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Nouvelles

Criet/Pour usage de fausse attestation et escroquerie: Sébastien Ajavon condamné à cinq ans de prison ferme (Mandat d’arrêt décerné contre l’homme d’affaires)
L’affaire qui oppose Sébastien Germain Ajavon à l’Etat béninois, précisément la direction générale des Impôts a livré son verdict tard dans la nuit du lundi 1er mars dernier à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Au pénal, l’homme d’affaires a été condamné par défaut à cinq ans d’emprisonnement ferme et à 2,4 millions F Cfa d’amende. Il a été déclaré coupable des faits d’usage de fausse attestation et d’escroquerie. Absent à la barre, la cour a décerné un mandat d’arrêt contre lui. Au plan civil, Sébastien Germain Ajavon est condamné à payer à l’Etat béninois à titre de dommages-intérêts les sommes de 80 958 254 863 F Cfa pour les préjudices subis par l’administration fiscale et 60 milliards F Cfa pour les autres préjudices non fiscaux. Ce qui fait un montant total de 140 958 254 863 F Cfa de réparation à la charge de l’ex-roi de la volaille hors du pays depuis 2018. Mouftaou Lalèyè, co-prévenu de l’homme d’affaires, a été, quant à lui, retenu dans les liens de fausse attestation. Il a été condamné à deux ans d’emprisonnement ferme et à 400 mille F Cfa d’amende. La cour a décerné un mandat de dépôt contre Mouftaou Lalèyè qui était présent à la barre. L’ancien ambassadeur du Bénin près le Nigeria séjourne désormais à la prison civile d’Akpro-Missérété. Les deux condamnés ont chacun 15 jours pour faire appel s’ils ne sont pas satisfaits du jugement de cette affaire qui remonte à 2013 sous le régime précédent. Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau   Actualités 03 mars 2021


Classement 2020 des pays africains les plus démocratiques, selon l’Eiu:Le Bénin dans le Top 20
L'Economist intelligence unit (Eiu) a publié, il y a quelques semaines, son classement 2020 sur la démocratie dans le monde. Au niveau du continent africain 50 pays ont été pris en compte par cette étude. La publication montre que durant les deux dernières années, la démocratie a globalement reculé dans le monde, sur le continent africain et plus particulièrement en Afrique subsaharienne. Pour cette année l’Eiu indique que le score moyen de la région chute à 4,16 contre 4,26 en 2018. Dans ce classement, le Bénin est 19e au plan africain malgré son recul de trois places par rapport à 2019, devançant ainsi des pays tels que la Côte d’Ivoire (21e), le Nigeria (22e) et bien d’autres. Au niveau du peloton de tête, l’on retrouve l’Ile Maurice (seul pays qualifié de pleine démocratie) suivi du Cap vert (démocratie imparfaite), du Botswana (démocratie imparfaite), de l’Afrique du sud (démocratie imparfaite) et de la Tunisie (démocratie imparfaite) pour ce qui est des cinq premiers pays. La lanterne rouge du classement est tenue par la République démocratique du Congo, que l’Eiu positionne dans la catégorie des démocraties autoritaires. Au total, l’institution classe sept pays africains dans la catégorie des démocraties imparfaites, quatorze dans la catégorie des hybrides et les vingt-huit autres sont rangés au sein des régimes autoritaires. « D’après l’Eiu, écrit l’Agence Ecofine, le recul de la démocratie sur le continent africain en général est essentiellement dû à la situation sécuritaire qui s’est détériorée dans plusieurs pays, et à la pandémie de Covid-19. L’avancée du djihadisme en Afrique de l’Ouest, notamment, a entraîné une déstabilisation des Etats qui ont eu de plus en plus de mal à contrôler leurs territoires ». « Cela a entraîné une détérioration des critères pertinents pour plusieurs pays dans la catégorie fonctionnement du gouvernement », indiquent les experts de l’institution dont les propos sont rapportés par l’Agence Ecofine. Ariel GBAGUIDI Actualités 02 mars 2021


Préservation de la paix au cours de la présidentielle:Aurélie Adam Soulé compte sur les femmes de Nikki
