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Nouvelles

Rdc:Plus de 3 millions d’enfants menacés
Selon un rapport du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef), les milices actives en République démocratique du Congo (Rdc) menacent plus de trois millions d'enfants déjà déplacés sur le territoire. L’organisation s’interroge sur l’indifférence de la communauté internationale face à une des plus graves crises humanitaires au monde. Dans l’est de la République démocratique du Congo, une série d’attaques à la machette et aux armes lourdes ont obligé la population à fuir. D’après les chiffres des Nations Unies, on compte actuellement 5.2 millions de personnes déplacées en Rdc, soit plus que dans tout autre pays à l’exception de la Syrie. La moitié d’entre elles ont été déplacées au cours des douze derniers mois. Les familles déplacées vivent dans des camps surpeuplés sans accès à de l’eau propre, aux soins de santé et à d’autres services élémentaires. D’autres sont hébergées par des communautés locales pauvres. Dans les provinces les plus touchées par la violence (Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu et Tanganyika), plus de huit millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire aiguë. Au cours d’une conférence de presse avec Genève, représentant d’Unicef en Rdc, Edouard Beigbeder, a témoigné de la peur, la pauvreté et la violence qui constituent le quotidien des enfants déplacés. Enfants soldats Le document de l’agence onusienne contient les témoignages d’enfants qui ont été recrutés par les milices. Au cours des six premiers mois de 2020, les violations ont connu une hausse de 16 % par rapport à l’année précédente. Victimes d’agressions sexuelles et d’autres violations graves de leurs droits, ces jeunes ont de la difficulté à se projeter dans l’avenir. Le programme de réponse rapide dirigé par l’Unicef en partenariat avec des Ong congolaises tente d’apporter des solutions temporaires aux manques. Bâches, ustensiles de cuisine, jerricanes et d’autres produits essentiels ont ainsi été fournis à près de 500 000 personnes en 2020. L’aide aux populations déplacées se révèle complexe et est souvent entravée par l’insécurité et l’insuffisance des infrastructures de transport. Sécurité La sécurité est une préoccupation majeure pour les agents de l’agence en charge des enfants et pour ses partenaires. D’après le rapport, même si la situation reste très instable, l’armée congolaise tente de freiner l’action des milices et de réaffirmer l’autorité de l’État. Peu à peu, l’armée congolaise essaie de freiner le pouvoir des milices et de réaffirmer l'autorité de l'État mais la situation demeure très volatile. L’organisation rappelle que la communauté internationale a un rôle crucial à jouer. L’Unicef partage son inquiétude sur l’état de solidarité qui semble s’effriter. Actuellement, l’appel humanitaire 2021 lancé pour un montant de 384.4 millions de dollars n’est financé qu’à hauteur de 11 %. Edouard Beigbeder affirme que « sans une intervention humanitaire durable, des milliers d’enfants mourront de malnutrition ou de maladies, et les populations déplacées n’auront pas accès aux services élémentaires vitaux dont elles dépendent ». Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’office des Nations Unies à Genève (Suisse).   International 22 févr. 2021


Lancement de « Bénin, Quatre Can pour un quart de finale »: Sabin Loumédjinon offre son 3e ouvrage au monde sportif
Le troisième livre du journaliste sportif Sabin Loumédjinon, «Bénin, Quatre Can pour un quart de finale », a été lancé, vendredi 19 février dernier à Cotonou. C’était en présence du ministre Oswald Homéky, parrain de l’évènement et des autorités de la presse et du monde du sport. Subdivisé en deux parties, ce livre préfacé par le journaliste écrivain Jérôme Carlos retrace le parcours des Ecureuils en quatre phases finales de Coupe d’Afrique des Nations. Les férus du cuir rond et le public sportif béninois ont accueilli avec enthousiasme, vendredi 19 février dernier, à Cotonou, le livre «Bénin, Quatre Can pour un quart de finale » du journaliste sportif Sabin Loumédjinon. Préfacé par le journaliste-écrivain Jérôme Carlos, ce troisième ouvrage de l’auteur retrace le parcours des Ecureuils en quatre