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Après la première en 2014, la communauté internationale a célébré le 1er octobre dernier la deuxième édition de la Journée mondiale de l’urticaire. Aussi banale qu’elle puisse paraître, l’urticaire est une maladie non seulement dérangeante, mais dangereuse. Quelles précautions prendre pour l'éviter ?
L’urticaire est une maladie inflammatoire de la peau qui se traduit par des épisodes de plaques rouges et de démangeaisons. Ces épisodes sont des poussées ou des «éruptions cutanées», selon les explications de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Au cours de chaque éruption), les plaques sont rouges ou rosées, arrondies, en relief («papules») et bien limitées. Elles sont souvent associées à des démangeaisons («prurit»), comme après une piqûre d’ortie suivie d'une sensation de brûlure. Les lésions d'urticaire ont pour caractéristiques de changer de place au fil des heures en dessinant des cercles ou des arabesques rouges sur la peau. Certaines urticaires sont déclenchées par le soleil, la chaleur, l’effort et les vibrations.
Il existe deux formes d’urticaire : l'urticaire aiguë et l'urticaire chronique. L'urticaire aiguë est une maladie un peu allergique. On la reconnaît quand on se pique avec une ortie, avec des gros boutons qui donnent des démangeaisons et durent quelques heures. L'urticaire chronique, quant à elle, porte le même nom. Car, ce sont les mêmes gros boutons qui apparaissent et démangent, mais l'urticaire chronique n'est pas allergique.
Face à un irritant, l’organisme libère des substances chimiques comme l’histamine, qui est à l’origine de l’urticaire. Cette affection cutanée se manifeste par l’apparition de papules rouges accompagnées de prurit ou de douleurs ou une sensation de brûlure. En règle générale, l’urticaire ne dure pas plus de 24 heures mais, dans certains cas, elle peut durer jusqu’à 6 semaines.
Selon l’OMS, l’urticaire est qualifiée de chronique s’il dure plus de 6 semaines. Si l’histamine et d’autres agents inflammatoires sont libérés dans les couches sous-cutanées, l’urticaire peut conduire à l’œdème de Quincke, qui se caractérise par une enflure des muqueuses des lèvres, de la bouche, des intestins, des organes génitaux ou de la gorge.
Les causes de l'Urticaire
L’urticaire est la réaction du corps en présence d’un irritant en provenance de l’extérieur. Les causes de l’urticaire sont variées et diverses : médicaments, aliments, produits cosmétiques, piqûres d’insecte, produits chimiques, des infections, des troubles de santé et même l’exposition à une chaleur ou à un froid extrêmes.
L’urticaire est principalement provoquée par les médicaments dans 30 à 50% des cas qu’ils soient administrés par voie orale, rectale, cutanée, vaginale ou respiratoire, précise l’OMS. Les aliments susceptibles de causer l’urticaire sont notamment les œufs, le lait, les noix, le poisson et les fruits de mer, les baies, le chocolat et les tomates. Toutefois, mais ce n’est que dans de rares cas que le café, l’alcool et le tabac peuvent déclencher une crise d’urticaire.
Il n’existe aucun traitement curatif contre l’urticaire, constate l’OMS. Heureusement, cette affection disparaît généralement en moins de 7 jours, mais elle peut, dans des cas exceptionnels, durer un an ou plus. Mais le traitement est symptomatique.
La prévention de l’urticaire consiste, pour chaque individu, à connaitre les produits ou aliments à l’origine de son urticaire afin d’éviter leur utilisation à l’avenir.

Après Toucountouna en 2014, c’est le tour de la commune d’Akpro-Missérété d’abriter hier mardi 20 octobre, pour le compte de 2015, le lancement officiel des audiences foraines du médiateur de la République. La cérémonie a mobilisé plusieurs personnalités administratives et des conducteurs de taxis-motos venus des différentes communes de l’Ouémé-Plateau invités pour la circonstance par le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun.
Le médiateur de la République se rapproche de mieux en mieux des populations. Ceci, à travers les audiences foraines publiques que l’institution organise régulièrement sur le terrain. Lesquelles audiences sont aujourd’hui l’une de ses activités phares.