Membre du Bloc Républicain, Aurélie Adam Soulé Zoumarou , ministre du Numérique et de la Digitalisation, a pris part, samedi 27 février dernier à Nikki, à une séance de prière pour le Bénin organisée par les forces vives de la 7e circonscription électorale. Elle a également rencontré quelques groupements de femmes de la localité. A chaque occasion, elle a réaffirmé son attachement à la préservation de la paix au cours du processus électoral. Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, était, samedi 27 février dernier dans la cité impériale de Nikki, aux côtés des forces vives de la 7e circonscription électorale soutenues par le parti Bloc républicain dont elle est aussi membre. C’est pour une séance de prière afin que l’élection présidentielle prévue pour le 11 avril prochain au Bénin se déroule dans la paix. Elle a, au cours de la même séance, invoqué la grâce et la protection divines sur le duo Talon-Talata. Ce dernier, a-t-elle assuré, incarne déjà cette paix tant souhaitée. Dirigée par l'imam de la mosquée centrale de Nikki, la séance de prière a connu, outre la fille du terroir qu’est la ministre, la présence du secrétaire général national adjoint du Bloc républicain, Robert Gbian, et de plusieurs autres membres du parti du cheval cabré. Il y avait également les élus communaux et locaux, ainsi que le premier ministre de la cour impériale, Sina Dounwirou, les têtes couronnées, sages, notables et leaders religieux de la 7e circonscription électorale, sans oublier la population. A travers cette prière qui a consisté en la lecture du Saint Coran, les filles et fils de cette circonscription ont exprimé et démontré leur attachement à la paix et leur amour pour le président de la République, Patrice Talon et sa colistière. Après la séance de prière, la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou s'est rendue auprès de quelques groupements de femmes de Nikki. Il s’agit entre autres de l'Union des groupements des femmes transformatrices de karité de Nikki. C’est pour toujours prôner la paix. Selon elle, grâce à leur capacité à contenir les humeurs et les comportements au sein de leurs familles, les femmes jouent un rôle important dans la société. C'est ce qui justifie, expliquera-t-elle, sa démarche vers elles. C’est pour qu'elles puissent s’impliquer afin que cette élection se déroule dans la paix à Nikki et partout au Bénin. Unanimement, les femmes lui ont garanti leur disponibilité à œuvrer pour la préservation de la paix. Par leurs chants et danses accompagnés d'applaudissements, elles ont tenu à rassurer la ministre que cette élection donnera lieu à une fête à Nikki. Actualités 01 mars 2021


Assurance qualité dans l’enseignement supérieur: Le Cames initie un cadre de partage des bonnes pratiques
Le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames) a procédé, ce vendredi 26 février par visioconférence, au lancement de la Communauté virtuelle de pratique en assurance qualité de l’espace (Cvp-Aq/Cames). Financée par la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), cette plateforme constituera un espace d’échanges entre les acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche des quinze pays membres du Conseil. Ils pourront y partager leurs préoccupations et les bonnes pratiques en matière d’assurance qualité, trouver des solutions endogènes et promouvoir la culture de la qualité au sein des établissements d’enseignement supérieur et de la recherche. Société 26 févr. 2021


Cancers pédiatriques au Bénin: Dans l’univers des patients au Chud Ouémé-Plateau
