La Nation Bénin...
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Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, a reçu en audience ce mercredi 15 février, plusieurs délégations dont celle de l’Ong « Défense sans frontières » (Dsf-Ong) conduite par sa présidente, Christhelle Houndonougbo, préoccupée par l’amélioration des conditions de détention dans les maisons d’arrêt.
L’Organisation non gouvernementale « Défense sans frontières » (Dsf-Ong) œuvre pour l’épanouissement, le bien-être physique et moral des personnes détenues dans les établissements pénitentiaires du Bénin. Aussi, contribue-t-elle à leur insertion professionnelle et facilite l’accès à la justice des personnes vulnérables et défavorisées par la fourniture gratuite d’assistance juridique et des prestations d’auxiliaires de justice. La présidente de cette Ong, Christhelle Houndonougbo est allée présenter ce mercredi 15 février, les objectifs de son organisation au président de la Cour suprême qui l’a reçue en audience. « Dsf-Ong intervient dans le milieu judiciaire en général et particulièrement dans le milieu carcéral. Après cette audience, nous nous estimons heureux parce que nous sommes venus voir un homme déjà convaincu de ce dont nous sommes venus lui parler. Je pense que nous avons déjà son soutien en ce qui concerne certains aspects comme l’état de la justice au Bénin ; ce qui nous permet de dire que la Cour suprême est un partenaire privilégié pour notre organisation », a confié Christhelle Houndonougbo à sa sortie de l’audience.
Elle dit avoir plaidé dans ce cadre auprès du président de la Cour suprême pour que certaines actions soient menées en direction de l’Exécutif pour amener ce dernier à jouer sa partition pour le règlement de certains problèmes urgents, notamment le cas des anciens condamnés à mort qui n’attendent qu’une décision gouvernementale pour voir leurs peines communiées en d’autres. Elle plaide par ailleurs pour l’ouverture de la nouvelle prison civile d’Abomey, complètement construite et qui n’attend que le Gouvernement apporte sa contrepartie pour que le transfert des détenus vers cette maison carcérale se fasse.
La présidente de Dsf-Ong sollicite le concours de la Cour suprême pour qu’un regard bienveillant soit accordé aux détenus sur les plans social, sanitaire et psychologique, sans oublier la sécurité au niveau des prisons. « Nous ne demandons pas qu’on crée des eldorados pour ceux qui sont en conflit avec la loi ; encore que si on arrive à traiter les dossiers rapidement dans les prisons, celles-ci vont se vider de la moitié de leurs pensionnaires… », soutient Christhelle Houndonougbo. Elle confie avoir été très touchée par les conditions de vie des prisonniers dans les maisons d’arrêt suite à une tournée qui a conduit son Ong récemment dans les prisons du Sud et du Centre-Bénin?
Autres visites
Mais avant Dsf-Ong, le président de la Cour suprême a reçu le directeur général Mtn-Bénin, Stephen Blewett, accompagné de Nicolas Gomez, directeur de corporate services Mtn. Il s’agit aussi d’une visite de courtoisie au cours de laquelle le nouveau directeur s’est présenté au président de la Cour suprême, échangé avec lui sur les activités de ce réseau de téléphonie mobile au Bénin, une entreprise qui se veut « citoyenne » et œuvrant pour le développement social au Bénin. Stephen Blewett dit avoir aussi saisi l’occasion pour dire ce qu’il attend du président de la Cour suprême. Ousmane Batoko se dit heureux de cette visite qu’il trouve être un signe de respect pour l’institution qu’il dirige.
La présidente de l’Association pour le développement des enfants, familles et personnes âgées abandonnés en zones périurbaines et urbaines du Bénin (Adefa-Zpur-Bénin), Odette Kpamègan Agbessi, a été aussi reçue par le président de la Cour suprême. Tout comme les autres, celle-ci est allée présenter son association à Ousmane Batoko, recueillir ses conseils afin d’améliorer ses prestations sur le terrain vis-à-vis des couches vulnérables cibles à travers le don de kits de secours, l’appui-conseil en santé surtout au profit des personnes âgées et l’éducation alternative pour les enfants. La présidente Odette Kpamègan Agbessi saisit l’occasion pour inviter les personnes de bonne volonté à soutenir son Ong pour l’atteinte de ses objectifs.

