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Nouvelles

Bintou Chabi Adam Taro a/s Prochaine présidentielle: « Sans la colistière de Talon, la place du genre aurait été vide »
La colistière de Patrice Talon est la seule femme provisoirement retenue par la Commission électorale nationale autonome (Cena) pour représenter la gent féminine à la prochaine présidentielle. A l’instar des féministes qui s’en réjouissent, Bintou Chabi Adam Taro, ancienne ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, y voit aussi une chance pour rétablir le genre et un tremplin pour l’ascension des femmes à la magistrature suprême. Mais avant, elle insiste sur le leadership féminin, l’éducation des filles et la lutte contre les stéréotypes pour y arriver. La Nation : Elles étaient trois à rêver de la magistrature suprême au départ, dont deux candidatures titulaires. A l’arrivée, ces dernières ont été éliminées avant la compétition selon la liste provisoire de la Commission électorale nationale autonome (Cena). N’est-ce pas un échec pour la gent féminine ? Bintou Chabi Adam Taro : Dans tous les pays du monde, toutes celles ou tous ceux qui aspirent à la magistrature suprême n’y parviennent pas toujours, étant donné qu’il y a des règles à respecter. Je n’y vois donc aucun échec pour la gent féminine. La dévolution ou l’accession au pouvoir est d’abord et avant tout une question de respect des règles établies. C’est heureux que pour les échéances à venir, plusieurs femmes aient eu le rêve et le courage de briguer le fauteuil présidentiel. Si certaines femmes ont été éliminées pour diverses raisons, je me réjouis du fait que des trois duos retenus provisoirement par la Commission électorale nationale autonome (Cena), se trouve une femme, en la personne de Mariam Chabi Talata Zimé Yérima, colistière du candidat Patrice Talon. Je lui tire un grand coup de chapeau et salue sa présence sans laquelle la place du genre aurait été vide. C’est un honneur pour nous les femmes d’être représentées par elle. Faut-il incriminer le défaut de leadership des femmes au regard de la liste provisoire de la Cena ? Je ne partage pas ce point de vue. Au contraire, il faut saluer le choix de la vice-présidente de l’Assemblée nationale dont les mérites ont été reconnus. Mariam Chabi Talata Zimé Yérima est un exemple de femme compétente, militante engagée avec un parcours très riche. Le leadership des femmes se révèle de plus en plus. Cette brave femme a fait déjà ses preuves avec un parcours assez élogieux. N’est pas enseignante qui veut mais qui peut se maîtriser lui-même avant de maîtriser les enfants de tous horizons, de diverses éducations et réussir à les discipliner et leur inculquer le savoir. C’est une responsabilité énorme à laquelle la vice-présidente a fait face au cours de sa carrière professionnelle avec amour, conviction et abnégation. C’est une femme pieuse, sage et humble, une femme au foyer, une mère et une épouse exemplaire. Elle a su concilier tous ses rôles avec la politique dans le respect de sa personne et des autres. Enseignante, inspectrice, éducatrice, élue communale, directrice technique, elle a su s’adapter très rapidement à son rôle de vice-présidente de l’Assemblée nationale. J’ai foi que le duo Talon-Talata fera mouche face à l’important travail à abattre dans notre pays. Je m’attends déjà à un quinquennat très riche, florissant et en parfaite symbiose. De votre position d’ancienne ministre, croyez-vous aux chances des femmes de diriger un jour ce pays ? Oui, j'y crois fermement. C'est pourquoi, nous sommes infatigables et persévérantes. J'ai personnellement prié pour qu'une femme soit colistière du candidat Patrice Talon et ma prière a été exaucée comme par miracle. En effet, à l'annonce de sa candidature par l'Union progressiste, j'ai organisé le 23 janvier dernier à Bassila une prière pour accompagner le candidat Patrice Talon et son colistier jusque-là inconnu. C'est au cours de cette prière que les réseaux sociaux ont dévoilé le nom de Mariam Talata. J’en étais très émue. Il faut donc reconnaître