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Nouvelles

Affaire soupçons de corruption au Parlement : Le Fonac aux trousses des députés

L’affaire de soupçons d’achat de conscience des députés ventilée, mardi 4 avril dernier à l’hémicycle, par la députée Rosine Vieyra Soglo lors de l’examen du rapport de prise en considération du projet de loi portant révision de la Constitution du 11 décembre 1990, fait toujours grand bruit. 

Le Front des organisations nationales de lutte contre la corruption (Fonac) s’est auto-saisi du dossier. Par une correspondance adressée au président de l’Assemblée nationale, il a annoncé son intention de creuser et de tirer au clair cette affaire en écoutant les concernés avec l’honorable Rosine Vieyra Soglo en premier. Jean-Batispte Elias et ses collègues du Fonac ont sollicité à cet effet une audience auprès du président Adrien Houngbédji pour qu’il les autorise à s'acquitter de leur mission.
Il faut préciser qu’au cours de cette séance plénière, la présidente du Groupe parlementaire « Nation et développement » avait déclaré que ses collègues dont elle-même d’ailleurs, ont reçu de l’argent afin de voter favorablement le rapport de prise en considération de la commission chargée des Lois sur le projet de révision de la Constitution du 11 décembre 1990. Cette déclaration avait suscité la colère des députés au point où les présidents des différents groupes parlementaires ont exigé de la doyenne d’âge des excuses publiques. Mais elle a persisté et opposé une fin de non-recevoir à cette requête. Elle insiste et dit n’avoir d’excuses à présenter à qui que ce soit. C’est, pour des besoins de clarification par rapport à ce dossier que le Fonac a sollicité et obtenu l’accord du président de l’Assemblée nationale pour cette rencontre qui ne tardera pas à avoir lieu.
Seulement que le Fonac pourrait rencontrer un gros obstacle dans ses travaux d’investigations. En effet, le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale dispose en son article 61 qu’aucun député ne peut être poursuivi ni interpellé pour ses propos émis à l’intérieur de l’hémicycle. Ils sont d’ailleurs couverts par l’immunité parlementaire. Avec une telle disposition, l’on se demande jusqu’où peut aller le Fonac dans sa mission.

Th. C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 10 avr. 2017


Incendie à Bopa: 19 cases et greniers partis en fumée à Badazouin

Un incendie s’est déclaré, samedi 18 mars dernier à Boclohoué, un village de l’arrondissement de Badazouin, commune de Bopa. Les flammes ont détruit au moins dix-neuf cases et des greniers, selon le maire Frédéric Dandevèhoun. Aucune perte en vie humaine n’a été constatée. En revanche, plusieurs ménages sont sérieusement éprouvés. « Les sinistrés manquent de tout y compris des effets vestimentaires brûlés par les flammes », a détaillé l’autorité communale.

Face à cet état de précarité, la mairie a offert deux colis de fripes. Mais il en faut bien plus pour soulager les sinistrés. Les regards sont tournés vers le conseil communal qui devra prendre une délibération pour aider à reconstruire Boclohoué, localité située sur des terres noires.
« Nous lançons un S.O.S. en direction du Gouvernement et des personnes de bonne volonté pour contribuer à cette œuvre de reconstruction, les moyens de la commune de Bopa étant très limités », a plaidé, à son tour, le maire Frédéric Dandevèhoun.
Le sinistre s’est produit en présence de ce dernier. Il était dans la délégation du professeur Mathurin Nago qui effectuait une tournée politique dans la localité. Les causes de l’incendie ne sont pas encore élucidées. Avant Boclohoué, des cas d’incendie avaient été enregistrés, au cours de cette année, à Houéyogbé et Grand-Popo, dans le même département : le Mono.

Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo

Société 21 mars 2017


Audience à la Présidence de la République : Faire de la chefferie traditionnelle un instrument de développement

 Les rois et chefs traditionnels devraient jubiler à la suite de l’audience que le président de la République leur a accordée, samedi 4 mars dernier. En plus d’une reconnaissance juridique, tout sera mis en œuvre pour faire d’eux des acteurs de développement, a promis le président de la République.

