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Le réseau Mtn à travers sa branche Mobile Money (MoMo) a remis, vendredi 22 décembre dernier, les lots aux gagnants du jeu tombola Mtn MoMo, après la première vague servie, vendredi 8 décembre dernier. Au total, 12 motos et 150 bons d’achat de 20 000 francs Cfa ont été distribués. C’était sur l’esplanade du stade Mathieu Kérékou à Cotonou où est installé un village MoMo jusqu’au 15 janvier 2018.
« Cela me fait plaisir de gagner ce bon de 20 000 francs Cfa. Je ne savais pas que c’est réel. Mais je viens de découvrir qu’on peut effectivement gagner le jeu-tombola Mtn MoMo. » Très enthousiaste, vendredi dernier, Aurès Gbaguidi contenait à peine sa joie, quand elle a été appelée à prendre son bon d’achat. Comme elle, ils sont au total 162 à manifester cette joie lors de la cérémonie de remise des lots, vendredi dernier. Au total, 150 bons de 20 000 F Cfa et 12 motos de marque Jianshe et Tvs ont été distribués aux gagnants.
Selon le directeur de Mtn MoMo, Virgile Toffodji, il y a quelques années, cette aventure Mobile money a commencé. Il rappelle que depuis 2006 que les activités ont effectivement démarré, les services sont allés au-delà du basique, apportant ainsi un plus dans la vie de plus d'un million d'abonnés qui opèrent chaque jour pour diverses transactions.
« Aujourd’hui, nous sommes heureux d’annoncer qu’au sein de notre grande famille, plus d’un million de membres utilisent MoMo tous les jours », se réjouit le directeur de Mtn MoMo. C’est pourquoi, il a été décidé de célébrer avec ces membres les moments MoMo sur la période du 15 novembre 2017 jusqu’au 15 janvier 2018. Soit huit semaines ou deux mois à travers des jeux, promotions, démonstrations et beaucoup de cadeaux. Au cours de cette période, il y a au total 600 bons de 20 000 francs d’achat et 48 motos à gagner.
Avec l’organisation de la tombola, Mobile Money, selon Virgile Toffodji, veut marquer un arrêt pour féliciter ses clients. C’est pourquoi, c’est la période des fêtes de fin d’année qui a été choisie, justifie-t-il.
Fierté du directeur général de Mtn MoMo
Virgile Toffodji déclare qu’il est fier du fait que les gens fassent confiance à Mtn pour cette opération. Et contrairement aux intoxications, il souligne que cette opération de transfert d’argent du réseau Mtn est autorisée et surveillée par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). « Nous y avons mis beaucoup de sécurité. Pas d’inquiétudes pour ceux qui s’adonnent à l’opération », rassure-t-il.
De même, le jeu-tombola est organisé sous la supervision de l’huissier de justice Brice Octave Topanou. « Je suis là pour mettre en confiance les gagnants », souligne-t-il. « Je certifie sincères les résultats », indique-t-il avant d’affirmer que le jeu est validé.
Il faut rappeler que pour chaque transaction, Mtn Mobile money effectuée de plus de 1000 francs Cfa, l’abonné marque des points. Et plus, il multiplie les transactions, plus il cumule les points et augmente ses chances d’être tiré au sort et de gagner l’un des nombreux lots mis en jeu, a expliqué le directeur général. « Nous allons travailler à vous mettre à disposition des produits plus innovants », promet-il.
Virgile Toffodji précise que Mtn Mobile money est désormais en partenariat avec certaines banques pour permettre aux clients de pouvoir envoyer de l’argent de leur compte bancaire vers Mobile money et aussi faire l’opération inverse.
Quant au partenariat avec d’autres structures comme les supermarchés, Mont Sinaï, Franc prix, Erévan, et des pharmacies, il faut simplement acheter des produits, acheter de recharge ou le réabonnement Canal+ et payer par Mobile money pour gagner 20 points, de même que le transfert de Mtn vers Mtn. Mais le transfert de Mtn vers d’autres réseaux et vers un autre pays de la sous-région, donne droit à 10 points?
