La Nation Bénin...
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Le conseil municipal de Parakou est convoqué à une session extraordinaire ce lundi 19 septembre à 9 h, avec pour seul point à l’ordre du jour: le vote de défiance à l’encontre du maire Souradjou Karimou Adamou. Cette convocation adressée jeudi dernier par le maire lui-même à tous les autres conseillers fait suite à l’échec de la conciliation entre signataires et non signataires de la motion de sa destitution souhaitée par dix-neuf conseillers sur vingt-cinq. Le préfet du Borgou, Moussa Djibril Maman Cissé, ex-secrétaire général de la mairie de Parakou, avait rencontré les protagonistes de la crise par deux fois, notamment les 5 et 14 septembre derniers, mais en vain. Les dissidents sont restés campés sur leur position de retirer leur confiance au maire, suivant l’article 53 alinéa 1er de la loi n°97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin: «En cas de désaccord grave ou de crise de confiance entre le conseil communal et le maire, le conseil peut, par un vote de défiance à la majorité des 2/3 des conseillers, lui retirer sa confiance».
Sauf cataclysme politique, le vote de défiance devrait aboutir. La majorité des conseillers ne se reconnaît plus dans la gestion du maire Souradjou Karimou Adamou et lui reproche «une navigation à vue, une gestion solitaire des affaires de la cité et surtout une gestion opaque caractérisée par des commandes et contrats de marchés sans aucun respect des normes et dispositions du Code des marchés publics». Si la destitution est constatée (à la majorité des 2/3) par le préfet, il sera procédé plus tard à l’élection d’un nouveau maire. Conformément à l’article 400 du Code électoral, il devrait encore provenir des Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE), s’il y a effectivement destitution. En fait, les FCBE sont majoritaires avec 16 conseillers sur 25 et règnent sans partage sur la troisième commune à statut particulier. Ils n’avaient concédé le moindre poste à l’Alliance Soleil créditée seulement de neuf conseillers à l’issue de l’installation du conseil municipal fin juillet 2015.
CUP / A/R Borgou-Alibori
Politique 19 sept. 2016

Il aurait pu être fonctionnaire ou sportif racé tant ses potentialités intellectuelles et physiques l’y invitaient. Mais il s’est jeté corps et âme dans le théâtre depuis près de deux décennies avec une gourmandise et une passion qui l’ont rapidement hissé au firmament des arts en Afrique. Récit d’un parcours riche d’enseignements qui compte se poursuivre pour les années à venir vers le cinéma.
42 ans de vie, 20 ans de carrière ! A l’instar de certains de ses congénères, Kocou Gbênakpon Yémandjè aurait pu faire carrière dans la fonction publique. Mais en lieu et place, c’est la scène qu’il a épousée et dès son jeune âge. Lui, le sort, ou le destin c’est selon, avait prévu d’en faire un acteur. Un homme que le monde entier viendrait voir. Gbênakpon, le prénom traditionnel donné à cet enfant né dans l’une des familles royales d’Abomey, signifie littéralement «Le monde viendrait te voir». Baccalauréat série D en poche, le jeune Kocou aurait pu également s’incruster dans la vie active, après des études universitaires, pour faire le «Akowé», appellation donnée par ici aux cadres fraichement recrutés dans l’administration. Mais il n’en sera rien ! Le péché, c’est sans doute à Alougbine Dine, comédien et metteur en scène, ancien directeur du Festival international de théâtre du Bénin (FITHEB) et fondateur de l’EITB (Ecole internationale de théâtre du Bénin) qu’il faudra l’imputer. C’est lui qui, interprétant majestueusement sur scène «Le songe d’une nuit d’été de Shakespeare», a définitivement convaincu Kocou que son rêve de devenir comédien est une noble ambition. Depuis lors, il ne s’en est plus écarté. Avec la scène, il a scellé une alliance qui vole de succès en succès depuis 19 ans.