Trois doléances majeures ont été faites par la délégation des rois et chefs traditionnels du Nord reçus en audience, samedi 4 mars au palais de la présidence de la République. Sa Majesté Gangorosuambu, roi de Kika, a expliqué au président Patrice Talon, le rôle remarquable des chefferies aux plans politique, économique et socioculturel en faveur de la paix et du développement. Selon lui, il est nécessaire pour le pays de recentrer le concept de la chefferie et de la royauté et de clarifier l’ordre protocolaire à l’intérieur de cette composante pour en avoir une meilleure organisation.
Au-delà de l’organisation, les rois souhaitent être aux côtés des autorités pour le développement. Ils ont des « objectifs précis en conformité avec le Programme d’action du Gouvernement (Pag) » et l’ont fait savoir au président de la République. Ils souhaitent ainsi « participer aux côtés des autorités locales et nationales aux œuvres de développement à travers les questions de population, de santé et d’éducation ». Ce qui implique, poursuit sa Majesté Gangorosuambu, « l’identification des rois dans une administration décentralisée, l’identification du rôle de l’administration vis-à-vis des rois, l’établissement de modes de collaboration entre les deux entités afin d’associer les rois en général et leur organisation faîtière nationale, le Haut conseil des rois du Bénin (Hcrb) en particulier aux œuvres de développement ». Apporter assistance aux autorités locales et nationales pour la vulgarisation et l’implémentation sur le terrain des actions de développement dans tous les domaines et celles liées au Pag, travailler en coordination avec les autorités au niveau national pour doter les rois d’un texte juridique national et les associer aux tâches de maintien de la paix et de sécurité. C’est là, la dernière doléance faite par la délégation au chef de l’Etat, en présence du député Rachidi Gbadamassi et du maire de la commune de Parakou, Charles Toko.
Des doléances bien reçues par le président de la République qui a promis agir pour redonner à cette entité, la place qui est la sienne. « Vous incarnez l’autorité morale et traditionnelle dans tout le Bénin, les ancêtres, les parents… à ce titre, je suis votre fils et quand le père vient au fils lui apporter la bénédiction, vous comprenez combien il peut être honoré et heureux », a introduit le chef de l’Etat avant de dévoiler ses ambitions pour la chefferie traditionnelle. « Je prends vos doléances comme de simples rappels », indique le chef de l’Etat. Pour lui, la reconnaissance de la chefferie traditionnelle sera intégrée au projet de révision qui sera transmis dans les jours à venir au Parlement. Ceci, pour donner un statut juridique à ces gardiens de la tradition.

Restauration de palais royaux

Le chef de l’Etat compte ainsi « donner un sens à la mission de la chefferie » pour que son « rôle dans la cité soit efficace et effective aux côtés de l’administration publique ».
Dans le cadre du vaste programme d’investissement pour le secteur du tourisme prévu dans le Pag, quelques palais de grands royaumes traditionnels anciens vont être restaurés. L’annonce a été faite par le président Patrice Talon, au cours de l’audience qu’il a accordée aux chefs traditionnels et rois du septentrion. « Nous choisirons. L’Etat ne pourra pas tout restaurer. Cela ne devrait pas faire l’objet de complication. Nous allons nous employer à œuvrer pour donner plus de sérénité à la royauté », a promis le chef de l’Etat. Mais prévient-il, tout se fera pour que « l’intervention de l’Etat n’aggrave pas le déchirement »?

Actualités 06 mars 2017


Audience à la Cour constitutionnelle: Plusieurs personnalités au cabinet de Théodore Holo

Le président de la Cour constitutionnelle s’est entretenu, vendredi 3 mars dernier dans son cabinet, avec plusieurs délégations reçues en visite de courtoisie et de prise de contact. De nombreux sujets ont été abordés.

Quatre nouveaux ambassadeurs du Bénin en partance pour leurs pays d’accueil respectifs composent la première délégation reçue en audience par le président Théodore Holo, vendredi 3 mars dernier. Les diplomates étaient en visite de courtoisie et de prise de contact pour les échanges d’usage avant leur départ pour la prise de fonction. Il s’agit de Naïm Akibou en partance pour l’Iran ; Eric Saïzonou pour l’Afrique du Sud ; Baré Mohamed, le Qatar et Zacharie Akplogan, la Belgique.