phases finales de Coupe d’Afrique des Nations, selon le journaliste Epiphane Bognanho, lors de la présentation de cette œuvre de 289 pages subdivisée en deux parties. Dans la première partie intitulée ‘’Les éditions de tâtonnements’’ qui comprend trois chapitres, Sabin Loumédjinon évoque la participation du Bénin à la Can Tunisie 2004, la Can Ghana 2008 et Angola 2010, les résultats peu reluisants réalisés par les Écureuils et surtout les deux grosses affaires qui ont marqué ces échéances, selon le présentateur de l’ouvrage. La deuxième partie " Pas fermes ou l’édition de la maturité" comprend quant à elle, cinq chapitres consacrés à la qualification historique des Ecureuils à la Can Egypte 2019 et la belle épopée de Stéphane Sèssègnon et ses coéquipiers au pays des Pharaons. A l’en croire, l’auteur replonge non seulement les Béninois dans les coulisses et les informations croustillantes de cette expédition mais aussi présente la biographie des acteurs ayant participé à cette belle histoire. Pour le présentateur de l’œuvre, alliant passion du football et amour de la patrie, l’ancien étudiant du Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information (Cesti) de l'Université Cheik Anta Diop de Dakar n’a pas occulté l’après-compétition, les perspectives et les pistes de solutions pour le développement du football au Bénin. Un livre riche d’archives Séduit par le parcours de Sabin Loumédjinon qui totalise plus de 30 années de présence dans la presse nationale et internationale, Epiphane Bognanho a fait remarquer le travail titanesque d’archiviste abattu par l’auteur dans son œuvre. « L’ouvrage contient également des archives inédites : les listes des différentes sélections du Bénin, des photos, les résumés des matchs qualificatifs, la liste des différents entraîneurs ayant qualifié le Bénin à une Can, la liste des buteurs ainsi que celle des ministres ayant connu le bonheur de qualifier le Bénin à une Coupe d’Afrique des Nations », a-t-il poursuivi. Ce livre constitue une mine d’informations que l’auteur qui a parcouru monts et vallées pour couvrir les évènements sportifs comme les éliminatoires de Can, les phases finales de Coupe d’Afrique des Nations, les Can et Mondial U20, les jeux africains, va laisser à la postérité, selon Sosthène Sèflimi Zohoun, journaliste sportif qui pense que ce livre aura été possible parce que le Bénin a été en quart de finale de la Can 2019. Pour lui, l’ouvrage qui paraît dans le contexte de la professionnalisation du football est un appel à la bonne gestion de la chose sportive. A l’en croire, les résultats engrangés à la Can Egypte 2019 témoignent de la dynamique insufflée à la famille du sport-roi depuis 2016 par le gouvernement du président Patrice Talon. « A l'avènement de ce gouvernement, il y a eu des prouesses car on ne pouvait pas atteindre de meilleurs objectifs si les crises n'étaient pas réglées », argue-t-il. Vérité des faits ! Parrain de la cérémonie de lancement, Oswald Homéky, ministre des Sports, n’a pas tari d’éloges à l’endroit de Sabin Loumédjinon qui, selon lui, a un parcours qui mérite respect et admiration. «Je voudrais avec vous rendre hommage à ce passionné du sport béninois», a-t-il déclaré. Pour lui, écrire pour raconter des faits, c’est la plus belle manière de laisser un héritage à la postérité. «Seuls les auteurs de par leur travail et leur génie, réussissent à travers leurs récits à laisser à la postérité la vérité des faits », a-t-il confié. Prenant l’engagement de participer à la promotion de cet ouvrage, il dit avoir accepté être parrain de l’évènement pour saluer la lucidité de cet auteur face à des faits réels. Heureux de l’engouement suscité par son œuvre, c’est avec une voix chargée d'émotion que Sabin Loumédjinon a salué tous ceux qui ont contribué à ce chef-d’œuvre. Il a témoigné sa reconnaissance à ses géniteurs, son épouse, ses enfants, amis et ses confrères qui constituent des symboles de motivation et d’inspiration pour lui. « Vous croyez en moi, je ne vous décevrai jamais », a-t-il déclaré. L’auteur a exhorté ses jeunes confrères à s’essayer à l’écriture afin que l’histoire du sport béninois soit connue. Il est prêt à continuer le combat et donne rendez-vous à ses lecteurs pour d’autres ouvrages. Sports 22 févr. 2021


