La Nation Bénin...
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Cour constitutionnelle[/caption]Les membres du bureau de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb) conduits par leur président, le révérend-pasteur Amos Kponjésu Hounsa, étaient vendredi 23 mars dernier au cabinet du président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo. Occasion pour eux de se présenter à l’hôte et lui exprimer leur reconnaissance pour sa contribution au dénouement de la crise qui a secoué l’Eglise protestante
méthodiste du Bénin pendant deux décennies.
« Nous étions chez le président de la Cour constitutionnelle pour le remercier pour son implication personnelle dans le processus de réconciliation des fidèles de notre Eglise », a indiqué le président de l’Epmb. Selon lui, il était de bon ton d’aller exprimer cette gratitude, après le dénouement heureux de la situation.
Le pasteur Amos Kponjésu Hounsa a saisi cette occasion pour inviter le professeur Théodore Holo, le 31 mars prochain, au temple Béthanie dans le cadre de l’inauguration du mémorial érigé pour immortaliser cet acte de réunification et de paix. « Nous pensons associer tous les acteurs qui ont participé à l’édification de la paix dans notre communauté à cette cérémonie », a-t-il ajouté. C’est d’ailleurs ce qui a motivé la présence de tous les membres du bureau de l’Epmb à prendre part à cette audience.
Le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, s’est réjoui du fait que les fils et filles de cette Eglise parlent à nouveau d’une même voix.
Faut-t-il le rappeler, l’Eglise protestante méthodiste du Bénin s’est unifiée, après plus de 19 ans de crise, sous la médiation du chef de l’Etat béninois, Patrice Talon avec le soutien de tous les présidents d’institutions de la République du Bénin.
Société 26 mars 2018

Grand chercheur au Commissariat à l'Energie atomique et aux Energies alternatives (CEA) en France depuis 2010, Dr Thierry d’Almeida, natif du Bénin, donnera une série de conférences à Cotonou, du 4 au 5 mai prochain. Ces conférences seront l’occasion pour lui de décrire les sources lumineuses avancées, les différentes techniques de ligne de lumière disponibles et ses propres recherches. C’est aussi le lieu pour lui de souligner l'importance d'une source africaine, multinationale avancée de lumière.
Il rencontrera par ailleurs des représentants des universités béninoises et du gouvernement, ainsi que des étudiants du secondaire et des enseignants pour des sessions de formation.
Dr Thierry d'Almeida est un physicien et un utilisateur de synchrotron de longue date, ayant travaillé à l'Institute for Shock Physics, à Pullman-Washington, aux États-Unis (1998-1999); au Centre européen de recherche sur le synchrotron (ESRF), Grenoble, France (1999-2007); au Laboratoire Cavendish, Cambridge, Royaume-Uni (2007-2010). Ses domaines d'expertise comprennent: la science des matériaux, la physique de l'état solide, la physique de la densité énergétique, l'hydrodynamique ultra-rapide, l'instrumentation et les techniques d'analyse dans les grandes installations expérimentales, y compris les synchrotrons et les moteurs HPP.
Le terme synchrotron désigne un grand instrument électromagnétique destiné à l'accélération à haute énergie de particules élémentaires.
Il est à rappeler que le Commissariat à l'Energie atomique et aux Energies alternatives (CEA) est un organisme public de recherche scientifique français dans les domaines de l'énergie, de la défense, des technologies de l'information, des sciences de la matière, des sciences de la vie et de la santé, implanté sur dix sites en France.
International 25 mars 2018
Patrice Talon et Alpha Barry[/caption]Le chef de l’Etat a reçu en audience, ce jeudi 22 mars, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération du Burkina Faso. Porteur d’un message du président du Faso à l’endroit de son homologue béninois, Alpha Barry en a profité pour aborder avec le président Patrice Talon des questions touchant à la coopération entre les deux pays.
De retour de Kigali (Rwanda) avec son homologue béninois, Alpha Barry, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l’extérieur, a fait un tour à Cotonou avant de rejoindre Ouagadougou. Il était porteur d’un message du président Roch Marc Christian Kaboré à l’endroit du chef de l’Etat, Patrice Talon. Les échanges entre les deux personnalités se sont déroulés en présence du patron de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci.
« Je suis porteur d’un message de mon président à son frère et ami Patrice Talon. Ce message entre dans le cadre des concertations habituelles entre le Burkina et le Bénin, deux pays qui ont de nombreux projets en commun et partagent des projets de développement », a affirmé le ministre burkinabè Alpha Barry à sa sortie d’audience.
Les deux chefs d’Etat, rappelle-t-il, ont « une convergence de vue » sur les questions de développement et il s’est dit « très honoré de la disponibilité du chef de l’Etat béninois qui a accepté de le recevoir ».
Mais au-delà du message dont il est porteur, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération du Burkina Faso dit avoir eu également une longue discussion avec le président de la République. Un exercice plaisant, à ses dires, surtout que « le président Patrice Talon est pétri d’expériences ». Il le présente comme « un homme qui a eu une autre vie dans le monde des affaires avant d’être à la tête du pays » et qui justifie de connaissances précises dans le montage des projets et sur des questions touchant au développement. Il dit donc avoir eu avec lui des « discussions assez enrichissantes de son expérience et de sa vision d’homme d’Etat » et souligne par ailleurs qu’il est sorti « très enrichi de cette visite ».
Le ministre Aurélien Agbénonci note, pour sa part, qu’il s’agit d’un « entretien très positif sur des préoccupations communes » aux deux pays. « Ces deux leaders (les présidents Talon et Kaboré) ont une vision commune de ce que notre sous-région doit être », souligne-t-il. S’agissant de la coopération bilatérale, elle se porte à merveille, assure le ministre qui précise qu’au mois de décembre dernier, la tenue d’une session de la grande commission mixte Bénin-Burkina Faso a contribué à donner un coup de pouce à cette coopération. Entre les deux pays, « la concertation est quasi-permanente et nous échangeons pour voir comment aller encore un peu plus loin », a déclaré le ministre Aurélien Agbénonci.