que, depuis un moment, les femmes jouent de grands rôles au niveau de l'appareil étatique. Mais ne l'oublions pas, nous venons de très loin. Notre culture ne faisait pas trop de place aux femmes à des postes de responsabilité. Mais progressivement les choses évoluent. Donnons le temps au temps. Mon souhait le plus ardent est que, dans quelques mois, notre pays puisse enfin faire sa toute première expérience avec la vice-présidence de la République. Ce faisant, ce sera un pas de géant qui honore et encourage la gent féminine. Par ailleurs, grâce aux réformes du système partisan, bientôt le Parlement, haut lieu décisionnel, connaîtra l'implication de beaucoup de femmes. Ainsi, les choses pourraient évoluer positivement en faveur de la femme, dans tous les secteurs. Quels leviers doivent-elles actionner pour briguer la magistrature suprême vu que tous les efforts, à ce jour, sont restés vains? Loin d'être vains, les efforts commencent par porter des fruits. Des femmes, certes en nombre réduit, occupent déjà des postes de responsabilité élevée où elles tiennent vaillamment. Mais pour que les efforts soient véritablement couronnés de succès, il faut beaucoup de courage et de persévérance. Il faut surtout mettre un accent sur l'éducation et la formation des filles et faire en sorte que toutes les politiques en direction de cet idéal s'intensifient. Nous devons beaucoup encourager les femmes à militer dans les organisations associatives et surtout en politique. Partout où elle se trouve, la femme doit donner le bon exemple, se respecter, respecter les autres et faire de la bonne gouvernance, son credo. Il faut également se départir des influences sociologiques qui freinent l'ascension des femmes. J'exhorte toutes les femmes à se mettre sans relâche au travail et à croire en leurs capacités de leader. Actualités 17 févr. 2021


Importations tous azimuts:Menaces sur la production locale
Il est nécessaire de protéger le marché national de l’invasion des produits alimentaires importés tels que la farine de blé au risque de voir les entreprises productrices du Bénin fermer leurs portes. Des produits alimentaires importés inondent les marchés du Bénin au détriment de ceux fabriqués localement. Les vendeurs rivalisent de stratégies commerciales pour inciter à acheter à moindre coût leurs produits. Une situation qui n’est pas pour le bien-être des consommateurs et qui appelle de la part des autorités compétentes des mesures fortes pour la sécurité des populations. La responsabilité des consommateurs étant par ailleurs engagée en ce qui concerne le choix de ces produits. Que cache cette propension à céder les produits alimentaires à des coûts presque inimaginables sur les marchés ? Généralement, le Béninois préfère les produits importés à ceux fabriqués dans son propre pays, jugés moins chers. Indifférent à l’origine de ces produits, leurs composants et leur état de conservation avant achat, il met en péril son capital santé physique et mentale puisque parfois, il fait face à des produits qui ne respectent pas les normes de qualité et d’hygiène. Des produits parfois périmés, avariés ou globalement impropres à la consommation. Toutes choses les exposant aux risques d’intoxication. Les importateurs, pour pouvoir écouler coûte que coûte leurs marchandises, font recours à une stratégie de promotion agressive où l’on casse complètement les coûts. Des constats de terrain, il est à noter sur le marché des sacs de farine de blé dont les importateurs ne sont nullement connus. Il va sans dire que l’enregistrement ne figure pas sur le sac, que le vendeur n’a pas de certificat de mise sur le marché, ni de certificat d’enregistrement alors que le fournisseur qui a importé le produit doit mettre à la disposition de tout vendeur ces documents-là. Ceci, afin que le consommateur soit rassuré que ces produits ont été contrôlés par l’Agence béninoise de sécurité sanitaire des aliments (Abssa) et que l’Etat garantit leur qualité et qu’ils sont consommables. La crise économique généralisée due au Covid-19 a contribué à déshumaniser