La Nation Bénin...
Nouvelles

Le bureau transitoire de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb) est allé dire, ce mercredi 21 juin, ses gratitudes au président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji et lui annoncer la fin de son mandat.
« Nous sommes venus d’abord remercier le président de l’Assemblée nationale pour tout ce qu’il fait dans la gestion du conflit qui avait secoué l’Eglise protestante méthodiste du Bénin durant les deux dernières décennies ». C’est par ces propos que Nicodème Alagbada a dévoilé l’objet de l’audience que sa délégation a eue, ce mercredi 21 juin, avec le président Adrien Houngbédji à Porto-Novo. Le bureau de transition de l’Epmb a saisi l’occasion pour informer le président du Parlement des perspectives visant à consolider les bases de l’unité retrouvée. La délégation a d’ailleurs informé à cet effet Me Adrien Houngbédji de l’organisation du synode général qui doit marquer la fin du mandat dudit bureau lors de la convention de proclamation de l’organe de réconciliation et de réunification de l’Epmb. Cette rencontre aura lieu du 26 juin au 2 juillet prochain. « Nous allons organiser ce synode général au cours duquel le nouveau président et le secrétaire général seront élus et en profiter pour installer la nouvelle équipe dirigeante », informe Nicodème Alagbada. Il trouve normal pour les membres de son bureau de venir annoncer la fin de leur mission au président de l’Assemblée nationale qui a été témoin le 3 juillet 2016 des charges qui leur ont été confiées.
Selon le président de l’Epmb, Me Adrien Houngbédji a été très heureux de constater effectivement que cette mission qui a été confiée au bureau transitoire depuis le 3 juillet 2016 s’achève dans la joie. Le président de l’Assemblée nationale a assuré de son soutien pour la réussite de ce synode général, a confié Nicodème Alagbada?

L’initiative « 21 Days of Y’ello Care » de Mtn-Bénin a connu son épilogue ce mercredi 21 juin, à l’orphelinat « La Prunelle de Dieu vivant » à Avrankou. Ce centre a reçu la visite de presque tout le personnel du réseau de téléphonie mobile qui est allé donner un coup de main aux travaux de construction de salles de classe, de clôture et de réalisation de mobiliers financés par la fondation Mtn-Bénin.
L’orphelinat « La Prunelle de Dieu vivant » d’Avrankou va changer de visage d’ici quelques jours. Ce centre qui sert à la fois de dortoir et d’école pour ses pensionnaires bénéficie de plusieurs dizaines de tables-bancs et de la construction de trois salles de classe et de clôture actuellement en chantier. Ces réalisations sont l’œuvre de Mtn-Bénin. Elles s’inscrivent dans le cadre de l’initiative « 21 Days of Y’ello Care », c’est-à-dire 21 jours d’actions sociales au profit des populations démunies qu’organise Mtn depuis 2008, durant le mois de juin de chaque année. A travers celle-ci, le personnel du réseau de téléphonie mobile et ses partenaires laissent parler leurs cœur et générosité en volant au secours des plus démunis. L’édition de cette année a démarré le 1er juin et a connu son épilogue ce mercredi 21 juin à l’orphelinat « La Prunelle de Dieu vivant ». Plus de 90% du personnel de Mtn-Bénin avec à sa tête le directeur général, Stephen Blewett et certains des partenaires de l’entreprise dont Huawei ont fait le déplacement d’Avrankou. Ils sont allés donner un coup de main aux ouvriers engagés pour les différents travaux commandés par la société pour soulager un tant soit peu la peine des 130 enfants qui crèchent dans cet orphelinat. Habillés en tee-shirts griffés à l’effigie de Mtn-Bénin, femmes et hommes au service du réseau se sont convertis, le temps d’une journée, en maçons et menuisiers.
Coup de main
Les ouvriers de circonstance se sont scindés en deux groupes. Un premier groupe s’est engagé aux côtés des maçons en leur fournissant des briques, du sable, des graviers et autres. Ce travail à la chaîne n’a pas laissé indifférent le directeur général Stephen Blewett qui s’est confondu aux agents en ramassant aussi des briques. Le second groupe s’est engagé pour les travaux de menuiserie. Il a poncé et verni les tables-bancs acquis par la société au profit de l’orphelinat. Les fenêtres, les portes des salles de classe et le portail de l’école commandés par Mtn-Bénin ont été aussi ramassés par les agents et disposés en lieu sûr en attendant leur installation. Cerise sur le gâteau, le personnel de Mtn-Bénin est retourné dans le champ de l’orphelinat sis à plus d’un kilomètre de l’école, pour voir l’évolution du manioc qu’il avait planté et du haricot semé, il y a quelques jours, toujours pour accompagner le centre. Ici encore, les agents ont usé de leurs efforts physiques en défrichant les mauvaises herbes pour faciliter l’accroissement des plants et des semis.
