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Nouvelles

Visite médicale des duos : Ce que Iréné J. Agossa et le psychiatre se sont dits
Des bancs de l’université à l’arène politique nationale, Iréné Josias Agossa est souvent « incompris » et traité de « casseur de mouvements ». A la visite médicale dans le cadre de la présidentielle, le psychiatre lui a posé de question sur cette situation ambiguë, révèle le candidat lui-même. « Le psychiatre qui nous a reçu lors de la visite médicale m’a posé le problème. Il dit : je vous ai connu très jeune à l’université, vous étiez attaqué, etc. bien sûr, que votre mouvement nous favorisait parce que nous, nous ne voulons pas de la violence mais les gens ne vous avaient pas compris. Mais je vous retrouve en face aujourd’hui dans un système politique où vous êtes aussi incompris. N’y a-t-il pas un problème bizarre-là ? », rapporte Iréné Josias Agossa, ce mercredi, suite à la question d’un journaliste sur son surnom de « casseur de mouvement », à l’occasion de la conférence de presse de son duo. « C’est seulement la discussion qu’on a eue », révèle le candidat qui dit avoir répondu que « c’est faux ». « Moi, je me sens équilibré, je me sens à l’aise. Je ne peux pas dire que je suis d’une conscience élevée mais c’est ce que je sens vrai (…) », dit-il avoir ajouté dans sa réponse au psychiatre. Actualités 24 févr. 2021


Processus électoral : Les mesures préventives de la paix selon le ministre Alain Orounla
Le ministre de la Communication et de la Poste a rassuré des mesures préventives pour la paix en période électorale. Intervenu dans ce cadre au cours du point du Conseil des ministres, le ministre a invité les populations à adopter des comportements républicains. La paix en période électorale préoccupe le gouvernement au cours de cette période si sensible, d’après le ministre de la Communication et de la Poste, Alain Orounla. Il a rappelé que le gouvernement a pris des dispositions pour maintenir la paix et l’ordre au cours de cette période électorale. A la faveur du point du Conseil des ministres de ce mercredi 24 février 2021, le ministre a donné des détails sur des actes liés à la violence et à la menace à la paix entretenus par certains au cours de cette période électorale. « Je voudrais vous rassurer et à travers vous toute l’opinion que le gouvernement prend et prendra toutes les dispositions pour prévenir les actes de violence. Je voudrais vous dire que les auteurs de tels agissements répondront de leurs actes devant les tribunaux car le Code du numérique interdit l’utilisation des réseaux sociaux à des fins criminelles », prévient le ministre. Actualités 24 févr. 2021


Rapport sur le développement humain 2020:Des experts se penchent sur le contenu du document
Tirer des leçons du rapport sur le développement humain 2020 pour le Bénin. Tel est l’objectif qui réunit, depuis hier mardi 23 février et ce, jusqu’à demain jeudi 25 février à Cotonou, chercheurs, académiciens, administrateurs publics et acteurs de la Société civile. Les réflexions doivent favoriser la prise en compte des recommandations du rapport dans les politiques et programmes de dévelop-pement. Portant sur le thème « Le développement humain et l’anthropocène : la prochaine frontière », le rapport sur le développement humain 2020 rappelle les progrès importants en matière de développement humain que l’humanité a accomplis en 30 ans et met l’accent sur les pressions humaines sur la planète engendrant des défis allant du changement climatique à l’effondrement de la biodiversité. Durant trois jours, les experts vont réfléchir sur la prise en compte, dans les prochains travaux, des nouveaux indices de développement humain calculés sur la base des données récentes. Aussi, ils se pencheront sur la prise en compte des dimensions telles que l’atténuation et l’adaptation au changement climatique, la protection de la biodiversité dans les politiques en faveur du développement humain. Mohamed Abchir Aouale, représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement, a mis l’accent sur trois leçons clés issues du rapport. Il s’agit premièrement de la survenue et de l’expansion de la pandémie du Covid-19 qui a exacerbé une myriade d’inégalités dans le développement humain. Pour le représentant résident du Pnud, le