Selon Eric Saïzonou, porte-parole de la délégation, cette rencontre est une visite de présentation des nouveaux ambassadeurs au président de la Cour constitutionnelle. Au terme de leur audience, les diplomates se sont dits satisfaits des échanges qu’ils ont eus avec leur hôte. « Nous avons reçu des conseils très avisés de la part du président dans les domaines où chacun de nous est appelé à servir dans ses nouvelles fonctions », indique Eric Saïzonou.
Le président de la Cour constitutionnelle a également reçu les membres de l’Association nationale des anciens parlementaires (Asnap) du Bénin. Rafiatou Karimou qui conduit cette délégation est allée présenter les membres du nouveau bureau de ladite association au président Théodore Holo. Ces anciens parlementaires s’emploient à mettre leurs expériences au service de la nation béninoise à travers plusieurs activités telles que la vulgarisation des lois et textes de la République.
Une autre délégation conduite par Esther Orou, présidente du comité d’organisation de la Journée internationale de la femme, a été introduite par la suite chez le président Théodore Holo. Les échanges ont porté sur les activités prévues dans le cadre de l’organisation de ladite journée. Esther Orou dit avoir reçu le soutien du président de la Cour constitutionnelle pour le bon déroulement des manifestations.

Concours international de procès

Le professeur Ibrahim Salami était également au cabinet du président de la Cour constitutionnelle. Il y est allé parler avec son hôte de l’organisation prochaine au Bénin du concours international de procès simulé « Charles Rousseau » en droit international. Ledit concours se déroule du 28 avril au 6 mai 2017 au Bénin. Le professeur Ibrahim Salami est porteur d’une invitation de participation qu’il a adressée à son hôte. « Je suis venu solliciter sa participation à ce concours qui va donner un rayonnement international à notre pays », affirme-t-il.

Actualités 06 mars 2017


Incendie à Grand-Popo: Une trentaine d’habitations consumées

Des paysans de Sah-Condji, un village de l’arrondissement de Djanglanmey à Grand-Popo, sont sous le choc. Ils sont victimes d’un incendie déclaré, vendredi 3 février, à partir d’un feu de brousse, selon quelques témoins. Les flammes ont causé beaucoup de dégâts matériels dont environ trente cases parties en fumée. Aucune perte en vie humaine n’est enregistrée. Cependant, on compte deux personnes blessées qui ont eu la vie sauve grâce à des militants de la Croix- Rouge qui les ont référés rapidement à l’hôpital de Comé. 

L’incendie aurait pu être plus dévastateur sans le recours au Groupement régional des sapeurs-pompiers de Lokossa, enfin doté d’un nouveau camion d’intervention. La propagation des feux, explique un agent du groupement, a été facilitée par la précarité des matériaux de construction des cases ainsi que leur contenu : huile rouge, noix palmistes et autres résidus des noix de palme. « L’inexistence du moindre poteau d’eau dans toute la commune de Grand-Popo a constitué un obstacle à l’efficience de notre action », a-t-il déploré. Il a fallu que des autorités usent de leur leadership pour les aider à trouver un point d’eau en vue de recharger leur véhicule dans la localité. Autrement, le camion serait obligé de parcourir une soixantaine de kilomètres pour aller à Comé, localité proche disposant de poteau d’eau.
Ce cas d’incendie repose la problématique de la répartition spatiale des poteaux d’eau sur l’ensemble du territoire national.

Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo

Société 06 mars 2017


Audience à la Cour suprême : Ousmane Batoko s’entretient avec le ministre Homéky

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, a reçu en audience à son cabinet ce lundi 27 février, deux personnalités en l’occurrence le ministre des Sports, Oswald Homeky, et le consul général du Bénin au Liban, Ara Vanlian.