Lucien Tanda, employé à Mtn-Bénin, se dit fier d’avoir participé à cette œuvre sociale en faveur de l’orphelinat « La Prunelle de Dieu vivant ». Il loue l’initiative du fondé du centre qui a pris son argent pour aller chercher des enfants d’autrui, les élever, les former et les instruire.
Le fondé de l’orphelinat, Georges Bonou, infirmier d’Etat à la retraite, a remercié Mtn-
Bénin et son personnel pour leur œuvre caritative au profit des 130 enfants démunis de son centre créé en 2009 et qui dispose aujourd’hui des classes de CI jusqu’en 5e des cours secondaires. Il a prié Dieu de rembourser les donateurs au centuple.
90 millions F Cfa mobilisés
Le directeur général de Mtn-Bénin se dit très content d’avoir fait cette œuvre utile avec tout son personnel au profit de cet orphelinat. Pour Stephen Blewett, nul n’a le droit d’être heureux tout seul. Les pensionnaires de l’orphelinat ont aussi le droit de bénéficier d’un cadre adéquat pour étudier. Le directeur général se réjouit de constater qu’à la fin des travaux de construction en cours et financés par son réseau, les enfants n'étudieront plus dans leurs dortoirs en guise de salles de classe. Leurs dortoirs seront séparés de leurs salles de classe. Ce qui ne manquera pas d’impacter positivement leur rendement scolaire, souligne le directeur général de Mtn-Bénin. Stephen Blewett se dit très satisfait du bilan de l’édition 2017 de l’initiative « 21 Days of Y’ello Care » avec une touche particulière dans les secteurs de l’éducation et de l’informatique. Satisfaction partagée par Viviane Sissuh, directeur des Ressources humaines et présidente de la Fondation Mtn-Bénin. Elle salue cette initiative du personnel de l’entreprise qui a donné de son temps, de son énergie et de son argent aux démunis. Avant Avrankou, Mtn-Bénin a fait les mêmes actions sociales en faveur d'autres orphelinats à Hévié dans la commune d’Abomey-Calavi et à Ouidah. Lesquelles ont coûté plus de 90 millions F Cfa pendant les vingt-et-un jours de solidarité. 55 millions F Cfa ont été mobilisés par Mtn-Bénin et le reste par le personnel et les partenaires du réseau, a détaillé Viviane Sissuh. Ces actions sociales, précise-t-elle, viennent en renfort à celles que réalisent au quotidien la Fondation Mtn et ses amis sur le terrain.
Société 22 juin 2017

Le projet de construction de logements sociaux a été un véritable gouffre financier sous le régime passé. C’est du moins ce qui ressort des explications fournies, ce jeudi 15 juin, aux députés par le ministre chargé du Cadre de vie, Didier Tonato dans sa réponse à la question orale avec débat relative à l’évaluation des logements sociaux.
A l'en croire, sur les 10 000 logements sociaux prévus, 1543 ont été seulement construits pour un montant de 14, 668 135 milliards F Cfa. Adjarra, Avrankou, Abomey-Calavi, Lokossa, Sémè-Podji, Parakou sont les communes bénéficiaires de ces joyaux. A la date d’aujourd’hui, seulement 893 logements économiques sur les 1543 sont entièrement achevés et 650 encore en chantier. 450 logements sont aujourd’hui occupés dont 203 directement vendus et 216 en location-vente avec paiement mensuel en cours. Selon le ministre chargé du Cadre de vie, ce projet a été « un échec ». Didier Tonato n’est pas allé du dos de la cuillère pour mettre aux bancs des accusés le Gouvernement qui a choisi des sites inappropriés pour le projet. Aussi, ajoute-t-il, la non viabilisation des sites et des conditions d’accès très difficiles et le mauvais état des travaux à plusieurs endroits.