Covi-19 s’est rapidement répandu dans un monde interconnecté, prenant racine partout où il a atterri et prospérant en particulier dans les fissures des sociétés, paralysant ainsi les efforts pour contrôler le virus. Le développement humain a été durement touché du fait des effets induits par la pandémie. Deuxièmement, les déséquilibres planétaires et ceux sociaux s’exacerbent mutuellement. Mohamed Abchir Aouale affirme que de nombreuses inégalités dans le développement humain se sont accentuées et continuent de s’accroître. Les bouleversements de la planète, en l’occurrence le changement climatique, ne feront que les aggraver. La mobilité sociale est en baisse et l’action collective en faveur de la lutte contre le changement climatique devient plus difficile dans un contexte de fragmentation sociale. Troisièmement, il note de nombreuses pressions de l’activité humaine sur la nature, l’environnement. La civilisation humaine entre maintenant dans une nouvelle époque géologique-anthropocène. Le rapport, selon lui, soutient qu’il est à relever trois défis à l’ère de l’anthropocène lorsqu’on fonde le développement humain sur le respect des exigences de la nature. Il s’agit de l’atténuation et de l’adaptation au changement climatique, de la protection de la biodiversité et également du bien-être pour tous. « Les analyses du rapport arrivent à la conclusion que l’approfondissement du développement humain a beaucoup à apporter afin de remédier à notre paralysie collective face à un changement planétaire alarmant », précise-t-il. Des recommandations Mohamed Abchir Aouale rappelle que le rapport propose une gamme de politiques à mettre en œuvre au niveau national, en liaison avec les réformes nécessaires à opérer au niveau de la gouvernance mondiale. Au nombre de ces recommandations, le représentant résident du Pnud cite l’approche de l’anthropocène et celle du développement humain qui se renforcent mutuellement. Il précise que le rapport suggère d’utiliser le cadre du développement humain pour sauvegarder la planète. « Ainsi, faudrait-il veiller à ce qu’en œuvrant pour le développement humain, l’interaction entre les populations et la planète soit prise en compte », propose-t-il. Il indique qu’il faut veiller à l’élaboration de politiques cohérentes pour que les pays et les peuples réussissent dans l’anthropocène. Ceci, en tenant compte du fait que les plus défavorisés ont besoin d’une assistance supplémentaire pour surmonter les barrières et les discriminations dont ils sont victimes. Actualités 24 févr. 2021


Agenda 2021 du numérique et de la digitalisation:Les grandes lignes dévoilées au public
Avec à ses côtés ses collègues Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation a rendu publiques, hier, mardi 23 février, les grandes lignes de l’Agenda 2021 du numérique et de la digitalisation. A cette occasion, elle a fait le point de l’exécution de l’agenda 2020 avant d’aborder le bilan de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (2016-2021) dans le secteur. Articulé autour de l’extension du haut et très haut débit, le développement des usages numériques, la poursuite et l’accélération de la dématérialisation des formalités d’obtention de certaines pièces administratives par le Portail national des services publics, le renforcement de la sécurité et de la confiance numériques et autres, l’Agenda 2021 du numérique et de la digitalisation a été présenté, hier mardi 23 février, par Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation. En présence de ses collègues Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste et de toutes les parties prenantes du secteur, elle a rappelé l’importance de cette rencontre annuelle qui constitue non seulement une reddition de comptes mais aussi une occasion de prendre de nouveaux engagements au regard des ambitions du gouvernement. Face aux attentes des populations, le ministère du Numérique et de la Digitalisation a concocté un agenda 2021 riche en activités. Ainsi, en ce qui concerne l’extension du haut et du très haut débit, la ministre du Numérique et de la Digitalisation a annoncé la connectivité de la Zone économique spéciale (Zes) de Glo-Djigbé, la connexion haut débit de 12 sites universitaires publics, l’intégration des établissements privés au Réseau béninois