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Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, a reçu en audience à son cabinet ce lundi 27 février, deux personnalités en l’occurrence le ministre des Sports, Oswald Homeky, et le consul général du Bénin au Liban, Ara Vanlian.
« J’ai reçu il y a deux jours un message du président de la Cour suprême m’invitant à me rendre à Porto-Novo pour échanger avec lui sur une question importante », a confié ce lundi 27 février le ministre des Sports à sa sortie du tête-à-tête avec Ousmane Batoko. Oswald Homéky précise avoir fait le déplacement de Porto-Novo compte tenu du respect qu’il voue d’abord aux institutions républicaines et ensuite au président de la Cour suprême qui a été son prédécesseur, il y a 32 ans, à la tête de ce ministère. « Je suis venu l’écouter et je suis agréablement surpris qu’il m’ait parlé d’un projet important pour le ministère des Sports », a poursuivi le ministre.
Le président Ousmane Batoko, en homme pétri d’expériences en matière sportive, a saisi l’occasion pour prodiguer quelques conseils à son hôte pour la réussite de sa mission. « Il a une ou deux idées qu’il a commencé par peaufiner et il a souhaité que je puisse prendre le relais. Je me garderai de révéler dans les détails le contenu du projet. Dans les semaines à venir, les Béninois sauront ce dont nous avons parlé », a laissé entendre Oswald Homéky. Il promet d’en rendre compte au chef de l’Etat et surtout de faire avancer ledit projet. Le ministre des Sports dit n’avoir pas manqué de faire le tour d’horizon de ses activités avec le président de la Cour suprême, lesquelles visent le décollage définitif du sport béninois. Il a rappelé au passage le programme sportif qui couvre toutes les écoles dans les 77 communes du Bénin.
Mais avant lui, le président Ousmane Batoko s’est entretenu aussi dans la journée de ce lundi 27 février, avec le consul général du Bénin au Liban. Ara Vanlian est allé présenter ses civilités au président de la Cour suprême qui est un de ses vieux amis depuis le Liban. L’hôte dit qu’il ne peut pas venir en visite de travail au Bénin et repartir sans le voir. Ara Vanlian félicite le président Ousmane Batoko pour la qualité des échanges qui auront par ailleurs tourné autour de la coopération financière et économique entre le Liban et le Bénin. Il promet de continuer de travailler pour améliorer les conditions de vie des 2500 Béninois vivant au Liban. Le consul général du Bénin au Liban avait à ses côtés lors de l’audience, le président de l’Union des Béninois au Liban, Pierre Kpélotossi?

Le Gouvernement béninois a lancé, hier jeudi 23 février, le Projet de compétitivité et de tourisme transfrontalier (Pctt). Ses principaux investissements sont orientés vers la ville touristique de Ouidah et l’attrait des touristes en provenance du Nigeria.
Ouidah, la porte d’entrée du tourisme béninois a toujours rêvé de transformation. Le projet de compétitivité et de tourisme transfrontalier (Pctt) lui apporte le graal, avec ses 30 milliards d’investissement dont elle serait la principale bénéficiaire. Au lancement du projet hier, Sévérin Adjovi, maire de la ville, ne pouvait que s’en féliciter. « Le Pctt prend d’abord appui sur Ouidah qui représente un point de départ naturel pour la promotion du développement du tourisme au Bénin, un pôle culturel, de loisirs et d’écotourisme », affirme-t-il. Le programme financé par la Banque mondiale à hauteur de 50 millions de dollars, soit environ 30 milliards F Cfa sera exécuté sur une période de cinq ans, sous l’égide de l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme (Anpt). José Pliya, le directeur général de l’Agence est ravi de conduire la barque de la relance touristique de Ouidah, ayant toujours été fasciné par le poids de l’histoire que porte cette ville au-delà des frontières nationales. « Ouidah est une ville d’aller et de retour. Il a un cosmopolitisme qui raconte bien notre pays. Ce projet nous donne l’opportunité de promouvoir cette ville créole qui est une clé exceptionnelle pour rentrer au Bénin », souligne-t-il. Mais derrière l’enjeu de revalorisation du patrimoine historique et touristique de Ouidah, José Pliya relève une série d’investissements qui vont transformer l’économie de la région de Ouidah, à travers les petites et moyennes entreprises, les emplois à promouvoir et les produits touristiques qui vont se déployer. « Pour accueillir les touristes, il faut que les gens soient heureux dans leur vie quotidienne », insiste-t-il.
