La Nation Bénin...
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Le 26 septembre prochain, la communauté internationale célèbrera la Journée mondiale du cœur. La présente édition permettra d’encourager les bonnes conduites, en inculquant les bonnes habitudes alimentaires et la pratique des activités physiques pour rester en bonne santé.
La principale fonction du cœur, selon les spécialistes, est d’assurer la circulation du sang dans tout l’organisme. Cette fonction de pompe foulante est assurée par les deux ventricules qui, en contractant leurs parois, assurent l’éjection du sang dans les artères. Ces impulsions sont transmises à l’ensemble du muscle cardiaque par un réseau électrique de cellules nerveuses. Le fonctionnement du cœur peut être perturbé lorsque les fonctions de l’un des constituants de l’organe à savoir : les parois, les valves, le système nerveux, les artères sont altérées. Ces dysfonctionnements sont à la base des maladies cardio-vasculaires.
Selon l’OMS, les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde. On estime à 17,5 millions le nombre de décès imputables aux maladies cardio-vasculaires, soit 31% de la mortalité mondiale totale. Parmi ces décès, on estime que 7,4 millions sont dus à une cardiopathie coronarienne et 6,7 millions à un AVC (chiffres de 2012). Plus des trois quarts des décès liés aux maladies cardiovasculaires interviennent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire.
L’OMS estime que sur les 16 millions de décès survenant avant l’âge de 70 ans et liés à des maladies non transmissibles, 82% se produisent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire et 37% sont imputables aux maladies cardiovasculaires.
Que sont les maladies cardiovasculaires?
Les maladies cardiovasculaires constituent un ensemble de troubles affectant le cœur et les vaisseaux sanguins. Cet ensemble qui comprend les cardiopathies coronariennes ; les maladies cérébro-vasculaires ; les artériopathies périphériques ; et les cardiopathies rhumatismales, affectant le muscle et les valves cardiaques et résultant d’un rhumatisme articulaire aigu causé par une bactérie streptocoque. On peut aussi noter au sein de cet ensemble les malformations cardiaques congénitales et les thromboses veineuses profondes et les embolies pulmonaires.
Les infarctus et les accidents vasculaires cérébraux sont généralement des événements aigus et sont principalement dus au blocage d’une artère empêchant le sang de parvenir au cœur ou au cerveau. Leur cause et la plus courante est la constitution d’un dépôt gras sur les parois internes des vaisseaux sanguins alimentant ces organes. Les accidents vasculaires cérébraux peuvent aussi résulter du saignement d’un vaisseau sanguin cérébral ou de caillots.
Les infarctus et les AVC sont généralement dus à la présence de plusieurs facteurs de risque associés comme le tabagisme, une mauvaise alimentation et l’obésité, la sédentarité et l’utilisation nocive de l’alcool, l’hypertension, le diabète et l’hyperlipidémie.
Comment réduire la charge des maladies cardiovasculaires ?
L’OMS a recensé des interventions très efficaces et économiques qu’il est possible de mettre en œuvre même là où les ressources sont rares pour lutter contre les maladies cardiovasculaires. Elles comprennent deux volets: à l’échelle de la population et celle individuelle. Il est recommandé de les combiner afin de réduire la très forte charge que représentent les maladies cardiovasculaires.
Parmi les exemples d’interventions à l’échelle de la population pouvant être appliquées pour réduire l’occurrence des maladies cardiovasculaires, figurent notamment: des stratégies complètes de lutte antitabac; des politiques de taxation des produits alimentaires riches en graisse, en sucre et en sel; l’aménagement de voies piétonnes et de pistes cyclables pour augmenter l’activité physique de la population; des stratégies tendant à réduire l’usage nocif de l’alcool; la fourniture de repas sains dans les écoles.
Au niveau de la prévention des premiers tels que les infarctus et AVC, les interventions individuelles doivent cibler les personnes présentant un risque cardiovasculaire total de moyens à élever ou les personnes dont un facteur de risque dépasse les seuils recommandés pour le traitement comme le diabète, l’hypertension et l’hypercholestérolémie.
Action de l’OMS
L’OMS a pensé en 2013 à des mécanismes mondiaux permettant de réduire la charge évitable des maladies non transmissibles, et notamment au Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020.
Ce plan vise à réduire de 25% d’ici 2025 le nombre de décès prématurés liés aux maladies non transmissibles moyennant neuf cibles mondiales volontaires. Deux d’entre elles portent directement sur la lutte contre les maladies cardiovasculaires.
Ainsi le Plan d’action mondial préconise de réduire d’un quart la prévalence mondiale de l’hypertension. L’hypertension est l’un des principaux facteurs de risques de maladie cardiovasculaire. Réduire l’incidence de l’hypertension grâce à la mise en œuvre de politiques qui, à l’échelle de la population, tendent à amoindrir les facteurs de risques comportementaux. Il faut adopter une approche du risque total pour une détection précoce et une prise en charge performante de l’hypertension si l’on veut prévenir les infarctus, les AVC et autres complications.
Le Plan d’action mondial contre les maladies non transmissibles indique qu’au moins 50% des personnes remplissant les conditions devraient bénéficier d’une chimiothérapie et de conseils (y compris le contrôle de la glycémie) en vue de prévenir les infarctus du myocarde et les accidents vasculaires cérébraux.
La prévention des infarctus et des AVC tenant compte du risque cardiovasculaire total est d’un meilleur rapport que les décisions thérapeutiques uniquement fondées sur les seuils individuels de facteurs de risques et devrait faire partie des prestations de base au titre de la couverture sanitaire universelle. Réaliser cette cible nécessitera le renforcement des principales composantes du système de santé, dont le financement des soins de santé pour assurer l’accès à des technologies sanitaires de base et aux médicaments essentiels pour les maladies non transmissibles.

La lutte contre le virus Ebola qui a décimé plusieurs pays en Afrique de l’Ouest en 2014 tend vers sa fin. C’est du moins ce qu’on peut retenir de l’étude publiée par l’OMS le 31 juillet dernier dans la revue médicale « The Lancet » qui affirme que l'un des deux vaccins contre Ebola testés en Afrique s'est révélé totalement efficace.
Lorsqu’on a souvenance des pertes en vies humaines enregistrées lors des ravages dus à la maladie à virus Ebola ou lorsqu’on pense aux conséquences économiques et à la panique qu’elle a suscitées, on a des raisons d'applaudir la découverte du vaccin qui nourrit l’espoir chez les Africains. Ce vaccin dénommé VSV-ZEBOV protège ainsi 100% des personnes présentes dans l'entourage d'un malade, lorsqu'elles sont vaccinées immédiatement après le contact. Le vaccin est composé d'une recombinaison de protéines présentes à la surface du virus, qui engendre la même réaction de défense.