Des enfants de tous âges se battent contre les cancers pédiatriques au Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé-Plateau (Chud-OP). Dans ce centre de santé de référence basé à Porto-Novo, la maladie ronge les victimes en même temps qu’elle assèche les poches de leurs parents. La réalité à l’Unité de cancérologie pédiatrique renseigne sur l’incidence de cette maladie peu connue au Bénin. Mais l’espoir est permis, car le cancer de l’enfant est curable lorsqu’il est détecté assez tôt. Les rayons du soleil s’annoncent timidement dans un ciel clément en cette fin de matinée du jeudi 18 février 2021 à Porto-Novo. Le stress au niveau du Service de la pédiatrie du Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé-Plateau (Chud-OP) contraste avec la beauté de la nature. Dans les couloirs donnant accès aux salles d’hospitalisation, la consternation est palpable sur les visages des parents qui ont élu domicile dans l’hôpital. L’attention est requise pour ne pas piétiner la foule d’individus entassés le long des allées. Depuis des jours ou des mois, plusieurs enfants sont hospitalisés dans ce centre de santé de référence à Porto-Novo pour des cas aussi graves qu’émouvants. Les uns pour le cancer de l’œil (rétinoblastome) ou du sang, les autres pour le cancer du rein ou encore l’ostéo-sacome. Chaque cas est un défi pour l’équipe de traitement. Dans l’une des salles d’hospitalisation, le petit Tundé B., environ sept ans, torse nu, se débat contre l’ennemi du moment, pendant que les doses de perfusion lui sont administrées. Telle une gestante dans les douleurs de l’enfantement, il est couché au sol, le ventre ballonné et scintillant et laissant percevoir ses veines. Des signes qui révèlent l’atrocité du mal dont il est victime. C’est la deuxième fois qu’il séjourne dans cet hôpital après une rechute liée au néphroblastome (cancer du rein). Il vient d’y passer encore une dizaine de jours dans le cadre de ses soins. « Il avait suivi les soins pendant plus de six mois et s’en était remis. C’est à notre grande surprise qu’il a été réadmis ici. Ses parents ont dû manquer de rigueur dans son suivi », relève Estelle Godjo, infirmière spécialisée en pédiatrie, l’air abattu. En face de cette salle d’hospitalisation, deux autres cas. Eux aussi présentent un physique très faible sur leur lit d’hospitalisation. Leurs parents s’en remettent apparemment au ciel. Prières et méditations sont leur recours dans une salle d’hospitalisation où la motivation du personnel soignant tente de calmer les lamentations des patients. Le cancer à tout âge Selon Gilles Bognon, oncologue pédiatre, le cancer pédiatrique n’est pas une utopie : « Le cancer existe aussi bien chez l’adulte que chez l’enfant. On peut l’observer chez l’enfant à tout âge. Chez les plus jeunes, les nouveau-nés et les nourrissons, on peut observer les leucémies, les rétinoblastomes, etc. Le cancer peut se développer chez l’enfant au niveau des cellules entrant dans la composition du sang, ou de n’importe quel organe. Les cancers pédiatriques représentent environ 5 à 10 % des cas de cancer au total. » Les statistiques hospitalières au niveau du Chud-OP renseignent bien sur l’évolution du mal. « De 2018 à 2019, nous avons enregistré environ soixante cas de cancers pédiatriques », dévoile-t-il. Ces cas ont motivé des sensibilisations dans les centres de santé à Cotonou, Porto-Novo et Parakou par les agents sanitaires. Cette action se révèle au finish l’arme efficace de diagnostic précoce. « Le nombre de cas a grimpé au lendemain des sensibilisations. Ce qui explique que les gens étaient sous-informés des manifestations de la maladie», déduit-il. En Afrique francophone subsaharienne, près de quinze mille enfants seraient atteints chaque année d’un cancer. Au Bénin, les chiffres sont mal connus, car le cancer est sous-diagnostiqué et les cas découverts tardivement. « On avait recours aux médecins d’adultes des services d’hématologie pour la prise en charge des enfants atteints de cancer avec des résultats peu satisfaisants. Certains enfants étaient envoyés à Lomé au Togo dans le service d’oncologie pédiatrique mis en place avec l’aide du Groupe Franco-Africain d’Oncologie Pédiatrique. Cette prise en charge hors du Bénin posait de sérieux problèmes aux parents », explique-t-il. Plus qu’une simple affection, les cancers pédiatriques sont devenus une préoccupation mondiale au point où la communauté internationale a décrèté 15 février comme Journée internationale du cancer des enfants. Lancée « en 2001 par