En effet, l’audience foraine permet à l’institution «d’entrer en contact, en action et en mouvement avec les citoyens, de se connecter avec le compatriote plaignant », a expliqué le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun dans son discours de lancement officiel des audiences foraines pour le compte de l’année 2015. Selon lui, celles-ci offrent l’occasion à son institution de se faire connaître à travers sa mission qui est entre autres, « de se laisser interpeller à son tour, de recueillir, sur le vif, des réclamations et sur-le-champ des requêtes. En recevant des informations ici et maintenant et sur place, de commencer aussi un début d’instructions. Un dossier est ainsi constitué, ce qui en accélère l’étude», détaille-t-il. Il a indiqué que l’audience foraine fait économiser le temps et les échanges de correspondances. Mais faudrait-il que les populations aient l’information. C’est pourquoi, l’institution a invité pour la circonstance les conducteurs de taxis-motos des différentes communes de l’Ouémé-Plateau. L’invitation de ces derniers n’est pas anodine.
A en croire Joseph Gnonlonfoun, son institution a porté son choix sur les conducteurs de taxis-motos afin d’emprunter leurs canaux pour atteindre le grand nombre de populations. «Nous avons estimé que les zémidjan constituent une vivante courroie de transmission de nos messages, et des informateurs précieux d’une redoutable efficacité. Ils sont dotés d’une antenne parabolique puissante, d’un réseau de communication d’énorme capacité», a expliqué Joseph Gnonlonfoun. Il invitera les populations à saisir l’institution pour tous leurs problèmes avec l’administration béninoise reconnue pour sa lourdeur et ses tracasseries.
Importance du médiateur
«Quand le citoyen est confronté à l’adversité de nos services publics et de nos administrations, il est dépourvu de moyens efficaces. Il est pris dans un étau. La mission du médiateur de la République est de l’aider à le sortir des deux dents de cet engrenage», laisse entendre Joseph Gnonlonfoun pour montrer toute l’importance de son institution. Il dit compter beaucoup sur les conducteurs de taxis-motos pour aider le médiateur de la République à faire face à la mal gouvernance administrative au Bénin au niveau notamment des entreprises publiques, les collectivités territoriales et autres pouvoirs publics. «Le médiateur de la République ne juge pas, il ne remplace pas les tribunaux, ni les cours. Sa mission se joue dans l’équité; aucune loi ne l’autorise à prononcer des sentences, décisions, jugements ou arrêts. Son rôle est modeste, mais efficace et plus rapide», précise Joseph Gnonlonfoun invitant les zémidjan à entrer en complicité positive et itinérante avec son institution. En un mot à être les «médiateurs du médiateur de la République».
Avant l’intervention du médiateur de la République, plusieurs cadres de l’institution ont défilé pour sensibiliser l’assistance sur la mission et les attributions du médiateur de la République ainsi que ses cas d’incompétence.
Le maire d’Akpro-Missérété, Michel Bahou dira toute sa gratitude au médiateur de la République pour le choix porté sur sa commune pour abriter le lancement officiel des audiences foraines. Il trouve ce choix comme le gain des efforts que fournit son Conseil communal pour assurer un bien-être aux populations de sa commune. Michel Bahou a pris l’engagement de continuer à accompagner le médiateur de la République surtout dans le traitement des réclamations de ses administrés contre son administration locale.

Plusieurs personnalités étaient, vendredi 16 octobre dernier, au cabinet du chef de l’Etat. Parmi elles, le président de la Banque ouest-africaine de développement Christian Adovèlandé qui a évoqué les projets d’infrastructures.
Christian Adovèlandé, président de la Banque ouest africaine de développement (BOAD), a fait vendredi dernier le point d'avancement des projets inscrits aux différents mandats d'arrangement conclus avec l'Etat béninois. Il s'agit des projets de bitumage des routes structurantes Comè-Dogbo-Lokossa, Djougou-Parakou, Savalou-Tchetti-Frontière du Togo, Djeregbé-Dja-Owodé qui, selon lui, avancent normalement. Il en est de même des projets d'énergie solaire, de transition numérique. S'agissant de la production cotonnière, la campagne en cours se déroule sans difficultés, affirme-t-il, avec une superficie emblavée de l'ordre de 350.000 hectares. Le futur projet de transmission financé par le Fonds de développement de l'énergie a également été abordé.
A propos d’énergie, Charles Koumaplé, directeur général de l'Agence béninoise pour l'électrification rurale et la maîtrise d'énergie (ABERME) est allé faire le point d'avancement du projet d'électrification rurale de Kaboua. Il confie que des instructions ont été données à l'entreprise C2E en charge des travaux pour le remplacement du transformateur dans un délai de 48 heures, en attendant l'achèvement du projet d'ici à deux semaines. Concernant le projet d'électrification des 105 localités, des partenaires financiers du projet ont échangé avec le chef de l'Etat et promettent la mobilisation des ressources dans les meilleurs délais.