C'est un immense espoir pour toute l'Afrique de l'Ouest. Le vaccin, qualifié de «très prometteur» par l'OMS a été développé par l’Agence de la santé publique du Canada (PHAC) et la licence a été déposée par les laboratoires américains Merck et NewLink Genetics Corp. Tout est allé très vite sur le front de la recherche contre Ebola.
En mars 2015, le vaccin candidat a été déclaré sans risque pour la santé. Les premiers essais cliniques sur le terrain s’en sont suivis, en Guinée et dans d’autres pays touchés par le virus. Plus de 7 600 adultes ont été recrutés, tous en contact direct ou indirect avec au moins une personne contaminée par le virus.
Les premiers résultats révèlent que le vaccin VSV-ZEBOV est efficace à 100%, quand il est administré sans délai chez une personne non infectée, mais en contact avec des malades.
Le début de la fin d'Ebola
Si l’OMS dresse un premier bilan de sa gestion de crise, c’est que l'épidémie d'Ebola qui a coûté la vie à 11 300 personnes en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, est en passe d’être éradiquée. Le 24 août dernier, les autorités de la Sierra Leone annonçaient la guérison et la sortie d’hôpital du dernier malade d'Ebola connu. La Sierra Leone, qui n'a officiellement pas connu de nouvelles infections depuis plus de deux semaines, a ainsi rejoint le Liberia au sein des pays qui ne comptent plus de cas d'Ebola. Seule la Guinée continue aujourd’hui d'enregistrer de nouvelles infections. Le nombre de nouveaux cas d'Ebola est à son taux le plus bas depuis un an en Afrique de l'Ouest.
Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), un pays est déclaré exempt du virus 42 jours après le dernier cas connu. La fin officielle de l’épidémie pourrait donc être annoncée pour la fin de l’année.
L’OMS avertit, tout de même, que le nombre de nouveaux cas baisse, mais la vigilance reste de mise. L’OMS appelle toutefois à maintenir la vigilance jugeant «irréalistes» les espoirs de voir l’épidémie disparaître d’elle-même.
Triste souvenir
Tous les pays africains n’ont pas enregistré de cas de virus Ebola comme le Bénin, mais certains pays ont été lourdement touchés. Si le virus Ebola arrivait à être complètement éradiqué du continent africain, l’on a des raisons de jubiler rien qu’à voir les nombreuses pertes en vies humaines et la panique qu’a semé cette maladie.
Selon l’OMS, le virus Ebola provoque une maladie aiguë et grave, souvent mortelle si elle n’est pas traitée. La maladie à virus Ebola était apparue pour la première fois en 1976, lors de deux flambées simultanées à Nzara au Soudan et à Yambuku en République démocratique du Congo. Les 99% des victimes d'Ebola récemment se sont concentrés en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia, où la maladie a désorganisé les systèmes de santé, ravagé l'économie et la société.
La flambée qui a sévi actuellement en Afrique de l’Ouest est la plus importante et la plus complexe depuis la découverte du virus. Elle a produit plus de cas et de décès que toutes les précédentes flambées réunies. Cette flambée a également comme particularité de s’être propagée d’un pays à l’autre, partant de la Guinée pour toucher la Sierra Leone et le Liberia, le Nigeria et les Etats-Unis d’Amérique (USA), le Sénégal et le Mali.
Les pays les plus touchés comme la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia ont des systèmes de santé très fragiles, manquent de ressources humaines et d’infrastructures et sortent à peine de longues périodes de conflits et d’instabilité.
L’épidémie due à la maladie à virus Ebola qui touche l’Afrique de l’Ouest depuis fin 2013 pourrait être déclarée vaincue à la fin de l’année 2015. C’est pourquoi, l’OMS étudie l'éventualité de sanctions à l'encontre des pays qui ne respectent pas les règles sanitaires internationales. Autrement dit, même tous les pays qui n’ont pas enregistré de cas d’Ebola doivent continuer d’observer les mesures de prévention dictées par l’OMS.
A cet effet, l'OMS a annoncé mardi 25 août dernier la mise en place d’un comité qui aura notamment pour mission d’analyser les raisons pour lesquelles autant de pays ont ignoré les règles sanitaires internationales.

Le président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji a reçu en audience à son cabinet hier, mercredi 26 août, entre autres personnalités, l’ancien Premier ministre Pascal Koupaki qui a évoqué avec lui son concept sur «la nouvelle conscience».
L’ex-Premier ministre, Pascal Koupaki propose comme base des réformes à engager pour le développement du Bénin, une « nouvelle conscience». Un concept qui prend en compte, les valeurs traditionnelles et celles du monde démocratique sans lesquelles aucun pays ne peut se développer. A l’occasion des échanges avec le président de l’Assemblée nationale, hier, au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, Pascal Koupaki a mieux expliqué à son hôte, la philosophie qui sous-tend sa proposition. Il a pu noter une certaine convergence de vues d’autant que Me Adrien Houngbédji à ses dires, est aussi préoccupé par l’avenir du Bénin.
Les deux hommes qui se connaissent très bien, Pascal Koupaki ayant été directeur de cabinet de Me Adrien Houn-gbédji entre 1996 et 1998 à la Primature, ont conclu à la nécessité d’engager le pays dans la voie des réformes politiques largement exprimées dans le discours d’investiture du président de l’Assemblée nationale de la 7e législature. Il faut également des réformes économiques pour soutenir celles politiques et enfin des réformes sociales pour atteindre le grand nombre. L’ancien Premier ministre du président Boni Yayi a précisé par ailleurs, que depuis sa sortie du gouvernement, il a pu parcourir le Bénin et noter qu’il y a une différence entre ce qui est perçu au sommet de l’Etat et la réalité de développement sur le terrain. «Il y a bien d’autres pistes de solution que l’on peut approfondir avec le temps», a conclu Pascal Koupaki, qui n’a pas manqué de réitérer ses chaleureuses félicitations à son hôte pour son élection au perchoir.
L’Association «Convergence d’actions pour l’Unité nationale» félicite également Me Adrien Houngbédji pour son élection. Les membres de ladite association ont profité de l’occasion de l’audience qui leur a été accordée pour partager avec le président de l’Assemblée nationale, les aspects intéressants de son discours d’investiture.
Selon Sylvain Adékpédjou Akindès qui a conduit la délégation, l’Association fera dans les jours à venir, des propositions utiles dans le cadre de la construction de l’unité nationale. Le président de l’Assemblée nationale partage le souci de ses hôtes, mais il leur a fait savoir qu’il s’agit d’un combat de longue haleine dont l’aboutissement ne saurait être immédiat. Il insiste donc pour que la jeunesse soit associée à ce combat.
