La Nation Bénin...
Nouvelles

Le concours de recrutement de 80 auditeurs de justice communément appelés élèves magistrats devant se tenir, ce samedi 27 mai à Cotonou, n’aura plus lieu.
En effet, le concours a été reporté sine die par le juge des référés de la chambre administrative du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Cette ordonnance a été prise suite à une plainte du candidat Nicoli Géovani Judicaël Assogba dont le dossier a été rejeté pour défaut de conformité relativement à ses actes d'état civil et attestation de diplôme. Mécontent, celui-ci a saisi le juge administratif d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du rejet de son dossier de candidature. Une décision qui tarde à tomber et n’est même pas sûre d’intervenir avant demain, date prévue pour le déroulement du concours. Face à la situation qui rend impossible la participation du candidat à ce concours si la date du 27 mai est maintenue, le juge des référés administratifs du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou a déclaré l’action du plaignant recevable et jugé irrecevables les observations sur le dossier du ministère chargé du Travail et de la Fonction publique et de l’Agent judiciaire du Trésor (Ajt). Il a ordonné le report à une date ultérieure de la tenue de ce concours, en attendant la décision du juge administratif saisi du recours pour excès de pouvoir. Le processus d’organisation de ce concours par le ministère chargé de la Fonction publique en liaison avec celui de la Justice, est donc provisoirement suspendu n
Th. C. N.
Société 26 mai 2017

Le Centre du roi Salman pour le secours et les œuvres humanitaires de l’Arabie Saoudite a procédé, ce lundi 22 mai à Cotonou, à la remise officielle d’un don de 50 tonnes de dattes à la communauté musulmane béninoise.
Dans le cadre du jeûne musulman qui démarre samedi 27 mai prochain, le Centre du roi Salman pour le secours et les œuvres humanitaires de l’Arabie Saoudite fait preuve de générosité envers la communauté islamique béninoise. C’est à travers un don de 50 tonnes de dattes, soit 2500 cartons, destinés à soutenir les musulmans béninois pendant le mois de carême. D’un montant de 42 millions de F Cfa, le geste constitue une véritable bouffée d’oxygène. C’est le secrétaire général du ministère en charge des Affaires étrangères, Marc Hermanne Araba, qui a réceptionné le lot dans les locaux dudit ministère. Les deux parties ont procédé à la signature de l’accord relatif à ce don.
Selon le représentant du centre, Ibrahim Al-Mugrin, le geste vise à permettre à la population musulmane du Bénin de bien passer le Ramadan qui débute à la fin de ce mois. Ce geste, dit-il, constitue la première étape d’une série d’activités de ce genre. « Nous sommes de passage et serons certainement de retour encore bientôt », annonce-t-il, en remerciant le Gouvernement du Bénin pour les facilités qu’il lui a accordées dans ce sens.
Pour le secrétaire général du ministère en charge des Affaires étrangères, Marc Hermanne Araba, le geste de la partie saoudienne est devenu presqu’une coutume. « Déjà en 2015 et 2016, nous avons bénéficié des mêmes gestes du peuple saoudien », rappelle-t-il. « Il est revenu encore à la charge cette année pour soulager nos frères et sœurs musulmans », se réjouit-il. Il s’agit donc, selon lui, d’une preuve supplémentaire de la diversité et de la vitalité de la coopération bénino-saoudienne. Il a promis une répartition équitable du don en direction des bénéficiaires sur toute l’étendue du territoire national. « Les dispositions sont déjà prises pour que ce don aille effectivement vers les plus démunis », rassure-t-il, avant de souhaiter un mois béni de Ramadan rempli de grâces et de bénédictions divines¦

Les choses se clarifient de plus en plus à l’Assemblée nationale. Quinze députés Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), bras politique de l’ancien président de la République, Boni Yayi, et alliés ont décidé de suspendre désormais leur participation aux activités de cette alliance. Ils déclarent tous leur soutien aux actions du Gouvernement du président Patrice Talon. Ils ont fait un point de presse à l’issue de la séance plénière de ce jeudi 11 mai au Palais des gouverneurs à Porto-Novo.