Des villages MoMo installés
En dehors de la ville de Cotonou où il est installé un village MoMo depuis le 20 décembre dernier et ce jusqu’au 15 janvier 2018, sur l’esplanade du stade Mathieu Kérékou, il est également installé dans certaines villes du Bénin des villages MoMo où les usagers peuvent continuer à bénéficier des services de l’opération comme l’ouverture de compte MoMo. Dans ces villages, sont également disponibles la mise à jour des données clients ou la finalisation de l’enregistrement client, l’assistance liée au compte Mtn MoMo et l’achat de téléphone ou de lampes solaires à prix modéré.
Le calendrier des villages MoMo installés se présentent comme suit :
Villes Période Lieux
Kandi 20 au 24 décembre 2017 A côté de l’auto-gare
Parakou 27 au 31 décembre Guéma à côté de la CLCAM
Bohicon 3 au 7 janvier 2018 Espace opposé à Photo Labo
Porto-Novo 10 au 14 janvier 2018 Face marché Ouando
Cotonou 20 décembre 2017 au 15 janvier 2018 Esplanade Stade Mathieu Kérékou

La sixième et ultime journée de la phase des play-offs de la Ligue 1 de football du Bénin se joue dimanche 24 décembre prochain. Si ce n’est pas la lutte pour la deuxième place, elle sera sans enjeu dans la mesure où depuis mercredi 20 décembre dernier, les Buffles Fc du Borgou se sont déjà attribué le titre de champion de la saison 2016-2017.
La Ligue 1 du championnat national de football a livré son verdict depuis mercredi 20 décembre dernier, avec le sacre des Buffles Fc du Borgou. Toutefois, on jouera dimanche 24 décembre prochain, la sixième et dernière journée de la phase des play-offs.
A Parakou, les Buffles Fc accueilleront la Jac Fc. Déjà assurés du titre, ce sera tout juste une formalité, pour les protégés du président Laurent Gnansounou. Devant leur public, ils n’auront à cœur que de clôturer en beauté leur saison. « Le dimanche, on va répéter la même chose. On ne peut pas changer notre façon de jouer. On va régaler notre public », a averti leur entraîneur, Mountari.
Quant à la Jac Fc, elle ne sera obnubilée que par l’ambition de s’emparer de la deuxième place du championnat. Un exploit bien à sa portée, à condition que les Electriciens de la Sbee, son concurrent à cette place, fassent un faux pas face à la formation d’Esae Fc. En somme, ce sera un duel à distance entre ces deux clubs. Les Buffles déjà qualifiés pour la Ligue des champions africains, en attendant que la fédération ne se décide finalement à organiser la Coupe du Bénin, il se pourrait que le deuxième au classement soit le représentant du pays à la Coupe de la confédération. Ils défieront Asec Mimosa de la Côte d’Ivoire en aller-retour en février 2018.
La dernière explication de cette journée mettra aux prises Aspac Fc et Asos Fc. Elle ne sera que pour l’honneur.
Après cinq journées des play-offs, le club du septentrion est leader du classement avec 13 points. L’équipe d’Energie Fc et la Jeunesse athlétique de Cotonou la suivent avec 9 points chacun?

En prélude à la tenue, ce jour, de l’atelier sur l’élaboration des alphabets et des orthographes standardisées pour les langues d’un même continuum dialectal, le directeur de l’Institut national de linguistique appliquée (Inala), Médard Dominique Bada, a échangé, ce mardi 19 décembre à Cotonou avec le président du Conseil économique et social (Ces), Augustin Tabé Gbian.
Savoir écrire et parler une langue étrangère n’est pas une mauvaise chose, mais savoir le faire dans une langue nationale est idéal. A ce propos, le président du Conseil économique et social (Ces), Augustin Tabé Gbian a reçu, ce mardi 19 décembre, le directeur de l’Institut national de linguistique appliquée (Inala), Dominique Bada. Les deux personnalités ont échangé sur l’importance de l’élaboration des alphabets et des orthographes standardisées pour les langues d’un même continuum dialectal.