La section béninoise du Réseau des femmes anciennes ministres et parlementaires (REFAMP) était aussi au cabinet du président de l’Assemblée nationale. Elle travaille en ce qui la concerne pour une meilleure implication des femmes dans les instances de prise de décision. Le Réseau plaide pour le vote par l’Assemblée nationale des lois devant améliorer les conditions de vie et de travail des femmes béninoises. Rafiatou Karimou, présidente du REFAMP-Bénin à l’occasion de cette audience, a proposé au président Adrien Houngbédji, l’institution d’un système de quota en faveur des femmes capables d’assumer des fonctions et autres responsabilités au sein des instances de prise de décision.
Le REFAMP entend organiser dans les jours à venir, une rencontre pour analyser le bilan de la participation des femmes aux dernières consultations électorales pour en tirer des leçons pour l’avenir. Pour rappel, le REFAMP compte parmi ses membres, des femmes ministres et députés en activité ou non ainsi que celles ayant assumé de hautes fonctions de l’Etat.
Le président de l’Assemblée nationale s’est enfin entretenu avec Désiré Auguste Adjahi. Ce dernier est le président de l’association dénommée «Porto-Novo Durable France, Belgique, Bénin» portée sur les fonts baptismaux le 8 mars dernier. Il a saisi cette opportunité pour mieux faire connaître au président Adrien Houngbédji ladite association, ses objectifs et les initiatives qu’elle peut prendre. Ses activités tournent autour des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Créée en France et en Belgique, l’association dispose au Bénin, d’un centre d’opération qui s’est illustré récemment avec l’organisation réussie de la 1ère édition du Carnaval national de Porto-Novo (CARNAPO).

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a reçu en audience dans la matinée d’hier mercredi 26 août, l’Auditeur général du Bénin Michel Dognon.
C’est à l’invitation du médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun que l’Auditeur général du Bénin a été reçu en audience. Occasion pour Michel Dognon de recevoir de son hôte de précieux conseils pour la réussite de sa mission. Il s’agit des conseils avisés d’autant que Joseph Gnonlonfoun est aussi bien imprégné du fonctionnement des corps de contrôle pour avoir été par le passé Garde des Sceaux ministre en charge de la Justice.
Selon Michel Dognon au sortir de l’audience, le médiateur de la République l’a invité à tirer leçons des insuffisances de l’ex-Inspection générale d’Etat (IGE) pour une véritable lutte contre la corruption et l’impunité au Bénin. A cet effet, l’Auditeur général souhaite le soutien de toutes les institutions de la République dont le médiateur de la République. Le soutien de ce dernier sera d’un appui important pour lui en ce sens que le médiateur de la République reçoit beaucoup de plaintes et de dénonciations contre l’administration publique, souligne Michel Dognon. Lesquelles dénonciations constituent des éléments de travail pour son institution dans le cadre des vérifications des ressources de l’Etat.
L’Auditeur général a annoncé que désormais l’accent sera mis sur la prévention des malversations à travers la réorganisation du système de contrôle interne des structures publiques.
Revenant à l’actualité du dossier PPEAII sur insistance des journalistes, un dossier dans lequel l’Auditeur général a été très actif dans l’élaboration du rapport du cabinet Kroll, un rapport qui a coûté près de 700 millions FCFA à l’Etat et qui a été jugé très mauvais par des députés de la Mouvance, la réponse de Michel Dognon ne s’est pas fait attendre. Il clarifie que le rapport Kroll est un rapport d’investigation. Avant ce cabinet américain, il y a eu celui de Fiduciaire consulting Group qui a identifié des irrégularités dans la gestion du projet PPEAII financé par les partenaires hollandais. Ce rapport n’a pas pu situer les responsabilités. C’est cette insuffisance qu’est venue corriger le rapport Kroll pour identifier nommément les responsables de ces irrégularités. Selon lui, le rapport Kroll est un document de bonne facture. « Tout ce que les politiciens disent c’est un autre débat. Le rapport Kroll est de très bonne qualité », martèle Michel Dognon avant d’insister que le rapport renseigne clairement sur tous les éléments qui accablent les agents concernés. Il a promis de mettre bientôt l’intégralité du rapport sur le site du bureau de l’Auditeur général pour permettre au public de s’en convaincre.

Le débordement du fleuve Niger et de ses affluents provoque comme par le passé la montée des eaux dans le septentrion. Outre les dégâts matériels qu’il peut causer, l’on doit s’attendre aussi à des maladies dues à l’eau comme le choléra. Quelles sont ses manifestations et les différentes mesures à prendre ? L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) propose quelques recommandations.
La saison des pluies bat son plein dans le Nord Bénin. La montée des eaux des cours d'eau qui arrosent cette partie du pays doit interpeller plus d’un. Les populations des communes de Kandi et de Ségbana, de Karimama et de Malanville subissent déjà les affres de l’inondation. Les lacs et les différents cours d’eau du Sud accueilleront donc bientôt ces eaux avec leur cortège de maladies hydriques qui surgiront si des dispositions de prévention en la matière ne sont pas prises. L’une des maladies contre laquelle les populations doivent se tenir en alerte, à cause des dangers auxquels elles sont désormais exposées, est le choléra.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) le choléra est une infection intestinale aiguë due à l'ingestion d'eau ou d'aliments contaminés par le bacille Vibrio cholerae. La durée d'incubation est courte, de moins d'un jour à cinq jours. Le bacille produit une entérotoxine qui provoque une diarrhée abondante, indolore pouvant aboutir rapidement à une déshydratation sévère et à la mort du sujet, si le traitement n'est pas administré rapidement. La plupart des patients présentent aussi des vomissements.
Nombreux des sujets infectés ne présentent aucun symptôme bien que le bacille soit présent dans leurs selles pendant 7 à 14 jours. En cas de maladie, 80 à 90 % des épisodes sont bénins ou modérément sévères et il est alors difficile de les distinguer cliniquement parmi d'autres types de diarrhées aiguës. Moins de 20% des malades développent le choléra typique avec des signes de déshydratation modérée ou sévère.
A l'échelle mondiale, poursuit l’OMS, le choléra reste toujours une menace et il est l'un des principaux indicateurs du développement social. Si cette maladie n'est plus une menace dans les pays appliquant des règles minimales d'hygiène, elle représente toujours un défi dans les pays qui ne peuvent garantir l'accès à l'eau de boisson saine et à des conditions d'assainissement suffisantes. Presque tous les pays en développement doivent faire face à des flambées épidémiques de choléra ou à la menace d'épidémies.
Prévention
Les mesures de prévention du choléra consistent principalement à fournir de l’eau potable et des moyens d’assainissement adéquats aux populations qui n’ont pas encore accès aux équipements de base. L’éducation pour la santé et une bonne hygiène alimentaire jouent un rôle tout aussi important.