Construction et rénovation du siège de la Cour constitutionnelle: Patrice Talon visite les nouveaux bâtiments
Les travaux de construction et de rénovation du siège de la Cour constitutionnelle ont pris fin à bonne date. Vendredi 19 février dernier, le chef de l’Etat Patrice Talon a effectué une descente sur le chantier afin de procéder à la réception du nouveau bâtiment. C’est en présence du président de l’institution, Joseph Djogbénou, du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato ainsi que d’autres personnalités. Patrice Talon s’est rendu, vendredi 19 février dernier, au siège en construction de la Cour constitutionnelle. Le chef de l’Etat a tenu à assister à la réception provisoire dudit siège, saisissant l’occasion pour visiter tous les compartiments du nouveau bâtiment. Préoccupé par la qualité des ouvrages, le président de la République a reçu d’amples explications de la part des techniciens. Au terme de la visite, il n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction pour le travail abattu par l’entreprise attributaire. Il l’exhorte, par ailleurs à corriger les petites imperfections relevées. D’un coût global d'environ deux milliards francs Cfa sur financement du budget national, la construction et la rénovation du siège de la Cour constitutionnelle visent à répondre à plusieures défis. Le premier est de permettre à la haute juridiction de remplir efficacement et dans les meilleurs conditions les missions qui lui sont assignées. A travers la rénovation du bâtiment, la 6e mandature de la Cour constitutionnelle tient également à offrir aux citoyens qui sollicitent l’institution, un cadre adéquat d’accueil et de bonnes conditions d’accessibilité. Au-delà de la mise aux normes du siège de la Cour, c’est une véritable métamorphose architecturale qui a été notée avec l’augmentation de la capacité d’accueil, la construction de nouveaux bâtiments pour les conseillers, la construction de nouvelles salles d’audience de même que l’aménagement d'espaces verts. Actualités 22 févr. 2021


Hommage au doyen honoraire de la Flash:Flavien Gbéto célébré pour sa contribution au développement de la linguistique
L’Université d’Abomey-Calavi accueille du 17 au 19 février un colloque international en hommage au professeur Flavien Gbéto, doyen honoraire de la Faculté des lettres arts et sciences humaines (Flash) et de la Faculté des lettres, langue, arts et communication (Fllac). À l’occasion, les participants venus de plus de vingt universités de onze pays d’Afrique et d’Europe vont se pencher sur les terminologies en langues africaines et leurs apports dans le développement des pays. « Terminologies en langues africaines : pratiques actuelles et perspectives pour la promotion des patrimoines, la science, l’enseignement et les productions spécialisées ». C’est le thème du premier colloque international organisé par le Laboratoire de dynamique des langues et cultures à Calavi (Labodylcal) en hommage à son directeur scientifique, le professeur Flavien Gbéto, doyen honoraire de la Faculté des lettres, arts et sciences humaines (Flash) et de la Faculté des lettres, langues, arts et communication (Fllac). Son parcours exceptionnel ne manque pas d’embûches, selon les témoignages sur l’heureux du jour, mais il a su tenir pour accomplir sa carrière d’enseignant à l’Université d’Abomey-Calavi, où dans quelques années, il sera appelé à faire valoir ses droits à la retraite. Ses étudiants, amis et collègues retiennent de lui un homme de dignité, rigoureux, humble, fidèle à l’esprit scientifique, impartial… qui a une grande capacité d’écoute. Cette rencontre internationale pour rendre un hommage mérité au professeur Flavien Gbéto va permettre aux participants venus d’une vingtaine d’universités de onze pays d’Afrique et d’Europe de se pencher sur l’utilité de la terminologie dans la communication. Selon les explications du docteur Charles Ligan, président du comité d’organisation, l’aménagement terminologique constitue un chantier très important de l’aménagement du corpus et de la promotion des langues. Car les terminologies adaptées stimulent et favorisent l’exercice des activités de communication, qu’elles soient économiques, financières, politiques, juridiques, médiatiques, culturelles ou