« Le Pctt est le fruit d’un processus participatif et inclusif qui s’aligne pleinement sur les objectifs du Programme d’actions du Gouvernement et cadre avec le double objectif de réduction de la pauvreté et de partage de la prospérité », soutient Katrina Sharkey, représentante résidente de la Banque mondiale au Bénin. Elle rassure que le projet va accroitre le nombre de touristes, les investissements privés dans le secteur, ainsi que les bénéfices induits vers les secteurs comme l’agrobusiness, l’artisanat, et les services qui interviennent dans l’industrie touristique. Le Pctt, poursuit-il, prévoit ainsi des investissements clés dans l’offre touristique et le bien-être des populations autour de la zone de Ouidah, des réformes réglementaires pour atténuer les contraintes au développement du secteur privé touristique, des mécanismes de financement dédiés au développement des liaisons entre le secteur de l’hospitalité et les petites et moyennes entreprises béninoises. « La capacité à agir contre la pauvreté est entre nos mains. Il est donc de notre responsabilité commune d’assurer le succès de ce premier engagement à grande échelle d’un partenaire au développement dans le secteur du tourisme », suggère-t-elle.
Les effets induits du tourisme
Si le projet a été approuvé par le Groupe de la Banque mondiale en mars 2016, Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, assure que le nouveau régime a mis des semaines et des mois à le redimensionner pour le conformer à sa nouvelle vision du tourisme national. Il rappelle que ce secteur est en première position dans les projets phares du Programme d’actions du Gouvernement pour un financement attendu de 685 milliards F Cfa. « L’expérience que représente le Pctt, compte tenu de son envergure et de sa durée, peut être considérée comme une expérience pilote, une expérience dont la réussite et le succès favoriseront une mise à l’échelle nationale des réformes du secteur du tourisme », parie-t-il. Le ministre d’Etat insiste sur la transversalité du secteur touristique dont les investissements auront des retombées sur les autres secteurs. Et de conclure : « L’ensemble du financement orienté vers les autres secteurs est une forme de financement indirect du tourisme ».
Le Pctt se décline en trois composantes, à savoir l’amélioration du cadre de développement du tourisme, le développement des destinations et produits touristiques, l’appui au renforcement et à l’expansion des micro, petites et moyennes entreprises opérant dans le secteur touristique. Une étude dans les destinations en développement a démontré que chaque dollar investi dans le tourisme peut générer 2,07 dollars à terme. L’ambition du Gouvernement actuel est de porter à terme la contribution du tourisme au Pib de moins de 3% actuellement à 10% ?

Comme tous les autres organes, les reins jouent un rôle important dans le corps humain. Lorsqu’ils cessent de fonctionner, il en résulte une accumulation de déchets dans l'organisme. Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale du rein le 10 mars prochain, nous faisons une incursion dans l’univers des maladies rénales, à travers une série d’articles pour mieux les connaitre et mieux les prévenir. Dans la première partie de cet entretien avec le docteur Christian Hounsounou, néphrologue au Centre national hospitalier et universitaire (Cnhu) Hkm de Cotonou, nous aborderons la maladie rénale, ses causes et manifestations.
La Nation : Dr Hounsounou, quelle est la fonction des reins dans l'organisme humain?
Dr Christian Hounsounou : Les reins sont de petits organes en forme de haricots situés à l’arrière du péritoine. Malgré leur taille réduite (12x6x3 cm), ils jouent un rôle fondamental dans la physiologie du corps humain. Les reins assurent de façon globale, trois fonctions principales dont la plus connue est la fonction d’épuration (celle qui permet de filtrer le sang et de débarrasser l’organisme des déchets du métabolisme, des toxines, des excédents de sel et d’eau). Mais il existe également deux autres fonctions qui sont le maintien de l’équilibre acido-basique ; et la fonction endocrine qui permet la sécrétion d’hormones notamment l’érythropoïétine pour la production de globules rouges, la vitamine D pour l’absorption du calcium et la rénine qui intervient dans la régulation de la tension artérielle.
Qu’est-ce qu’une maladie rénale ?
Nous pouvons appeler maladie rénale, toutes les pathologies qui se traduisent par une modification morphologique ou fonctionnelle associée ou non à une insuffisance rénale. La présence d’une insuffisance rénale n’est donc pas indispensable pour parler de maladie rénale. Lorsque vous avez par exemple du sang ou des protéines dans les urines, on peut également parler de maladie rénale.
Quels sont les facteurs qui peuvent altérer le bon fonctionnement des reins?