« J’ai reçu il y a deux jours un message du président de la Cour suprême m’invitant à me rendre à Porto-Novo pour échanger avec lui sur une question importante », a confié ce lundi 27 février le ministre des Sports à sa sortie du tête-à-tête avec Ousmane Batoko. Oswald Homéky précise avoir fait le déplacement de Porto-Novo compte tenu du respect qu’il voue d’abord aux institutions républicaines et ensuite au président de la Cour suprême qui a été son prédécesseur, il y a 32 ans, à la tête de ce ministère. « Je suis venu l’écouter et je suis agréablement surpris qu’il m’ait parlé d’un projet important pour le ministère des Sports », a poursuivi le ministre. 

Le président Ousmane Batoko, en homme pétri d’expériences en matière sportive, a saisi l’occasion pour prodiguer quelques conseils à son hôte pour la réussite de sa mission. « Il a une ou deux idées qu’il a commencé par peaufiner et il a souhaité que je puisse prendre le relais. Je me garderai de révéler dans les détails le contenu du projet. Dans les semaines à venir, les Béninois sauront ce dont nous avons parlé », a laissé entendre Oswald Homéky. Il promet d’en rendre compte au chef de l’Etat et surtout de faire avancer ledit projet. Le ministre des Sports dit n’avoir pas manqué de faire le tour d’horizon de ses activités avec le président de la Cour suprême, lesquelles visent le décollage définitif du sport béninois. Il a rappelé au passage le programme sportif qui couvre toutes les écoles dans les 77 communes du Bénin.
Mais avant lui, le président Ousmane Batoko s’est entretenu aussi dans la journée de ce lundi 27 février, avec le consul général du Bénin au Liban. Ara Vanlian est allé présenter ses civilités au président de la Cour suprême qui est un de ses vieux amis depuis le Liban. L’hôte dit qu’il ne peut pas venir en visite de travail au Bénin et repartir sans le voir. Ara Vanlian félicite le président Ousmane Batoko pour la qualité des échanges qui auront par ailleurs tourné autour de la coopération financière et économique entre le Liban et le Bénin. Il promet de continuer de travailler pour améliorer les conditions de vie des 2500 Béninois vivant au Liban. Le consul général du Bénin au Liban avait à ses côtés lors de l’audience, le président de l’Union des Béninois au Liban, Pierre Kpélotossi?

Actualités 28 févr. 2017


Projet de compétitivité et de tourisme transfrontalier (Pctt): Près de 30 milliards F Cfa pour relancer le tourisme

Le Gouvernement béninois a lancé, hier jeudi 23 février, le Projet de compétitivité et de tourisme transfrontalier (Pctt). Ses principaux investissements sont orientés vers la ville touristique de Ouidah et l’attrait des touristes en provenance du Nigeria.

Ouidah, la porte d’entrée du tourisme béninois a toujours rêvé de transformation. Le projet de compétitivité et de tourisme transfrontalier (Pctt) lui apporte le graal, avec ses 30 milliards d’investissement dont elle serait la principale bénéficiaire. Au lancement du projet hier, Sévérin Adjovi, maire de la ville, ne pouvait que s’en féliciter. « Le Pctt prend d’abord appui sur Ouidah qui représente un point de départ naturel pour la promotion du développement du tourisme au Bénin, un pôle culturel, de loisirs et d’écotourisme », affirme-t-il. Le programme financé par la Banque mondiale à hauteur de 50 millions de dollars, soit environ 30 milliards F Cfa sera exécuté sur une période de cinq ans, sous l’égide de l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme (Anpt). José Pliya, le directeur général de l’Agence est ravi de conduire la barque de la relance touristique de Ouidah, ayant toujours été fasciné par le poids de l’histoire que porte cette ville au-delà des frontières nationales. « Ouidah est une ville d’aller et de retour. Il a un cosmopolitisme qui raconte bien notre pays. Ce projet nous donne l’opportunité de promouvoir cette ville créole qui est une clé exceptionnelle pour rentrer au Bénin », souligne-t-il. Mais derrière l’enjeu de revalorisation du patrimoine historique et touristique de Ouidah, José Pliya relève une série d’investissements qui vont transformer l’économie de la région de Ouidah, à travers les petites et moyennes entreprises, les emplois à promouvoir et les produits touristiques qui vont se déployer. « Pour accueillir les touristes, il faut que les gens soient heureux dans leur vie quotidienne », insiste-t-il. 