artistiques. La mise à disposition des terminologies en Afrique, poursuit-il, accélère la circulation des informations et des savoirs à travers la traduction, l’interprétation, l’enseignement et bien sûr l’écriture scientifique ou littéraire. Affirmant que la recherche sur les terminologies dans les pays du Nord est une préoccupation essentielle au cœur de la politique linguistique nationale, Dr Charles Ligan informe que les domaines de formation auxquels l’on n’accorde pas souvent assez d’attention sont en réalité les moteurs de développement parce que nourrissant les autres. Chaque participant cerne l’importance des langues africaines dans le processus de développement, note Pascal Tossou Okry, doyen de la Faculté des lettres, langues, arts et communication (Fllac). Et à ce titre, il a indiqué que la Fllac se réjouit de l’énorme activité relative au colloque qui, selon ses dires, est un succès, car le contexte de pandémie n’a pas empêché le comité d’œuvrer pour l’encadrement de l’événement. Pour sa part, Maxime da Cruz, recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, apprécie l’aboutissement de ce colloque dans le contexte difficile de pandémie de Covid-19. Ce colloque s’ouvre au début d’un nouveau cinquantenaire de l’Université d’Abomey-Calavi, et constitue le signe d’un nouveau départ dans le processus de la recherche pour le développement impliquant des acteurs de divers domaines autour de la thématique centrale de la langue, instrument privilégié de la communication. Procédant au lancement du colloque, Youssao Saïdou, conseiller technique à la recherche, à l’innovation technologique et aux relations avec les établissements privés d’enseignement supérieur, représentant le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, estime que, loin d’être une cérémonie de reconnaissance, ces manifestations constituent un levier pour les enseignants-chercheurs. Elles doivent les inciter à travailler pour l’université, le pays et l’humanité. Rappelons que l’heureux du jour a exprimé toute sa reconnaissance aux organisateurs de la cérémonie et a promis de continuer dans la recherche pour impacter davantage. Education 19 févr. 2021


Sécurité des personnes et des biens au Bénin: Une feuille de route en élaboration pour transformer le secteur
Des responsables d’institutions impliquées dans le domaine de la sécurité au Bénin ainsi que de hauts gradés ont pris part, hier jeudi 18 février à Cotonou, à un séminaire réunissant des spécialistes opérationnels. Les travaux permettront de doter le pays d’une feuille de route pour contrer les nouvelles menaces régionales et mieux affiner une riposte nationale. L’activité est organisée avec le soutien de la délégation de l’Union européenne. Le séminaire de haut niveau sur l’adaptation du système sécuritaire au Bénin est l’aboutissement d’un long processus en cours depuis 2019 avec le premier déploiement des experts en réforme du secteur de la sécurité mis à disposition par l'Union européenne (Ue). Leur mission était d’approfondir davantage la coopération entre le Bénin et l’Ue dans le domaine de la sécurité. Le travail conduit par ces experts avec l'accompagnement de deux points focaux nationaux a permis d’effectuer une première analyse de l'état de préparation du secteur de la sécurité aux nouveaux défis, et surtout d'établir les bases d'une relation durable et mutuellement enrichissante avec les acteurs de la sécurité au Bénin. Un an après ces travaux qui ont balisé le terrain à une adaptation du système sécuritaire national, Sylvia Hartleif, ambassadrice, chef de la délégation de l’Ue, constate que les objectifs de la mission ont été atteints. « Notre partenariat est désormais une réalité rendue possible par les intérêts communs de nos institutions respectives, mais aussi par une confiance mutuelle que nous avons pu instaurer (..), et qui constitue indubitablement une condition préalable essentielle pour toute coopération dans un secteur si délicat », a assuré la diplomate européenne à l’entame des travaux de cet atelier. Pour elle, ce séminaire offre donc l’occasion de mesurer l'étendue des efforts de transformation déjà accomplis pour adapter le secteur de la sécurité du Bénin aux nouvelles menaces régionales, ainsi que d'identifier des actions