les relations entre les commerçants et les consommateurs, exacerbant les déviances dénoncées ci-haut. Les opérateurs économiques et autres vendeurs de produits agroalimentaires tels que la farine de blé, les pâtes alimentaires, le riz…, pour gagner de l’argent font feu de tout bois. Mettant à la disposition des consommateurs des produits de première nécessité peu recommandables. Des comportements qui appellent à une vigilance accrue. Quels impacts sur l’économie ? Tout Béninois devra savoir que plus on importera plus le revenu national baissera et le taux de chômage augmentera puisque la consommation locale est la meilleure manière de rendre indépendant un pays et de créer de la richesse. Le cas des Grands Moulins du Bénin (Gmb), seule usine de production de farine de blé au Bénin depuis près de 50 ans, aujourd’hui fortement concurrencée par les farines importées, est assez préoccupant. Des produits à des prix très bas déversés sur le marché entraînant une baisse de la part de marché de la production nationale, menaçant ainsi l’avenir de cette entreprise et des personnes qui y travaillent, note-t-on. Même si cette concurrence semble profiter à la consommation, elle ne garantit pas une économie stable. De nombreux pays en développement partagent un certain nombre de préoccupations liées à l’incidence de plus en plus marquée des importations sur la production locale, et conscients des effets négatifs d’une telle situation, ils prennent des mesures en faveur de la production locale en vue de freiner l’arrivée anarchique de tout produit sur leur marché. En marge de ces pays, le Bénin reste ouvert à l’entrée de ces produits. Une facilité qui n’est pas sans conséquences sur l’économie nationale, compromettant ainsi les chances de développement du pays. « Il n’y a pas de développement sans capital humain sain et sans industrialisation ». Si aucune mesure n’est prise au Bénin, l’industrie de production de la farine de blé se trouvera en surcapacité de stock, à cause de la mévente qu’occasionne déjà l’importation des farines d’origine turque et l’outil industriel qui tourne grâce à la consommation locale et à l’exportation finira par mettre progressivement la clef sous la porte. Au prime abord, il urge que les autorités en charge de l’Industrie et du Commerce au Bénin prennent les dispositions pour qu’un équilibre soit trouvé entre l’exportation et l’importation afin de permettre une stabilité économique. Des descentes inopinées dans les marchés devront par ailleurs être organisées par l’Abssa, avec une forte volonté politique, afin de décourager ces petits importateurs qui vendent parfois des produits avariés. Parallèlement, l’éducation et la formation des consommateurs s’imposent pour qu’ils fassent attention à ce qu’ils consomment pour ne pas prendre le risque de s’intoxiquer. Economie 17 févr. 2021


Présidentielle 2021: Joël Aïvo fait deux propositions au gouvernement
Candidat recalé à la présidentielle du 11 avril prochain, pour le compte du Front pour la restauration de la démocratie (Frd), Frédéric Joël Aïvo invite le gouvernement à prendre d’urgence deux mesures pour permettre que l’élection puisse se dérouler dans un climat consensuel et apaisé. C’était ce mardi 16 février, à la faveur d’une conférence de presse qu’il a animée à Porto-Novo. « Débarrasser notre pays du parrainage ». C’est la première mesure que propose au gouvernement, Frédéric Joël Aïvo pour que l’élection présidentielle se déroule dans une atmosphère apaisée. A la faveur d’une conférence de presse ce mardi, le candidat qui était en duo avec Moïse Kérékou pour le compte du Front pour la restauration de la démocratie (Frd) a trouvé inconcevable le rejet de son dossier de candidature. Frédéric Joël Aïvo dit avoir fourni avec son colistier toutes les pièces y comprises même la caution de 50 millions FCfa exigée par la Cena pour la validation de leurs candidatures. Selon lui, ce sont seulement les parrainages que son duo n’a pas pu réunir. Le conférencier dit avoir été personnellement contre cette réforme qui le force à la