d’Education et de la Recherche, la réalisation d’un réseau métropolitain à fibre optique densifié à Parakou, le déploiement de hotspots wifi dans les zones à forte fréquentation dans les communes et la mise en place de points numériques communautaires supplémentaires dans les communes proches de points de présence fibre optique. Le gouvernement va poursuivre avec le développement des usages numériques en 2021 à travers la réception par les foyers béninois de la Télévision numérique terrestre (Tnt), l’équipement et le renforcement des Centres technologiques de zone dans le cadre du développement d’un écosystème numérique notamment pour l’agriculture et le tourisme. Des initiatives A tout ceci, vont s’ajouter beaucoup d’initiatives comme le lancement du financement d’amorçage du Fonds d’appui à l’Entrepreneuriat numérique, le programme DigiRelais dans les régions et l’appui à l’implantation de Fournisseurs d’Accès Internet dans les localités rurales ainsi que les projets habituels comme la formation au learning Lab, la Semaine du numérique 2021, le Bénin Digital Tour 2021 et autres. Toutes les parties prenantes du secteur notamment l’Autorité de Régulation des Communications électroniques au Bénin, les opérateurs Gsm ainsi que les Fournisseurs d’Accès Internet ont pris l’engagement d’accompagner le gouvernement dans l’atteinte de ses objectifs. Satisfait du contenu de l’agenda et des réalisations passées, Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, a félicité sa collègue qui fait, selon lui, beaucoup d’efforts pour le rayonnement de ce secteur. Il l’encourage à poursuivre son œuvre afin de matérialiser les ambitions du président Patrice Talon. « L’agenda est le témoignage de la détermination du gouvernement du président Patrice Talon à fournir des efforts pour permettre aux Béninois de bénéficier des services du numérique », a-t-il fait savoir. A sa suite, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a salué les équipes de la ministre pour les actions accomplies pour le bonheur des Béninois. Pour lui, le secteur de la diplomatie n’a pas été paralysé dans la crise sanitaire du coronavirus à cause des investissements dans le domaine du numérique. Des réalisations tangibles ! Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a saisi cette occasion pour faire un point de la mise en œuvre de l’Agenda 2020. Selon elle, plusieurs réalisations ont été à l’actif du ministère du Numérique et de la Digitalisation dans l’agenda précédent en dépit de la crise sanitaire qui a ébranlé le monde entier en 2020. Il s’agit entre autres du Portail national des Services publics, le lancement des e-services passeports et casier judiciaire ainsi que des plateformes déployées au profit du secteur de l’éducation. En ce qui concerne la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (2016-2021) dans le secteur du numérique et de la digitalisation, elle a passé en revue les six projets phares du secteur. A l’en croire, certains des projets ont été achevés ou ont atteint un niveau d’exécution très avancé en 2020. Il s’agit entre autres du déploiement de l’internet haut et très haut débit sur l’ensemble du territoire, de la transition vers la Télévision numérique terrestre, de la mise en œuvre de l’administration intelligente (Smart Gouv), de la généralisation de l’usage de l’e-commerce et du numérique par l’éducation et la formation puis la promotion et le développement de contenus. Actualités 24 févr. 2021


Niger: Mohamed Bazoum succède à Mahamadou Issoufou
Mohamed Bazoum a été élu à la tête du Niger pour succéder à Mahamadou Issoufou, au terme du second tour de l'élection présidentielle. Au terme du second tour du scrutin présidentiel au Niger ce dimanche 21 février 2021, Mohamed Bazoum a été élu président de la République pour succéder à Mahamadou Issoufou. Ancien ministre nigérien de l’Intérieur, Mohamed Bazoum a remporté les élections avec 55,75 % des voix, selon les résultats provisoires communiqués par la Commission électorale nationale indépendante. Son challenger, Mahamane Ousmane a obtenu, quant à lui 44,25 % des voix. Selon Issaka Souna, président de la Céni, il s’agit des résultats provisoires qui doivent être soumis à l’analyse de la Cour constitutionnelle. International 24 févr. 2021