« Le Pctt est le fruit d’un processus participatif et inclusif qui s’aligne pleinement sur les objectifs du Programme d’actions du Gouvernement et cadre avec le double objectif de réduction de la pauvreté et de partage de la prospérité », soutient Katrina Sharkey, représentante résidente de la Banque mondiale au Bénin. Elle rassure que le projet va accroitre le nombre de touristes, les investissements privés dans le secteur, ainsi que les bénéfices induits vers les secteurs comme l’agrobusiness, l’artisanat, et les services qui interviennent dans l’industrie touristique. Le Pctt, poursuit-il, prévoit ainsi des investissements clés dans l’offre touristique et le bien-être des populations autour de la zone de Ouidah, des réformes réglementaires pour atténuer les contraintes au développement du secteur privé touristique, des mécanismes de financement dédiés au développement des liaisons entre le secteur de l’hospitalité et les petites et moyennes entreprises béninoises. « La capacité à agir contre la pauvreté est entre nos mains. Il est donc de notre responsabilité commune d’assurer le succès de ce premier engagement à grande échelle d’un partenaire au développement dans le secteur du tourisme », suggère-t-elle.

Les effets induits du tourisme

Si le projet a été approuvé par le Groupe de la Banque mondiale en mars 2016, Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, assure que le nouveau régime a mis des semaines et des mois à le redimensionner pour le conformer à sa nouvelle vision du tourisme national. Il rappelle que ce secteur est en première position dans les projets phares du Programme d’actions du Gouvernement pour un financement attendu de 685 milliards F Cfa. « L’expérience que représente le Pctt, compte tenu de son envergure et de sa durée, peut être considérée comme une expérience pilote, une expérience dont la réussite et le succès favoriseront une mise à l’échelle nationale des réformes du secteur du tourisme », parie-t-il. Le ministre d’Etat insiste sur la transversalité du secteur touristique dont les investissements auront des retombées sur les autres secteurs. Et de conclure : « L’ensemble du financement orienté vers les autres secteurs est une forme de financement indirect du tourisme ».
Le Pctt se décline en trois composantes, à savoir l’amélioration du cadre de développement du tourisme, le développement des destinations et produits touristiques, l’appui au renforcement et à l’expansion des micro, petites et moyennes entreprises opérant dans le secteur touristique. Une étude dans les destinations en développement a démontré que chaque dollar investi dans le tourisme peut générer 2,07 dollars à terme. L’ambition du Gouvernement actuel est de porter à terme la contribution du tourisme au Pib de moins de 3% actuellement à 10% ?

Société 24 févr. 2017


Dr Christian Hounsounou, néphrologue au sujet de la maladie rénale: « On peut perdre 70% de son capital néphronique fonctionnel sans aucun symptôme »

Comme tous les autres organes, les reins jouent un rôle important dans le corps humain. Lorsqu’ils cessent de fonctionner, il en résulte une accumulation de déchets dans l'organisme. Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale du rein le 10 mars prochain, nous faisons une incursion dans l’univers des maladies rénales, à travers une série d’articles pour mieux les connaitre et mieux les prévenir. Dans la première partie de cet entretien avec le docteur Christian Hounsounou, néphrologue au Centre national hospitalier et universitaire (Cnhu) Hkm de Cotonou, nous aborderons la maladie rénale, ses causes et manifestations.

La Nation : Dr Hounsounou, quelle est la fonction des reins dans l'organisme humain?

Dr Christian Hounsounou : Les reins sont de petits organes en forme de haricots situés à l’arrière du péritoine. Malgré leur taille réduite (12x6x3 cm), ils jouent un rôle fondamental dans la physiologie du corps humain. Les reins assurent de façon globale, trois fonctions principales dont la plus connue est la fonction d’épuration (celle qui permet de filtrer le sang et de débarrasser l’organisme des déchets du métabolisme, des toxines, des excédents de sel et d’eau). Mais il existe également deux autres fonctions qui sont le maintien de l’équilibre acido-basique ; et la fonction endocrine qui permet la sécrétion d’hormones notamment l’érythropoïétine pour la production de globules rouges, la vitamine D pour l’absorption du calcium et la rénine qui intervient dans la régulation de la tension artérielle.