négociation avec ses adversaires de l’Union progressiste (Up) et du Bloc républicain (Br) pour avoir le droit d’être candidat en face de leur duo. Mais par discipline de groupe, le Frd a décidé de prendre le pouvoir au mot. C’est ainsi que le Front, informe-t-il, à travers le parti Grande solidarité républicaine (Gsr) a saisi par exploit d’huissier en date du 5 février dernier, des responsables des partis politiques Union progressiste (Up) et Bloc républicain (Br) détenant presque la quasi-totalité des élus (maires/ députés), de l’investiture de son duo pour la présidentielle du 11 avril prochain et de la demande de parrainages. « Dans ce contexte, il faut courageusement se débarrasser » du parrainage, insiste le conférencier. Frédéric Joël Aïvo suggère donc l’adoption d’une loi dérogatoire modifiant le Code électoral et permettant de reporter l’application du parrainage aux présidentielles après le renouvellement du Parlement et des conseils communaux et municipaux. Comme seconde mesure, le conférencier propose le réaménagement du calendrier. Frédéric Joël Aïvo invite le gouvernement à privilégier la voie du consensus. « Nous nous battrons de toutes nos forces pour défendre notre droit de citoyen d’être candidat à l’élection présidentielle de notre pays », insiste Frédéric Joël Aïvo. Actualités 17 févr. 2021


Huitièmes de finales de la Ligue des champions : Le Psg corrige le Barça au Camp Nou (1-4)
Drôle de spectacle pour la rencontre Barcelone – Paris saint Germain au Camp Nou. Les parisiens n’ont fait qu’une bouchée des joueurs barcelonais qui se sont montrés très peu dangereux. Le match a été logiquement remporté (1-4) par l’équipe qui a le plus pris des initiatives. L’autre affiche de la soirée a opposé Leipzig au club anglais Liverpool. Barcelone (1-4) Paris saint Germain, c’est le résultat de la confrontation d’hier entre Barcelone et Paris saint Germain ; une rencontre qui a fait frémir les spectateurs. Dès les premières minutes du match, l’on pouvait déjà se rendre à l’évidence que ce match ne serait pas un supplice pour les joueurs de Pochettino. Le premier quart d’heure a été dominé par les parisiens avec de belles tentatives de Kilian Mbappe, Icardi et Moïse Kean. C’est un pénalty obtenu à la 25è minute et transformé par Lionel Messi qui va remettre en confiance les Barcelonais. Le score aurait pu être aggravé par Dembélé qui, deux minutes après le but sur pénalty de Léo, a délivré une frappe molle trop facile pour Navas. Menés au score, les joueurs de Pochettino sont restés concentrés. Et leur fort mental a payé sans tarder ! Sur une belle action collective et une passe précise de Verrati, Kilian Mbappe a conclu en beauté avec une frappe ferme du gauche à la 31è minute du match. But pour le Paris saint Germain qui remet les hostilités en équilibre. Le Psg peut ensuite se réjouir de l’occasion manquée d’Antoine Griezmann qui a trop croisé sa frappe.  Et c’est sur le score de 1 – 1 que l’arbitre a envoyé les deux formations à la mi-temps. Dès les premières minutes de la seconde partie, le Psg a repris le contrôle du match. Kilian Mbappe et ses coéquipiers ont donné du fil à retordre au grand Barça qui cherchait en vain à garder la possession. Les blaugrana ont misé fort sur le coup franc obtenu par Léo Messi à la 58ème minute du match à quelques mètres du cadre. Mais ce coup de pied arrêté s’est buté au mur soudé des joueurs du Psg particulièrement motivés. A la 65è minute, contre toute attente, Kilian Mbappe réalise un doublé sur une remise en jeu de Paredes pressenti au départ à l’hors-jeu. But validé par l’arbitre après avoir procédé au goal check de la Var. Trois minutes plus tard, à la 68è minute, Moïse Kean a crucifié le Barcelone fébrile grâce à une balle piquée de la tête. Le Barcelone ne se retrouve plus ! Puis, à la 85ème minute, c’est une offrande de Draxler qui permet à Kilian Mbappe de réaliser un triplé sur une frappe enveloppée qui s’est logée dans la lucarne (1-4). Le Barça a sombré. Malgré la pression des dernières minutes, le Psg a conservé l’avantage remportant ainsi la première manche sur un score de 1-4 à l’extérieur. Le match retour aura lieu au Parc des princes le mercredi10 mars prochain. Sports 16 févr. 2021