Ces facteurs sont nombreux. En réalité, les urines sont ce que l’on appelle un ultrafiltrat du sang. C’est-à-dire que le sang reçu au niveau rénal est filtré en continu pour être débarrassé de toutes les substances toxiques que nous consommons quotidiennement. Chaque jour, environ 180 litres de sang sont filtrés par nos reins pour produire 1,5-2 litre d’urine. Le bon fonctionnement rénal peut ainsi être affecté par toutes les situations qui modifient ou perturbent le débit sanguin rénal. Il s’agit par exemple des situations d’hémorragies ou de déshydratation ou encore de certains médicaments comme les anti-inflammatoires (que les gens consomment pourtant beaucoup chez nous). Il y a également toutes les maladies qui retentissent sur les reins comme le diabète et l’hypertension ; les maladies infectieuses (bactériennes, virales ou parasitaires) ; et enfin la consommation de substances toxiques.
La consommation abusive ou non contrôlée des médicaments (automédication) ainsi que des tisanes serait également la cause d’une maladie rénale. Qu'en est-il en réalité?
Beaucoup de personnes abusent de traitements divers et variés et pratiquent l’automédication de façon récurrente. Il existe des tisanes pour traiter tout et n’importe quoi. Certains vendeurs d’illusions abusent de la crédulité des populations et diffusent des idées erronées qui concourent à un important retard de diagnostic. Malheureusement, ces pratiques sont très profondément ancrées dans nos cultures et dans nos modes de vie. Les interdire seulement ne suffit pas et n’a d’ailleurs jusqu’ici jamais porté ses fruits. Il faut plutôt choisir l’option de la sensibilisation et de la coopération scientifique. Dans la mesure où plus de 90% des médicaments ingérés sont éliminés par les reins, nous devrions nous entourer d’un minimum de sécurité pour protéger les populations. Ainsi, tout produit ou tisane à usage pharmacologique, doit avoir une forme galénique (comprimés, gélules, pommade, etc…), une posologie, un dosage et des contre-indications clairement identifiés.
Comment savoir que ses reins ne fonctionnent plus correctement ?
Dans un grand nombre de situations, la maladie rénale est souvent silencieuse. Très peu de signes sont évocateurs du dysfonctionnement rénal. On peut ainsi perdre jusqu’à 70% de son capital néphronique fonctionnel sans aucun symptôme ou presque. Cependant, certains signes peuvent vous alerter. On peut citer, la présence de sang dans les urines, la survenue d’œdèmes au visage ou aux pieds, les urines mousseuses, ou encore les mictions nocturnes trop fréquentes (uriner plus de 3 fois la nuit).
Est-ce à dire qu’il y a des personnes qui sont plus à risque que d’autres de développer des maladies rénales ?
Tout à fait. Les signes que nous avons évoqués précédemment ne sont que des signes d’appel et ne sont pas forcément synonymes de dysfonctionnement rénal. Par exemple dans le diabète, vous pouvez aussi uriner fréquemment sans que ça ne soit de cause rénale. Mais comme vous l’avez dit, certains sont plus à risque notamment les personnes diabétiques ou hypertendues.
La conduite à tenir lorsqu'on constate ces signes?
Ces signes doivent vous faire penser qu’il y a problème et vous décider à consulter un spécialiste ou même un médecin généraliste qui vous orientera en fonction des examens préliminaires qu’il aura réalisé.
Retenons qu’il est important de consulter votre médecin surtout dans les cas suivants : vous êtes hypertendu(e) ou avez des antécédents familiaux d’hypertension; vous êtes diabétique ou avez des antécédents familiaux de diabète ; vous avez-vous-même une maladie rénale connue (calculs, insuffisance rénale, polykystose…) ou vos parents (ascendants ou collatéraux) en souffrent; vous présentez des facteurs de risques cardio-vasculaires (obésité, sédentarité, tabac, alcool) ; ou encore si vous consommez en abondance de nombreux médicaments et autres produits toxiques.
Comment peut-on prévenir les maladies du rein?
D’une façon générale, il faut maintenir une hygiène de vie correcte, éviter l’automédication abusive et limiter au maximum la consommation de sel, de tabac et d’alcool. Il faut lutter contre l’obésité, la sédentarité et maintenir une activité physique régulière. Sauf avis contraire de votre médecin, buvez et hydratez-vous convenablement tout au long de la journée.
Les personnes à risque tels que les diabétiques et les hypertendus de même que les patients porteurs de pathologies urologiques (lithiases rénales, hypertrophie prostatique) ou développant des infections urinaires de manière trop fréquente, doivent quant à elles bénéficier d’un dépistage plus rigoureux et d’un suivi strict pour éviter la survenue et/ou l’aggravation d’une insuffisance rénale?