Qu’est-ce qu’une maladie rénale ?

Nous pouvons appeler maladie rénale, toutes les pathologies qui se traduisent par une modification morphologique ou fonctionnelle associée ou non à une insuffisance rénale. La présence d’une insuffisance rénale n’est donc pas indispensable pour parler de maladie rénale. Lorsque vous avez par exemple du sang ou des protéines dans les urines, on peut également parler de maladie rénale.

Quels sont les facteurs qui peuvent altérer le bon fonctionnement des reins? 

Ces facteurs sont nombreux. En réalité, les urines sont ce que l’on appelle un ultrafiltrat du sang. C’est-à-dire que le sang reçu au niveau rénal est filtré en continu pour être débarrassé de toutes les substances toxiques que nous consommons quotidiennement. Chaque jour, environ 180 litres de sang sont filtrés par nos reins pour produire 1,5-2 litre d’urine. Le bon fonctionnement rénal peut ainsi être affecté par toutes les situations qui modifient ou perturbent le débit sanguin rénal. Il s’agit par exemple des situations d’hémorragies ou de déshydratation ou encore de certains médicaments comme les anti-inflammatoires (que les gens consomment pourtant beaucoup chez nous). Il y a également toutes les maladies qui retentissent sur les reins comme le diabète et l’hypertension ; les maladies infectieuses (bactériennes, virales ou parasitaires) ; et enfin la consommation de substances toxiques.

La consommation abusive ou non contrôlée des médicaments (automédication) ainsi que des tisanes serait également la cause d’une maladie rénale. Qu'en est-il en réalité?

Beaucoup de personnes abusent de traitements divers et variés et pratiquent l’automédication de façon récurrente. Il existe des tisanes pour traiter tout et n’importe quoi. Certains vendeurs d’illusions abusent de la crédulité des populations et diffusent des idées erronées qui concourent à un important retard de diagnostic. Malheureusement, ces pratiques sont très profondément ancrées dans nos cultures et dans nos modes de vie. Les interdire seulement ne suffit pas et n’a d’ailleurs jusqu’ici jamais porté ses fruits. Il faut plutôt choisir l’option de la sensibilisation et de la coopération scientifique. Dans la mesure où plus de 90% des médicaments ingérés sont éliminés par les reins, nous devrions nous entourer d’un minimum de sécurité pour protéger les populations. Ainsi, tout produit ou tisane à usage pharmacologique, doit avoir une forme galénique (comprimés, gélules, pommade, etc…), une posologie, un dosage et des contre-indications clairement identifiés.

Comment savoir que ses reins ne fonctionnent plus correctement ?  

Dans un grand nombre de situations, la maladie rénale est souvent silencieuse. Très peu de signes sont évocateurs du dysfonctionnement rénal. On peut ainsi perdre jusqu’à 70% de son capital néphronique fonctionnel sans aucun symptôme ou presque. Cependant, certains signes peuvent vous alerter. On peut citer, la présence de sang dans les urines, la survenue d’œdèmes au visage ou aux pieds, les urines mousseuses, ou encore les mictions nocturnes trop fréquentes (uriner plus de 3 fois la nuit).

Est-ce à dire qu’il y a des personnes qui sont plus à risque que d’autres de développer des maladies rénales ?

Tout à fait. Les signes que nous avons évoqués précédemment ne sont que des signes d’appel et ne sont pas forcément synonymes de dysfonctionnement rénal. Par exemple dans le diabète, vous pouvez aussi uriner fréquemment sans que ça ne soit de cause rénale. Mais comme vous l’avez dit, certains sont plus à risque notamment les personnes diabétiques ou hypertendues.

La conduite à tenir lorsqu'on constate ces signes?