Armel Koty, PDG de Angélique international limited est allé faire le point des diligences en cours pour le démarrage des activités de Bénin Tracteurs, société mise en place pour l'exploitation des tracteurs de l'usine de Ouidah. La partie indienne, confie-t-il, a déjà libéré sa part de capital de 510 millions représentant les 51%. Les derniers réglages, à l'en croire, sont en cours pour que d'ici janvier prochain, l'usine livre ses premiers tracteurs. Les mêmes diligences sont menées au sujet des six usines de transformation. Un contrat d'assistance technique est actuellement dans le circuit administratif et sera incessamment signé pour la mise en exploitation des usines, assure Armel Koty.
Avec Djibril Salifou, directeur général de la Communauté électrique du Bénin (CEB), il a été question des différentes mesures et projets pour assurer un bon approvisionnement en énergie électrique au Bénin et au Togo. Les dossiers des barrages d'Adjarrala et de Kétou Dogo bis, l'extension du réseau électrique de Bembèrèkè jusqu'à Malanville, les projets d'énergie solaire, avancent à un rythme satisfaisant, assure le Dg Ceb qui annonce le démarrage sous peu du barrage d'Adjarrala. Le ministre Spéro Mensah en charge de l'Energie a également fait le point de tous les projets en cours dans son département ministériel, notamment en matière d'énergie solaire, d'électrification rurale, d'extension du réseau SBEE. Il a aussi rendu compte de la mission qu'il a effectuée en cours de semaine à Abuja, pour la fourniture du gaz à prix compétitif pour la turbine à gaz de Maria Gléta. Une mission séjourne aussi depuis vendredi dernier à Paris, pour poursuivre les négociations d'achat-vente d'énergie, informe-t-il.

Après l'inauguration en 2014, les Postes de contrôle juxtaposés (PCJ) de Malanville avant leur mise en service font l’objet des séances de sensibilisation des acteurs concernés. Vendredi dernier, le Laboratoire Citoyennetés une organisation non gouvernementale de droit burkinabé a regroupé à Novotel de Cotonou, les acteurs nationaux concernés autour d’un atelier d’animation et de sensibilisation sur ces PCJ de Malanville. C’est le représentant résident de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) Yaovi Kounhundé qui a présidé la cérémonie en présence du directeur des Transports terrestres, Juste Guédou représentant le ministre en charge des Transports.
Améliorer la compétitivité des économies des Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), en rendant les échanges inter-régions plus fluides par une facilitation des passagers aux frontières. C’est l’objectif principal de la mise en place des Postes de contrôle juxtaposés (PCJ).
En effet, les PCJ doivent contribuer à la facilitation de la circulation des personnes et des biens par une harmonisation et une simplification des procédures administratives et douanières de contrôle au point de passage entre Etats. Ils doivent également permettre de réduire les coûts associés au contrôle d’une part et d’endiguer les fraudes et autres pratiques illicites qui font perdre d’énormes ressources aux Etats d’autre part.
En remerciant les organisateurs de l’atelier du vendredi 16 octobre dernier pour avoir choisi Cotonou, le directeur des Transports terrestres, Juste Guédou réprésentant le ministre en charge des Transports a rappelé l’importance des PCJ qui, à son avis, contribueront à faciliter les échanges commerciaux entre les Etats de la sous-région. C’est pourquoi, il a tiré un chapeau aux chefs d’Etat qui ont pensé à la mise en place de ces PCJ.
A la cérémonie d’ouverture de l’atelier d’animation et de sensibilisation sur ces PCJ, le représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Bénin, Yaovi Kounhundé a rappelé les raisons qui ont poussé les chefs d’Etats de la sous-région à initier la mise en place de ces PCJ. Pour lui, c’est depuis 2005 que l’UEMOA a décidé dans le cadre du Programme de facilitation du transit routier inter-Etats, de la construction des PCJ au niveau de certains corridors de l’espace communautaire.
Difficultés
La mise en service de ces PCJ, fait-il remarquer, présente un certain nombre de difficultés. Lesquelles concernent généralement l’insuffisance de la communication qui débouche sur des difficultés de dialogue entre acteurs autour des PCJ; les difficultés d’appropriation des PCJ par les populations au regard des perceptions négatives qu’elles ont de ces infrastructures et de leurs animateurs. Comme difficultés, il y a aussi la méconnaissance des modalités de fonctionnement des PCJ par les usagers; l’insuffisance de la formation des administrations (police, douanes, etc..) et l’insuffisance de l’implication des élus locaux dans le projet.