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, a reçu en audience ce mercredi 15 février, plusieurs délégations dont celle de l’Ong « Défense sans frontières » (Dsf-Ong) conduite par sa présidente, Christhelle Houndonougbo, préoccupée par l’amélioration des conditions de détention dans les maisons d’arrêt.
L’Organisation non gouvernementale « Défense sans frontières » (Dsf-Ong) œuvre pour l’épanouissement, le bien-être physique et moral des personnes détenues dans les établissements pénitentiaires du Bénin. Aussi, contribue-t-elle à leur insertion professionnelle et facilite l’accès à la justice des personnes vulnérables et défavorisées par la fourniture gratuite d’assistance juridique et des prestations d’auxiliaires de justice. La présidente de cette Ong, Christhelle Houndonougbo est allée présenter ce mercredi 15 février, les objectifs de son organisation au président de la Cour suprême qui l’a reçue en audience. « Dsf-Ong intervient dans le milieu judiciaire en général et particulièrement dans le milieu carcéral. Après cette audience, nous nous estimons heureux parce que nous sommes venus voir un homme déjà convaincu de ce dont nous sommes venus lui parler. Je pense que nous avons déjà son soutien en ce qui concerne certains aspects comme l’état de la justice au Bénin ; ce qui nous permet de dire que la Cour suprême est un partenaire privilégié pour notre organisation », a confié Christhelle Houndonougbo à sa sortie de l’audience.
Elle dit avoir plaidé dans ce cadre auprès du président de la Cour suprême pour que certaines actions soient menées en direction de l’Exécutif pour amener ce dernier à jouer sa partition pour le règlement de certains problèmes urgents, notamment le cas des anciens condamnés à mort qui n’attendent qu’une décision gouvernementale pour voir leurs peines communiées en d’autres. Elle plaide par ailleurs pour l’ouverture de la nouvelle prison civile d’Abomey, complètement construite et qui n’attend que le Gouvernement apporte sa contrepartie pour que le transfert des détenus vers cette maison carcérale se fasse.
La présidente de Dsf-Ong sollicite le concours de la Cour suprême pour qu’un regard bienveillant soit accordé aux détenus sur les plans social, sanitaire et psychologique, sans oublier la sécurité au niveau des prisons. « Nous ne demandons pas qu’on crée des eldorados pour ceux qui sont en conflit avec la loi ; encore que si on arrive à traiter les dossiers rapidement dans les prisons, celles-ci vont se vider de la moitié de leurs pensionnaires… », soutient Christhelle Houndonougbo. Elle confie avoir été très touchée par les conditions de vie des prisonniers dans les maisons d’arrêt suite à une tournée qui a conduit son Ong récemment dans les prisons du Sud et du Centre-Bénin?
Autres visites
Mais avant Dsf-Ong, le président de la Cour suprême a reçu le directeur général Mtn-Bénin, Stephen Blewett, accompagné de Nicolas Gomez, directeur de corporate services Mtn. Il s’agit aussi d’une visite de courtoisie au cours de laquelle le nouveau directeur s’est présenté au président de la Cour suprême, échangé avec lui sur les activités de ce réseau de téléphonie mobile au Bénin, une entreprise qui se veut « citoyenne » et œuvrant pour le développement social au Bénin. Stephen Blewett dit avoir aussi saisi l’occasion pour dire ce qu’il attend du président de la Cour suprême. Ousmane Batoko se dit heureux de cette visite qu’il trouve être un signe de respect pour l’institution qu’il dirige.
La présidente de l’Association pour le développement des enfants, familles et personnes âgées abandonnés en zones périurbaines et urbaines du Bénin (Adefa-Zpur-Bénin), Odette Kpamègan Agbessi, a été aussi reçue par le président de la Cour suprême. Tout comme les autres, celle-ci est allée présenter son association à Ousmane Batoko, recueillir ses conseils afin d’améliorer ses prestations sur le terrain vis-à-vis des couches vulnérables cibles à travers le don de kits de secours, l’appui-conseil en santé surtout au profit des personnes âgées et l’éducation alternative pour les enfants. La présidente Odette Kpamègan Agbessi saisit l’occasion pour inviter les personnes de bonne volonté à soutenir son Ong pour l’atteinte de ses objectifs.

Le Pdg du groupe Gkr Holding Sa, Antonin Kuhn, et les membres de la Commission d’étude de la création d’une force unique chargée de la sécurité intérieure ont été reçus, par le président de la Haac, Adam Boni Tessi, ce jeudi 9 février au siège de l’institution.