On rappellera aux communautés, les comportements de base en matière d’hygiène, notamment la nécessité de se laver les mains avec du savon après avoir été à la selle et avant de manipuler des aliments ou de manger, ainsi que la préparation et la conservation adéquates des aliments. Les médias (radio, télévision ou journaux) doivent être associés à la diffusion de messages d’éducation de la santé. Les dirigeants communautaires et religieux doivent aussi être associés aux campagnes de mobilisation sociale.
En outre, le renforcement de la surveillance et de l’alerte précoce contribuent beaucoup à la détection des premiers cas et à la mise en place des mesures de lutte. En revanche, une antibiothérapie communautaire systématique ou une chimioprophylaxie de masse n’a aucun effet sur la propagation du choléra, mais elle peut avoir des effets néfastes en augmentant la résistance aux antimicrobiens et donne un sentiment de sécurité trompeur.
Les recommandations de l’OMS
Les pays jouxtant un territoire touchés par le choléra doivent prendre les mesures suivantes: améliorer la préparation afin de pouvoir agir rapidement en cas de propagation d’une flambée au-delà des frontières et d’en limiter les conséquences; améliorer la surveillance pour obtenir de meilleures données concernant l’évaluation du risque et le dépistage précoce des flambées, notamment la mise en place d’un système de surveillance actif.
Il convient toutefois d’éviter les mesures suivantes qui se sont révélées inefficaces, coûteuses et vont à l’encontre du résultat recherché : une antibiothérapie communautaire systématique ou une chimioprophylaxie de masse qui n’a aucun effet sur la propagation du choléra et peut avoir des effets néfastes en favorisant la résistance aux antimicrobiens et un sentiment trompeur de sécurité; les restrictions à la liberté de circulation des personnes et des marchandises entre les pays ou entre différentes régions d’un pays; la mise en place d’un cordon sanitaire aux frontières, mesures qui détournent des ressources et empêchent un bon esprit de coopération entre les institutions et les pays au lieu d’unir les efforts.
Les principaux instruments de la lutte
Les principaux instruments de la lutte anticholérique sont : une prise en charge adéquate et rapide des cas dans des centres de traitement du choléra; une formation spécifique à la bonne prise en charge des cas, couvrant aussi la prévention des infections nosocomiales ; le stockage préalable de fournitures médicales en quantités suffisantes à l’endroit voulu pour la prise en charge des cas ; un meilleur accès à l’eau potable, à des moyens d’assainissement adéquats, à une bonne évacuation des déchets et à la lutte anti vectorielle ; une amélioration de l’hygiène et des pratiques de sécurité sanitaire des aliments; une amélioration de la communication et de l’information.
Santé 25 août 2015

Au nombre des personnalités reçues en audience hier par le président de l’Assemblée nationale, figure le président de l’Ong ALCRER, Martin Assogba. Il a présenté à Me Adrien Houn-gbédji, les préoccupations actuelles de la Société civile qui ont trait à la bonne gouvernance, à la démocratie et aux Droits de l’Homme.
La Société civile suit très attentivement l’évolution de l’actualité parlementaire, notamment en ce qui concerne l’étude de la demande de levée de l’immunité du député Barthélémy Kassa accusé de détournement des fonds du Projet pluriannuel au secteur Eau et Assainissement, phase II (PPEAII). C’est dans ce cadre que le président de l’Ong ALCRER, Martin Assogba s’est rendu hier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo où il a été reçu en audience par le président de l’institution parlementaire, Adrien Houngbédji.
La position de la Société civile sur le dossier ne souffre d’aucune ambiguïté, il faut lever l’immunité du député, précédemment ministre en charge de l’Eau pour lui permettre de se justifier devant la justice. Même si Barthélémy Kassa n’est pas nommément épinglé dans les rapports d’enquête, développe le président de l’Ong ALCRER, sa responsabilité morale est engagée en tant que premier responsable des structures et personnes impliquées dans ce scandale. Et pour le renforcement de la bonne gouvernance, la Société civile entend établir un partenariat avec le Réseau des parlementaires engagés dans la lutte contre la corruption, annonce Martin Assogba.
L’installation urgente du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI) est aussi une préoccupation de la Société civile. Selon Martin Assogba, dans le cadre de la présidentielle de février 2016, il faut enrôler à temps les nouveaux citoyens majeurs pour leur permettre de prendre part à cette élection. Il faut, par ailleurs, poursuivre et achever la distribution des cartes d’électeur déjà confectionnées pour les dernières élections législatives et communales.
Enfin Martin Assogba a plaidé pour l’installation rapide également de la Commission béninoise des Droits de l’Homme (CBDH).
Fadi A. Hijazi est le directeur de ATC Industrie du Bois. Il est allé présenter son unité de production au président de l’Assemblée nationale et l'a invité à effectuer une visite sur son site basé à Allada. ATC Industrie du Bois connaît des difficultés d’approvisionnement en matières premières et souhaite l’intervention du Parlement auprès des pouvoirs publics pour l’aider à faire fonctionner son usine de manière continue.
A sa suite, le président Adrien Houngbédji a reçu Aubin Towanou, journaliste et écrivain. Il est venu, pour sa part, présenter au président de l’Assemblée nationale, deux de ses ouvrages qui portent sur la jeunesse et les failles du système sanitaire béninois.
Le président de l’Assemblée nationale s’est entretenu également avec une délégation de parlementaires nigériens en visite de travail au Bénin depuis le début de la semaine autour du thème de l’organisation du débat budgétaire. Selon l’honorable Tanimoune Oumarou, la délégation est satisfaite de l’organisation de son séjour et des résultats obtenus. Elle a tenu à en remercier le Parlement béninois et son président avant son départ du Bénin.
Enfin le révérend pasteur Bennett A. Adeogoun, chef mondial de l’Eglise du Christianisme Céleste est allé, quant à lui, présenter de vives voix, ses félicitations au président Adrien Houngbédji pour son élection à la tête de l’Assemblée nationale du Bénin.

Après son élection le 30 juillet dernier, le nouveau maire de la commune de Toffo Urbaine Dongbèhoundé et son équipe ont été officiellement installés hier mercredi 19 août. C’était en présence du député élu dans la localité Marcelin Ahonoukoun, de ses collègues des communes d’Allada, Tori et de nombreux parents et amis.
Le 30 juillet dernier, les conseillers communaux de la commune de Toffo ont posé un acte inédit au Bénin. Ils ont élu à la tête de leur commune une femme qui s'appelle Urbaine Dongbèhoundé, et comme première adjointe au maire une autre en la personne de Bibiane Soglo Adamaze. Hier mercredi, le nouveau maire a été officiellement installé dans ses fonctions.