Conseil des ministres[/caption]Le Conseil des ministres s’est réuni, ce mercredi 21 mars, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Les dossiers suivants ont été examinés au cours de la séance:
I- Communications.
1-1. Document portant Programme de croissance pour le développement durable (PC2D) 2018-2021.
Le Programme de croissance pour le développement durable est élaboré en remplacement de la Stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté. C’est un document de référence pour le dialogue avec les Partenaires techniques et financiers, dans le cadre des différents programmes économiques et financiers, ainsi que des appuis budgétaires. Ainsi, il permettra auxdits partenaires d’apprécier, au regard des secteurs de leurs portefeuilles respectifs, les modalités d’appui pour la réalisation de projets et programmes économiques et sociaux du Bénin.
Le Conseil a approuvé ce Programme. En parfaite cohérence avec la vision du gouvernement, il présente les stratégies appropriées pour l’opérationnalisation du Plan national de développement et permettra notamment d’atteindre les quatre objectifs globaux de ce Plan, à savoir :
- développer un capital humain sain, compétent et compétitif ;
- accroître durablement la productivité et la compétitivité de l’économie béninoise ;
- garantir la gestion durable du cadre de vie, de l’environnement, et l’émergence des pôles régionaux de développement ; et
- consolider l’Etat de droit et la bonne gouvernance.
1-2. Paiement des droits aux personnels non agents de l’Etat des Carder Atacora/Donga et Borgou/Alibori en cours de liquidation.
A la suite des réformes opérées dans le cadre de la rationalisation et de l’efficience de l’administration du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, les droits des personnels non agents de l’Etat doivent être payés conformément à la loi. Mais, sur huit (08) structures concernées, les Carder Atacora/Donga et Borgou/Alibori ne disposent pas de ressources financières suffisantes pour payer lesdits droits, respectivement à six (06) et quarante (40) agents.
Le Conseil a donc autorisé la mise à disposition de ressources complémentaires aux fins de désintéresser lesdits agents.
1-3. Autorisation de conclure des marchés dans le cadre du Projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural et assainissement des eaux usées urbaines (PEPRAU) et du Programme OMIDELTA.
Le gouvernement a réalisé un Plan directeur de développement du sous-secteur de l’approvisionnement en eau potable (AEP) en milieu rural au Bénin (2017-2021).
A cet effet, diverses prestations sont prévues pour être exécutées dont
1- la mise en place des bases pour le déroulement des prochains programmes pour l’amélioration du taux de desserte en AEP rural ;
2- la remise à niveau des données pour cent cinquante (150) Adductions d’Eau villageoises suivie par le système mWater ;
3- la mise en œuvre et la gestion technique et quotidienne des activités du Projet ;
4- l’actualisation de son Manuel de Procédures administratives
5- l’actualisation du Manuel opérationnel d’exécution et du Manuel d’intervention en situation d’urgence en vue de la restructuration du projet, ainsi que sa mise en cohérence avec le nouveau Code des marchés publics.
Le Conseil a autorisé la signature de ces marchés relatifs à la bonne gouvernance du secteur de l’eau, et instruit le ministre de l’Eau et des Mines de veiller à la mise en œuvre et au suivi rigoureux des contrats de prestation.
1-4. Sélection de cabinets pour la mise en œuvre des projets de construction des musées d’Abomey, d’Allada, de Porto-Novo, de Ouidah et de la Marina, Porte du non-retour.
Le gouvernement a décidé de faire du tourisme, un pôle majeur de croissance économique dans notre pays. A ce titre, de grandes réalisations sont prévues pour soutenir le secteur. Au nombre des projets figure le développement d’équipements culturels et touristiques des localités d’Abomey, d’Allada, de Ouidah et de Porto-Novo. A cette fin, les sites identifiés seront valorisés et transformés en de véritables attractions touristiques à forte potentialité économique.
Dans cette perspective, des négociations ont été engagées avec les cabinets spécialisés de renom, en vue de disposer de dossiers architecturaux et d’études techniques détaillées, pour amorcer la phase de construction des infrastructures. Ces cabinets exécuteront les missions complètes de maîtrise d’œuvre, en partenariat avec des cabinets béninois, pour favoriser le partage d’expériences et le transfert de compétences. Il s’agit de :
1- Atelier d’architecture de Valence-Loutati, pour le projet de construction du Musée de l’épopée des rois d’Abomey et de l’arène des vodoun non masqués ;
2- Agence Françoise N’thepe, pour le projet de construction du Musée Esclavage, résistance et mémoire Toussaint Louverture d’Allada ;
3- Agence d’architecture Zuo Montpellier, pour le projet de construction du Musée international des arts et civilisations du vodoun/orisha et de l’arène des vodoun masqués de Porto-Novo ;
4- Eremco, pour les projets de reconstruction à l’identique de la Cité historique de Ouidah et de construction de la Marina/Porte du non- retour ;
5- Les Crayons, pour la scénographie et l’éclairage muséal sur les projets d’Abomey, d’Allada et de Porto-Novo, ainsi que les équipements culturels et touristiques de Ouidah et de la Marina.
Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier d’effectuer les diligences en vue de la contractualisation avec ces cabinets.
1- 5. Sélection d’entreprises pour le projet de modernisation de la gestion des déchets solides ménagers du Grand Nokoué.
En vue de résoudre durablement le problème de gestion des 380.000 tonnes de déchets solides ménagers produites annuellement dans les communes du Grand Nokoué, le gouvernement avait lancé une procédure de consultation internationale pour la sélection d’entreprises ou de groupements d’entreprises d’un haut niveau d’expertise et d’expérience.