Selon la déclaration lue par l’honorable, Benoît Dègla, les quinze députés signataires du document fustigent la manière dont l’alliance est gérée au lendemain de la présidentielle de 2016 qui a consacré l’élection du président Patrice Talon contre le candidat Lionel Zinsou soutenu par la coalition politique. « Les leçons tirées de cette mauvaise gestion de notre alliance attendent toujours d’être tirées. Mieux, le retrait de certaines forces politiques membres fondateurs de l’alliance a entamé la politique d’autodestruction de l’alliance Fcbe. Les députés qui pourtant, constituent le principal reliquat politique de l’alliance après les dix ans de gouvernance du président Boni Yayi subissent durement les conséquences de la mauvaise gestion de notre alliance au sein du Parlement », dénoncent Benoît Dègla et ses collègues Fcbe signataires de cette déclaration. Il s’agit en l’occurrence d’Adam Bagoudou, Gilbert Bagana, Bida Yousoufou, Rosine Dagniho, Pascal Essou, Rachidi Gbadamassi, David Gbahoungba, Barthélémy Kassa, Sabaï Katè, Jean-Eudes Okoundé, Valère Tchobo et André Okounlola ainsi que leurs alliés à savoir Octave Houdégbé de l’Alliance nationale pour la démocratie et le développement (And) et Lucien Houngnibo de l’Union pour le Bénin (Ub). Ils fustigent surtout le comportement de certains membres de la coordination nationale de l’alliance qui, unilatéralement, ont décidé de faire adhérer l’alliance au Front baptisé « Sursaut patriotique » qui a milité en faveur du rejet du projet de révision de la Constitution. « Ce faisant, la coordination nationale a logiquement et consciemment dynamité le groupe des 29 députés Fcbe et alliés, et les résultats du vote de la prise en considération du projet de révision de la Constitution ont révélé la profondeur de la fracture politique au sein de ce groupe », poursuit leur porte-parole, Benoît Dègla. Les quinze députés proclament désormais leur soutien « indéfectible » au président Patrice Talon et à son programme d’actions. Ils n’entendent pas « se laisser manipuler pour servir des intérêts inavoués et résolument frappés d’insincurité politique »?
Th. C. N.
Politique 12 mai 2017

L’Institut des sciences biomédicales appliquées (Isba) de l’Université d’Abomey-Calavi a abrité, ce mardi 9 mai, la première Journée sur la résistance aux antibiotiques au Bénin. L’initiative vise à ouvrir le débat pour une riposte contre la résistance bactérienne aux antibiotiques souvent consommés de manière inappropriée.
« L’absence d’actions aujourd’hui contre la résistance bactérienne sera à l’origine demain d’une absence de guérison des maladies infectieuses ». Cette alerte de la directrice générale de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) en 2011, le professeur Delphin Mêhinto, doyen de la Faculté des Sciences de la santé (Fss) de l’Université d’Abomey-Calavi, la prend à son compte pour signifier l’enjeu de la résistance aux antibiotiques au Bénin.
L’initiative d’une journée consacrée à cette question vient, pour lui, à point nommé pour permettre aux experts dans diverses disciplines de confronter leurs idées non seulement sur la gestion des infections à bactéries résistantes mais également sur le mécanisme de lutte contre le développement de la résistance aux antibiotiques au Bénin. Il assure que l’usage intensif et inapproprié des antibiotiques a abouti au développement rapide de la résistance à ces médicaments bien que les infections autrefois facilement guérissables soient de plus en plus difficiles à traiter. Cette nouvelle donne médicale, poursuit-il, induit une augmentation significative de la durée d’hospitalisation des patients, du coût de leur prise en charge, de la morbidité et de la mortalité liées aux maladies infectieuses. « Notre pays est caractérisé, entre autres, par un taux élevé d’automédication, la faible maîtrise du circuit du médicament, l’insuffisance de personnel qualifié conduisant souvent à la prescription des médicaments par du personnel inapproprié, l’absence de documents de normes et procédures en matières d’utilisation des antibiotiques », diagnostique le professeur Delphin Mêhinto qui attend qu’une thérapeutique appropriée soit proposée au développement vertigineux de la résistance aux antibiotiques.