Rêveur et voyageur
Rêveur déjà dès son plus jeune âge, Kocou va se révéler un voyageur infatigable. La plupart des grandes scènes, d’Europe, notamment de la France et d’Allemagne, lui sont familières. Il y a fait parler son talent plus d’une fois. Talent dont l’un des révélateurs se trouve être Ousmane Alédji, directeur fondateur du centre culturel Arttistik-Africa à Cotonou (Bénin). Ce pan de sa carrière, il le raconte volontiers, l’émotion presqu’à fleur de peau. «Ma rencontre avec Ousmane Alédji a été déterminante dans ma carrière. Le rôle de Patrice Emery
Lumumba que j’ai tenu dans son spectacle Imonlè m’a ouvert beaucoup de portes». Cette même aubaine apportera de nombreux autres déterminants dans la vie et la carrière du jeune comédien qui, déjà en fin d’année 1998, officiait en tant que premier porteur et deuxième assistant à la réalisation lors du tournage du long métrage Barbecue-Pejo du réalisateur béninois Jean Odoutan.
Modeste, parfois exagérément, il définit sa carrière comme «celle de tout artiste», faite «de rencontres, de hasards, de sacrifices, de découvertes…». Mais elle lui est «douce et fructueuse». Sans doute ! Surtout lorsqu’on a du talent et qu’on sait compter sur de bonnes gens. Tout ne fut néanmoins pas si rose. «J’ai appris avec le temps qu’il ne faut compter que sur soi-même en premier, et en second lieu construire son propre réseau», confesse le comédien. Pour preuve, la plupart des metteurs en scène qui l’ont dirigé sont étrangers. S’il garde des souvenirs avec la France où sa collaboration avec le théâtre de Folles Pensées dirigé par Roland Fichet en Bretagne (France) lui a fait rencontrer des artistes magnifiques, c’est encore au Cameroun qu’il dit beaucoup devoir. Il se définit ainsi comme l’un des meilleurs imitateurs de l’humoriste camerounais Jean Miché Kankan qui a fortement «influencé» sa carrière, se satisfait-il. Avec le Cameroun, c’est une autre histoire, dira-t-on alors, quand le comédien confesse y avoir rencontré un autre grand acteur du monde théâtral et artistique, Marc Guy Tony Mefe, qui lui «a tenu la main». Sauf que de plus en plus, le poucet voyageur d’antan perd de sa superbe. «Ces derniers temps, je limite volontairement mes voyages pour mieux me consacrer à mes études dans le domaine de la réalisation de film. J’ai des ambitions cinématographiques».
Carrière heureuse
Kocou Gbênakpon ne chôme pas. En mai 2016 à Agboville (à 50km d’Abidjan en Côte d’Ivoire), il a créé Le miroir des mœurs confus de l’auteur dramatique camerounais Wakeu Fogaing. Un spectacle produit par la compagnie Siamois Expressions de la Côte d’Ivoire. C’est un monologue joué par la comédienne Delphine Yoboué, directrice du Festival international de Théâtre d’Abidjan. La première mondiale du spectacle est prévue pour bientôt en Côte d’Ivoire. Comme si ce mois était source d’inspiration pour lui, il a aussi créé Le bal des loups cannibales de l’auteur dramatique camerounais Tony Mefe. Cette création est une production du FITHEB tenu il y a quelques mois à Cotonou et l’équipe se prépare actuellement pour la phase migratoire du même festival. Presqu’un an auparavant, en novembre 2015, il avait déjà créé Village Fou de l’auteur dramatique Franco-ivoirien Koffi Kwahule, avec sur scène 14 comédiens de la troupe nationale de théâtre.
Avec son «Théâtre Kocou» créé au début de sa carrière, il mène aussi des activités directement liées à ses activités de metteur en scène. «Des collaborations avec d’autres compagnies sont courantes», s’enorgueillit-il. Les échos sur la satisfaction qui se dégage de son travail lui parviennent souvent. «Si on dit de moi que je ne jure que par le travail bien fait, j’avoue que ça me fait plaisir» ; modestie vite ravalée lorsqu’il confirme : «J’aime le travail bien fait pour la simple raison que c’est ce qui vous fait mériter le respect des autres. Je ne saurais dire avec précision ce qui me donne une telle réputation, mais j’ose croire que c’est le résultat de mon travail».