Recrudescence de Covid-19 : La situation appelle au respect des mesures sanitaires, selon Tabé Gbian
La montée de la pandémie de Coronavirus au Bénin appelle à renouer avec les gestes barrières édictés par les autorités. C’est ce que pense le président du Conseil économique et social. Il invite les populations à ne pas faillir dans l’observance de ces règles toujours d’actualité. « Avec les nouvelles variantes plus contagieuses de cette maladie, une course contre la montre a été engagée par chaque pays pour procéder à la vaccination de sa population. Si les autorités gouvernementales ont pris les mesures pour parer au plus pressé, il n’en demeure pas moins que nous devons redoubler de prudence, de vigilance », ainsi s’est exprimé le président du Conseil économique et social, Tabé Gbian ce mardi 23 février 2021. Cette vigilance selon le président du Conseil économique et social réside dans l’observance rigoureuse des mesures sanitaires prescrites à savoir les gestes barrières, le port systématique de masque, le lavage régulier des mains. « Je voudrais lancer un appel pressant à mes concitoyens afin que ces mesures simples, mais très utiles soient nos réflexes au quotidien. Ce n’est qu’à ce prix seulement que nous pouvons prévenir et freiner durablement la propagation de cette pandémie, en attendant que notre pays de dispose de vaccin contre cette maladie qui a fait et continue de faire des victimes à travers le monde », a martelé Tabé Gbian. Actualités 23 févr. 2021


Gestion intégrée des ressources en eau de l’Ouémé:Un partenariat signé entre le Bénin et la France
Un protocole d'accord de coopération a été signé hier lundi 22 février entre la Direction générale de l'Eau (Bénin) et l'Agence de l'Eau Seine-Normandie (France). Il s'agit d'une convention pour l'opérationnalisation de la gestion intégrée et participative des ressources en eau du bassin de l'Ouémé. Pour optimiser la gestion intégrée des ressources en eau du bassin de l’Ouémé, le Bénin à travers la Direction générale de l’Eau vient de signer un accord de coopération avec la France à travers l’Agence de l’Eau Seine-Normandie. Cet accord permettra de promouvoir une coopération technique entre les deux institutions. C’est via visioconférence que s’est déroulée la cérémonie de signature dudit accord. Philippe Armand Adjomayi, directeur général de l'Eau, indique que ce processus a démarré en 2020 grâce à l’ingéniosité d’un consortium d’organisations (Cidr Pamiga, Africa Green Corporation, Credel et Gire Sfn Ouémé) qui a porté l’idée et grâce à la perspicacité du Comité du bassin de l’Ouémé qui a jugé opportune la signature de cet accord. Le président du Comité du bassin de l'Ouémé, Firmin Kouton, préfet du département du Zou, a d’ailleurs exprimé sa satisfaction de voir aboutir ce processus. Il précise que c’est, entre autres, au grand bonheur des riverains du bassin de l'Ouémé qui sont souvent victimes du débordement des eaux. Patricia Blanc, directeur de l'Agence de l'Eau Seine-Normandie, va également se réjouir de ce partenariat qui est la preuve que les deux pays sont engagés dans la bonne gestion des ressources en eau. A en croire Olivier Aubourg, représentant du ministre de la Transition écologique et solidaire (France), le secteur de l'eau est important dans la politique de développement française et c’est ce qui justifie les nombreux partenariats signés en la matière. L’eau n’est pas moins importante dans la politique de développement du Bénin. « L'eau constitue la vie, l'eau est une denrée très importante pour les populations et le gouvernement du Bénin accorde une grande importance à ce secteur. Depuis 1998, le Bénin est passé à un mode de gestion intégrée. Notre pays s'est engagé à œuvrer pour l'atteinte de l'Objectif de développement durable 6 formulé comme suit : Garantir l’accès de tous à l'eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau… C’est à travers le Plan d’action national de gestion intégrée des ressources en eau », a soutenu Emmanuel Lawin, directeur de cabinet du ministre de l'Eau et des Mines. Il ajoute que dans le Programme d’action du gouvernement, le président de la République a opté pour l'accès de tous à l'eau potable à l'horizon 2021 à travers trois projets phares. Le directeur de cabinet du ministre de l’Eau et des Mines évoque ensuite d'ambitieuses