La Nation Bénin...
Nouvelles

Le concours de recrutement de 80 auditeurs de justice communément appelés élèves magistrats devant se tenir, ce samedi 27 mai à Cotonou, n’aura plus lieu.
En effet, le concours a été reporté sine die par le juge des référés de la chambre administrative du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Cette ordonnance a été prise suite à une plainte du candidat Nicoli Géovani Judicaël Assogba dont le dossier a été rejeté pour défaut de conformité relativement à ses actes d'état civil et attestation de diplôme. Mécontent, celui-ci a saisi le juge administratif d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du rejet de son dossier de candidature. Une décision qui tarde à tomber et n’est même pas sûre d’intervenir avant demain, date prévue pour le déroulement du concours. Face à la situation qui rend impossible la participation du candidat à ce concours si la date du 27 mai est maintenue, le juge des référés administratifs du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou a déclaré l’action du plaignant recevable et jugé irrecevables les observations sur le dossier du ministère chargé du Travail et de la Fonction publique et de l’Agent judiciaire du Trésor (Ajt). Il a ordonné le report à une date ultérieure de la tenue de ce concours, en attendant la décision du juge administratif saisi du recours pour excès de pouvoir. Le processus d’organisation de ce concours par le ministère chargé de la Fonction publique en liaison avec celui de la Justice, est donc provisoirement suspendu n
Th. C. N.
Société 26 mai 2017

Le Centre du roi Salman pour le secours et les œuvres humanitaires de l’Arabie Saoudite a procédé, ce lundi 22 mai à Cotonou, à la remise officielle d’un don de 50 tonnes de dattes à la communauté musulmane béninoise.
Dans le cadre du jeûne musulman qui démarre samedi 27 mai prochain, le Centre du roi Salman pour le secours et les œuvres humanitaires de l’Arabie Saoudite fait preuve de générosité envers la communauté islamique béninoise. C’est à travers un don de 50 tonnes de dattes, soit 2500 cartons, destinés à soutenir les musulmans béninois pendant le mois de carême. D’un montant de 42 millions de F Cfa, le geste constitue une véritable bouffée d’oxygène. C’est le secrétaire général du ministère en charge des Affaires étrangères, Marc Hermanne Araba, qui a réceptionné le lot dans les locaux dudit ministère. Les deux parties ont procédé à la signature de l’accord relatif à ce don.
Selon le représentant du centre, Ibrahim Al-Mugrin, le geste vise à permettre à la population musulmane du Bénin de bien passer le Ramadan qui débute à la fin de ce mois. Ce geste, dit-il, constitue la première étape d’une série d’activités de ce genre. « Nous sommes de passage et serons certainement de retour encore bientôt », annonce-t-il, en remerciant le Gouvernement du Bénin pour les facilités qu’il lui a accordées dans ce sens.
Pour le secrétaire général du ministère en charge des Affaires étrangères, Marc Hermanne Araba, le geste de la partie saoudienne est devenu presqu’une coutume. « Déjà en 2015 et 2016, nous avons bénéficié des mêmes gestes du peuple saoudien », rappelle-t-il. « Il est revenu encore à la charge cette année pour soulager nos frères et sœurs musulmans », se réjouit-il. Il s’agit donc, selon lui, d’une preuve supplémentaire de la diversité et de la vitalité de la coopération bénino-saoudienne. Il a promis une répartition équitable du don en direction des bénéficiaires sur toute l’étendue du territoire national. « Les dispositions sont déjà prises pour que ce don aille effectivement vers les plus démunis », rassure-t-il, avant de souhaiter un mois béni de Ramadan rempli de grâces et de bénédictions divines¦