Le ministre du Cadre de Vie et du Développement durable a rendu compte au Conseil du résultat infructueux de cet appel d’offres en raison notamment de :
- la récurrence des entreprises ou groupements d’entreprises sur plusieurs lots ;
- la faible qualité et le niveau des dossiers, dont peu se rapprochaient des standards d’exigence attendus en la matière.
Le Conseil a pris acte de ce compte rendu et autorisé les négociations avec les entreprises ou groupements d’entreprises les plus qualifiés en vue de leur sélection.
1-6. Sélection de la société Summa pour le financement, la conception et la construction d’un hôtel Sofitel et la rénovation du Centre international de conférences de Cotonou.
Le développement touristique entrepris par le gouvernement requiert de renforcer l’offre de réceptifs hôteliers par des équipements de haut standing, aux normes et convenances internationalement recommandées. A cet effet, il a élaboré le projet de transformation de Bénin Marina Hôtel en un hôtel 5 étoiles, renforcé par la rénovation du Centre international de conférences de Cotonou.
L’objectif du projet est de créer un complexe intégré de grande dimension, composé de deux équipements. En vue de son démarrage dans des délais rapprochés, au regard des spécificités techniques et des conditions de son exploitation, le partenariat public-privé a été privilégié.
Ainsi, au terme des consultations effectuées, les propositions de Summa Turizm Yatirimciligi A.S. ont été retenues. Cette société privée dispose d’une grande expérience à l’international et en Afrique, dans le domaine de la rénovation de complexes hôteliers de haut standing, ainsi que dans la conception architecturale et la réalisation de centres de conférences.
Concrètement, le projet à réaliser comporte ;
1- la construction d’un nouvel hôtel Sofitel de 193 chambres et suites avec toutes les commodités requises ;
2- la rénovation du Centre international de conférences comprenant entre autres, l’aménagement d’une salle dédiée aux congrès et spectacles, ainsi que des salles de réunions et de presse ;
3- la réalisation d’infrastructures aux fins de distraction, de casino et de projection cinématographique.
Au total, ce complexe intégré aura pour vocation d’abriter des événements prestigieux, d’être une destination privilégiée pour hommes d’affaires, et de contribuer à faire de Cotonou, une destination de rencontres internationales et d’événements artistiques et culturels par excellence.
Le Conseil a instruit les ministres concernés, d’engager diligemment les actions nécessaires au démarrage effectif des travaux.
1- 7. Accord portant création de la Zone de libre échange continentale africaine (ZLEC).
Le Conseil a examiné les résultats des travaux devant aboutir, ce 21 mars 2018 à Kigali, à la signature de l’Accord portant création de la Zone de libre échange continentale africaine.
Le gouvernement exprime sa satisfaction de l’initiative et des travaux engagés dans le cadre de l’Union Africaine et renouvelle sa disponibilité à œuvrer pour leur concrétisation.
Toutefois, l’importance de la mise en place de ladite Zone appelle que les études préalables soient plus approfondies. En effet, une feuille de route réaliste, tenant compte des spécificités de chacune des régions économiques, permettrait de mieux éclairer et d’orienter les décideurs nationaux pour l’atteinte des objectifs socio-économiques et politiques pertinents.
C’est la raison pour laquelle le gouvernement du Bénin approuve la Déclaration de Kigali relative au lancement de la Zone de libre échange continentale africaine et propose que, diligemment, le comité d’experts (i) approfondisse les études de diagnostic et de faisabilité et (ii) définisse une feuille de route adéquate avec les obligations précises des Etats parties.
Par ailleurs, le gouvernement du Bénin a engagé des concertations nationales nécessaires, notamment avec le Parlement ainsi que les acteurs sociaux et économiques dont il attend l’aboutissement.
C’est pour ces raisons que le Conseil des ministres a décidé de différer la signature, par le Bénin, de l’Accord portant création de la Zone de libre échange continentale africaine ainsi que de ses protocoles.
II- Rencontres et manifestations internationales.
Le Conseil a autorisé la participation de notre pays à :
- la 8e réunion du Forum mondial de l’Eau à Brasilia, au Brésil, du 19 au 23 mars 2018 ;
- la 5e édition du Salon international des mines et carrières à Casablanca, au Maroc, du 17 au 19 avril 2018 ;
- la 13e session de la Commission des mesures phytosanitaires à Rome, en Italie, du 16 au 20 avril 2018 ;
- la Coupe d’Afrique des Clubs champions hommes de
volley-Ball Caire 2018, en Egypte, du 25 mars au 06 avril 2018, à travers l’Association sportive de la Police républicaine.
De même, les réunions statutaires, au titre de l’année 2018 des départements ministériels suivants ont été autorisées :
- Energie ;
- Infrastructures et Transports ;
- Economie numérique et Communication ;
- Justice et Législation.
III- Mesures individuelles.
Les nominations suivantes ont été prononcées :
Au ministère de l’Economie et des Finances,
Sur proposition du ministre,
- Directeur général de la Caisse autonome d’Amortissement: monsieur Alban Bienvenu Bessan
- Contrôleur financier : monsieur Eric Georges Yetongnon
- Conseiller technique au Budget : monsieur Latifou Franck Djigla
- Conseiller technique aux Affaires fiscales : monsieur Jean Toboula
Au ministère de l’Eau et des Mines,
Sur proposition du ministre,
- Directeur de cabinet : monsieur Agnidé E. Lawin
- Secrétaire général adjoint : Monsieur Youssouf Abou
- Directeur général de l’Office béninois de recherches géologiques et minières (OBRGM) : monsieur Evariste Agli
- Directeur général de la Société béninoise des hydrocarbures: monsieur Issifou Moussa Yari.
Fait à Cotonou, le 21 mars 2018.