Le groupe Gkr Holding Sa manifeste l’intérêt d’apporter son expertise au projet d’installation des Télévisions numériques terrestres (Tnt) au Bénin. Il entend faire une étude de faisabilité en rencontrant les acteurs majeurs qui composent le paysage médiatique béninois afin de s’assurer de la viabilité du projet. C’est dans ce cadre que son président-directeur général Antonin Kuhn a été reçu par le président de la Haac, Adam Boni Tessi, au siège de l’institution.
Antonin Kuhn affirme, à la sortie de l’audience, qu’il est venu s’assurer de la pertinence du projet et voir dans quel cadre s’insérer dans le paysage numérique béninois, mais aussi et surtout « voir si les différents acteurs vont éventuellement adhérer à la vision » de son groupe. Le groupe a exposé aux membres de l’institution le projet d’opérationnalisation du réseau de la Tnt dont il est adjudicataire. Antonin Kuhn estime que sa visite aux conseillers de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication est un contact d’échanges pour la réussite du projet d’installation des Télévisions numériques terrestres. « La Haac est un acteur majeur dans la réalisation de ce projet et nous ne pouvons pas vouloir nous y intéresser sans rencontrer les membres de cette institution », dit-il. Il assure l’organe en charge de la régulation des médias de l’expertise dont dispose son groupe en matière de communication numérique.
Les membres de la Commission d’étude de la création d’une force unique chargée de la sécurité intérieure se sont également entretenus avec les conseillers. Ce deuxième groupe dirigé par le général de division, Félix Tissou Hessou, président de ladite commission est venu prendre des conseils auprès de cette institution pour mener à bien la mission qui lui a été assignée ?

Ouverte le 29 septembre 2016, la deuxième session ordinaire de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a été clôturée, ce mardi 31 janvier par Adam Boni Tessi, président de l’institution de régulation des médias. Durant quatre mois, d’importants dossiers ont été étudiés par les conseillers et diverses activités menées.
La Haac a étudié pendant quatre mois une vingtaine de rapports au cours de sa deuxième session ordinaire au titre de 2016. Au nombre de ceux-ci, Lambert Dogo, deuxième rapporteur de l’institution mentionne le rapport relatif à l’ouverture des dossiers de candidatures pour les propositions à nomination par le chef de l’Etat des responsables de divers organes de presse de service public. Il évoque également le rapport complémentaire au rapport relatif à la demande d’autorisation de cession des droits liés à l’exploitation des fréquences attribuées à la société LC2 Média-SA pour la télévision privée commerciale dénommée la Chaîne-2 (LC2) au profit de la société M+Médias S.A. Les conseillers ont également étudié les rapports relatifs à l’actualisation du plan de formation du personnel de la Haac, au renouvellement des conventions de certaines radiodiffusions sonores. La deuxième session ordinaire s’est intéressée au rapport de la mission relative aux mesures conservatoires prises par le président de la Haac à l’encontre de certains médias, sans oublier le rapport relatif à la deuxième session ordinaire de l’année 2016, de la commission technique chargée de l’étude des demandes de la carte de presse au Bénin. Selon Lambert Dogo, l’étude des différents rapports a abouti à des prises de décisions.
En dehors de ces dossiers, souligne-t-il, la Haac a eu à mener deux activités principales à savoir les journées portes ouvertes de la Haac du 23 au 25 novembre et la 8e Conférence des instances africaines de régulation de la communication (Circaf) tenue du 6 au 8 décembre 2016.
Après la présentation du deuxième rapporteur devant ses collègues conseillers et les responsables des organes de presse de service public et des organisations faîtières des professionnels des médias, le président de la Haac, Adam Boni Tessi, a exprimé sa satisfaction quant au bon déroulement de la session. Il a saisi l’occasion pour s’exprimer sur les mesures conservatoires prises à l’encontre de certains médias. S’il se réjouit qu’elles soient levées pour E-Télé, Eden-TV et radio Soleil FM, il a réaffirmé sa détermination à faire respecter scrupuleusement les textes régissant le secteur des médias.

Deux délégations sont allées s’entretenir dans la soirée du vendredi 13 janvier dernier avec le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) au siège de ladite institution.
L’instance de régulation des médias au Bénin pourrait bénéficier d’une intense coopération et d’une collaboration active d’institutions sœurs de plusieurs pays en relation diplomatique avec le Bénin. Ces préoccupations sont inscrites en bonne place dans le cahier de charges des nouveaux ambassadeurs du Bénin au Koweït, au Nigéria et en Russie. Vendredi dernier, les trois représentants de l’Etat béninois qui font le tour des institutions de la République depuis peu, et qui ne devraient pas tarder à rejoindre leurs nouveaux postes, sont allés échanger avec Adam Boni Tessi, président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), en présence d’autres conseillers et responsables de l’institution.