Enjeu de santé publique
L’Oms estime qu’en 2015, il y a eu environ 480 000 cas de tuberculose multirésistante et seulement 52% de ces cas ont été traités avec succès. « La prescription irrationnelle des antibiotiques, leur délivrance sans contrôle professionnel et leur surconsommation par le grand public, favorisent de plus en plus l’émergence et la propagation de ces cas de résistance avec un triple impact dramatique, à savoir la prolongation des hospitalisations, l’augmentation des dépenses de santé de ces familles et une hausse de la moralité », appuie Al Fateh Onifadé, conseiller chargé des médicaments au Bureau de l’Oms à Cotonou. Il souligne qu’en l’absence d’antibiotiques sûrs et efficaces pour prévenir et traiter les infections, certaines interventions chirurgicales telles que les césariennes, les appendicites aigües, la chimiothérapie et les transplantations d’organes, deviennent des actes médicaux à haut risque, compromettant ainsi les précieux acquis de la médecine contemporaine. Il défend l’organisation d’une riposte urgente dans une approche coordonnée. Du coup, il informe que l’Oms a élaboré en 2015 un plan d’actions mondial qui vise à préserver sa capacité de prévenir et de traiter les maladies infectieuses à l’aide de médicaments sûrs et efficaces. Pour orienter la recherche-développement, l’organisme onusien a publié en février dernier une liste de 12 familles de bactéries les plus menaçantes pour la santé humaine contre lesquelles il est urgent d’avoir de nouveaux antibiotiques. « Nos efforts devront aller dans le sens de l’amélioration de la sensibilisation et la compréhension du phénomène, du renforcement de la surveillance et la recherche, la réduction de l’incidence des infections, l’optimisation de l’usage des antibiotiques et l’allocation d’investissements durables », conclut Al Fateh Onifadé.
Le 3 septembre 1928, Dr Alexander Fleming, de retour de vacances, constate que les boîtes de Petri, où il faisait pousser des staphylocoques, ont été envahies par un champignon microscopique dénommé Penicillium notatum, qu’utilisait son voisin de paillasse. Cette découverte fortuite conduira à la mise au point, quelques années plus tard, du premier antibiotique, la Pénicilline qui a marqué le début de l’ère des antibiotiques. Le professeur Delphin Mêhinto soutient que ces médicaments ont révolutionné la prise en charge des maladies infectieuses et ont eu, dans le monde, un impact significatif sur l’espérance de vie en l’allongeant de plus de dix ans en moins d’un siècle.

La première session de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou pour l’année 2017 a pris fin, vendredi 28 avril dernier. C’est par une réunion de quelques magistrats du siège et du parquet ayant animé les différentes audiences que Célestine Bakpé, la première présidente de la cour d’appel de Cotonou, a fait le point de ladite session.
Sur les 34 dossiers enrôlés pour 46 accusés, 33 ont été jugés et l’une des procédures n’a pas abouti ; 5 dossiers sont renvoyés, 2 accusés ont été acquittés, et 30 condamnations ont été prononcées avec diverses fortunes. Tel est le point que Célestine Bakpé a fait juste après le prononcé du verdict de la dernière affaire inscrite au rôle de la session clôturée.
La première présidente de la cour d’appel en a profité pour féliciter tous les acteurs. Elle a témoigné sa gratitude, notamment aux avocats, jurés, officiers de police judiciaire, aux membres du service d’ordre. Le garde des Sceaux a été félicité pour l’écoute et l’accompagnement tout au long de cette session.