Le secrétaire général du gouvernement
Edouard Ouin-Ouro
Prévention des maladies dans l’Ouémé-Plateau[/caption]L’Ong Autre Vie a lancé, ce mardi 20 mars au complexe scolaire de Yoko à Sakété, une campagne de déparasitage et de prévention sanitaire dans les écoles de sept communes des départements de l’Ouémé et du Plateau. Cette campagne s’insère dans les initiatives de santé et nutrition scolaires que pilote l’Ong avec l’appui financier de WeWorld.
L’Ong Autre Vie et son partenaire financier WeWorld font œuvre utile dans les communes des départements de l’Ouémé et du Plateau, cibles du projet de déparasitage et de prévention sanitaire au profit des écoliers de la maternelle et du primaire. Près de 8000 écoliers et 6 000 parents d’élèves sont prévus pour être pris en charge dans le cadre de la campagne de déparasitage et de prévention sanitaire officiellement lancée ce mardi 20 mars, au complexe scolaire de Yoko dans la commune de Sakété.
Ce geste vise à contribuer au renforcement de la lutte contre la malnutrition en milieu scolaire dans dix villages de sept communes cibles du projet à savoir Akpro-Missérété, Avrankou, Pobé, Kétou, Adja-Ouèrè, Ifangni et Sakété.
Pour le directeur exécutif de l’Ong Autre Vie, Romulad Djivoessoun, l’engagement de son organisation au côté de WeWorld pour des actions de santé et de nutrition scolaire vise surtout à créer un environnement scolaire qui favorise l’accès à la santé et à une nutrition saine et diversifiée aux écoliers des départements de l’Ouémé et du Plateau. Plusieurs actions ont été définies à cet effet pour l’atteinte de cet objectif. Lesquelles actions concernent notamment la distribution de farines enrichies aux enfants des écoles maternelles, la mise en place des dispositifs scolaires et communautaires d’appui à la promotion des bonnes pratiques nutritionnelles dans les villages cibles du projet, l’installation d’un comité scolaire de santé et de nutrition dans les écoles et la mise en place des clubs scolaires de l’hygiène et de l’assainissement, et l’installation des groupes d’actions pour la nutrition dans les villages d’intervention.
A ces actions stratégiques, Romuald Djivoessoun ajoute la conception et la réalisation des supports de communication sur l’hygiène et la nutrition en milieu scolaire, l’appui aux organisations communautaires de base pour porter les questions de la nutrition des écoliers en communauté et l’identification et la formation des enseignants points focaux santé et nutrition scolaire dans les écoles maternelles et primaires retenues par le projet. Tous ces acquis du projet viennent renforcer la campagne de déparasitage et de prévention sanitaire qui va toucher près de 14 000 cibles afin d’épargner surtout les enfants de la malnutrition dans les écoles cibles, précise le directeur exécutif de l’Ong Autre Vie.
Emilia Vavassori, représentante de WeWorld Bénin, réitère l’engagement de son organisation, comme d’ailleurs depuis 2014, à œuvrer aux côtés du gouvernement et de l’Ong Autre Vie pour prévenir la malnutrition des enfants en milieu scolaire à travers leur déparasitage et leur suivi de leur état nutritionnel. Ce qui permettra de booster le rendement scolaire de ces écoliers, explique-t-elle. Emilia Vavassori invite les parents d’élèves à saisir cette opportunité pour s’approprier et à adopter dans leurs maisons les bonnes techniques nutritionnelles afin de mettre leurs enfants à l’abri des maladies dont surtout l’anémie.
Le représentant du préfet du Plateau, Ezéchiel Moïlo, qui a lancé officiellement la campagne, a insisté sur la responsabilité des parents dans le suivi de l’état nutritionnel et la prise en charge sanitaire de leurs enfants. Il les a sensibilisés à ne pas attendre forcément l’Etat, la Société civile ou les partenaires techniques financiers pour assurer le bien-être de leur progéniture. Ils doivent jouer leurs rôles de parents vis-à-vis de leurs enfants qui ont droit à une bonne santé et hygiène de vie. Le directeur départemental des Enseignements maternel et primaire du Plateau, Gabriel Dohou, le représentant du maire de Sakété, Samuel Assogba et le représentant du directeur départemental de la Santé du Plateau, Paul
Kindafoké ont tous aussi loué ce partenariat entre l’Ong Autre Vie et WeWorld pour la bonne santé des populations cibles du projet.
ambassadeur allemand Achim Tröster reçu par Théodore Holo[/caption]Le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, a reçu en audience, ce lundi 19 mars au siège de l’institution à Cotonou, l’ambassadeur d’Allemagne près le Bénin, Achim Tröster. Les deux personnalités ont discuté des questions relatives au fonctionnement de l’institution et à la coopération entre les deux pays.
Cette audience entre en ligne de compte des prises de contact du nouvel ambassadeur avec les présidents des institutions du Bénin. « Comme je suis nouvellement venu, il est de bon ton que je rencontre les responsables des institutions du pays », a laissé entendre Achim Tröster. Il se dit satisfait des énormes efforts faits par la Cour constitutionnelle pour la consolidation de la démocratie et l’Etat de droit au Bénin. Il félicite le président Théodore Holo et tous les conseillers de la Cour pour le travail excellent qu’ils abattent à travers les décisions rendues. « Ce qui m’a impressionné ce sont les décisions rendues par la Cour. Et je les félicite pour leur travail », a-t-il ajouté. Pour lui, la Cour constitutionnelle est une institution qui garantit la stabilité dans le pays et renforce le système démocratique. « C’est un grand atout pour le Bénin », a-t-il conclu?
Compte rendu du Conseil des ministres[/caption]Le Conseil des ministres s'est réuni, ce mercredi 14 mars 2018, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du gouvernement.
Les dossiers suivants ont été examinés au cours de la séance.
I. Au titre des mesures normatives
Le Conseil a adopté le décret portant conditions de déroulement de la campagne de commercialisation 2017-2018 des noix de cajou.