le réseau d'associations Childhood Cancer International, cette journée a pour objectif de sensibiliser au cancer des enfants et des adolescents, une cause encore méconnue ». Chez l’enfant, cette pathologie affiche certaines spécificités qui nécessitent de bons réflexes chez les parents. « La particularité chez l’enfant, c’est que ces cancers sont considérés comme des cellules immatures, si bien que la maladie évolue très vite, l’enfant lui-même étant un être en pleine croissance », fait remarquer Gilles Bognon. Toutefois, le diagnostic précoce permet de minimiser les risques. « De la même manière que ces cancers évoluent, ils régressent aussi rapidement lorsqu’on met en place le traitement adéquat. La plupart des cas peuvent connaître une rémission. C’est le cas du cancer de l’œil qui peut être guéri à 100 % lorsqu’il est détecté tôt chez l’enfant. Idem pour les lymphomes quand on les détecte tôt », rassure l’oncologue pédiatre. Dans le cas contraire, les dégâts sont importants. « Lorsqu’on arrive à les diagnostiquer précocement, la prise en charge sera bien assurée. Dans le cas contraire, il devient difficile et le pronostic vital de l’enfant est engagé », avertit-il. Il est à cette étape souvent mortel et est vécu par les parents comme une maladie mystérieuse et incurable, au-dessus de toute ressource thérapeutique. Les causes minimisées Selon Gilles Bognon, les manifestations de la maladie s’observent à travers certaines affections que beaucoup ignorent souvent. « Lorsque les enfants sont anémiés, nous avons souvent tendance à penser aux infections, au paludisme et à leur faire subir parfois une transfusion sanguine. Les transfusions répétées peuvent orienter vers un cancer. De la même manière, on peut détecter le cancer chez un enfant qui saigne tout le temps par les narines, qui urine du sang, qui saigne abondamment après une petite piqûre. Idem pour un enfant qui fait de la fièvre à répétition ou qui est malnutri », précise-t-il. La survenue anarchique et en grand nombre des ganglions au niveau du cou, des aisselles peut engendrer les leucémies ou les lymphomes. « Lorsqu’on constate une augmentation du volume d’une cellule à un endroit quelconque, on doit suspecter le cancer », conseille-t-il. Les signes du cancer pédiatrique sont identifiables par les bons réflexes de la part des parents. « Les signes localisés au niveau de l’œil permettent de diagnostiquer le rétinoblastome chez les enfants. Les parents peuvent le détecter ou le suspecter eux-mêmes en regardant l’œil de leur enfant. On peut détecter dans le noir de l’œil une petite tache blanche. Cette petite tache que certains pourraient confondre avec la cataracte peut être le début du rétinoblastome. Parfois, cette tache est si petite qu’elle est seulement visible à partir d’une photographie. Le scintillement au fond de l’œil oriente à partir de cet instant », développe-t-il. Si la plupart des parents semblent être sous le choc en raison de l’état de santé de leurs enfants, le coût induit par le traitement est un autre supplice pour eux. Le cancer pédiatrique ronge les victimes et assèche les poches des parents. « Le traitement d’un enfant de 15 kg atteint de la leucémie aiguë se fera sur deux ans et coûtera environ dix-sept millions six cent mille Fcfa », dévoile le médecin. Dans ce combat difficile contre cette maladie ravageuse, dans les rayons de l’Unité pédiatrique du Chud-OP, l’assistance des bienfaiteurs est une bouffée d’oxygène. « Le Bénin a trouvé quelques mécènes pour l’aider à prendre en charge le cancer et à offrir aux parents la facilité de faire adhérer leurs enfants aux soins. L’Alliance mondiale contre le cancer l’appuie dans la prise en charge du cancer de l’œil. Le groupe franco-africain d’Oncologie-pédiatrique (Gfaop) l’appuie en médicaments pour les cinq cancers les plus fréquents chez l’enfant », révèle Gilles Bognon. Pour l’heure, les recherches scientifiques ne sont pas muettes sur le sujet. Mais l’horizon tarde à être dégagé pour les patients. « Le diagnostic