Le Pdg du groupe Gkr Holding Sa, Antonin Kuhn, et les membres de la Commission d’étude de la création d’une force unique chargée de la sécurité intérieure ont été reçus, par le président de la Haac, Adam Boni Tessi, ce jeudi 9 février au siège de l’institution.
Le groupe Gkr Holding Sa manifeste l’intérêt d’apporter son expertise au projet d’installation des Télévisions numériques terrestres (Tnt) au Bénin. Il entend faire une étude de faisabilité en rencontrant les acteurs majeurs qui composent le paysage médiatique béninois afin de s’assurer de la viabilité du projet. C’est dans ce cadre que son président-directeur général Antonin Kuhn a été reçu par le président de la Haac, Adam Boni Tessi, au siège de l’institution.
Antonin Kuhn affirme, à la sortie de l’audience, qu’il est venu s’assurer de la pertinence du projet et voir dans quel cadre s’insérer dans le paysage numérique béninois, mais aussi et surtout « voir si les différents acteurs vont éventuellement adhérer à la vision » de son groupe. Le groupe a exposé aux membres de l’institution le projet d’opérationnalisation du réseau de la Tnt dont il est adjudicataire. Antonin Kuhn estime que sa visite aux conseillers de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication est un contact d’échanges pour la réussite du projet d’installation des Télévisions numériques terrestres. « La Haac est un acteur majeur dans la réalisation de ce projet et nous ne pouvons pas vouloir nous y intéresser sans rencontrer les membres de cette institution », dit-il. Il assure l’organe en charge de la régulation des médias de l’expertise dont dispose son groupe en matière de communication numérique.
Les membres de la Commission d’étude de la création d’une force unique chargée de la sécurité intérieure se sont également entretenus avec les conseillers. Ce deuxième groupe dirigé par le général de division, Félix Tissou Hessou, président de ladite commission est venu prendre des conseils auprès de cette institution pour mener à bien la mission qui lui a été assignée ?

Ouverte le 29 septembre 2016, la deuxième session ordinaire de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a été clôturée, ce mardi 31 janvier par Adam Boni Tessi, président de l’institution de régulation des médias. Durant quatre mois, d’importants dossiers ont été étudiés par les conseillers et diverses activités menées.
La Haac a étudié pendant quatre mois une vingtaine de rapports au cours de sa deuxième session ordinaire au titre de 2016. Au nombre de ceux-ci, Lambert Dogo, deuxième rapporteur de l’institution mentionne le rapport relatif à l’ouverture des dossiers de candidatures pour les propositions à nomination par le chef de l’Etat des responsables de divers organes de presse de service public. Il évoque également le rapport complémentaire au rapport relatif à la demande d’autorisation de cession des droits liés à l’exploitation des fréquences attribuées à la société LC2 Média-SA pour la télévision privée commerciale dénommée la Chaîne-2 (LC2) au profit de la société M+Médias S.A. Les conseillers ont également étudié les rapports relatifs à l’actualisation du plan de formation du personnel de la Haac, au renouvellement des conventions de certaines radiodiffusions sonores. La deuxième session ordinaire s’est intéressée au rapport de la mission relative aux mesures conservatoires prises par le président de la Haac à l’encontre de certains médias, sans oublier le rapport relatif à la deuxième session ordinaire de l’année 2016, de la commission technique chargée de l’étude des demandes de la carte de presse au Bénin. Selon Lambert Dogo, l’étude des différents rapports a abouti à des prises de décisions.
En dehors de ces dossiers, souligne-t-il, la Haac a eu à mener deux activités principales à savoir les journées portes ouvertes de la Haac du 23 au 25 novembre et la 8e Conférence des instances africaines de régulation de la communication (Circaf) tenue du 6 au 8 décembre 2016.
Après la présentation du deuxième rapporteur devant ses collègues conseillers et les responsables des organes de presse de service public et des organisations faîtières des professionnels des médias, le président de la Haac, Adam Boni Tessi, a exprimé sa satisfaction quant au bon déroulement de la session. Il a saisi l’occasion pour s’exprimer sur les mesures conservatoires prises à l’encontre de certains médias. S’il se réjouit qu’elles soient levées pour E-Télé, Eden-TV et radio Soleil FM, il a réaffirmé sa détermination à faire respecter scrupuleusement les textes régissant le secteur des médias.