Cette campagne dont le lancement se fera à Djougou, se déroulera sur la période du 15 mars au 31 octobre 2018. Le prix plancher d'achat aux producteurs des noix est fixé à 650 FCFA/kg contre 500 FCFA/kg proposé par les acteurs. Il traduit la volonté du gouvernement de promouvoir la filière en préservant à la fois les intérêts des producteurs, des transformateurs ainsi que des exportateurs.
Par ailleurs, le Conseil a adopté trois autres décrets portant respectivement sur :
- la nomination ou promotion aux grades supérieurs de certains officiers supérieurs des Forces armées béninoises au titre de l'année 2018;
- l'émission de bons et obligations du Trésor sur les marchés financiers au titre de l'année 2018; et
- la déclaration d'utilité publique du périmètre de construction d'infrastructures de la Police républicaine et de la Douane dans le village de Kpoguidi Owodé, dans la commune de Sèmè-Podji.
II- Au titre des communications
Sous cette rubrique, les dossiers suivants ont été approuvés :
II-1. Encadrement des voyages officiels.
Depuis sa création en octobre 2016, la cellule des voyages officiels s'emploie à rationaliser les dépenses liées aux voyages à l'étranger. A ce titre, elle a mené des négociations, et signé des contrats de partenariat avec des compagnies aériennes.
Les résultats obtenus traduisent une rupture radicale avec la consommation exagérée des crédits destinés aux voyages officiels. En effet, en 2017, les ressources consommées au titre des voyages par tous les ministères, la présidence de la République et les Institutions de la République (à l'exception de l'Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle), s'élèvent à la somme de deux milliards quatre cent quarante-sept millions quatre cent quatre-vingt-dix-sept mille deux cent six (2 447 497 206) FCFA contre une consommation moyenne annuelle d'environ 9 milliards sur les cinq années d'avant la création de la Cellule, avec un pic de dix-sept (17) milliards de FCFA sur une seule année.
Dans le souci d'une plus grande efficacité, il s'est avéré nécessaire de réglementer l'occupation des classes de voyage. En effet, l'inexistence d'un cadre définissant ces classes, occasionne des pertes à l'Etat. C'est ainsi que de janvier à février 2018, environ 15,21% des voyages ont été effectués en classe affaires et ont coûté cent cinquante-sept millions huit cent trois mille trois cent (157.803.300) FCFA, soit 35,57% de la dépense totale sur la période.
C'est pourquoi le Conseil a approuvé la grille de réglementation soumise par le ministre de l'Economie et des Finances. Les autorités concernées devront s'y conformer strictement pour les missions effectuées sur les fonds publics.
II-2. Rapport des travaux du Comité technique du Fichier national d'admission et de nomination de cadres aux emplois de la chaîne des dépenses publiques.
Pour rompre avec le système de nomination classique et restaurer, sur la chaîne sensible des dépenses publiques, l'éthique et l'orthodoxie, le gouvernement a créé par décret, en août 2016, le Fichier national d'admission et de nomination de cadres appelés aux emplois liés à la gestion des ressources publiques.
La première phase de constitution de la base de données dudit Fichier a visé sept (07) postes de la chaîne des dépenses publiques. Il s'agit de :
- Directeur de l'Administration et des Finances;
-Coordonnateur de projet ;
- Directeur du Contrôle à la Direction nationale de Contrôle des Marchés publics ;
- Directeur général adjoint du Budget ;
- Directeur général adjoint du Trésor et de la Comptabilité publique ;
- Directeur de l'Informatique à la Direction générale du Budget ;
- Personne responsable des Marchés publics.
Le test psychotechnique pour la sélection des personnes admissibles à ce fichier a eu lieu le 20 janvier 2018, et les entretiens individuels, du 14 au 20 février 2018.
A l'issue de ce processus, il convient de retenir que sur cinq cent vingt-six (526) candidats convoqués pour prendre part audit test psychotechnique, trois cent trente-deux (332) se sont effectivement présentés dont cent soixante-dix-neuf (179) n'ont pas satisfait aux conditions réglementaires. Ainsi, cent cinquante-trois (153) candidats ont été reçus en entretien et cent douze (112) ont obtenu une moyenne supérieure ou égale à 60/100 ; parmi lesquels 30 ont été défaillants au test d'intégrité.
Prenant acte de ce rapport, le Conseil a instruit les ministres concernés aux fins de :
- faire réaliser dans de brefs délais l'enquête de moralité préalable à ladite inscription, et avant leur nomination à des postes.
- faire vérifier, avant l'inscription effective au Fichier national des candidats définitivement retenus, la régularité de leurs dossiers, notamment l'authenticité des diplômes présentés ;
- faire organiser un séminaire de renforcement de capacités à leur intention.
II-3. Autorisation d'un contrat de service de conseil financier avec la Société Financière internationale (SFI)
Au cours de l'année 2007, les communes du Bénin ont confié à des opérateurs privés, la gestion des Adductions d'eau villageoise (AEV) à travers des contrats d'affermage. Cette option a été faite pour contourner les difficultés liées à l'exploitation de ces AEV.
Mais, une évaluation en 2010 de cette expérience, a révélé entre autres, des insuffisances graves devant conduire à la rupture de plusieurs contrats.
C'est alors qu'en 2012, le gouvernement avait, grâce à un financement de la Banque mondiale, entrepris de remédier à la mauvaise gestion des AEV, en apportant les appuis techniques et financiers nécessaires aux communes.
Pour ce faire, la Société financière internationale avait été recrutée, comme Conseiller principal pour la structuration de ces appuis, à travers la mise en œuvre de contrats innovants de type partenariat public-privé (PPP).
En raison du succès qu'a connu ce modèle de gestion, le gouvernement a décidé que ce partenariat commencé en 2014, fasse désormais l'objet d'une extension sur tout le territoire national. Ceci, en raison de son ambition de réaliser l'accès universel à l'eau potable, au profit des populations de toutes les communes d'ici à 2021.