Pour remédier à ces difficultés, l’UEMOA, selon Yaovi Kounhundé, a initié un processus d’animation multi-acteurs afin de sensibiliser les acteurs pour faciliter la mise en service des PCJ de Malanville. C’est dans ce cadre que le Laboratoire Citoyennetés (LC) a été mandaté pour conduire un processus d’animation destiné à permettre une appropriation sociale des PCJ de Malanville.
La tenue de l’atelier du vendredi dernier sur les PCJ de Malanville selon le président du Laboratoire Citoyennetés (LC) Raogo Antoine Sawadogo, s’inscrit en droite ligne de l’intervention de son association dans la promotion de l’intégration régionale à partir du local frontalier. L’organisation de l’atelier, souligne-t-il, a été possible grâce à l’appui technique de l’UEMOA et l’appui financier de la Coopération Suisse. Et l’objectif visé est de faciliter l’appropriation sociale des PCJ de Malanville dans la perspective de leur mise en service dans les meilleurs délais. C’est pourquoi, il a invité les acteurs concernés présents vendredi dernier à une implication active dans les échanges afin d’aboutir à des pistes de solutions appropriées à la mise en service des PCJ et à la lutte contre les pratiques anormales qui entravent la libre circulation des personnes et des biens.

Plusieurs ministres ont fait, hier lundi 12 octobre, au président de la République le point sur l’avancement de certains projets dont ils assurent le suivi. Il en ressort qu’environ 785 Mw d’énergie électrique seront disponibles dans les mois qui viennent.
L’ambition du chef de l’Etat d’assurer une puissance installée de 1000 Mw pour juguler le déficit énergétique du Bénin prend déjà corps. A l’issue d’une audience hier au palais de la Marina, le ministre en charge de l’Energie, Spéro Mensah a annoncé la signature d’une série de conventions de production d’énergie électrique avec six entreprises. «L’ensemble des conventions doit permettre au Bénin d’obtenir environ 785 Mw», informe-t-il. Il indique que les diligences seront observées par les partenaires privés afin que les centrales à construire soient opérationnelles dans le premier trimestre de l’année 2016. Michel Nahed, directeur général de la société SATAREM, l’un des signataires de la convention rassure que, les travaux, pour ce qui le concerne, devront démarrer en novembre prochain. Une première tranche de production de 50Mw est annoncée pour décembre prochain.
Le président de la République a également rencontré des acteurs du secteur des TICs en présence du ministre en charge de la Communication. Il a surtout été question des diligences à observer afin que ce secteur contribue efficacement à la réduction du chômage au Bénin. Des programmes liés à la promotion de l’économie numérique ont été évoqués, notamment la mise en place du projet de paiement électronique, la création des centres d’appel ainsi que la mise en place des centres d’incubation des jeunes. « Nous avons tous les éléments en place pour que le Bénin entre définitivement dans l’économie numérique. Et les TICs nous offrent beaucoup de solutions, même dans la lutte contre l’insécurité», souligne le ministre.
Pascal Dossou-Togbé, ministre de la Santé, a fait aussi au chef de l’Etat le point de la mise en œuvre du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU). A l’en croire, 35 000 personnes sont actuellement bénéficiaires de ce programme. «Nous avons commencé le remboursement. Au plan de la loi, le projet soumis à l’Assemblée nationale est déjà examiné par la Commission des lois et celle des Affaires sociales. Le président de la République a indiqué la nécessité de consacrer une session extraordinaire du Parlement afin que cette loi soit vite votée », confie le ministre.
Le chef de l'Etat a tenu une séance de travail avec une délégation de la commune de Ouidah conduite par son maire Sévérin Adjovi. Il a été passé en revue les réalisations du gouvernement en faveur de cette localité, les nouveaux enjeux de développement ainsi que la vision du chef de l'Etat concernant le développement à la base.

L’Union nationale des magistrats du Bénin (UNAMAB) a fait hier mardi 6 octobre dans la soirée, une déclaration de presse. Celle-ci était destinée à informer l’opinion publique sur les décisions qui ont été prises suite à l’assemblée générale extraordinaire qu’elle a tenue pour délibérer sur le sort du mouvement de grève en cours dans le secteur depuis le 8 septembre dernier. Ladite déclaration a été lue par Rodrigue Ago, responsable à l’information et à l’organisation de l’UNAMAB, en présence du président de l’Union et de quelques membres.