Deux délégations sont allées s’entretenir dans la soirée du vendredi 13 janvier dernier avec le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) au siège de ladite institution.
L’instance de régulation des médias au Bénin pourrait bénéficier d’une intense coopération et d’une collaboration active d’institutions sœurs de plusieurs pays en relation diplomatique avec le Bénin. Ces préoccupations sont inscrites en bonne place dans le cahier de charges des nouveaux ambassadeurs du Bénin au Koweït, au Nigéria et en Russie. Vendredi dernier, les trois représentants de l’Etat béninois qui font le tour des institutions de la République depuis peu, et qui ne devraient pas tarder à rejoindre leurs nouveaux postes, sont allés échanger avec Adam Boni Tessi, président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), en présence d’autres conseillers et responsables de l’institution.
Cette séance aux allures protocolaires n’en est pas une, a nuancé le porte-parole de la délégation, Issifou Moudjaïdou Soumanou, ambassadeur du Bénin près le Koweït en présence de ses pairs Marcelline Adjovi, ambassadeur du Bénin au Nigeria avec résidence à Abuja et René Koto Yérima, ambassadeur du Bénin près la Russie. «Nous donnons un sens profond à cette démarche et c’est pourquoi nous avons tenu à être reçus ensemble», déclare Issifou Moudjaïdou Soumanou. Appréciant toujours ce déplacement qu’il crédite de bonnes intentions et surtout de perspectives heureuses pour la HAAC et pour le pays en général, il expose cette séance comme une aubaine pour prendre également des conseils en vue de la réussite de la mission qui est désormais la leur. Mais c’est surtout sur la coopération entre la HAAC et les institutions dans les pays de leurs girons que misent ces ambassadeurs qui comptent apporter un plus au fonctionnement institutionnel et surtout technique de l’institution par le truchement de la coopération. Une vision à laquelle adhère le président Adam Boni Tessi. Avec quelques-uns de ses conseillers, il a exploré avec ses hôtes les chantiers possibles et des engagements ont été pris de part et d’autre.
Paix et sort des médias suspendus
Avant ces hommes de la diplomatie, la Fondation Malèhossou, éprise de paix et très active pour un Bénin prospère, a échangé avec le président de la HAAC et sa suite. Entre les deux parties, les échanges ont été en faveur d’une paix profonde dans le pays. Depuis dix ans, selon Yacoubou Malèhossou, porte-parole de la délégation, cette fondation s’est employée à cela. Et, faisant le point de ses activités et de la situation du pays en général, il y a quelques jours, elle s’est montrée soucieuse de la situation dans le monde des médias. Le sort des sept organes de presse interdits d’émission depuis plusieurs semaines préoccupe cette fondation dont des responsables au haut niveau, notamment les imams Issa Yessoufou, Moutawakil Boukari Malik et autres, ont tous effectué le déplacement. Au sortir de l’audience, Yacoubou Malèhossou estime que sa délégation a eu avec le président de la HAAC des échanges qui lui ont permis d’en savoir davantage sur l’institution, mais aussi et surtout sur la situation des médias suspendus. La fondation a fait un plaidoyer en leur faveur et promis rencontrer les promoteurs concernés. Elle en a donc profité pour exhorter aux recours pacifiques, à la compréhension et à la patience. «Le bruit ne fait pas du bien», conclut-il.
Actualités 16 janv. 2017

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a reçu en audiences, vendredi 23 décembre dernier, une délégation du bureau de la Fondation femmes d’Afrique et culture mémoriale de Rufisque comité national du Bénin conduite par sa présidente Rafiatou Karimou et le nouvel ambassadeur du Japon près le Bénin.