complémentaires qui contribueront à compléter ce processus. Le Bénin ne tiendra pas ce challenge sans le soutien de l’Union européenne. L’organisation se veut un partenaire important sur ce projet pour deux raisons majeures. La première est liée à l'augmentation de la violence qui touche les populations de plusieurs pays voisins, et qui menace de s'étendre en direction du Bénin, indique Sylvia Hartleif. La deuxième raison repose sur les priorités de politique extérieure de l’Ue en Afrique de l'Ouest. En effet, le haut représentant de l'Ue pour les affaires étrangères et la politique de sécurité a réaffirmé en avril 2020 la nécessité de consacrer encore plus de ressources pour lutter contre l'extension de l'instabilité au-delà du Sahel, en annonçant un montant supplémentaire de 194 millions d'euros pour soutenir la sécurité, la stabilité et la résilience de la région. Un appui d’autant plus justifié que la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest est devenue plus préoccupante ces dernières années avec des actes de violence de masse perpétrés notamment au Mali, au Niger, au Burkina Faso et au Nigeria. Nourrir une discussion éclairée Les travaux de ce jeudi ont permis essentiellement d’échanger sur le processus d'adaptation du dispositif de sécurité nationale aux nouvelles menaces sécuritaires contre l'Etat et la population avec pour objectifs majeurs de consolider une compréhension commune du processus lancé depuis 2016 et visant à adapter le secteur de la sécurité du Bénin aux nouvelles menaces régionales, de préciser les priorités et identifier des actions complémentaires nécessaires à la bonne mise en œuvre de la suite de ce processus. Ils aboutiront à une feuille de route pour la transformation du secteur de la sécurité du Bénin. Document qui pourrait notamment servir plus tard à nourrir une discussion spécifique entre le Bénin, l'Ue et les États européens sur le soutien et l'assistance qu'ils pourraient apporter au secteur de la sécurité en cohérence avec les priorités nationales. Tous les efforts pour adapter le secteur de la sécurité du Bénin aux nouvelles menaces ont besoin d'être soutenus et l'Union européenne se positionne comme un partenaire privilégié du Bénin, rassure l’ambassadrice cheffe de la délégation de l’Ue qui voit cette rencontre comme «une opportunité précieuse pour nourrir le débat avec des idées concrètes ». Armand Nouatin, ministre délégué en charge de la Défense, assurant par ailleurs l’intérim de son collègue de l’Intérieur et de la Sécurité publique reconnait que la « pression terroriste descend progressivement vers les pays côtiers de telle sorte que la plupart des pays limitrophes du Bénin comme le Nigeria, le Niger et le Burkina Faso vivent déjà depuis longtemps, les affres de ce phénomène aux conséquences incalculables ». Le Bénin a sollicité l’appui de l’Union européenne pour faire face à cette menace déjà à ses portes. Cette requête répond de la volonté de l’Etat de disposer d’une expertise en réforme du secteur de la sécurité et pour la prévention de l’extrémisme violent, indique le ministre. Pour lui, les forces de défense et de sécurité doivent être en mesure de réagir aux menaces contre la quiétude des populations et cela passe par de tels exercices. Il s’est surtout réjoui des travaux réalisés en amont, notamment la collecte des données dans plusieurs localités du pays. Armand Nouatin se félicite surtout de cette analyse diagnostique qui apporte un regard extérieur sur tout ce qui a été fait récemment dans le domaine sécuritaire au Bénin. Les deux parties, fait-il observer, peuvent donc nourrir une discussion éclairée et travailler sur toutes les données recueillies pour les rendre fiables en vue d’une adaptation aux nouvelles menaces. Actualités 19 févr. 2021


Coffret anthologique de la musique béninoise de 1960 à ce jour: « Le meilleur de la mémoire musicale du Bénin »