Société 02 mai 2017

Lancée le 18 avril dernier, la deuxième tranche de l’emprunt de 35 milliards de francs CFA du groupe bancaire Oragroup a été présentée aux investisseurs béninois, ce mercredi 26 avril, à Cotonou. D’un montant de 13 800 millions de francs CFA, cet emprunt qui sera mobilisé, du 18 avril au 19 mai, permettra au groupe d’investir dans l’extension du réseau Orabank et ses services à la clientèle, essentiellement les particuliers et les Petites et moyennes entreprises (PME).
Un montant total de 13 800 millions de francs CFA à mobiliser durant la période du 18 avril au 19 mai prochain, valeur nominale 5 millions de francs CFA, pour une durée de 18 mois avec un taux de 5,75% brut par an. Ce sont là les caractéristiques de la deuxième tranche de l’emprunt de 35 milliards de francs CFA que le groupe bancaire Oragroup a présentée aux investisseurs béninois, hier lors de la cérémonie de lancement présidée par la directrice générale du groupe, Binta Touré Ndoye.
En effet, à l’issue de la première tranche de l’émission entamée le 1er septembre 2016, Oragroup, selon la directrice générale, avait enlevé 21,2 milliards de francs CFA, soit une sursouscription de 6%. Avec ces nouvelles marges de manœuvre, Oragroup pourra, selon Binta Touré Ndoye, investir dans l’extension du réseau Orabank.
Selon la présentation faite par la représentante du collectif des Sociétés de gestion et d’intermédiation, Marie Odile Séné K, directrice générale de CGF Bourse du Sénégal, ce programme d’émission est agréé par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) et arrangé par les deux sociétés de gestion et d’intermédiation SGI Togo et CGF Bourse du Sénégal. Il bénéficie d’une garantie à 100% du Fonds Gari avec l’appui de son principal actionnaire African Garantee Fund (AGF), créé par la Banque africaine de développement (Bad).
Les souscriptions, précise la directrice générale de CGF Bourse, peuvent être effectuées auprès de toutes les SGI agréées par l’Uemoa. C’est une opération par appel public à l’épargne qui fait suite à un prêt interbancaire de 20 milliards de francs CFA obtenu en juillet 2016 auprès de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD).
Avec toutes les garanties, la deuxième tranche de l’émission de billets de trésorerie, expliquent la directrice générale du groupe, le directeur général de Orabank Bénin, Mady Compaoré et les représentants des SGI, est une opération sécurisée. C’est pourquoi, ils ont tous invité les investisseurs béninois à ne pas hésiter avant d'y souscrire.
Une santé financière solide
La cérémonie de lancement de cette deuxième tranche de l’emprunt a été une occasion pour la directrice générale de Oragroup de repréciser que son groupe a une santé financière solide.
Au cours de la conférence de presse qu’elle a animée avec le directeur général de Orabank Bénin et les représentants des SGI, en prélude à la cérémonie de lancement, Binta Touré Ndoye a déclaré que son groupe a connu une très forte croissance. Ce qui lui a permis de passer d’une présence dans cinq pays de l’Afrique de l’Ouest et centrale à une dimension panafricaine avec des filiales dans douze pays. Cette forte croissance, selon elle, a notamment été accélérée par l’acquisition du réseau des Banques régionales de solidarité (Brs) en 2003.
Dans l’attente de la prochaine assemblée générale du groupe qui validera les résultats 2016, Binta Touré Ndoye annonce que la taille du bilan s’établit à plus de 1 630 milliards de francs CFA, les dépôts de la clientèle à 1 060 milliards de francs CFA et les crédits à 1 118 milliards de francs CFA.