Egrener le chapelet des problèmes de la Fondation femmes d’Afrique et culture mémoriale de Rufisque - Comité national du Bénin au président de l’Assemblée national. Tel est l’objectif de la visite des responsables de cette fondation présidée par Rafiatou Karimou, vendredi 23 décembre dernier, au président de l’Assemblée nationale. « Nous sommes des éducatrices, nous sommes des enseignantes et nous sommes des citoyennes à part entière. Mais à la différence, c’est que nous sommes toutes à la retraite », a précisé Daguia Akadari, secrétaire exécutive de la fondation au sortir de l’audience de sa délégation avec le président de l’institution parlementaire. Elle a expliqué que cette fondation est composée des premières enseignantes de l’Afrique de l’Ouest dont certaines ont fait l’école fédérale de Rufisque et d’autres l’école normale au Bénin. « Nous sommes des gens libres, disponibles, et prêtes à partager nos expériences avec la jeunesse du Bénin pour que la rupture et le changement que nous prônons puissent être une réalité au Bénin. En réalité, l’audience du vendredi 23 décembre dernier est la deuxième du genre avec le président de l’Assemblée nationale. Me Adrien Houngbédji avait reçu la délégation le mercredi 16 septembre dernier et avait promis, au nom de l’institution parlementaire, aider cette fondation pour l’atteinte de ses objectifs sur le terrain. « …Le gouvernement ne donne pas de subventions et nous nous débrouillons avec nos pensions, avec les aides que nos enfants qui sont à l’extérieur nous apportent pour faire de la charité, des œuvres sociales pour soutenir notamment les enfants démunis, les malades mentaux hospitalisés », a poursuivi la secrétaire exécutive de la Fondation femmes d’Afrique et culture mémoriale de Rufisque - Comité national du Bénin. « Mais aujourd’hui force est de constater que nos moyens sont en train de diminuer parce que la demande devient trop forte et il fallait appeler les autorités au secours… », a conclu Daguia Akadiri avant de remercier le président Adrien Houngbédji pour son engagement pour la cause de la fondation.
A la suite de la délégation de Rafiatou Karimou, le président de l’Assemblée nationale s’est entretenu avec le nouvel ambassadeur du Japon près le Bénin. Kiyofumi Kinoshi est allé faire une visite de courtoisie à Me Adrien Houngbédji pour se présenter à lui et demander ses conseils dans le cadre de la consolidation de la coopération entre le Bénin et le Japon couvrant notamment les domaines de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, de la pisciculture et de l’autonomisation des femmes.
Actualités 27 déc. 2016

La 3e session du Comité de pilotage du Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au Développement (UNDAF) s’est tenue, mardi 13 décembre, à Cotonou. Il était question pour les chefs d’agence du Système des Nations Unies au Bénin et aux membres du gouvernement de faire une évaluation à mi-parcours dudit plan et d’identifier quelques pistes d’actions pour le futur.
L’exercice qui a mobilisé toute la famille onusienne résidente au Bénin et les membres du gouvernement béninois était une véritable séance de vérité sur les grands axes de coopération entre les deux parties. Il s’agissait de faire le tour d’horizon des interventions du Système des Nations Unies afin de s’assurer de la bonne trajectoire à suivre en matière de développement. Pour la circonstance, le Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au Développement (UNDAF) a été passé à la loupe avec quelques orientations pour 2017. Au total, six grands axes ont été revisités dans ce cadre. Le premier intitulé, «Croissance inclusive et emploi» a comblé les attentes.
La présentation faite dans ce registre par Aristide Djossou, membre du Bureau du coordonnateur résident des Nations Unies, indique que 70% des indicateurs sont atteints avec un taux d’exécution de 50% des actions retenues. Pari tenu également pour le 2è axe qui intègre les questions liées à la santé. En ce qui concerne l’effet 3 relatif à la question de l’éducation de base, 75% des indicateurs sont atteints, avec un taux d’exécution physique de 60%. Le 4e pilier qui évalue les questions de vulnérabilité, de genre et d’abus a également enregistré de bonnes performances. Relativement au 5e axe qui intègre la notion de gouvernance participative et de décentralisation, les résultats sont aussi encourageants. Le 6e et dernier axe qui prend en compte les questions environnementales, la gestion des crises et des changements climatiques, renseigne que la moitié des indicateurs ont été atteints. Ces performances, quoique notables, n’ont pas comblé tous les espoirs des deux parties.