Ambition…
Le théâtre béninois et africain dans cinq ans ? Difficile pour lui de l’entrevoir «quand on sait qu’il ne se fait pas grand choses pour aller dans le bon sens». La question de formation et de la qualification restent primordiales, avance-t-il. Et dans «un pays comme le nôtre par exemple, où nous avons, qu’on le veuille ou non, un fonds d’aide avec un budget significatif, il est inconcevable que la création artistique à tous les niveaux soit rare, alors que l’argent coule à flot», s’offusque le metteur en scène. Conclusion, «On ne pourra donc rien envisager dans cinq ans ni dans un siècle, si le statut de l’artiste ne devient pas effectif. Il faut un théâtre qui parle», préconise aussi le comédien qui dit travailler actuellement sur «la manière de faire un théâtre accessible à nos populations». Une vision qui le travaille depuis quelques années. Mais c’est beaucoup plus vers le cinéma que se tournent ses ambitions imminentes. En plus de la formation qu’il suit actuellement dans le secteur, Kocou Yémandjè souhaite finir sa carrière, non pas seulement comme un comédien avec qui l’Afrique doit compter, mais aussi en tant qu’acteur hollywoodien.
Culture 09 sept. 2016

Le gouvernement, au cours de son conclave hebdomadaire tenu jeudi 1er septembre, a pris plusieurs décisions dont l’une des plus importantes aura été la radiation de deux éléments des Forces armées béninoises pour faute grave.
Fin de carrière précoce pour deux agents des Forces armées béninoises. Un soldat et un caporal voient ainsi leur séjour dans les casernes écourté pour faute grave. Ils ont été pris en flagrant délit d’extorsion de fonds à des expatriés sous la menace de leurs armes. Analysant une telle situation, peinte par le ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence de la République au cours de son point de presse comme des «manquements aux valeurs républicaines», le Conseil des ministres a décidé d’une série de sanctions à leur encontre. Ainsi, soucieux de la protection des populations civiles et des communautés étrangères, le ministre délégué en charge de la Défense nationale a été instruit pour prendre contre les intéressés des mesures administratives et des sanctions disciplinaires. En somme, la radiation a-t-il annoncé. Aussi, le ministre en charge de la Justice a-t-il été pour sa part, instruit pour engager sans retard des poursuites appropriées contre les agents en cause. Par ailleurs, pour prévenir de tels actes à l’avenir, plusieurs ministres ont été instruits pour faire engager des campagnes de sensibilisation dans l’ensemble des garnisons et mettre à disposition au besoin, un numéro vert pour les dénonciations. Des sanctions ont été également prises contre un proche collaborateur d’un membre du gouvernement. Lequel collaborateur aurait, sur les réseaux sociaux, publié un commentaire inapproprié sur le décret portant mis en place à la présidence de la République d’une cellule d’analyse des projets d’arrêtés ministériels et préfectoraux. Il lui est reproché, de n’avoir pas «fait exclusivement part de ses commentaires à sa hiérarchie» sur ladite cellule. Le Conseil des ministres y a donc vu une entorse à ses obligations et l’a déchargé de ses fonctions.
La diaspora béninoise vivant en Amérique et en Asie recevra dès la semaine prochaine, les délégations itinérantes de délivrance des passeports biométriques ordinaires. Ainsi en a décidé le Conseil des ministres après avoir pris connaissance du rapport d’étape dudit processus. Cette même rencontre du gouvernement a décidé de la prise d’un décret portant actualisation de la Commission nationale permanente de concertation et de négociation collective entre le gouvernement, les Centrales et Confédérations syndicales pour l’arrimer à la nouvelle représentation du gouvernement. D’autres décisions non moins importantes ont été prises au cours du Conseil des ministres du jeudi 1er septembre qui a par ailleurs autorisé le ministre d’Etat en charge du Développement à effectuer des missions prospectives dans des pays d’Afrique et du Golf pour la recherche de financements extérieurs au profit des projets relevant des priorités du gouvernement?
Actualités 02 sept. 2016

Il y a près d’un siècle, c’était l’action de grâce jubilantoire de la naissance du président Emile Derlin Zinou. Jeudi 25 août, c’est l’eucharistie funèbre marquant la fin de sa vie terrestre. Diverses personnalités ont pris part à la messe d’enterrement concélébrée en l’église St Michel de Cotonou par le nonce apostolique, Brian Udaigwe et un collège d’évêques, dont Mgr Antoine Ganyè.
Quoique relativement âgé, l’appel de l’ancien président de la République, Emile Derlin Zinsou, pour la félicité éternelle, a touché plus d’un. A l’occasion de l’eucharistie funèbre célébrée en l’église St Michel de Cotonou, jeudi 25 août, l’émotion se lisait sur les visages. Qu’il s’agisse de ses parents, des personnalités politico-administratives, de ses anciens collaborateurs, ou encore de ses proches et amis, la douleur était encore bien visible à l’heure du dernier au-revoir. Si la foule a réussi à contenir son émotion, elle n’a pu rater l’occasion de rendre un hommage mérité à l’illustre disparu.