Le président du Ces a apprécié l’initiative et entend faire de son mieux pour son succès. « Le président du Ces maîtrise bien la question linguistique, le développement des langues nationales », s’est réjoui Dominique Bada. Il rapporte que le président a accordé une attention particulière à tout ce qui se fait à l’Inala et a promis de l’accompagner personnellement pour que les langues nationales au Bénin se développent. Ainsi, le projet d’introduction des langues nationales dans le système éducatif formel serait une réalité. On ne peut douter de son soutien quand on sait qu’il est aussi le président de la commission linguistique baatonou. Un toilettage pour un dictionnaire baatonou-français est en cours et cet outil sera bientôt sur le marché, a-t-il annoncé.
Dominique Bada trouve qu’étant donné que la langue baatonou est autant parlée au Bénin qu’au Nigeria, elle peut participer à l’union des deux communautés. « Aucun peuple ne s’est développé à travers la langue de l’autre. Et nous devons en prendre conscience », a-t-il averti.
Comme le français, il a souhaité que le Bénin ait aussi une ou deux langues nationales officielles. Il a, à cet effet, invité les autorités politico-administratives à y penser sérieusement, surtout les députés à l’Assemblée qui auront à prendre une loi pour formaliser la chose. « Ce n’est qu’à ce prix que l’on peut commencer par enseigner les mathématiques, la physique, la chimie et autres à travers nos langues nationales. Cela nous permettra de les développer, conceptualiser et par amorcer véritablement notre développement », a-t-il ajouté?

Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Adam Boni Tessi, a reçu en audience, vendredi 8 décembre dernier, le président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), Jean-Baptiste Elias et la directrice départementale du Patrimoine culturel et des Arts de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), Aminata Lo Paye.
Soumettre le projet relatif au dépôt légal audiovisuel au sein des Etats-membres de l’Uemoa au président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Adam Boni Tessi, et recueillir ses orientations sur le sujet. C’est l’objectif de la visite de la directrice départementale du Patrimoine culturel et des Arts de l’Uemoa, Aminata Lo Paye, accompagnée d’Eric Rault et de Clément Malherbe, tous des techniciens de l’Institut national de l’audiovisuel de France (Ina) au siège de la Haac, vendredi dernier.
A l’issue de l’audience, la délégation dit être satisfaite de l’écoute et des conseils du président de la Haac. « Nous avons été très honorés d’être reçus par l’autorité de régulation des médias du Bénin et surtout de l’écoute et du soutien dont nous avons bénéficiés de sa part. Le projet dont nous sommes porteurs concerne les huit Etats membres de l’Uemoa qui constituent les pays francophones de l’Afrique de l’Ouest et vise à instaurer un dépôt légal audiovisuel en leur sein », explique la chef de la délégation, Aminata Lo Paye. « Compte tenu de l’importance que nous accordons à la mémoire collective, à travers le dépôt légal, toutes les productions des organisations de la télévision et de radiodiffusion publiques et privées seront conservées dans les archives de ladite mémoire », souligne-t-elle.
Le projet est soutenu par Acp-Cultures Plus de l’Uemoa à travers l’expertise des deux conseillers techniques de l’Ina. Le rôle de la direction départementale du Patrimoine culturel et des Arts est d’étudier les aspects réglementaires dudit projet. La démarche de la délégation en direction de la Haac l’aidera certainement à l’œuvre.
Le président Adam Boni Tessi a également reçu le président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), Jean-Baptiste Elias qui est allé lui exposer les diverses préoccupations de son institution en matière de communication au Bénin. « Nous avons reçu les informations nécessaires du président de la Haac concernant les différents domaines dans lesquels nous avons relevé des dysfonctionnements. Nous allons poursuivre nos démarches dès que le travail sera fait au niveau de l’institution et nous allons nous revoir très prochainement pour les conclusions à nos préoccupations dans le domaine de l’audiovisuel et de la communication », a confié Jean-Baptiste Elias.

Le championnat national de Ligue 1 de football a repris ses droits depuis, mercredi 6 décembre dernier, à la faveur de sa phase des play-offs. Après leur première sortie victorieuse, les Buffles Fc du Borgou et les électriciens de l’Energie Fc vont se livrer un duel à distance demain, samedi 9 décembre, lors de la deuxième journée. Le principal objectif des deux formations sera de conforter leur position en tête du classement.
Des dix-neuf qu’elles étaient au départ, il n’en reste que six pour la conquête du titre de champion et du droit de représenter le Bénin à la prochaine League africaine des clubs champions. Ce qui augure d’une phase des play-offs âprement disputée.