du cancer n’est pas toujours facile. Une chose est d’avoir des signes qui orientent, l’autre est de les confirmer. La plupart des analyses qui permettent de les confirmer se font chez nous. Dans d’autres cas, on envoie des prélèvements à l’extérieur où les résultats nous sont envoyés plus tôt en vue du démarrage du traitement », poursuit-il. A ceux qui dramatisent la maladie, l’oncologue pédiatre tente de lever l’équivoque : «Le cancer de l’enfant n’est pas synonyme de mort. Lorsqu’on fait le diagnostic à temps, la prise en charge se passe bien. Cette prise en charge n’est pas l’œuvre d’une seule personne. C’est toute une équipe qui est constituée avec à sa tête un responsable ». Estelle Godjo, infirmière spécialisée en pédiatrie, mise sur les séances de sensibilisation et d’information pour asseoir une lutte efficace contre ce mal ravageur. Les parents sont appelés à maintenir la veille devant les signes suspects de cancer afin de sauver les enfants. L’engagement de la Fondation Claudine Talon de contribuer au développement de la prise en charge du cancer de l’enfant au Bénin revêt sans doute un intérêt indéniable pour la survie des victimes. Dr Gilles Bognon sur le cancer de l’enfant: «Plus de 80% des cas sont diagnostiqués tardivement ...» La Nation : Le cancer est une pathologie connue de la grande masse. Mais peu de gens sont informés du cancer pédiatrique. De quoi s’agit-il ? Gilles Bognon : Le cancer est une maladie chronique qui se manifeste par le fait que certaines cellules de l’organisme qui dépendent d’un organe quelconque se mettent à se multiplier de manière anarchique. Par exemple, les cellules constituant l’os du tibia peuvent se mettre à se multiplier. Il y aura une augmentation de volume au niveau de la partie où la multiplication a commencé. C’est pareil pour l’œil. La rétine étant dans l’œil, il y aura une augmentation du volume de la rétine, ce qui peut provoquer la destruction de l’œil. On peut classer en deux grands ensembles les cancers les plus fréquents chez l’enfant: les cancers hémopathies malignes (développés aux dépens d’une cellule du sang). Ils sont représentés par les leucémies et les lymphomes. Et les autres cancers appelés les tumeurs solides. Quand ça se développe chez l’enfant au niveau de la rétine, on l’appelle rétinoblastome. Au niveau du foie, on parlera d’hépatoblastome, de l’ostéo-sacome au niveau de l’os et au niveau du rein, néphroblastome. Lorsqu’on constate une augmentation du volume d’une cellule à un endroit quelconque, on doit suspecter le cancer. Certains parents assimilent la maladie à des causes spirituelles. Ils vont faire des traitements chez les tradi-thérapeutes dans des centres non-adéquats. D’autres sont limités par les moyens au point où ils se rétractent après le diagnostic. Ces pratiques retardent le diagnostic précoce alors que notre objectif est de tout faire pour que le cancer soit détecté précocement. Le diagnostic n’est pas toujours fait facilement chez nous parce qu’avant de venir vers nous, les parents prennent par plusieurs centres de santé avec les enfants, épuisent leurs ressources et lorsqu’il s’agit de démarrer le traitement, ils n’ont plus de moyens. C’est pour cette raison que nous faisons des efforts en faveur du diagnostic précoce. Dénombre-t-on les mêmes types de cancer aussi bien chez les adultes que chez les enfants ? Les cancers les plus fréquents chez l’enfant sont les rétinoblastomes, les ostéoblastomes, les nymphrosblastomes, chez les sujets jeunes jusqu’à 5 ans. Les enfants plus grands développent également le cancer. Les cancers de l’enfant sont classés en deux grands groupes: les hémopathies malignes et les tumeurs solides. Les moyens diagnostiques diffèrent selon le groupe auquel appartient le cancer et le diagnostic initial tient compte d’emblée de l’extension de la tumeur. Le diagnostic des hémopathies malignes (leucémies et lymphomes) se base sur les arguments cliniques mais surtout sur divers examens biologiques à savoir la numération de la formule