Cette séance aux allures protocolaires n’en est pas une, a nuancé le porte-parole de la délégation, Issifou Moudjaïdou Soumanou, ambassadeur du Bénin près le Koweït en présence de ses pairs Marcelline Adjovi, ambassadeur du Bénin au Nigeria avec résidence à Abuja et René Koto Yérima, ambassadeur du Bénin près la Russie. «Nous donnons un sens profond à cette démarche et c’est pourquoi nous avons tenu à être reçus ensemble», déclare Issifou Moudjaïdou Soumanou. Appréciant toujours ce déplacement qu’il crédite de bonnes intentions et surtout de perspectives heureuses pour la HAAC et pour le pays en général, il expose cette séance comme une aubaine pour prendre également des conseils en vue de la réussite de la mission qui est désormais la leur. Mais c’est surtout sur la coopération entre la HAAC et les institutions dans les pays de leurs girons que misent ces ambassadeurs qui comptent apporter un plus au fonctionnement institutionnel et surtout technique de l’institution par le truchement de la coopération. Une vision à laquelle adhère le président Adam Boni Tessi. Avec quelques-uns de ses conseillers, il a exploré avec ses hôtes les chantiers possibles et des engagements ont été pris de part et d’autre.
Paix et sort des médias suspendus
Avant ces hommes de la diplomatie, la Fondation Malèhossou, éprise de paix et très active pour un Bénin prospère, a échangé avec le président de la HAAC et sa suite. Entre les deux parties, les échanges ont été en faveur d’une paix profonde dans le pays. Depuis dix ans, selon Yacoubou Malèhossou, porte-parole de la délégation, cette fondation s’est employée à cela. Et, faisant le point de ses activités et de la situation du pays en général, il y a quelques jours, elle s’est montrée soucieuse de la situation dans le monde des médias. Le sort des sept organes de presse interdits d’émission depuis plusieurs semaines préoccupe cette fondation dont des responsables au haut niveau, notamment les imams Issa Yessoufou, Moutawakil Boukari Malik et autres, ont tous effectué le déplacement. Au sortir de l’audience, Yacoubou Malèhossou estime que sa délégation a eu avec le président de la HAAC des échanges qui lui ont permis d’en savoir davantage sur l’institution, mais aussi et surtout sur la situation des médias suspendus. La fondation a fait un plaidoyer en leur faveur et promis rencontrer les promoteurs concernés. Elle en a donc profité pour exhorter aux recours pacifiques, à la compréhension et à la patience. «Le bruit ne fait pas du bien», conclut-il.
Actualités 16 janv. 2017

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a reçu en audiences, vendredi 23 décembre dernier, une délégation du bureau de la Fondation femmes d’Afrique et culture mémoriale de Rufisque comité national du Bénin conduite par sa présidente Rafiatou Karimou et le nouvel ambassadeur du Japon près le Bénin.
Egrener le chapelet des problèmes de la Fondation femmes d’Afrique et culture mémoriale de Rufisque - Comité national du Bénin au président de l’Assemblée national. Tel est l’objectif de la visite des responsables de cette fondation présidée par Rafiatou Karimou, vendredi 23 décembre dernier, au président de l’Assemblée nationale. « Nous sommes des éducatrices, nous sommes des enseignantes et nous sommes des citoyennes à part entière. Mais à la différence, c’est que nous sommes toutes à la retraite », a précisé Daguia Akadari, secrétaire exécutive de la fondation au sortir de l’audience de sa délégation avec le président de l’institution parlementaire. Elle a expliqué que cette fondation est composée des premières enseignantes de l’Afrique de l’Ouest dont certaines ont fait l’école fédérale de Rufisque et d’autres l’école normale au Bénin. « Nous sommes des gens libres, disponibles, et prêtes à partager nos expériences avec la jeunesse du Bénin pour que la rupture et le changement que nous prônons puissent être une réalité au Bénin. En réalité, l’audience du vendredi 23 décembre dernier est la deuxième du genre avec le président de l’Assemblée nationale. Me Adrien Houngbédji avait reçu la délégation le mercredi 16 septembre dernier et avait promis, au nom de l’institution parlementaire, aider cette fondation pour l’atteinte de ses objectifs sur le terrain. « …Le gouvernement ne donne pas de subventions et nous nous débrouillons avec nos pensions, avec les aides que nos enfants qui sont à l’extérieur nous apportent pour faire de la charité, des œuvres sociales pour soutenir notamment les enfants démunis, les malades mentaux hospitalisés », a poursuivi la secrétaire exécutive de la Fondation femmes d’Afrique et culture mémoriale de Rufisque - Comité national du Bénin. « Mais aujourd’hui force est de constater que nos moyens sont en train de diminuer parce que la demande devient trop forte et il fallait appeler les autorités au secours… », a conclu Daguia Akadiri avant de remercier le président Adrien Houngbédji pour son engagement pour la cause de la fondation.