Le Conseil a donc marqué son accord pour passer un contrat de services de conseil financier avec la Société financière internationale, et instruit le ministre de l'Eau et des Mines et les autres ministres concernés, d'accomplir les diligences nécessaires pour son effectivité.
II-4. Mise à disposition de site pour la construction du Centre hospitalier universitaire de référence d'Abomey-Calavi.
Notre pays va se doter d'un établissement hospitalier de référence de plus de 400 lits, prévu au Programme d'action du gouvernement. Cet hôpital disposera de services cliniques et d'un plateau technique de haut niveau, dans plusieurs spécialités médicales et chirurgicales. De même, il offrira les commodités pour les explorations diagnostiques, avec des unités de biologie et d'imagerie.
Le site identifié pour les travaux se trouve dans la commune d'Abomey-Calavi, en pleine agglomération. Il abrite actuellement des équipements de Bénin Télécom Infrastructures. Sa superficie est de quinze hectares soixante-treize ares soixante-dix centiares (15ha 73a 70ca). Par ailleurs, le choix d'Abomey-Calavi, commune ayant une vocation de "cité dortoir" dont le nombre d'habitants est en forte croissance, est en cohérence avec la carte sanitaire de notre pays.
En effet, ce futur hôpital sera en lien de fonctionnalité avec le Centre national hospitalier universitaire Hubert K. Maga de Cotonou, le Centre hospitalier universitaire de la Mère et de l'Enfant, et l'Hôpital de Zone d'Abomey-Calavi. Cette relation de complémentarité est indispensable pour un système de référence et de contre référence plus efficace.
Le Conseil a pris acte de la cession du domaine au profit du ministère de l'Economie et des Finances, gestionnaire du patrimoine immobilier de l'Etat, qui le mettra à la disposition du projet pour le démarrage des travaux.
Les ministres concernés par l'accomplissement des formalités administratives y relatives veilleront à leur achèvement à brève échéance.
II-5. Autorisation de passation du contrat en vue de la réalisation de la revue des études, du contrôle et de la surveillance des travaux de bitumage de la Route des pêches (phase 2)
La réalisation de la phase 2 de la Route des pêches, qui va du village Adounko à la Porte du Non-retour, et de ses bretelles, nécessite que la revue des études, le contrôle et la surveillance des travaux soient confiés à un consultant aux compétences avérées. C'est dans ce cadre qu'un appel à concurrence avait été lancé.
Mais, entre-temps, le groupement de bureaux Louis Berger/Horse Sarl a été sollicité sur plusieurs projets et exécute déjà des prestations similaires. Aussi, compte tenu de sa réputation, de la qualité des travaux qu'il effectue au Bénin, mais aussi de la recherche d'une plus grande efficience, l'administration routière l'a-t-elle sollicité pour soumettre ses offres pour ce chantier.
Celles-ci étant apparues compétitives et avantageuses, le Conseil a autorisé la contractualisation avec ledit Groupement. Les ministres en charge du dossier ont été instruits aux fins de faire annuler la procédure d'appel à concurrence antérieurement lancée.
II-6. Autorisation de contractualisation des missions de conduite d'opération et d'ingénieur pour la mise en œuvre du projet de construction de l'Aéroport international de Glo-Djigbé.
La spécificité et l'envergure du projet de construction de cet aéroport, qui sera réalisé en mode «Conception & Construction » par le Groupement d'entreprises CACC-YCIH, recommandent de recourir à une mission complète de consultant de grande réputation. Cette option permettra à l'Etat d'apprécier judicieusement la conception et de s'assurer de la réalisation du projet, suivant les normes et pratiques de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).
A cet effet, le consultant mettra à la disposition du gouvernement, des experts pour l'assister dans la mise en œuvre du projet, de manière à garantir le respect de la finalité irréprochable de l'ouvrage.
Il s'agit donc d'une mission complète à caractère administratif, technique et financier, qui se décompose en deux volets à savoir :
1- conduite d'opérations pour optimiser la mise en œuvre du projet en termes de coûts, de qualité et de délais ;
2- maîtrise d'œuvre aux fins d'assurer la bonne exécution du marché, par le groupement d'entreprises, et de vérifier la conformité des études et des travaux avec les pièces du marché et les exigences réglementaires.
C'est pourquoi le Conseil a approuvé la communication du ministre des Infrastructures et des Transports, et marqué son accord pour la contractualisation avec Aéroport de Paris Ingénierie (ADPi).
En conséquence, le Conseil a instruit les ministres concernés de procéder à l'annulation du contrat d'assistance au maître d'ouvrage (AMO) initialement signé avec ADPi et dont les prestations sont entièrement prises en compte par les présentes missions.
II-7. Autorisation de contractualisation en vue de la réalisation des études technique, économique, d'impact environnemental, social et de sécurité routière, pour l'aménagement et le bitumage d'une liaison autoroutière entre le carrefour Sèmè et Porto-Novo, avec la construction d'un nouveau pont sur la lagune.
Dans la perspective de la réalisation de ce projet inscrit au Programme d'Action du gouvernement, l'administration routière, pour les mêmes raisons évoquées précédemment, a sollicité du bureau Louis Berger qui réalise déjà les études de la rocade de Porto-Novo, des offres qu'il a soumises, en partenariat avec SETEM BENIN.
