je rencontre les responsables des institutions du pays », a laissé entendre Achim Tröster. Il se dit satisfait des énormes efforts faits par la Cour constitutionnelle pour la consolidation de la démocratie et l’Etat de droit au Bénin. Il félicite le président Théodore Holo et tous les conseillers de la Cour pour le travail excellent qu’ils abattent à travers les décisions rendues. « Ce qui m’a impressionné ce sont les décisions rendues par la Cour. Et je les félicite pour leur travail », a-t-il ajouté. Pour lui, la Cour constitutionnelle est une institution qui garantit la stabilité dans le pays et renforce le système démocratique. « C’est un grand atout pour le Bénin », a-t-il conclu?
Audiences du président de l’Assemblée nationale[/caption]L’Organisation nationale des femmes catholiques du Bénin (Onfcb) tient, le week-end prochain, ses assises statutaires à la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée-conception de Porto-Novo. Plus de 3000 participantes provenant des dix diocèses catholiques du Bénin sont attendues à cette grande rencontre.
A quelques jours des travaux, une délégation conduite par Antoinette Hounsou-Vê Dossa, présidente de cette organisation, est allée annoncer la nouvelle au président de l’Assemblée nationale. Elle a fait d’une pierre deux coups en sollicitant le soutien de Me Adrien Houngbédji pour faciliter l’accueil et le séjour de ces femmes qui seront à Porto-Novo dès demain vendredi 9 mars.
A la suite de l’Onfcb, le président de l’institution parlementaire s’est entretenu avec le Syndicat des conducteurs de taxi-moto de l’Ouémé et du Plateau (Syncotamo-OP).
« Nous sommes venus saluer le président de l’Assemblée nationale et lui souhaiter un heureux anniversaire comme c’est sa semaine d’anniversaire », a confié, au sortir de l’audience, Pascal Mèdjigbodo, président du Syncotamo-OP. Il dit avoir saisi l’occasion pour exposer à la deuxième personnalité de l’Etat les problèmes de la corporation des conducteurs de taxi-moto. Cette profession est née, selon Pascal
Mèdjigbodo, dans le département de l’Ouémé mais elle serait laissée pour compte aujourd’hui. La délégation du Syncotamo-OP dit avoir plaidé pour la prise en compte des conducteurs de taxi-moto dans le Programme d’action du gouvernement (Pag). « Beaucoup de conducteurs de taxi-moto veulent retourner à leur métier de base. La corporation a besoin d’être assainie. Il y a d’autres pays qui viennent pour voir le dispositif en place au Bénin. Nous avons échangé sur tout cela avec le président Adrien Houngbédji qui nous a donné beaucoup de conseils pour le mieux-être dans notre corporation », souligne Pascal Mèdjigbodo. Il espère que dans les tout prochains jours le secteur va commencer à présenter un nouveau visage plus digne et respectable.
Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a bouclé ses audiences par Josiane Foundohou, responsable de l’Institut néerlandais pour la démocratie multipartite (Nimd) au Bénin. Elle n’a fait aucune déclaration à sa sortie d’audience.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 08 mars 2018

L’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) aura un nouveau président ce lundi 5 mars. Elle se retrouve en effet en assemblée générale pour élire son nouveau bureau exécutif dont le successeur de Michel Adjaka qui vient de boucler son deuxième mandat à la tête de cette organisation syndicale. Il quitte la présidence du syndicat en pleine grève de l'Unamab qui exige du gouvernement la rétrocession aux magistrats des défalcations qu'il a opérées pour fait de grève sur leur salaire du mois de février dernier. Du coup, tout le monde est impatient de connaître le magistrat qui gagnera la confiance de ses pairs et succèdera à Michel Adjaka dont les deux mandats successifs auraient comblé les attentes des uns et des autres. Les tractations vont bon train dans les coulisses des cours et tribunaux du Bénin. Lesquelles renseignent que c’est un autre dur à cuire qui prendra la succession du non moins rigoriste dont le départ est annoncé. Pour l’instant, les acteurs continuent de garder le suspense autour du nom. Mais qui est ce magistrat ? Quel est son parcours syndical ? On croise les bras en attendant l’issue de l’assemblée générale élective de ce lundi 5 mars.
Actualités 04 mars 2018
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