L’arrivée et la sortie de la dépouille du président Emile Derlin Zinsou ont été saluées par de fortes ovations des fidèles qui se sont disposés le long de son passage. Signe de la grandeur du patriarche national et de reconnaissance à ses œuvres de développement. Bâtisseur et soucieux de la prospérité de son pays, le président Zinsou l’a été. Un chef d’Etat non en avance sur son temps, mais en hauteur par rapport à son temps.
Pour Mgr Barthélémy Adoukonou qui a présenté l’homélie, l’illustre disparu « vivait tendu vers la réconciliation de tous les peuples, réalisée en croix par Jésus-Christ ». C’est la raison pour laquelle, soutient-il, il était fédéraliste en Afrique, universaliste au plan mondial. Celui à qui le Bénin rend hommage s’est contenté de porter toute son énergie sur le front de la société et sur celui de la politique. « La foi, l’espérance et la charité chrétienne qu’il s’efforçait de vivre ont pu transpirer dans sa manière de bâtir la société béninoise, africaine et mondiale juste », se souvient l'évêque concélébrant.
Si le décès de toute grande figure, de surcroît une personnalité politique, est une adresse aux citoyens à une prise de conscience sur leur part de responsabilité dans la réussite de l’œuvre de développement de leur pays, celui de feu Emile Derlin Zinsou l’est davantage d’autant qu’il s’agit d’un acteur de l’histoire du Bénin. De son indépendance.
Des qualités d’un homme honnête, droit…
L’illustre disparu, selon les explications de l'évêque concélébrant était simplement une donation de Dieu. Que de qualités lui ont été reconnues en cet instant solennel ! On retient qu’il était un homme «honnête, droit, sincère, intelligent, profondément croyant, charitable, très respectueux des autres quels qu’ils soient, humble et aimant les humbles, discret sans ostentation aucune…».
Au-delà des valeurs qui ont été vantées tout au long de l’office religieux, ‘’tonton Lolo’’, comme aimaient à l’appeler certains de ses proches, était un vaillant défenseur de la prospérité partagée. Malheureusement, il sera très tôt controversé pour sa rigueur. Il rejoint ainsi le royaume éternel sans avoir réglé avec son pays un contentieux célèbre : celui qui caractérise le refus du Bénin d’entrer dans sa vision de l’auto-prise en charge, qualifiée de ‘’zinsoutakouê’’. Bien trop tard peut-être de rattraper ce qui est perdu, pourrait-on dire. « L’échec que le Dahomey/Bénin a fait subir à Emile Derlin Zinsou dans cette volonté affirmée est un point majeur de notre histoire récente qui appelle aveu et conversion », regrette Mgr Barthélémy Adoukonou. « S’il est vrai que notre pays a été gratifié par le Père miséricordieux de tant de dons, il est tout aussi vrai que nous avons manqué tant de rendez-vous historiques, que nous avons laissé passer tant d’opportunités historiques, par manque de courage ou par malin génie », enchaine-t-il comme pour saluer l’intrépidité de l’homme à amener le peuple à inventer son propre essor. Selon lui, la mort du président Emile Derlin Zinsou marque, « la prise de conscience historique que le devenir de notre peuple dépend de la sincérité de sa conversion ».
Même si sa rigueur en faveur du développement n’était pas toujours applaudie de tous, le président Emile Derlin Zinsou n’aura pas vécu inutilement. Ses conseils et orientations doivent constituer une boussole pour les jeunes générations appelées à prendre le flambeau de la dignité et de l’auto-prise en charge de ses mains. Seule preuve, selon Mgr Barthélémy Adoukonou, de leur accompagnement dans la prière au grand patriote chrétien et de leur attachement au développement. Après la messe, le président qui a dirigé le Bénin de juillet 1968 à décembre 1969 a été conduit à sa dernière demeure.

L’ancien ministre d’Etat, Aboubacar Yaya, devrait répondre, lundi 25 juillet devant le Tribunal de première instance de première classe de Parakou, des faits de saisie arbitraire de biens appartenant à autrui, à lui reprochés par un de ses anciens collaborateurs du nom de Kabirou M. Wari. Mais le prévenu n’était pas présent à l’audience. Les juges ont alors renvoyé l’affaire au 17 octobre prochain.