Ces offres ont été discutées et ont donné lieu à des observations qui ont conduit le groupement ainsi constitué à transmettre une nouvelle offre dont la consistance se présente comme suit :
1- la réalisation d'études géotechniques devant aboutir à la définition de solutions techniques pour l'implantation de l'autoroute sur une digue en zone compressible, en combinant différents géotextiles de renforts et de drainage avec pré-consolidation du sol ;
2- la projection d'un ouvrage sur la lagune de Porto-Novo ;
3-l'exécution d'une étude économique et financière détaillée pouvant servir de support pour une consultation directe de type Partenariat Public-Privé auprès d'entreprises ou d'investisseurs ;
4- la mise en œuvre d'un Programme d'aide à la réinstallation devant permettre une maîtrise de ce volet d'une part, et un démarrage rapide des travaux dès la mise en place du financement d'autre part ;
5- la réalisation d'une vidéo 3D montrant le projet dans son environnement.
Le Conseil a autorisé la contractualisation avec le groupement Louis Berger SETEM BENIN, et instruit les ministres concernés d'engager les actions urgentes à cette fin.
II-8 Compte rendu du séminaire gouvernemental sur le schéma directeur des systèmes d'information
Le ministre de l'Economie numérique et de la Communication a rendu compte au Conseil, des grandes orientations issues du séminaire gouvernemental sur le Schéma directeur national des Systèmes d'Information (SDNSI) et la gouvernance du secteur de l'Economie numérique.
Le Conseil a pris acte des orientations ainsi fixées et instruit les ministres pour leur mise en œuvre efficiente.
II-9 Compte rendu d'étape de la lutte contre les faux médicaments
Le ministre de la Justice et de la Législation a rendu compte au Conseil, du jugement prononcé par la Chambre correctionnelle du tribunal de première instance de première classe de Cotonou, le 13 mars 2018, dans le cadre du trafic de faux médicaments.
Il ressort dudit jugement, que le tribunal a retenu la culpabilité des responsables d'importantes structures d'approvisionnement pour des faits constitutifs d'infractions et les a condamnés à des peines d'emprisonnement ferme ainsi qu'au paiement d'amende.
Prenant acte de ce compte rendu, le Conseil a décidé de suspendre provisoirement d'activité l'Ordre. des Pharmaciens du Bénin pour une durée de six (06) mois. Ce, en vue de procéder à la réforme des cadres institutionnel, législatif et réglementaire du secteur de la pharmacie. Cette réforme permettra notamment de :
- revoir le statut de l'Ordre des Pharmaciens et ses règlements d'application ;
- mettre en place une commission de surveillance et de contrôle de la distribution des produits pharmaceutiques.
En outre, en application du principe de précaution, le Conseil a décidé de retirer l'autorisation de mise en vente sur le territoire béninois, des produits du laboratoire NEW CESAMEX, et de faire procéder, par conséquent, au retrait de ses produits des officines.
Les ministres de la Santé, de la Justice et de la Législation, ont été instruits à l'effet de soumettre au Conseil, dans les plus brefs délais, les projets de textes sur la réforme du secteur des pharmacies.
III-Rubrique des rencontres et manifestations internationales.
Le Conseil a autorisé l'organisation de la quatrième (4e) édition du Forum international des technologies au Bénin (IT FORUM BENIN).
IV- Au titre des mesures individuelles
Au ministère de la justice et de la Législation,
Sur proposition du ministre,
Directeur général de l'Agence pénitentiaire du Bénin : Monsieur Sèdjro Jiles Yèkpè.
Fait à Cotonou, le 14 mars 2018.
Le secrétaire général du
gouvernement,
Édouard OUIN-OURO
Drôle de Binaro: La compétition de grossesses[/caption]Bertille et Adjouavi sont des coépouses vivant sous le même toit conjugal, depuis plusieurs années au village Enagnon. Chacune d’elles a fait trois enfants au sieur Zégoulégou, mécanicien vélomoteur. Les discussions et la jalousie féminines ne manquaient point. Elles faisaient souvent allusion aux nombreuses sorties nocturnes de leur mari qui les inquiétaient. Pourtant, elles ne manquaient de rien sous le toit conjugal. Leur mari les gavait de tout. Elles ne se plaignaient nullement, car elles avaient tout à leur disposition. Subitement, tout le monde remarqua que Bertille, la première femme, tomba enceinte. Ce qui frustra sa coépouse Adjouavi qui manifesta ouvertement sa jalousie. Elle en profita pour accuser le sieur Zégoulégou de privilégier la première femme à son détriment. Elle faisait tout pour importuner sa coépouse qui ne répondait pas à ses multiples provocations.
Une nuit, elle s’introduisit précipitamment dans la chambre de leur mari pour protester. Elle déversa sa bile en des termes violents : « Il est vrai que je ne suis pas du même village que toi. C’est pour cela que tu as accordé mon avantage à ta préférée chérie Bertille. Je devais être enceinte avant elle. Mais tu as fait le jeu régionaliste jusqu’à ce qu’elle porte un fœtus dans ses entrailles. Cela ne fait pas sérieux. Ce n’est pas ce que nous nous sommes dit. Tu as promis m’engrosser avant elle. Tu m’as trahie et humiliée devant ma coépouse. Elle n’aura plus de tour sous le toit conjugal avant son accouchement. C’est la punition que je pourrais t’infliger, surtout que tu es un mari inconscient, vagabond et indigne. Je sortirai tout ce que tu disais contre elle, la dernière fois. Tu m’avais expliqué que tu ne l’aimais plus et que tu n’irais plus jamais dans son lit pour faire l’amour avec elle. Sa grossesse tombait-elle du firmament ? Tu es un gros menteur. Tu sauras de quel bois je me chauffe si tu continues à agir maladroitement ainsi. Fripouille ! ».
Après cette scène, dame Adjouavi demanda à passer la nuit avec son mari bien que cela ne soit pas son tour. Le sieur Zégoulégou n’avait pas pipé mot. Il la calmait seulement pour que cela ne dégénère point. Il était obligé de tout accepter à travers des gestes. Effectivement, elle passa la nuit avec son époux jusqu’au petit matin.