«L’UNAMAB décide de suspendre la motion de grève en date du 8 septembre 2015, à compter du jeudi 8 octobre 2015, à huit heures très précises. Elle décide également de ne pas s’associer à un concours de recrutement d’auditeurs de justice organisé sur la base de quota régional et dans plusieurs centres de composition ». Telle est la substance des propos tenus hier par Rodrigue Ago, responsable à l’information et à l’organisation de l’UNAMAB. L’Union déclare enfin «rendre le gouvernement responsable des déconvenues qui découleraient de sa résolution à organiser au forceps le concours litigieux.».
Rodrigue Ago a fait la genèse du mouvement en plein dénouement. En effet, expose-t-il, le 31 août dernier, l’UNAMAB avait décidé après un ultimatum d’une semaine, de déclencher un mouvement de grève d’avertissement de 72heures. C’était à compter du 8 septembre dernier, suivie d’une grève de protestation de 5 jours par semaine tacitement reconductible, pour exiger du gouvernement l’arrêt immédiat du processus de recrutement de 40 auditeurs de justice ainsi que l’annulation de tous les actes illégaux signés dans ce cadre. Poursuivant, il a ajouté que la date sus indiquée advenue, la menace faite a été mise à exécution.
Ainsi, relèvera Rodrigue Ago, après plusieurs séances de négociations, notamment celles du 1er octobre, le gouvernement a accédé aux légitimes revendications de l’UNAMAB, en notifiant à son bureau exécutif le 3 octobre heureusement, les actes ci-après : l’arrêté abrogatoire de l’arrêté illégal du 17 juin 2015, un communiqué du ministre de la Fonction publique suspendant l’organisation du concours de recrutement de 40 auditeurs de justice prévu pour les 28 et 29 novembre prochains et une copie de compte rendu de la séance de négociations tenue au palais de la République le jeudi 1er octobre dernier sous la direction du vice-Premier ministre.
L’UNAMAB selon son responsable à l’information et à l’organisation, a pris cette décision parce qu’elle se dit préoccupée par la souffrance de nos braves populations.
Ainsi, les tribunaux et cours rouvrent leurs portes dès demain jeudi à 8 heures très précises pour soulager les justiciables et autres acteurs de la justice.
A l’origine de cette grève, il y avait l’organisation du concours de recrutement des auditeurs de justice confiée par le gouvernement au ministère de la Fonction publique au lieu du ministère de la Justice. L’UNAMAB a estimé que cette manière de faire ne garantissait pas la transparence dudit concours de recrutement. C’est pourquoi depuis le 31 août dernier, l’UNAMAB par la voix de Mario Mètonou, son secrétaire administratif adjoint, avait rappelé que depuis 2002 l’organisation dudit concours avait été confiée au ministère de la Justice avec l’assistance des cadres de la Fonction publique. Il s’agit, a attesté le secrétaire administratif adjoint, d’une option consacrée par les articles 27 et 28 de la loi portant statut de la magistrature. Mieux insiste-t-il, l’arrêté n°00259/MJLDH/MFPTRA/MESRS/DC/SG/DA de mai 2004 a été pris en application de l’article 28 de cette loi. En vertu de cet arrêté, une commission de 7 membres avait été créée pour définir le processus d’organisation du concours et l’a mis en œuvre.
L’UNAMAB avait donc d’abord mis sa menace de grève d’avertissement à exécution à partir du 8 septembre. Une grève qui a été corsée par la suite et portée à 5 jours tacitement reconductible, car l’Union a estimé que le gouvernement s’entêtait à modifier le mode d’organisation initial du concours de recrutement des magistrats.

Le leadership exercé par le président de la République dans la résolution de divers conflits dans la sous-région a été salué, dimanche 27 septembre dernier, par le secrétaire général des Nations Unies, lors d’un entretien au siège de l’ONU.
Les défis de la sécurité et de la stabilité politique ont meublé les discussions entre le président de la République et le secrétaire général de l’ONU, dimanche dernier au siège des Nation Unies. Ban Ki-Moon a salué le leadership de Boni Yayi dans la résolution des conflits divers qui agitent la région, en l’occurrence son implication dans le retour de la Transition au Burkina Faso.