La compétition aborde sa deuxième journée demain, samedi 9 décembre. A l’occasion, Mama Bah-Yérè, Marcellin Koukpo, Nabil Yarou et leurs coéquipiers des Buffles seront les hôtes de la formation d’Esae Fc. Les poulains d’Idrissou Mountari espèrent réussir la passe à deux, après avoir déjà fait la fête (3-2) à la Jac Fc, mercredi 6 décembre dernier, lors de leur première sortie à Cotonou.
L’autre équipe qui a réalisé une belle entrée dans ces play-offs, c’est celle d’Energie Fc. Face à l’Esae Fc de Charbel Gomez, les Electriciens n’ont pas fait de détails. Ils seront du côté de Missérété pour en découdre avec l’Asos Fc du président Oussou Saka. Comme les Buffles Fc, ils auront à cœur de l’emporter afin de conforter leur place en tête du classement.
Le troisième match programmé pour le compte de cette deuxième journée des play-offs mettra aux prises les portuaires de l’Aspac Fc et la Jac FC. Pour recoller au classement, toute défaite leur est interdite?

Jean d’Ormesson n’était pas un écrivain comme les autres. C’était une plume exceptionnelle qui dégageait la vie. Lire l’une de ses œuvres, amène à l’adopter pour toujours. Cet auteur français sait dégager un bonheur de vivre qui est très contagieux. Un homme comme lui est forcément immortel.
« Un grand homme qui vient de rendre l’âme à son Dieu, des larmes me sont montées aux yeux. Que voulez-vous ! Cet homme-là, je m’étais attaché à lui ». Cette phrase lue dans l’un de ses nombreux livres, résume parfaitement l’état d’esprit qui est le mien à l’annonce de la mort des ce grand auteur. Dans tous ses livres, il respire incroyablement la joie de vivre et même quand il évoque de sujets graves. Il sait faire sienne la philosophie de Gustave Flaubert qui avertit « Prenez garde à la tristesse, c’est un vice ». Avec lui, c’est l’intelligence qui prend sa revanche. Comme il aimait à le dire, « il puait l’intelligence ». « J’ai eu la chance de découvrir Jean
D’Ormesson depuis environ 15 ans et je ne l’ai plus jamais quitté parce qu’il est devenu mon auteur de chevet. En tombant sur sa compilation "La vie ne suffit pas" paru en octobre 2007, j’étais à mille lieues de m’attendre à faire une rencontre avec un dieu des « belles lettres » qui me sert à travers ce volume quatre de ses œuvres, un "concentré de pur bonheur" », témoigne un fanatique de l’auteur. Il s’agit, précise-t-il, de « Du côté de chez Jean », « Mon dernier rêve sera pour vous », « Et toi mon cœur pourquoi bâts-tu ?», « Une autre histoire de la littérature française » et « Voyez comme on danse ».
Cet immortel de l’Académie française était également un révolutionnaire. Un grand soutien des "féministes", il a réussi a fait entrer dans ce grand cercle bien fermé la grande Margueritte Yourcenar. Un grand tollé en son temps. Il a su prendre le dessus lors des débats entre les intégristes et les modernistes.
Journaliste et écrivain, Jean d’Ormesson était un grand esprit qui sait élever l’homme. Fanatique de Chateaubriand, Flaubert, Margueritte Yourcenar, Aragon (ils sont nombreux) pour lesquels il a toujours partagé ses explosions d’enthousiasme dans ses œuvres. Aussi philosophe, Jean d'Ormesson savait partager de la pensée de Descartes, Hegel, Spinoza, Kant et Marx tout en montrant qu’il est et demeure un libre-penseur. L’un de ceux-là qui sait quitter le régime humain pour l’animalité et vice-versa. L'homme de lettres s'inscrivait dans la tradition des classiques dont il retiendra cette façon de parler de soi tout en tenant le "moi" pour haïssable pour beaucoup. Ce faisant, il a su imposer son style à lui, à travers ses ouvrages. Un style particulier a toujours caractérisé ses livres, comme les indiscrétions, les confidences, les parenthèses et autres élucubrations (pas péjoratifs) qu’il aimait partager avec ses lecteurs qu’il ne prenait pas du tout pour des « imbéciles heureux ». C’est bien son style à lui et d’ailleurs empreint de beaucoup d’humour. Répondant en 2005 à des questions de quelques lecteurs, Jean
d'Ormesson a philosophé en faisant remarquer que « L'humour rend supportable une vie le plus souvent assez triste » et disait « désormais attendre de la vie, simplement, qu'elle continue ».