A la suite de la délégation de Rafiatou Karimou, le président de l’Assemblée nationale s’est entretenu avec le nouvel ambassadeur du Japon près le Bénin. Kiyofumi Kinoshi est allé faire une visite de courtoisie à Me Adrien Houngbédji pour se présenter à lui et demander ses conseils dans le cadre de la consolidation de la coopération entre le Bénin et le Japon couvrant notamment les domaines de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, de la pisciculture et de l’autonomisation des femmes.
Actualités 27 déc. 2016

Le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, a reçu, jeudi 17 novembre, à son cabinet, plusieurs personnalités. Diverses préoccupations relatives à l’eau, l’assainissement et l’éducation à la paix, étaient au cœur des échanges.
Des questions de droit à l’eau et à l’assainissement, d’éducation à la paix et aux droits humains en Afrique de l’Ouest, sont entre autres les sujets abordés ce jeudi 17 novembre par le président de la Cour constitutionnelle avec ses différents hôtes. C’est une délégation du Cadre de concertation des acteurs non étatiques du secteur de l’eau et de l’assainissement (Canea) qui a été reçue en premier lieu par Théodore Holo. Elle a entretenu le président de la Cour constitutionnelle sur la constitutionnalisation des droits à l’eau et à l’assainissement. Une démarche qui entre dans le cadre de la révision de la Constitution béninoise, à travers les réformes politiques et institutionnelles entreprises entre temps. « Le droit à l’eau et à l’assainissement reconnu en Afrique et dans la sous-région, puis au niveau des Etats-Unis pousse ainsi tous les pays africains à insérer ce droit dans leur Constitution » affirme Arnaud Adjagodo, représentant du président du Canea. Ainsi à partir de cette audience, l’action suivante consiste à sensibiliser tous les acteurs clé devant intervenir dans le processus de révision de la Constitution béninoise en vue d’être sensibles à la question d’accès aux droits à l’eau et à l’assainissement qui, selon lui, « sont des droits qui dérivent du droit à la vie et à un environnement sain, notamment le cadre de vie ». Des droits reconnus par la Constitution béninoise en ses articles 15 et 27 et qu’il urge d’améliorer, à en croire Arnaud Adjagodo. Théodore Holo a exhorté à poursuivre l’initiative auprès du Parlement, des partis politiques et du gouvernement afin que les dirigeants aient une oreille et attention particulières sur l’effectivité de la mise en place de ces droits qui constituent une préoccupation majeure.
A la suite des acteurs du Canea, le président de la Cour constitutionnelle a échangé avec le président du Centre universitaire international des droits humains et de la solidarité universelle (Centre Univ). Clément Yargo est allé présenter à l’autorité, les activités d’éducation à la paix, aux droits et devoirs humains en Afrique de l’Ouest réalisés par son centre. Au total, les échanges ont porté sur les sessions de formation entre autres sur la prévention, la gestion des conflits en Afrique de l’ouest avec toutes les couches sociales, en particulier la paix dans les familles, la semaine africaine pour la vie et la famille. Des échanges jugés très utiles et fructueux par Clémént Yargo.
Le président de la Cour constitutionnelle a également reçu l’abbé Brice Martial Wowo, curé de la paroisse St Jean Eudes d’Atropocodji. Ce dernier n’a fait aucune déclaration à sa sortie d’audience.

La Cour suprême a officiellement effectué jeudi 27 octobre, sa rentrée au titre de l’année judiciaire 2016-2017. C’était à la faveur d’une audience solennelle qui s’est déroulée dans les locaux de l’institution à Porto-Novo et placée sous le thème : « L’indépendance du pouvoir judiciaire et son autonomie financière ». La cérémonie a connu la participation de plusieurs personnalités dont le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki, représentant le président de la République.