Nommé médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour la stabilisation du Faso, le président de la République a, aux côtés de son homologue du Sénégal, conduit avec brio les négociations qui ont abouti au retour à la manœuvre des autorités de la Transition. Boni Yayi est également très actif sur le front de la mutualisation des efforts des pays du Bassin du Lac Tchad et du Bénin dans la lutte contre la secte islamique Boko Haram. Cette audience lui a permis d’échanger avec le secrétaire général des Nations Unies sur les dernières évolutions de la situation. Lors d’une session tenue, samedi dernier, sur la résilience face aux effets des exactions de la secte islamiste, Boni Yayi a indiqué que la Force multinationale créée est opérationnelle et se retrouve avec ses moyens limités à la fois sur les fronts militaires et de protection des civils. Son leitmotiv est que les Nations Unies accompagne cette force afin qu’elle puisse disposer de moyens conséquents pour venir à bout du péril terroriste.
Boni Yayi et Ban Ki-Moon partagent également la même vision sur les changements climatiques. Toutes les deux personnalités s’accordent à ce que les accords qui seront issus de la 21è Conférence de Paris sur le climat, prennent en compte la vulnérabilité des Pays les moins avancés qui paient un lourd tribut dans le réchauffement planétaire.
Le président de la République a eu également plusieurs entretiens avec des personnalités du monde, en l’occurrence le Premier ministre des Pays-Bas et Michaelle Jean, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Selon un communiqué transmis à la presse, le général Diendéré, auteur du coup d’Etat au Burkina Faso, s’engage à remettre le pouvoir aux civils.
Vers la fin de la crise au Burkina Faso ? En tous cas, selon un communiqué transmis à la presse, le général Gilbert Diendéré, auteur du putsch, s’est engagé à « remettre le pouvoir aux autorités civiles de la Transition à l’issue de l’accord définitif avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et, en signe d’apaisement ». Il a également annoncé vouloir libérer le Premier ministre Isaac Zida.
Toutefois, le général Diendéré dit craindre que la situation actuelle ne conduise « au chaos, à la guerre civile et à des violations massives des droits de l’Homme dans le pays».
Un peu plus tôt dans la journée, l’armée a annoncé qu’elle se dirigeait vers Ouagadougou pour désarmer le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), dont le général Diendéré, proche du président déchu Blaise Compaoré, était le chef.
De son côté, le président de la Transition Michel Kafando, s’est dit « très réservé » sur le projet de sortie de crise présenté par la médiation ouest-africaine, à l’issue de discussions menées par le président sénégalais Macky Sall, auxquelles il dit ne pas avoir été associé. «Je suis très réservé sur ce projet d’accord qui laisse sans solution des problèmes de fond», a confié à RFI, le président Kafando, ajoutant être «toujours en résidence surveillée».
Afrik.com
International 22 sept. 2015

Le 26 septembre prochain, la communauté internationale célèbrera la Journée mondiale du cœur. La présente édition permettra d’encourager les bonnes conduites, en inculquant les bonnes habitudes alimentaires et la pratique des activités physiques pour rester en bonne santé.
La principale fonction du cœur, selon les spécialistes, est d’assurer la circulation du sang dans tout l’organisme. Cette fonction de pompe foulante est assurée par les deux ventricules qui, en contractant leurs parois, assurent l’éjection du sang dans les artères. Ces impulsions sont transmises à l’ensemble du muscle cardiaque par un réseau électrique de cellules nerveuses. Le fonctionnement du cœur peut être perturbé lorsque les fonctions de l’un des constituants de l’organe à savoir : les parois, les valves, le système nerveux, les artères sont altérées. Ces dysfonctionnements sont à la base des maladies cardio-vasculaires.
Selon l’OMS, les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde. On estime à 17,5 millions le nombre de décès imputables aux maladies cardio-vasculaires, soit 31% de la mortalité mondiale totale. Parmi ces décès, on estime que 7,4 millions sont dus à une cardiopathie coronarienne et 6,7 millions à un AVC (chiffres de 2012). Plus des trois quarts des décès liés aux maladies cardiovasculaires interviennent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire.
L’OMS estime que sur les 16 millions de décès survenant avant l’âge de 70 ans et liés à des maladies non transmissibles, 82% se produisent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire et 37% sont imputables aux maladies cardiovasculaires.
Que sont les maladies cardiovasculaires?
Les maladies cardiovasculaires constituent un ensemble de troubles affectant le cœur et les vaisseaux sanguins. Cet ensemble qui comprend les cardiopathies coronariennes ; les maladies cérébro-vasculaires ; les artériopathies périphériques ; et les cardiopathies rhumatismales, affectant le muscle et les valves cardiaques et résultant d’un rhumatisme articulaire aigu causé par une bactérie streptocoque. On peut aussi noter au sein de cet ensemble les malformations cardiaques congénitales et les thromboses veineuses profondes et les embolies pulmonaires.