Tout en saluant les efforts menés dans le cadre de l’UNDAF, Gilbert Poumangué, représentant par intérim de la FAO et chef de file de l’axe 1; Isabelle Bardem, représentante résidente adjointe de l’UNICEF et chef de file du pilier 3, l’UNFPA et l’ONU Sida pour le compte de l’effet 4, l’OMS pour ce qui concerne le 2e pilier, le PNUD pour le compte de l’axe 5 et 6, se réjouissent de ce qu’ils ont permis de sortir un certain nombre de Béninois de la précarité. Tous ont promis de se battre dans leur domaine d’intervention en vue d’un bilan globalement plus satisfait à l’issue de l’UNDAF étalé sur la période 2014-2018.
Intervenant au nom de la société civile, le représentant de Social Watch Bénin, Dieudonné Ouinsou, a insisté sur les principes de bonne gouvernance et de redevabilité. Lesquels principes, selon lui, doivent être le bréviaire de tous les acteurs publics. Son message est également celui d’un plaidoyer en faveur de la vulgarisation des Objectifs de développement durable (ODD), à toutes les composantes du pays afin de permettre au Bénin de relever le défi de l’agenda 2030.
Aider le Bénin dans ses réformes
A leur tour, les différents chefs de file du gouvernement ayant pris part à la session à savoir, le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement,
Abdoulaye Bio Tchané, le ministre en charge de l’Agriculture, Rufin Koudandé, son collègue en charge de l’Environnement, José Tonato, ainsi que le ministère en charge des Affaires sociales, ont souhaité plus d’accompagnement de la famille onusienne dans le cadre des différentes réformes en cours au Bénin. En attendant, l’UNDAF envisage d’aider le pays à accéder aux opportunités susceptibles de développement.
Pour 2017, le coordonnateur résident du Système des Nations Unies, Siaka Coulibaly, propose l’identification des actions et mesures susceptibles d’accélérer la mise en œuvre de l’UNDAF en lien avec les priorités nationales.
Etant donné que le dernier classement de ‘’United Nations Development Group’’ (UNDG) classe le Bénin au 2e rang des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, en ce qui concerne les procédures liées à la mise en œuvre des réformes unies dans l’action, souligne-t-il, cette avancée doit être renforcée dans un contexte de mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (PAG) et de la mise en œuvre effective des ODD. Il souhaite également la mobilisation effective de la partie nationale pour l’atteinte des objectifs fixés dans le cadre de l’UNDAF et réitère par la même occasion, l’engagement de la famille onusienne à accompagner le Bénin dans la mise en œuvre des priorités nationales déclinées dans ses documents de planification.

Me Adrien Houngbédji, président de l’Assemblée nationale, a reçu en audience mercredi 30 novembre au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, plusieurs personnalités dont le représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Bénin. Les échanges entre les deux personnalités ont porté sur les préparatifs de la table ronde sur le plan stratégique de modernisation de l’Assemblée nationale.
La table ronde sur le plan stratégique de modernisation de l’Assemblée nationale sur la période 2016-2024 aura lieu le lundi 5 décembre prochain à Cotonou. L’information a été annoncée par Siaka Coulibaly, représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Bénin, reçu mercredi 30 novembre par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Les échanges entre les deux personnalités ont essentiellement tourné autour des préparatifs de cette rencontre.
En effet, le président Adrien Houngbédji a souhaité que le PNUD qui a appuyé l’Assemblée nationale pour la conception de ce plan stratégique, puisse l’accompagner dans l’organisation de la table ronde. Les partenaires au développement et les membres du corps diplomatique ont exprimé leur disponibilité à participer à cet évènement, a assuré le représentant résident du PNUD au Bénin.
Il sera question au cours de cette table ronde pour les acteurs, d’indiquer l’un ou les centres d’intérêt du plan stratégique qu’ils pourraient soutenir et financer. Ce plan contient neuf axes stratégiques et constitue une vision, non seulement pour la septième législature, mais également pour celles à venir. Mieux, ce plan permettra à l’institution parlementaire d’assurer son autonomisation d’une part et d’avoir une bonne représentativité dans le processus de développement du Bénin d’autre part. Le plan stratégique de modernisation devrait permettre à l’Assemblée nationale de travailler sur des sujets d’intérêt, pour son autonomisation, pour un meilleur contrôle de l’action gouvernementale, et pour le renforcement des capacités des acteurs de l’Assemblée nationale, a précisé Siaka Coulibaly. Ce plan stratégique permettra au Bénin d’avoir d’ici 2024 une bonne représentativité de l’institution parlementaire dans le processus de développement du pays.