Ces signes doivent vous faire penser qu’il y a problème et vous décider à consulter un spécialiste ou même un médecin généraliste qui vous orientera en fonction des examens préliminaires qu’il aura réalisé.
Retenons qu’il est important de consulter votre médecin surtout dans les cas suivants : vous êtes hypertendu(e) ou avez des antécédents familiaux d’hypertension; vous êtes diabétique ou avez des antécédents familiaux de diabète ; vous avez-vous-même une maladie rénale connue (calculs, insuffisance rénale, polykystose…) ou vos parents (ascendants ou collatéraux) en souffrent; vous présentez des facteurs de risques cardio-vasculaires (obésité, sédentarité, tabac, alcool) ; ou encore si vous consommez en abondance de nombreux médicaments et autres produits toxiques.

Comment peut-on prévenir les maladies du rein?

D’une façon générale, il faut maintenir une hygiène de vie correcte, éviter l’automédication abusive et limiter au maximum la consommation de sel, de tabac et d’alcool. Il faut lutter contre l’obésité, la sédentarité et maintenir une activité physique régulière. Sauf avis contraire de votre médecin, buvez et hydratez-vous convenablement tout au long de la journée.
Les personnes à risque tels que les diabétiques et les hypertendus de même que les patients porteurs de pathologies urologiques (lithiases rénales, hypertrophie prostatique) ou développant des infections urinaires de manière trop fréquente, doivent quant à elles bénéficier d’un dépistage plus rigoureux et d’un suivi strict pour éviter la survenue et/ou l’aggravation d’une insuffisance rénale?

Santé 21 févr. 2017


Audience à la Cour suprême : L’amélioration des conditions carcérales préoccupe

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, a reçu en audience ce mercredi 15 février, plusieurs délégations dont celle de l’Ong « Défense sans frontières » (Dsf-Ong) conduite par sa présidente, Christhelle Houndonougbo, préoccupée par l’amélioration des conditions de détention dans les maisons d’arrêt.

L’Organisation non gouvernementale « Défense sans frontières » (Dsf-Ong) œuvre pour l’épanouissement, le bien-être physique et moral des personnes détenues dans les établissements pénitentiaires du Bénin. Aussi, contribue-t-elle à leur insertion professionnelle et facilite l’accès à la justice des personnes vulnérables et défavorisées par la fourniture gratuite d’assistance juridique et des prestations d’auxiliaires de justice. La présidente de cette Ong, Christhelle Houndonougbo est allée présenter ce mercredi 15 février, les objectifs de son organisation au président de la Cour suprême qui l’a reçue en audience. « Dsf-Ong intervient dans le milieu judiciaire en général et particulièrement dans le milieu carcéral. Après cette audience, nous nous estimons heureux parce que nous sommes venus voir un homme déjà convaincu de ce dont nous sommes venus lui parler. Je pense que nous avons déjà son soutien en ce qui concerne certains aspects comme l’état de la justice au Bénin ; ce qui nous permet de dire que la Cour suprême est un partenaire privilégié pour notre organisation », a confié Christhelle Houndonougbo à sa sortie de l’audience.

Elle dit avoir plaidé dans ce cadre auprès du président de la Cour suprême pour que certaines actions soient menées en direction de l’Exécutif pour amener ce dernier à jouer sa partition pour le règlement de certains problèmes urgents, notamment le cas des anciens condamnés à mort qui n’attendent qu’une décision gouvernementale pour voir leurs peines communiées en d’autres. Elle plaide par ailleurs pour l’ouverture de la nouvelle prison civile d’Abomey, complètement construite et qui n’attend que le Gouvernement apporte sa contrepartie pour que le transfert des détenus vers cette maison carcérale se fasse.
La présidente de Dsf-Ong sollicite le concours de la Cour suprême pour qu’un regard bienveillant soit accordé aux détenus sur les plans social, sanitaire et psychologique, sans oublier la sécurité au niveau des prisons. « Nous ne demandons pas qu’on crée des eldorados pour ceux qui sont en conflit avec la loi ; encore que si on arrive à traiter les dossiers rapidement dans les prisons, celles-ci vont se vider de la moitié de leurs pensionnaires… », soutient Christhelle Houndonougbo. Elle confie avoir été très touchée par les conditions de vie des prisonniers dans les maisons d’arrêt suite à une tournée qui a conduit son Ong récemment dans les prisons du Sud et du Centre-Bénin?