La Cour suprême renoue avec ses activités au titre de l’année judiciaire 2016-2017. Magistrats de siège et du Parquet général ainsi que du greffe ont repris les chemins des prétoires. Le lancement des activités a été effectué jeudi 27 octobre, par le président de l’institution, Ousmane Batoko. C’était à la faveur d’une audience solennelle au cours de laquelle a été débattu le thème retenu pour cette rentrée à savoir: «L’indépendance du pouvoir judiciaire et son autonomie financière». Comme le veut la tradition, avant l’allocution du président de la Cour suprême, le bâtonnier de l’ordre des avocats, Cyrille Djikui, au nom de tous les auxiliaires de justice, a fait ses observations et le procureur général par intérim près la Cour suprême, Nicolas Assogba, ses réquisitions sur le thème retenu. Ils ont tous deux à tour de rôle livré le fruit de leurs réflexions sur ce que leur inspirent « L’indépendance de la justice et son autonomie financière ». Les deux intervenants ont tenté de démontrer le lien étroit entre les deux notions. Ils ont été unanimes que les magistrats en plus de leur indépendance ont besoin d’être autonomes financièrement afin de d’accomplir leur mission en toute impartialité et de résister à toutes sortes de pression. «Car celui qui tient la bourse, tiendra les magistrats les», a observé le bâtonnier Cyrille Djikui. Le procureur général par intérim près la Cour suprême ira plus loin avec des cas illustratifs à l’appui où le pouvoir politique a tenté de manipuler avec des billets de banque en sa faveur certains magistrats. Mais ceux-ci fort heureusement ont résisté et ont fait foirer le projet au nom de leur indépendance morale. Partant de ces exemples précis, Nicolas Assogba requiert que soient opérées des réformes nécessaires pour doter la justice en plus de son indépendance consacrée par la Constitution, d’une autonomie financière. Même si cette autonomie financière sera encadrée pour garantir une bonne gestion des ressources allouées.
Payer le prix de la justice
Très en phase avec ses deux prédécesseurs, le président de la Cour suprême fera remarquer que l’état des lieux du financement du pouvoir judiciaire ne rassure point. Ousmane Batoko se pose un certain nombre de questionnements, notamment ce que représente le budget de la justice dans le budget général de l’Etat et surtout le mécanisme par lequel ce budget est mis à la disposition du secteur de la justice. Or, selon lui, si le juge doit convenablement servir le droit il faut que soient à sa disposition les moyens nécessaires à son action. Il faut donc trouver des mécanismes nécessaires pour donner à la justice les moyens de son indépendance proclamée, insiste Ousmane Batoko. Consciente du défi, informe-t-il, la Cour suprême a réfléchi sur la question. Elle est allée jusqu’à proposer l’adoption d’une loi portant budget du pouvoir judiciaire qui serait distinct, dans la loi de finances, de celui des autres pouvoirs avec affectation de crédit pour chaque juridiction. Lesquelles propositions ont fait l’objet d’un document intitulé « Du renforcement de l’indépendance de la justice et de la responsabilité des magistrats » déjà transmis depuis 2007 au garde des Sceaux, ministre en charge de la Justice, informe Ousmane Batoko. Le président de la Cour suprême caresse l’espoir qu’avec la conjoncture socio-politique actuelle favorable aux réformes politiques et institutionnelles que ce vieux projet sera concrétisé pour le bonheur des animateurs du pouvoir judiciaire et du peuple au nom de qui est rendue la justice. « Un pays n’a et n’aura jamais que la justice dont il accepte de payer le prix…Osons donner à notre justice, les moyens de son indépendance », défend le président de la Cour suprême. Le cri de Ousmane Batoko ne tombera pas dans les oreilles de sourds. Puisqu’il sera assuré par le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki, représentant le chef de l’Etat. Pour ce dernier, le thème de la rentrée judiciaire 2016-2017 appelle à des défis. Il interpelle l’Etat à assurer l’indépendance de la justice mais surtout son autonomie financière. Pascal Irénée Koupaki fera remarquer que le gouvernement de Patrice Talon est bien conscient déjà de l’enjeu. Il énonce les mesures déjà prises et celles qui restent à prendre par l’Exécutif en termes de renforcement de l’effectif des personnels judiciaires et de construction d’infrastructures pour bâtir une justice plus performante et plus autonome financièrement. C’est cette ambition qui a poussé le gouvernement à porter à 23 milliards FCFA le budget du secteur de la justice pour l’année 2017, ce qui correspond à une augmentation de 65% par rapport à 2016, dévoile le ministre d’Etat pour montrer toute la détermination de l’Exécutif à résorber tant soit peu les difficultés de l’appareil judiciaire béninois.
Actualités 28 oct. 2016
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