A la suite du fonctionnaire onusien, le président de l’Assemblée nationale s’est aussi entretenu avec la présidente du Réseau africain des femmes entrepreneurs. Gladys Tawéma est allée plaider pour l’adoption par les députés de lois favorables à l’entrepreneuriat féminin. La dernière personnalité reçue par Me Adrien Houngbédji est l’ancien ministre le général Séïdou Mama Sika qui a accompagné la délégation de la Compagnie Philip Morris international à Dakar au Sénégal. Ils n’ont fait aucune déclaration à la presse à la sortie du cabinet du président de l’Assemblée nationale ¦

Le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, a reçu, jeudi 17 novembre, à son cabinet, plusieurs personnalités. Diverses préoccupations relatives à l’eau, l’assainissement et l’éducation à la paix, étaient au cœur des échanges.
Des questions de droit à l’eau et à l’assainissement, d’éducation à la paix et aux droits humains en Afrique de l’Ouest, sont entre autres les sujets abordés ce jeudi 17 novembre par le président de la Cour constitutionnelle avec ses différents hôtes. C’est une délégation du Cadre de concertation des acteurs non étatiques du secteur de l’eau et de l’assainissement (Canea) qui a été reçue en premier lieu par Théodore Holo. Elle a entretenu le président de la Cour constitutionnelle sur la constitutionnalisation des droits à l’eau et à l’assainissement. Une démarche qui entre dans le cadre de la révision de la Constitution béninoise, à travers les réformes politiques et institutionnelles entreprises entre temps. « Le droit à l’eau et à l’assainissement reconnu en Afrique et dans la sous-région, puis au niveau des Etats-Unis pousse ainsi tous les pays africains à insérer ce droit dans leur Constitution » affirme Arnaud Adjagodo, représentant du président du Canea. Ainsi à partir de cette audience, l’action suivante consiste à sensibiliser tous les acteurs clé devant intervenir dans le processus de révision de la Constitution béninoise en vue d’être sensibles à la question d’accès aux droits à l’eau et à l’assainissement qui, selon lui, « sont des droits qui dérivent du droit à la vie et à un environnement sain, notamment le cadre de vie ». Des droits reconnus par la Constitution béninoise en ses articles 15 et 27 et qu’il urge d’améliorer, à en croire Arnaud Adjagodo. Théodore Holo a exhorté à poursuivre l’initiative auprès du Parlement, des partis politiques et du gouvernement afin que les dirigeants aient une oreille et attention particulières sur l’effectivité de la mise en place de ces droits qui constituent une préoccupation majeure.
A la suite des acteurs du Canea, le président de la Cour constitutionnelle a échangé avec le président du Centre universitaire international des droits humains et de la solidarité universelle (Centre Univ). Clément Yargo est allé présenter à l’autorité, les activités d’éducation à la paix, aux droits et devoirs humains en Afrique de l’Ouest réalisés par son centre. Au total, les échanges ont porté sur les sessions de formation entre autres sur la prévention, la gestion des conflits en Afrique de l’ouest avec toutes les couches sociales, en particulier la paix dans les familles, la semaine africaine pour la vie et la famille. Des échanges jugés très utiles et fructueux par Clémént Yargo.
Le président de la Cour constitutionnelle a également reçu l’abbé Brice Martial Wowo, curé de la paroisse St Jean Eudes d’Atropocodji. Ce dernier n’a fait aucune déclaration à sa sortie d’audience.

La Cour suprême a officiellement effectué jeudi 27 octobre, sa rentrée au titre de l’année judiciaire 2016-2017. C’était à la faveur d’une audience solennelle qui s’est déroulée dans les locaux de l’institution à Porto-Novo et placée sous le thème : « L’indépendance du pouvoir judiciaire et son autonomie financière ». La cérémonie a connu la participation de plusieurs personnalités dont le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki, représentant le président de la République.