Oragroup qui participe au financement de grandes entreprises qu’elles soient privées ou publiques accorde aussi des facilités aux particuliers, aux petites et moyennes entreprises (PME), aux grands projets dans les économies de la sous- région ouest-africaine, compte aujourd’hui 1 650 collaborateurs et une centaine d’agences.
Economie 27 avr. 2017

Le Royaume de Belgique a signé avec le Bénin la convention de financement de deux projets relatifs le premier à la lutte contre le mariage forcé des enfants au Bénin et le second à l’amélioration des résultats de la santé de la reproduction des jeunes et des femmes vulnérables. C’était hier mardi 25 avril, entre le ministre belge de la Coopération et du Développement et les représentants résidents au Bénin de l’Unicef , puis de l’Unfpa, au ministère du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, en présence du ministre Adidjatou Mathys.
Trois millions deux cent soixante dix mille (3 270 000) euros, soit environ 2 125 500 000 francs CFA. C’est le montant mis à la disposition du Bénin par le Royaume de Belgique pour lutter contre le mariage forcé des enfants et améliorer les résultats de la santé de la reproduction des jeunes et des femmes vulnérables.
Il s’agit de deux projets qui ont fait l’objet d’une signature de convention de financement entre le Royaume de Belgique et les représentants résidents de l’Unicef au Bénin et son collègue de l’Unfpa devant le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, Adidjatou Mathys.
A la signature de la convention de financement relative à la lutte contre le mariage forcé des enfants, le représentant résident de l’Unicef au Bénin, Dr Claudes Kamenga, a fait savoir que c’est un partenariat salutaire. Car, la signature de la convention intervient à quelques semaines du lancement d’une campagne nationale dénommée « Campagne tolérance zéro aux violences faites aux enfants ». Menée par le Gouvernement béninois, dit-il, cette campagne vise à briser le silence, à combattre la banalisation des violences et les abus sexuels en particulier, le mariage des enfants.
Claudes Kamenga estime que le projet vient soutenir le travail du Gouvernement béninois dans ce combat contre le mariage forcé qui détourne les enfants de l’école. C’est un fléau qui met la santé des enfants en danger, les empêche de maîtriser leur sexualité, bref qui les dépossède de leur choix de vie. C’est pourquoi, l’Unicef, rassure-t-il, ne ménagera aucun effort dans ce combat aux côtés du Gouvernement et ses partenaires.
Pour sa part, le représentant résident de l’Unfpa au Bénin, Koudaogo Ouédraogo a rappelé que c’est grâce aux ressources propres que son organisme finançait ses activités dans ce domaine. C’est pourquoi, il a remercié le Royaume de Belgique pour cet appui avant de relever que c’est la première fois que ce pays appuie un projet relatif à la santé de la reproduction.
Pour sa part, le ministre belge de la Coopération et du Développement Alexander De Croo, se dit heureux de la signature de cette convention de financement des deux projets entre son pays et les représentations au Bénin de l’Unicef et de l’Unfpa. Il s’agit, dit-il, des projets qui visent à éviter aux enfants de subir des violences. « C’est ce que nous faisons avec des organisations non gouvernementales et des autorités », précise-t-il.
Des statistiques
Très fière des deux projets financés par le Royaume de Belgique, le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, Adidjatou Mathys, a rappelé que l’enfant est le père de l’homme. A ce titre, il constitue la continuité de la famille et la relève de qualité pour assurer le développement durable d’une nation. Le Gouvernement dans son programme d’actions 2016-2021 accorde, selon elle, une place de choix à cette cible, évaluée à plus de 45% de la population globale.
Adidjatou Mathys regrette que l’enfant ne soit point épargné par les multiples problèmes existentiels, socioculturels et économiques auxquels les pays de l’Afrique subsaharienne sont confrontés. 40% des filles en Afrique subsaharienne, indique-t-elle, sont mariées durant leur enfance.