Suite à une brouille entre lui et son ancien patron l’année dernière, l’ex-collaborateur du ministre du Travail, de la Fonction publique, de la Réforme administrative et institutionnelle est monté au créneau pour dénoncer des abus sur sa personne et même incriminer le ministre d’avoir favorisé la réussite de certains candidats aux concours de recrutement au profit du ministère de l’Economie et des Finances jugés par la suite frauduleux et annulés récemment par le gouvernement. Fin novembre dernier, les clés de la maison en construction à Parakou et du véhicule du plaignant auraient été confisquées par le ministre auprès de son frère, alors qu’il était en formation militaire dans le cadre desdits concours pour lesquels il était admis.
A suivre !
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Ayant passé 6 mois à la tête de la direction générale de la police nationale, Didier Atchou, a passé, jeudi 2 juin, le témoin à son successeur Idrissou Moukaïla. La cérémonie de passation de service présidée par Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, a eu lieu devant l’Ecole nationale de la police à Cotonou.
Les policiers du Bénin doivent désormais reconnaître leur chef en la personne du contrôleur général de police Idrissou Moukaïla. La passation de service qui a consacré son entrée officielle en fonction s’est déroulée au cours d’une cérémonie écourtée par une pluie inattendue.
Conscient qu’il n’y a de richesse que d’homme, le contrôleur général de police Idrissou Moukaïla, nouveau directeur général de la Police nationale, a révélé que sa priorité, c’est le réarmement moral de la troupe face au malaise au sein de la corporation. «Si je n’arrive pas à recréer l’ambiance, on peut mettre tous les moyens, la sécurité ne peut pas être au rendez-vous », a-t-il soutenu.
Avant le nouveau directeur général de la Police nationale, Barnabé Amagbégnon, secrétaire général du Syndicat national de la police du Bénin (Synapolice-Bénin), a perçu à travers la nomination du nouveau directeur général, l’ouverture d’une autre page dans la vie de l’institution. Faisant le point des acquis, il a retenu que Didier Atchou, directeur général sortant, a contribué à baisser la tension au sein de la famille. De même, sous sa direction, la police a bénéficié de la signature de plusieurs décrets. Mais il a regretté que ces textes soient « retirés par le gouvernement » de la Rupture. Aussi n’a-t-il pas manqué de solliciter l’intervention du nouveau directeur général pour que le gouvernement revienne sur ce retrait. Pour lui, le système sécuritaire du pays est menacé par des sans foi ni loi et au même moment, les agents de police se plaignent de mauvaises conditions de vie et de travail. Le moral, a-t-il dit, est bas. Malgré ce tableau peu reluisant, il a assuré que ses camarades sont prêts à accompagner la nouvelle direction générale pour faire régner dans le pays la sécurité. Pour ce faire, il a plaidé pour que les commissariats des zones reculées soient dotés de moyens et que soient organisées des séances de recyclage au profit du personnel en général.
Comme pour rassurer le syndicaliste, Didier Atchou a plutôt préféré parler de suspension de décrets qui ne signifie nullement leur retrait ni leur annulation. Très porté sur le symbolisme, il a noté que nommé le mercredi 15 novembre 2015, il a été relevé de ses fonctions le mercredi 15 mai 2016. Même constat pour la prise de fonction qui tombait le mercredi 2 décembre 2015 et il rend le tablier le jeudi 2 juin 2016. « C’est une véritable grâce parce que tout est en harmonie », a-t-il fait savoir soulignant que les six mois passés à la tête de la police n’ont pas été sans difficultés. Enumérant ses réalisations, il a noté la délivrance gratuite de la carte d’identité professionnelle aux policiers, le rattrapage de deux ans d’arriérés d’avancement. Sous son commandement, la Police a participé aux travaux de finalisation des 29 avant-projets de décrets d’application de la loi 2015-20 portant statut spécial des personnels de sécurité et assimilés, le renforcement du parc automobile, des gilets et pare-balles ont été commandés et seront livrés dans quelques jours, etc ?

Recruté à la tête des Ecureuils du Bénin, au moment où la Fédération était dirigée par le président Augustin Ahouanvoébla, le Français Didier Ollé-Nicole a été remercié de ses fonctions en novembre 2014. Son limogeage avait été effectué par l’Etat béninois représenté par le ministre des Sports pour "manque de résultats et non qualification des Ecureuils à la CAN 2015 conformément au contrat d’objectif signé avec lui.