sanguine, le myélogramme (avec étude morphologique et cytochimique), l’immuno-phénotypage, la cytogénétique, la biologie moléculaire, la biopsie ostéo-medullaire, la biopsie ganglionnaire (avec étude cytopathologique ou histopathologique). Dans le but du diagnostic d’extension, l’imagerie est utile (radiographie standard, échographie, scanner, Irm). Le diagnostic des tumeurs solides fréquentes se base sur l’imagerie, les examens anatomopathologiques et la plupart des examens biologiques cités plus haut. Le niveau socioéconomique de la population ne permet pas de prendre en charge le bilan diagnostic et plus de 80 % des enfants sont vus tardivement, à un stade de complications. Ce constat a motivé une sensibilisation sur le diagnostic précoce et la sollicitation des organismes caritatifs pour un soutien au diagnostic. Quelles sont les causes de cette maladie chez l’enfant ? Des agents infectieux peuvent être à l’origine des cancers. Des causes ont été évoquées pour expliquer la survenue des cancers sans toutefois être confirmées partout. Certains virus peuvent être à l’origine des lymphomes comme celui de l’hépatite ou du Vih. Celui de l’hépatite B peut être à l’origine du cancer du foie. Un enfant malnutri qui a son foie totalement atteint peut développer un cancer. De la même manière, l’exposition à certains facteurs cancérigènes tels que les hydrocarbures peuvent en être également la cause. Il n’est pas rare d’observer chez nous des mères qui se livrent à la vente de l’essence frelatée avec des nourrissons au dos. Ces bébés inhalent malheureusement l’odeur de l’essence pendant trois, quatre ou cinq ans selon les cas avant de commencer l’école. Ce sont des facteurs qui aggravent le cancer. Santé 26 févr. 2021


Examen national de master édition 2020 : Une baisse du nombre de candidats dans les filières
Les candidats à l'examen de master planchent du 25 au 26 février 2021. Ils sont au total 620 candidats en quête de ce parchemin. L’examen national de master se déroule du 25 au 26 février 2021 au Bénin. Pour cette édition, 620 candidats composent dans quarante filières réparties. Dans le lot, il y a 223 filles et 397 garçons. « Nous constatons une légère baisse du nombre de candidats par rapport à l’année dernière », souligne Julien Gbaguidi, superviseur de l’examen. Il informe qu’en 2018 il y avait 833 candidats et en 2019, le nombre de candidats était de 766. Une baisse dont les causes ne sont pas encore identifiées. Pour cette édition, divers acteurs se sont mobilisés pour relever le défi de l’organisation sans faille. Albert Gandonou, président de l’Association des établissements privés d’enseignement supérieur pour l’éthique et la qualité, reconnait le sérieux et la rigueur qui caractérisent l’organisation. Il est satisfait et salue l’implication du chef de l’État dans l’aboutissement des réformes en cours dans le secteur des établissements privés d’enseignement supérieur. Education 25 févr. 2021


Amélioration des performances au Maep:Enabel forme sur des outils digitaux de management
Le programme de relèvement des capacités des structures déconcentrées du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep) aborde la phase d’intégration des outils digitaux grâce au soutien financier de l’Union européenne. L’appropriation des outils a lieu du mercredi 24 à demain vendredi 26 février à Lokossa, dans le Mono, sous l’égide de l’Agence belge pour le développement (Enabel). S’approprier les outils digitaux pour relever les performances au niveau des structures déconcentrées du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep). L’ambition est au cœur d’un atelier de trois jours dont les travaux ont démarré, hier, à Lokossa autour du thème « Les outils et méthode de digitalisation pour accroître la performance au sein d’une organisation ». Entre autres, il est question de renforcer les capacités sur l’utilisation des applications telles que Meet et Teams utiles pour l’organisation en ligne des réunions. Google, Outlook, Tasks et