Le coffret anthologique de la musique béninoise lancé, il y a quelques jours, à Cotonou, fait toujours parler de lui. Au-delà de la qualité de l’œuvre, beaucoup se posent encore des questions sur les coulisses de la réalisation de ce chef-d’œuvre. Florent Couao-Zotti qui en a été l’un des artisans en donne des détails. L'intérêt de ce coffret, c'est qu'on voit se côtoyer les artistes de plusieurs générations, depuis le vénérable El Rego (né en 1934) jusqu’au plus jeune, Nikanor (né en 1985). C’est de voir les groupes comme Poly Rythmo (formé en 1966) donner presque la main à Gangbé Brass Band (formé en 1992) et de voir des poètes comme Jolidon Lafia être sur la même lancée que GG Vikey ou le crooner Bluecky d'Almeida. Le coffret anthologique musical du Bénin est surtout « une belle brochette d’artistes de tous les horizons, de toutes les aires, de toutes les époques qui ont chanté notre vécu et continuent d'explorer notre histoire depuis soixante ans en projetant leurs propres imaginaires dans l'imaginaire d'un peuple si proche de ses artistes », soutient Florent Couao-Zotti, conseiller technique à la Culture du ministre en charge du secteur. Pour lui, la pluralité de l'identité de la musique béninoise n'a jamais fait de doute. « Par son essence originelle, elle se décline à travers une multitude de rythmes, de mélodies, d'instruments divers avec, souvent, des paroles issues d'une sagesse séculaire que l'histoire et la traversée des âges ont progressivement bonifiée. C'est de ce patrimoine que les créateurs modernes, groupes, instrumentistes et chanteurs se sont inspirés, depuis plus de soixante ans, pour produire des œuvres inoubliables », reconnait-il. Qu'ils soient du massè gohoun, du go-go, du tèké, du askey, du tchinkounmè, du toba, du zinli, du akohoun, du bolodjo, du akpala et de tant d'autres, les rythmes ont été réinvestis, retravaillés, revisités pour inscrire la mémoire musicale béninoise dans la modernité, poursuit le conseiller technique à la Culture du ministre. Seule difficulté, les archives de cette mémoire ont du mal à tenir. Malgré l'existence d'une industrie phonographique qui a tourné à plein régime dans les années 70-80 et la production de disques à succès d'artistes béninois pendant plus de six décennies, la conservation de l'ensemble des supports musicaux laisse à désirer, se désole Florent Couao-Zotti. En attendant de faire une mise à plat de la situation et d'en tirer ensuite les grands enseignements, le ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts a décidé de se risquer à une tâche ardue et passionnante. Celle de faire une anthologie de la musique béninoise, sélectionner les meilleures des œuvres les plus emblématiques du pays depuis soixante ans afin d'en réaliser un coffret. Un challenge Pour tenir ce challenge, il a fallu travailler sur chaque maillon du système pour ne pas le laisser faiblir. « L'équipe mise en place s'est voulue la plus professionnelle possible », reconnait-il. Au-delà de quelques mélomanes, elle regroupait des techniciens et des spécialistes de la musique béninoise : musiciens, programmateurs de spectacles, managers d'artistes. « À partir de plus de deux cents chansons, des confrontations ont été faites, avec, en observation, les critères qui permettent de procéder à la sélection. Cette phase qui a duré quelques mois a permis de retenir une première liste confiée aux experts qui ont procédé à la vérification des différentes sources des œuvres », confie-t-il. A l’étape suivante, avec des logiciels, ils ont renseigné leurs fiches techniques, ce qui a facilité l'accès aux détails, surtout la connaissance des auteurs originels. Mais déjà là, explique le conseiller technique, les premières difficultés ont vu le jour. L’équipe a été confrontée à la fiabilité de certaines bandes souches. « Malgré la qualité mélodieuse de certaines chansons, il était difficile de disposer de copie originelle pouvant permettre le travail de remasterisation », révèle Florent Couao-Zotti. Pour ce qui est de la sélection, il fallait, tout en gardant à l'esprit les critères d'éligibilité des titres, équilibrer la liste en respectant autant que faire se peut, les types de musique pratiqués par l'ensemble des artistes béninois, lâche-t-il. Ces embûches surmontées, on a vu le nouveau-né pointer son siège comme à la parturition. Outre la musique traditionnelle (1 Cd), le coffret est composé de la musique moderne d'inspiration traditionnelle (2 Cd), la musique de variété (1 Cd) et la musique tendance (1 Cd). Selon lui, « si l’on s’entend sur ce qu'est la musique traditionnelle et la musique moderne d'inspiration traditionnelle, la musique de variété appelle par contre une explication ». Les artistes béninois, influencés par les musiques africaines et afro-descendantes comme la rumba, le high-life, le calypso, la salsa, le zouk, la juju, le makossa et tant d'autres, excellent dans ces rythmes en les adaptant, à leur tour, à leurs talents », nuance-t-il. Quant à la musique "tendance", elle est faite de toutes les expériences singulières qu'ont menées certains artistes béninois au cours de ces décennies comme par exemple le jazz, le hip-hop ou la musique urbaine, conclut Florent Couao-Zotti. Culture 18 févr. 2021