Les infarctus et les accidents vasculaires cérébraux sont généralement des événements aigus et sont principalement dus au blocage d’une artère empêchant le sang de parvenir au cœur ou au cerveau. Leur cause et la plus courante est la constitution d’un dépôt gras sur les parois internes des vaisseaux sanguins alimentant ces organes. Les accidents vasculaires cérébraux peuvent aussi résulter du saignement d’un vaisseau sanguin cérébral ou de caillots.
Les infarctus et les AVC sont généralement dus à la présence de plusieurs facteurs de risque associés comme le tabagisme, une mauvaise alimentation et l’obésité, la sédentarité et l’utilisation nocive de l’alcool, l’hypertension, le diabète et l’hyperlipidémie.
Comment réduire la charge des maladies cardiovasculaires ?
L’OMS a recensé des interventions très efficaces et économiques qu’il est possible de mettre en œuvre même là où les ressources sont rares pour lutter contre les maladies cardiovasculaires. Elles comprennent deux volets: à l’échelle de la population et celle individuelle. Il est recommandé de les combiner afin de réduire la très forte charge que représentent les maladies cardiovasculaires.
Parmi les exemples d’interventions à l’échelle de la population pouvant être appliquées pour réduire l’occurrence des maladies cardiovasculaires, figurent notamment: des stratégies complètes de lutte antitabac; des politiques de taxation des produits alimentaires riches en graisse, en sucre et en sel; l’aménagement de voies piétonnes et de pistes cyclables pour augmenter l’activité physique de la population; des stratégies tendant à réduire l’usage nocif de l’alcool; la fourniture de repas sains dans les écoles.
Au niveau de la prévention des premiers tels que les infarctus et AVC, les interventions individuelles doivent cibler les personnes présentant un risque cardiovasculaire total de moyens à élever ou les personnes dont un facteur de risque dépasse les seuils recommandés pour le traitement comme le diabète, l’hypertension et l’hypercholestérolémie.
Action de l’OMS
L’OMS a pensé en 2013 à des mécanismes mondiaux permettant de réduire la charge évitable des maladies non transmissibles, et notamment au Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020.
Ce plan vise à réduire de 25% d’ici 2025 le nombre de décès prématurés liés aux maladies non transmissibles moyennant neuf cibles mondiales volontaires. Deux d’entre elles portent directement sur la lutte contre les maladies cardiovasculaires.
Ainsi le Plan d’action mondial préconise de réduire d’un quart la prévalence mondiale de l’hypertension. L’hypertension est l’un des principaux facteurs de risques de maladie cardiovasculaire. Réduire l’incidence de l’hypertension grâce à la mise en œuvre de politiques qui, à l’échelle de la population, tendent à amoindrir les facteurs de risques comportementaux. Il faut adopter une approche du risque total pour une détection précoce et une prise en charge performante de l’hypertension si l’on veut prévenir les infarctus, les AVC et autres complications.
Le Plan d’action mondial contre les maladies non transmissibles indique qu’au moins 50% des personnes remplissant les conditions devraient bénéficier d’une chimiothérapie et de conseils (y compris le contrôle de la glycémie) en vue de prévenir les infarctus du myocarde et les accidents vasculaires cérébraux.
La prévention des infarctus et des AVC tenant compte du risque cardiovasculaire total est d’un meilleur rapport que les décisions thérapeutiques uniquement fondées sur les seuils individuels de facteurs de risques et devrait faire partie des prestations de base au titre de la couverture sanitaire universelle. Réaliser cette cible nécessitera le renforcement des principales composantes du système de santé, dont le financement des soins de santé pour assurer l’accès à des technologies sanitaires de base et aux médicaments essentiels pour les maladies non transmissibles.

La lutte contre le virus Ebola qui a décimé plusieurs pays en Afrique de l’Ouest en 2014 tend vers sa fin. C’est du moins ce qu’on peut retenir de l’étude publiée par l’OMS le 31 juillet dernier dans la revue médicale « The Lancet » qui affirme que l'un des deux vaccins contre Ebola testés en Afrique s'est révélé totalement efficace.
Lorsqu’on a souvenance des pertes en vies humaines enregistrées lors des ravages dus à la maladie à virus Ebola ou lorsqu’on pense aux conséquences économiques et à la panique qu’elle a suscitées, on a des raisons d'applaudir la découverte du vaccin qui nourrit l’espoir chez les Africains. Ce vaccin dénommé VSV-ZEBOV protège ainsi 100% des personnes présentes dans l'entourage d'un malade, lorsqu'elles sont vaccinées immédiatement après le contact. Le vaccin est composé d'une recombinaison de protéines présentes à la surface du virus, qui engendre la même réaction de défense.