Planner souvent sollicités dans la planification et le suivi des tâches font aussi partie des outils visés par les travaux qui se déroulent sous la houlette de l’Agence belge de développement (Enabel). Abdoulaye Toko, directeur adjoint de cabinet du Maep, indique que les enseignements relatifs aux outils digitaux vont contribuer à corriger le « gap capacitaire » relevé au niveau des structures ayant répondu à l’appel. Il s’agit, entre autres, des directions départementales en charge de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et des Agences territoriales de développement agricole des pôles 5, 6 et 7. M. Toko souligne que l’organisation de cette session répond à un besoin exprimé afin d’améliorer significativement la qualité de gouvernance managériale autant au niveau des méthodes de travail que des modes de fonctionnement des administrations. De ce que les outils peuvent aider à accomplir, il s’en tient à l’essentiel. «Travailler de manière collaborative et gagner en efficacité et en temps sont des compétences sine qua non pour une organisation et par conséquent une administration performante qui produit des résultats tangibles », soutient le Dac. Le projet Arisa-B Enabel a pris l’initiative de cette formation dans le cadre de la mise en œuvre du projet Arisa-B, l’une des composantes du vaste Programme d’appui au développement durable du secteur agricole (Paddsa) financé par l’Union européenne. Le projet Arisa-B est la composante territoriale de l’appui complémentaire visant à renforcer les acteurs au niveau des territoires dans leurs compétences à assumer leurs rôles et mandats pour le développement agricole et la mise en place des politiques sectorielles. Au nom de l’Agence belge, Gery Van Nieuwenhuysen clarifie que la présente session qui fait suite à celle organisée en novembre 2020 concourt à l’atteinte d’un objectif global. Celui relatif à l’appropriation des réformes du secteur pour une agriculture performante et durable au service de l’économie et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. A l’en croire, Arisa-B a été mis en place par le Maep en vue d’aider les cadres des structures induites par les réformes du secteur agricole à mieux s'approprier leurs nouveaux mandats et rôles ainsi que la nouvelle dynamique que tente d’imprimer le gouvernement. Les plans de renforcement des capacités retenus, de commun accord, entre le Maep et son partenaire Enabel, sont basés sur une approche dénommée Parcours d’acquisition de compétences (Pac). Société 25 févr. 2021


Médiateur de la République:Remise de lettres de mission aux cadres clés
Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a remis des lettres de mission à certains de ses collaborateurs à des postes clés pour de meilleurs rendements. C’était, mardi 23 février dernier, au siège de l’institution à Porto-Novo. Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, s’approprie la Gestion axée sur les résultats (Gar). Il a remis à cet effet des lettres de mission à certains de ses collaborateurs invités à donner le meilleur d’eux-mêmes pour l’atteinte des objectifs de l’institution à la fin d’année 2021. Pour Joseph Gnonlonfoun, cette cérémonie positionne son institution dans les réformes qui structurent et consolident le fonctionnement harmonieux des administrations publiques. La bonne gouvernance, estime-t-il, doit entrer dans les mœurs, les habitudes et le quotidien de tous les fonctionnaires. Ils ne doivent pas perdre de vue que c’est sur la base de leurs compétences, de leurs capacités à produire et à inventer, à innover qu’ils seront évalués, insiste le médiateur de la République. Joseph Gnonlonfoun rappelle que son initiative est prévue par la loi en l’occurrence le statut général de la Fonction publique qui dispose en son article 51 : «Il est établi au début de chaque année des lettres de mission, des contrats d’objectifs et des fiches d’indication des attentes dans le cadre de la mise en œuvre de la Gestion axée sur les résultats ». L’article 85 de la même