Omc: Première femme et première Africaine Dg
L'Organisation Mondiale du Commerce (Omc), basée à Genève, a confirmé le Dr Ngozi Okonjo-Iweala, ancienne ministre des Finances du Nigeria, comme sa prochaine directrice générale. Cette décision met fin à une longue période de blocages orchestrés au cours du processus d’élection. La Nigériane est la première femme et la première Africaine à diriger la plus haute instance du commerce international. Sa tâche ne sera pas facile car de nombreux défis devront être relevés dont celui de la réforme de l’institution. Il aura fallu plus de six mois à l'Organisation Mondiale du Commerce (Omc) pour réussir à désigner son septième directeur général. Au cours d’une réunion spéciale du Conseil général de l’OMC, les Etats membres ont décidé par consensus que le Dr Ngozi Okonjo-Iweala, ressortissante du Nigéria, succédera, le 1er mars, au Brésilien Roberto Azevedo, qui avait décidé de quitter ses fonctions, en août 2020, avant la fin de son mandat. Boycott américain Le processus d’élection du directeur général de l’Omc s’était soudainement bloqué en octobre 2020 lors de sa dernière phase lorsque sur les huit candidats en lice, les représentantes de la Corée du Sud, Yoo Myung-hee, et du Nigéria s’étaient retrouvées en finale. Les Etats-Unis avaient informé les Etats membres par la voix de leur représentant auprès de l’organisation, l’ambassadeur Dennis Shea, qu’ils opposaient leur veto à la candidate africaine. Tout au long de son mandat, l’administration Trump n’avait cessé d’attaquer l’institution et avait même bloqué le mécanisme de règlement des différends entre pays. Dès lors, les Etats membres avaient décidé de repousser la désignation après l’élection présidentielle américaine en espérant un changement d’administration. Qui est la nouvelle cheffe de l’Omc ? Ngozi Okonjo-Iweala, 66 ans, expert en développement international, est diplômée en économie de l’Université de Harvard. Elle a été ministre des Finances et des Affaires étrangères dans son pays natal, le Nigéria, et est également ancienne directrice générale de la Banque mondiale. Ses activités actuelles incluent la présidence du conseil d'administration de Gavi, l'Alliance du Vaccin, qui vise à améliorer l'accès à la vaccination dans les pays pauvres. Elle codirige également le pool de vaccins Covax, une initiative visant à promouvoir l'égalité d'accès aux vaccins contre la Covid19 dans le monde. Après de longues années de résidence aux Etats-Unis, elle a obtenu la nationalité américaine en 2019. Selon sa biographie officielle, elle est une réformatrice, une militante anti-corruption et une « négociatrice qualifiée ». Défis L’organisation Mondiale du Commerce doit faire face à de nombreux défis. Avec son mécanisme de règlement des différends bloqué par l'administration Trump et les tensions commerciales persistantes, notamment entre les États-Unis et la Chine, l’Omc a, avant tout, besoin d’être réformé. Lors d’un événement organisé par l’Association des Correspondants Accrédités auprès de l’Onu (Acanu) le Dr Ngozi Okonja-Iweala avait déclaré qu’elle avait « hâte de relever le défi » et de « procéder à des réformes profondes nécessaires » pour repositionner l'organisation sur l’échiquier mondial. A plusieurs reprises tout au long de sa campagne, l’économiste nigériane a aussi déclaré vouloir intensifier les efforts mondiaux pour lutter contre la Covid-19. Premier mandat écourté Les directeurs généraux de l’Omc ont toujours eu pour habitude de débuter leur mandat le 1er septembre. Les obstacles placés sur la route de la candidate africaine ont entraîné un retard de six mois dans sa désignation. Les Etats-membres ont décidé que, malgré ces circonstances, ce premier mandat achèvera le 31 août 2025. Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès des Nations Unies à Genève (Suisse) International 18 févr. 2021