De l’autre côté, la première femme Bertille avait des grincements de dents et marmonnait dans son lit, lorsqu’elle apprit que sa coépouse passait une nuit tendre avec leur époux. Furieuse, Bertille ne répondit pas à la salutation de son mari qu’elle dépassa tout simplement, le lendemain, manifestant ainsi sa jalousie. Le sieur Zégoulégou comprit la situation et l’évita toute la journée.
Quelques mois plus tard, la première dame Bertille accoucha d’un triplé à la maternité du village Enagnon. Ce qui irrita davantage Adjouavi qui ne s’est pas déplacée pour aller saluer sa coépouse, comme il est souvent de coutume. Ce qui étonna tout l’entourage proche qui fit des commentaires acerbes à son endroit. Elle tempêta sur tous les toits que sa coépouse avait désormais trois enfants de plus qu’elle. Elle menaça vertement leur mari que si elle ne tombait pas enceinte dans un mois, qu’elle pliera ses bagages et quittera le toit conjugal pour une destination inconnue. Elle précisa qu’elle n’était pas une vilaine femme et que plusieurs hommes lui faisaient la cour tous les jours et elle déclinait leurs offres amoureuses. Finalement, elle se retira du toit conjugal parce que ce qu’elle souhaitait n’arrivait point. Cette compétition de grossesses tant souhaitée est restée sans suite. Elle n’avait pas été exaucée par Dieu, le créateur du ciel et de la terre. Le départ de dame Adjouavi a permis à Bertille de devenir une reproductrice effrénée. Car, elle a encore mis au monde quatre autres enfants, portant le total de sa progéniture à dix.
Nikki: La mairie en guerre contre les cabinets de soins illégaux[/caption]Le conseil communal de Nikki est préoccupé par l’assainissement du secteur de la santé dans leur commune. En témoigne la fermeture d’une vingtaine de cabinets de soins illégalement installés à laquelle il a procédé.
Depuis mardi 6 mars dernier, la mairie de Nikki s’est mise aux trousses des cabinets de soins illégalement installés sur son territoire. Appuyée par la police, elle a entrepris de faire le nettoyage dans le secteur. Sur les sept arrondissements que compte la commune, trois ont déjà subi l’opération déclenchée. Il s’agit de Ouénou, Tasso et Nikki centre.
Au total, quinze centres ont déjà été fermés. En dehors d’eux, neuf s’étaient empressés de tirer le rideau et de cesser toute activité, avant que l’équipe n’arrive à leur niveau.
C’est suite aux nombreuses plaintes liées à la prolifération des cabinets de soins illégaux dans sa commune, que le maire, Oumarou Lafia Boubakari, a pris cette décision. Appréhendant leurs conséquences sur la santé des populations qui les fréquentent, il a, avec les membres de son conseil, opté pour leur fermeture pure et simple.
« Des cabinets sont ouverts dans des maisons où on traite des malades et fait accoucher des femmes sur des bancs et des lits de fortune. Pour la plupart, ce sont des aides-soignants qui tiennent ces centres », a déploré le maire. « Les produits utilisés sont de qualité douteuse. Nous avons procédé à leur saisie. Ils ont été stockés à la zone sanitaire de Nikki », a poursuivi Oumarou Lafia Boubakari.
Avant de passer à l’action, les responsables de ces cabinets ont été, à plusieurs reprises, rappelés à l’ordre. La mairie a également tenu des séances de travail avec eux. Elle a aussi porté à leur connaissance, la liste des cabinets exerçant dans la légalité, après s’être conformés aux dispositions en la matière?
Audiences du président de l’Assemblée nationale[/caption]L’Organisation nationale des femmes catholiques du Bénin (Onfcb) tient, le week-end prochain, ses assises statutaires à la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée-conception de Porto-Novo. Plus de 3000 participantes provenant des dix diocèses catholiques du Bénin sont attendues à cette grande rencontre.
A quelques jours des travaux, une délégation conduite par Antoinette Hounsou-Vê Dossa, présidente de cette organisation, est allée annoncer la nouvelle au président de l’Assemblée nationale. Elle a fait d’une pierre deux coups en sollicitant le soutien de Me Adrien Houngbédji pour faciliter l’accueil et le séjour de ces femmes qui seront à Porto-Novo dès demain vendredi 9 mars.
A la suite de l’Onfcb, le président de l’institution parlementaire s’est entretenu avec le Syndicat des conducteurs de taxi-moto de l’Ouémé et du Plateau (Syncotamo-OP).
« Nous sommes venus saluer le président de l’Assemblée nationale et lui souhaiter un heureux anniversaire comme c’est sa semaine d’anniversaire », a confié, au sortir de l’audience, Pascal Mèdjigbodo, président du Syncotamo-OP. Il dit avoir saisi l’occasion pour exposer à la deuxième personnalité de l’Etat les problèmes de la corporation des conducteurs de taxi-moto. Cette profession est née, selon Pascal
Mèdjigbodo, dans le département de l’Ouémé mais elle serait laissée pour compte aujourd’hui. La délégation du Syncotamo-OP dit avoir plaidé pour la prise en compte des conducteurs de taxi-moto dans le Programme d’action du gouvernement (Pag). « Beaucoup de conducteurs de taxi-moto veulent retourner à leur métier de base. La corporation a besoin d’être assainie. Il y a d’autres pays qui viennent pour voir le dispositif en place au Bénin. Nous avons échangé sur tout cela avec le président Adrien Houngbédji qui nous a donné beaucoup de conseils pour le mieux-être dans notre corporation », souligne Pascal Mèdjigbodo. Il espère que dans les tout prochains jours le secteur va commencer à présenter un nouveau visage plus digne et respectable.
Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a bouclé ses audiences par Josiane Foundohou, responsable de l’Institut néerlandais pour la démocratie multipartite (Nimd) au Bénin. Elle n’a fait aucune déclaration à sa sortie d’audience.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 08 mars 2018