Aux dires du ministre, c’est tirant leçon de l’échec de ce projet que le Gouvernement du Nouveau départ a décidé de réaliser un vaste programme de 20 000 logements économiques sur un besoin estimé à 300 000 pour satisfaire les populations les moins nanties. Ce projet hautement social ne tardera pas à démarrer pour soulager un tant soit peu la peine des populations défavorisées en matière d’abri, a-t-il rassuré.
Th. C. N.
Actualités 16 juin 2017

Les statistiques affolent s’agissant des grossesses en milieu scolaire au Bénin. Le département de l’Atacora n’en est pas en marge et l’initiative « Semaine de la fille de l’Atacora » portée par le préfet Déré Lydie Chabi Nah fait écho. A travers cet entretien, elle évoque ses motivations et son espoir de voir les tendances s’inverser d’ici 2020.
Mme le préfet, vous vous investissez depuis quelques jours dans une campagne de sensibilisation des élèves sur les grossesses en milieu scolaire dénommée « Semaine de la fille de l’Atacora ». Quelles en sont les motivations ?
C’est l’ampleur que continue de prendre le phénomène qui m’a motivée. En prenant connaissance des statistiques de la direction départementale de l’Enseignement secondaire et celle de la Famille et des Affaires sociales sur le fléau, j’ai eu froid au cœur. De 2013 à 2016, le département s’est retrouvé avec 1485 cas de grossesses dont 505 dans la période 2013-2014, 488 l’année scolaire qui a suivi et 492 pour la période 2015-2016. En allant un peu plus loin il convient de relever qu’au cours de l’année scolaire 2015-2016, la commune de Kouandé a enregistré 77 cas, Tanguiéta 74 cas, Boukoumbé 62 cas, Natitingou 62 cas. Dans la même période, nous déplorons 55 cas à Péhunco, 51 à Cobly, 51 également à Matéri, 46 cas à Kérou et 14 à Toucountouna. Avec ces chiffres, nous ne pouvons que prendre notre bâton de pèlerin. La femme est déjà assez marginalisée dans le département pour qu’on reste passif face à un fléau qui hypothèque l’avenir du peu de filles qui ont eu la chance d’être envoyées à l’école. Le phénomène non seulement réduit de façon drastique le nombre de filles dans les collèges et lycées avant la classe de terminale, mais surtout donne d’argument à certains parents à ne plus envoyer leurs filles à l’école, parce que, pour eux, la finalité c’est leur ramener une grossesse. Je suis une femme et une féministe convaincue. Je n’ai donc plus besoin d’une autre motivation pour défendre l’avenir de la femme.
Y-a-t-il matière à voir une autorité politico-administrative de votre rang s’engager dans une telle campagne avec le lot d’organisations de la société civile déjà impliquées à divers niveaux ?
Les Organisations de la Société civile, notamment les ONG ont fait et continuent de faire ce qu’elles peuvent. Je veux à travers ce canal saluer une fois encore leur engagement et surtout les exhorter à véritablement poursuivre le combat. Le jour où j’ai eu ces statistiques, je me suis demandé ce que ç’aurait été si les Ong n'avaient pas agi. C’est dire donc que c’est une bataille dans laquelle personne ne sera de trop. D’ailleurs, je ne mène pas cette action de façon isolée, je suis accompagnée par Plan International Bénin qui fait partie des organisations phares œuvrant dans le domaine. J’ai voulu apporter ma touche au noble travail que font les Ong pour que dans une synergie d’actions nous puissions atteindre l’idéal de zéro grossesse dans ces collèges et lycées d’ici 2020. Je pense aussi que le fait d’être femme peut créer le déclic. Elles pourraient tabler sur ma réussite pour se décider à aller loin en évitant de tomber dans ce piège infernal.
En tant que préfet, quelle est la teneur des messages que vous portez à l’endroit de ces jeunes filles des lycées et collèges de votre département ?
D’abord, j’essaie de toucher leur sensibilité en leur exposant les chiffres sur les cas de grossesses dans le département, dans leur commune et surtout dans leurs établissements. Ensuite, je leur montre l’intérêt qu’elles ont à observer l’abstinence sexuelle. Ça leur permet de garder leur dignité, de faire la fierté des parents, de bien travailler à l’école et d’être sûres d’avoir un avenir radieux. Je leur fais comprendre combien c’est illusoire tout ce qui leur est proposé par les hommes pour abuser d’elles. Je mets un point d’honneur sur l’obligation qu’elles ont de travailler pour que les femmes ne soient plus laissées pour compte. Plus loin, je leur fais remarquer que rien n’est impossible à celle qui veut réussir.