réformes telles que la mise en place en 2017 de l'Agence d'approvionnement en eau potable qui assure en milieu rural les attributions de la Soneb ; et d’autres initiatives en cours notamment la création de l'Agence nationale des bassins hydrographiques du Bénin, le développement d'infrastructures multifonctions et la création d'un environnement favorable à la mise en valeur des ressources en eau. « C'est pour plus d’efficacité dans la mise en œuvre de son plan d’action que le Bénin s'est investi dans des solutions diplomatiques donnant lieu à des coopérations stratégiques. La signature du protocole d'accord pour la gestion intégrée des ressources en eau dans le bassin de l'Ouémé en est une illustration», a expliqué Emmanuel Lawin. Entre les lignes de l’accord Le protocole d'accord de coopération signé entre la Direction générale de l'Eau (Bénin) et l'Agence de l'Eau Seine-Normandie (France) comprend trois chapitres qui portent respectivement sur les dispositions générales, les engagements des parties puis les modalités de pilotage, de suivi, de résiliation et de transferts des droits et obligations. Prévu pour s’étendre de mars 2021 à février 2024, cet accord va consister en une coopération technique couvrant l’ensemble du territoire béninois avec priorité sur le bassin de l’Ouémé. Aux termes de l’accord, les deux institutions vont mobiliser des moyens humains, matériels et financiers. Il est à retenir que les droits et obligations de la Direction générale de l’Eau seront transférés à l'Agence nationale des bassins hydrographiques du Bénin dès sa création. D’une superficie de 47218 mille kilomètres carrés soit 41,14 % du territoire national, le bassin de l’Ouémé couvre 8 départements et 48 communes du Bénin. C’est le plus grand bassin du Bénin. Le bassin Seine-Normandie fait 94 500 kilomètres carrés soit, 18 % du territoire français et couvre 30 % de la population et 8664 communes. Société 23 févr. 2021


Programme d’action du gouvernement:Les réformes expliquées à la jeunesse de Grand-Popo
Faute d’information, certains jeunes de la commune de Grand-Popo se laissent berner par des individus qui tentent de les détourner de leur conviction sur la gestion du pouvoir par le régime du président Patrice Talon. Le Mouvement agir autrement pour l’avenir (M3a) en guerre contre cet état de choses a initié, dimanche 21 février, une causerie-débat à leur profit. A l’occasion, ministres et responsables à divers niveaux les ont soutenus. De jeunes engagés au service de leurs pairs et de leur communauté. On peut ainsi résumer l’activité initiée, dimanche 21 février dernier, au profit de la jeunesse de Grand-Popo par le Mouvement agir autrement pour l’avenir (M3a). Une causerie-débat sur les réformes et projets du gouvernement y compris ceux touchant au développement de la localité. « Il est important que les réformes du gouvernement soient mieux expliquées aux populations. Cette causerie est un exercice important à l’endroit des jeunes pour les mettre au même niveau d’information que ceux des autres communes », a précisé Jocelyn Ahyi, maire de la commune de Grand-Popo. Il apprécie cette initiative qui permet d’expliquer à la jeunesse son rôle pour qu’elle apporte sa pierre à l’oeuvre de développement. « Cette causerie est une aubaine pour expliquer les actions menées pour sauver les populations », retient-il. Pour la marraine de l’activité, Yvette Ayikoué, « le processus électoral en cours dans notre pays a révélé que les réformes politiques mises en œuvre par le gouvernement sont mal comprises ou mal expliquées à la jeunesse ». Interpellée par les jeunes pour une participation responsable au scrutin, elle s’est jointe à eux pour qu’une telle rencontre soit organisée. Objectif, extirper les jeunes de Grand-Popo des mailles de la désinformation. Bien informés, ils seront plus actifs et plus utiles pour leur communauté pendant et au-delà du processus électoral. Pour cette raison, le casting s’est voulu exigeant. Ont été conviés à la causerie, explique la marraine, des jeunes aux audiences avérées dans leurs localités qui pourraient restituer les informations auprès de leurs pairs pour une meilleure compréhension. Les responsables du mouvement ont surtout invité à cette occasion, Aurélien Armand Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et