Non satisfait, l’entraîneur français a porté plainte auprès de la Fifa pour rupture abusif de contrat. La décision rendue, depuis le 26 avril dernier à Zurich, demande à la Fbf à lui verser dans un délai de 30 jours, à compter de la date de notification, les sommes de 39000 euros à titre d'arriérés de rémunérations et 153 000 euros comme compensation pour rupture du contrat.
Au risque d’avoir à payer au total 192 000 euros à Didier Ollé-Nicole, le Bénin a encore quelques jours pour faire appel de cette décision. Mais avant que cette décision ne soit prise, le Bénin et sa Fédération de football ont-ils été tout au moins écoutés ?
MG
Sports 30 mai 2016

Une altercation entre des éléments de la gendarmerie d’Adjohoun et la population de cette commune au niveau de la localité de Saïlaga s’est soldée mardi 17 mai par un mort et des dégâts matériels lourds notamment un véhicule et un poste de forestiers complètement incendiés et réduits en cendre. Une situation qui a du coup rendu difficile pendant plusieurs heures la circulation sur la route Akpro-Missérété-Dangbo-Adjohoun-Bonou-Ouinhi-Kpédékpo.
L’affrontement meurtrier entre les éléments de la gendarmerie d’Adjohoun et les populations de cette localité mardi, serait parti selon des témoins, de l’interpellation d’un conducteur d’un véhicule bâché par un gendarme. Le véhicule aurait transporté des charbons, à en croire certaines sources et des bois pour d’autres. Le gendarme en faction dans la zone de Saïlaga, non loin du camp militaire de Gbada, aurait sifflé le conducteur de véhicule. Mais ce dernier a tenté de lui échapper, contournant les barrages et autres chicanes de la gendarmerie nationale. Mais il n’ira pas loin dans sa fuite avant d’être maîtrisé par le gendarme. Le véhicule sera arraisonné. Non content de son arrestation, le chauffeur aurait ameuté la population dont son père qui se trouverait être le propriétaire du véhicule, à en croire toujours des témoignages. Celui-ci prend la défense de son fils et aurait réussi à arracher l’arme au gendarme. Une vive altercation opposera la population et le disciple de sainte Geneviève qui n’a pas hésité à appeler en renfort les militaires du camp de Gbada. L’arme lui sera ensuite remise mais après moult négociations. Se sentant certainement blessé dans son amour-propre, le gendarme aurait tiré à bout portant sur le père du conducteur de véhicule qui lui a entre-temps arraché l’arme. Celui-ci succombe sur-le-champ. Le gendarme meurtrier prend la poudre d’escampette. Cette mort a ravivé le feu. La population, sans doute inconsolable, a bloqué le trafic sur la route Akpro-Missérété-Adjohoun-Ouinhi-Kpédékpo à l’aide des pneus et troncs d’arbres brûlés. Elle pourchasse en vain le gendarme qui a réussi à lui échapper. Dans leur recherche, les manifestants ont mis à sac le poste de contrôle des forestiers soupçonné d'être la cachette pour le gendarme qui a osé ôter la vie à un des leurs. Le bâtiment a été incendié tout comme le véhicule de l'agent des Eaux et Forêts en poste. La tension est restée pendant plusieurs heures vive. Un calme précaire règne actuellement dans cette localité, après les interventions des autorités politico-administratives et militaires.
Actualités 18 mai 2016

Le président de la République Patrice Talon a eu, mardi 3 mai au Palais de la Marina, un entretien avec André Vallini, secrétaire d’Etat français chargé du Développement et de la Francophonie. Au menu, le renforcement de la coopération au développement entre le Bénin et la France.
La visite du chef de l’Etat, il y a quelques jours à l’Elysée, dégage déjà une bonne suite pour le renforcement de la coopération au développement entre la France et le Bénin. André Vallini, secrétaire d’Etat français chargé du Développement et de la Francophonie en séjour depuis lundi dernier au Bénin, s’est entretenu ainsi avec le président de la République Patrice Talon sur des sujets d’urgence pour le nouveau patron du Palais de la Marina. « Nous avons évoqué le renforcement de l’Aide au développement, qu’il s’agisse de l’aide structurelle en matière d’énergie à moyen et long termes, notamment l’énergie solaire, qu’il s’agisse d’aider le Bénin à honorer ses engagements dans les mois qui viennent en matière de finances publiques», souligne le secrétaire d’Etat français. Autre sujet au menu, les questions de sécurité, en l’occurrence la nécessité pour les deux Etats de renforcer la coopération dans le domaine des renseignements. «Il est évident aujourd’hui que nous devons renforcer la coopération et la coordination entre nos services de renseignement. Il faut que les services de renseignements des pays européens coopèrent davantage avec les pays africains comme le Bénin», insiste-t-il.