A l’occasion, le secrétaire général du syndicat de la mairie de Toffo, Zacharie Gbèkpon s’est voulu rassurant parce que sa nouvelle patronne connaît bien la maison, donc imprégnée des difficultés auxquelles le personnel est confronté. Néanmoins, il a rappelé quelques doléances. Le syndicat de la mairie souhaite être associé aux recrutements des agents, surtout avoir une prise en charge pour le personnel en cas de maladie , le paiement des arriérés de cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) bloqué depuis 2009 et le paiement des dettes dues aux travailleurs au titre des arriérés de salaires. Il suggère au nouveau conseil communal de prendre en compte les décisions du comité de direction.
Zacharie Gbèkpon a demandé au maire et à son équipe de faire une gestion dans l’humilité, avant d’espérer que les doléances formulées trouveront des solutions au cours du quinquennat qui démarre.
Le maire sortant de la commune d’Allada, Saturnin Agossohou pour sa part, a d’abord remercié les populations pour le soutien qu’elles lui ont apporté durant son mandat.
En termes de bilan, Saturnin Agossohou a cité la construction du nouveau bâtiment qui abrite l’hôtel de ville, la construction des sièges des arrondissements, la construction des centres de loisirs tels que la maison des jeunes de Toffo et de Houégbo, le reprofilage des routes Houégbo-Toffo, Sêhouè-Kpomè, Toffo-Colli et la construction de bâtiments dans les centres de santé de Damè, Agon et Colli.
Le maire sortant a invité les populations de la commune à apporter leur soutien au nouveau maire.
Le maire entrant, Urbaine Dongbèhoundé, a remercié son prédécesseur pour le travail qu’il a accompli durant son mandat. Elle a dit qu’elle est consciente qu’en portant leur choix sur la nouvelle équipe qu’elle dirige, les populations attendent beaucoup de l’amélioration de leurs conditions de vie.
Elle a promis faire des efforts, pour la régularisation de la situation administrative du personnel.
Aussi, a-t-elle annoncé que des actions seront entreprises pour promouvoir et consolider l’intercommunalité, pour la réfection des terrains de sport, l’amélioration des infrastructures dans la commune, l’aménagement du territoire et la gestion rationnelle des ressources.
Urbaine Dongbèhoundé a lancé un appel à la diaspora de la commune et invité les conseillers communaux à taire les querelles pour s’atteler au développement.
La représentante du préfet, Apolline Zonon a invité les filles et fils de la commune de Toffo à l’union.

A l’affiche de son rôle, vendredi 14 août dernier, la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou avait sur sa table, un dossier d’empoisonnement en examen. Wassiou Adeni avait à répondre des faits y relatifs dont il était présumé auteur. La composition commise pour en conna^pitre était présidée par Thierry Damase Ogoubi assisté de Michel Romaric Azalou et Rogatien Glagladji. Dans le fauteuil du ministère public, était installé Christian Atayi. Pour tenir la mémoire de l’audience, il y avait Victoire Oladikpo. Léon Tchincoun, Jean Couao-Zotti, Sylvie Hazoumè, Abraham Santos Fakambi, Ambroisine Agbossaga ont formé le jury criminel.
L’accusé Wassiou Adeni à la barre n’a pas reconnu les faits. Il ne se sent nullement coupable et responsable de ce qui s’est passé et pense qu’un montage avait été concocté par ses hôtes pour le plonger. Mais le résumé des faits tel que présenté par Thierry Damase Ogoubi, le président de la Cour semblait l’accabler. Ainsi, les nommés Mathieu Baoungboyé et Wassiou Adeni tous deux du même village, sont amis depuis plusieurs années. Wassiou Adeni a l’habitude de rendre visite à Mathieu Baoungboyé qui l’a toujours reçu à son domicile à Tankpè (Abomey-Calavi) et auprès de qui il a fini par s’installer depuis le 17 mai 2007. Le 23 mai 2007, alors que Mathieu Baoungboyé et son épouse Evelyne Houndédako étaient allés vaquer à leurs occupations, l’inculpé Wassiou Adeni a profité de leur absence pour verser une substance dans la sauce que dame Evelyne Houndédako avait préalablement chauffée. A son retour, cette dernière s’est servie la sauce avec la pâte et à la première bouchée, elle a senti une saveur inhabituelle et a craché aussitôt tout ce qu’elle avait dans la bouche. Voulant ensuite boire la sauce, elle a senti une brûlure dans la bouche. Quelques instants après, les volailles qui ont picoré la bouchée (pâte) crachée, ont été retrouvées mortes. Wassiou Adeni soupçonné et interrogé a reconnu les faits.
Le bulletin n°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation antérieure. L’enquête de moralité lui est favorable. Le rapport médico-psychiatrique et psychologique révèle que l’accusé était en bon état de santé mentale au moment des faits.
Mais il faut rappeler qu’avant l’ouverture des débats, Me Désiré Aïhou commis pour la défense de l’accusé avait vivement souhaité que la partie poursuivante fasse les diligences requises pour que comparaisse l’unique témoin, qui n’est que le mari de dame Evelyne Houndédako, propriétairelocataire de la maison qu’habitait le couple, hôte de l’inculpé. Une suspension de l’audience vendredi dernier avait finalement permis d’accéder à sa requête. Une démarche qui a été déterminante et qui aurait permis de clarifier tant soit peu ce qui s’était à peu près réellement produit ce 23 mai 2007.
Témoignage capital
Daniel Gnonhouin, propriétaire de la maison, déposant explique que l’accusé a refusé de boire la sauce que le CB d’Abomey-Calavi lui a présentée. C’était un produit liquide qui ressemblait à de l’insecticide pris à Massi, rapporte le témoin. C’est en somme, au bout du cinquième jour de la visite rendue à son frère ami, qu’il a opéré. La victime, épouse de son locataire qui a goûté à la sauce, vend à Tokpa pendant que le mari lui, mène ses activités en ville. C’est avec le reste de la sauce et le poulet mort qu’on lui a demandé de poser pour faire la photo, explique Daniel Gnonhouin. Sur interrogation-réponse du ministère public, le témoin a confirmé que le produit objet de la tentative d'empoisonnement était de l’insecticide qui sert à traiter le coton.
Les multiples questions de la défense visaient à amener le témoin à expliquer en tant que mécanicien, l’expertise qui lui permet de déceler l’odeur de l’insecticide servant à traiter le coton.
A la confrontation à la barre, vendredi 14 août dernier, entre le témoin et l’accusé, ce dernier a persisté à dire qu’on a mis le poulet mort et la marmite de sauce entre ses mains comme si c’était un montage par rapport auquel il ne se sentait nullement responsable.