Au-delà des filles, je mets en garde les auteurs de ces actes, dont font partie les enseignants et les élèves garçons, en leur expliquant les dispositions prises par le législateur pour sanctionner ceux qui se rendraient coupables.
Dans les localités où la pauvreté tend à encourager le phénomène, n’avez-vous pas l’impression de prêcher dans le désert ?
La pauvreté oui, mais la dignité absolument. Sans vous mentir, dans la plupart des établissements sillonnés surtout dans la zone Pendjari, c’est l’argument qu’invoquent souvent les filles. « Nos parents n’arrivent pas à subvenir à nos besoins », avancent-elles. Et à moi de leur demander : « C’est quand vous revenez avec des grossesses qu’ils arrivent à satisfaire ces besoins ? ». Absolument pas ! En réalité, les besoins dont parlent les filles, c’est de chercher à s’habiller, à manger, bref se comporter comme celles dont les parents sont à l’abri du besoin. Se contenter du peu que les parents font l’effort de nous apporter, pour être soi-même demain c’est la vraie réussite. Moi qui vous parle, je ne suis pas issue d’une famille riche.
Loin de moi donc la prétention d’impacter à 100%, mais je suis convaincue que mon message passe à 98%. Les différentes préoccupations que les filles soulèvent souvent après mes messages, me réconfortent et m’apportent l’assurance que je ne prêche pas dans le désert.
J’ai la ferme conviction d’atteindre zéro cas de grossesses d’ici 2020, et dans cet engagement personne ne sera de trop, même les médias qui nous accompagnent dans toutes nos initiatives?

Le top de l'examen du BEPC 2017, session de juin sera donné ce lundi à Athiémé par le ministre en charge de l’Enseignement secondaire. Lucien Kokou est annoncé pour exécuter cette formalité au centre d’examen du Ceg Athiémé et encourager notamment les candidats de cette commune qui l’a vu naître.
Les autorités communales et les responsables en charge du système éducatif dans le Mono se mobilisent pour ne laisser aucune faille dans l’organisation de la cérémonie.
Athiémé a enregistré, pour cette session de juin du BEPC, 1 120 candidats répartis dans deux centres d’examen, à savoir Ceg Akonana et Ceg Athiémé. Au plan départemental, l’effectif des candidats s’élève à 11 857.
Pour rappel, Athiémé est arrivé en tête dans le Mono, à l’issue du BEPC 2016, avec un taux de 15,27% de succès contre un pourcentage de 11,96% pour tout le département du Mono et 31,68% de réussite au plan national. Athiémé fera-t-il mieux, au terme de la proclamation des résultats de l’examen cette année ? Et qui portera le bonnet d'âne ?


Les hommes en uniforme ont rendu hommage, vendredi 2 juin dernier à Cotonou, à feu Vincent Guézodjè, colonel des forces armées à la retraite et ancien ministre. Ministres de l’Intérieur et de la Décentralisation, hauts gradés de l’armée, parents et amis ont dit adieu à l’homme décédé fin avril dernier avant qu’il soit conduit à sa dernière demeure.
Décédé le 27 avril dernier, Vincent Guézodjè, colonel à la retraite et ancien ministre sous la Révolution, a reçu les hommages des forces armées béninoises (Fab) dans le cadre de ses obsèques. Trois étapes ont marqué la manifestation. Il sonnait exactement 9 h 25 lorsque la dépouille arrive dans un car militaire à l’état-major général des armées à Cotonou. En reconnaissance des loyaux services qu’il a rendus à la nation, la dépouille du feu Vincent Guézodjè a fait le tour des hommes en uniforme sous la cadence de la musique militaire.
Dans son oraison funèbre, le chef d’état-major, le général Laurent Amoussou, n’a pas manqué d’éloges à l’égard du disparu. Selon lui, l’homme a servi dans l’intégrité au sein de l’armée et au poste politique. Les qualités du regretté sont énormes, a-t-il laissé entendre, avant d’inviter l’assistance à prier pour le repos de l’âme de ce serviteur. S’ensuivra le recueillement des différentes personnalités dont les ministres de l’Intérieur, Sacca Lafia et de la Décentralisation, Barnabé Dassigli et des parents et amis devant la dépouille mortelle.