Psie : Une initiative a double impact, apprécie Albin Fèliho
Le programme spécial d’insertion de 2000 jeunes dans l’emploi (Psie) est tout aussi bénéfique pour les jeunes diplômés que pour les entreprises qui les accueillent. Invité sur le Club de l'économiste, jeudi 11 février dernier, Albin Fèliho, président de la Confédération nationale des employeurs du Bénin (Coneb), confirme que ce programme vient combler un vide au sein des entreprises en matière de ressources humaines de qualité. Suivant les témoignages de Albin Fèliho, l’initiative du chef de l'Etat, Patrice Talon, a un impact double sur la chaîne de production économique du Bénin. Toute chose que le Coneb n'a pas hésité à soutenir. « Nous avons accompagné l’initiative du gouvernement. A ce jour, nous pouvons vous dire que des entreprises béninoises qui ont besoin d’expertises alors que les moyens financiers dont elles disposaient ne leur  permettaient pas de recruter, peuvent en avoir par le biais de ce programme », affirme-t-il. Outre ce sujet, le président de la Coneb a abordé la problématique de la relance post Covid des activités des entreprises béninoises. Tout en félicitant le gouvernement pour les mesures d’atténuation au profit des entreprises privées, Albin Fèliho plaide pour de nouvelles aides. Le premier responsable de la Coneb s'est aussi exprimé sur plusieurs autres sujets. Entre autres, il a apprécié les bonnes performances économiques enregistrées par le Bénin depuis quelques années, les impacts de la fermeture des frontières nigérianes sur l'économie nationale et la question de l’inadéquation entre les formations dispensées et le marché du travail. Actualités 16 févr. 2021


Présidentielle 2021: Les trois duos attendus jeudi prochain pour les visites médicales
Les duos Alassane Soumanou Djimba- Paul Hounkpè, Patrice Talon- Mariam Chabi Talata et Corentin Kohoué- Irénée Agossa, tous candidats à la présidentielle du 11 avril prochain et provisoirement retenus par la Commission électorale nationale autonome (Cena) sont attendus, jeudi 18 février devant le collège des médecins assermentés qui constatera l’état général de leur bien-être physique et mental. Les visites médicales seront conduites par Lucien Dossou-Gbété, médecin interniste, président de la Plateforme du secteur sanitaire privé du Bénin, Léopold Houétondji Codjo, médecin cardiologue, agrégé en cardiologie à la Faculté de médecine de l’Université de Parakou et Grégoire Magloire Gansou, professeur de psychiatrique à la Faculté des sciences de la santé à Cotonou. Les trois médecins qui ont prêté serment, mercredi 10 février devant la Cour constitutionnelle, auront la mission d’examiner chaque candidat suivant les principes de la charte de la médecine et de rendre les résultats exacts conformément aux dispositions prévues par la Constitution béninoise. Ils devront, chacun selon sa spécialité, procéder à l’examen clinique détaillé de chacun des candidats, prescrire les examens paracliniques appropriés, rédiger et déposer une observation médicale selon le protocole, dire si le candidat jouit d’un état complet de bien-être physique et mental, c’est-à-dire s’il est apte à exercer la fonction présidentielle ou de vice-président de la République. Les travaux des trois médecins seront sanctionnés par un rapport unique pour chaque candidat selon le même protocole classique et dans lequel seront consignées les anomalies et la conduite à tenir ainsi que les commentaires subséquents et la conclusion qui s’impose. Mais avant jeudi prochain, la Cour constitutionnelle examine demain les recours formulés par les candidats recalés par la Cena pour une raison ou une autre. Selon des indiscrétions, la haute juridiction a enregistré une dizaine de recours dont certains bien avant la publication de la liste provisoire des candidats par la Cena. Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau Actualités 16 févr. 2021