natif de la localité. Ils disent être en quête de repères et l’ont identifié comme bien d’autres pour être leurs devanciers. Le ministre leur tiendra d’ailleurs un discours qui rime bien avec cette philosophie. En invitant ces jeunes à donner du temps à la République et au changement en cours dans le pays, il leur expliquera que ce mouvement, le M3a est d’abord une école. Ils doivent donc « agir aujourd’hui pour un avenir meilleur », a exhorté le ministre. Se comporter autrement Tout en réitérant à l’occasion la primauté des partis sur les mouvements politiques au sein de la mouvance, il s’est voulu précis. « Nous n’allons pas cacher les initiatives citoyennes. Notre but, c’est de faire en sorte que les jeunes puissent se comporter autrement face à la réforme des institutions et du système partisan », soutient le ministre avant son appel à l’union et à la mobilisation. «Il faut qu’on change pour que Grand-Popo soit une vraie station balnéaire. Grand-Popo doit pouvoir être un modèle de développement», indique-t-il. M3a a aussi convié Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des Finances, pour l’aider à élucider ses craintes quant au supposé surendettement du Bénin depuis cinq ans. L’argentier national a eu droit à une belle brochette de questions auxquelles il a répondu dans des termes simples pour mieux expliquer à ces jeunes que le Bénin récolte juste les fruits de sa bonne gouvernance sur le plan international. Les réformes dans le secteur de l'éducation ont aussi fait l’objet d’un exposé présenté par Sylvie Hounzangbé Adoté alors que celles politiques ont été explicitées par Luc Sossa. Le secteur de la microfinance, les réalisations dans les secteurs du Cadre de vie et du Développement durable et de l'Agriculture ont été également présentées à ces jeunes. L’exercice sera répété, chaque fois que le besoin se fera sentir, ont promis les responsables du mouvement M3a. Société 23 févr. 2021


Rencontre annuelle de l’Ordre national des médecins du Bénin:La règlementation de la profession médicale au cœur des échanges
Du 17 au 20 février dernier, s’est tenue à Dassa la rencontre annuelle au titre de 2021 des conseillers nationaux et départementaux de l’Ordre national des médecins du Bénin. Cette rencontre a permis à ces derniers de faire le bilan des activités mises en œuvre au cours de l’année 2020 et d’élaborer le plan de travail pour l’année en cours. Les conseillers nationaux et départementaux de l’Ordre national des médecins du Bénin œuvrent pour une meilleure visibilité de leur institution. Dans ce cadre, ils ont tenu, du 17 au 20 février dernier à Dassa, leur rencontre annuelle au titre de 2021. Au cours de cette rencontre, les spécialistes de la santé ont eu à faire le point des activités menées l’année dernière et des projections pour une institution performante, visible et capable d’apporter des solutions concrètes aux maux des populations. Dominique Saka, médecin cardiologue et président du Conseil départemental de l’Atacora, a salué le mérite de tous les conseillers nationaux et départementaux pour l’atteinte des objectifs à eux fixés au cours de l’année 2020. « L’essentiel est que l’Ordre ait une meilleure visibilité non seulement au niveau des médecins mais aussi au sein des populations puisqu’il s’agit de leur santé », a-t-il ajouté. Il invite tous les médecins du Bénin à s’inscrire à l’Ordre et être à jour en ce qui concerne les cotisations. Docteur Eriolla Chabi, médecin pédiatre et secrétaire au Conseil départemental de l’Atlantique de l’Ordre des médecins du Bénin, informe quant à elle que l’Ordre national des médecins du Bénin est une institution qui a un conseil national et des conseils départementaux qui sont au nombre de 12. Selon elle, il s’avère important d’amener chaque conseiller départemental à informer les populations sur l’existence de l’Ordre, sur ses attributions et son rôle. « Les vœux sont émis pour que les difficultés dans l’exercice de cette tâche soient prises en compte par l’autorité», a-t-il ajouté. Bien-être des populations Prenant la parole, le professeur Francis Dossou, président de l’Ordre national des médecins du Bénin, affirme qu’il est important que les médecins pensent à eux-mêmes et qu’ils assurent les arrières de l’Ordre parce que cela y va de leur sécurité. En