L’Institut des sciences biomédicales appliquées (Isba) de l’Université d’Abomey-Calavi a abrité, ce mardi 9 mai, la première Journée sur la résistance aux antibiotiques au Bénin. L’initiative vise à ouvrir le débat pour une riposte contre la résistance bactérienne aux antibiotiques souvent consommés de manière inappropriée.
« L’absence d’actions aujourd’hui contre la résistance bactérienne sera à l’origine demain d’une absence de guérison des maladies infectieuses ». Cette alerte de la directrice générale de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) en 2011, le professeur Delphin Mêhinto, doyen de la Faculté des Sciences de la santé (Fss) de l’Université d’Abomey-Calavi, la prend à son compte pour signifier l’enjeu de la résistance aux antibiotiques au Bénin.
L’initiative d’une journée consacrée à cette question vient, pour lui, à point nommé pour permettre aux experts dans diverses disciplines de confronter leurs idées non seulement sur la gestion des infections à bactéries résistantes mais également sur le mécanisme de lutte contre le développement de la résistance aux antibiotiques au Bénin. Il assure que l’usage intensif et inapproprié des antibiotiques a abouti au développement rapide de la résistance à ces médicaments bien que les infections autrefois facilement guérissables soient de plus en plus difficiles à traiter. Cette nouvelle donne médicale, poursuit-il, induit une augmentation significative de la durée d’hospitalisation des patients, du coût de leur prise en charge, de la morbidité et de la mortalité liées aux maladies infectieuses. « Notre pays est caractérisé, entre autres, par un taux élevé d’automédication, la faible maîtrise du circuit du médicament, l’insuffisance de personnel qualifié conduisant souvent à la prescription des médicaments par du personnel inapproprié, l’absence de documents de normes et procédures en matières d’utilisation des antibiotiques », diagnostique le professeur Delphin Mêhinto qui attend qu’une thérapeutique appropriée soit proposée au développement vertigineux de la résistance aux antibiotiques.
Enjeu de santé publique
L’Oms estime qu’en 2015, il y a eu environ 480 000 cas de tuberculose multirésistante et seulement 52% de ces cas ont été traités avec succès. « La prescription irrationnelle des antibiotiques, leur délivrance sans contrôle professionnel et leur surconsommation par le grand public, favorisent de plus en plus l’émergence et la propagation de ces cas de résistance avec un triple impact dramatique, à savoir la prolongation des hospitalisations, l’augmentation des dépenses de santé de ces familles et une hausse de la moralité », appuie Al Fateh Onifadé, conseiller chargé des médicaments au Bureau de l’Oms à Cotonou. Il souligne qu’en l’absence d’antibiotiques sûrs et efficaces pour prévenir et traiter les infections, certaines interventions chirurgicales telles que les césariennes, les appendicites aigües, la chimiothérapie et les transplantations d’organes, deviennent des actes médicaux à haut risque, compromettant ainsi les précieux acquis de la médecine contemporaine. Il défend l’organisation d’une riposte urgente dans une approche coordonnée. Du coup, il informe que l’Oms a élaboré en 2015 un plan d’actions mondial qui vise à préserver sa capacité de prévenir et de traiter les maladies infectieuses à l’aide de médicaments sûrs et efficaces. Pour orienter la recherche-développement, l’organisme onusien a publié en février dernier une liste de 12 familles de bactéries les plus menaçantes pour la santé humaine contre lesquelles il est urgent d’avoir de nouveaux antibiotiques. « Nos efforts devront aller dans le sens de l’amélioration de la sensibilisation et la compréhension du phénomène, du renforcement de la surveillance et la recherche, la réduction de l’incidence des infections, l’optimisation de l’usage des antibiotiques et l’allocation d’investissements durables », conclut Al Fateh Onifadé.
Le 3 septembre 1928, Dr Alexander Fleming, de retour de vacances, constate que les boîtes de Petri, où il faisait pousser des staphylocoques, ont été envahies par un champignon microscopique dénommé Penicillium notatum, qu’utilisait son voisin de paillasse. Cette découverte fortuite conduira à la mise au point, quelques années plus tard, du premier antibiotique, la Pénicilline qui a marqué le début de l’ère des antibiotiques. Le professeur Delphin Mêhinto soutient que ces médicaments ont révolutionné la prise en charge des maladies infectieuses et ont eu, dans le monde, un impact significatif sur l’espérance de vie en l’allongeant de plus de dix ans en moins d’un siècle.

La première session de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou pour l’année 2017 a pris fin, vendredi 28 avril dernier. C’est par une réunion de quelques magistrats du siège et du parquet ayant animé les différentes audiences que Célestine Bakpé, la première présidente de la cour d’appel de Cotonou, a fait le point de ladite session.
Sur les 34 dossiers enrôlés pour 46 accusés, 33 ont été jugés et l’une des procédures n’a pas abouti ; 5 dossiers sont renvoyés, 2 accusés ont été acquittés, et 30 condamnations ont été prononcées avec diverses fortunes. Tel est le point que Célestine Bakpé a fait juste après le prononcé du verdict de la dernière affaire inscrite au rôle de la session clôturée.
La première présidente de la cour d’appel en a profité pour féliciter tous les acteurs. Elle a témoigné sa gratitude, notamment aux avocats, jurés, officiers de police judiciaire, aux membres du service d’ordre. Le garde des Sceaux a été félicité pour l’écoute et l’accompagnement tout au long de cette session.
Société 02 mai 2017