L’assistance s’est interrogée sur le lieu où les photos avaient été prises. Est-ce dans la maison où ils habitaient, à la gendarmerie ou ailleurs ?
A la vérification de la défense, s’il y avaient un examen toxicologique de la sauce empoisonnée au dossier, le président de la Cour a répondu par la négative. Expliquant qu’il y avait simplement la mention de scellés mais qui matériellement n’étaient ni disponibles au parquet d’instance, pas plus qu’au parquet général. La lecture de certaines pièces a ouvert la voie aux réquisitions du ministère public.
Dans le cadre de ses observations, Christian Atayi a jugé étrange l’attitude de l’accusé à la barre. «Il n'a pas voulu coopérer à l’œuvre de justice mais messieurs et mesdames de la Cour, la vérité est apparue ; j’aurais pu vous demander de vous contenter de la déposition du témoin. La vérité comme le dit Victor Hugo, est comme le soleil», a-t-il décrit.
La plus grande ambition, poursuit-il, par ailleurs, la seule qui compte, c’est de faire du bien. «Doit-on toujours faire le bien si la récompense est le mal ?», s’est-il interrogé ? Il procède au rappel des faits et affirme que le 17 mai 2007, l’accusé a rendu visite à ses hôtes, son frère et ami et à la femme de ce dernier. Mais le 23 mai suivant, la femme était, rapporte-t-il, en mangeant la pâte avec la sauce de gombo préparée et chauffée le matin, surprise par le goût piquant du mets. Pour lui, l’accusé a reconnu les faits à l’enquête préliminaire avec des variations tendant à expliquer les mobiles à la base de son indélicatesse.
«A la barre, les déclarations qui pourtant lui étaient auparavant attribuées, sont devenues mensongères», s’est étonné Christian Atayi. Ce dernier a invité tous les membres de la Cour à ne pas se méprendre sur cette volte-face et cette stratégie de défense de l’accusé. Il est bien coupable d’empoisonnement prévu par les articles 301 et 302 du Code pénal : en somme une infraction sévèrement punie.
La mort instantanée des volailles
Selon Christian Atayi, aux termes de l’article 301 du Code pénal, l’empoisonnement est tout attentat à la vie par l’effet d’une substance. Il nécessite l’existence d’un élément matériel, l’emploi d’une substance et qu’importe la nature mortifère ou non dudit produit. Ensuite, il faut l’élément moral qui correspond à l’intention de donner la mort : l’animus necandi.
« Toute administration de produit par voie digestive, respiratoire », indique le représentant du ministère public qui poursuit que l’accusé en dépit de ses dénégations, a reconnu avoir introduit la substance mortifère dans la sauce.
Quelle est la nature de ce produit mélangé au gombo ?, s’est-il interrogé.
Pour lui, il avait déclaré au juge d’instruction que c’est un produit qui sert à tuer les insectes qui attaquent le coton. Déclarations corroborées, a dit le ministère public, par le témoin ; la mort instantanée des volailles prouve même en l’absence d’examen toxicologique, qu’il s’agit d’un empoisonnement. Peu importe que la victime ne décède pas. Citant une abondante jurisprudence et doctrine, le ministère public a été ferme en retenant que l’accusé est coupable des faits mis à sa charge.
L’accusé n’ignorait pas que le produit mélangé à la sauce était mortifère ; il est aisé de constater qu’il existait une volonté manifeste d’attenter à la vie de ses hôtes.
Est-il accessible à la sanction pénale ?, questionne Christian Atayi qui répond qu’il ne présentait aucun trouble mental au moment des faits. Pour lui, puisqu’il n’a pas agi au sens de l’article 64 du Code pénal. L’enquête de moralité lui est favorable. Mais poursuit-il, il n’y a pas de circonstances atténuantes pour lui.
L’empoisonnement est puni par l’article 302 de la peine de mort mais le Bénin ayant ratifié le Protocole relatif à l’abolition de la peine de mort depuis 2012, le représentant du ministère public a souhaité de se conformer à cela. «Vous devez montrer à cet accusé qu’on n’a pas tort de faire du bien en lui accordant l’hospitalité ; il faut une réponse exemplaire en protégeant la société», affirme-t-il. Puis, spécialement aux jurés, il a expliqué de répondre aux questions lors du délibéré, par l’affirmative, si l’accusé était coupable d’avoir attenté à la vie et de le condamner à la peine de travaux forcés à perpétuité.
En réponse, Me Désiré Aïhoua suggère d’écarter toutes les considérations doctrinales et jurisprudentielles qui éloignent de la réalité du dossier. «Vous allez décider du sort d’un homme ; on vous a dit et conseillé la perpétuité. La perpétuité, c’est la condamnation à mort des civilisés. Je suis constitué pour vous apporter la vérité autrement ; mon client a tenté d’empoisonner dame Evelyne Houndédako le 23 mai 2007. La problématique du dossier se trouve dans les circonstances des faits présentés et instruits à votre barre», expose Me Désiré Aïhou qui s’est interrogé sur ce qui s’est effectivement passé. Ce n’est pas une aventure doctrinaire ou jurisprudentielle comme nous y a engagé le ministère public. Il a rappelé les faits en les sériant en trois feuilletons. Il s’est ensuite offusqué et étonné qu’on n’ait pas ordonné une expertise toxicologique; c’est la preuve de la banalisation de notre justice.
Perpétuité égale peine de mort déguisée
Pour la défense, en matière pénale et surtout criminelle ou la vie d’un homme, un père de famille est en jeu, il faut être sûr de ce qu’on retient car la perpétuité est comme la peine de mort. On est dans l’obscurité totale, c’est un monde à part . D’où les dispositions de l’article 301 ne s’appliquent pas, selon lui, à son client, car explique-t-il, celui qui témoigne ne connait pas l’insecticide, le produit qui traite le coton puisqu’il n’en a jamais cultivé, pas plus qu’il n’en a presque jamais manipulé.
«En matière de crime impossible, il n’y a point de sanction, au-delà de l’impossibilité du crime, il y a un fort doute», martèle la défense. Pour lui, il est possible que quelqu’un d’autre soit passé là entre temps, après le départ de Wassiou Adeni de la maison. Dès lors que c’était une entrée coucher, tout le monde, c’est-à-dire toute personne qui rentre dans la chambre pouvait accéder à la sauce, démontre-t-il. L’accusé ayant remis la clé à un autre, bien des manipulations auraient pu avoir été commises, sans que ce soit lui. Sur cette base, il demande lui de relaxer en l’acquittant purement et simplement.
Telle n’était pas la conviction de la Cour qui dans son délibéré, a reconnu Wassiou Adeni coupable des faits mis à sa charge et l’a condamné à 8 ans de travaux forcés. Il a pratiquement fait plus de huit ans de détention préventive. Il devrait retourner chez lui.