Même à 92 ans, Jean d’Ormesson aimait la vie et la croquait sans modération et prenant son bon côté quoique rongé quotidiennement par son cancer. Avec lui, le verre est toujours à moitié plein. Avec son départ, c’est une belle étoile de la littérature française qui vient de s’éteindre. Adieu Grand Esprit !

Les personnes démunies de Colli dans la commune de Toffo bénéficient du 27 novembre au 1er décembre, de soins médicaux gratuits. Ces soins sont prodigués par une équipe de la faculté de médecine de l’Université d’Ottawa au Canada grâce à un natif de Colli.
Vieille de 13 ans, l’amitié entre l’arrondissement de Colli dans la commune de Toffo et la faculté de médecine de l’Université d’Ottawa au Canada fait son petit bonhomme de chemin. Du 27 novembre au 1er décembre, les populations démunies de cette localité sont soignées gratuitement.
Dr Nicolas Chagnon, le chef de l’équipe médicale, a précisé que le but de la mission est d’offrir des soins de santé gratuits aux populations démunies de la localité de Colli. « C’est un geste humanitaire qui consiste à démontrer la solidarité entre le Canada et le Bénin », a-t-il souligné. En dehors des médecins, l’équipe compte aussi une dizaine de personnes dont trois étudiants en médecine et des pharmaciens. En termes de soins, les populations ont droit à des consultations, des tests d’urine, de paludisme et des diagnostics échographiques de base et autres. A cela, il a ajouté que la mission dispose aussi d’une pharmacie assez garnie où les patients reçus se voient servir des médicaments prescrits lors de la consultation. Pour faciliter la communication entre les populations et les membres de l’équipe, un interprète local est affecté à chaque médecin et aux pharmaciens.
Toutes choses que confirme Louis Houessinon, cultivateur à Coussi, venu aux soins avec son épouse et deux petits-fils. Il a confié être satisfait des soins offerts par la mission canadienne dont il a entendu parler depuis quelques années. Il a fait cas des affections que le médecin venait de lui diagnostiquer et a dit s’apprêter à retirer gratuitement certains médicament à la pharmacie installée sur le site. Pour sa part, dame Adèle Agbota, une patiente de la soixantaine, se dit contente à cause de la gratuité des soins et même des médicaments.
Le député Marcellin Ahonoukoun, natif de Colli et frère aîné de l’initiateur de cette opération, a expliqué que la mission s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre la faculté de médecine de l’Université d’Ottawa au Canada et la localité. Selon lui, son jeune frère Sébastien Ahonoukoun, résidant au Canada, étant sensible aux peines des populations face aux maladies, a négocié cette mission depuis 2003 avec le professeur Roy, ancien doyen de cette faculté. Il n’a pas manqué de souligner l’importance de la santé. « Sans des populations en bonne santé, aucun développement n’est possible », a-t-il soutenu. A l’en croire, il s’agit d’un partenariat gagnant-gagnant. En effet, si la mission permet aux populations d’être soignées gratuitement, elle permet aussi aux membres de l’équipe de découvrir les maladies tropicales pour mieux y faire face et d’élargir leur champ de connaissances médicales.
Il faut noter que les cas plus compliqués sont référés soit à Houègbo, soit à Allada soit encore à Cotonou pour des soins plus appropriés, a expliqué Nicolas Chagnon dont l’équipe finit sa mission ce jour à Colli pour aller ensuite à Tanguiéta.

Un incendie s’est déclaré, dans la soirée du lundi 27 novembre dernier à Togblahoué, village de l’arrondissement de Kinkinhoué, dans la commune de Djakotomey. Il a non seulement consumé des habitations mais causé des pertes en vies humaines. Trois personnes sont retrouvées calcinées sous les décombres par les sapeurs-pompiers.