In memoriam Marcellin Zossoungbo : L’ultime hommage de la famille judiciaire
La grande famille des acteurs judiciaires a rendu hommage, samedi 13 février dernier, à feu Marcellin Zossoungbo, président de la chambre nationale des huissiers du Bénin, décédé dans la nuit du dimanche 31 janvier au lundi 1er février dernier. La cérémonie s'est déroulée au Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. La maison Justice garde d’honorables souvenirs de feu Marcellin Zossoungbo, président de la Chambre nationale des huissiers de justice du Bénin. Les témoignages sur le disparu sont élogieux. « Il a été un travailleur infatigable. Il a exercé sa charge avec détermination, rigueur et esprit d'ouverture… Un homme d'exception qui faisait l'unanimité autour de lui et suscitait l'empathie de tous ceux qui le côtoyaient… ». Samedi dernier, les acteurs judiciaires lui ont rendu un  hommage mérité. La Cérémonie a connu la présence d'autorités et de personnalités qui ont côtoyé le défunt dans la maison Justice dont Me Robert Dossou, ancien président de la Cour constitutionnelle, Me Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle. C'est sans occulter la présence fort remarquable de représentants de la Chambre nationale des huissiers de justice du Bénin, de l'Ordre national des avocats, de l'Ordre des notaires, de l'Ordre des architectes, de l'Ordre des géomètres... « Je rends hommage à un ami, un frère, à un compagnon. C’est un adieu rempli d’espérance. Son départ nous presse de vivre », va déclarer Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle. Me Marcellin Zossoungbo a prêté serment en 1984 devant le Tribunal de première instance de Cotonou. Il est décédé dans la nuit du dimanche 31 janvier au lundi 1er février au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga. Il avait été élu à la tête de la Chambre nationale des huissiers de justice du Bénin en janvier 2019. Actualités 15 févr. 2021


Justice:Le Tribunal de première instance de Comè inauguré
Les populations de Comé, Bopa et Grand-Popo n’ont plus besoin de se porter vers un autre département pour avoir accès aux services judiciaires. Le Tribunal de première instance de deuxième classe de Comé vient d’ouvrir ses portes aux justiciables. La cérémonie d’inauguration de cette juridiction s’est déroulée, vendredi 12 février dernier, sous l’égide du Garde des sceaux, ministre de la Justice et de la Législation. L’accès à la justice est un droit pour les citoyens et un devoir pour l’Etat. L’Exécutif en est bien conscient et l’a d’ailleurs érigé au titre des axes prioritaires du Programme d’action du gouvernement. Vendredi dernier, un témoignage éloquent en a été donné avec l’ouverture du Tribunal de première instance de deuxième classe de Comé qui a compétence sur les communes de Bopa, Comé et Grand-Popo. C’est une action qui vient non seulement délivrer les populations concernées des difficultés à accéder aux services judiciaires mais aussi les rassurer de la présence de la justice à leurs côtés. « En mettant en service un tribunal dans une localité, la République s’érige en rempart contre les dérèglements individuels, pour la protection des droits de chacun et de l’intérêt général », a expliqué le ministre de la Justice et de la Législation, Séverin Maxime Quenum. Pour le Garde des sceaux, la mise en place de cette nouvelle juridiction participe tout à la fois de l’effectivité de la décentralisation à la base des services essentiels de l’Etat, mais aussi manifeste avec éclat l’ancrage démocratique et l’Etat de droit dans notre pays. «J’appelle tous les fils et toutes les filles des communes de Comé, Bopa et Grand-Popo à faire leur ce symbole de l’Etat de droit et à contribuer à lui conférer pleinement son rôle de pilier essentiel de notre démocratie », a-t-il exhorté. Les populations réalisent bien l’importance de cette juridiction. « Aujourd’hui, au cœur de la cité des Watchi, des Sahuè et des Pédah, s’ouvre un lieu où s’exercera désormais la première des fonctions régaliennes si précieuse en ce temps d’épreuve. Les populations de