A l’affiche de son rôle, vendredi 14 août dernier, la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou avait sur sa table, un dossier d’empoisonnement en examen. Wassiou Adeni avait à répondre des faits y relatifs dont il était présumé auteur. La composition commise pour en conna^pitre était présidée par Thierry Damase Ogoubi assisté de Michel Romaric Azalou et Rogatien Glagladji. Dans le fauteuil du ministère public, était installé Christian Atayi. Pour tenir la mémoire de l’audience, il y avait Victoire Oladikpo. Léon Tchincoun, Jean Couao-Zotti, Sylvie Hazoumè, Abraham Santos Fakambi, Ambroisine Agbossaga ont formé le jury criminel.
L’accusé Wassiou Adeni à la barre n’a pas reconnu les faits. Il ne se sent nullement coupable et responsable de ce qui s’est passé et pense qu’un montage avait été concocté par ses hôtes pour le plonger. Mais le résumé des faits tel que présenté par Thierry Damase Ogoubi, le président de la Cour semblait l’accabler. Ainsi, les nommés Mathieu Baoungboyé et Wassiou Adeni tous deux du même village, sont amis depuis plusieurs années. Wassiou Adeni a l’habitude de rendre visite à Mathieu Baoungboyé qui l’a toujours reçu à son domicile à Tankpè (Abomey-Calavi) et auprès de qui il a fini par s’installer depuis le 17 mai 2007. Le 23 mai 2007, alors que Mathieu Baoungboyé et son épouse Evelyne Houndédako étaient allés vaquer à leurs occupations, l’inculpé Wassiou Adeni a profité de leur absence pour verser une substance dans la sauce que dame Evelyne Houndédako avait préalablement chauffée. A son retour, cette dernière s’est servie la sauce avec la pâte et à la première bouchée, elle a senti une saveur inhabituelle et a craché aussitôt tout ce qu’elle avait dans la bouche. Voulant ensuite boire la sauce, elle a senti une brûlure dans la bouche. Quelques instants après, les volailles qui ont picoré la bouchée (pâte) crachée, ont été retrouvées mortes. Wassiou Adeni soupçonné et interrogé a reconnu les faits.
Le bulletin n°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation antérieure. L’enquête de moralité lui est favorable. Le rapport médico-psychiatrique et psychologique révèle que l’accusé était en bon état de santé mentale au moment des faits.
Mais il faut rappeler qu’avant l’ouverture des débats, Me Désiré Aïhou commis pour la défense de l’accusé avait vivement souhaité que la partie poursuivante fasse les diligences requises pour que comparaisse l’unique témoin, qui n’est que le mari de dame Evelyne Houndédako, propriétairelocataire de la maison qu’habitait le couple, hôte de l’inculpé. Une suspension de l’audience vendredi dernier avait finalement permis d’accéder à sa requête. Une démarche qui a été déterminante et qui aurait permis de clarifier tant soit peu ce qui s’était à peu près réellement produit ce 23 mai 2007.
Témoignage capital
Daniel Gnonhouin, propriétaire de la maison, déposant explique que l’accusé a refusé de boire la sauce que le CB d’Abomey-Calavi lui a présentée. C’était un produit liquide qui ressemblait à de l’insecticide pris à Massi, rapporte le témoin. C’est en somme, au bout du cinquième jour de la visite rendue à son frère ami, qu’il a opéré. La victime, épouse de son locataire qui a goûté à la sauce, vend à Tokpa pendant que le mari lui, mène ses activités en ville. C’est avec le reste de la sauce et le poulet mort qu’on lui a demandé de poser pour faire la photo, explique Daniel Gnonhouin. Sur interrogation-réponse du ministère public, le témoin a confirmé que le produit objet de la tentative d'empoisonnement était de l’insecticide qui sert à traiter le coton.
Les multiples questions de la défense visaient à amener le témoin à expliquer en tant que mécanicien, l’expertise qui lui permet de déceler l’odeur de l’insecticide servant à traiter le coton.
A la confrontation à la barre, vendredi 14 août dernier, entre le témoin et l’accusé, ce dernier a persisté à dire qu’on a mis le poulet mort et la marmite de sauce entre ses mains comme si c’était un montage par rapport auquel il ne se sentait nullement responsable.
L’assistance s’est interrogée sur le lieu où les photos avaient été prises. Est-ce dans la maison où ils habitaient, à la gendarmerie ou ailleurs ?
A la vérification de la défense, s’il y avaient un examen toxicologique de la sauce empoisonnée au dossier, le président de la Cour a répondu par la négative. Expliquant qu’il y avait simplement la mention de scellés mais qui matériellement n’étaient ni disponibles au parquet d’instance, pas plus qu’au parquet général. La lecture de certaines pièces a ouvert la voie aux réquisitions du ministère public.
Dans le cadre de ses observations, Christian Atayi a jugé étrange l’attitude de l’accusé à la barre. «Il n'a pas voulu coopérer à l’œuvre de justice mais messieurs et mesdames de la Cour, la vérité est apparue ; j’aurais pu vous demander de vous contenter de la déposition du témoin. La vérité comme le dit Victor Hugo, est comme le soleil», a-t-il décrit.
La plus grande ambition, poursuit-il, par ailleurs, la seule qui compte, c’est de faire du bien. «Doit-on toujours faire le bien si la récompense est le mal ?», s’est-il interrogé ? Il procède au rappel des faits et affirme que le 17 mai 2007, l’accusé a rendu visite à ses hôtes, son frère et ami et à la femme de ce dernier. Mais le 23 mai suivant, la femme était, rapporte-t-il, en mangeant la pâte avec la sauce de gombo préparée et chauffée le matin, surprise par le goût piquant du mets. Pour lui, l’accusé a reconnu les faits à l’enquête préliminaire avec des variations tendant à expliquer les mobiles à la base de son indélicatesse.
«A la barre, les déclarations qui pourtant lui étaient auparavant attribuées, sont devenues mensongères», s’est étonné Christian Atayi. Ce dernier a invité tous les membres de la Cour à ne pas se méprendre sur cette volte-face et cette stratégie de défense de l’accusé. Il est bien coupable d’empoisonnement prévu par les articles 301 et 302 du Code pénal : en somme une infraction sévèrement punie.
La mort instantanée des volailles
Selon Christian Atayi, aux termes de l’article 301 du Code pénal, l’empoisonnement est tout attentat à la vie par l’effet d’une substance. Il nécessite l’existence d’un élément matériel, l’emploi d’une substance et qu’importe la nature mortifère ou non dudit produit. Ensuite, il faut l’élément moral qui correspond à l’intention de donner la mort : l’animus necandi.