André Vallini informe par ailleurs que le chef de l’Etat est revenu sur le renforcement des compétences pour impulser une dynamique d’efficacité à l’administration béninoise. «Le président Talon a beaucoup d’idées pour moderniser la gestion publique du Bénin. Il espère s’appuyer sur des experts de haut niveau qui pourraient appartenir à la diaspora franco-béninoise et être intéressés par l’idée de venir appuyer de façon temporaire le Bénin à prendre un nouveau départ», conclut-il.
Plusieurs ministres ont pris part à cette audience, en particulier le ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence, Pascal Irénée Koupaki, le ministre d’Etat en charge du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni ainsi que le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci.

Elodie Suanon et Nathalie M’Pinti représenteront respectivement l’Alibori et le Borgou à la phase finale du concours national de beauté Miss Bénin 2016. Elles sont sacrées miss départementales dans la nuit du samedi 16 avril dernier à Parakou à l’issue d’une soirée élective sobre gâchée quelque peu par la pluie.
Nathalie M’Pinti, 24 ans, taille : 1m68 pour un poids de 54 kg, étudiante en 2e année de journalisme, est élue miss Borgou 2016. Elle a pour première et deuxième dauphines respectivement Monique Sacramento (24 ans ; 1m72) et Pauline Seydo (20 ans ; 1m75). Fatoumatou Salifou, Falilatou Mora et Idiatou Sètamou étaient également de la partie.
La Miss Alibori 2016 répond au nom d’Elodie Suanon. Agée de 21 ans, elle a une taille de 1m70. Henriette Hangnanmey (23 ans ; 1m82) déjà nominée l’année dernière, conserve son écharpe de 1ère dauphine de Miss Alibori. Félicité Layo Ladoké (23 ans ; 1m76) est élue deuxième dauphine au détriment de Jacqueline S. Wandji revenue après avoir occupé cette position l’année passée, d’Amena Bio Sabi Daphia et Sophiath Ali également candidates.
Les trios gagnants de ces élections régionales Alibori-Borgou de la 22e édition du concours Miss Bénin ont été désignés dans la nuit du samedi à dimanche 17 avril à l’annexe de l’Institut français à Parakou. Les choix du jury sont intervenus après un premier passage de présentation générale suivi de trois parades des candidates. Lors de la première parade, les beautés ont défilé en tenue traditionnelle avec en ligne de mire le sourire, la maîtrise du rythme et l’originalité de la tenue comme critères. La deuxième s’est déroulée en tenue dite olympique ou de plage ou encore « tenue de vérité », à l’abri des flashes des téléphones, smartphones et autres cameras amateurs. En tenue de soirée pour la troisième et dernière parade, les miss ont été confrontées au redoutable exercice d’art oratoire à travers lequel elles devraient dire devant l’assistance ce que leur inspire le thème « Enfant de la rue ». Elles se sont débrouillées comme elles peuvent. Une fois encore, cette épreuve a révélé quelques tares et carences en matière de culture générale et d’élocution chez certaines candidates. Celles-ci, au-delà de leur charme physique, n’ont pas su puiser les ressources nécessaires en elles pour dompter les regards hagards et convaincre avec un argumentaire solide l’auditoire, les membres du jury et les spectateurs qui ont effectué le déplacement malgré la grande pluie de la soirée.
Nathalie M’Pinti et Elodie Suanon se sont tirées d’affaire avec brio et se sont qualifiées ainsi pour aller à la conquête du diadème de la plus belle femme du Bénin que porte la ravissante Sylvania Chelsie Fadohan depuis son élection l’année dernière. En attendant la grande finale nationale du concours prévue pour le 23 juillet prochain à Cotonou, les phases départementales de la compétition se poursuivent après les étapes de Natitingou pour l’Atacora-Donga et Parakou pour l’Alibori-Borgou.