Aux dires de ces soldats du feu, il s’agit de jeunes gens, qui vivent sous la tutelle d’un couple commerçant d’essence de contrebande communément appelée « kpayo ». Le chef de la famille et un autre enfant, gravement blessés par les flammes et référés dans un centre de santé ont, eux aussi, fini par rendre l’âme.
Leur décès porte à cinq le nombre de morts liés à cette tragédie, qui vient endeuiller à nouveau, le département du Couffo, indique une source proche du commandement des sapeurs-pompiers basés à Lokossa.
Si les causes de l’incendie restent à élucider, les soldats du feu ont pu, toutefois, remarquer l’existence d’une cabane, qui sert d’entrepôt de bidons d’essence de contrebande communément appelée ‘’kpayo’’, à côté des habitations dont celle des victimes n
Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo
Société 01 déc. 2017

La ménopause est une étape éprouvante dans la vie d’une femme. Elle fait partie du vieillissement normal de la femme. Dr Paul Santos, gynécologue-obstétricien, chef service de la maternité de l’hôpital saint Luc de Cotonou, lève un coin de voile sur ce phénomène physiologique naturel et normal qui intervient parfois de manière précoce chez la femme.
La Nation : Dr Paul Santos, qu’entend-on par ménopause ?
Dr Paul Santos : La ménopause est l’absence des règles à un âge donné chez la femme pendant au moins deux ans. En moyenne, une femme est ménopausée à l’âge de 51 ans. En général, la ménopause se situe entre 45 et 55 ans. Ce n’est pas une maladie mais elle est plutôt un processus physiologique.
Comment se manifeste ce processus physiologique ?
A un certain moment de la vie de la femme, les ovaires qui sont à l’origine des règles ne fonctionnent plus correctement, ce qui entraîne une irrégularité des cycles. Par exemple, au lieu d’avoir ses règles tous les mois, la femme peut les avoir à plus d’un mois ou plus de trois mois, voire plus, jusqu’à ce que la ménopause s’installe définitivement. Une fois arrivée à ce stade, la femme doit cesser d’avoir les menstrues. C’est un phénomène physiologique normal et naturel.
Hormis l’arrêt des règles à la fin du processus, y a-t-il d’autres signes avant-coureurs de la ménopause ?
Il y a des symptômes vasomoteurs et le tout se met sous le terme de « syndrome climatérique », c’est-à-dire la femme a de l’insomnie, de la sécheresse vaginale, des bouffées de chaleur, elle est irritée et parfois anxieuse…
Il arrive souvent que la femme atteigne la ménopause avant l’âge requis. Est-ce dans ce cas qu’on parle de ménopause précoce ?
Nous ne pouvons pas parler systématiquement de ménopause précoce, parce qu’il existe deux entités à ce niveau. Il y a des femmes qui atteignent la ménopause entre 40 et 45 ans, cela se rapproche de la physiologie. Dans ce cas, il n’y a pas de précocité. Cependant, il y a d’autres femmes qui ne trouvent plus leurs règles après 40 ans. Là, nous pouvons parler de ménopause précoce. Mais on préfère utiliser le terme de « dysfonction ovarienne prématurée ». Par ailleurs, certaines femmes n’ont jamais eu de règles dans leur vie ou elles sont ménopausées à partir 20 à 30 ans. Il y en a aussi qui trouvent leurs premières menstrues et ce jusqu’à 25 ans au plus et n’en trouvent plus du tout. Dans ce cas, nous parlons également de « dysfonction ovarienne prématurée », qu’il faudra vite traiter.
Qu’est-ce qui explique alors la dysfonction ovarienne prématurée ?
Les causes que nous pouvons citer sont chromosomiques, c’est-à-dire quand il y a fécondation, l’homme et la femme donnent un certain nombre de matériels génétiques et le tout ensemble forme l’individu. Nous avons appris que l’individu a 46 chromosomes dont une paire d’origine maternelle et une autre paternelle. A l’école, on nous apprend que la femme donne X et l’homme Y. Si les deux donnent X, c’est une fille et si l’homme donne Y, c’est un garçon. Il peut y avoir une anomalie au niveau du chromosome X. Au lieu d’avoir le nombre de chromosomes égal à 44+ XY ou + XX, on peut avoir des anomalies chromosomiques de « syndrome Turner ». Certaines agressions peuvent aussi entraîner la ménopause précoce : la chimiothérapie, la radiothérapie, l’intervention chirurgicale avec ablation des ovaires, donc toutes ces causes peuvent provoquer la ménopause précoce. C’est en gros ce qu’il faut retenir, dans 80% des cas.