La Cour suprême renoue avec ses activités au titre de l’année judiciaire 2016-2017. Magistrats de siège et du Parquet général ainsi que du greffe ont repris les chemins des prétoires. Le lancement des activités a été effectué jeudi 27 octobre, par le président de l’institution, Ousmane Batoko. C’était à la faveur d’une audience solennelle au cours de laquelle a été débattu le thème retenu pour cette rentrée à savoir: «L’indépendance du pouvoir judiciaire et son autonomie financière». Comme le veut la tradition, avant l’allocution du président de la Cour suprême, le bâtonnier de l’ordre des avocats, Cyrille Djikui, au nom de tous les auxiliaires de justice, a fait ses observations et le procureur général par intérim près la Cour suprême, Nicolas Assogba, ses réquisitions sur le thème retenu. Ils ont tous deux à tour de rôle livré le fruit de leurs réflexions sur ce que leur inspirent « L’indépendance de la justice et son autonomie financière ». Les deux intervenants ont tenté de démontrer le lien étroit entre les deux notions. Ils ont été unanimes que les magistrats en plus de leur indépendance ont besoin d’être autonomes financièrement afin de d’accomplir leur mission en toute impartialité et de résister à toutes sortes de pression. «Car celui qui tient la bourse, tiendra les magistrats les», a observé le bâtonnier Cyrille Djikui. Le procureur général par intérim près la Cour suprême ira plus loin avec des cas illustratifs à l’appui où le pouvoir politique a tenté de manipuler avec des billets de banque en sa faveur certains magistrats. Mais ceux-ci fort heureusement ont résisté et ont fait foirer le projet au nom de leur indépendance morale. Partant de ces exemples précis, Nicolas Assogba requiert que soient opérées des réformes nécessaires pour doter la justice en plus de son indépendance consacrée par la Constitution, d’une autonomie financière. Même si cette autonomie financière sera encadrée pour garantir une bonne gestion des ressources allouées.
Payer le prix de la justice
Très en phase avec ses deux prédécesseurs, le président de la Cour suprême fera remarquer que l’état des lieux du financement du pouvoir judiciaire ne rassure point. Ousmane Batoko se pose un certain nombre de questionnements, notamment ce que représente le budget de la justice dans le budget général de l’Etat et surtout le mécanisme par lequel ce budget est mis à la disposition du secteur de la justice. Or, selon lui, si le juge doit convenablement servir le droit il faut que soient à sa disposition les moyens nécessaires à son action. Il faut donc trouver des mécanismes nécessaires pour donner à la justice les moyens de son indépendance proclamée, insiste Ousmane Batoko. Consciente du défi, informe-t-il, la Cour suprême a réfléchi sur la question. Elle est allée jusqu’à proposer l’adoption d’une loi portant budget du pouvoir judiciaire qui serait distinct, dans la loi de finances, de celui des autres pouvoirs avec affectation de crédit pour chaque juridiction. Lesquelles propositions ont fait l’objet d’un document intitulé « Du renforcement de l’indépendance de la justice et de la responsabilité des magistrats » déjà transmis depuis 2007 au garde des Sceaux, ministre en charge de la Justice, informe Ousmane Batoko. Le président de la Cour suprême caresse l’espoir qu’avec la conjoncture socio-politique actuelle favorable aux réformes politiques et institutionnelles que ce vieux projet sera concrétisé pour le bonheur des animateurs du pouvoir judiciaire et du peuple au nom de qui est rendue la justice. « Un pays n’a et n’aura jamais que la justice dont il accepte de payer le prix…Osons donner à notre justice, les moyens de son indépendance », défend le président de la Cour suprême. Le cri de Ousmane Batoko ne tombera pas dans les oreilles de sourds. Puisqu’il sera assuré par le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki, représentant le chef de l’Etat. Pour ce dernier, le thème de la rentrée judiciaire 2016-2017 appelle à des défis. Il interpelle l’Etat à assurer l’indépendance de la justice mais surtout son autonomie financière. Pascal Irénée Koupaki fera remarquer que le gouvernement de Patrice Talon est bien conscient déjà de l’enjeu. Il énonce les mesures déjà prises et celles qui restent à prendre par l’Exécutif en termes de renforcement de l’effectif des personnels judiciaires et de construction d’infrastructures pour bâtir une justice plus performante et plus autonome financièrement. C’est cette ambition qui a poussé le gouvernement à porter à 23 milliards FCFA le budget du secteur de la justice pour l’année 2017, ce qui correspond à une augmentation de 65% par rapport à 2016, dévoile le ministre d’Etat pour montrer toute la détermination de l’Exécutif à résorber tant soit peu les difficultés de l’appareil judiciaire béninois.