Au Bénin, les statistiques révèlent que trois filles sur dix sont encore mariées contre leur gré. Ces filles, pour la plupart déscolarisées, exposées aux maladies sexuellement transmissibles, tentées par des avortements clandestins, sont privées de leur liberté, de leur adolescence et de leur joie de vivre. C’est face à cette situation qui fait partie des défis à relever, qu’il a été soumis dans le cadre de la coopération liant le Bénin au Royaume de Belgique, deux projets au profit des enfants et des femmes.
Le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales a remercié le Royaume de Belgique pour l’appui substantiel qu’il a apporté au Bénin en vue de la mise en œuvre desdits projets. Elle a rassuré le ministre belge de la Coopération et du développement que d’ici une semaine qu’elle organisera une rencontre avec les partenaires privilégiés que sont l’Unicef et l’Unfpa pour définir ensemble avec eux les termes de référence de la mise en œuvre des différents projets.
Actualités 26 avr. 2017

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, a reçu en audience, ce mercredi 12 avril, quatre ambassadeurs béninois nouvellement nommés et en instance de rejoindre leurs postes respectifs. Il s’agit des ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires du Bénin près le Royaume d’Arabie Saoudite, Fadilou Moutaïrou ; celui près le Canada, Clément Noukpo Kiki ; près la République d’Ethiopie et l’Union Africaine, Thimothée Odjo et celui du Bénin au Ghana, Martine Françoise Dossa.
Les quatre diplomates béninois sont allés se présenter au président Ousmane Batoko et saisir l’occasion, comme le veut la tradition diplomatique, pour recueillir ses conseils pour la réussite de leurs missions et mériter la confiance placée en eux par le chef de l’Etat qui les a nommés.
Ousmane Batoko, en fin connaisseur des juridictions qui accueillent très prochainement ses hôtes, a invité chacun d’eux à représenter dignement le Bénin. Il leur a dit à cet effet ce que doit faire un ambassadeur, ce qu’il ne doit pas faire. Ousmane Batoko a indiqué à la délégation de toujours rendre compte à la hiérarchie à Cotonou de leurs actions et surtout de leurs difficultés.
Il a conseillé par exemple à l’ambassadeur du Bénin près le Ghana d’inscrire au rang de ses priorités le renforcement de la présence de notre pays au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). L’ambassadeur du Bénin près l’Ethiopie, quant à lui, se doit d’intensifier la coopération entre notre pays et l’Union Africaine (UA) pour faire profiter davantage le Bénin des atouts de cette organisation panafricaine.
La porte-parole de la délégation, Martine Françoise Dossa, s’est dit satisfaite de la qualité des échanges avec le président de la Cour suprême qui a confirmé tout le bien qu’on dit de lui en matière d’expériences diplomatiques n
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 13 avr. 2017

Un incendie s’est déclaré, samedi 18 mars dernier à Boclohoué, un village de l’arrondissement de Badazouin, commune de Bopa. Les flammes ont détruit au moins dix-neuf cases et des greniers, selon le maire Frédéric Dandevèhoun. Aucune perte en vie humaine n’a été constatée. En revanche, plusieurs ménages sont sérieusement éprouvés. « Les sinistrés manquent de tout y compris des effets vestimentaires brûlés par les flammes », a détaillé l’autorité communale.
Face à cet état de précarité, la mairie a offert deux colis de fripes. Mais il en faut bien plus pour soulager les sinistrés. Les regards sont tournés vers le conseil communal qui devra prendre une délibération pour aider à reconstruire Boclohoué, localité située sur des terres noires.
« Nous lançons un S.O.S. en direction du Gouvernement et des personnes de bonne volonté pour contribuer à cette œuvre de reconstruction, les moyens de la commune de Bopa étant très limités », a plaidé, à son tour, le maire Frédéric Dandevèhoun.
Le sinistre s’est produit en présence de ce dernier. Il était dans la délégation du professeur Mathurin Nago qui effectuait une tournée politique dans la localité. Les causes de l’incendie ne sont pas encore élucidées. Avant Boclohoué, des cas d’incendie avaient été enregistrés, au cours de cette année, à Houéyogbé et Grand-Popo, dans le même département : le Mono.
Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo
Société 21 mars 2017

Les rois et chefs traditionnels devraient jubiler à la suite de l’audience que le président de la République leur a accordée, samedi 4 mars dernier. En plus d’une reconnaissance juridique, tout sera mis en œuvre pour faire d’eux des acteurs de développement, a promis le président de la République.
Trois doléances majeures ont été faites par la délégation des rois et chefs traditionnels du Nord reçus en audience, samedi 4 mars au palais de la présidence de la République. Sa Majesté Gangorosuambu, roi de Kika, a expliqué au président Patrice Talon, le rôle remarquable des chefferies aux plans politique, économique et socioculturel en faveur de la paix et du développement. Selon lui, il est nécessaire pour le pays de recentrer le concept de la chefferie et de la royauté et de clarifier l’ordre protocolaire à l’intérieur de cette composante pour en avoir une meilleure organisation.
Au-delà de l’organisation, les rois souhaitent être aux côtés des autorités pour le développement. Ils ont des « objectifs précis en conformité avec le Programme d’action du Gouvernement (Pag) » et l’ont fait savoir au président de la République. Ils souhaitent ainsi « participer aux côtés des autorités locales et nationales aux œuvres de développement à travers les questions de population, de santé et d’éducation ». Ce qui implique, poursuit sa Majesté Gangorosuambu, « l’identification des rois dans une administration décentralisée, l’identification du rôle de l’administration vis-à-vis des rois, l’établissement de modes de collaboration entre les deux entités afin d’associer les rois en général et leur organisation faîtière nationale, le Haut conseil des rois du Bénin (Hcrb) en particulier aux œuvres de développement ». Apporter assistance aux autorités locales et nationales pour la vulgarisation et l’implémentation sur le terrain des actions de développement dans tous les domaines et celles liées au Pag, travailler en coordination avec les autorités au niveau national pour doter les rois d’un texte juridique national et les associer aux tâches de maintien de la paix et de sécurité. C’est là, la dernière doléance faite par la délégation au chef de l’Etat, en présence du député Rachidi Gbadamassi et du maire de la commune de Parakou, Charles Toko.
Des doléances bien reçues par le président de la République qui a promis agir pour redonner à cette entité, la place qui est la sienne. « Vous incarnez l’autorité morale et traditionnelle dans tout le Bénin, les ancêtres, les parents… à ce titre, je suis votre fils et quand le père vient au fils lui apporter la bénédiction, vous comprenez combien il peut être honoré et heureux », a introduit le chef de l’Etat avant de dévoiler ses ambitions pour la chefferie traditionnelle. « Je prends vos doléances comme de simples rappels », indique le chef de l’Etat. Pour lui, la reconnaissance de la chefferie traditionnelle sera intégrée au projet de révision qui sera transmis dans les jours à venir au Parlement. Ceci, pour donner un statut juridique à ces gardiens de la tradition.
Restauration de palais royaux
Le chef de l’Etat compte ainsi « donner un sens à la mission de la chefferie » pour que son « rôle dans la cité soit efficace et effective aux côtés de l’administration publique ».
Dans le cadre du vaste programme d’investissement pour le secteur du tourisme prévu dans le Pag, quelques palais de grands royaumes traditionnels anciens vont être restaurés. L’annonce a été faite par le président Patrice Talon, au cours de l’audience qu’il a accordée aux chefs traditionnels et rois du septentrion. « Nous choisirons. L’Etat ne pourra pas tout restaurer. Cela ne devrait pas faire l’objet de complication. Nous allons nous employer à œuvrer pour donner plus de sérénité à la royauté », a promis le chef de l’Etat. Mais prévient-il, tout se fera pour que « l’intervention de l’Etat n’aggrave pas le déchirement »?