Comment peut-on prévenir la ménopause précoce ?
La ménopause précoce n’est pas une maladie, c’est un phénomène normal et naturel sans cause ni prévention. Néanmoins en cas de dysfonction ovarienne prématurée, l’espoir est toujours permis. Il vaut mieux se rendre chez son gynécologue pour savoir les vraies raisons.
Un message à l’endroit des femmes qui y sont sujettes
Avant tout, la ménopause est un processus physiologique. Toute femme, à un certain âge, donné doit être ménopausée, mais ce n’est pas une maladie si la femme est ménopausée. L’arrêt total des règles signifie tout simplement que la sécrétion hormonale a tari. En cas de dysfonction ovarienne prématurée pour parler de la ménopause précoce, il vaut mieux s’approcher de son médecin pour savoir quelle est la conduite à tenir au lieu de paniquer.
Propos recueillis par
Pierrette AHLE (Stag)

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a reçu en audience, ce mercredi 22 novembre, plusieurs délégations. Entre autres au menu des échanges, le démarrage dès lundi 27 novembre prochain, au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, du cours de formation du niveau Master II en droit et gestion des organes démocratiques de l’Etat et la nécessité pour le Parlement d’adopter la convention internationale sur l’introduction des semences paysannes au Bénin.
Une délégation de la chaire Organisation mondiale du commerce-commerce international et développement inclusif (Omc-Cidi) de l’Université d’Abomey-Calavi, conduite par le professeur Charlemagne Babatoundé Igué, a été reçue ce mercredi 22 novembre par le président de l’Assemblée nationale. Nommé récemment en remplacement de feu Fulbert Géro Amoussouga, le nouveau titulaire de la chaire Omc-Cidi de la faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg) de l’Uac, a jugé opportun d’aller se présenter au président Adrien Houngbédji pour une prise de contact. Le professeur Charlemagne Babatoundé Igué a saisi l’occasion pour saluer le leadership du président de l’Assemblée nationale pour son engagement aux côtés de son prédécesseur. Lequel engagement, a-t-il souligné, a permis la mise sur pied de l’école de formation du niveau Master II en droit et gestion des organes démocratiques de l’Etat et dont les premiers cours démarrent, lundi 27 novembre prochain, dans les locaux de l’Assemblée nationale.
« Je me devais donc de venir voir le président de l’Assemblée nationale dans ce sens-là pour saluer l’excellente coopération existant entre, d’abord son institution l’Assemblée nationale et la Chaire Omc-Cidi, et ensuite entre lui-même en personne, et le professeur Fulbert Géro Amoussouga », a confié le chef de la délégation. Le professeur Charlemagne Babatoundé Igué assure sa disponibilité à poursuivre l’œuvre entâmée par son prédécesseur et aller le plus loin possible dans le cadre de la formation des cadres des institutions républicaines.
A la suite de la délégation de l’Omc-Cidi de la Faseg/Uac, le président Adrien Houngbédji s’est entretenu avec des membres de la Coalition de veille sur les semences paysannes au Bénin. Selon le porte-parole de la délégation, Pierre Bédiyé, l’entretien a tourné autour de la convention concernant les semences locales de l’Union internationale pour la promotion des obtentions végétales (Uipov). Il s’agit en fait, d’un groupe de firmes qui gère les semences locales et y met des brevets et pour les retourner aux paysans. Cette firme cherche à s’installer au Bénin. La délégation est allée informer le président de l’Assemblée nationale de cette intention pour qu’au moment opportun une loi soit adoptée pour permettre l’implantation de cette société, que le président et les députés prennent des décisions en connaissance de cause.
La délégation dit avoir obtenu l’assurance du président de l’Assemblée nationale qui serait au parfum du dossier qu’il a déjà transmis lui-même à des commissions parlementaires compétentes pour étudier avant son examen et son adoption par la plénière.