évoquant le cas des cabinets clandestins qui travaillent dans l’illégalité, il appelle les populations à la dénonciation. « Le médecin qui a appris son métier l’exécute avec conscience mais celui qui est venu pour tirer profit de la souffrance des autres crée assez de dégâts », a-t-il laissé entendre. Docteur Kamel Lafia, vice-président de l’Ordre national des médecins du Bénin, affirme qu’il est important pour l’Ordre de se réunir pour discuter du travail accompli et penser à l’avenir afin que les missions à lui assignées soient exécutées pour la satisfaction des populations. Il note que les perspectives augurent d’un avenir meilleur parce que l’Ordre est un creuset de professionnels de la médecine respectueux de la déontologie et de l’éthique. « Il s’agira de mieux organiser l’institution afin d’être beaucoup plus proche de la population qui, le plus souvent n’a pas l’information nécessaire pour comprendre le rôle que joue chaque acteur de la santé. Nous avons compris qu’il faut aller vers cette population afin de lui apporter la vraie information. Le plus grand bonheur d’un médecin, c’est quand sa population se sent bien », souligne-t-il. Il rappelle également à ses confrères l’importance de l’unité au sein de l’Ordre de même que les défis qui les attendent. Par conséquent, Il invite les populations à aller régulièrement en consultation, qu’elles soient en bonne santé ou pas afin de prévenir les maladies qui peuvent surgir. «Je leur recommande aussi d’avoir confiance aux professionnels de la santé et qu’en cas de doute, de ne pas hésiter à joindre l’Ordre national des médecins du Bénin», conclut-il. Société 23 févr. 2021


Conseil des droits de l’homme :Intervention forte du chef de l’Onu
La 46e Session du Conseil des droits de l’homme a débuté le 22 février par la première partie du segment de haut-niveau durant lequel 50 dignitaires, dont près d’une dizaine de chefs d’Etat ou de gouvernement, ont pris la parole pour surtout mettre en avant les défis découlant de la crise sanitaire. Mais c’est l’intervention du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, qui a marqué les esprits par sa gravité. Il est maintenant évident que la Covid-19 a non seulement aggravé les vulnérabilités et renforcé les inégalités, mais qu’elle a aussi ouvert la voie à de nouvelles attaques des droits humains. Dans son discours d’ouverture, le chef de l’Onu a rappelé que « les droits humains font partie d’un héritage commun », qu’ils «nous unissent les uns aux autres, d’égal à égal» et qu’ils « constituent la clé pour mettre fin aux tensions et bâtir une paix durable ». Inquiet, Antonio Guterres a souligné « qu’il ne se passe pas un jour sans qu’ils soient attaqués ». Le Conseil des droits de l’homme occupe une place centrale dans les efforts déployés à travers le monde pour régler les nombreuses questions ayant trait aux droits humains. Le contexte actuel exige « une vigilance constante ». La pandémie a mis en évidence les liens qui unissent notre grande famille humaine, mais aussi ceux qui relient les droits humains dans toute leur diversité, qu’ils soient civils, culturels, économiques, politiques ou sociaux. « Le Covid-19 a non seulement creusé les fossés qui nous séparent, aggravé les vulnérabilités et renforcé les inégalités, mais aussi ouvert de nouvelles lignes de faille, y compris en termes de droits humains. Les violations se multiplient pour former un cercle vicieux. Pour la première fois depuis des décennies, l’extrême pauvreté gagne du terrain », a déclaré le Secrétaire général. La pandémie a affecté de manière disproportionnée les femmes, les minorités, les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, les réfugiés, les migrants et les peuples autochtones. Des années de progrès en matière d’égalité des genres ont été réduites à néant. La jeunesse souffre: leur éducation a été interrompue et nombre d’entre eux n’ont qu’un accès limité aux nouvelles technologies ». Accès équitable aux vaccins L’incapacité d’assurer un accès équitable aux vaccins représente une nouvelle faillite morale. À eux seuls, dix pays se sont partagés plus de trois-quarts des doses de vaccins contre le Covid-19 administrées à ce jour. L'équité en matière de vaccins représente une étape décisive dans la réalisation des droits humains. Le