Pour rappel, Vincent Guézodjè est né en 1942 à Abomey. Il décroche le certificat d’études primaires (Cep) d’alors en 1955, le brevet d’étude du premier cycle (Bepc) et le baccalauréat (Bac) respectivement en 1959 et 1962. Il fut incorporé dans l’armée le 1er septembre 1963 et est admis à faire valoir ses droits à la retraite le 1er octobre 1993.
Passionné de la politique, Vincent Guézodjè fut successivement ministre de l’Education nationale, ministre de l’Intérieur, puis ministre de la Justice, garde des Sceaux sous la Révolution. Feu colonel Vincent Guézodjè est marié et père de plusieurs enfants.

Le concours de recrutement de 80 auditeurs de justice communément appelés élèves magistrats devant se tenir, ce samedi 27 mai à Cotonou, n’aura plus lieu.
En effet, le concours a été reporté sine die par le juge des référés de la chambre administrative du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Cette ordonnance a été prise suite à une plainte du candidat Nicoli Géovani Judicaël Assogba dont le dossier a été rejeté pour défaut de conformité relativement à ses actes d'état civil et attestation de diplôme. Mécontent, celui-ci a saisi le juge administratif d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du rejet de son dossier de candidature. Une décision qui tarde à tomber et n’est même pas sûre d’intervenir avant demain, date prévue pour le déroulement du concours. Face à la situation qui rend impossible la participation du candidat à ce concours si la date du 27 mai est maintenue, le juge des référés administratifs du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou a déclaré l’action du plaignant recevable et jugé irrecevables les observations sur le dossier du ministère chargé du Travail et de la Fonction publique et de l’Agent judiciaire du Trésor (Ajt). Il a ordonné le report à une date ultérieure de la tenue de ce concours, en attendant la décision du juge administratif saisi du recours pour excès de pouvoir. Le processus d’organisation de ce concours par le ministère chargé de la Fonction publique en liaison avec celui de la Justice, est donc provisoirement suspendu n
Th. C. N.
Société 26 mai 2017

Le Centre du roi Salman pour le secours et les œuvres humanitaires de l’Arabie Saoudite a procédé, ce lundi 22 mai à Cotonou, à la remise officielle d’un don de 50 tonnes de dattes à la communauté musulmane béninoise.
Dans le cadre du jeûne musulman qui démarre samedi 27 mai prochain, le Centre du roi Salman pour le secours et les œuvres humanitaires de l’Arabie Saoudite fait preuve de générosité envers la communauté islamique béninoise. C’est à travers un don de 50 tonnes de dattes, soit 2500 cartons, destinés à soutenir les musulmans béninois pendant le mois de carême. D’un montant de 42 millions de F Cfa, le geste constitue une véritable bouffée d’oxygène. C’est le secrétaire général du ministère en charge des Affaires étrangères, Marc Hermanne Araba, qui a réceptionné le lot dans les locaux dudit ministère. Les deux parties ont procédé à la signature de l’accord relatif à ce don.
Selon le représentant du centre, Ibrahim Al-Mugrin, le geste vise à permettre à la population musulmane du Bénin de bien passer le Ramadan qui débute à la fin de ce mois. Ce geste, dit-il, constitue la première étape d’une série d’activités de ce genre. « Nous sommes de passage et serons certainement de retour encore bientôt », annonce-t-il, en remerciant le Gouvernement du Bénin pour les facilités qu’il lui a accordées dans ce sens.
Pour le secrétaire général du ministère en charge des Affaires étrangères, Marc Hermanne Araba, le geste de la partie saoudienne est devenu presqu’une coutume. « Déjà en 2015 et 2016, nous avons bénéficié des mêmes gestes du peuple saoudien », rappelle-t-il. « Il est revenu encore à la charge cette année pour soulager nos frères et sœurs musulmans », se réjouit-il. Il s’agit donc, selon lui, d’une preuve supplémentaire de la diversité et de la vitalité de la coopération bénino-saoudienne. Il a promis une répartition équitable du don en direction des bénéficiaires sur toute l’étendue du territoire national. « Les dispositions sont déjà prises pour que ce don aille effectivement vers les plus démunis », rassure-t-il, avant de souhaiter un mois béni de Ramadan rempli de grâces et de bénédictions divines¦

L’Institut des sciences biomédicales appliquées (Isba) de l’Université d’Abomey-Calavi a abrité, ce mardi 9 mai, la première Journée sur la résistance aux antibiotiques au Bénin. L’initiative vise à ouvrir le débat pour une riposte contre la résistance bactérienne aux antibiotiques souvent consommés de manière inappropriée.