Bopa, Comé et Grand-Popo attendaient avec impatience la concrétisation de la loi portant organisation judiciaire en République du Bénin qui a prévu, entre autres, la création du Tribunal de première instance de deuxième classe de Comé avec pour ressort territorial les communes de Comé, Bopa et Grand-Popo. C’est donc pour nous une immense joie d’accueillir cette juridiction », a affirmé le maire de Comé, Coffi Bernard Adanhokpe. Intervenant au nom des sages et têtes couronnées des localités de Comé, Bopa et Grand-Popo, Missihoun Agbossamè a remercié l’Exécutif pour son souci de rapprocher la justice des populations. Il a émis ses vœux de succès à la juridiction et à tous ceux qui y travailleront. Garantir une justice équitable S’adressant au personnel déployé au Tribunal de première instance de deuxième classe de Comé, le ministre de la Justice et de la Législation a rappelé l’espoir des populations en une justice équitable. Le Garde des sceaux a exhorté le personnel judiciaire à œuvrer résolument à gagner la confiance des justiciables. « Monsieur le président du tribunal, monsieur le procureur, la tâche et le défi qui vous attendent ne sont pas moindres, d’autant plus que vous faites ici office de pionniers. J’ai cependant l’assurance que le dynamisme et surtout la maturité que vous avez acquise au long de vos carrières respectives sont des atouts qui compensent largement le reste. Je ne puis que vous inviter à la dignité, au professionnalisme et à la loyauté dans l’exercice de vos fonctions», a-t-il indiqué au chef de la juridiction et au chef du parquet. Après avoir salué l’engagement de l’Exécutif pour le rapprochement de la justice, des justiciables Coffi Bernard Adanhokpe, maire de Comé, a annoncé que sa commune a déjà mis à la disposition du ministère de la Justice et de la Législation, un domaine de 20 hectares pour abriter confortablement et définitivement le siège du Tribunal de première instance de deuxième classe de Comé, la résidence des magistrats et la maison pénitentiaire. « Nous osons espérer l’inauguration prochaine de ce joyau », a-t-il souhaité. Le ministre de la Justice et de la Législation en donne l’assurance: « Le gouvernement s’emploiera très vite à l’érection d’un palais de justice digne de ce nom à Comé », a-t-il assuré. Le ministre de l’Economie et des Finances va ensuite confirmer la mise en œuvre prochaine de ce projet pour lequel le gouvernement a déjà mobilisé le financement. Outre les deux représentants du gouvernement, l’inauguration du Tribunal de première instance de deuxième classe de Comè s’est déroulée en présence du préfet du département du Mono, du président de la Cour d’appel d’Abomey et du procureur général près ladite cour, des présidents des tribunaux de première instance de Ouidah, Lokossa et Comé ainsi que des procureurs de la République près lesdites juridictions, des autorités locales et des sages et notables des communes bénéficiaires… Actualités 15 févr. 2021


Boad : Alain Tchibozo nommé chef économiste
L’analyste financier béninois Alain Tchibozo est nommé au poste de chef économiste de la Banque ouest-africaine de développement (Boad), poste créé avec l’avènement du nouveau président Serge Ekué. Fort de ses trente années d’expériences auprès de banques européennes et banques d’investissements  telles que Bnp Paribas, Dresdner Kleinwort Wasserstein, Ing Wholesale banking, Mediobanca Securities, il a désormais la charge d’œuvrer à l’amélioration de l’accès de l’institution aux marchés internationaux des capitaux Alain Tchibozo entend renforcer la relation entre les investisseurs internationaux et la Boad, afin d’augmenter les fonds propres de la Banque pour soutenir le développement économique et social des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Economie 12 févr. 2021


2e édition de Bénin Cashew Day:La compétitivité de la filière anacarde au cœur des échanges