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, a reçu en audience, ce mercredi 12 avril, quatre ambassadeurs béninois nouvellement nommés et en instance de rejoindre leurs postes respectifs. Il s’agit des ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires du Bénin près le Royaume d’Arabie Saoudite, Fadilou Moutaïrou ; celui près le Canada, Clément Noukpo Kiki ; près la République d’Ethiopie et l’Union Africaine, Thimothée Odjo et celui du Bénin au Ghana, Martine Françoise Dossa.
Les quatre diplomates béninois sont allés se présenter au président Ousmane Batoko et saisir l’occasion, comme le veut la tradition diplomatique, pour recueillir ses conseils pour la réussite de leurs missions et mériter la confiance placée en eux par le chef de l’Etat qui les a nommés.
Ousmane Batoko, en fin connaisseur des juridictions qui accueillent très prochainement ses hôtes, a invité chacun d’eux à représenter dignement le Bénin. Il leur a dit à cet effet ce que doit faire un ambassadeur, ce qu’il ne doit pas faire. Ousmane Batoko a indiqué à la délégation de toujours rendre compte à la hiérarchie à Cotonou de leurs actions et surtout de leurs difficultés.
Il a conseillé par exemple à l’ambassadeur du Bénin près le Ghana d’inscrire au rang de ses priorités le renforcement de la présence de notre pays au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). L’ambassadeur du Bénin près l’Ethiopie, quant à lui, se doit d’intensifier la coopération entre notre pays et l’Union Africaine (UA) pour faire profiter davantage le Bénin des atouts de cette organisation panafricaine.
La porte-parole de la délégation, Martine Françoise Dossa, s’est dit satisfaite de la qualité des échanges avec le président de la Cour suprême qui a confirmé tout le bien qu’on dit de lui en matière d’expériences diplomatiques n
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 13 avr. 2017

L’affaire de soupçons d’achat de conscience des députés ventilée, mardi 4 avril dernier à l’hémicycle, par la députée Rosine Vieyra Soglo lors de l’examen du rapport de prise en considération du projet de loi portant révision de la Constitution du 11 décembre 1990, fait toujours grand bruit.
Le Front des organisations nationales de lutte contre la corruption (Fonac) s’est auto-saisi du dossier. Par une correspondance adressée au président de l’Assemblée nationale, il a annoncé son intention de creuser et de tirer au clair cette affaire en écoutant les concernés avec l’honorable Rosine Vieyra Soglo en premier. Jean-Batispte Elias et ses collègues du Fonac ont sollicité à cet effet une audience auprès du président Adrien Houngbédji pour qu’il les autorise à s'acquitter de leur mission.
Il faut préciser qu’au cours de cette séance plénière, la présidente du Groupe parlementaire « Nation et développement » avait déclaré que ses collègues dont elle-même d’ailleurs, ont reçu de l’argent afin de voter favorablement le rapport de prise en considération de la commission chargée des Lois sur le projet de révision de la Constitution du 11 décembre 1990. Cette déclaration avait suscité la colère des députés au point où les présidents des différents groupes parlementaires ont exigé de la doyenne d’âge des excuses publiques. Mais elle a persisté et opposé une fin de non-recevoir à cette requête. Elle insiste et dit n’avoir d’excuses à présenter à qui que ce soit. C’est, pour des besoins de clarification par rapport à ce dossier que le Fonac a sollicité et obtenu l’accord du président de l’Assemblée nationale pour cette rencontre qui ne tardera pas à avoir lieu.
Seulement que le Fonac pourrait rencontrer un gros obstacle dans ses travaux d’investigations. En effet, le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale dispose en son article 61 qu’aucun député ne peut être poursuivi ni interpellé pour ses propos émis à l’intérieur de l’hémicycle. Ils sont d’ailleurs couverts par l’immunité parlementaire. Avec une telle disposition, l’on se demande jusqu’où peut aller le Fonac dans sa mission.
Th. C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 10 avr. 2017