Actualités 28 oct. 2016

Le vice-grand chancelier de l’Ordre national du Bénin (Onb), Roger Imorou Garba a promu jeudi 20 octobre, à la présidence de la République, au grade de Commandeur Nguéto Tiraina Yambaye, administrateur du Fonds monétaire international (Fmi) représentant les pays africains dont le Bénin. Une distinction qui vise à lui reconnaître les services rendus au Bénin pendant sa mission au niveau de cette institution internationale.
Un ambassadeur de la cause financière et monétaire, un défenseur des intérêts de l’Afrique et du Bénin en particulier auprès des institutions de Bretton Woods… Ce sont là, autant de qualités pour lesquelles le Tchadien Nguéto Tiraina Yambaye, administrateur du Fonds monétaire international (Fmi) représentant les pays africains dont le Bénin a été reçu dans l’Ordre national du Bénin en présence des ministres d’Etat Pascal Irénée Koupaki et Abdoulaye Bio Tchané et bien d’autres personnalités. Au-delà de ces qualités, c’est aussi le parcours d’économiste chevronné de l’homme qui a été valorisé. Pour le vice-grand chancelier de l’Ordre national du Bénin, Roger Imorou Garba, son institution distingue aussi « les actions par lesquelles, le récipiendaire a pu rendre à notre pays des services reconnaissables et appréciés ».
Titulaire d’une Licence en économie et gestion, d’un Master of business administration en économie financière et fiscalité, d’un Doctorat en sciences économiques, d’un certificat de spécialisation en microfinance, d’un autre en programmation et politiques financières et fiscales, d’un Certificat en analyse des problèmes de gestion et planification stratégiques axée sur les stratégies et méthodes de négociations internationales… Il a occupé au niveau de son pays, le Tchad, plusieurs fonctions. Il a été entre autres économiste et assistant de recherche à l’Université de N’Djaména, expert et conseiller technique, conseiller économique, financier et budgétaire du Premier ministre tchadien, coordonnateur de la Cellule économique de la présidence de la République, conseiller technique à la présidence de la République… Mais c’est surtout en sa qualité d’administrateur du Fonds monétaire international, représentant les pays du groupe II dont fait partie le Bénin, qu’il s’est particulièrement mis en évidence.
Autant de valeurs que lui reconnaît le chef de l’Etat en le citant dans l’Ordre national du Bénin pour ses mérites et son leadership. « A chacun de ces postes de responsabilité, vous assurez de façon significative la mission à vous dévolue, ainsi que la promotion et le développement des Etats africains sous votre bannière d’administrateur au Fmi et c’est sans doute ce qui vous a valu la confiance régulière et constante de vos supérieurs hiérarchiques à tous les niveaux », illustre Roger Imorou Garba. Au-delà de la personne de Nguéto Tiraina Yambaye, cette cérémonie, indique le vice-grand chancelier de l’Ordre, « atteste de la solidité des liens qui existent non seulement entre le Fmi et le Bénin, mais plus généralement entre l’Afrique notamment le Groupe II supra évoqué et les institutions de Brettons Woods ».
L’heureux du jour, pour sa part, s’est dit très ému de cet attachement à sa personne. « Je vais porter cette confiance toute ma vie. Je continuerai à travailler pour le Bénin et je me sens Béninois », sourit-il, l’insigne qui fait de lui Commandeur de l’Ordre fièrement et solidement arboré. Avant sa décoration, Nguéto Tiraina Yambaye a été reçu en audience par le président de la République Patrice Talon et en a profité pour lui rendre compte des derniers développements du Fmi relativement au Bénin.