nationalisme vaccinal nous renvoie en arrière. Les vaccins doivent être un bien public mondial, accessibles et abordables pour tous. Le virus s’attaque aussi aux droits politiques et civils et réduit davantage les espaces civiques d’expression. Des défenseurs des droits humains, des journalistes, des avocats, des militants, et même des professionnels de la santé, ont fait l’objet d’arrestations, de poursuites et de mesures d’intimidation et de surveillance pour avoir critiqué les mesures – ou le manque de mesures – prises pour faire face à la pandémie. Brandissant la pandémie comme prétexte, les autorités de certains pays ont pris des mesures de sécurité sévères et adopté des mesures d’urgence pour réprimer les voix dissonantes, abolir les libertés les plus fondamentales, faire taire les médias indépendants et entraver le travail des organisations non gouvernementales. Plus généralement, la pandémie a suscité des inquiétudes liées à l’utilisation abusive des données. En ce moment même, une vaste bibliothèque d’informations est constituée sur chacun et chacune d’entre nous. Pourtant, nous n’en possédons pas réellement les clés. Ces données sont utilisées à des fins commerciales, notamment de publicité et de marketing, et servent à augmenter les revenus de ces entreprises. Nos données sont également utilisées pour façonner et manipuler nos perceptions, sans que nous ne nous en rendions compte. Le monde a besoin d’un avenir numérique sûr, équitable et ouvert afin de veiller à ce qu’il ne soit pas porté atteinte à la vie privée ou à la dignité. Antonio Guterres a dit qu’il est urgent de redoubler d’efforts pour lutter contre « le fléau du racisme, de la discrimination et de la xénophobie » alimentés par « l’héritage de siècles de colonialisme et la persistance du patriarcat à travers les millénaires ». Il constate que « le racisme gangrène les institutions, les structures sociales et notre quotidien – parfois de manière invisible et insidieuse ». Selon lui, « la lutte contre la résurgence du néonazisme, de la suprématie blanche et du terrorisme à motivation raciale et ethnique, doit être intensifiée ». Suprématie blanche Le chef des Nations Unies a exprimé son inquiétude face aux « mouvements de suprémacistes blancs et les mouvements néonazis qui sont plus qu’une menace terroriste intérieure ». « Ils sont en train de devenir une menace transnationale. La menace que représentent ces mouvements de haine grandit de jour en jour. Aujourd’hui, ces mouvements extrémistes représentent la plus grande menace pour la sécurité intérieure de plusieurs pays ». Il constate que « bien trop souvent, ces groupes haineux sont encouragés par des personnes occupant des postes de responsabilité, ce qui semblait encore inimaginable il n’y a pas si longtemps». D’après lui, seule « une action concertée à l’échelle mondiale, pourra mettre fin à cette menace sérieuse et croissante ». Le Secrétaire général des Nations Unies a rappelé que la pandémie a encore exacerbé la discrimination à l’égard des femmes et des filles. En effet, la plupart des travailleurs en première ligne sont des femmes, dont beaucoup appartiennent à des groupes ethniques et raciaux marginalisés et se situent au bas de l’échelle économique. « La violence à l’égard des femmes et des filles a explosé sous toutes ses formes, des agressions en ligne à la violence domestique, en passant par la traite, l’exploitation sexuelle et le mariage d’enfants », a constaté Antonio Guterres. Le Chef de l’Onu a terminé son intervention en disant que « les problèmes qui ont été créés par les hommes ne pourront être réglés que par l’humanité tout entière. Mais ces solutions ne pourront être trouvées que dans le cadre d’un partage du pouvoir et de la prise des décisions et du respect du droit de chacune et de chacun d’y participer sur un pied d’égalité. Le moment est venu de remettre les pendules à zéro, de refaçonner, de reconstruire, de mieux redresser, dans le respect des droits humains et de la dignité de toutes et tous ». Il est convaincu que c’est par la détermination et la collaboration que l’objectif pourra être atteint. Par Catherine Fiankan-Bokonga, correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) International 23 févr. 2021


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