Un incendie s’est déclaré, samedi 18 mars dernier à Boclohoué, un village de l’arrondissement de Badazouin, commune de Bopa. Les flammes ont détruit au moins dix-neuf cases et des greniers, selon le maire Frédéric Dandevèhoun. Aucune perte en vie humaine n’a été constatée. En revanche, plusieurs ménages sont sérieusement éprouvés. « Les sinistrés manquent de tout y compris des effets vestimentaires brûlés par les flammes », a détaillé l’autorité communale.
Face à cet état de précarité, la mairie a offert deux colis de fripes. Mais il en faut bien plus pour soulager les sinistrés. Les regards sont tournés vers le conseil communal qui devra prendre une délibération pour aider à reconstruire Boclohoué, localité située sur des terres noires.
« Nous lançons un S.O.S. en direction du Gouvernement et des personnes de bonne volonté pour contribuer à cette œuvre de reconstruction, les moyens de la commune de Bopa étant très limités », a plaidé, à son tour, le maire Frédéric Dandevèhoun.
Le sinistre s’est produit en présence de ce dernier. Il était dans la délégation du professeur Mathurin Nago qui effectuait une tournée politique dans la localité. Les causes de l’incendie ne sont pas encore élucidées. Avant Boclohoué, des cas d’incendie avaient été enregistrés, au cours de cette année, à Houéyogbé et Grand-Popo, dans le même département : le Mono.
Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo
Société 21 mars 2017

Les rois et chefs traditionnels devraient jubiler à la suite de l’audience que le président de la République leur a accordée, samedi 4 mars dernier. En plus d’une reconnaissance juridique, tout sera mis en œuvre pour faire d’eux des acteurs de développement, a promis le président de la République.
Trois doléances majeures ont été faites par la délégation des rois et chefs traditionnels du Nord reçus en audience, samedi 4 mars au palais de la présidence de la République. Sa Majesté Gangorosuambu, roi de Kika, a expliqué au président Patrice Talon, le rôle remarquable des chefferies aux plans politique, économique et socioculturel en faveur de la paix et du développement. Selon lui, il est nécessaire pour le pays de recentrer le concept de la chefferie et de la royauté et de clarifier l’ordre protocolaire à l’intérieur de cette composante pour en avoir une meilleure organisation.
Au-delà de l’organisation, les rois souhaitent être aux côtés des autorités pour le développement. Ils ont des « objectifs précis en conformité avec le Programme d’action du Gouvernement (Pag) » et l’ont fait savoir au président de la République. Ils souhaitent ainsi « participer aux côtés des autorités locales et nationales aux œuvres de développement à travers les questions de population, de santé et d’éducation ». Ce qui implique, poursuit sa Majesté Gangorosuambu, « l’identification des rois dans une administration décentralisée, l’identification du rôle de l’administration vis-à-vis des rois, l’établissement de modes de collaboration entre les deux entités afin d’associer les rois en général et leur organisation faîtière nationale, le Haut conseil des rois du Bénin (Hcrb) en particulier aux œuvres de développement ». Apporter assistance aux autorités locales et nationales pour la vulgarisation et l’implémentation sur le terrain des actions de développement dans tous les domaines et celles liées au Pag, travailler en coordination avec les autorités au niveau national pour doter les rois d’un texte juridique national et les associer aux tâches de maintien de la paix et de sécurité. C’est là, la dernière doléance faite par la délégation au chef de l’Etat, en présence du député Rachidi Gbadamassi et du maire de la commune de Parakou, Charles Toko.
Des doléances bien reçues par le président de la République qui a promis agir pour redonner à cette entité, la place qui est la sienne. « Vous incarnez l’autorité morale et traditionnelle dans tout le Bénin, les ancêtres, les parents… à ce titre, je suis votre fils et quand le père vient au fils lui apporter la bénédiction, vous comprenez combien il peut être honoré et heureux », a introduit le chef de l’Etat avant de dévoiler ses ambitions pour la chefferie traditionnelle. « Je prends vos doléances comme de simples rappels », indique le chef de l’Etat. Pour lui, la reconnaissance de la chefferie traditionnelle sera intégrée au projet de révision qui sera transmis dans les jours à venir au Parlement. Ceci, pour donner un statut juridique à ces gardiens de la tradition.
Restauration de palais royaux
Le chef de l’Etat compte ainsi « donner un sens à la mission de la chefferie » pour que son « rôle dans la cité soit efficace et effective aux côtés de l’administration publique ».
Dans le cadre du vaste programme d’investissement pour le secteur du tourisme prévu dans le Pag, quelques palais de grands royaumes traditionnels anciens vont être restaurés. L’annonce a été faite par le président Patrice Talon, au cours de l’audience qu’il a accordée aux chefs traditionnels et rois du septentrion. « Nous choisirons. L’Etat ne pourra pas tout restaurer. Cela ne devrait pas faire l’objet de complication. Nous allons nous employer à œuvrer pour donner plus de sérénité à la royauté », a promis le chef de l’Etat. Mais prévient-il, tout se fera pour que « l’intervention de l’Etat n’aggrave pas le déchirement »?