« L’absence d’actions aujourd’hui contre la résistance bactérienne sera à l’origine demain d’une absence de guérison des maladies infectieuses ». Cette alerte de la directrice générale de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) en 2011, le professeur Delphin Mêhinto, doyen de la Faculté des Sciences de la santé (Fss) de l’Université d’Abomey-Calavi, la prend à son compte pour signifier l’enjeu de la résistance aux antibiotiques au Bénin.
L’initiative d’une journée consacrée à cette question vient, pour lui, à point nommé pour permettre aux experts dans diverses disciplines de confronter leurs idées non seulement sur la gestion des infections à bactéries résistantes mais également sur le mécanisme de lutte contre le développement de la résistance aux antibiotiques au Bénin. Il assure que l’usage intensif et inapproprié des antibiotiques a abouti au développement rapide de la résistance à ces médicaments bien que les infections autrefois facilement guérissables soient de plus en plus difficiles à traiter. Cette nouvelle donne médicale, poursuit-il, induit une augmentation significative de la durée d’hospitalisation des patients, du coût de leur prise en charge, de la morbidité et de la mortalité liées aux maladies infectieuses. « Notre pays est caractérisé, entre autres, par un taux élevé d’automédication, la faible maîtrise du circuit du médicament, l’insuffisance de personnel qualifié conduisant souvent à la prescription des médicaments par du personnel inapproprié, l’absence de documents de normes et procédures en matières d’utilisation des antibiotiques », diagnostique le professeur Delphin Mêhinto qui attend qu’une thérapeutique appropriée soit proposée au développement vertigineux de la résistance aux antibiotiques.
Enjeu de santé publique
L’Oms estime qu’en 2015, il y a eu environ 480 000 cas de tuberculose multirésistante et seulement 52% de ces cas ont été traités avec succès. « La prescription irrationnelle des antibiotiques, leur délivrance sans contrôle professionnel et leur surconsommation par le grand public, favorisent de plus en plus l’émergence et la propagation de ces cas de résistance avec un triple impact dramatique, à savoir la prolongation des hospitalisations, l’augmentation des dépenses de santé de ces familles et une hausse de la moralité », appuie Al Fateh Onifadé, conseiller chargé des médicaments au Bureau de l’Oms à Cotonou. Il souligne qu’en l’absence d’antibiotiques sûrs et efficaces pour prévenir et traiter les infections, certaines interventions chirurgicales telles que les césariennes, les appendicites aigües, la chimiothérapie et les transplantations d’organes, deviennent des actes médicaux à haut risque, compromettant ainsi les précieux acquis de la médecine contemporaine. Il défend l’organisation d’une riposte urgente dans une approche coordonnée. Du coup, il informe que l’Oms a élaboré en 2015 un plan d’actions mondial qui vise à préserver sa capacité de prévenir et de traiter les maladies infectieuses à l’aide de médicaments sûrs et efficaces. Pour orienter la recherche-développement, l’organisme onusien a publié en février dernier une liste de 12 familles de bactéries les plus menaçantes pour la santé humaine contre lesquelles il est urgent d’avoir de nouveaux antibiotiques. « Nos efforts devront aller dans le sens de l’amélioration de la sensibilisation et la compréhension du phénomène, du renforcement de la surveillance et la recherche, la réduction de l’incidence des infections, l’optimisation de l’usage des antibiotiques et l’allocation d’investissements durables », conclut Al Fateh Onifadé.
Le 3 septembre 1928, Dr Alexander Fleming, de retour de vacances, constate que les boîtes de Petri, où il faisait pousser des staphylocoques, ont été envahies par un champignon microscopique dénommé Penicillium notatum, qu’utilisait son voisin de paillasse. Cette découverte fortuite conduira à la mise au point, quelques années plus tard, du premier antibiotique, la Pénicilline qui a marqué le début de l’ère des antibiotiques. Le professeur Delphin Mêhinto soutient que ces médicaments ont révolutionné la prise en charge des maladies infectieuses et ont eu, dans le monde, un impact significatif sur l’espérance de vie en l’allongeant de plus de dix ans en moins d’un siècle.
Journaux