loi précise que l’agent de la Fonction publique dont le dévouement à la cause publique, la probité, la disponibilité et la loyauté permettent dans les circonstances normales et exceptionnelles d’obtenir des résultats professionnels par l’accroissement du rendement du service peut recevoir des récompenses. Au demeurant, la lettre de mission permet de rationaliser les notes qui sont conférées aux agents permanents de l’Etat, aux agents contractuels de l’Etat et aux agents territoriaux, souligne Joseph Gnonlonfoun. Ainsi, il a jugé utile en tant que médiateur de la République, intercesseur gracieux entre l’administration publique et l’administré, d’envoyer ses collaborateurs aussi en mission afin que des solutions équitables soient trouvées aux préoccupations des citoyens. Joseph Gnonlonfoun a remis la lettre de mission au secrétaire général de l’institution, Vincent Lèzinmè. Ce dernier, à son tour, a remis les lettres de mission au directeur de l’Administration et des Finances et aux délégués départementaux de l’institution. Le secrétaire général du médiateur de la République a salué l’initiative qui est une première depuis la création de l’institution. Vincent Lèzinmè, au nom des impétrants, a pris acte des exigences de la lettre de mission et promet de ne pas décevoir l’autorité à l’heure de l’évaluation. Actualités 25 févr. 2021


Visite médicale des duos : Ce que Iréné J. Agossa et le psychiatre se sont dits
Des bancs de l’université à l’arène politique nationale, Iréné Josias Agossa est souvent « incompris » et traité de « casseur de mouvements ». A la visite médicale dans le cadre de la présidentielle, le psychiatre lui a posé de question sur cette situation ambiguë, révèle le candidat lui-même. « Le psychiatre qui nous a reçu lors de la visite médicale m’a posé le problème. Il dit : je vous ai connu très jeune à l’université, vous étiez attaqué, etc. bien sûr, que votre mouvement nous favorisait parce que nous, nous ne voulons pas de la violence mais les gens ne vous avaient pas compris. Mais je vous retrouve en face aujourd’hui dans un système politique où vous êtes aussi incompris. N’y a-t-il pas un problème bizarre-là ? », rapporte Iréné Josias Agossa, ce mercredi, suite à la question d’un journaliste sur son surnom de « casseur de mouvement », à l’occasion de la conférence de presse de son duo. « C’est seulement la discussion qu’on a eue », révèle le candidat qui dit avoir répondu que « c’est faux ». « Moi, je me sens équilibré, je me sens à l’aise. Je ne peux pas dire que je suis d’une conscience élevée mais c’est ce que je sens vrai (…) », dit-il avoir ajouté dans sa réponse au psychiatre. Actualités 24 févr. 2021


Processus électoral : Les mesures préventives de la paix selon le ministre Alain Orounla
Le ministre de la Communication et de la Poste a rassuré des mesures préventives pour la paix en période électorale. Intervenu dans ce cadre au cours du point du Conseil des ministres, le ministre a invité les populations à adopter des comportements républicains. La paix en période électorale préoccupe le gouvernement au cours de cette période si sensible, d’après le ministre de la Communication et de la Poste, Alain Orounla. Il a rappelé que le gouvernement a pris des dispositions pour maintenir la paix et l’ordre au cours de cette période électorale. A la faveur du point du Conseil des ministres de ce mercredi 24 février 2021, le ministre a donné des détails sur des actes liés à la violence et à la menace à la paix entretenus par certains au cours de cette période électorale. « Je voudrais vous rassurer et à travers vous toute l’opinion que le gouvernement prend et prendra toutes les dispositions pour prévenir les actes de violence. Je voudrais vous dire que les auteurs de tels agissements répondront de leurs actes devant les tribunaux car le Code du numérique interdit l’utilisation des réseaux sociaux à des fins criminelles », prévient le ministre. Actualités 24 févr. 2021


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