Le président de la Cour constitutionnelle s’est entretenu, vendredi 3 mars dernier dans son cabinet, avec plusieurs délégations reçues en visite de courtoisie et de prise de contact. De nombreux sujets ont été abordés.
Quatre nouveaux ambassadeurs du Bénin en partance pour leurs pays d’accueil respectifs composent la première délégation reçue en audience par le président Théodore Holo, vendredi 3 mars dernier. Les diplomates étaient en visite de courtoisie et de prise de contact pour les échanges d’usage avant leur départ pour la prise de fonction. Il s’agit de Naïm Akibou en partance pour l’Iran ; Eric Saïzonou pour l’Afrique du Sud ; Baré Mohamed, le Qatar et Zacharie Akplogan, la Belgique.
Selon Eric Saïzonou, porte-parole de la délégation, cette rencontre est une visite de présentation des nouveaux ambassadeurs au président de la Cour constitutionnelle. Au terme de leur audience, les diplomates se sont dits satisfaits des échanges qu’ils ont eus avec leur hôte. « Nous avons reçu des conseils très avisés de la part du président dans les domaines où chacun de nous est appelé à servir dans ses nouvelles fonctions », indique Eric Saïzonou.
Le président de la Cour constitutionnelle a également reçu les membres de l’Association nationale des anciens parlementaires (Asnap) du Bénin. Rafiatou Karimou qui conduit cette délégation est allée présenter les membres du nouveau bureau de ladite association au président Théodore Holo. Ces anciens parlementaires s’emploient à mettre leurs expériences au service de la nation béninoise à travers plusieurs activités telles que la vulgarisation des lois et textes de la République.
Une autre délégation conduite par Esther Orou, présidente du comité d’organisation de la Journée internationale de la femme, a été introduite par la suite chez le président Théodore Holo. Les échanges ont porté sur les activités prévues dans le cadre de l’organisation de ladite journée. Esther Orou dit avoir reçu le soutien du président de la Cour constitutionnelle pour le bon déroulement des manifestations.
Concours international de procès
Le professeur Ibrahim Salami était également au cabinet du président de la Cour constitutionnelle. Il y est allé parler avec son hôte de l’organisation prochaine au Bénin du concours international de procès simulé « Charles Rousseau » en droit international. Ledit concours se déroule du 28 avril au 6 mai 2017 au Bénin. Le professeur Ibrahim Salami est porteur d’une invitation de participation qu’il a adressée à son hôte. « Je suis venu solliciter sa participation à ce concours qui va donner un rayonnement international à notre pays », affirme-t-il.
Actualités 06 mars 2017

Des paysans de Sah-Condji, un village de l’arrondissement de Djanglanmey à Grand-Popo, sont sous le choc. Ils sont victimes d’un incendie déclaré, vendredi 3 février, à partir d’un feu de brousse, selon quelques témoins. Les flammes ont causé beaucoup de dégâts matériels dont environ trente cases parties en fumée. Aucune perte en vie humaine n’est enregistrée. Cependant, on compte deux personnes blessées qui ont eu la vie sauve grâce à des militants de la Croix- Rouge qui les ont référés rapidement à l’hôpital de Comé.
L’incendie aurait pu être plus dévastateur sans le recours au Groupement régional des sapeurs-pompiers de Lokossa, enfin doté d’un nouveau camion d’intervention. La propagation des feux, explique un agent du groupement, a été facilitée par la précarité des matériaux de construction des cases ainsi que leur contenu : huile rouge, noix palmistes et autres résidus des noix de palme. « L’inexistence du moindre poteau d’eau dans toute la commune de Grand-Popo a constitué un obstacle à l’efficience de notre action », a-t-il déploré. Il a fallu que des autorités usent de leur leadership pour les aider à trouver un point d’eau en vue de recharger leur véhicule dans la localité. Autrement, le camion serait obligé de parcourir une soixantaine de kilomètres pour aller à Comé, localité proche disposant de poteau d’eau.
Ce cas d’incendie repose la problématique de la répartition spatiale des poteaux d’eau sur l’ensemble du territoire national.
Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo
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