Autres visites

Mais avant Dsf-Ong, le président de la Cour suprême a reçu le directeur général Mtn-Bénin, Stephen Blewett, accompagné de Nicolas Gomez, directeur de corporate services Mtn. Il s’agit aussi d’une visite de courtoisie au cours de laquelle le nouveau directeur s’est présenté au président de la Cour suprême, échangé avec lui sur les activités de ce réseau de téléphonie mobile au Bénin, une entreprise qui se veut « citoyenne » et œuvrant pour le développement social au Bénin. Stephen Blewett dit avoir aussi saisi l’occasion pour dire ce qu’il attend du président de la Cour suprême. Ousmane Batoko se dit heureux de cette visite qu’il trouve être un signe de respect pour l’institution qu’il dirige.
La présidente de l’Association pour le développement des enfants, familles et personnes âgées abandonnés en zones périurbaines et urbaines du Bénin (Adefa-Zpur-Bénin), Odette Kpamègan Agbessi, a été aussi reçue par le président de la Cour suprême. Tout comme les autres, celle-ci est allée présenter son association à Ousmane Batoko, recueillir ses conseils afin d’améliorer ses prestations sur le terrain vis-à-vis des couches vulnérables cibles à travers le don de kits de secours, l’appui-conseil en santé surtout au profit des personnes âgées et l’éducation alternative pour les enfants. La présidente Odette Kpamègan Agbessi saisit l’occasion pour inviter les personnes de bonne volonté à soutenir son Ong pour l’atteinte de ses objectifs.

Société 16 févr. 2017


Audience à la Haac: Installation des télévisions numériques et sécurité au menu

Le Pdg du groupe Gkr Holding Sa, Antonin Kuhn, et les membres de la Commission d’étude de la création d’une force unique chargée de la sécurité intérieure ont été reçus, par le président de la Haac, Adam Boni Tessi, ce jeudi 9 février au siège de l’institution.

Le groupe Gkr Holding Sa manifeste l’intérêt d’apporter son expertise au projet d’installation des Télévisions numériques terrestres (Tnt) au Bénin. Il entend faire une étude de faisabilité en rencontrant les acteurs majeurs qui composent le paysage médiatique béninois afin de s’assurer de la viabilité du projet. C’est dans ce cadre que son président-directeur général Antonin Kuhn a été reçu par le président de la Haac, Adam Boni Tessi, au siège de l’institution.

Antonin Kuhn affirme, à la sortie de l’audience, qu’il est venu s’assurer de la pertinence du projet et voir dans quel cadre s’insérer dans le paysage numérique béninois, mais aussi et surtout « voir si les différents acteurs vont éventuellement adhérer à la vision » de son groupe. Le groupe a exposé aux membres de l’institution le projet d’opérationnalisation du réseau de la Tnt dont il est adjudicataire. Antonin Kuhn estime que sa visite aux conseillers de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication est un contact d’échanges pour la réussite du projet d’installation des Télévisions numériques terrestres. « La Haac est un acteur majeur dans la réalisation de ce projet et nous ne pouvons pas vouloir nous y intéresser sans rencontrer les membres de cette institution », dit-il. Il assure l’organe en charge de la régulation des médias de l’expertise dont dispose son groupe en matière de communication numérique.
Les membres de la Commission d’étude de la création d’une force unique chargée de la sécurité intérieure se sont également entretenus avec les conseillers. Ce deuxième groupe dirigé par le général de division, Félix Tissou Hessou, président de ladite commission est venu prendre des conseils auprès de cette institution pour mener à bien la mission qui lui a été assignée ?

Actualités 10 févr. 2017


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Journaux

Quotidien ''La Nation'' du 27 Juin 2023
Quotidien ''La Nation'' du 27 Juin 2023 Journaux Publié le 27 juin 2023

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Quotidien ''La Nation'' du 26 Juin 2023 Journaux Publié le 26 juin 2023

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Quotidien ''La Nation'' du 22 Juin 2023 Journaux Publié le 22 juin 2023

Quotidien ''La Nation'' du 21 Juin 2023
Quotidien ''La Nation'' du 21 Juin 2023 Journaux Publié le 21 juin 2023

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