Et de deux pour le Bénin Cashew Day ! Les 11 et 12 février, les acteurs de la filière cajou se penchent sur la problématique de la compétitivité de cette spéculation, deuxième pourvoyeur de devises après le coton, avec l’appui de l’Agence belge pour le développement (Enabel) et autres partenaires. Sous le thème « Agir pour une filière compétitive », se déroule, les 11 et 12 février à Cotonou, la deuxième édition des journées de réflexion sur la filière anacarde dénommées «Bénin Cashew Day» (Bdc). Producteurs, acheteurs, exportateurs et transformateurs réunis au sein de l’Interprofession de la filière anacarde du Bénin (Ifa-Bénin) réfléchissent à nouveau sur l’envol de cette culture de rente, après la première édition tenue en janvier 2020. Initiée par le Conseil national des exportateurs de cajou du Bénin (Conec-Bénin), Bénin Cashew Day (Bcd) est organisé en collaboration avec l’Ifa-Bénin, grâce à l’appui de plusieurs partenaires techniques et financiers (Ptf) dont l’Agence belge pour le développement (Enabel). Cette dernière facilite notamment le contrat de commercialisation de noix tracées entre les coopératives de producteurs d’anacarde et les sociétés de transformation, dans le cadre de son Programme d’appui au développement des filières agricoles (Profi). La compétitivité de la filière est une noble ambition des acteurs, selon Edouard Assogba, président de l’Ifa-Bénin. A l’en croire, elle se mesurera à travers sept éléments essentiels à savoir l’internalisation des activités et des stratégies, le rôle des pouvoirs publics, le système financier adapté, les infrastructures, la technologie de production pour transformer la matière première, la main-d’œuvre qualifiée pour interagir et les institutions d’appui et leur rôle. Procédant à l’ouverture des travaux, Micaël Bassabi Djara, directeur de cabinet de la ministre de l’Industrie et du Commerce, rassure de la volonté du gouvernement d’asseoir une organisation de commercialisation avec des attributs permettant de régler les problèmes cruciaux, notamment le financement de la transformation, l’accroissement des capacités de transformation, la transparence des transactions sur le marché intérieur. Pour ce faire, « La participation de tous les acteurs et la capitalisation des expériences des pays frères et amis seront d’un appui incommensurable pour l’organisation d’une filière compétitive au Bénin », estime-t-il. La Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Ghana, le Nigeria sont invités à la rencontre. Des acteurs d’autres pays producteurs ou transformateurs comme le Brésil, le Cambodge, le Vietnam, l’Inde, y participent par visioconférence. Défis La production croît d’année en année et a atteint entre 140 000 et 150 000 tonnes de noix de cajou brutes en 2020 au Bénin, note Nicholas Mancus, chef de mission du projet BeninCajù, représentant des Ptf. Alors que la capacité des usines est estimée à 65 000 tonnes, la transformation réelle ne dépasse guère les 20 000 tonnes, soit moins de 15 % de la production nationale. Aux difficultés d’approvisionnement des unités de transformation, s’ajoutent la multiplicité d’intermédiaires alourdissant la commercialisation et rendant peu compétitifs les prix, le non-respect des normes post-récolte et la baisse de la qualité, le faible rendement des plantations d'anacardiers, relève Abdoulaye Toko, directeur adjoint de cabinet du ministre en charge de l’Agriculture. La compétitivité doit rimer avec régularité dans la quantité et la qualité et surtout la capacité de résilience de la filière face aux chocs externes, laisse-t-il entendre. Face au financement inadapté dont se plaignent les acteurs, M. Toko les invite à saisir l’abondement de 100 milliards F Cfa du Fonds national de développement agricole (Fnda), une opportunité offerte par le gouvernement pour leur permettre d’accéder au crédit à taux moins élevé et partiellement garanti par l’Etat. Les meilleurs acteurs de la filière ont été distingués en marge de la cérémonie d’ouverture du forum qui prend fin cet après-midi avec la définition de stratégies devant booster la production et la transformation, tout en garantissant le label Bénin. Economie 12 févr. 2021


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