CAN U-20 Mauritanie 2021: Belle entame pour le Cameroun, le Ghana et le Maroc
Les rencontres de la première journée de la 6e édition de la Coupe d’Afrique des moins de 20 ans se sont achevées, mardi 16 février dernier avec des fortunes diverses pour les équipes en compétition. En match inaugural du tournoi, le pays hôte, la Mauritanie, a été défait (1-0) par le Cameroun. Sunday Junior a offert la victoire aux Lionceaux indomptables du Cameroun en toute fin de match. Représentant de l’Union des fédérations de football d’Afrique centrale, la République centrafricaine (Rca), a concédé un nul (1-1) face à la Namibie. Le Mozambique a courbé l’échine devant l’Ouganda (2-0) grâce aux buts de Derrick Kakooza et de Steven Sserwadda. Le Burkina Faso et la Tunisie se sont séparés dos-à-dos (0-0). Les Lionceaux du Maroc ont aussi pris le dessus sur la Gambie par le score de 1-0. Vainqueur du tournoi qualificatif de l’Ufoa B  au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo en décembre dernier, les Black Satellites du Ghana ont humilié la Tanzanie en lui infligeant une défaite de 4-0. La compétition se poursuit ce mercredi 17 février dans le groupe A avec deux matchs au programme. Le Cameroun va affronter l’Ouganda tandis que la Mauritanie tentera de se relancer face au Mozambique.  la Mauritanie a été défaite en match d'ouverture par le Cameroun Sports 17 févr. 2021


Ronald Koeman à la fin du match Barça-Psg: « Je peux te mentir mais quand tu perds 4-1, il y a peu d'options »
Interrogé par Movistar, diffuseur de la Ligue des Champions en Espagne après la désillusion des Blaugrana, l’entraîneur du Fc Barcelone Ronald Koeman s’est voulu lucide et assez clair sur l’avenir de sa formation dans la compétition. Pessimiste, il déclare : « Il y a toujours un match retour, mais un 1-4 normalement c'est compliqué à remonter, je peux te mentir mais quand tu perds 4-1, il y a peu d'options ». L'ancien joueur d'Everton n’a pas hésité également à reconnaître la supériorité de cette équipe parisienne conduite au sommet de la gloire par Kylian Mbappé.  « ils ont été supérieurs, très efficaces, surtout avec Mbappé. La première période était un peu plus équilibrée, avec cette occasion d'Ousmane, mais en deuxième période on a trouvé des problèmes. Ils ont prouvé, avec le ballon mais surtout physiquement, être supérieurs à nous ». A l’en croire, le Psg a prouvé avoir une équipe plus complète que le Barça de Leo Messi. « il faut l'accepter, physiquement, avec son expérience, le PSG est devant nous », a-t-il conclu. Ronald Koeman, entraineur du Fc Barcelone Actualités 17 févr. 2021


Fifa : Gianni Infantino entame une tournée africaine
Gianni Infantino, président de la Fédération internationale de Football Association (Fifa), a démarré sa tournée africaine par la République Islamique de Mauritanie.  A son arrivée, il a été accueilli par le président de la Fédération mauritanienne de football (Ffrim) Ahmed Yahya. Les deux hommes se sont rendus ensuite au Stade municipal de Nouadhibou pour l’inauguration de ce stade qui dispose d'un terrain en gazon artificiel financé avec l’aide du programme Forward de la Fifa. La Fifa est très fière de l’utilisation qui a été faite du programme Forward de la Fifa au nouveau Stade municipal de Nouadhibou, qui constitue un cadre idéal pour la Coupe d’Afrique des Nations U-20 de la Caf.  Il s’est réjoui de la meilleure gestion des ressources de ce programme. C’est pourquoi, il a félicité la Ffrim et son président Ahmed Yahya, ainsi que la Caf, pour avoir réussi à organiser ce tournoi dans les conditions sanitaires actuelles. «  Cette compétition est une magnifique vitrine pour les meilleurs espoirs du football africain. Personnellement, j’ai hâte de savoir qui soulèvera le trophée ! », a-t-il conclu. Signalons que le président de la Fifa rencontrera également lors de sa tournée africaine plusieurs associations membres de la Fifa, mais aussi des chefs d’États, ainsi que le président de l’Union africaine, Félix Tshisekedi.   Sports 17 févr. 2021


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