« Toute administration de produit par voie digestive, respiratoire », indique le représentant du ministère public qui poursuit que l’accusé en dépit de ses dénégations, a reconnu avoir introduit la substance mortifère dans la sauce.
Quelle est la nature de ce produit mélangé au gombo ?, s’est-il interrogé.
Pour lui, il avait déclaré au juge d’instruction que c’est un produit qui sert à tuer les insectes qui attaquent le coton. Déclarations corroborées, a dit le ministère public, par le témoin ; la mort instantanée des volailles prouve même en l’absence d’examen toxicologique, qu’il s’agit d’un empoisonnement. Peu importe que la victime ne décède pas. Citant une abondante jurisprudence et doctrine, le ministère public a été ferme en retenant que l’accusé est coupable des faits mis à sa charge.
L’accusé n’ignorait pas que le produit mélangé à la sauce était mortifère ; il est aisé de constater qu’il existait une volonté manifeste d’attenter à la vie de ses hôtes.
Est-il accessible à la sanction pénale ?, questionne Christian Atayi qui répond qu’il ne présentait aucun trouble mental au moment des faits. Pour lui, puisqu’il n’a pas agi au sens de l’article 64 du Code pénal. L’enquête de moralité lui est favorable. Mais poursuit-il, il n’y a pas de circonstances atténuantes pour lui.
L’empoisonnement est puni par l’article 302 de la peine de mort mais le Bénin ayant ratifié le Protocole relatif à l’abolition de la peine de mort depuis 2012, le représentant du ministère public a souhaité de se conformer à cela. «Vous devez montrer à cet accusé qu’on n’a pas tort de faire du bien en lui accordant l’hospitalité ; il faut une réponse exemplaire en protégeant la société», affirme-t-il. Puis, spécialement aux jurés, il a expliqué de répondre aux questions lors du délibéré, par l’affirmative, si l’accusé était coupable d’avoir attenté à la vie et de le condamner à la peine de travaux forcés à perpétuité.
En réponse, Me Désiré Aïhoua suggère d’écarter toutes les considérations doctrinales et jurisprudentielles qui éloignent de la réalité du dossier. «Vous allez décider du sort d’un homme ; on vous a dit et conseillé la perpétuité. La perpétuité, c’est la condamnation à mort des civilisés. Je suis constitué pour vous apporter la vérité autrement ; mon client a tenté d’empoisonner dame Evelyne Houndédako le 23 mai 2007. La problématique du dossier se trouve dans les circonstances des faits présentés et instruits à votre barre», expose Me Désiré Aïhou qui s’est interrogé sur ce qui s’est effectivement passé. Ce n’est pas une aventure doctrinaire ou jurisprudentielle comme nous y a engagé le ministère public. Il a rappelé les faits en les sériant en trois feuilletons. Il s’est ensuite offusqué et étonné qu’on n’ait pas ordonné une expertise toxicologique; c’est la preuve de la banalisation de notre justice.
Perpétuité égale peine de mort déguisée
Pour la défense, en matière pénale et surtout criminelle ou la vie d’un homme, un père de famille est en jeu, il faut être sûr de ce qu’on retient car la perpétuité est comme la peine de mort. On est dans l’obscurité totale, c’est un monde à part . D’où les dispositions de l’article 301 ne s’appliquent pas, selon lui, à son client, car explique-t-il, celui qui témoigne ne connait pas l’insecticide, le produit qui traite le coton puisqu’il n’en a jamais cultivé, pas plus qu’il n’en a presque jamais manipulé.
«En matière de crime impossible, il n’y a point de sanction, au-delà de l’impossibilité du crime, il y a un fort doute», martèle la défense. Pour lui, il est possible que quelqu’un d’autre soit passé là entre temps, après le départ de Wassiou Adeni de la maison. Dès lors que c’était une entrée coucher, tout le monde, c’est-à-dire toute personne qui rentre dans la chambre pouvait accéder à la sauce, démontre-t-il. L’accusé ayant remis la clé à un autre, bien des manipulations auraient pu avoir été commises, sans que ce soit lui. Sur cette base, il demande lui de relaxer en l’acquittant purement et simplement.
Telle n’était pas la conviction de la Cour qui dans son délibéré, a reconnu Wassiou Adeni coupable des faits mis à sa charge et l’a condamné à 8 ans de travaux forcés. Il a pratiquement fait plus de huit ans de détention préventive. Il devrait retourner chez lui.

Des députés ont été conviés à un séminaire qui s’est déroulé du vendredi 14 au samedi 15 août dernier à Grand-Popo. Les assises qui ont également connu la présence des professionnels de la Justice et de la Santé, leur ont permis d’être informés des contours du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) pour non seulement contribuer à l’améliorer, mais défendre au Parlement, le projet de loi afférent.
Cité comme une initiative phare de l’Exécutif, le Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) lancé en décembre 2011, attend d’être consolidé par un texte de loi. Dans le processus pour y parvenir, le gouvernement a entrepris, entre autres, de renseigner la 7è législature tant sur le contenu du RAMU que sur « la lettre et l’esprit » du projet de loi à son sujet. C’est pourquoi, une délégation du Parlement a été conviée à Grand-Popo les 14 et 15 août derniers. A leurs côtés, il y avait des délégués des Confédérations et Centrales syndicales, des représentants des organismes de prévoyance sociale ainsi que des compétences relevant des différents ministères impliqués dans la mise en œuvre du RAMU.
Par rapport aux assises, le vice-président de la Commission des Affaires sociales à l’Assemblée nationale, Badirou Aguèmon, a indiqué combien la Représentation nationale partage le souci de rendre accessibles les soins de la médecine moderne au plus grand nombre de Béninois. Les concitoyens qui en sont exclus du fait de son coût seraient estimés à plus de 80% de la population, à en croire Hugues Tchibozo. Une tendance contre laquelle le député appelle à œuvrer en remettant le RAMU sur ses trois principes fondamentaux à savoir, la solidarité, la qualité et la légalité d’accès aux soins. Puisque, justifie-t-il, le RAMU peut constituer non seulement un facteur de stabilité nécessaire au développement mais mieux encore, une mesure sociale indispensable à la cohésion du Bénin. Dans ce sens, le gouvernement déroule résolument sa feuille de route en vue de faire disparaître les goulots d’étranglement au déploiement du RAMU. Comme c’est le cas de la présente activité qui représente pour le ministre de la Santé, Pascal Dossou-Togbé l’une des « plus importantes articulations dans le cheminement du développement de l’assurance maladie au Bénin. Pour lui, le choix de Grand-Popo et les profils participant au séminaire représentent des gages de la qualité des échanges attendus.
Les travaux du séminaire se sont déroulés sous l’égide d’un présidium constitué autour du député Valentin Djènontin.