C'est un immense espoir pour toute l'Afrique de l'Ouest. Le vaccin, qualifié de «très prometteur» par l'OMS a été développé par l’Agence de la santé publique du Canada (PHAC) et la licence a été déposée par les laboratoires américains Merck et NewLink Genetics Corp. Tout est allé très vite sur le front de la recherche contre Ebola.
En mars 2015, le vaccin candidat a été déclaré sans risque pour la santé. Les premiers essais cliniques sur le terrain s’en sont suivis, en Guinée et dans d’autres pays touchés par le virus. Plus de 7 600 adultes ont été recrutés, tous en contact direct ou indirect avec au moins une personne contaminée par le virus.
Les premiers résultats révèlent que le vaccin VSV-ZEBOV est efficace à 100%, quand il est administré sans délai chez une personne non infectée, mais en contact avec des malades.
Le début de la fin d'Ebola
Si l’OMS dresse un premier bilan de sa gestion de crise, c’est que l'épidémie d'Ebola qui a coûté la vie à 11 300 personnes en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, est en passe d’être éradiquée. Le 24 août dernier, les autorités de la Sierra Leone annonçaient la guérison et la sortie d’hôpital du dernier malade d'Ebola connu. La Sierra Leone, qui n'a officiellement pas connu de nouvelles infections depuis plus de deux semaines, a ainsi rejoint le Liberia au sein des pays qui ne comptent plus de cas d'Ebola. Seule la Guinée continue aujourd’hui d'enregistrer de nouvelles infections. Le nombre de nouveaux cas d'Ebola est à son taux le plus bas depuis un an en Afrique de l'Ouest.
Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), un pays est déclaré exempt du virus 42 jours après le dernier cas connu. La fin officielle de l’épidémie pourrait donc être annoncée pour la fin de l’année.
L’OMS avertit, tout de même, que le nombre de nouveaux cas baisse, mais la vigilance reste de mise. L’OMS appelle toutefois à maintenir la vigilance jugeant «irréalistes» les espoirs de voir l’épidémie disparaître d’elle-même.
Triste souvenir
Tous les pays africains n’ont pas enregistré de cas de virus Ebola comme le Bénin, mais certains pays ont été lourdement touchés. Si le virus Ebola arrivait à être complètement éradiqué du continent africain, l’on a des raisons de jubiler rien qu’à voir les nombreuses pertes en vies humaines et la panique qu’a semé cette maladie.
Selon l’OMS, le virus Ebola provoque une maladie aiguë et grave, souvent mortelle si elle n’est pas traitée. La maladie à virus Ebola était apparue pour la première fois en 1976, lors de deux flambées simultanées à Nzara au Soudan et à Yambuku en République démocratique du Congo. Les 99% des victimes d'Ebola récemment se sont concentrés en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia, où la maladie a désorganisé les systèmes de santé, ravagé l'économie et la société.
La flambée qui a sévi actuellement en Afrique de l’Ouest est la plus importante et la plus complexe depuis la découverte du virus. Elle a produit plus de cas et de décès que toutes les précédentes flambées réunies. Cette flambée a également comme particularité de s’être propagée d’un pays à l’autre, partant de la Guinée pour toucher la Sierra Leone et le Liberia, le Nigeria et les Etats-Unis d’Amérique (USA), le Sénégal et le Mali.
Les pays les plus touchés comme la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia ont des systèmes de santé très fragiles, manquent de ressources humaines et d’infrastructures et sortent à peine de longues périodes de conflits et d’instabilité.
L’épidémie due à la maladie à virus Ebola qui touche l’Afrique de l’Ouest depuis fin 2013 pourrait être déclarée vaincue à la fin de l’année 2015. C’est pourquoi, l’OMS étudie l'éventualité de sanctions à l'encontre des pays qui ne respectent pas les règles sanitaires internationales. Autrement dit, même tous les pays qui n’ont pas enregistré de cas d’Ebola doivent continuer d’observer les mesures de prévention dictées par l’OMS.
A cet effet, l'OMS a annoncé mardi 25 août dernier la mise en place d’un comité qui aura notamment pour mission d’analyser les raisons pour lesquelles autant de pays ont ignoré les règles sanitaires internationales.